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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 17:11
Le Hollande bashing : ça suffit !

 

 

 



François Hollande n'en finit pas d'essuyer des bordées de critiques et d'insultes : certains saisissent le moindre prétexte, pour tirer sur lui à boulets rouges ! L'excès, la violence des propos dépassent les bornes et reflètent une forme d'outrance et d'hybris...


Et même le discours qu'a prononcé le président, pour célébrer l'entrée au Panthéon des quatre résistants Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay a été l'occasion de railleries, et de lazzis démesurés.

Alors que la nation était invitée à se rassembler dans une situation solennelle, on a entendu çà et là des voix discordantes, des propos méprisants.

Certains parlent d'incapacité, de médiocrité, certains trouvent le chef de l'état ridicule et grotesque !

Il ne faut, quand même, pas tout mélanger ! 

Certes, François Hollande connaît des difficultés dans sa gouvernance : chômage croissant, déficits, incertitudes économiques, mais ce n'est pas le sujet !

Il était question, ici, d'honorer la mémoire de résistants, des héros célébrés par la République.

La sobriété des propos, leur clarté, leur évidence sont tout à l'honneur du président de la République.

Son discours a souligné le parcours exemplaire de ces quatre personnalités, peu soucieuses d'acquérir la gloire, des femmes et des hommes qui incarnent l'esprit de la résistance.

Le président a fait revivre ces héros de la guerre, leur action, leur volonté de s'opposer à l'occupant.

L'hommage a été élargi aux résistants dans leur ensemble, à tous leurs visages, "des glorieux, des anonymes, des français, des étrangers" et il était empli d'émotion.

Le président a mis en valeur le courage de ces héros qui ont su résister à la torture, la refuser, mourir pour la liberté. Ce fut le cas de Pierre Brossolette, interrogé longuement par la gestapo...

Le courage de Germaine Tillion, déportée, a été exaltée, elle qui a su défier le mal, qui a, plus tard, dénoncé la torture en Algérie, qui a fustigé l'esclavage, qui a su prendre la défense des plus faibles...

Le chef de l'état s'est attaché à montrer toute l'énergie déployée par Geneviève de Gaulle-Anthonioz, pour  mettre en avant  l'importance de la solidarité, dans des circonstances difficiles.

Le souvenir, la fidélité à ceux qui sont tombés ou se sont dévoués pour servir la France ne sont-ils pas essentiels ?

La lutte contre la pauvreté ou l'exclusion, menée par Geneviève de Gaulle-Anthonioz fut exemplaire.

Jean Zay, adepte de la démocratisation de l'enseignement, fut à l'origine du centre national de la recherche scientifique, il créa même le festival de Cannes...

François Hollande a stigmatisé, aussi, l'indifférence qui caractérise notre monde et il a affirmé, avec justesse, la nécessité de lutter contre cette indifférence, il a souligné l'importance de l'histoire qui réunit les hommes, qui nous fournit des exemples à méditer.

Bien sûr, on peut reprocher à ce discours sa teneur politique, une certaine façon de justifier l'action du gouvernement, dans le domaine éducatif, par exemple.

Mais, pour le reste, les paroles du président ont su mettre en évidence tout l'honneur porté par ces quatre résistants, leurs actions multiples, au service de la France.

En quoi est-ce ridicule ? En quoi est-ce condamnable ? Le ton solennel convenait à la circonstance, la teneur des propos était de qualité.

Assez de caricature ! Dans des occasions solennelles de rassemblement, de communion, il paraît tout à fait incongru de se livrer à des critiques de façade, à des postures de rejet permanent.

On peut condamner la politique menée par François Hollande mais il est des moments où le respect s'impose, ne serait-ce que pour rendre hommage aux figures de la résistance qui étaient honorées et qui méritaient de l'être !

La France avait, effectivement, "rendez-vous avec le meilleur d'elle-même", comme l'a affirmé le président, au début de son discours... Il est regrettable que certains s'attachent à réduire à néant un hommage si important.


 



 

 

Le Hollande bashing : ça suffit !
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 16:15
Le coquelicot devient fleur de braise...

 

 



Rouge flamme sur l'escarpement rocheux !


Eclats de feux et de pourpres ! Un coquelicot fait éclater ses couleurs flamboyantes sur la colline.

La fleur, isolée, rutile, on perçoit, de loin, ses envolées de pourpre et toute son ardeur.

