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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 16:53
Encore une pétition pour le baccalauréat...

 



Comme souvent, ces dernières années, les épreuves du baccalauréat suscitent des contestations, de la part des candidats... Lors de cette session 2015, c'est l'examen d'Anglais qui a provoqué des remous : une pétition a même été lancée sur internet, pour remettre en cause une des questions posées qui a été jugée incompréhensible.

La pétition, mise en ligne et rédigée par les élèves a, elle-même, été commentée dans certains journaux.

En voici la teneur :

"La majorité des élèves au bac n'ont pas pu répondre à la question M [à l'épreuve d'anglais,] car jugée trop difficile. Il est important de formuler des questions avec rigueur et clarté. Nous demandons donc aux différents représentants de l'éducation nationale de regarder de plus près la correction de cet question (sic) et sa notation. Car en effet, cette question laisse à désirer sur sa complexité et sur sa compréhension par les élèves. Nous avons pu noter que certains élèves avait (sic) perdu du temps dans la réflexion sur la question. Cela a donc créer (sic) des externalités négatives sur l'ensemble de la copie car ils n'ont pas eu le temps de finir à temps. » Près de 9 000 élèves de terminale l'ont signée en moins de 24 heures...

De fait, on peut constater les fautes d'orthographe qui parsèment ce texte, ainsi qu'un pléonasme "car, en effet". On peut remarquer, au passage, l'expression "externalité négative" qui semble carrément empruntée au jargon de l'éducation nationale.


Les fautes d'accord sont, elles-mêmes, flagrantes : accord défectueux du sujet avec le verbe, ou celui de l'adjectif démonstratif  avec le nom : l'auteur de la pétition aurait dû relire sa copie, ce que les élèves font de moins en moins.

Dès lors, la pétition perd de son retentissement et de sa valeur : des élèves qui maîtrisent mal leur propre langue se permettent de contester une épreuve de langue anglaise !
Cette pétition a, d'ailleurs, été chahutée et moquée par d'autres candidats...

Elle révèle, aussi, une forme d'inconscience de la part de certains élèves qui rédigent, sans trop se soucier de la forme...

L'argument donné de la perte de temps sur la question posée peut prêter, aussi, à sourire, quand on sait que nombre de candidats n'utilisent pas tout le temps qui leur est accordé pour chaque épreuve : nombre d'entre eux sortent de la salle d'examen, bien avant l'heure.

Mais, la mode est à la contestation : on a beaucoup critiqué, aussi, le choix d'un texte de Laurent Gaudé, pour l'épreuve anticipée de français dans les séries S et ES.

Il est vrai que cet auteur est peu connu des élèves, mais ce n'était pas, là, l'essentiel : le sujet portait sur le registre tragique et pour un élève qui avait bien travaillé son programme de première, le texte était abordable : un monologue tragique, un destin brisé, des rêves perdus.

Alors que les parents contestent certaines notes, certaines décisions des enseignants, on ne s'étonnera plus de voir les élèves eux-mêmes récriminer contre des questions embarrassantes qui leur sont posées.

L'autorité des enseignants, battue en brèche, ne cesse de reculer et on voit, là, encore, une façon de refuser les difficultés, les embûches inhérentes à tout examen.

La vidéo mise en ligne en même temps que la pétition n'est pas, elle même, très subtile : "Nous voulons notre bac !" Cette inscription apparaît sous forme de commentaire, "nous voulons notre bac", une façon de dire : "Nous l'exigeons !"


D' ailleurs, le baccalauréat a perdu de sa valeur, en raison, justement, de trop nombreuses concessions faites aux élèves : il serait temps de revenir à un véritable niveau d'exigence pour que cet examen retrouve, enfin, tout son prestige !


 


 


http://dai.ly/x2uqaz1


 

 

 

Encore une pétition pour le baccalauréat...
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 16:48
L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre...

 

 

 

Il est temps de célébrer l'adjectif et toutes ses vertus ! Il est temps de redorer le blason de l'adjectif, devenu si rare ou rebattu !

De grâce, laissons de coté les "super", "extra" et redonnons aux adjectifs la place qu'ils méritent !

On aime leurs nuances infinies, l'adjectif peut rendre un texte brillant, éblouissant, chatoyant, éclatant, lumineux, ardent, fulgurant !

