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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 09:03
Solennelle ! C'est bien le mot qui convient !

 

 



Une photo d'autrefois...


Ma soeur est photographiée pour sa communion solennelle : c'était l'expression consacrée à l'époque...

Solennelle ! C'est bien le mot qui convient, quand on voit la tenue somptueuse que porte ma soeur...

Un éblouissement de blancs ! Ue robe brodée de galons, pleine d'élégance, dont on perçoit la matière d'un tulle transparent sur un jupon de soie...

Un long voile retombe, en plis, jusque vers le milieu de la jupe, révélant des broderies sous forme de ramages et d'arabesques.

Le bord du voile laisse voir un galon soyeux... Sur la tête, une couronne de roses retient le voile qui encadre le visage juvénile de ma soeur et qui laisse entrevoir ses longs cheveux sombres.

A la ceinture, est accrochée une aumônière, piquetée de filaments, d'une blancheur de lys.

Les mains, gantées d'un très léger voile, tiennent un missel et un long chapelet...
La tenue est complétée par une croix ouvragée, en or, qui descend sur le col.
Les manches sont ornées de galons et laissent entrevoir des envolées de tulle.
Le missel, lui-même, est couvert de broderies.

On est subjugué par cette tenue somptueuse, d'autant que nous sommes issus d'une famille très modeste.

Mais, à cette époque, on ne badinait pas avec les robes de communiantes ! Il suffit de regarder des photos de ces jeunes filles aux robes longues, majestueuses pour en prendre conscience.

Plus tard, "l'aube", une tenue plus sobre et plus stricte a remplacé ces robes d'autrefois, faisant disparaître un peu de la magie de ces cérémonies religieuses...

Cette robe, c'est ma grand-mère paternelle qui l'avait cousue et conçue de toutes pièces !

Un véritable travail d'artiste ! Ma grand-mère avait des doigts de fée !

Ma grand-mère mexicaine, ma grand-mère aventureuse qui avait tenté de s'exiler au Mexique pour y faire fortune, avait des talents extraordinaires de couturière.

Un jour, ma mère m'a montré cette robe, conservée comme une relique, dans la cave de la maison familiale : elle-même en admirait encore la facture et me révélait son émerveillement pour les dons et le travail de ma grand-mère.

Instant magique, moment de connivence avec ma mère ! Une façon de rendre, aussi, hommage à ma grand-mère...

Elle avait accompli un travail digne d'une couturière professionnelle qui était, aussi, la marque d'un goût raffiné, d'une envie de perfection.

A cette époque, il n'était pas rare que les mères, les grands-mères confectionnent toutes sortes de vêtements, et la communion solennnelle était l'occasion de déployer tout un savoir-faire qui a disparu de nos jours...

Cette robe somptueuse paraissait digne de figurer dans un conte de fées, tant elle rayonnait d'éclats, tant elle signait une tenue de rêve !


 

 

 

 

Solennelle ! C'est bien le mot qui convient !
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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 08:51
Des éponges imbibées d'eau fraîche...


 

Dans un extrait du célèbre Roman de la momie de Théophile Gautier, on voit deux explorateurs utiliser des éponges, pour se rafraîchir et apaiser les chaleurs du désert, juste avant de pénétrer dans une tombe...


"La chaleur devenait si intense que le jeune lord se défit de son paletot blanc, et le docteur de son habit noir, que suivirent bientôt leur gilet et leur chemise ; Argyropoulos, voyant leur souffle s'embarrasser, dit quelques mots à l'oreille d'un fellah, qui courut à l'entrée du souterrain et rapporta deux grosses éponges imbibées d'eau fraîche, que les deux voyageurs, d'après le conseil du Grec, se mirent sur la bouche pour respirer un air plus frais à travers les pores humides, comme cela se pratique aux bains russes quand la vapeur est poussée à outrance.
On attaqua la porte, qui céda bientôt.
Un escalier taillé dans le roc vif se présenta avec sa descente rapide."


Le mot "éponge", si familier, a des origines lointaines et une histoire très ancienne !

Encore un mot venu du passé dont on ne soupçonne pas toute l'ancienneté, la noblesse et le prestige...