Le printemps fait vibrer ses corolles légères, si fragiles, alors que la couleur flambe, si intense, si vive.

Le coquelicot s'épanouit, devient fleur de braise, escarboucle rougeoyante, lumière vive sur la roche.

Le coquelicot fait briller des incandescences, des teintes d'amarante.

Les pétales palpitent, frémissent au moindre souffle, la fleur vibre de sa délicatesse, si volatile....

La fleur, près des tiges cotonneuses, dans les broussailles, fait resplendir ses couleurs de feux et d'ébène : le noir côtoie le rouge, la cendre fait briller les éclats de la fleur.

Les pétales, diaphanes sous le soleil, se parent de motifs subtils, de lignes ondoyantes.

La fleur, elle-même, ondoie sous le vent, elle danse un ballet de feux et de flammes !


Almée lumineuse aux formes élégantes, la fleur aux basquines légères dessine des arabesques.

Des veloutines rubescentes s'embrasent sous le soleil, des fibrilles sombres ornent le coeur si délicat de la fleur.


Tout autour, l'odeur prégnante et lourde des pins, les insectes virevoltants exaltent, aussi, la beauté de la fleur...



 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Le coquelicot devient fleur de braise...
Le coquelicot devient fleur de braise...
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 16:13
Toute la beauté d'un tableau de Renoir...

 


Auguste Renoir, un des plus célèbres peintres du mouvement impressionniste, est surtout connu pour ses portraits, mais il a peint, aussi, de nombreux paysages et des natures mortes...

Dans un de ses tableaux, intitulé Le marronnier en fleurs, Renoir nous fait découvrir un décor champêtre, au bord d'un ruisseau.

Le marronnier, au centre de la toile, impose sa présence somptueuse : coloré de vert et de rose, il s'épanouit largement, au delà de la rive d'un ruisseau... Au premier plan, des herbes folles poussent, au bord d'un chemin qui conduit à la rivière : on voit des herbes hautes, hérissées, d'un vert tendre, qui masquent quelque peu le courant de l'eau.


Le ciel bleu, traversé de nuages légers et transparents, révèle un temps serein et doux.

Au pied du marronnier, on perçoit les silhouettes fragiles de deux enfants habillés de blanc et de bleu, un chapeau de paille sur la tête... L'un semble se baisser pour cueillir des fleurs, l'autre debout l'observe attentivement, les mains sur les hanches. Les silhouettes floues sont à peine esquissées.

 

On contemple une scène familière, dans un cadre naturel : on retrouve, là, un des thèmes de prédilection des peintres impressionnistes qui se sont attachés à évoquer des sujets de la vie quotidienne.

 

Loin de la peinture académique, loin des décors pompeux, les impressionnistes font revivre le monde ordinaire, celui du travail ou des activités de loisir des gens simples. On perçoit un contact authentique avec la nature, les arbres, les fleurs. La présence de l'eau et de ses jeux de reflets est, aussi, une des caractéristiques essentielles de l'impressionnisme : l'eau fascine et attire tous les regards...

De l'autre côté de la rive, on entrevoit deux autres personnages vêtus de blanc, esquisses plus frêles, plus légères encore, peut-être une jeune fille et un enfant.

Au centre, le ruisseau déroule son ruban de bleu teinté de vert. Au fond du tableau, en perspective, se dresse sur l'horizon une forêt de sapins, pour compléter ce tableau champêtre.

On voit bien, dans cette oeuvre, s'exprimer toute la technique impressionniste : des coups de pinceaux légers qui esquissent des formes, avec des touches de couleurs... Les contours sont flous, à peine dessinés.


Le vert des arbres, le bleu du ciel et de la rivière, couleurs froides dominent la toile. Mais les fleurs du marronnier, au centre, dans des tons de rose éclatant, attirent irrésistiblement le regard. On a vraiment l'impression de voir l'écoulement du ruisseau, les mouvements des personnages, pris sur le vif.

 

Ce tableau qui esquisse des formes, plus qu'il ne les dessine nous donne une étonnante impression de vie... Les personnages, le décor sont en harmonie : ils nous transmettent une leçon de vie et de bonheur, dans un cadre naturel.