Il peut, parfois, être familier, populaire, et restituer une forme de simplicité et de modestie.

 

L'adjectif s'adjoint au nom pour le compléter, le qualifier, lui apporter toutes sortes de nuances... Que serait un texte, sans les adjectifs ?

Que pourrions-nous écrire, sans eux ?

Un texte privé d'adjectifs serait comme un corps sans âme, une fleur sans couleur...

L'adjectif nous permet d'exprimer tant de sentiments divers, tant d'appréciations sur les événements, les êtres, les objets, les êtres.

Le mot lui-même avec ses différentes consonnes, dentale sonore, chuintante, gutturale "c", dentale sourde, fricative à la fin, semble suggérer une diversité, une richesse étonnante de qualification...

L'adjectif fait preuve d'une certaine souplesse : il peut, même, devenir un nom quand il reçoit un article, on dit, alors, qu'il est substantivé : "les pauvres, les riches, les petits, les grands..."

L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre pour évoquer les couleurs, les formes, les substances, les textures de tout ce que l'on veut décrire...

Grâce à lui, on peut suggérer des parfums doux ou prégnants, des sons apaisants ou tonitruants...

Ce mot venu du latin "adjectum", participe du verbe "adjicere", "ajouter" n'est-il pas le complément indispensable du nom dont il vient préciser le sens ?

Tant d'adjectifs, dans notre langue, nous aident à exprimer tant d'idées !


"Rouge, rocheux, pourpre, flamboyant, légère, fragile, vive, intense, rougeoyante, volatile, cotonneuse, diaphane, subtil, ondoyant, lumineuse, élégante, rubescente, sombre, délicat, prégnante, lourde, virevoltant !"

Que de mots, et que d'expressivité dans les sonorités, les formes !

L'adjectif, substance même d'un texte, ajoute lumière, mouvement, force, intensité à une description, il permet d'animer une phrase.

L'adjectif qui s'accorde en genre avec le nom revêt, aussi, différents aspects : masculin ou féminin, il se colore de résonances particulières.

Il demande une recherche attentive : il faut trouver le mot juste qui restitue les sentiments, les idées que l'on veut mettre en valeur.

Beau prolongement du nom, l'adjectif peut précéder le substantif ou le suivre, et, là encore, il peut produire des effets différents.

Il peut entrer dans toutes sortes de figures de style : oxymore, redondance, effets d'insistance, rythmes binaires ou ternaires, hyperboles...

Il offre tant de possibilités ! 

Il admet différents degrés de significations : comparatif, superlatif, adverbes d'intensité viennent encore nuancer, à l'infini, le sens de l'adjectif et lui donner plus de relief...

Il peut souligner un éloge, mettre en valeur un blâme, il peut marquer une révolte soudaine et virulente, une vive indignation ou une admiration insistante.

Que de ressources dans l'adjectif, que de variétés !

 

N'oublions pas d'utiliser des adjectifs, pour donner plus de force, d'intensité, de vérité à l'expression des idées, pour nuancer et affiner une description, pour animer un récit...


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre...
L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre...
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 16:28
Nous goûterons au bonheur des cigales...

 

 

 

Les cigales aux couleurs d'ambre, cachées, secrètes, mystérieuses font, enfin, resplendir leurs voix, dans les arbres environnants...


Les nymphes de l'été peuplent, à nouveau, les pins qui résonnent de leurs chants lumineux ! Les nymphes de l'azur sont là, enfin ! 

Cigales de toujours ! Tettix la grecque, cicada, la latine ! Elles envahissent les arbres de leurs voix impérieuses.

Leurs paroles se perpétuent d'arbre en arbre, elles couvrent le ciel de leurs éclats chaleureux.

"Que l'été, le temps du bonheur, le temps des ravissements, commence ! Que des éblouissements nouveaux nous étonnent et nous emportent !

Que des nuits étoilées nous saisissent dans leurs replis lumineux !

Que des senteurs nouvelles renaissent, parfums de menthe, de thym, de romarins !"

Bientôt, les pins vont s'exalter des chaleurs de l'été... Bientôt, des embruns marins vont nous bercer de doux envols de lumières, et de parfums ambrés...

L'air se remplit d'un foisonnement de murmures d'oiseaux, et d'insectes virevoltants, l'air se répand en frissons de plaisirs.

Nous goûterons au bonheur des cigales, nous nous enivrerons de leurs chants !

