Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 16:05
Le commerce scandaleux de ces médicaments aux effets délétères...

 

On se souvient, tous, du scandale du Médiator qui a fait des milliers de victimes... En fait, chaque jour, les laboratoires dits "pharmaceutiques" produisent et commercialisent des millions de "médicaments", aux prétendues vertus salvatrices.

Il n'est pas question de remettre en cause l'efficacité de l'intégralité de ces produits, dont certains comportent, malgré tout, des effets bénéfiques.

Mais beaucoup de ces "remèdes" ont des conséquences terribles sur la santé : il suffit de lire les effets indésirables de certains de ces produits...

Les notices sont éloquentes, elles mettent en évidence tous les dangers que contiennent ces boîtes qui sont vendues, parfois, à prix d'or.

Quelques exemples de ces substances délétères : pour l'ibuprofène souvent prescrit, en cas d'inflammation, les effets indésirables sont les suivants : augmentation du risque de crise cardiaque, réactions allergiques cutanées, respiratoires, plus exceptionnellement, des nausées, une raideur de la nuque.

On signale, aussi, de possibles troubles digestifs : maux d'estomac, nausées, diarrhées, constipation.

Exceptionnellement, on pourra éprouver des vertiges, une insuffisance rénale.

On peut rappeler que l'ibuprofène est en vente libre dans les pharmacies, bien sûr, on nous prévient que tout est une question de dosage, qu'une utilisation pendant 4 ou 5 jours est sans danger, et pourtant, il arrive que certains médecins le prescrivent pour une durée de 10 jours ou plus...

Un autre "produit", souvent utilisé dans le traitement des maux d'estomac, le Pantoprazole semble annoncer, par sa dénomination, une sorte de panacée bénéfique...

 


Pourtant, la notice met en garde l'utilisateur contre : des manifestations cutanées graves, une dégradation rapide de l'état général, une érosion des yeux, du nez, de la bouche, des parties génitales... la fréquence de ces risques graves est "indéterminée", nous dit-on !

On est susceptible, aussi, de fièvre, de grossissement des reins, de douleurs dans le bas du dos !

Quelques effets peu fréquents sont signalés : maux de tête, vertiges, diarrhée, vomissements, distension abdominale, éruptions, démangeaisons, sensation d'épuisement et de malaise général, et enfin des troubles du sommeil !

Certains médecins recommandent un "médicament", comme le "Dompéridone", pourtant décrit comme dangereux, par la très sérieuse revue médicale "Prescrire"...

Cette substance a pour but de traiter les nausées et les vomissements... Quels sont donc les effets indésirables de ce produit ? 

La liste est longue mais on signale des troubles du rythme cardiaque, des risques d'arrêt cardiaque dans ce cas, la fréquence est indéterminée !

On note, aussi, la survenue possible de troubles hormonaux, une absence de règles, des troubles du système digestif, des crampes...

On le voit, et on en fait régulièrement l'amère expérience : de nombreux produits pharmaceutiques induisent et entraînent des effets qui peuvent être dévastateurs pour la santé...

 

Pourquoi le "dompéridone", jugé dangereux par des instances médicales, n'est-il pas retiré du marché ?

En fait, toutes ces substances génèrent tant de profits, tant d'argent, que la grande braderie continue ! Les laboratoires pharmaceutiques, Sanofi, Biogaran, Servier, Mylan, et tous les autres sacrifient notre santé pour engranger le maximum d'argent...

Le profit conduit ces laboratoires aux pires dérives : ils n'hésitent pas à détruire la santé, l'avenir des gens, pour s'enrichir et prospérer, de plus en plus, dans la fabication de ces drogues indignes.

Les pouvoirs publics devraient intervenir  pour stopper ces dérives : il est, ainsi, anormal que des médicaments dangereux soient vendus sans ordonnance.

Les médecins eux-mêmes, complaisants avec les laboratoires se livrent, parfois, à une surenchère et à des prescriptions dangereuses.

Les médecins se font les complices de l'industrie pharmaceutique, puisqu'ils prescrivent des produits délétères, dont ils devraient connaître les effets dévastateurs...


 
D'autres infos sur le sujet :

http://www.asef-asso.fr/attachments/article/1651/pour_soigner_au_mieux_-_des_medicaments_a_ecarter.pdf



http://www.medisite.fr/a-la-une-71-medicaments-plus-dangereux-quutiles-selon-la-revue-prescrire.791521.2035.html


 

 

Le commerce scandaleux de ces médicaments aux effets délétères...
Le commerce scandaleux de ces médicaments aux effets délétères...
Repost 0
6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 07:44
La galline, un mot qui rayonne d'éclats solaires...