 

http://youtu.be/BAv9UwdLi2o


http://youtu.be/azuYYHlaKUs


http://youtu.be/cuyl7Rr3YiM


http://youtu.be/dM_BbPSylKU


 



 

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 16:28
Le canapé et le moustique...

 

 

 

Le canapé, le moustique ! Qu'est-ce qui peut réunir ces deux mots ? Ces deux termes semblent si éloignés l'un de l'autre ! Et pourtant...

Si le canapé nous séduit par son confort, le moustique, lui, nous rebute.

Les moustiques, "petites mouches" nous exaspèrent et nous tourmentent pendant les nuits d'été, et nous usons de tous les subterfuges pour les éloigner de nos maisons.

Le canapé, lui,  nous permet de goûter à un repos bien mérité, après le travail, c'est un meuble familier, dans lequel on s'installe volontiers pour lire, regarder une vidéo.

Le mot lui-même avec sa voyelle "a" redondante, nous invite à la détente, au réconfort... La gutturale "c", la labiale "p" donnent à ce terme une assise, une impression de solidité.

Ce mot qui semble si moderne vient, en fait, d'un lointain passé, puisqu'il est emprunté au latin "conopeum", et plus anciennement au grec, "κωνωπεῖον, kônôpeîon", "la moustiquaire", issu du nom  "κώνωψ, kốnôps", "le moustique"...

Etonnante parenté entre le canapé et le moustique ! En fait, le mot "konopeion" désignait, aussi, un lit entouré d'une moustiquaire.

Cette étymologie surprenante montre bien l'évolution du sens des mots.

 

Du moustique on est passé à la moustiquaire, puis, au lit entouré d'une moustiquaire, et enfin au canapé !

Curieusement, le terme "canopée" est issu de ce même radical et désigne, comme chacun sait, une sorte de "rideau" au dessus des arbres, la couche supérieure des forêts, notamment les forêts primaires ou tropicales, soumise au rayonnement solaire, caractérisée par la présence d'un écosystème particulièrement riche de biodiversité.


Canapé et canopée ont, donc, la même origine !

Et nul doute que la canopée doit recéler de nombreuses variétés de moustiques ! Et, ainsi, on rejoint, comme par miracle, le sens du  mot originel, le moustique.

En tout cas, le canapé constitue un élément essentiel du mobilier et peut servir, aussi,  de lit, il peut, parfois, se déployer et devenir un lieu de repos.

J'aime ce mot associé anciennement au nom du "moustique", j'aime ce mot qui fait référence au grec ancien...

Les origines mêmes de notre langue, de notre littérature, sont, là, dans ce nom commun si familier et si moderne !

Belle étymologie qui nous fait entendre la langue grecque, son vocabulaire, ses subtilités !


De nombreux mots français, ont, ainsi, des origines lointaines, remontent au latin, au grec et l'on voit toutes les richesses que recèle l'étymologie !

De nos jours, les moustiquaires ne sont plus guère utilisées, on leur préfère des produits répulsifs dont certains ne sont pas dénués de dangers.

Le canapé, lui, a de beaux jours devant lui : il reste un des meubles essentiels d'un salon, où il permet à une famille de se retrouver, de se détendre.

Le canapé si ancien par ses origines connaît de multiples formes : canapé lit, canapé d'angle, canapé modulable, demi-lune, en forme de U, anglais en cuir capitonné, marocain, convertible, clic-clac...

On connaît, aussi, d'autres variantes du canapé : le sofa, la banquette, le divan, l'ottomane, la méridienne, la causeuse... Mais le canapé reste le meuble le plus pratique et le plus confortable qui soit.

 

Par analogie, le canapé peut, aussi, désigner une tranche de pain que l'on garnit de différents mets : canapés au thon, au saumon, canapés au foie gras. On entre, alors, dans le domaine culinaire et on s'éloigne de l'origine étonnante de ce mot !

 

L'étymologie réserve, parfois, bien des surprises, elle nous permet de percevoir toute la richesse de l'évolution des mots, elle nous offre la possibilité de remonter aux sources lointaines de notre langue, le latin, le grec, elle constitue une perpétuelle découverte...


 

 

 

 

Le canapé et le moustique...
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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 15:45
Je n'ai pas le coeur à le dire...

 

 

Le temps qui passe irrémédiablement a inspiré tant de poètes célèbres, depuis Ronsard jusqu'à Baudelaire...

