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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 16:41
Réforme des collèges : la démagogie à l'oeuvre...

 


La réforme des collèges annoncée pour la rentrée 2016 prévoit, pour la classe de cinquième, des enseignements interdisciplinaires, sur 4 ou 5 heures : des heures qui se veulent attractives, ludiques pour les élèves, qui leur permettront de réaliser des projets...


Parmi ces disciplines, le latin ne sera plus une option proposée en plus des autres matières, mais l'un des nouveaux "Enseignements pratiques interdisciplinaires ou EPI", intitulé "Langues et culture de l’antiquité".


On voit forcément se profiler la disparition pure et simple de cette discipline, mise en concurrence avec d'autres thématiques...


L'interdisciplinarité a quelques vertus : certes, elle offre aux  élèves l'occasion de croiser des connaissances, mais érigée en dogme, elle comporte des risques : sur ces 5 heures d'EPI, les élèves sont engagés dans un émiettement, une dilution, une sorte de dispersion des connaissances.


Ces cours demandent, aussi, aux enseignants de nombreuses heures de préparation et de concertation pour des résultats assez décevants.

Les enseignants déjà surchargés de travail seront vite saturés par la lourdeur de la tâche.

Comme toujours, il s'agit de rendre l'enseignement plus ludique, mais en terme d'efficacité, on peut craindre le pire : les élèves en difficulté ont vraiment besoin de revoir des bases solides de connaissances.


Travailler pendant 5 heures sur des EPI, c'est passer du temps à préparer des projets, mais c'est oublier les fondamentaux, l'apprentissage de la lecture, la compréhension des textes, leur analyse.


Depuis des années, règne cette idéologie propagée par certains "pédagogues" : l'élève doit découvrir par lui-même, en expérimentant...

Belle illusion ! Les élèves doivent apprendre pour progresser, et il faut leur donner des outils pour le faire, il faut leur montrer le chemin, les guider, et leur transmettre des connaissances.

Il faut surtout, structurer leur pensée, par la maîtrise de leur propre langue, redonnner toute sa valeur à l'enseignement de la grammaire, à l'orthographe, et à l'étymologie.

Au collège, un certain nombre d'élèves qui ont des difficultés de lecture, ont besoin de cet apport : il faut revoir certaines notions essentielles, les conjugaisons, les fonctions des mots, les valeurs des temps, la structure des phrases etc.

Les EPI vont empiéter sur ces temps d'apprentissage indispensables, d'autres heures seront sacrifiées....

On peut faire ponctuellement de l'interdisciplinatié, construire un projet, sur une année, cette pratique existe déjà, mais systématiser cette méthode semble dangereux pour les apprentissages fondamentaux.


Il faut le rappeler encore : tout apprentissage se bâtit et se construit sur des efforts : oui, l'école est contraignante, oui, l'école exige du travail, mais c'est une préparation à la vie future de chacun, avec ses difficultés et ses obstacles.


Vouloir gommer ces obstacles, faire comme s'ils n'existaient pas, c'est nier la vie, c'est aussi faire preuve de démagogie...

 

 

 

Réforme des collèges : la démagogie à l'oeuvre...
Réforme des collèges : la démagogie à l'oeuvre...
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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:57
Scène vécue au supermarché...

 

Les temps de crise sont difficiles pour certains : difficile de payer toutes les factures qui s'alourdissent, difficile de boucler les fins de mois...

Dans un supermarché, on peut, parfois, assister à des scènes douloureuses qui prouvent tous les problèmes rencontrés par certaines personnes.


Ce jour-là, la foule se pressait dans le magasin, les files d'attente aux caisses étaient impressionnantes : seule la caisse dite "prioritaire" était plus libre d'accès, je m'y précipitai, alors, pour payer mes achats.

Après moi, un couple, avec une jeune femme enceinte, s'était présenté, naturellement, je leur fis signe de passer en priorité, mais je n'obtins pas de réponse... J'insistais donc pour leur céder ma place... le couple me remercia, alors, et se mit à décharger un caddie, où s'entassaient des bouteilles d'eau, de gros paquets de fruits et de légumes...

Soudain, la caissière impatientée s'interrompit et demanda à une autre employée de lui passer une balance, pour vérifier le poids des produits...

 

Un paquet de 5 kilos de pommes de terre avait été décompté de 3 kilos, et d'autres de fruits, de tomates étaient à l'avenant.

Pendant ce temps de pesage, le mari s'était éclipsé et il ne restait plus que la jeune femme, confrontée, seule, au malaise de cette fraude au pesage...

