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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 14:36
Imposer au peuple grec une retraite à 67 ans, une honte !

 

 

La mode est au recul de l'âge de la retraite : elle est passée de 60 ans à 62 ans, en France et bientôt, ce sera probablement 65 puis 67 ans... Il paraît, d'après les statistiques, que les gens vivent plus longtemps, oui, mais dans quel état de santé ?

De plus, si l'on fait travailler les gens jusqu'à cet âge avancé, il n'est pas douteux que leur santé va connaître des pathologies encore plus lourdes...

Autant dire aux salariés : vous êtes condamnés à travailler jusqu'à épuisement des forces, et ainsi, seront résolus les problèmes liés aux retraites...

Le recul de l'âge de la retraite à 67 ans, c'est ce qu'exige l'eurogroupe pour les grecs : dans un pays qui connaît un chômage galopant, est-il raisonnable d'envisager de telles solutions ?

Les dirigeants européens semblent ne plus avoir le sens des réalités : l'austérité passe par des mesures totalement aberrantes qui asphyxient les peuples et les réduisent à néant...

A n'en pas douter, le plan proposé aux grecs va aggraver, à nouveau, la situation de ce pays : aucune croissance, aucun véritable rééquilibrage financier, aucune réduction de la dette.


L'Europe et ses technocrates sont-ils encore crédibles ? Les solutions proposées, jusqu'à présent, n'ont fait qu'amplifier et alourdir les difficultés de la Grèce.

L'intransigeance figée de l'Eurogroupe ressemble de plus en plus à un déni de réalité et à un mépris des peuples.

Qui peut être accusé de vol, de tricherie, et de mensonges ? Sûrement pas le peuple grec, mais assurément tous ces technocrates européens qui se gavent de privilèges et qui acculent les petits salariés à la misère et au désespoir !

Honte à ces dirigeants européens ! On devrait leur imposer à eux, une vraie cure d'austérité : baisse des salaires, recul de l'âge de la retraite, augmentation d'impôts...

Pourquoi les cures d'austérité seraient-elles réservées aux pauvres ?

L'Europe et ses dirigeants dépensent des sommes d'argent colossales pour toutes sortes de réunions, de congrès.

Et dans tous les pays, c'est l'austérité pour les plus pauvres qui est appliquée.

Comment ne pas se révolter contre tant d'injustices et d'incohérences ?

On ne peut que le constater : l'Europe est dirigée par des incapables, sûrs de leurs privilèges, ils n'hésitent pas, dans un renversement des rôles, à accuser les grecs de tous les maux et ne voient même plus leur propre incompétence pleine d'auto-suffisance...

Les grecs ont fait des concessions mutiples, jusqu' à accepter un report progressif de l'âge de la retraite à 67 ans : il vaut mieux, sans doute, qu'ils sortent de l'euro pour éviter le pire, et pour échapper à toutes sortes de mesures qui écrasent les pauvres gens.

Oui, il vaut mieux que les peuples échappent à ce  piège infernal d'une austérité grandissante qui n'aura jamais de fin...



 

Sept économistes se déclarent en faveur de la Grèce :

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/06/05/des-economistes-se-declarent-en-faveur-de-la-grece_1323765?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

 

 

Ce n'est pas la Grèce qui est déraisonnable :

http://trends.levif.be/economie/politique-economique/ce-n-est-pas-la-grece-qui-est-deraisonnable-ce-sont-les-creanciers/article-normal-401169.html?utm_source=Newsletter-18/06/2015&utm_medi

 

 

http://www.reporterre.net/spip.php?page=redirect&id_article=2995

 

 

 

 

 

 

 

Imposer au peuple grec une retraite à 67 ans, une honte !
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 14:55
Rempli d'eau ainsi qu'une gargoulette...

 

 



« J'ai un pressentiment que nous trouverons dans la vallée de Biban-el-Molouk une tombe inviolée, disait à un jeune Anglais de haute mine un personnage beaucoup plus humble, en essuyant d'un gros mouchoir à carreaux bleus son front chauve où perlaient des gouttes de sueur, comme s'il eût été modelé en argile poreuse et rempli d'eau ainsi qu'une gargoulette de Thèbes.