Nous nous abreuverons de leurs murmures infinis et soyeux !


Les cigales sont de retour, elles nous promettent des enluminures, des soleils renouvelés, elles nous promettent tant d' ardeurs et de découvertes !



 

 

 

Photo : rosemar

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Published by rosemar - dans nature poésie Provence
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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 14:55
Comme une vieille nostalgie...

 

 

 


La rumba, danse cubaine, née au 19ème siècle, symbolise bien une forme de nostalgie, un passé révolu, plein de charmes...

C'est ce symbole qu'a choisi Alain Souchon, dans une de ses chansons les plus célèbres, Y a de la rumba dans l'air.

Un air de musique évoque des décors, des images, un "smoking de travers", un casino devenu "tas de pierres".

Mais le poète semble dire à un autre personnage qu' il ne faut pas se laisser enfermer dans un passé trop lointain : il refuse de céder à cette fuite vers un autrefois perdu, comme  le suggèrent les négations dans les expressions : "'J te suis pas dans cett' galèr' Ta vie tu peux pas la r'fair'.

Les sonorités de gutturales "r" assez dures soulignent une forme de tristesse, liée à la nostalgie.

Le poète s'adresse, familièrement, à un interlocuteur, en le tutoyant, en l'appelant "pépère". Ainsi, la chanson revêt un caractère universel.

La belle expression  "chercher des morceaux d'hier" traduit bien cette quête du passé, de manière imagée et concrète, d'autant qu'il s'agit de fouiller dans "des gravats d'avant guerre."

On voit aussi un "casino" devenu "un tas de pierres." Le thème des ruines évoque, immanquablement, un passé ancien et très lointain.

Et l'auteur invite son interlocuteur à "brancher ses écouteurs par ici", à vivre, enfin, dans le présent, au lieu de se retourner vers le passé...

D'autres évocations sont liées à ce passé : la "bugatti", les "soirées de gala sur la Riviera." Et on perçoit le bonheur de celui qui se réfugie dans ces souvenirs, comme le suggèrent les mots "guili, guili", l'interjection "o la la."

Mais, pour le poète, tout cela n'est qu'illusion et il n'y voit qu'une "galère". Ce terme péjoratif et familier souligne le fait que la nostalgie peut, aussi, être source de souffrance.
 
Une autre évocation nostalgique apparaît : des amours perdues, semble-t-il avec l'image de ces " yeux de grand's fill's bleu marin's Tout's alanguies pour nuits de Chine Sur les banquettes de molesquine des Limousin's."
 
On voit, là, un monde ancien, révolu, fait de luxe, de rareté, de paresse.
 
Un" long baiser" symbolise, aussi, ce monde fait d'oisiveté, de bonheur perpétuel. Et d'ailleurs, ce baiser est désormais "fini", impossible.
 
Alain Souchon arrive à restituer toute l'ambivalence de la nostalgie : faite de bonheur et de désarroi, elle ne doit pas envahir l'esprit...

La mélodie douce, tendre et balancée, composée par Laurent Voulzy, suggère, aussi, ce mélange de bonheur révolu et de mélancolie...

 

Cette chanson au style imagé, familier nous berce d'une musique pleine de réminiscences : chacun d'entre nous regarde, avec tendresse et émotion, son passé, a même, parfois,  tendance à le magnifier...
 
http://youtu.be/ZgDpyppaa74
 
 
 
 
 
http://youtu.be/DvoVOJwVhJM
 
 
 
 

Photo : rosemar

 

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:40
Dangereuse burqa...

 

 

 

Dangereuse burqa !


Après un double attentat suicide qui a fait 33 morts, lundi, à N'Djamena, le gouvernement du Tchad  a pris des mesures drastiques : il a décidé d'interdire, purement et simplement, le port de la burqa.

On peut rappeler que le Tchad est un pays majoritairement musulman. Le chef du gouvernement a déclaré notamment : "Le port de la burqa doit cesser immédiatement à compter de ce jour, non seulement dans les lieux publics et les écoles mais sur toute l'étendue du territoire."
Ces attaques n'ont pas été revendiquées, mais le Tchad les a attribuées au groupe islamiste nigérian Boko Haram. 