" Il faut aller repeser ces paquets", dit la caissière, forcément contrainte de ne pas accepter de telles tricheries.

Dépitée, la jeune femme refusa et laissa la marchandise sur place, après avoir payé le reste de la facture.


La scène a suscité, sur l'instant, bien des commentaires, d'autant que la file d'attente s'était allongée, et que les gens s'impatientaient.

La caissière, laissant transparaître sa colère, car la fraude était grossière, commentait le décalage entre le poids réel et celui de l'étiquette qui était énorme.

Cet usage s'est, désormais, instauré dans les supermarchés : chacun choisit les fruits et légumes, puis les pèse sur des balances mises à disposition... une façon pour les grandes surfaces d'économiser du personnel et de rentabiliser, encore plus, le magasin.

Dès lors, la tentation est grande, pour certains, de frauder, de rogner sur le poids, de faire un premier pesage, puis de rajouter d'autres fruits ou légumes.

La caissière s'indignait de ce qui s'était passé, tout le monde commentait : la crise, les difficultés, la misère...

De fait, cette jeune femme et son mari ont fraudé de manière grossière, car le poids indiqué était très éloigné du poids réel des produits.

Sur l'instant, la tendance était de fustiger ce couple très BCBG, au look moderne et apprêté, mais connaît-on toutes les difficultés auxquelles sont confrontés les gens, en ces temps de crise ?


Le chômage fait des ravages, et les supermarchés, leur mode de fonctionnement très libre offrent de nombreuses tentations de fraude à certains...

Les officines de la grande distribution, en supprimant des personnels, caissières, vendeurs, réalisent de plus en plus de profits : il n'est pas étonnant que des scènes de ce genre se perpétuent... Tous les produits sont libres d'accès, la surveillance se réduit à minima, les magasins, vides de personnels, regorgent de produits.

 

C'est ce mode de distribution qu'il faut incriminer : toujours plus de profits, toujours plus de chômage...

On entre dans une sorte de cercle infernal qui condamne les gens à ne pas trouver de travail, qui les pousse à frauder pour survivre....



 

Scène vécue au supermarché...
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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 16:43
Le parti socialiste : de l'art de perdre un électorat précieux...

 

 



La réforme des collèges, préparée à la hâte, prévue pour la rentrée 2016, n'en finit pas de susciter des contestations et des controverses : les lettres classiques menacées de disparition, l'enseignement de l'allemand et les sections européennes mis en péril, l'histoire tronquée dans ses programmes...


Les enseignants, on le sait, ont tendance à voter à gauche, et ils constituent une partie conséquente de l'électorat du parti socialiste et de la gauche...


Avec ces réformes qui soulèvent tant de problèmes, qui mécontentent nombre d'enseignants, on peut le dire : le gouvernement en place est en train de miner la confiance des enseignants dans les décisions qui sont prises...

Les vacances scolaires, elles-mêmes, sont adaptées à la volonté et aux diktats des lobbies du tourisme.

Comment les enseignants peuvent-ils ne pas s'alarmer face à toutes ces mesures qui vont à l'encontre du bon sens ?

Les professeurs d'histoire s'inquiètent, à juste titre, des nouveaux programmes fixés par l'éducation nationale : on y distingue les sujets obligatoires et des sujets facultatifs, ces derniers étant laissés à l’appréciation des enseignants... "Ainsi, l'étude de l'Islam sera obligatoire, mais celle du christianisme médiéval facultative - ceux qui choisiront de l'enseigner devront le faire uniquement sous l'angle de l' "emprise de l'Eglise sur les mentalités rurales. "

On est sidéré de constater que nos propres racines, en l'occurrence, le christianisme médiéval, deviennent un enseignement facultatif.

Faut-il donc avoir honte de notre passé, faut-il renier nos origines ?

Cette réforme des collèges a été, une fois de plus, bâclée, faite dans la précipitation et sans aucune concertation préalable, puisqu'elle provoque tant de rejets et de réactions négatives.

Vers quel gouffre se dirige le gouvernement ? Le secteur éducatif devait être la priorité et il est sacrifié à des intérêts commerciaux, à une idéologie de la culpabilité, de la repentance...

L'histoire, notre histoire est faite d'errements, de fautes, d'erreurs, mais peut-on la réduire à cela ?

La réforme privilégie, aussi, les enseignements interdisciplinaires, méthode qui paraît séduisante, mais l'interdisciplinarité, si elle peut comporter occasionnellement, un intérêt, ne saurait être systématisée sans danger : éparpillement, morcellement, dispersion et dilution des connaissances...

