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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 12:58
Vieilles portes de Provence !

 

 

Les vieux villages provençaux nous font découvrir des merveilles, des façades en pierres, des chemins caillouteux et abrupts, et parfois, des portes en vieux bois, encadrées de voûtes.

Ravinées par le temps, elles se marbrent de teintes variées : du gris, du blanc, du mauve, des veines parcourent le bois, des craquelures disent l'ancienneté de ces portes dont les planches sont disjointes.

Parfois, ces portes de bois brut se marbrent de noir, de brun, de teintes d'opales vertes...

Des clous sont venus renforcer une solidité chancelante... ces ouvrages s'entourent de voûtes de pierres, aux teintes de rose pâle, formant des tableaux de couleurs estompées...

Une vieille chaîne maintient un battant de la porte... La partie inférieure nous fait voir des planches en détresse, une mosaïque de morceaux de bois.

La porte semble avoir été rapiécée, ravaudée de pans rajoutés, comme un vieux tissu à la trame usée.

La porte devient une oeuvre d'art : son ancienneté, ses teintes, la voûte qui l'encadre en font un tableau digne des plus grands peintres...

La porte, composée de plusieurs planches assemblées, s'érode par le bas, se fendille, se craquelle.

Les veines du bois forment des vagues, des ondulations, la porte semble comme plissée par le temps.

Sur le haut, sous la voûte, des nuées apparaissent, couronnent l'ensemble : de légères envolées d'embruns nimbent le bois.

Ces portes nous font voir des siècles d'histoire, elles évoquent le moyen-âge et ses voûtes de pierres, elles suggèrent la vie rude des paysans d'autrefois, le travail de l'ébéniste qui les a ouvragées, celui du ferronnier qui les a renforcées.

Comment ne pas être admiratif devant ce savoir-faire, ces ouvrages en bois qui ont vaincu le temps, malgré l'usure ?

Ces ouvrages qui ont traversé les siècles, conservant des traces des outrages du temps, tout en restant debout, malgré tout...

Vieilles portes de Provence ! Vous nous parlez des brûlures du temps ! Vous nous racontez les vents hurlants du sud qui s'engouffrent dans les maisons, le mistral et la tramontane...

Vous nous dites l'âpreté des hivers de Provence, les chaleurs ardentes du Sud, la beauté de ces villages perchés sur les hauteurs, vous évoquez la rudesse du temps qui passe !



 

 

 

Photos : rosemar

Vieilles portes de Provence !
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Published by rosemar - dans Provence art histoire
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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 09:45
L'été qui brûle...

 

"Je redécouvrais à Tipasa qu’il fallait garder intactes en soi une fraîcheur, une source de joie, aimer le jour qui échappe à l’injustice, et retourner au combat avec cette lumière conquise. Je retrouvais ici l’ancienne beauté, un ciel jeune, et je mesurais ma chance, comprenant enfin que dans les pires années de notre folie le souvenir de ce ciel ne m’avait jamais quitté. C’était lui qui pour finir m’avait empêché de désespérer. J’avais toujours su que les ruines de Tipasa étaient plus jeunes que nos chantiers ou nos décombres. Le monde y recommençait tous les jours dans une lumière toujours neuve. Ô lumière ! c’est le cri de tous les personnages placés, dans le drame antique, devant leur destin. Ce recours dernier était aussi le nôtre et je le savais maintenant. Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible."

Dans cet extrait de son oeuvre, intitulée L'été, Camus décrit avec lyrisme, les ruines romaines de Tipasa, dans une lumière éblouissante qui rappelle celle de l'été...

 

L'été, la saison des bonheurs ! Le mot même nous ravit et nous étonne par sa simplicité et son évidence...

Une dentale éclatante, une voyelle réitérée, et l'été nous offre sa briéveté, un temps si court, comme un éclat de vif argent, comme une brûlure soudaine.