- Qu'Osiris vous entende, répondit au docteur allemand le jeune lord : c'est une invocation qu'on peut se permettre en face de l'ancienne Diospolis magna ; mais bien des fois déjà nous avons été déçus ; les chercheurs de trésors nous ont toujours devancés."

Tels sont les premiers mots de l'oeuvre de Théophile Gautier, Le roman de la momie. Un des deux personnages transpire abondamment et son visage qui laisse perler de la sueur est comparé à une "gargoulette".


Le mot "gargoulette" rayonne de sonorités du sud : ce récipient poreux en terre cuite est utilisé pour conserver l'eau fraîche, dans les régions du sud, notamment dans le midi de la France.

Avec ses consonnes gutturales redondantes, "g" et "r", ce mot nous fait entendre un bruit d'eau qui s'écoule.

Le son "ou" prolonge ce bruissement d'eau, la finale de diminutif "-ette" donne un air sympathique à ce vase.

Le bec étroit de la gargoulette permet de diriger le jet directement vers le fond de la gorge, tout en maintenant le bec à distance de la bouche. De là vient l'expression "boire à la gargoulette", synonyme de "boire à la régalade". Il n'est pas facile de boire à la gargoulette et cela demande une technique particulière mais on perçoit dans ces expressions tout un bonheur de s'abreuver et de goûter une eau fraîche.

La gargoulette évoque des images du sud, des paysages incendiés de soleil, une eau apaisante au coeur de l'été, un plaisir de boire à l'ancienne, comme on le faisait autrefois avec des récipients rustiques de terre cuite.

La gargoulette suggère des sources limpides, où l'on puise l'eau pour s'abreuver en été, elle nous fait voir des formes élégantes, une matière naturelle, aux couleurs de terre cuite...

La base pansue s'épanouit, les anses se déroulent voluptueusement autour du vase et l'encerclent de formes pleines de douceurs et d'harmonie.

 

La gargoulette ressemble à un objet d'art, aux teintes vernissées ou mates...

Ce mot fait "gargouiller" l'eau, il nous éblouit par son expressivité, ses sonorités du sud, ses éclats de voyelles.

D'ailleurs, ce mot provient, sans doute, de l’occitan "gargoleta, le cruchon" ou de l'ancien français "garoule, gargouille" et peut-être, plus anciennement, du grec "γαργαρίζειν, gargarízein, se gargariser", il serait apparenté au latin "gula, gosier, gorge".

La "gargoulette" possède bien un "gosier", par lequel s'écoule l'eau.

Objet anthropomorphe, la gargoulette nous séduit par ses formes, son utilisation, sa beauté d'oeuvre d'art.

Ce mot, aux origines lointaines nous fait entendre la langue originelle, le grec, langue du sud aux sonorités familières et étranges, à la fois.

La gargoulette nous fait goûter la langue et l'accent du sud, celui de Pagnol, de Giono qui décrivent la Provence, la racontent, et soulignent la beauté et la rudesse de ses paysages.

La gargoulette nous fait voir la garrigue, des senteurs du sud, du thym qui serpente sur les chemins, qui exalte les collines et enivre les promeneurs.

Elle dessine des ciels bleus, balayés par le mistral, des envolées de nuages qui se dispersent soudain, une source qui bruisse dans la campagne, des parfums de menthe, de romarins...



 

 

 

 

 

Rempli d'eau ainsi qu'une gargoulette...
Rempli d'eau ainsi qu'une gargoulette...
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 15:34
Une dictée facile pour le brevet des collèges...

 

 


L'orthographe n'a plus la cote, ce que démontre, une fois de plus, l'épreuve de la dictée du brevet des collèges : notée seulement sur 6 points pour l'ensemble de l'épreuve de français, cette dictée ne présentait pas de difficultés majeures...

De plus, le texte court et simple ne contenait aucun piège.

Rappelons le principe de l'épreuve : l'extrait est d'abord lu intégralement, puis dicté aux élèves, avec toutes les liaisons et la ponctuation, il est, enfin, relu une dernière fois.