L' enseignement qui est proposé se veut, avant tout, ludique, amusant, mais peut-on sacrifier, dans ce domaine, la notion d'effort, la valeur des apprentissages ?

On ne peut construire une réforme, sans le consentement des acteurs principaux de l'éducation : les enseignants...

Le parti socialiste est-il en train de scier la branche sur laquelle il s'est appuyé ?

A n'en pas douter, c'est ce qui risque de se produire : la gouvernance de Nicolas Sarkozy avait laminé l'éducation nationale par des suppressions de postes, par la suppression de l'année de stages pour les nouveaux enseignants, et ce gouvernement est en train de prendre le même chemin.

Les socialistes veulent-ils renoncer au pouvoir ? 

S'agit-il de préparer une nouvelle alternance ?

Encore une fois, on a cette fâcheuse impression, mais c'est peut-être le but de nos politiques que de se passer alternativement la balle du pouvoir ?

L'alternance devient une sorte d'habitude, dans le monde politique, et il semble que l'on veuille nous soumettre à cette loi...

L'éducation devait être une priorité du gouvernement en place : de toute évidence, la réforme des collèges ne satisfait personne. Les vacances scolaires sont, même, réajustées pour favoriser le secteur touristique...


Où est la priorité ? 





 

Le parti socialiste : de l'art de perdre un électorat précieux...
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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 16:26
Lilas, fleurs d'améthyste...

 



Lilas ! Grappes d'améthyste ! Brouées de bleu !


Les fleurs en flocon d'écumes, se répandent, s'épanchent, offrant des envolées de lumières... Les bouquets exhalent des parfums légers, dont s'emparent des brumes d'insectes subtils...

Un papillon, aux éclats de rouge et de noir, pose ses ailes sur un des bouquets... tableau éblouissant de couleurs, ombre brune sur la pâleur des corolles....

Rouge, noir, éclats d'opalines !

Tout autour, un bourdonnement d'insectes, une parade d'envols.

 

Sylphes, aspioles , psylles tourbillonnent....


Les bouquets s'épanouissent sous le soleil du printemps : la nature vibre, rayonne, la nature se gorge de vie, de parfums, les grappes de fleurs ruissellent dans l'air apaisé.

Les  fleurs serrées, denses, deviennent écumes, flots d'éclats solaires, elles font surgir des ciels d'été d'azur pâle, des ruissellements de vagues, des épis de pétales ondoyants...

Les lilas ondoient et chaloupent sous le soleil... les fleurs
 s'abreuvent de lumières, chavirent, alors que les pins s'illuminent de verts sombres, les bouquets font resplendir de légères fleurs d'améthyste.


Les fleurs rayonnent sur les grappes... tout autour, flottent, dans l'air, des parfums suaves, aux embruns de miel...

Le printemps s'empare des fleurs...


 

 


 

 

 

 

Photos : rosemar

Lilas, fleurs d'améthyste...
Lilas, fleurs d'améthyste...
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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 21:04
L'été on allait voir la mer...

 

 

Une chanson consacrée à la figure d'un père qu'on aurait dû mieux aimer, c'est, au fond, l'histoire de chacun d'entre nous...


Comment ne pas être sensible à la vérité de cette chanson  ? Souvent, on ne voit pas les êtres qui vivent à côté de nous, on n'y prête pas assez attention.


Le souvenir d'un père, "au vieux pardessus râpé", hante le poète : associé au verbe "aller", aux saisons contrastées que sont l'hiver et l'été, ce père est l'image d'un ouvrier qui travaille dur, pour gagner sa "graine", c'est bien l'image d'un gagne-petit, qui se léve dans le "petit matin frileux".

L'adjectif "frileux", associé au matin, dans un hypallage, suggère toute la rudesse de l'hiver et du monde du travail.


On perçoit une vie faite d'adversité et de dénuement : un seul jour de repos, le dimanche, des vacances qui se réduisent à "aller voir la mer".

On voit, aussi, le quotidien du personnage : un quotidien morne, "le même autobus de banlieue pris pendant des années", le retour du boulot et le silence dû à la fatigue, à un univers monotone... L'emploi de l'imparfait à valeur itérative, tout au long du texte, restitue cette monotonie : "il s'en allait, on allait voir la mer, il s'asseyait, on ne recevait, il rentrait, on connaissait la chanson, y'avait pas la télé, j'allais chercher."