L'été brille, s'anime, étincelle et s'évanouit, l'été nous emporte dans un souffle de lumières.
Parfums touffus de l'été, parfums intenses et prégnants, cigales enivrantes, aux échos sans cesse renouvelés !

J'aime l'été qui brûle, l'été fulgurant, l'été si fugace...
Ce mot si familier venu du latin "aestas" remonte, en fait, à un lointain ancêtre grec, le verbe "aitho", "brûler".

L'été associé à l'ardeur, à la brûlure, qui pourrait s'en étonner ?

L'été, saison des soleils éblouissants, des chaleurs torrides et intenses nous fait voir des incandescences d'éclats...
L'été brûle la peau, il dore les visages de splendeurs nouvelles, il apporte des teintes brunes.

La brûlure, c'est aussi "l'estuaire" qui semble bouillonner," l'éther" où l'air est plus pur et le rayonnement du soleil plus intense.

C'est "l'Ethiopien", au visage brûlé, "aithiops", en grec, l'homme au visage d'été.

Ces mots, "l'estuaire, l'éther, l'Ethiopien" sont formés sur le même radical ancien...

Et l'été évoque des images si variées de mer étincelante, de voiles tanguant sur les vagues miroitantes, de sables aux dorures ondoyantes...

Des embrasements de couchers de soleils, des ciels sombres couverts d'étoiles, des harmonies de bleu, des envols d'hirondelles, des jets d'eau qui se parent d'enluminures.

Des calanques aux falaises calcaires, des étourdissements de rochers qui descendent vers la mer, des écumes de blancheurs.

L'été fait resplendir des parfums, des couleurs, des rayonnements...

L'été nous ravit et nous emporte dans ses replis de lumières, il fait trembler les pins de bonheurs, il prolonge les jours et nous fait appécier des nuits apaisantes d'étoiles...



 

 

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 09:20
Sur la tête, la coiffe de Davy Crockett...

 


Une photo d'autrefois...


Mon frère doit avoir 5 ou 6 ans, il pose en habit de Davy Crockett, devant le portail en bois de la maison....

Affublé d'une petite canadienne, il porte un ceinturon, une petite corne, et tient, de la main droite, un couteau qu'il brandit comme une arme redoutable.

Sur la tête, la coiffe de Davy Crockett, en fourrure et, sur le côté, un petit havresac en fourrure également.

Le plus amusant est la mine et l'air farouche qu'il se donne... la bouche en coin, il semble afficher une envie de se battre, de vaincre un adversaire hypothétique.

La tenue lui va à ravir : il semble prêt à attaquer un animal sauvage, un loup, un ours...

Avec cette photo, on voit revivre toute une époque : celle des westerns américains, des films qui évoquent ce héros mythique, une chanson qui magnifie le personnage, d'autant que cette photo en noir et blanc fait penser à ces vieux classiques avec John Wayne, Gary Cooper...

 

De nombreux films de cinéma et séries télévisées ont évoqué la vie de Davy Crockett,   qui a été incarné, entre autres, par John Wayne dans le premier film qu'il a réalisé Alamo, en 1960. Ce personnage est devenu le symbole de l'ouest américain.

 

"L'homme qui n'a peur de rien" surgit du passé, on voit une nature sauvage, intacte, des êtres d'exception, des aventures extraordinaires.

On voit des paysages somptueux de l'ouest américain, des espaces de liberté, des canyons, des rivières tumultueuses, des personnages héroïques, des indiens farouches, des chevauchées dans le désert, des coups de feu, des guerres sans fin.

Des bisons, des ours, des coyottes, des serpents, des caravanes, des animaux sauvages, des dangers...

On entrevoit un monde lointain, différent, des terres arides, brûlées de soleil, des horizons infinis...

On entend une chanson qui célèbre les exploits du héros :

"Y'avait un homme qui s'appelait Davy, 

Il était né dans le Tennessee, 

Si courageux que quand il était p'tit, 

Il tua un ours du premier coup d' fusil..."