En voici le texte, un extrait de l'oeuvre intitulée Désert de J M G Le Clézio, 

"Il n’y avait rien d’autre sur la terre, rien, ni personne. Ils étaient nés du désert, aucun autre chemin ne pouvait les conduire. Ils ne disaient rien. Ils ne voulaient rien. Le vent passait sur eux, à travers eux, comme s’il n’y avait personne sur les dunes. Ils marchaient depuis la première aube, sans s’arrêter, la fatigue et la soif les enveloppaient comme une gangue. La sécheresse avait durci leurs lèvres et leur langue. La faim les rongeait. Ils n’auraient pas pu parler. Ils étaient devenus, depuis si longtemps, muets comme le le désert, pleins de lumière quand le soleil brûle au centre du ciel vide."

Le mot "gangue", plus difficile, était donné, préalablement, aux élèves et devait être écrit au tableau.

Pour le reste, on peut le constater : ce texte bref ne contient aucun accord complexe : par exemple, aucun accord du participe passé employé  avec l'auxiliaire avoir, quand un cod est placé avant le verbe.
Les accords sont, pour la plupart, évidents. Les mots employés sont d'un usage courant, accessibles à tous.

Le barême appliqué montre, aussi, une forme de mépris pour l'orthographe : 6 points seulement !
Il n'est pas étonnant de voir arriver, en lycée, des élèves qui font d'énormes fautes d'accord ou d'usage : on ne les a pas formés pour qu'ils puissent prêter attention à l'orthographe, si bien que certains écrivent phonétiquement des mots pourtant simples...

Depuis des années, l'exercice de la dictée a été sacrifié et malmené : dictées préparées à l'avance, dictées partielles à trous, leçons d'orthographe méprisées.

Quel dommage ! Certains élèves se retrouvent sur les bancs du lycée, avec des lacunes énormes, qu'ils ont, ensuite, les plus grandes difficultés à combler.

D'ailleurs, on en vient à donner des cours de rattrapage et d'orthographe dans certaines universités, car nombre d'étudiants se retrouvent démunis face à ces manques.

Ne serait-il pas plus judicieux de remettre l'orthographe à l'honneur, dès l'école primaire et le collège, de consolider les connaissances des élèves en grammaire, dès le plus jeune âge ?

Non, l'orthographe n'est pas la science des ânes ! Elle révèle tout le passé de notre langue, elle est une preuve de rigueur, elle clarifie la pensée et la réflexion : un texte mal orthographié est souvent incompréhensible ou difficile à déchiffrer !

Revenons aux fondamentaux que sont l'orthographe et le grammaire, donnons aux élèves des bases solides pour  qu'ils aient la posssibilité de s'exprimer et de réfléchir avec rigueur.

L'exercice de la dictée doit retrouver une place de choix, dans l'enseignement primaire et dans les collèges.... L'orthographe doit être enseignée comme une discipline à part entière.

L'orthographe est esentielle parce qu'elle se rattache à l'étymologie des mots, à leur histoire, à leur sens originel, souvent précieux et oublié...

 

 

 

 

 

 

 

 

Une dictée facile pour le brevet des collèges...
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:06
La défaite de l'Europe...

 

 

 

La Grèce mise au pied du mur, la Grèce sommée, encore et toujours, d'appliquer des plans d'austérité qui ont été catastrophiques pour le pays, la Grèce sacrifiée au nom d'une rigidité intransigeante, la Grèce va probablement quitter la zone euro.

Le premier ministre acculé par l'eurogroupe a pris la décision d'organiser un référendum : le peuple grec devra décider s'il accepte le énième plan d'austérité concocté par les brillants technocrates de l'euro-groupe.

On peut parler d'une véritable défaite de l'Europe qui ressemble, de plus en plus, à un véritable château de cartes, comme je le disais dans un article précédent.

L'Europe a échoué, car elle est devenue un système technocratique, figé sur ses positions, incapable de tenir compte des difficultés rencontrées par les peuples.

Bien que de nombreuses voix se soient élevées, maintes fois, pour dénoncer cette politique de l'austérité qui anéantit les travailleurs, les retraités, qui les pousse au désespoir, les dirigeants européens restent aveugles et sourds face à la détresse des grecs.

Le référendum annoncé par Alexis Tsipras a mis un coup d'arrêt aux négociations entre la Grèce et ses partenaires.

Le référendum n'est-il pas la "bête noire" de l'Europe ? 

Consulter les peuples ? A quoi bon ? D'autant que ces consultations ont abouti parfois à des annulations pures et simples...