 Considérée comme un véritable camouflage, la burqa présente un danger indéniable : ce vêtement qui ne laisse voir que les yeux permet à quiconque de se cacher, de dissimuler des armes, de maquiller son identité....

La burqa, avec ses plis amples, ses formes incertaines, peut envelopper un corps d'homme et tromper son monde.

En France, la burqa est normalement interdite dans les lieux publics, mais, de fait, on en voit de plus en plus dans les rues, dans les magasins, dans l'espace public.

Pour des raisons de sécurité évidente, il est urgent de mettre en oeuvre des mesures efficaces, pour interdire de tels vêtements qui ne permettent pas de discerner l'identité de celui ou celle qui le porte.

La burqa, c'est l'opacité totale : on ne voit pas le corps, on ne voit pas le visage, on ne voit rien de la personnalité.

Le voile intégral n'est-il pas, en lui-même, une marque d'intégrisme ? Il est excessif, démesuré et contraire au droit des femmes : pourquoi les femmes seules devraient-elles occulter leur visage, leurs cheveux ?

On perçoit, là, une sorte d'apartheid sexuel et en plus, ce vêtement peut dissimuler des intentions malveillantes...
Par ailleurs, la burqa qui vise à cacher est, aussi, terriblement voyante : elle flotte autour de la personne, elle s'épanouit, se répand.

Les femmes doivent être, enfin, libérées de ce carcan imposé par des croyances religieuses d'un autre temps. La burqa enferme la femme, la sépare du monde et l'empêche de profiter de l'air du temps.

Dangereuse burqa ! Pour les femmes qui ne peuvent s'épanouir, prisonnières de traditions et de vêtements encombrants, gênants...

Dangereuse burqa ! Car elle rend impossible le reconnaissance de l'identité des gens.

Lourde burqa ! Symbole du droit des femmes bafoué, signe de l'asservissement de la femme qui ne peut même pas se vêtir comme elle le souhaite, mais comme le désire son père ou son mari.

Encombrante burqa ! Dans un monde moderne, la femme ne devrait pas être considérée comme un être différent, ayant l'obligation de porter certaines tenues plutôt que d'autres.

La burqa appartient à un monde d'autrefois, où la femme, soumise à des lois d'un autre temps, n'avait pas sa place dans la société, devait vivre enfermée et prisonnière de ses vêtements.

Oui, la burqa devrait appartenir au passé, elle paraît totalement inadaptée dans un monde moderne, où la femme doit accéder aux mêmes droits que les hommes, où la femme ne doit plus être considérée comme un être à part.

La burqa, faite pour voiler et couvrir le corps (telle est l'étymologie du terme) est un vestige d'un passé révolu où la femme, asservie, soumise, devait se plier à des codes vestimentaires d'un autre âge...


 

 

 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2015/03/05/afghanistan-des-hommes-defilent-en-burqa-dans-les-rues-de-kaboul_4588231_3216.html

 

 

 

 

 

Dangereuse burqa...
Dangereuse burqa...
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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 15:59
Pour le peuple grec...

 



Tout ça, pour en arriver à cette situation tant redoutée : depuis des années, la Grèce est au bord du gouffre, les grecs souffrent de la crise, sont acculés à la misère, et voilà que le gouffre s'ouvre devant eux...

"Oui, le compte à rebours a commencé en Grèce. La sortie de la zone euro interviendra tôt ou tard. C’est désormais certain. Ou dirons-nous, par principe de précaution : plus que probable. Les épreuves et même les défaites valent mieux que l’immobilisme et les pièges mortifères de la résignation. Rester assis, c’est se mettre à genoux", tel est le message lancé par le réalisateur grec Yannis Youluntas.

Ainsi, des années de sacrifices et de restrictions, des années de misère n'auront pas suffi à la Grèce, pour sortir de ses difficultés qui s'aggravent, sans cesse.

C'est donc "cela", l'Europe ? Ce sont, encore et toujours, des plans d'austérité pour les peuples, alors que prospèrent les banquiers, et les plus nantis de la planète ?

Qui veut, encore, de cette Europe de la finance et du désespoir ? Qui peut envisager un avenir sacrifié pour les jeunes générations ?