Une chanson de Jean Ferrat reprend ce thème traditionnel, avec simplicité, déchirement et pudeur..."On ne voit pas le temps passer", c'est bien, là, une constatation que chacun de nous a pu faire.

La chanson s'ouvre sur l'évocation d'un mariage à "vingt ans", la naissance immédiate des enfants, le temps occupé qui dévore la vie, des activités quotidiennes que tout le monde connaît : "les courses, la vaisselle, le ménage, le déjeuner", l'énumération venant souligner la monotonie uniforme de la vie.

Le pronom indéfini "on", employé dans ce début de poème, permet de donner une valeur générale au texte.

Emporté par ce tourbillon, on ne voit même plus le monde extérieur, les soucis personnels empêchent d'observer tout le reste, impression que chacun de nous a pu éprouver... Le monde assimilé, dans une belle image, à un oiseau blessé devient pour nous invisible...

"Le monde peut battre de l'aile
On n'a pas le temps d'y penser."

Avec cet emploi de la négation, le temps semble nous échapper inexorablement...

Le refrain fait intervenir des questions contrastées : "Faut-il pleurer, faut-il en rire, Fait-elle envie ou bien pitié ?" Mais, le poète se contente de prononcer ces mots : "Je n'ai pas le coeur à le dire", comme si la réponse était évidente, mais aussi douloureuse et difficile à exprimer.

On perçoit, ainsi, comme souvent, dans les chansons de Ferrat, une forme de pudeur dans l'expression des idées.

On remarque l'emploi de la première personne qui souligne un commentaire du poète, plein de retenue.

On peut noter l'utilisation du pronom "elle" dans ce refrain : la femme semble plus particulièrement concernée par ce temps qui passe et qui l'écrase de contraintes, de tâches de toutes sortes...

L'évocation de la vie quotidienne qui suit montre, à la fois, le bonheur et le côté dérisoire de ces activités, des tableaux familiers, empreints de simplicité sont suggérés...
"Une odeur de café qui fume
Et voilà tout son univers
Les enfants jouent, le mari fume."

Le temps semble, aussi, s'inverser, comme le montre l'expression : "Les jours s'écoulent à l'envers..." Un raccourci saisissant souligne la fuite du temps : 

"A peine voit-on ses enfants naître 

Qu'il faut déjà les embrasser..."

Le départ des enfants est, ici, simplement suggéré, avec émotion, par cette expression, "il faut les embrasser..."


Une phrase  restitue le temps qui s'écoule en mêlant des activités quotidiennes à l'idée d'une jeunesse enfuie :
"Et l'on n'étend plus aux fenêtres
Qu'une jeunesse à repasser..."

Le couplet suivant revient sur le destin de la femme vouée, le "dimanche", au repassage de "costumes", à des "fleurs" qui peuvent décorer la maison. 

On voit, aussi, un univers limité et réduit qui est celui de la plupart des gens simples : un monde qui se réduit à "une table et une armoire"...

Comparés à un "marteau et une enclume", ces éléments du mobilier deviennent l'image même de l'enfermement, d'autant que la vie se résume à "des millions de pas dérisoires" entre l'un et l'autre.

Cette chanson constituée d'octosyllabes restitue le balancement régulier des jours qui se déroulent de manière immuable.

La mélodie à la guitare oscille entre tendresse et mélancolie... La simplicité des mots utilisés et des images nous touche : Ferrat sait nous décrire le quotidien et nous émouvoir par un texte plein d'une verité que nous avons tous pu éprouver...


 


https://youtu.be/wVakFLNMaIU


https://youtu.be/-svx2X4c2N8


 


 

 

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 16:57
J'ai honte : je n'ai pas de smartphone...

 

 


J'ai honte : je n'ai pas de smartphone... En fait, je possède un portable, d'un ancien modèle, mais ce n'est pas un "smartphone". Le terme même "smartphone" ne semble-t-il pas impliquer une idée de modernité ? Ce mot anglais suggère élégance, raffinement, style...

Quand je sors mon vieux portable, à l'inter-cours, les élèves chuchotent, plus ou moins, et je sens que je suis vraiment en "dehors du coup", complètement décalée.

Dans un temps où il faut être branché, télécharger toutes sortes d'applications plus ou moins utiles, je n'ai pas de smartphone !!

Alors que les objets connectés se multiplient, montres, lunettes, des gadgets en tous genres, j'ai l'impression de ne plus être au diapason.