Et même les dimanches sont faits d'ennuis, dans ce monde où les distractions sont limitées : "on ne recevait jamais personne".

"Les jours de paye" sont, ensuite évoqués, mais sont, aussi, l'occasion de soucis et de révoltes contre les "bourgeois, les patrons", contre celui qu'on appelle "le bon dieu".

Le poète regrette d'avoir fui ce père, cette maison où "il n'y avait pas la télé", pour rechercher à l'extérieur une évasion...

 

Le père et le fils ne se sont pas regardés, pendant des années... Et le regret transparaît à travers l'emploi des conditionnels : 

"J´aurais pu c´était pas malin 
Faire avec lui un bout d´chemin 
Ça l´aurait p´t´-êt´ rendu heureux 
Mon vieux. "

Et l'auteur en vient à évoquer l'adolescence, la jeunesse, une période où "l'on n'a pas le coeur assez grand..."
Quelle vérité dans ces propos ! 

Le texte, écrit dans un langage courant et familier, restitue bien un univers familial simple, le milieu ouvrier : "la graine, le boulot, gueuler, c'est con, la télé, toutes ces choses là..."
L'emploi d'octosyllabes réguliers traduit la monotonie, l'ennui de cette vie de pauvreté et de travail.

Le poème ponctué par l'apostrophe récurrente "mon vieux", un peu familière et péjorative, semble montrer toute la distance qui sépare le père et le fils.

A la fin du texte, le mot "papa" apparaît, enfin, comme une ultime reconnaissance, accompagnée  du regret de l'absence, ce que souligne encore l'utilisation du conditionnel : "j'aimerais."



C'est en 1962 que Michelle Senlis a écrit ce texte "Mon vieux", en hommage à son père, Jean Ferrat l'a mis en musique en 1963. La chanson a été reprise, ensuite, par Daniel Guichard.

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Christelle

 

L'été on allait voir la mer...
L'été on allait voir la mer...
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 17:51
Réforme des collèges : le retour des précieuses ridicules...

 

 


Molière, en son temps, a fustigé et ridiculisé le langage ampoulé, plein d'emphase des précieux et des précieuses qui s'appliquaient à utiliser des périphrases, pour désigner des réalités très ordinaires : le "fauteuil" devenait "les commodités de la conversation", "le miroir" recevait l'appellation de "conseiller des grâces"...."le balai", celle de "l'instrument de la propreté..." "la chandelle" devenait "le supplément du soleil."


Et, plus de 300 ans plus tard, voilà que ce langage grotesque ressurgit, dans les termes de la nouvelle réforme des collèges !


On se croirait revenu au temps de Molière !!

Mais qui a osé rédiger et publier de tels textes qui défient la compréhension et font appel à un jargon d'un autre âge ?

Des responsables du ministère sont, donc, payés pour perdre les gens dans un fatras de mots incompréhensibles ?

Ces responsables sont-ils incultes, n'ont-ils pas lu Molière ? N'ont-ils même perçu le ridicule et le grotesque des mots qu'ils utilisent ?


La piscine devient "un milieu aquatique profond et standardisé", dans lequel il convient de "traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête."
Il n'est plus question de "courir", mais de "créer de la vitesse". L'apprentissage des langues étrangères devrait maintenant se résumer en cet obscur et magnifique slogan : "aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs". L'éducation aux médias est censée être « spiralaire », vocable dont on ignore encore le sens !

Un jeu de raquettes devient "un duel médié par une balle ou un volant."


Les EPI ou Enseignements pratiques interdisciplinaires sont créés ! Un fourre-tout dans lequel on trouve : Le monde économique et professionnel, Les langues et cultures de l'antiquité, Les langues et cultures étrangères et régionales, Le développement durable, Sciences et société, Corps, santé et sécurité, Information, communication, citoyenneté, Culture et création artistique...


Le texte officiel indique les directives suivantes :

"Les nouveaux EPI seront une modalité explicite de mise en œuvre des programmes dans lesquels ils sont définis. Le conseil d'administration du collège, sur proposition du conseil pédagogique, déterminera les thématiques qui seront traitées dans les classes de 5e, 4e et 3e.

Les EPI devront aussi contribuer de façon concrète à la mise en œuvre au collège des trois parcours éducatifs : le parcours citoyen, le parcours d'éducation artistique et culturelle (PEAC) et le parcours individuel d'information et de découverte du monde économique et professionnel (PIODMEP)."

On se perd dans des sigles, et on perçoit l'inanité et le vide de tous ces mots ! On est sidéré, devant un tel langage !