Ce pionnier américain fut l'objet d'un véritable culte, en défendant Fort Alamo, en 1836, il devint un héros mythique.

Associé à la toque de raton laveur, ce personnage a fait rêver de nombreux enfants et adultes !


Derrière mon frère, le décor très simple s'accorde bien avec le personnage : les planches en bois du portail et de la barrière évoquent quelque habitation rustique, ainsi que le mur en briques crues.

Le pied gauche en avant, ce gamin de 5 ans mime à la perfection le geste conquérant d'un vainqueur ! Il joue son rôle de héros d'aventures, comme s'il était prêt à terrasser un ennemi.

Il regarde l'objectif avec férocité et conviction... Etonnante photo d'autrefois ! Elle semble s'animer sous nos yeux, tellement le geste est vif... la mine est celle d'un enfant, mais aussi celle d'un héros farouche.


 

Quelques repères biographiques sur Davy Crockett :
 

 

http://www.histoiredumonde.net/Davy-Crockett.html

 

 

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 08:39
Un défi : le cri baudelairien mis en musique...

 

 


Trois chorales réunies autour d'un pianiste et chanteur pour interpréter des poèmes des Fleurs du mal, voilà un spectacle original, comme on en voit peu, de nos jours...

Le chanteur Théophile Minuit a composé toutes les musiques pour adapter et mettre en scène les textes du poète maudit, on peut parler d'un véritable défi, quand on connaît la difficulté de la tâche : mettre en musique des poèmes célèbres...

Le musicien et la chorale se répondent en un jeu subtil de reprises, de relances pour mieux mettre en valeur les poèmes.

Le récital s'ouvre sur des extraits du poème, intitulé Les phares, un hommage aux grands peintres, Rubens, Léonard de Vinci, Rembrandt, Michel Ange... L'oeuvre d'art est associée aux thèmes du déchirement et de la souffrance : on entend un cri qui fait frissonner.

Au passage, on reconnaît, ensuite, des poèmes et des vers célèbres de ce grand poète du 19 ème siècle...

"J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.."

"Sois sage, o ma douleur, et tiens toi plus tranquillle, Tu réclamais le soir, il descend, le voici.."

"Mon enfant, ma soeur, Songe à la douceur d'aller là-bas..."

On est sensible à ces thèmes égrenés par Baudelaire dans son oeuvre : le Spleen, ce mal de vivre douloureux et lancinant qui assaille le poète, les rêves de voyage qui permettent d'échapper à la monotonie du monde.

La présence de la femme qui vient apaiser ou tourmenter le poète est évoquée, aussi, dans de nombreux textes : la mendiante rousse dont le poète révèle toute la beauté, ou encore la femme madone, magnifiée....

"Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;"


"Blanche fille aux cheveux roux, 
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté 
Et la beauté..."


"Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maîtresse, 
Un autel souterrain au fond de ma détresse, 
Et creuser dans le coin le plus noir de mon coeur, 
Loin du désir mondain et du regard moqueur, 
Une niche, d'azur et d'or tout émaillée..."


Les parfums, si importants dans la poésie baudelairienne, sont, aussi, mis en scène de façon à mettre en valeur leurs épanchements qui se répandent et se déploient : les reprises de la chorale se font, alors, insinuantes et insistantes... "Chaque fleur s'évapore, ainsi qu'un encensoir... Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ! Langoureux vertige ! Langoureux vertige !"

Baudelaire est un des premiers poètes à avoir, ainsi, mis les parfums à l'honneur dans son oeuvre, la sensation olfactive, jusque-là, méprisée par nombre de poètes, jugée trop animale trouvait, enfin, sa place dans la production littéraire française.


Le récital s'achève sur le poème L'albatros, qui représente le poète lui-même, maudit par la foule, méprisé souvent, alors qu'il règne en souverain dans le ciel, où il atteint, grâce à son art, des sommets de pureté, de finesse et d'harmonie...