L'Europe n'aime pas les référendums, une façon de mépriser la démocratie, et les désirs des peuples, une façon d'annihiler leurs volontés.

L'Europe décide pour les peuples, faisant fi de leur bonheur : que de temps perdu à accabler les grecs de plans d'austérité pour en arriver à ce résultat !

L'Europe a échoué, car le FMI, l'eurogroupe semblent porter des oeillères : partout les politiques d'austérité ont créé du chômage, ont appauvri les gens les plus humbles, ont entraîné des drames humains...

L'Espagne, l'Italie, le Portugal, la France connaissent des difficultés : l'avenir est incertain, inquiétant.

Qui peut encore vouloir de cette Europe du désespoir et de la misère ?

A quoi sert d'appauvrir encore et toujours le peuple grec ?

A quoi sert de poursuivre obstinément une politique qui a échoué ?

L'Europe gouvernée par des banquiers, très éloignés des préoccupations des gens simples, a perdu toute crédibilité.

Fondée sur le règne de l'argent, l'Europe n'est plus viable car elle ne correspond plus aux aspirations des peuples.

Loin du rêve initial, loin d'une Europe de la justice et du partage, elle est devenue une terre de désunion et de rejet...


 

Un article sur le système des retraites en Grèce : ( les retraites ont constitué la pierre d'achoppement des négociations...)

 

http://www.europe1.fr/economie/grece-le-systeme-de-retraites-est-il-si-genereux-que-ca-1358194

 

 

La défaite de l'Europe...
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 16:52
Uberpop, le modèle américain...

 

 

Nous le savons tous : internet, c'est, à la fois, le meilleur et le pire. Le meilleur, parce que c'est un magnifique outil de communication et de transmission des connaissances, le pire, parce que, chaque jour, naissent de nouveaux sites et systèmes dangereux. 

L'application Uberpop qui déboule en France bouleverse toutes les régles liées au monde du travail. Peut-on admettre que tout un chacun puisse s'improviser chauffeur de taxi, via une application sur internet ?


Et pourquoi pas hôtelier, professeur, loueur d'emplacement de campings, maçon ?

 Aux Etats Unis, le règne d'Uber s'est imposé : voulons-nous, aussi, de ce modèle chez nous ?

Uber, le libéralisme à outrance,  l'absence de lois dans le monde du travail, l'anarchie, pouvons-nous adhérer à un tel système ? Uber, c'est une forme de superlatif qui s'empare de l'économie, qui dérégule, qui anéantit certaines professions...

Voulons nous être tous "ubérisés" ? Désormais, grâce à internet, tout métier risque de l'être : les chauffeurs de taxis qui ont payé chèrement leur licence sont menacés, mais tous les métiers peuvent être concernés.

Tout un chacun peut se dire et s'improviser hôtelier, bricoleur, loueur et se faire rémunérer.

C'est ce que l'on appelle une forme de libéralisme sauvage qui a cours aux Etats-Unis.

Pour ma part, je suis française et je tiens à le rester : dans une société organisée, des lois doivent s'imposer, le travail doit être réglementé, les droits des travailleurs doivent être préservés et protégés.

Certains s'insurgent contre les abus auxquels se livrent des chauffeurs de taxis : c'est exact, ces abus peuvent exister mais nous avons, tous, rencontré, aussi, des chauffeurs de taxis sympas qui font correctement leur travail.

Certes, le système Uberpop offre la possibilité à des gens ayant peu de ressources, d'arrondir leur fin de mois,  car leur salaire ne leur permet pas de vivre correctement.

Mais, en fait, il faut en prendre conscience : la crise, l'austérité, le libéralisme effréné font le lit de ce genre d'application.

Quand le libéralisme s'applique à faire baisser les salaires, à exploiter les salariés, les gens essaient de trouver des solutions, en accomplissant de petits boulots supplémentaires.

Le système est, ainsi, complètement perverti.

Il est normal que les chauffeurs de taxis défendent leurs droits du travail et leur combat est juste, même s'il faut condamner les violences commises par certains d'entre eux, ces derniers jours.


Il faut refuser le système Uber, venu des Etats-Unis, un système ultra-libéral, où tout est possible, où les travailleurs ne sont plus protégés dans leurs droits essentiels.