L'éponge qui  absorbe les liquides, grâce à sa  substance poreuse, qui revêt de somptueuses couleurs de sable nous séduit et nous étonne !

La douceur de l'éponge, sa rondeur, sa souplesse en font un objet sympathique et bienveillant...

Sa capacité d'absorption surprend : voilà un outil magique qui retient l'eau et la libère, par la simple pression de la main !

Le mot, avec ses consonnes labiale, chuintante n'est-il pas empreint de charme et d'élégance ? La voyelle nasalisée "on" lui confère, aussi, une légèreté infinie.

Les anfractuosités forment comme des remous, des vagues sinueuses sur l'objet, lui donnent des reliefs, des pleins, des déliés, une structure surprenante.

L'éponge, pleine de délicatesse dans sa texture, nous fait percevoir toute sa subtilité, on aime ses aspérités légères, aériennes.

L'éponge peut être d'origine animale, végétale ou synthétique...

L'éponge marine ou "porifera", est la plus étonnante : cet animal aux couleurs variées de rose profond, vert, blanc, mauve, aux formes diverses, nous fait entrer dans l'univers des profondeurs marines, mystérieuses, étranges, secrètes... Et on découvre que les éponges ont, ainsi, toutes sortes de propriétés, elles sont capables de se régénérer, de revivre, de s'associer !

Les éponges pourraient, même, être les plus vieux êtres vivants du monde !

Ces animaux sédentaires ont le pouvoir de vivre et de s'incruster sur différents supports : roche dure, sédiment meuble, coquilles, carapaces de crustacé...

Les éponges peuvent même abriter d'autres animaux, comme des crevettes, ou les larves de certains insectes...

Le mot, lui-même, très ancien nous fait remonter aux origines lointaines de notre langue, le latin et le grec. Le terme latin "spongia" vient du grec "spoggia"...ou "spoggos".


On trouve ce mot dans l'Odyssée d'Homère, par exemple dans cet extrait du chant I au vers 111... On y voit des serviteurs de la maison d'Ulysse nettoyer les tables, grâce à des éponges :

" Athéna part en s'élançant des sommets de l'Olympe et s'arrête au milieu de la population d'Ithaque, devant le vestibule d'Ulysse, sur le seuil de la cour. La déesse, sous les traits de l'étranger Mentes, roi des Taphiens, tient entre ses mains sa lance redoutable ; elle trouve les fiers prétendants se livrant au jeu de dés, couchés sur des peaux de bœufs qu'ils avaient immolés eux-mêmes ; /des hérauts et des serviteurs actifs s'empressaient, les uns de mêler le vin et l'eau dans les cratères, les autres de nettoyer les tables avec des éponges douées et poreuses, de les mettre en place et de diviser les viandes par morceaux. /Le premier qui aperçoit au loin la déesse est Télémaque, semblable à un dieu ; assis parmi les prétendants à la main de sa mère, son cœur est dévoré de chagrins.."


/"κήρυκες δ᾽ αὐτοῖσι καὶ ὀτρηροὶ θεράποντες


οἱ μὲν οἶνον ἔμισγον ἐνὶ κρητῆρσι καὶ ὕδωρ,


οἱ δ᾽ αὖτε σπόγγοισι πολυτρήτοισι τραπέζας


νίζον καὶ πρότιθεν, τοὶ δὲ κρέα πολλὰ δατεῦντο."/


Ainsi, ce mot ancien, utilisé par un des premiers auteurs de la littérature grecque, Homère, nous apparaît d'autant plus précieux, chargé d'histoire, d'un passé prestigieux...

L'éponge ! Mot venu du grec ! Les grecs, peuple de marins, ont dû découvrir, très tôt les propriétés étonnantes de l'éponge et s'en servaient déjà pour nettoyer différents supports !

L'adjectif qui qualifie le mot dans le texte grec, "polytrétos" signifie "aux mille trous", et caractérise bien la nature même de l'objet, couvert de crevasses et d'aspérités...