L'harmonie ! C'est bien le maître mot de la poésie baudelairienne, que l'on trouve résumé dans ce vers célèbre extrait du sonnet intitulé Correspondances : "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent... "

L'harmonie et le cri déchirant d'un poète exilé sur la terre, c'est aussi ce qui ressort de ce spectacle... une alternance émouvante où l'on sent la détresse humaine et une soif d'évasion et de pureté, une envie d'absolu.

Après un rappel, on entend encore un dernier poème : "Oh mort vieux capitaine, il est temps, levons l'ancre", ultime cri de désespoir d'un poète déchiré et meurtri.

On prend conscience, au cours du spectacle, de tout le travail de synchronisation de la chorale et du soliste. On perçoit la force des gestes des chefs de choeur qui mènent le groupe et créent un ensemble harmonieux.

Il faut saluer, aussi, tout le talent du soliste qui tient le spectacle à bout de bras, l'anime de son piano et de sa voix.

 


Au cours de ce spectacle, les chorales Aureto de Poulx, Voix d’Argence de Jonquières-Saint-Vincent et Rap’s Ody Swing de Redessan ont uni leurs chœurs avec beaucoup d’enthousiasme, d’émotion et de complicité...
Bravo aux deux chefs de choeurs Nathalie Martinez et Cécile Veyrat.

 


https://youtu.be/OCluaRAN6Do


 

Merci à Huguette S., grâce à qui j'ai pu voir ce spectacle, à Poulx...
 

Un défi : le cri baudelairien mis en musique...
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 08:17
Un étal de Provence...

 



En Provence, les petits producteurs présentent, parfois, au bord des routes, des étals de fruits et de légumes hauts en couleurs... C'est un régal d'admirer tant de formes, de teintes, de variétés, de tableaux étincelants.

Les tomates font briller des éclats de rouges et de xanthes éblouissants... tomates roses marbrées de blancs, d'autres lie de vin avec des teintes allant du rouge sombre, au noir...

Tomates jaunes, orangées, aux embruns de chrysanlines, les fruits lisses ou plissés révèlent des formes hétéroclites.

Certains s'épanouissent, tout en rondeurs, avec des craquelures, des rebondissements de peaux, des ondulations...

D'autres présentent des surfaces lisses, ovales et reflètent des éclats de lumières...

Les couleurs se juxtaposent, créant des tableaux foisonnants de formes et de teintes variées : jaune, rouille, vert, bruns.

Les tomates branches alignent leurs bras de serpents verts et leurs étoiles de pédoncules...

Les melons zébrés, aux reliefs touffus, rayés de verts se prélassent dans des paniers, parmi des brins de paille.

Les melons de Cavaillon font songer à des astres de lunes rondes, parcourus de frissons et de méridiens aux larges teintes vertes.

Les abricots, aux tons veloutés, se parent de teintes nuancées de bruns, de jaunes et d'orangés.

Les pêches semblent se couvrir d'un sucre blanc saupoudré sur les fruits bien ronds.

Sur des étagères, on peut admirer quelques pots de bouquets de basilic, des flacons d'huile d'olive alignés, des sachets d'herbes en toile de jute.

Les parfums s'exaltent dans l'air du midi : les odeurs de tomates, de melons, de basilic parcourent l'étal et annoncent des saveurs à venir, tout le plaisir des senteurs de Provence...

Dans les cagettes bien alignées, on apprécie une présentation harmonieuse de ces fruits et légumes, un ordonnancement calculé, un goût de la composition qui fait penser à une recherche picturale.

Les fruits composent des tableaux de l'été inoubliables, les fruits forment des "natures mortes" aux teintes douces et intenses, un bonheur pour tous les regards, une exaltation de tous les sens....


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 08:56
La Chine face à une catastrophe majeure...