Aux Etats-Unis, il est déjà facile d'acheter une batterie susceptible de stocker l'électricité afin d'emmagasiner cette énergie lorsque celle-ci est bon marché, au tarif heures creuses... puis chaque particulier peut la revendre !

On le voit : Uber bouleverse, ainsi, toutes les lois du travail et conduit à une marchandisation de l'économie.

Restons français, défendons des droits acquis par de longues luttes !

Défendons le modèle français et ne nous laissons pas envahir par un capitalisme outrancier et débridé, où tout se vend et s'achète, sans aucune règle...



 

 

Uberpop, le modèle américain...
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 17:37
Une coccinelle sur une feuille de menthe...

 

 

 

Rouge éclat de feu sur la verdure ! Prunelle ardente, flammes rougeoyantes !


Une coccinelle chemine sur une feuille de menthe... 

Elle illumine la plante de frémissements d'amarante, elle enlumine la feuille de ses braises subtiles.

Noirs et rouges sur la menthe ! Cendres et éclats de feu !

Quels contrastes étonnants de couleurs ! Le vert pâle se dore de lueurs d'escarboucle, il se pare de cet embrasement de lueurs !

Le vert frissonne sous l'air léger de l'été, il fait resplendir des parfums, des envolées de brumes exaltantes...

Effluves de menthe ! Teintes écarlates !

Parfums et couleurs se mêlent en une harmonie nouvelle.

La coccinelle s'enivre d'odeurs, s'abreuve de senteurs, se nourrit de  tous ces bonheurs : les sillons de la feuille exhalent une fraîcheur infinie.

La coccinelle disparaît, bientôt, sous les feuilles, elle laisse, dans l'oeil, son image et son empreinte de rouille.


Elle éclaire, encore, la plante de ses contours de flamme et d'incendie !



 

 

 

 

 

 

 

 

Une coccinelle sur une feuille de menthe...
Une coccinelle sur une feuille de menthe...
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Published by rosemar - dans nature poésie provence
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:38
Sous la bannière de la terreur...

 

 

 



Un nouvel attentat terroriste a été perpétré, en Isère, contre une usine de produits chimiques, classée Seveso : une forte explosion a secoué l'entreprise Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier.


Une voiture, qui bénéficiait d'un agrément, a pu pénétrer dans l'enceinte de l'usine et a été, aussitôt, lancée contre un stock de bouteilles de gaz : le terroriste a été identifié, et il est possible que des complices aient pu s'enfuir, et échapper à l'intervention des policiers.

Le mode opératoire est plutôt artisanal, d'après les premiers éléments de l'enquête.

Mais cet acte terroriste s'est accompagné d'une mise en scène macabre particulièrement atroce : un homme a été découvert décapité près de la voiture du ou des terroristes...  Des drapeaux ont été déployés, avec des inscriptions en arabe. Ainsi, s'affichent une forme de barbarie ignoble, une volonté de semer l'horreur.

Avec de tels actes, on se croirait retourner au Moyen Age, dans un monde ancien où régnaient la cruauté gratuite, la torture, les exécutions arbitraires.

Alors qu'il était à  Bruxelles, François Hollande a, aussitôt, fait une déclaration, à la suite de cet attentat : il a affirmé sa détermination, face à cette violence aveugle qui vise des sites industriels où des ouvriers travaillent, dans des conditions difficiles.

On se trouve, là, devant un premier attentat contre un site industriel en France, ce qui est une nouveauté. Cet attentat semble ne pas avoir nécessité une longue préparation : c'est un attentat kamikaze perpétré avec une simple voiture... aucune arme lourde, aucun moyen sophistiqué...

Dès lors, on peut comprendre que de tels attentats soient difficilement prévisibles et détectables.

En Rhône Alpes, on trouve, ainsi, de nombreux sites sensibles pouvant faire l'objet d'attaques ciblées.

Face à des islamistes qui sont programmés pour devenir des kamikazes, est-il possible de se prémunir ?

La France et d'autres pays se retrouvent confrontés à une nouvelle plaie interne : la France accueille, en son sein, des terroristes qui peuvent agir, à tout moment, avec des moyens ordinaires, et surprendre la vigilance des forces de l'ordre.