Je m'inquiète même : saurais-je me servir d'un tel outil à la pointe de la modernité ? Je m'inquiète encore : je ne possède pas de tablette, objet devenu quasi-indispensable, quand on voyage et que l'on veut rester connecté.

Suis-je une extra-terrestre ? Je n'ai pas fait encore l'acquisition d' une montre connectée !

La société, le monde, les gens, tout nous pousse à consommer, à acheter tous ces produits connectés, comme s'ils étaient devenus indispensables...

Dès lors, je me sens acculée, de toute façon, mon portable commence à s'user, à montrer des signes de faiblesse.

Je vais, peut-être, acquérir un smartphone et peut-être, aussi, une tablette ?

Dans ce monde en perpétuelle mutation, où un produit branché vient toujours en remplacer un autre moins performant, on assiste à une course permanente à la recherche de l'innovation.

Dans quelques années, serons nous tous connectés, grâce à une montre accrochée au poignet ?

Serons-nous tous pistés dans nos déplacements, surveillés, épiés, observés ?

C'est probable... Sécurisés mais contrôlés, sans arrêt, sans répit...

Et nous nous laissons tous happer par ce monde de connexions, nous sommes déjà entourés de nombreux objets : ordinateurs, portables, télévisions.

Et ceux-ci se multiplient, tout en se perfectionnant !

Jusqu'où irons-nous ? On voit que nos sociétés très sécuritaires deviennent, en fait, de plus en plus fragiles.

On le découvre avec les cyber-attaques qui agressent les systèmes informatiques et peuvent générer de graves désordres, voire des catastrophes.

Un monde intégralement connecté présente des failles, et on commence tout juste à en prendre conscience.

La cyber-attaque qui a visé TV5 Monde, il y a quelques jours, nous montre toutes les fragilités de nos systèmes hyper-connectés : des pirates peuvent venir troubler des programmes, empêcher leur diffusion, les détourner.

Et nous-mêmes sommes susceptibles d'être fichés, contrôlés, manipulés, dans bien des domaines : c'est déjà le cas par le biais de la publicité.

Nous sommes géo-localisés, bientôt nous serons téléguidés, téléchargés pour accomplir tel ou tel acte.

Internet constitue un progrès indéniable, mais l'hyper-connexion vers laquelle on nous entraîne comporte des risques et des dangers terribles, dont il faut prendre conscience...


 


 

 

 

J'ai honte : je n'ai pas de smartphone...
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 16:17
Ah bon ? L'enseignement catholique est favorable à la réforme du collège ?

 

 


Alors que la réforme du collège suscite le rejet massif de nombreux enseignants du public, voilà que le directeur général de l'enseignement catholique affirme haut et fort qu'il approuve cette réforme...

Pascal Balmand, dit qu'il est prêt à "accueillir favorablement" la réforme du collège préparée par le gouvernement. 

Ce représentant de l’enseignement catholique est, notamment, satisfait de trouver, dans le projet de réforme du collège, davantage d’autonomie pour les établissements, une pédagogie personnalisée et "une réelle démarche éducative". Il conteste l’idée que cette réforme supprimerait l’enseignement du latin et du grec ou réduirait la part des langues vivantes.

On le voit : l'enseignement privé catholique se réjouit de cette réforme et en vante les mérites... Et pour cause !

Cette réforme va, à n'en pas douter permettre aux établissements privés de "capter" et de récupérer un plus grand nombre de "clients" potentiels...

Quand un collège public ne proposera plus d'enseignements de grec et de latin, vers quels établissements vont se tourner les parents d'élèves ?

Ils enverront leurs enfants dans des collèges privés où cette offre du latin et du grec sera toujours accessible.

Cette réforme n' est-elle pas  une aubaine pour le secteur privé ?

Les collèges privés pourront attirer d'autant plus d'élèves, grâce à des enseignements d'excellence !

Non seulement, cette réforme est néfaste, mais elle va, en plus, favoriser encore les établissements catholiques privés...

Au fond, cette réaction du directeur de l'enseignement catholique est bien révélatrice : elle montre les périls qui menacent de plus en plus l'éducation nationale, concurrencée par le privé.

Oui, avec cette réforme, l'enseignement catholique privé est conforté et renforcé...