 

 


L'ampleur de la catastrophe de Tianjin, dans le nord est de la  Chine, se révèle, chaque jour, de plus en plus préoccupante : le dernier bilan officiel fait état de 112 morts, vingt et un pompiers figurent parmi les victimes, on a dénombré plus de 700 blessés, la population a été évacuée dans un rayon de 3 kilomètres, en raison d'émanations toxiques très dangereuses...

Mais ce bilan reste provisoire, puisque, on le sait maintenant, ces émanations de cyanure de sodium peuvent produire des effets délétères à court et à long terme.

Encore une fois, la Chine se retrouve prise à son propre piège, celui de la démesure industrielle, celui du manque de sécurité de certains sites placés près des villes, et des habitations.


Il semble bien, désormais, que cette catastrophe soit due à des imprudences inadmissibles : les populations qui vivent sur ce site portuaire n'étaient même pas informées du danger potentiel de ces installations chimiques industrielles.

La Chine a déjà connu maints problèmes de pollutions chimiques : nombreuses rivières contaminées, atmosphère saturée de particules nocives... on se souvient de certaines images surréalistes de grandes villes chinoises engluées dans un brouillard toxique.

Et cette nouvelle catastrophe vient illustrer, encore, le peu de précautions que prend le gouvernement chinois, pour protéger ses populations.

Les autorités ont, même, fait, après la catastrophe, de la rétention d'information, concernant le danger des produits contenus sur le site de Tianjin.

Face à cet accident majeur, on fait ce constat accablant : la croissance à tout prix conduit au pire, des gens modestes sont sacrifiés au nom d' une industrie triomphante... des pompiers, des ouvriers sont morts, au cours de ces explosions qui ont ravagé le site portuaire.

Vers quel abîme nous conduit ce monde où l'industrie et ses profits ne tiennent plus compte de la sécurité et du bonheur des gens ?

La Chine devient le modèle même d'une expansion débridée, sans contrôle réel, sans garde-fou.

Bien sûr, des catastrophes se sont produites, aussi, dans d'autres pays : on songe à celle d'AZF à Toulouse, le 21 septembre 2001, qui a provoqué l’explosion d’un stock de nitrate d'ammonium, causant la mort de 31 personnes, faisant 2 500 blessés et de lourds dégâts matériels.

Et en Chine, plus qu'ailleurs, on voit aussi, à travers cette catastrophe, que l'industrie devient un danger pour les populations, en raison de ces usines gigantesques qui s'implantent près des villes...

Le peuple de Tianjin se révolte : on comprend le désarroi des familles de victimes, d'autant que les autorités pratiquent la politique du silence, elles ont même caché, pendant un certain temps, la présence de cyanure de sodium, sur le site.


Quelles seront les conséquences de cette catastrophe ? Difficile de le dire, mais quand on voit les images de flammes, d'embrasements, l'énorme cratère creusé par les explosions successives sur le site, on ne peut que s'inquiéter de la suite...

Le profit, la rentabilité font fi de la vie des êtres humains, dans un monde où on oublie la protection des populations dans un seul but : la croissance, l'argent.

 

 

Articles sur la Chine :


http://rosemar.over-blog.com/article-pekin-ville-de-fantomes-114906923.html
 

http://rosemar.over-blog.com/article-toutes-les-couleurs-des-rivieres-chinoises-116194564.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-obesite-chinoise-119528100.html

 

 

http://rosemar.over-blog.com/article-urticaire-chinoise-118643452.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-j-ai-achete-des-vetements-chinois-120765457.html

 

 

 

 

La Chine face à une catastrophe majeure...
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 09:05
La nacre révèle une douceur infinie...

 

 

La nacre se pose joliment sur les coquillages : nacre brune, rosée, couleurs de perles, nacre brillante, translucide...

La nacre déroule des paysages, des embruns de vagues.