Ce mardi 16 juin, Alexis Tsipras a dénoncé la "responsabilité criminelle" du Fonds monétaire international dans la situation actuelle de la Grèce, et appelé les créanciers européens à se prononcer sur "les dures propositions" du Fonds dans les négociations. "Le moment est venu pour que les propositions du FMI soient jugées non seulement par nous mais surtout par l’Europe (…), car l’Europe doit discuter non seulement pour la Grèce mais aussi pour l’avenir de la zone euro" a-t-il affirmé devant le groupe parlementaire de son parti.

Il semble que le FMI, dans son intransigeance, dans sa volonté d'imposer, partout, une politique d'austérité qui a échoué, adopte maintenant, la stratégie du dénigrement : les grecs, leur gouvernement sont montrés du doigt, jugés coupables de tous les maux, "des menteurs, des voleurs"...

On peut rappeler que celle qui est à la tête du FMI, Christine Lagarde, est, elle-même, exonérée d'impôt, et elle demande aux grecs de faire des sacrifices qui les conduisent au bord du précipice : où sont la justice et l'équité ?

L’objectif semble bien être de faire tomber le gouvernement d’Alexis Tsipras, en utilisant la tactique de la panique bancaire et, en sapant les fondements mêmes de l’économie du pays, de ruiner le soutien politique que le peuple grec apporte, encore, à ses représentants.

L'Europe ne peut, ainsi, anéantir le vote des peuples : la démocratie née en Grèce, serait totalement niée.

D'ailleurs, ce phénomène s'est déjà produit, lors du référendum sur le traité européen en France... il ne faut donc plus s'étonner de rien : les instances européennes décident, à leur guise, du destin des peuples.

L'Europe subit de plein fouet une crise qui vient du monde financier et les peuples n'en finissent pas de payer pour des gens irresponsables qui continuent à prospérer et s'enrichir, en spéculant sur les dettes des pauvres gens.

Nous sommes tous grecs, parce que nous subissons tous cette tyrannie de la finance et de l'austérité, nous sommes tous grecs, parce qu'on ne peut décemment voir un peuple anéanti par les technocrates de l'eurogroupe.

Nous sommes tous grecs, parce que la solidarité s'impose, quand des peuples sont en difficulté : le peuple grec n'est en rien responsable des dettes qui l'accablent, ce sont des gens modestes qui souffrent de l'austérité et de la crise.


 Nous sommes tous grecs, parce que l'Europe se doit d'être solidaire, face à des instances qui ne tiennent même plus compte de la volonté des peuples !


 Présentation du film : Je lutte, donc, je suis...

 

http://jeluttedoncjesuis.net/
 

 

Un article du journal Le Monde : Christine Lagarde ne paie pas d'impôt sur le revenu :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/28/christine-lagarde-non-plus-ne-paie-pas-d-impots_1708654_3214.html

 

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:35
La méthode de l'explication d'un texte littéraire...

 

 

 

L'épreuve écrite anticipée de français du Baccalauréat se déroule, ce vendredi 19 juin : les candidats peuvent choisir, parmi les sujets proposés, le commentaire ou l'explication de textes, épreuve intéressante, à condition de bien connaître la méthode et de bien s'y préparer...

Expliquer un texte est un exercice parfois difficile pour les élèves, car ils n'en comprennent pas bien les enjeux : expliquer un texte, c'est, étymologiquement, "dérouler les plis" et les secrets d'un texte, donc éclairer le sens, en percevoir la signification profonde.

 


Pour ce faire, il est indispensable d'avoir une bonne maîtrise de la langue, de la grammaire, des figures de style, des différents procédés qui servent à renforcer le sens d'un texte, à lui donner du poids.

Comprendre et expliquer un texte passe par une lecture attentive et même plusieurs lectures...

Il est, d'abord, important de repérer le ou les thèmes essentiels traités par l'auteur. On peut commencer par regarder attentivement le vocabulaire, les différents champs lexicaux qui parsèment le texte.

Une analyse bien menée doit, aussi, passer par une bonne connaissance de la littérature, de ses différents genres : roman, théâtre, poésie, essai... il faut mettre en évidence le genre auquel appartient le texte, car chaque genre fait appel à des procédés distincts et spécifiques.

Il faut bien maîtriser le vocabulaire de chacun de ces genres, par exemple, pour le théâtre, les didascalies, le monologue, le dialogue, la tirade, les répliques, le procédé de stichomythie etc.

Il est utile, aussi, de préciser le type de texte : narratif, descriptif, informatif ou argumentatif, parfois ces types se combinent dans un même texte, mais on peut souvent repérer une fonction dominante.