Il est tout de même remarquable de voir l'empressement des représentants de l'éducation catholique pour approuver la réforme de Najat Vallaud-Belkacem, d'autant que ce sont les seuls à le faire.

La plupart des enseignants du public rejettent ces textes et ils se sont mobilisés pour montrer leur mécontentement et leur désapprobation.

Ils envisagent même des actions assez fortes, pour obtenir le retrait du projet, comme le boycott des examens, par exemple...

Face à cette réforme qui est plébiscité par les instances de l'enseignement du privé, le doute n'est plus permis : on comprend quelles seront les conséquences inéluctables : un afflux d'élèves vers le privé !

Dès lors, n'est-il pas permis de dire qu'on assiste à un démantèlement progressif de l' enseignement public et gratuit pour tous ?

C'est peut-être, aussi, l'objectif de cette réforme ??

Peut-être s'agit il de détruire l'éducation nationale, pour mettre en place un enseignement privé et payant pour tous ?

Il semble qu'on  s'achemine vers une privatisation grandissante de l'éducation, conformément à des logiques libérales...

 

 

 

 

 

 

Ah bon ? L'enseignement catholique est favorable à la réforme du collège ?
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 16:26
Najat Vallaud-Belkacem ou l'art de se moquer des enseignants...

 

 



Voilà une curieuse déclaration ! Najat Vallaud-Belkacem prétend répondre aux "inquiétudes et aux interrogations" des enseignants, en imposant une réforme des collèges dont les enseignants ne veulent pas...

Quelle imposture !

Elle affirme même : "Chacune de ces mesures a été conçue à partir d'expérimentations qui ont été conduites par les professeurs eux-mêmes, par exemple, l'interdisciplinarité, l'accompagnement personnalisé, parce que ce sont les professeurs eux-mêmes qui les ont inventés..."

Il est bien évident que l'interdisciplinarité existe depuis longtemps dans l'enseignement, mais on sait qu'elle ne peut être une panacée, quand on connaît les lacunes des élèves en collège...

L'accompagnement personnalisé, quant à lui, mériterait d'être réellement mis en oeuvre mais il se trouve que dans les lycées, ce n'est qu'un faux semblant : on appelle cours personnalisés des enseignements menés devant 36 élèves !

De qui se moque-t-on ?

Les gens du ministère, la ministre en tête semblent ignorer totalement les réalités du métier...

Les EPI qui vont être mis en place, pour séduisants qu'ils soient, ne peuvent résoudre, en aucun cas, les difficultés de nombre d'élèves en collège, ils empiètent sur les autres heures de cours et vont se réduire à des travaux pratiques où les élèves vont passer leur temps à se livrer à des activités ludiques.

Institutionnaliser les EPI revient à pénaliser d'autres disciplines fondamentales qui seront sacrifiées.

J'ai moi-même pratiqué l'interdisciplinarité en lycée : les élèves étaient invités à mener chez eux, un travail de recherche personnel, et ensuite, les travaux étaient collectés, mais ces exercices n'empiétaient pas sur les autres cours, car il fallait finir le programme et s'y tenir...

Institutionnaliser les EPI revient à enlever du temps consacré à des disciplines fondamentales, notamment le français pour lequel de nombreux élèves ont des lacunes, en collège.

La déclaration de Najat Vallaud-Belkacem démontre un mépris du monde enseignant : les professeurs, les syndicats se sont mobilisés contre cette réforme, certains envisagent même un boycott des examens et la ministre prétend que les enseignants ont voulu cette réforme ?

On perçoit, là, un manque de communication et un déni des réalités, qui depuis des années, perdure dans les ministères !

D'ailleurs le monde politique est, de plus en plus, à mille lieues des réalités du monde du travail : les discours des gens de pouvoir ne correspondent plus du tout à ce que vivent les enseignants  sur le terrain.

Au lieu de renforcer les enseignements fondamentaux en péril, le ministère voit dans les EPI, un moyen d'éradiquer les problèmes : c'est de la poudre aux yeux !

Il faut redonner au travail toute sa valeur, restaurer la grammaire, l'orthographe, donner la chance à chaque élève de maîtriser sa propre langue.

Sans travail, sans effort, on ne peut rien, on n'avance pas : à l'école, aussi, cette loi est intangible.

Les EPI sont un gadget et les enseignants ne s'y trompent pas, ils connaissent leur métier, ils savent le risque de dispersion dans ce genre de pratiques.