Les teintes de bruns, de rose et de blanc s'entremêlent indéfiniment. Des reflets s'irisent de marbrures grisées.

Le coquillage se revêt d'une parure somptueuse, d'éclats de lumières, d'envols de nuées aux teintes si variées.

Le coquillage s'orne de reliefs sinueux, devient oeuvre d'art, il s'illumine de dorures et devient un paysage céleste, on y voit des couchers de soleil, des teintes d'aurores, des ciels d'orages, des vols de mouettes.

On y voit des écumes marines qui s'échouent sur des plages, on y observe des archipels, des trouées de lumières, des dentelles ouvragées, des résilles rougeâtres.

La nacre embellit les coquilles, les transforme en tableaux mordorés.

Les bords transparents laissent apparaître la lumière...

Cornalines ! Le coquillage, sous la nacre, devient pierre précieuse, rouge grenat, escarboucle incandescente !

Le coquillage rubescent éblouit les regards.

A l'extérieur, d'autres minuscules coquilles viennent s'accrocher et forment des entrelacs noueux, des volutes blanches, des contours, des boucles, des arabesques étonnantes.

La coquille devient galet rugueux, empli d'anfractuosités, de replis qui semblent s'animer.

Des reliefs de volcans aux bords troués se dessinent.

La coquille grouille de vie, de mouvements.

A l'intérieur, la nacre est si douce, si lisse au toucher, si voluptueuse ! Contraste étonnant de textures !

La nacre révèle une douceur infinie !



 

 

 

Photos : rosemar

Coquillage   auteur : Clément Bucco-Le chat   creative commons

Coquillage auteur : Clément Bucco-Le chat creative commons

La nacre révèle une douceur infinie...
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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 09:07
Nous les suivons, avec bonheur, dans leur périple aquatique...

 

 



La décision est prise : l'après-midi sera consacrée à une baignade dans la piscine... Bon, la piscine, ce n'est pas la mer, avec ses embruns marins, son air vivifiant, ses vagues, ses remous, ses algues, son murmure inlassable, mais c'est une occasion de nager, de se détendre, de s'aérer, car c'est une piscine en plein air que nous avons choisie, pour cet après-midi aquatique...

 

Tout autour, des cèdres, des pins vrillent le ciel et apportent un charme particulier à la baignade, un environnement naturel et somptueux.

Les petites sont ravies : elles vont pouvoir montrer à tout un chacun les progrès qu'elles ont accomplis depuis l'année dernière...


Et nous ne sommes pas déçus : dès notre arrivée, c'est un festival de sauts dans l'eau, de nage coulée sous les cordes, des courses inlassables dans l'eau... A six et huit ans, elles sont insatiables, elles ont déjà apprivoisé l'eau, grâce à de nombreux séjours à la mer et des séances de natation en piscine.

Affublées de petites lunettes de couleurs, elles évoluent dans l'eau, telles des sirènes accomplies...

Les plongeons ne sont pas encore parfaits, mais elles n'hésitent pas à se lancer, les pieds joints dans l'eau.

Les cheveux ruisselants, la plus petite ne maîtrise pas encore bien la brasse, mais elle aime à se fondre dans l'eau, pour passer sous un obstacle.

Toutes deux bravent l'eau, la domptent, avec tant d'ardeur, et d'enthousiasme !

Nous les suivons, avec bonheur, dans leur périple aquatique, les rires fusent, c'est le temps des vacances, du bonheur de nager avec les grands qui sont aussi sollicités.

La plus petite adore se mettre sur nos genoux pour sauter acrobatiquement dans l'eau... Les deux fillettes apprécient, aussi, d'être saisies à bras-le-corps par deux adultes et soudain balancées dans l'eau...

Cette chute vertigineuse s'accompagne, tout de même, d'un décompte rythmé qui suscite à la fois peur, émotion et enthousiasme : "A la une, à la deux et à la trois !"