Voilà un mot qui nous fait découvrir des profondeurs marines, emplies de splendeurs, qui nous fait voyager dans le temps, qui nous charme de sonorités séduisantes !


Voilà un objet aux propriétés magiques, aux contours sinueux, remplis de douceurs !

 

 

 

 

Des éponges imbibées d'eau fraîche...
Des éponges imbibées d'eau fraîche...
Des éponges imbibées d'eau fraîche...
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 08:51
Après les grecs, les agriculteurs sont coupables...

 

 

 

Les agriculteurs français sont souvent montrés du doigt, dans la crise qui les oppose au gouvernement : alors que nombre d'entre eux n'arrivent plus à vivre du fruit de leur travail, ils sont coupables, selon certains, d'un abus de pesticides et d'engrais, ils sont coupables de pratiquer une agriculture intensive et ce qui leur arrive n'est que justice...

Les agriculteurs ont accepté de se soumettre et de se livrer à une production intensive...

Mais n'est-ce pas le système actuel qui les a conduits vers ce type de production ? Alors que se sont installées en Allemagne, en Roumanie des fermes gigantesques, où sont élevés des porcs, des volailles à bas prix, face à une concurrrence effrénée, quelles étaient les solutions ?

N'est-ce pas l'Europe avec ses directives insensées qui doit être incriminée ?

Les coûts de production qui sont dérisoires dans certains pays de l'union européenne entraînent, aussi, immanquablement les paysans français vers la faillite.

Après les grecs coupables de tous les maux, voilà les agriculteurs cloués au pilori, condamnés pour avoir employé des pesticides que tous les agriculteurs européens utilisent !

Dans notre beau pays, on a vite fait d'accuser les autres, ceux qui exercent un autre métier que le sien...

Les coupables sont tout trouvés : les agriculteurs sont fautifs, les enseignants sont responsables, bien sûr, aussi, de la crise que connaît, à l'heure actuelle, l'éducation...

Pourtant, rien n'est simple et il est trop facile d'accuser les paysans d'être responsables de la situation difficile dans laquelle ils se trouvent.

Certes, la FNSEA a joué, souvent, un rôle trouble et inadapté, mais a-t-on le droit de stigmatiser les agriculteurs, des gens humbles, qui travaillent dur, qui, parfois, n'ont même pas droit à des vacances ?

La mondialisation a bouleversé cette profession, les techniques de production ont évolué, grâce à des outils performants.

Mais ce métier est des plus complexes : avez-vous essayé de faire pousser des légumes ou des fruits de manière totalement naturelle ?

Les paysans sont soumis à de multiples aléas : la sécheresse, les intempéries, les différentes maladies qui s'attaquent aux plantes, les insectes...

Comment ne pas percevoir toutes les contraintes de ce métier ?

Des milliers d'oliviers ont dû être détruits en Italie, en raison d'une bactérie tueuse, la xyllela fastidiosa, au nom bien révélateur,  celle-ci a peut-être, même, atteint les rivages de la Corse... On voit bien que les obstacles sont nombreux et terribles, dans une telle profession.

Un paysan qui n'arrive pas à vivre de son activité, en France, c'est une indignité, des agriculteurs qui se suicident, parce qu'ils ne parviennent pas à vivre de leur travail, c'est une honte.

Comme nous tous, les agriculteurs sont "livrés", pieds et poings liés à l'Europe, à ses financiers, à ses lobbies : c'est le système tout entier qu'il faut remettre en cause.

Arrêtons de jeter la pierre à autrui, à celui qui travaille dur, pour essayer de survivre : mon grand-père était paysan et je sais toutes les âpretés et les difficultés de ce métier...

Un métier très rude qui exige une disponibilité totale, un métier aux multiples contraintes qui doit être valorisé.
 

 

 

 

 

Après les grecs, les agriculteurs sont coupables...
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 15:57
Une invention révolutionnaire !

 

 

Une vidéo que je ne peux m'empêcher de diffuser, tellement elle me ravit : une invention révolutionnaire !


Une vidéo si réjouissante ! 


Eh oui ! Cette invention est quelque peu ancienne, si bien que nous en avons oublié les nombreux avantages !