La réforme des collèges, telle qu'elle est présentée, défie l'entendement ! 


Dans le monde éducatif, où il est essentiel, plus que dans un autre, d'employer un langage clair et accessible à tous,  c''est l'inverse qui se produit...

On nous sert une "bouillie" prétentieuse : mais de qui se moque-t-on ? Des élèves, des parents d'élèves, des enseignants eux-mêmes ?

Veut-on, vraiment, faciliter l'accès de la culture à tout un chacun ? On ne saurait le dire, car un tel vocabulaire va dans le sens contraire !

Assez de jargon incompréhensible ! Assez de technocrates qui osent signer de telles réformes qui vont à l'encontre du bon sens !

Les enseignants qui sont sur le terrain en ont assez d'être dirigés par des gens incompétents qui osent produire de telles inepties !

Devant les difficultés que rencontrent les élèves, il est essentiel de recentrer l'enseignement sur l'apprentissage de la grammaire, de l'orthographe, sur l'importance de la lecture, de la compréhension et de l'analyse des textes, en lieu et place, on nous sert des textes pompeux, éloignés des réalités du terrain...

 

Les gens du ministère feraient bien de relire leurs classiques, Molière, notamment, lui qui a montré le ridicule de certains de ses contemporains... Le temps a passé mais on voit que la prétention, l'inanité, le vide existent toujours et ce, dans les plus hautes instances de la société !

 

 

 

 

 

 

Réforme des collèges : le retour des précieuses ridicules...
Réforme des collèges : le retour des précieuses ridicules...
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 16:28
Quelques vers des troubadours...

 


"Quelques vers des troubadours ont su exprimer la joie d'une manière si pure qu'à travers elle, transparaît la douleur poignante, la douleur inconsolable de la créature finie. "Quand je vois l'alouette mouvoir De joie ses ailes contre le rayon, Comme elle ne se connaît plus et se laisse tomber Par la douceur qui au cœur lui va."

C'est ainsi que Simone Weil évoque les oeuvres des troubadours du Moyen Age, dans ses Ecrits historiques et politiques...



Le mot "troubadour" résonne d'éclats, de tourbillons, ce nom n'est-il pas un poème, à lui tout seul, avec ses échos de sonorités qui se répondent et s'inversent dans la dernière partie ?

Le troubadour, (le "trobador", en ancien occitan), n'est-il pas l'inventeur par excellence, le poète, le trouveur de mots ?


Dentale, gutturale, labiale, dentale à nouveau... des consonnes variées expriment, dans ce seul nom, toute l'inspiration de ces poètes, aux talents étonnants et multiples.

Poètes, chanteurs, musiciens, créateurs, les troubadours se sont illustrés au Moyen Age, par des oeuvres d'une diversité et d'une créativité étonnantes.

Le mot "troubadour" chante le sud, la langue d'oc, celle du soleil, de la mer, des collines, des paysages méditerranéens.

Et ces poètes ont su, aussi, par leur lyrisme, évoquer les tourments, les désarrois de la vie humaine.

Les troubadours, orfèvres de la langue et des mots, chantent l'amour, ses charmes, ses détours, ses blessures...


Guillaume de Cabestaing, Geoffroy Rudel, Bernard de Ventadour, Arnaud de Marveil, Folquet de Marseille, Raimond de Miravals... autant de poètes du passé dont on a oublié les noms, et les oeuvres, autant d'auteurs dont les noms aux sonorités lointaines nous émeuvent et nous intriguent.


Ils excellent, pourtant, dans les chants de la fin'amor, une sublimation de l'amour courtois envers la Dame vertueuse, belle et inaccessible. L'exaltation du désir devient, pour eux, une quête mystique, et l'amour rejoint une sorte de ferveur religieuse.

"Alba, ballade, canso, chanson de toile, lai, madrigal, rondeau, pastourelle, virelai, chansons de gestes", les troubadours se sont illustrés dans de nombreux genres littéraires.

"Alba", la chanson d'aube réunit les deux amoureux, dans un dialogue où ils connaissent des moments délicieux, ils en viennent à oublier l'aube qui paraît, le chant d'un oiseau les avertit du danger de se faire surprendre.

"La canso" exalte l'amour coutois, la fin'amor où le poète suggère, à la fois, la sensualité et l' idéalisation de l'être aimé.

Dans "la chanson de toile", ou chanson à filer, à tisser, on entend une amoureuse qui se lamente sur la mort de son amoureux, ou sur son entrée au couvent...