Là encore, chaque type de texte a ses caractéristiques : la narration déroule une succession d'événements, des péripéties, la description fait souvent appel aux différentes sensations, la vue ( couleurs, formes, dimensions), l'ouie, l'odorat, le toucher et, moins souvent, le goût... L'argumentation développe des idées, une thèse, grâce à des arguments, des exemples dont il faut étudier la portée et l'efficacité, enfin le texte informatif donne des renseignements essentiels au lecteur : c'est le cas d'une première scène d'exposition au théâtre, par exemple.

Il est évident que l'auteur peut mêler, dans un même texte, narration et description, ou narration et argumentation, les différents types pouvant se combiner.

La "grammaire" du texte doit être analysée, avec précision : les temps des verbes et leurs différentes valeurs, les pronoms personnels utilisés, le singulier ou le pluriel qui dominent, l'emploi du pronom indéfini "on", etc.

Les verbes sont plus particulièrement porteurs de sens : temps, mode, voix doivent être observés avec attention. Ainsi, la voix passive récurrente permet de souligner la passivité d'un personnage, le mode impératif qui sert à donner des ordres montre une autorité, une envie de dominer, de triompher de l'autre.

Les différents temps des verbes et leurs valeurs permettent de décrypter le sens des textes : le présent peut être un présent de narration, ou de vérité générale ou de discours, l'imparfait marque la description, a une valeur itérative ou durative, à l'inverse le passé simple est utilisé pour l'enchaînement des actions dans un récit et indique une action ponctuelle, une instantanéité...

Il peut être intéressant de repérer les catégories de sens des verbes : verbes d'état, d'action, de mouvement, de perception, de déclaration.

La littérature ayant une fonction esthétique, il est essentiel de percevoir toutes les figures de style qui viennent embellir le texte, le rendre attrayant, agréable à lire...

Ces figures multiples et variées renforcent le sens, sont au service des idées : hyperboles, à valeur laudative ou dénonciatrice, périphrases, comparaisons, images, effets de sonorités ou encore énumérations, rythmes binaires ou ternaires à valeur d'insistance etc.

Le plan du texte est, parfois, habile ou original : dans ce cas, il est utile de mettre en évidence la structure de l'extrait à étudier.

Le vocabulaire lui-même est porteur de sens : mots élogieux ou péjoratifs, les niveaux de langue utilisés, familier, courant ou soutenu, enfin, la polysémie, les auteurs aimant parfois jouer de la pluralité de sens des mots.

Il faut regarder la forme des phrases : interrogatives et exclamatives permettent d'animer un texte, de le rendre plus vivant.

Le repérage du ou des registres d'un texte est, souvent, intéressant : le registre comique et ses différents procédés, le tragique et ses composantes, la fatalité, la terreur et la pitié, le pathétique qui vise à émouvoir, le texte ironique qui sert à dénoncer, le texte épique qui suscite l'effroi ou l'admiration, le fantastique qui provoque incertitude et peur.

Ainsi, on arrive à déterminer quel est le but de l'auteur : faire rire, émouvoir, provoquer la peur, éveiller la réflexion...

L'explication ou le commentaire doivent révéler les aspects les plus importants d'un texte, grâce à un plan qui peut mettre en évidence soit des thèmes essentiels, soit des registres ou encore la structure, ou la fonction du texte : informative, attractive, argumentative....

Cet exercice très formateur demande une certaine sensibilité littéraire, mais surtout une bonne maîtrise des outils de l'analyse littéraire qu'il faut mettre en oeuvre avec rigueur.


 

 

La méthode de l'explication d'un texte littéraire...
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 17:01
Jouer à faire la guerre ?

 

 

Sur internet, on aura tout vu : après l'application Gossip qui incite les jeunes à lancer des ragots, on découvre l'horreur de certains sites dédiés à des "jeux" de guerre.

Trois adolescents sont morts, un quatrième est entre la vie et la mort : ils se sont livrés à un jeu de simulation de combat en plein air, l'Airsoft, un pistolet a été découvert à proximité de l'explosion qui leur a coûté la vie et qui a blessé gravement l'un d'entre eux.

 Les adeptes de l'Airsoft sont habillés en tenue militaire, quand ils jouent dans la nature. On peut découvrir des recettes complètes de fabrications d'explosifs et de fumigènes sur Internet, sur des sites spécialisés de ce "jeu".