Vive le livre, le vrai !


 


https://youtu.be/Q_uaI28LGJk



 

 

Une invention révolutionnaire !
Une invention révolutionnaire !
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Published by rosemar - dans livres invention
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 09:50
La lune sur le pin...

 

 


Fin croissant de lune sur l'ombre du pin, brillances et douces lumières à peine rosées derrière les ramures du pin...


Un paysage se dessine, dans l'ombre naissante : les pignes, les branches forment des ombres chinoises, un contraste éblouissant de couleurs, pastels de roses et cannetilles sombres.

Quelques ramilles légères s'agitent, faisant palpiter le fond rosé du tableau, des dentelles, des résilles apparaissent et s'entrecroisent, des entrelacs ondoyants...

La lune sereine couronne le pin d'une lumière vive sur le ciel gris-bleu.

A l'ouest, le ciel se dore d'un coucher de soleil finissant, quelques nuages gris s'effilochent sur l'azur doré.

Les nuées s'étirent, formant des embruns et des vagues de brumes, les nuées se déchirent en tourbillons vaporeux...

Le paysage, derrière le pin, devient irréel, une lumière douce semble sourdre de la terre, fait vivre chaque ramille, les redessine avec délicatesse et subtilités.

Le tableau s'éclaire des douces lueurs du couchant, le paysage devient estampe japonaise, avec ces fines brindilles de pins qui se meuvent avec souplesse sur des harmonies de roses...

Chaque ramille se détache sur ce décor, chaque aiguille de pin palpite, dans l'air du soir.

La lune s'arrondit, en arc de cercle, sur les hautes branches, elle embellit le tableau, le couronne d'un éclair flamboyant.


 

 

 

 

Photos : rosemar

 

La lune sur le pin...
La lune sur le pin...
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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 13:20
Pour la rosée qui tremble au calice des fleurs...

 

 



Cette chanson de Jacques Brel s'ouvre sur l'évocation de la "rosée qui tremble au calice des fleurs", belle image qui personnifie la nature, et qui l'associe au coeur de la femme aimée à laquelle s'adresse le poète...


La fleur tremble de peur "de n'être pas aimée", sentiment que chacun a pu éprouver et que peut ressentir le coeur de la jeune femme..

La pluie se transforme en "clavecin de l'étang, jouant page de lune" et fait songer à la voix et au chant de l'amoureuse... On perçoit, là, une belle évocation qui mêle la nuit, la musique, la nature... on est sensible à une harmonie de sensations visuelles et auditives : la lumière de la lune se retrouve en harmonie avec le chant de la pluie et celui de la femme aimée...

On perçoit, dans ce tableau, un bel effet de clair-obscur, puisque le "noir de la pluie" s'unit à la clarté de la "lune"...

L'aube qui apparaît, hésitante, "lumineuse et fragile " fait songer au front de la belle... Le poète réunit, ainsi, toute la beauté et la délicatesse de la nature et celles de la jeune femme...

Puis, c'est l'aurore "battue par l'aile d'un oiseau" qui symbolise son rire rayonnant...

Le jour qui se lève évoque, aussi, la joie de celle qu'on aime... Ce jour nous fait percevoir des "dentelles de bois", comme si la nature se faisait créatrice de beauté et d'harmonies, en même temps que la jeune femme.

Le jour, encore, annonce le retour tant attendu de l'être aimé, parti et revenu.

Enfin la porte s'ouvre, et l'amour se traduit par un "cri qui jaillit" et qui réunit de nouveau, les deux amoureux.

La chanson, ponctuée, sans cesse, par la déclaration "je t'aime", réitérée à la fin, restitue des sentiments de bonheur, et traduit, à travers la beauté et la fragilité de la nature, un amour fait de limpidité, où le monde est à l'unisson de l'amoureux...

Les images utilisées, tout au long du texte, nous montrent, à la fois, la force et la délicatesse de l'amour.

La mélodie soulignée par des sons de flûte légère traduit bien toute l'harmonie qui réunit la nature et la femme aimée... elle s'intensifie, à la fin, quand les deux amoureux se retrouvent.