Ils savent ce que sont les vraies difficultés des élèves, car ils y sont confrontés tous les jours...


http://dai.ly/x2qrv7o


 


 



 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 15:56
Ondoyances d'écureuil sur le pin...

 

 



Un écureuil vient de s'emparer du pin : il ondoie et virevolte sur les branches et les rameaux qui ploient, se balancent, sous sa course légère.

L'écureuil fait frissonner l'arbre de ses teintes de roux, il s'élance, parcourt l'arbre à vive allure, le transforme en un tourbillon étourdissant de couleurs...

Le pelage s'embrase de roux, sur le vert de l'arbre, les aiguilles du pin frémissent sur son passage, et saluent l'animal gracile.

Frêle silhouette sur l'arbre, l'écureuil envahit, pourtant, l'espace, capte le regard, de ses éclats de flammes.

Quels bondissements ! Quels envols !

L'acrobate se joue de l'espace et de l'abime, il fait trembler le branches, les tourmente, les transforme en vagues houleuses qui chavirent et palpitent.

Soudain, l'animal s'évanouit, disparaît derrière quelque branche...

Soudain, il réapparait, feu, éclair, flamme sur la hauteur du pin !

Panache éblouissant ! Vivacité, souplesse, étincelle, flammèche de roux !

Il s'offre alors aux regards, se met à grignoter une pigne, dont les miettes s'envolent en tourbillons, sous le pin.

La pigne frémit, dans un bruit léger, aux teintes flamboyantes, dans une envolée de débris.

Le joli roux se délecte, il savoure les embruns de pins, se gave de ses éclats.

Le joli roux fait retentir le pin de nouveaux éclats...

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Ondoyances d'écureuil sur le pin...
Ondoyances d'écureuil sur le pin...
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 15:53
La mode printanière est de retour !

 


Cette année, la mode nous fait découvrir toutes sortes d'imprimés fleuris pleins de fraîcheur, blancs ou noirs piquetés de roses... Certains caracots s'ornent de dentelles ouvragés sur le bas du vêtement.

Les pois sont à l'honneur et signent des tenues rafraîchissantes, sur des fonds blancs de neige.

Des cyclistes en jean moulant permettent des tenues décontractées.

Les leggings sombres ou clairs affinent la silhouette... des pantalons larges pleins d'élégance peuvent l'étoffer...

Des robes aux imprimés fleuris virevoltent : transparences, dentelles, résilles sont de la fête. Des robes aériennes, blanches, ornées de dentelles contribuent à un certain romantisme...

Les épaules se dénudent grâce à des débardeurs très décolletés.

La couleur jaune s'affiche sur des jupes ou des vestes pleines de gaieté... Le rose est à l'honneur, sur des pulls échancrés...

Les shorts pratiques, souples apportent décontraction et confort.

Des sandales colorées, plates, ou des petites chaussures de tennis blanches donnent une allure sportive.

Une mode pétillante, aux couleurs du printemps, une mode fleurie, pleine de charme et d'élégance...

 

Le printemps, avec ses températures quasi-estivales, cette année, donne envie d'adopter ces tenues décontractées et légères.

Des jupes aux imprimés géométriques et graphiques, faciles à porter, apportent une touche de modernité et d'élégance.

Le noir et le blanc se superposent pour créer des tenues raffinées.

Des chemisiers noués à la taille jouent sur les transparences...

Des sacs blancs ou légèrement poudrés de rose accompagnent  et complètent, de leurs teintes claires, ces tenues.


La mode est diverse, pratique, et nous donne des envies de vacances au bord de la mer, un goût de liberté.

Imprimés verts anis, bleus et roses, coeurs blancs sur fond sombre, les teintes et les motifs  variés  permettent de choisir des couleurs différentes, en fonction de ses goûts.

La mode printanière est de retour, elle nous promet des jours ensoleillés, le bonheur d'une liberté et d'un épanouissement retrouvé.


Elle nous emporte vers des univers colorés, emplis de gaieté, elle nous fait rêver à de nouveaux horizons, à des moments de détente et d'harmonie.


Elle annonce l'été rayonnant, le temps des vacances, des soleils renouvelés, des bonheurs tant attendus....



 

 

 

 

 

 

La mode printanière est de retour !
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La mode printanière est de retour !
La mode printanière est de retour !
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