"La pastourelle" évoque les amours d'un seigneur et d'une bergère qui ne se laisse pas facilement séduire.

Ces poésies, pleines de fraîcheur, méritent d'être remises à l'honneur...

Les chansons de Bernard de Ventadour sont riches et limpides, nourries de sentiments personnels. Il fut l’un des meilleurs musiciens de son temps et figure parmi les plus grands poètes de l’amour en langue d’oc.

 

 Bernard de Ventadour (en ancien occitan Bernartz de Ventedorn),  poète et troubadour du 12 ème siècle écrivit de nombreux poèmes, parmi lesquels on peut citer celui-ci : 


"J’ai le cœur si plein de joie,
Qu’il transmute Nature :
C’est fleur blanche, vermeille et jaune
Qu’est pour moi frimas ;
Avec le vent et la pluie
S’accroît mon bonheur.
Aussi mon Prix grandit, monte ;
Et mon chant s’épure.
J’ai tant d’amour au cœur
De joie et de douceur,
Que gelée me semble fleur,
Et neige, verdure.


Je puis aller sans habits,
Nu dans ma chemise,
Car pur amour me protège
De la froide bise...


D’amitié elle m’écarte !
Mais j’ai confiance,
Car d’elle j’ai du moins conquis
La belle apparence.
Et j’en ai, en la quittant,
Tant d’aise en mon âme
Que le jour de la revoir
Serai sans tristesse.
Mon cœur est près d’Amour :
Donc l’esprit là-bas court,
Mais le corps ici, ailleurs,
Est loin d’elle, en France.


Je garde bonne espérance,
– Qui m’aide bien peu –
Car mon âme est balancée
Comme nef sur l’onde.
Du souci qui me déprime
Où m’abriterai-je ?
La nuit il m’agite et jette
Sur le bord du lit :
Je souffre plus d’amour
Que l’amoureux Tristan
Qui endura maints tourments
Pour Iseult la blonde.


"Ah Dieu ! que ne suis-je aronde
Pour traverser l’air,
Voler dans la nuit profonde
Jusqu’en sa demeure ?
Bonne dame si joyeuse,
Votre amant se meurt ;
Je crains que mon cœur se fonde
Si mon mal ne cesse…
Dame, je joins les mains,
Je prie : je vous adore.
Beau corps aux fraîches couleurs,
Bien cruel vous m’êtes !...


Messager, va et cours,
Dis moi à la plus belle
Que je pâtis pour elle
Douleur et martyre."



 Dans ces vers, l'amour transfigure le monde, il procure des souffrances démesurées, mais aussi des bonheurs inouis, des sensations de joie débordantes...

 

Les troubadours, souvent oubliés, ont écrit des oeuvres attachantes, ils méritent d'être redécouverts : la langue du Moyen Age, avec ses tournures et ses mots d'autrefois, revêt un charme lointain et particulier.

Les troubadours nous font voyager dans le temps, nous font entendre des voix et des musiques anciennes, un monde plein d'harmonie et de tourments...


 

 

Quelques repères sur Bernard de Ventadour :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernart_de_Ventadour

 

En haut de l'article : Paolo et Francesca   Tableau de Ingres



 

Manuscrit  auteur de la photo : Fabricio Cardenas  creative commons

Manuscrit auteur de la photo : Fabricio Cardenas creative commons

Miniature du Moyen-Age

Miniature du Moyen-Age

Nymphe et troubadour  Tableau de Hans Makart

Nymphe et troubadour Tableau de Hans Makart

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 16:56
Quand un ministre allemand donne des leçons à la France...

 


Quand un ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, déclare que la France a besoin de réformes, qu'il donne des leçons au gouvernement français, on peut parler d'une forme d'arrogance et d'ingérence dans la politique d'un pays voisin...


"La France serait contente que quelqu'un force le Parlement à adopter des réformes courageuses, mais c'est difficile, c'est la démocratie." a-t-il notamment déclaré, le jeudi 16 avril, lors d'un débat, à Washington... Ce ministre semble, même, regretter l'existence d'une forme de démocratie, dans notre pays !

Le ministre a, aussi, évoqué les réformes, selon lui,  "très réussies", menées en Espagne, sous la supervision de la "Troïka".

 

Les espagnols qui vivent à l'heure de l'austérité et des régressions sociales apprécieront un tel jugement, on peut l'imaginer !

M. Schäuble n'a, sans doute, pas perçu encore tous les dégâts générés par les poltiques d'austérité menées en Europe, sous l'impulsion de la Troika...