La folie meurtrière des islamistes qui cible des victimes innocentes, qui  atteint des sommets de barbarie, qui vise à anéantir toute humanité, n'est-elle pas la pire des abjections ?

Le terrorisme islamiste sévit dans de nombreux pays, telle une guerre qui ne dit pas son nom, il attaque des victimes civiles, il cible des gens ordinaires, des travailleurs dans une usine, des gens dans la rue, des hommes et des femmes sans défense.

On voit bien, là, une forme de fanatisme à l'oeuvre, un fanatisme sans foi, ni loi qui se libère dans une fièvre de tuer, de massacrer, de semer l'horreur.

Cette fièvre, telle une véritable maladie, frappe des individus fragiles, annihile leur volonté, les conduit aux pires abominations.

Cette fièvre se manifeste par une violence inouie, qui ne voit même plus la valeur de la vie humaine, qui fait fi de toute humanité...

 

Des gens sont, ainsi, manipulés et deviennent des instruments entre les mains de groupes islamistes, qui oeuvrent pour la destruction et la haine.

 

 

 

 

Sous la bannière de la terreur...
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 17:04
La pâle pierre de tes ongles...

 

 

"Je suis affamé de ton rire de cascade, et de tes mains couleur de grenier furieux, oui, j'ai faim de la pâle pierre de tes ongles, je veux manger ta peau comme une amande intacte."

Voilà une belle déclaration d'amour que l'on doit à Pablo Néruda, dans son ouvrage intitulé La Centaine d'amour...
 


"L'ongle" ! On perçoit, là, un mot si ordinaire et si familier qu'on n'y prête plus attention : surface transparente et translucide, l'ongle au bout des doigts révèle des teintes ombrées de roses....

Ce nom entre, même, dans des expressions familières : "se battre, bec et ongles... connaître, savoir jusqu'au bout des ongles".

L'ongle se pare, parfois, de vernis colorés. Le mot suggère, à la fois, la légèreté et la dureté de cette partie du corps : la voyelle nasalisée "on" nous fait voir une sorte d'évanescence, la gutturale "g" restitue la force de l'ongle.

Les ongles qui finissent les doigts s'ornent de lunules d'opales, de jolies teintes nuancées de roses.

Le mot vient d'une formation de diminutif "ungula", issue du nom latin "unguis", "l'ongle."

Diminutif à valeur hypocoristique, ce terme comporte, anciennement, une nuance affective.

Comment ne pas admirer ces petites surfaces translucides au bout des doigts ? Elles ressemblent à des pierres précieuses...

D'ailleurs, ce nom a, aussi, des origines grecques, plus lointaines : "onux", en grec, désigne "l'ongle", mais aussi, une pierre précieuse, "l'onyx", avec laquelle les grecs fabriquaient des boîtes à parfums ou des vases à boire.

L'onyx était très utilisé dans l'antiquité... Avec ses couleurs nuancées de verts, de roses, rouilles, bruns, blancs, l'onyx offre une variété de pierres aux glacis de lumières...

Ongle et pierre précieuse sont, ainsi, associées.

Belle étymologie pour ce nom issu du latin et du grec, belle origine puisque ce mot nous fait, encore, remonter aux sources de notre langue !

Hésiode, Eschyle, Xénophon utilisaient ce terme et il nous est parvenu, par l'intermédiaire du latin, avec des modifications phonétiques.

J'aime ce mot simple, "l'ongle", qui nous vient de l'antiquité, dont on ne soupçonne pas l'ancienneté.

Terme plein d'élégance, l'onyx nous fait, aussi, voir un monde de pierres précieuses brillantes, lumineuses, éclatantes !

L'onyx s'orne de lignes sinueuses, de sillons harmonieux, de vagues éblouissantes, sur des fonds de roses et de rouges... Les pierres s'illuminent de reflets, renvoient la lumière, la répercutent...

Le terme "onyx", avec le "i" grec, la consonne "x" révèle une sorte de rareté précieuse.

L'ongle et l'onyx se rejoignent par une forme d'élégance, de finesse, de douceur.

 

L'ongle et l'onyx se signalent, aussi, par leur résistance et leur dureté : l'ongle qui finit le doigt permet de griffer, de s'agripper.

A la fois utile et plein d'agréments, l'ongle nous séduit par ses teintes douces et nuancées, par sa solidité.