Nous applaudissons toutes ces figures acrobatiques qui ravissent petits et grands...

Dans l'eau, les filles se mesurent, aussi, entre elles, jaugent leurs capacités, elles rivalisent de sauts, se lancent des défis, et ainsi progressent dans cet apprentissage de l'eau, cet élément si fluide qu'il paraît, à la fois, facile et incertain...

L'eau leur permet de s'épanouir, de tester leurs capacités, de vivre intensément des moments de bonheurs partagés.

Nous encourageons leurs exploits, et elles sont pleines de fierté, quand nous applaudissons tous les progrès accomplis.

Et les progrès sont évidents : les sourires épanouis nous montrent une aisance dans l'eau, les gestes sont assurés, le bonheur de se retrouver dans l'eau est manifeste.

L'après midi passe très vite, le moment de repartir arrive et les fillettes voudraient ne jamais quitter l'eau et ses ondoyances.

A regret, elles rejoignent le bord de la piscine, et sortent de l'eau, comme étourdies de tant d'activités et de joies : leur sourire rayonnant en dit long sur tout le bien-être qu'elles éprouvent !

Sereines, elles savourent encore, dans leur tête, tous ces bonheurs de l'après midi, leur silence révèle, alors, un apaisement infini...


 


 

 

 

Photos : rosemar

Nous les suivons, avec bonheur, dans leur périple aquatique...
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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 09:03
L'Assomption, un mot plein de mystères...

 

 


Aujourd'hui, nous fêtons l'Assomption, un mot venu du latin, un mot familier mais quelque peu mystérieux... qui connaît le sens exact de ce mot religieux, ancien ?

Ce terme réunit des consonnes variées, une double sifflante, empreinte de douceur, une labiale pleine de charme, une sifflante encore, et deux voyelles nasalisées qui suggèrent bien une envolée, une élévation...

Ce mot suscite la curiosité : peu employé, il évoque essentiellement une fête religieuse consacrée à la Vierge Marie, il en revêt une dimension mystique et une étrangeté supplémentaires...

Il est curieux de voir que nous utilisons certains mots, sans en connaître exactement la signification, tout le monde parle de l'Assomption de la Vierge, mais peu de gens savent ce que ce mot signifie.

On confond d'ailleurs parfois deux termes bien distincts : l'Ascension, et l'Assomption, car les deux mots se ressemblent, mais ont des sens bien distincts.

Ce nom magnifié, solennel vient, en fait, d'un verbe latin, "assumo" ou "adsumo", "prendre, recueillir".

L'Assomption est l'enlèvement miraculeux de la Vierge au ciel par les anges.

On connaît de nombreuses représentations picturales de l'Assomption de la vierge : elle est entourée d'anges qui l'enlèvent vers le ciel et l'accompagnent dans son envol céleste...

Tableaux de Rubens, Poussin, Prud'hon, Murillo, Le Titien, tant de peintres ont représenté cette scène religieuse.

Des tableaux grandioses, emplis de mysticisme, pleins d'élégance, aux couleurs contrastées de blanc, de bleu, d'ocre.

Dans ces tableaux, les anges semblent porter et enlever Marie vers le ciel, on voit des envolées de drapés du châle de Marie...

Bras levés, les yeux tournés vers le ciel, la vierge, dans un halo de nuages, semble s'envoler, grâce à des anges qui l'escortent et l'accompagnent.

Le voile bleu qui l'entoure virevolte dans les airs, avec grâce et harmonie, formant des vagues sinueuses.

Les anges, ou angelots aux cheveux longs bouclés enlèvent Marie, la transportent dans un mouvement aérien, plein de grâce et d'harmonies.

La scène nous fait ressentir les souffles du vent qui enveloppe les vêtements et les fait voler.


L'Assomption a suscité bien des oeuvres d'art : des peintures, des sculptures, des dessins, des vitraux.