L'économie allemande est florsissante et triomphante, nous dit-on... mais à quel prix ?

Au prix de millions de travailleurs sacrifiés, au prix d'emplois précaires mal rémunérés, au prix d'une grande misère sociale.

On aimerait plus de modestie et de réserve de la part d'un ministre, fût-il allemand : l'Europe, sous le joug de l'austérité, souffre... des gens se suicident en raison du chômage, de la pauvreté.

Alors, parler de réussite de ces politiques relève d'une forme d'inconscience... Les espagnols qui souffrent de la crise n'ont qu'une hâte : changer de politique, en changeant de gouvernement...

La corruption qui règne dans ce pays atteint des sommets : quelle réussite !

La Grèce, elle même, n'est pas tirée d'affaires, même si les négociations se poursuivent avec l'Eurogroupe.

L'Italie n'est pas mieux lotie, et elle pourrait, elle aussi, sortir de la zone euro, alors qu'elle est, de plus, confrontée à un afflux de migrants, et qu'elle n'est guère assistée par l'Europe.


La Troïka, tant vantée par M. Schäuble, n'a pas fini son oeuvre de "supervision" et de saccage des économies.

Alors que les banquiers prospèrent, que certains s'enrichissent de manière éhontée, que la pauvreté ne cesse de croître, que les écarts se creusent entre les plus riches et les plus pauvres, on nous vante, encore, les vertus de l'austérité ??

On nous vante, encore, les vertus du modèle allemand, avec son cortège de misères et de désarrois ?

Nous n'en voulons pas, nous ne voulons pas de cette "hubris" qui vise à détruire les peuples, au nom du profit !

Nous ne voulons pas de ces emplois précaires, à temps partiel et mal payés, nous ne voulons pas de la précarisation des retraités, nous refusons le recul de l'âge de la retraite jusqu'à 67  ans ! 

 

Non, nous ne voulons pas du "modèle" allemand...


 

Quand un ministre allemand donne des leçons à la France...
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:44
Les allemands, un peuple discipliné...

 

 On présente souvent les allemands comme un peuple discipliné, apte à se soumettre à des contraintes : un peuple, au fond, qui ne se révolte pas, qui a d'ailleurs accepté des sacrifices pour affronter la réunificaton des deux Allemagne, puis pour faire face à la crise : emplois précaires, pauvreté, misère....La discipline des allemands est d'ailleurs légendaire et donnée comme un exemple à suivre !




Les allemands ont le goût de l'ordre, de la clarté. Je me souviens de cet économiste et professeur de droit allemand Marcus Kerber qui déclarait :"Tout ce qui n'est pas clair n'est pas allemand ". Il fustigeait même la France, affirmant "qu'elle se permettait un train de vie inapproprié" 


Les Allemands sont, d'ailleurs, souvent opposés aux pays du Sud, réputés plus laxistes, plus contestataires, voire parfois moins efficaces et performants.


Qu'en est -il exactement ? La discipline est-elle, dans toutes les circonstances, une qualité ? Un peuple doit-il subir, se soumettre, accepter les directives d'une autorité, quelle qu'elle soit ? Par exemple, l'autorité des marchés, du pouvoir politique ?


Les Français, c'est indéniable, sont plus contestaires, plus libres d'esprit, de réflexion : ils n'aiment guère se soumettre... est-ce pour autant un défaut ? Ils sont aptes à l'esprit critique, à la remise en cause, ils défendent leurs acquis sociaux avec courage, ils contestent, souvent, le pouvoir politique...

Si l'on écoute nombre de responsables politiques, l'Allemagne serait un modèle : il est vrai que ses entreprises sont performantes, qu'elle ignore le problème du chômage. Mais, la pauvreté, la précarité règnent, aussi, dans ce pays, sans cesse, présenté comme une référence.

L'actualité récente révèle, aussi, des failles avec le crash de l'A 320 de la Germanwings : le pilote incriminé était atteint de troubles psychiques graves, il n'aurait pas dû poursuivre ses activités... Au nom de la rigueur budgétaire, la compagnie aérienne Lufthansa a négligé gravement le suivi médical de ce pilote qui a provoqué la mort de 150 passagers.


Regardons, aussi, en arrière : le vingtième siècle a vu naître la pire des horreurs qui soit : la volonté affirmée par un régime d'exterminer un peuple, de l'anéantir, en créant de véritables usines de destruction et d'extinction. 

Le régime nazi a soumis à son autorité tout un peuple qui a accepté ce qui s'est passé : l'horreur absolue, une horreur si grande, que, même en France, certains responsables n'ont pas voulu voir la réalité .