On perçoit une alternance de consonnes très douces, fricative "f" et sifflante "s"et de gutturales plus âpres,"r" et "c", une façon de souligner beauté et fragilité...


"Pour la rosée qui tremble au calice des fleurs
De n'être pas aimée et ressemble à ton cœur
Je t'aime
Pour le noir de la pluie au clavecin de l'étang
Jouant page de lune et ressemble à ton chant
Je t'aime..."
 


Simplicité, beauté des images, fusion de la nature et de la jeune femme font de ce texte un poème plein de sensibilité...


 



Photo : rosemar

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 10:41
Les vacances : oublions le vide !

 



Le mot "vacances" vient d'un verbe latin, "vacare", "être vide"... 

Et le vide est là ! La vacuité s'empare du monde ! Les touristes se précipitent sur les plages, pour remplir le vide, pour bronzer à outrance et ramener une peau dorée, à souhait...

Certains remplissent le vide, sur des forums de discussions, évacuant leur ennui, à coup d'invectives, d'insultes virulentes.

D'autres accusent les grecs de tous les maux de la terre, méprisant le sort qui leur est réservé, éructant leur haine : les grecs ont osé demander l'aide des européens, pour faire face aux incendies qui ravagent l'Attique ou le Péloponnèse !

"Les grecs ont triché, ont volé, Tsipras est un populiste dangereux, un nouvel Hitler qui sème la panique en Europe !"

Le vide des insultes, le vide de la pensée !

Le vide consternant de la vacuité !

Certains se passionnent pour le tour de France, émaillé par des soupçons de dopage, par des incidents qui montrent encore la vacuité de certains : des coureurs insultés, arrosés d'urine ou humiliés...

Certains se lancent des défis sur internet, des paris stupides qui peuvent conduire à la mort, une nouvelle mode délirante qui montre encore le vide de nos sociétés. Boire une quantité impressionnante d'alcool, se lancer dans une mer glacée, par mauvais temps... Facebook devient, ainsi, une incitation au vide et à la bêtise.

La vacuité s'empare du monde !

Et pourtant, le temps des vacances permet tant de bonheurs simples : le bonheur de l'eau fraîche dans le jardin, celui de la lecture, de l'écriture.

La poésie, les romans nous offrent des horizons si variés, voyages dans le temps, l'espace, l'imaginaire, la beauté de paysages lointains.

Le temps de l'action est ouvert à tous : balades dans la nature, découvertes de sites, de musées, nuits à la belle étoile...

Le plaisir des plats légers de l'été, les salades, les fruits de l'été si savoureux : les pêches, abricots, fraises et pastèques si rafraîchissantes.

Le bonheur de goûter à la liberté, à un temps retrouvé qui permet de se cultiver, d'engranger des expériences nouvelles, différentes.

Le plaisir du soleil, sans outrance, la joie de lézarder et de s'occuper du jardin, de gratter la terre, d'arroser les fleurs, d'en sentir tous les parfums, menthe, romarins, lavandes de l'été.

Le plaisir de la plage, au petit matin, au lever du soleil, quand la chaleur est douce, et légère, quand les rives sont désertes, l'eau limpide et lumineuse.

Le bonheur de photographier des paysages, des couchers de soleils éblouissants, d'observer toutes sortes de spectacles offerts par la nature : des rouleaux de vagues, des ciels lumineux, des pins éblouis de soleil, aux senteurs si douces...

N'oublions pas de regarder et d'observer le monde, non pas à travers un écran, mais en ouvrant les yeux sur tous les spectacles qui nous entourent...

De véritables spectacles, pleins de vérités, d'harmonies, les arbres, les fleurs, un vol d'oiseaux qui s'emparent du ciel, le murmure des cigales.

Des nuits étoilées sous la Grande Ourse, des lunes qui illuminent le ciel de croissants irisés, la voie lactée qui peuple la voûte céleste de tableaux irréels.

La musique s'offre à nous : on peut écouter, apprécier et découvrir toutes sortes d'oeuvres musicales, chansons, concertos, jazz, rock...