Le mot lui-même suscite l'imagination, le rêve, il comporte une part de mystères dans les sonorités majestueuses qui le composent...

Les voyelles nasalisées, notamment, évoquent comme un ralentissement, la scène semble, ainsi, se dérouler dans un ralenti plein de délicatesse.

Voilà encore un mot venu du latin, un mot ancien, chargé d'histoire, de résonances religieuses, un mot qui étonne, suscite la curiosité, la ferveur, pour certains.

Voilà un mot empli de charmes mystérieux, associé à des oeuvres d'art somptueuses qu'on n'a pas fini de découvrir et d'admirer...



 

 

 

 

 

Photo en haut de l'article : tableau de Le Brun

Albâtre de Nottingham

Albâtre de Nottingham

Tableau de Otto Venius

Tableau de Otto Venius

Vitrail à Noirterre

Vitrail à Noirterre

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:34
La persienne à demi refermée...

 

 

"Il y a un monde qui appartient à la rive du Léthé. Cette rive est la mémoire. C'est le monde des romans et celui des sonates, celui du plaisir des corps nus qui aiment la persienne à demi refermée ou celui du songe qu l'aime plus repoussée encore jusqu'à feindre l'obscurité nocturne ou qui l'invente. C'est le monde des pies sur les tombes. C'est le monde de la solitude que requiert la lecture des livres ou l'audition de la musique."

Dans cet extrait de son oeuvre, Les ombres errantes, Pascal Quignard évoque deux de ses passions, la lecture et la musique, qui exigent solitude, repliement sur soi, contemplation... Le silence, la lecture, la mort, l'amour sont ses thèmes de prédilection, et la "persienne"suggère, ici, un monde caché, secret, celui de l'amour et de la sexualité...



La persienne nous ouvre un espace de demi-pénombre, de lumières tamisées, elle protège et laisse entrevoir un semblant de jour...

En plein été, la persienne tempère les ardeurs trop vives du soleil qu'elle masque avec douceur...

Le mot "persienne" suggère sensualité, douceur, bonheur : labiale initiale, sifflante "s" donnent à ce nom des sonorités pleines d'harmonies.

La gutturale "r" lui apporte un peu d'âpreté et de mystères, un monde secret semble vivre derrière les persiennes.

Ces volets à claire voie laissent passer un jour timide, et offrent une douce intimité.

Les persiennes évoquent le sud et ses chaleurs brûlantes du midi, quand les soleils diffusent leurs ardeurs redoublées, quand les arbres s'embrasent de lumières.

Les persiennes se ferment, alors, dans une ambiance feutrée, alors que les murmures des cigales s'enflamment dans un chant exacerbé.

Douce pénombre bienvenue au coeur de l'été, doux éclats de lumières qui transpercent les entrelacs des volets.

Des rais de clarté se forment, se dispersent, éclaboussent l'obscurité apaisante, ils dessinent le soleil dans l'ombre, le magnifient...

Le soleil, divisé et dupliqué, se diffuse avec douceur, dans une ambiance de rêve et d'harmonie.

A l'intérieur des maisons, bien à l'abri, les persiennes viennent adoucir les chaleurs les plus vives, elles les tempèrent dans une douce harmonie.

La chaleur nous berce de ses murmures de cigales, elle nous entraîne dans un monde de rêves.

Les persiennes évoquent aussi l'orient, la Perse, un monde différent, fait de dunes, d'ondoyances, de mystères...

Des palais orientaux, aux luxes inouis, se dessinent, nous font voir des ombres secrètes, des moucharabiehs.


Les persiennes nous transportent vers l'orient, l'Egypte, le Nil et ses oasis, ses temples sacrés, des monuments d'autrefois, des pyramides obscures, des Sphynx lumineux....

Les persiennes restituent une douce atmosphère, nous font goûter aux bonheurs et aux harmonies de l'été.


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

La persienne à demi refermée...
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