Il renvoie la lumière, brille, se teinte de lueurs de roses qui évoquent l'aurore....

 




 

 

 

 

La pâle pierre de tes ongles...
La pâle pierre de tes ongles...
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 14:22
Les enluminures des hiéroglyphes...

 

 

 



"Lorsque la porte de pierre s’écarta, livrant, pour la première fois depuis trente-cinq siècles, passage aux rayons du jour, une bouffée d’air brûlant s’échappa de l’ouverture sombre, comme de la gueule d’une fournaise. Les poumons embrasés de la montagne parurent pousser un soupir de satisfaction par cette bouche si longtemps fermée. La lumière, se hasardant à l’entrée du couloir funèbre, fit briller, du plus vif éclat, les enluminures des hiéroglyphes entaillés le long des murailles par lignes perpendiculaires et reposant sur une plinthe bleue. Une figure de couleur rougeâtre, à tête d’épervier et coiffée du pschent, soutenait un disque renfermant le globe ailé et semblait veiller au seuil du tombeau, comme un portier de l’éternité."

C'est ainsi que Théophile Gautier dépeint la découverte et l'ouverture d'une tombe égyptienne, dans son oeuvre, intitulée Le roman de la momie... Aussitôt, les enluminures des hiéroglyphes apparaissent et subjuguent les héros de l'histoire...
 


Le mot "hiéroglyphe" surprend par sa graphie complexe, son "i" grec, ses sonorités contrastées de gutturales "r" et "g", assez rudes et de fricative "ph", très douce...

Avec les hiéroglyphes, on entre dans le domaine du secret et du sacré : le mot lui-même n'est-il pas énigmatique et mystérieux ?

Le mot lui-même nous intrigue, nous fascine, et semble mimer les caractères qu'il désigne.

Le mot dessine des arrondis, des entrelacs, des boucles étonnantes.

Il nous entraîne vers d'autres univers, des époques lointaines, des mondes souterrains et obscurs, on pénètre dans des pyramides, on découvre des fresques d'un autre temps, ornées de signes étranges, formant des motifs pleins de charme.

Les couleurs éclatantes, les entrelacs de l'écriture attirent tous les regards.

Les hiéroglyphes nous parlent, et nous disent une forme de sérénité et de beauté...

Les signes décrivent des volutes, des enroulements qui nous envoûtent, les caractères nous subjuguent de leurs envolées mystérieuses...

Le mot lui-même montre et suggère toute l'étrangeté de ces motifs imprimés dans la pierre, ou peints sur des fresques.

On est, aussi, fasciné par l'aspect colossal des monuments de l'Egypte ancienne : les pyramides de Giseh, Chéops, Khéphren, Mykérinos, des temples aux colonnes imposantes, des statues de dieux aux dimensions surhumaines.

Et les hiéroglyphes, eux-mêmes, nous font découvrir une dimension sacrée, et comme supérieure...

Le mot, on ne s'en étonnera pas, vient de deux radicaux grecs, un adjectif "hiéros, sacré", et un nom "glyphé, la gravure"...

Ainsi, ce mot s'inscrit dans une sphère religieuse et mystique. Il nous fait remonter aux origines mêmes de l'écriture, essentiellement figurative, composée de plantes, d'humains, de dieux, d'animaux et de quelques signes phonétiques.

Cette écriture, attestée des le quatrième millénaire, nous fait percevoir tout le sens artistique des anciens Egyptiens, leur goût de la beauté, des lignes tracées avec élégance...

Ce nom évoque des temples, des dieux, aux sonorités exotiques et lointaines, Isis, Osiris, Bastet, Anubis, Sobek, Khépri, Bastet, des êtres magnifiés, des pharaons aux noms étranges.

Abou Simbel, Karnak, Denderah, Philae, ces noms de lieux célèbres nous font voyager dans l'espace et le temps !

Toutankhamon ! Ce nom nous transporte dans des paysages de dunes de sable, des étendues dorées, enluminées de soleils éblouissants. Ce seul nom nous fait entendre l'ancienne Egypte, ce seul nom résonne comme un chant venu d'un lointain passé.

Toutankhamon, déifié, devenu un symbole de la magnificence égyptienne ! Toutankhamon, souverain universel, connu de tous !