Oublions le vide pour des activités enrichissantes, culture, lectures, musiques, saveurs, spectacles divers...

Oublions le vide, pour remplir chaque journée de découvertes nouvelles....


 

 

 

 

 

 

Photos : Christelle et rosemar

 

Les vacances : oublions le vide !
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 15:28
La demoiselle est l'image même de la légèreté !

 

 

Le mot "demoiselle" n'est plus guère utilisé, de nos jours, et pourtant quels charmes dans les sonorités du mot, quelle élégance !

Il est vrai qu'en ces temps d'émancipation et de libération de la femme, le terme apparaît quelque peu suranné et désuet, le mot "mademoiselle" n'apparaît plus, les jeunes filles qui passent leur baccalauréat sont, désormais, désignées par le terme "madame", sur les convocations qu'elles reçoivent.

Et pourtant ! Voilà un mot qui réunit la grâce de la féminité et celle de l'oiseau...

La "demoiselle" réveille des images de jeunesse, de fragilité, de beauté : elle suggère une certaine innocence, une impulsivité pleine de grâces.

Elle nous fait percevoir des envols et des murmures d'oiseaux dans les ramilles, on est comme saisi par une vivacité, un élan, une envie de se libérer, de parcourir le monde, de le découvrir...

On entrevoit un bonheur de vivre, de s'enivrer de toutes sortes de plaisirs...

Les sonorités du mot, dentale "d", labiale "m", sifflante "s", son amplitude, ses quatre syllabes révèlent, à la fois, sensualité, douceur, envie de s'affirmer.


Le son "elle" final donne à ce terme une subtilité aérienne, une légèreté étonnante.

La demoiselle semble survoler le monde, le saisir, s'en emparer, la demoiselle est l'image même de la légèreté.

Quel terme évocateur ! Quelles transparences et quelle limpidité dans ce seul nom !

Venu du latin "dominicella", diminutif de "domina", "la maîtresse de maison", la demoiselle est aussi la maîtresse et l'amie de coeur, celle qui ravit les esprits et attire les désirs...


La demoiselle, associée à l'amour, évoque des images passionnées et ardentes.

Formation de diminutif, le mot révèle délicatesse, douceur, tendresse.

Ce simple mot, aux sonorités évocatrices, nous montre toute l'ardeur et la fragilité de la jeunesse...

La demoiselle a fait aussi des émules : jolie forme de libellule, poisson des récifs coraliens, cheminées de fée pleines d'élégance, le mot fait surgir des insectes, des animaux, des paysages étonnants, aux teintes et aux formes éblouissantes...

 

Ce mot si doux ne pouvait que désigner des formes ondoyantes et légères, des images lumineuses de libellules qui frôlent les ondes, des hauteurs aériennes et subtiles...

Les cheminées de fée avec leurs chapeaux, séduisent tous les regards : paysages magiques de la Cappadoce, de la Grèce, couleurs d'ocres, falaises calcaires, éblouissements de blancs !

Les libellules se font danseuses sur l'eau, vertiges de lumières et d'ondoyances !

La demoiselle réunit en elle toutes ces hamonies, toutes ces teintes, ces envolées de bonheurs !

 

 

 

 

 

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 12:26
Du danger des stations-service...

 


Le ministre des Finances, Michel Sapin s'est fracturé le bras, après avoir fait une chute : il a glissé, en faisant un plein, dans une station-essence. Victime d'une fracture de l'humérus, il a été hospitalisé et opéré, dans un établissement parisien. L'accident a eu lieu dimanche, dans son fief d'Argenton-sur-Creuse, dans l'Indre.


Et aussitôt, chacun de se récrier : "Voilà un ministre qui ne sait même pas faire un plein d'essence, dans une station-service !"

Des lazzi de toutes sortes n'ont pas manqué de jaillir sur le sujet : "Voilà, on vous avait pourtant prévenu que le travail était dangereux à partir d'un certain âge... Maintenant, il sait que faire un plein d'essence, ça coûte un bras... Manifestement, il doit pas avoir l'habitude des gestes du quotidien."