 

 

La galline, un mot bien connu en Provence, venu du latin "gallina", désigne la poule, dont les oeufs, symboles de vie, de fécondité, de renaissance sont traditionnellement associés à la fête de Pâques.

Le mot "galline" a été remplacé, en français, par le nom "poule", issu, lui, du latin "pullus", "le petit d'un animal".

La "galline" ! Voilà un mot qui rayonne d'éclats solaires, un mot du sud, dont les sonorités évoquent le parler de Provence...

La galline nous fait entendre des éclats de rires, avec sa voyelle "a", très ouverte, le son "i" plus fermé.

Il existe, à Marseille, une chapelle dédiée à la Galline, chapelle située au lieu-dit la Nerthe, dans le 16e arrondissement, sur les hauteurs de l'Estaque...

 Le nom de la chapelle "Notre Dame de la galline", lui vient d'une statue de la vierge et de l'enfant Jésus qui porte, sur son bras, une poule. La statue en bois richement décorée d'or, aux couleurs de bruns et de bleu suscite l'intérêt et l'admiration de tous les visiteurs... La vierge et l'enfant  couronnés de diadèmes scintillants, esquissent un léger sourire, empli d'apaisement...

La poule qui protège ses oeufs, ses poussins n'est-elle pas un symbole de maternité et de bienveillance ?
La vie, si précieuse, représentée par l'oeuf doit être entourée de protections, d'autant plus lorsqu' elle en est à ses débuts...
Ainsi, la galline nous montre l'importance de la vie, si fragile, soumise à tant d'aléas et de difficultés.

Dans un monde de haine, où sévissent encore tant de guerres cruelles et inutiles, où des barbares tuent, assassinent, en ces jours de fêtes de Pâques, il serait temps de prendre conscience que, seule, la vie a de l'importance : toute vie mérite notre attention, et notre protection.

La poule connaît le prix de la vie, la galline protège sa couvée, comme une mère peut le faire...

Le mot, lui même, "la galline" résonne d'échos bienveillants, avec le suffixe  -ine qui a, souvent, une valeur de diminutif, à connotation affective...

La galline évoque aussi le sud, la beauté des paysages, et des collines, autour de l'Estaque, le thym, le romarin, la lavande, la garrigue, des parfums de Provence...

La mer toute proche, ses enroulements de vagues, ses murmures infinis, ses embruns de liberté et d'audace, ses colères et ses tempêtes.

 

Le soleil du sud, quand souffle le mistral et  que le ciel s'embrase de bleus...
La "galline" nous raconte tous les parfums, toutes les couleurs, toutes les harmonies, les chants du sud !

La "galline" nous raconte des ruissellements d'oliviers, des gringoles couvertes de pins, des calanques de pierres blanches.

Elle nous emmène vers le Sud rayonnant, vers le soleil, source de vie, de bonheur...
 

 

 

Photo  en haut de l'article, auteur : Eponimm  creative commons

Notre Dame de la Galline : la statue de la Vierge et de l'enfant Jésus qui porte une poule  Photo de Fr Latreille   creative commons

Notre Dame de la Galline : la statue de la Vierge et de l'enfant Jésus qui porte une poule Photo de Fr Latreille creative commons

Le vitrail de Notre Dame de la Galline  Photo de Fr  Latreille  creative commons

Le vitrail de Notre Dame de la Galline Photo de Fr Latreille creative commons

Repost 0
4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:09
Dès que, fille du matin, parut l'aurore aux doigts de rose...

 


Homère, un des premiers poètes de l'humanité, utilise quelques vers formulaires dont celui-ci, le plus célèbre : Ἦμος δ᾽ ἠριγένεια φάνη ῥοδοδάκτυλος Ἠώς,  "émos d'ériguéneia phané rhododactulos éos ..." "Dès que, fille du matin, parut l'aurore aux doigts de rose...", un vers d'une extraordinaire poésie.

 

Ce vers, qui introduit de nombreux épisodes de l'Odyssée, nous permet de comprendre l'essentiel, l'essence même de la poésie. En effet, tout l'art du poète consiste à créer une harmonie, une fusion parfaite de mondes, ici, celui de la nature et celui des hommes.


L'aurore, présentée comme une entité vivante, était considérée par les grecs comme une véritable divinité, dotée d'attributs humains.


On perçoit l'assimilation de l'aube à une personne, une jeune fille, dans une métaphore : elle devient "fille du matin", elle apparaît, aussi, personnifiée dans l'expression "aux doigts de rose". L'aurore est, ainsi, dotée de vie, de volonté... la pensée grecque percevait, partout, dans la nature, les arbres, les fleurs, les fleuves, l'aurore, le soleil, la mer, une présence divine animée et vivante.