Mykérinos, Chéops font rayonner, aussi, leurs éclats de sifflantes !

Les hiéroglyphes racontent leur histoire, magnifient leur vie, font revivre un passé brillant...

Quel mot ! Quelle graphie !

Les consonnes de ce nom se hissent vers des hauteurs ou retombent dans des profondeurs et des abimes de mystères !

 

 

 

 

 

 

 

Les enluminures des hiéroglyphes...
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 15:13
L'homme entre dieu et diable...

 



Si le mot "dieu" est lié à l'idée de jour et de lumière, en relation avec l'adjectif "diurne", celui du "diable" évoque la séparation, la fracture, la brisure...

Etymologiquement, le diable est "celui qui divise, sépare et désunit", puisque le mot vient d'un verbe grec, "diaballo", "jeter à travers pour dissocier"...

Le diable  provoque des querelles, des disputes, il cherche à séparer les gens, à les éloigner, parfois, de leurs propres valeurs.

Le diable, destructeur de l'ordre établi, suscite la discorde, il sème la guerre, la violence.

Ainsi, le mot est, dès les origines, fortement péjoratif, et pourtant, le mot lui-même avec sa dentale initiale, sa consonne labiale "b" assez douce, est assez attirant et séduisant.
Selon la tradition biblique, le diable n'use-t-il pas de séduction pour attirer les âmes et les détourner du droit chemin ?
Le diable est, parfois, plein de charmes et d'attraits...

Symbole du mal, ce mot évoque, pourtant, des images terrifiantes, pleines de noirceur, des diables cornus, bêtes et méchants, des créatures inquiétantes.

En fait, quand on voit évoluer le monde, on peut penser que le diable habite en chacun d'entre nous.
L'être humain  diabolique suscite, sans arrêt, des guerres, des conflits, des haines, des insultes qui  surgissent et montrent qu'il ne faut pas chercher le diable, très loin.

L'homme est un animal diabolique, terrible, le plus terrible de tous, sans doute.
Doté d'intelligence, il a domestiqué la terre, l'a pliée à ses désirs, l'a exploitée, oubliant souvent que cette terre n'était pas inépuisable.
L'homme a inventé des armes terrifiantes, il a tué, il a meurtri, il a blessé, offensé, menti, il a détruit.

Pourtant, l'homme est, aussi, à l'origine d'inventions merveilleuses, n' a-t-il pas créé,  imaginé, composé des oeuvres d'art sublimes, dans de nombreux domaines : musique, littérature, peinture, cinéma ?

N'est-il pas un créateur, plein d'inventivité ? Ne fait-il pas surgir des lumières, des aurores aux lueurs naissantes ? N'est-il pas un dieu qui crée des clartés apaisantes ?

Poésies, concertos, romans, oeuvres théâtrales, harmonies de mots et de musiques, sculptures, tableaux, artisanat...

Vivaldi, Verlaine, Mozart, Racine, Molière, Cézanne, Monet, Praxitèle, tant de noms illustres nous viennent à l'esprit et chacun d'entre nous peut devenir créateur à sa manière et dans son domaine : bricolage, cuisine, écriture, activités de loisirs diverses...

L'art offre à chacun une évasion, il permet de s'élever vers une forme d'idéal, il recrée le monde, nous en fait percevoir toutes les beautés, il magnifie des paysages, il donne de nouvelles couleurs aux objets, il fait réfléchir, délivre des messages emplis d'humanité.

L'art peut dénoncer la guerre, les injustices, l'indifférence des êtres humains, le racisme, l'inconscience.


Ainsi, à la fois, dieu et diable, l'homme hésite et oscille sans arrêt entre le bien et le mal.

L'homme, à la fois dieu et diable, est bien le résultat de cette antinomie, de ces deux images opposées, il est le pire et le meilleur !

Le meilleur, c'est sa créativité, sa passion pour les arts, la beauté !

Cultivons cette passion pour la culture qui est essentielle ! L'homme produit, ainsi, des chefs d'oeuvre inoubliables qui apportent bonheur, harmonie, réflexion au monde.

C'est, là, ce qui fait la valeur de l'être humain, la capacité à s'épanouir dans la création, à partager ses émotions...

Le partage et non la division, c'est ce qui devrait l'emporter dans un monde moderne de progrès !




 

 

 

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