Dans tous les cas, le peuple allemand a accepté ces horreurs, il ne s'est pas révolté, il a été discipliné, soumis à ce qui peut être considéré comme la pire des abominations. Ce peuple s'est soumis aveuglément à un dictateur sanguinaire et féroce...

On peut, dès lors, se poser la question : la discipline est-elle toujours une qualité, si un peuple se soumet à une autorité injuste, aveugle, bornée, faite d'intolérance ou de racisme ?


Mon but n'est pas, ici, de raviver de vieilles haines, mais l'histoire nous livre bien des enseignements : essayons de les méditer, d'en dégager des leçons. Un peuple discipliné est- il vraiment un peuple à imiter ??

La crise menace l'Europe : elle nous vient des marchés financiers, des banques, du monde de l'argent. Faut-il se soumettre à ce monde ? Faut -il se révolter ??

Faut -il être discipliné, obéissant, accepter les régressions sociales, le diktat des marchés ? Ou faut-il se rebeller ?

Les révoltes grondent un peu partout en Europe et elles sont légitimes.
 
L'acceptation aveugle d'une autorité inflexible peut conduire au pire : l'histoire nous l'a démontré. La contestation, la remise en cause de mesures iniques ne sont-elles pas indispensables ?






 

Les allemands, un peuple discipliné...
Les allemands, un peuple discipliné...
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 16:54
Et nous fermons les yeux...

 



Neuf cents morts en trois mois, en Méditerranée : de nombreux migrants, venus de Libye, périssent, tous les jours, en mer, dans des conditions indignes...


Et nous fermons pudiquement les yeux... Pourtant, des gens meurent, des hommes, des femmes, des enfants, des familles entières sont, parfois, décimées.

Ces victimes valent-elles moins que d'autres ? De pauvres gens miséreux, meurtris, rançonnés sont jetés en pâture, sur la mer... Quel est, donc, leur crime ?


Vivre dans un pays, où règnent la guerre, la misère ? Vivre dans un pays, où des islamistes se sont emparés du pouvoir et les terrorisent ?

Peut-être ces migrants sont-ils lancés, sur la mer, par ces djihadistes eux-mêmes qui rêvent de créer des déséquilibres en Europe ?


Peut-être est-ce une stratégie de conquêtes ? Peut-être verra-t-on, bientôt, des djihadistes s'infiltrer parmi ces migrants, pour semer la terreur, un peu partout, en Europe ?

Et nous fermons les yeux, en laissant l'Italie seule, face à cette tragédie sans fin, à ce fléau d'une immigration massive, dans un pays soumis à la crise...

Nous fermons les yeux, comme certains ont pu le faire, devant les horreurs nazies, lors de la seconde guerre mondiale, l'horreur des camps et des déportations...

Sans doute faudrait-il trouver des solutions urgentes, pour empêcher que ces tragédies se reproduisent.

Onze mille migrants sont arrivés en Italie, depuis seulement une semaine !

Comment éponger un tel afflux de gens dans la misère ? Comment résoudre ce douloureux problème ?

Certains proposent de mettre en place un blocus des côtes Libyennes, un barrage devant la Libye, pour arrêter les migrants et pour empêcher les djihadistes de continuer à les jeter à la mer, par bateaux entiers. 

L'Europe devrait se mobiliser, en ce sens, apporter un soutien à l'Italie qui se retrouve confronté à un problème, sans précédent.


Dans la mesure où les naufrages se multiplient, où des gens sont sacrifiés, cette solution paraît envisageable, afin d'éviter de nouveaux drames en Méditerranée.

Dans tous les cas, l'Europe ne pourra pas éponger cette immigration massive : il convient de soutenir les pays en difficulté, de lutter contre le groupe Daesh, là où c'est possible... 

L'Italie réclame davantage de moyens. "L'UE est la plus grande superpuissance économique de notre époque et il n'est pas possible qu'elle ne consacre que trois millions d'euros par mois à l'aide aux migrants", a, ainsi, déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni. 


Il est temps d'ouvrir les yeux, il est temps que l'Europe se mobilise vraiment, face à un problème qui prend une ampleur catastrophique...

 

Certains parlent d'un véritable crime contre l'humanité : quand on laisse mourir des populations sans défense, on peut, effectivement, penser que l'Europe n'a pas pris la mesure de ce problème : il faut que cessent ces horreurs... 


 

 

 

Et nous fermons les yeux...
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