On est atterré de voir que, sur internet, des sites sont dédiés à ce type d'activités.

Les adolescents sont-ils à ce point désoeuvrés, pour s'adonner à ce genre de loisirs ?

De fait, des adultes pratiquent, aussi, ce "sport" pour se défouler et simulent des jeux de guerre, avec des armes factices parfaitement imitées.

Un reportage diffusé, lors du journal de 20 heures sur France 2, Dimanche 14 juin, montre ces "parties de guerre" : des hommes en treillis, portant des lunettes protectrices, en train de confectionner de fausses bombes, sans danger, certes... mais, sur internet, des vidéos au contenu illicite expliquent comment fabriquer ces engins incendiaires, avec des ingrédients très dangereux.

"En France ce jeu comporte 40 000 adeptes", peut-on apprendre au cours de ce reportage.

"Jouer à la guerre" ? Comment peut-on envisager de tels jeux ? Alors que la guerre a disparu en Europe, qu'elle fait partie, heureusement, du passé, certains prennent plaisir à ce qu'ils appellent des jeux de guerre ??

On perçoit, là, l'influence des jeux vidéos qui privilégient, souvent, ces thématiques de la violence, de la haine et de la guerre.

Le réalisme de ces jeux conduit certains à mettre en actes ces combats, à les vivre sur le terrain, et des adolescents se laissent entraîner dans ces jeux sttupides et dangereux.

Notre monde en perte de repères conduit certains jeunes gens à faire n'importe quoi, à se perdre dans des loisirs stériles et dangereux.

Il faut redonner du sens à notre société, montrer aux adolescents qu'il existe des loisirs sains et nobles : le sport, la lecture, des activités artistiques.

La guerre ne peut être, ainsi, magnifiée par des jeux  donnant l'illusion que les guerriers sont des héros : la guerre dégrade l'homme,  l'anéantit et le meurtrit à jamais.

La guerre est l'horreur absolue et "jouer à la guerre", avec un tel souci de réalisme devient une façon de la banaliser , de la rendre acceptable, et même de la glorifier...

Il existe tant d'autres façons de passer le temps, de manière constructive, tant d'autres façons de s'amuser, de se distraire, de se dépenser physiquement, à travers un sport.

Il faut que certains sites dangereux soient interdits sur internet : propager des recettes mortifères est un crime qu'il faut sanctionner lourdement.

La guerre présentée comme un jeu, avec des simulations si proches de la réalité, ne doit pas être, ainsi, magnifiée et mise en valeur : la guerre n'est pas un jeu, elle est la plus grande défaite de l'humanité...


 

 

Reportage à 1 minute, 50 :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-dimanche-14-juin-2015_940993.html

 

 

 

 

Jouer à faire la guerre ?
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 17:34
Le latin et le grec, des langues pour l'avenir...

 

 



Le latin, le grec, langues anciennes sont le substrat de notre culture, elles sont présentes dans un grand nombre de mots de la langue française.


L'étymologie, la science du vrai, nous permet de remonter à ces origines lointaines mais si vivaces dans notre vocabulaire...

Il suffit de consulter un dictionnaire pour percevoir toute l'importance du latin et du grec dans la formation de notre langue.

Le passé nourrit le présent, l'enrichit et nous permet de mieux comprendre toutes les notions qui nous entourent, le passé nous offre aussi une ouverture sur l'avenir, des perspectives nouvelles, différentes, car ce passé est riche de significations.

Ainsi, les mots venus du grec et du latin, devenus des termes français, intégrés dans notre langue nous montrent des réseaux de significations, nous permettent de mieux maîtriser la langue, de jouer avec elle, de voir le monde dans une continuité, pour progresser, pour approfondir la réflexion...

Il est important de peser ses mots... dans le monde moderne, trop souvent, on oublie de le faire : peser ces mots, c'est choisir le terme adéquat, adapté, c'est retrouver l'origine du mot, pour pouvoir bien en comprendre le sens.

Que de confusions parfois dans les mots ! Que d'erreurs commises !

L'étymologie permet d'éviter ces erreurs, de clarifier les propos, de s'exprimer avec le mot juste.