Et, pourtant, dans certaines stations, il n'est pas rare de voir de l'essence, à même le sol, près des pompes, des résidus très dangereux qui peuvent provoquer des accidents très graves.

Souvent, les clients qui se servent eux-mêmes laissent échapper, en fin de parcours, des gouttes qui se répandent sur le sol....

 

Le terrain en devient très glissant et peut provoquer des accidents.

J'en ai moi-même fait l'expérience, d'une toute autre manière, mais dorénavant, je vérifie que le sol ne soit pas détrempé d'essence, avant de faire le plein.

Ce jour-là, il pleuvait, et après avoir rempli mon réservoir, j'ai emprunté un rond-point, sur lequel ma voiture a, soudain, fait un tête à queue impressionnant : je me suis retrouvée à contresens de la circulation, et les autres conducteurs hébétés n'ont pas compris ce qui avait pu m'arriver.

En fait, mes pneus imbibés d'essence ont provoqué cet accident qui aurait pu être très grave, puisque ma voiture est allée percuter le terre-plein central du rond point et s'est retournée, en sens inverse de la circulation.

Je n'ai pas été blessée, mais j'ai éprouvé le danger de ces dépôts d'essence, aux pieds des pompes de station-service...

Il est vrai que, dorénavant, la plupart des stations-service fonctionnent sans personnel ou presque : chaque client se sert, plus ou moins rapidement, et souvent des flaques d'essence jonchent le sol.

Il n'est pas étonnant, dès lors, que de tels accidents se multiplient...

Eh oui, la modernité, la robotisation, le manque de surveillance dans ces stations peuvent conduire au pire.

L'essence sur le sol laisse des résidus très glissants, et les alentours se transforment en véritables patinoires.

Tout le monde peut s'en rendre compte : les stations services deviennent des lieux vides de personnels, souvent les clients paient par carte bleue, et il n'est même pas besoin d'un employé pour encaisser l'argent.

La robotique triomphe, dans de nombreux domaines : elle supprime des emplois et entraîne un manque de sécurité indéniable.

La robotique s'impose partout : dans les magasins, dans les gares, aux péages des autoroutes.

Dans les gares, en particulier, il est difficile de trouver des employés, quand on veut obtenir des renseignements : les guichets, la billetterie, tout est automatisé...

 Il est en tout cas, prudent de changer de pompe, dans une station-service si l'on voit que le sol est saturé d'essence !!
 

 

 


 

 

Du danger des stations-service...
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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 11:21
Les ailes de mon âme à tous les vents des mers...

 

 

 

Les voiles marines ne sont-elles pas le symbole même du voyage, de l'évasion ? Le voyage a inspiré tant de poètes, au 19 ème siècle, depuis les auteurs romantiques, jusqu'à Baudelaire... L'exotisme est un thème récurrent dans la littérature du 19 ème siècle : Chateaubiand est, sans doute, un des initiateurs de cette thématique, avec son Itinéraire de Paris à Jérusalem...



C'est ce thème du voyage maritime que l'on retrouve dans un poème de Lamartine, intitulé Les voiles. Le texte se présente comme une confidence intime, avec l'emploi de la première personne du singulier : "j'étais, j'ouvrais", on perçoit un registre lyrique, marqué, aussi, par le vocabulaire de l'intimité : "mon âme, ma pensée, mes rêves"...


Le voyage est souvent associé à la mer, à ses flots infinis, le poète devient même un oiseau qui ouvre ses ailes, pour mieux goûter à ce bonheur de la découverte et du voyage...


Image de liberté, l'oiseau représente une soif d'absolu, une envie de parcourir le monde, de tout découvrir, comme le suggèrent les nombreux pluriels "tous les vents des mers, les voiles, les flots amers, des continents, des îles..."


La mer est un univers de "rêves", elle emporte l'imagination du poète, elle est liée à des images pleines de beauté et d'harmonie : "les voiles" des navires, la "nef qui blanchit l'écume"... Ainsi, surgissent des tableaux teints de couleurs limpides, le bleu, le blanc de l'écume et des voiles...

Les sonorités de fricatives, pleines de douceur, viennent souligner cette harmonie : "les vents des mers, les voiles, mes rêves flottaient sur les flots"


Le poème developpe, aussi, le thème de la fuite du temps, un lieu commun de la littérature romantique : ainsi, Lamartine oppose constamment le passé et le présent...

On remarque des contrastes évidents, dans les temps employés : l'imparfait, au début du poème, sert à évoquer la jeunesse et ses certitudes triomphantes : "Quand j'étais jeune et fier..."

Le présent apparaît, ensuite, au milieu du poème : "j'aime encore". On trouve, aussi, deux adverbes de temps antithétiques : "maintenant, autrefois".

Le passé était rayonnant, rempli d'espoirs, de rêves, le vocabulaire qui lui est associé valorisant et élogieux, évoque un bonheur débordant : "verdoyants, des continents de vie, de îles de joie"

On y entrevoit des rêves de "gloire et d'amour", un avenir qui semblait, autrefois, prometteur et brillant...

A l'inverse, le présent est triste et montre toutes les déceptions qu'a pu vivre le poète : à la "vie" s'oppose l'idée de "mort", à la verdure s'opposent "des débris"... Les voyages vécus ont apporté déception et désillusions.

Les rêves du poète semblent s'être brisés face à la réalité du monde...

Le poète apparaît meurtri par le temps qui passe, le vocabulaire péjoratif, le champ lexical de la  mort et de la  destruction soulignent une forme de désespoir "morts, débris, brisa, ce bord funeste, ma fortune sombra".

Les rêves de voyages et de bonheur se sont transformés, et ont fait naufrage, ce que suggère bien le verbe "sombrer"...

Les sonorités de gutturales, présentes dans le dernier quatrain mettent en évidence une forme d'amertume et de tristesse : "Cet écueil se brisa, ce bord surgit, ma fortune sombra, la foudre sur moi, chacun de ces flots roule un peu de mon coeur"...

Le poète se confond, à la fin du poème, avec l'élément marin, puisque les flots en viennent à "rouler" et emporter le "coeur" même de Lamartine....

Belle fusion du poète avec la mer qui conclut ce texte ! La mer, ses vagues semblent à la fois bercer et tourmenter l'auteur... et on retrouve, ainsi, dans le dernier vers, à la fois, la beauté des flots, mais aussi leur agitation permanente, symbole de désarroi.


Dans ce texte, Lamartine met en évidence toutes les désillusions de l'homme face au temps qui passe, il montre, aussi, toutes les beautés et les harmonies de la mer, qui fait rêver tous les hommes, rêves d'infini, de mystères, de liberté.

Le voyage peut représenter, aussi, la vie humaine, traversée d'épreuves, de difficultés, d'obstacles divers, avec "l'écueil, la foudre"...

On perçoit bien toute la mélancolie de ce poème : le voyage devient une métaphore de la vie humaine, tragique, douloureuse...


 


Le poème : 


Les voiles


Quand j'étais jeune et fier et que j'ouvrais mes ailes, 
Les ailes de mon âme à tous les vents des mers, 
Les voiles emportaient ma pensée avec elles, 
Et mes rêves flottaient sur tous les flots amers.


Je voyais dans ce vague où l'horizon se noie 
Surgir tout verdoyants de pampre et de jasmin 
Des continents de vie et des îles de joie 
Où la gloire et l'amour m'appelaient de la main.


J'enviais chaque nef qui blanchissait l'écume, 
Heureuse d'aspirer au rivage inconnu,
Et maintenant, assis au bord du cap qui fume, 
J'ai traversé ces flots et j'en suis revenu.


Et j'aime encor ces mers autrefois tant aimées, 
Non plus comme le champ de mes rêves chéris, 
Mais comme un champ de mort où mes ailes semées 
De moi-même partout me montrent les débris.


Cet écueil me brisa, ce bord surgit funeste, 
Ma fortune sombra dans ce calme trompeur ;
La foudre ici sur moi tomba de l'arc céleste 
Et chacun de ces flots roule un peu de mon coeur.








 

Les ailes de mon âme à tous les vents des mers...
Les ailes de mon âme à tous les vents des mers...
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