Chaque mot a une histoire, comme chacun d'entre nous en a une : pourrait-on se passer de cette histoire ? Pourrait-on vivre, coupé du passé ?

Sans passé, l'avenir n'existe pas, ne se construit pas sereinement : nous avons besoin de ces repères qui nous structurent et nous propulsent vers l'avenir.

Les mots que nous utilisons tous les jours, les mots les plus simples et les mots plus techniques, plus difficiles font partie de nous, ils expriment nos pensées, nos idées, avec précision, grâce à eux, nous pouvons développer toutes sortes de réflexions....

Alors qu'on assiste à une baisse générale du niveau en grammaire et en orthographe, le latin et le grec consolident ces connaissances, et rendent plus facile la mémorisation des familles de mots.

Il est important, aussi, pour mieux affronter l'avenir de connaître toutes les origines de notre culture : le théâtre, la tragédie, la comédie, la poésie, la fable, toute notre littérature a des racines grecques et latines, nos auteurs se sont imprégnés de cette culture, et s'en sont inspirés.

Les sciences elles-mêmes se sont développées en Grèce, les mathématiques, l'astronomie, la physique.

Pourrait-on envisager de raser les monuments historiques qui nous viennent de la romanité ? Pourrait-on faire fi de tout ce passé, le mépriser, le réduire à néant ?

Il est vrai que certains groupes islamistes se livrent à ces pratiques insensées et barbares, en anéantissant des chefs d'oeuvre venus du passé... voulons-nous devenir des barbares, coupés du passé ?

Le latin et le grec sont menacés par la nouvelle réforme des collèges, prévue pour la rentrée 2016... Ces disciplines ont, déjà, été lourdement pénalisées par des suppressions d'heures, des horaires mal placés.

Il ne faut pas s'étonner de la baisse du niveau des élèves, quand on sacrifie, ainsi, des enseignements si formateurs et essentiels.

Pour préparer l'avenir, pour assurer aux élèves une formation solide sur des bases et des fondements sûrs, il est important de se référer à des connaissances ancrées dans le passé.

Le latin et le grec ne sont pas des langues mortes, comme on le dit trop souvent : ces langues vivent à travers le français, elles sont omni-présentes, elles survivent même là où on ne le soupçonne pas, des termes très modernes sont, ainsi, empruntés au grec, "le canapé, la vidéo, la télévision, le cinéma, l'astronomie", pour ne citer que quelques exemples...

Le latin et le grec sont notre substance, ils font partie intégrante de notre environnement et de notre culture, il est donc essentiel d'approfondir la maîtrise de ces langues pour une bonne intégration dans le présent et l'avenir...


 

 

 

 

 

Le latin et le grec, des langues pour l'avenir...
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 16:05
Des naïades bleutées aux envols étincelants...

 

 

 

 

Quatre "l" de libellule, quatre ailes aux voiles transparents, quatre nuées d'arantèles sur le corps des libellules !

 

Des libellules aux tons de bleus virevoltent sur l'eau, elles font voler des fuseaux de lumières, accompagnés d'envolées diaphanes...


Les ailes translucides, vaporeuses, vibrent de liberté, de bonheur et d'ivresse.

Les libellules s'enivrent de soleils,  rasent les ondes limpides, les peuplent de mystères nouveaux, les enluminent de teintes radieuses...

Couleur de ciel azuréen, d'un lapis-lazuli éblouissant, les corps élancés des insectes lancent des éclats, dans l'air brûlant.

Les libellules envahissent l'espace de leurs tourbillons et de leurs volutes vertigineuses : légères, si fragiles, si volatiles, elles s'emparent du ciel, le transforment en un ballet étourdissant...

Le bleu s'irradie de lumières, le bleu devient turquoise sous le soleil, il vibre, resplendit, illumine le plan d'eau et l'oeil ne voit plus que cet envol de bleu.

Les ailes de gaze subtile s'enroulent, se déroulent dans un mouvement accéléré, dans une danse frénétique.

Toutes en ailes, les libellules s'auréolent de tulles ondoyants, elles se parent de mousselines soyeuses, elles deviennent des ondines de l'air, aux robes rayonnantes, elle deviennent des naiades bleutées aux envols étincelants...


Quatre "l" de libellules, quatre ailes aux voiles transparents, quatre nuées d'arantèles sur le corps des libellules !



 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Des naïades bleutées aux envols étincelants...
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