De plus, l'aube nous fait admirer, aussi, l'image d'une fleur, la plus belle des fleurs, une "rose", et on voit aussitôt se dessiner, sous nos yeux, les tendres couleurs de l'aurore, un début de journée où le soleil commence à poindre...


La couleur "rose" définit bien aussi, à travers cette sensation visuelle, le début d'une journée, aux tons pleins de douceurs.


La poésie est la recréation d'un langage, une harmonie retrouvée entre le monde humain et la nature, souvent.


Le seul mot composé,"rhododactulos", "aux doigts de rose" transforme l'aurore en une jeune fille, dont les doigts évoquent les couleurs atténuées de l'aurore.


La poésie, dès les origines, associée à la musique, était chantée avec accompagnement d'un instrument, le plus souvent une lyre. Ainsi, ce vers formulaire revient dans l'Odyssée, comme un refrain qui scande le texte.


Les sonorités, aussi, sont sources de musicalité. Le vers grec révèle des échos sonores : le début et la fin se rejoignent, avec un effet de rime intérieure, le son "os" répété ( bien que la rime n'existe pas en grec) : émos, rhododactulos, éos... La voyelle "o" revient à plusieurs reprises dans ce seul vers... et peut traduire l'émerveillement du poète face à ce spectacle renouvelé de l'aurore. Les dentales "d" et "t" éclatantes donnent une certaine densité au texte.


Ce simple vers d'Homère nous permet de déceler toutes les richesses du langage poétique : il s'agit d'introduire le lecteur dans un monde différent, de le faire rêver grâce à une harmonie de sons, de mots, de sensations.


La traduction du texte ne permet pas de retranscrire fidèlement les sonorités du texte initial, mais on y retrouve les procédés essentiels utilisés par Homère : double personnification, sensation visuelle, douceur de la couleur associée à une fleur.

 

 

 

 

 

L'aurore  Tableau de Fragonard

L'aurore Tableau de Fragonard

Repost 0
3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 16:15
Le nouveau clip de Stromae : une satire virulente des réseaux sociaux...

 

Ce nouveau clip de Stromae, en forme de dessin animé, réalisé par le dessinateur Sylvain Chomet, est une magnifique et terrible dénonciation d'internet et des réseaux sociaux : on y perçoit un monde d'égoïsme, de repliement sur soi, de grande solitude...


Le clip s'ouvre sur un joli chant d'oiseau, le volatile se pose sur une fenêtre, puis sur l'épaule d'un jeune garçon, isolé dans sa chambre : ce personnage a les yeux rivés sur son portable... cet oiseau bleu, aux chants si mélodieux, tout le monde le connaît : c'est le logo stylisé et le symbole du réseau Twitter.

Ainsi, Stromae dénonce, à juste titre, l'importance démesurée que prennent les réseaux sociaux dans nos vies. Qui, désormais, n'est pas branché sur Twitter ou sur Facebook ?

Détournant et parodiant la célèbre chanson de l'opéra Carmen, "L'amour est un oiseau rebelle", Stromae évoque l'amour et et ce qu'il devenu dans notre monde moderne : éphémère et factice... "L'amour est comme l'oiseau de Twitter, on est bleu de lui seulement pour 48 heures."

Mêlant le français et l'anglais, selon l'usage pratiqué dans les réseaux sociaux, Stromae dénonce ce langage moderne qui fait intervenir trop souvent des modes illusoires : "D'abord, on s'affilie, puis on se follow, puis on devient fêlé et on finit solo"...

On perçoit bien, là, la grande solitude et, surtout, la folie à laquelle aboutissent ces prétendus réseaux.

Tout y est superficiel, les "sourires" deviennent, rapidement, des "coups de hashtags", ils se transforment en haines affichées, ou en slogans illusoires.

Dans ce monde, les "amis" ne sont que des "followers", et servent à acquérir une "cote". Chacun recherche un succès de façade et on peut bien, au passage, écraser l'autre, le nier, afin de s'imposer.

Au fil du clip, le petit oiseau de départ prend des proportions et des dimensions de plus en plus inquiétantes, et il reste posé, constamment, sur les épaules du personnage.

L'oiseau devient, même, menaçant à l'égard d'une petite fille que le personnage croise dans la rue, il impose sa présence partout... C'est bien cette omniprésence des réseaux, dans la vie des gens, qui est, ici, mise en évidence.

Stromae, au passage, stigmatise la société de consommation : "Et c'est comme ça qu'on s'aime, c'est comme ça qu'onsomme..." Jouant sur le verbe "consommer" associé au verbe "aimer", il montre toutes les dérives de nos sociétés.

L'amour devient "enfant de la consommation", il en veut toujours plus...

L'oiseau s'invite même dans le lit de deux amoureux, il s'installe entre eux et il occupe toute la place... il se transforme en "un oiseau de malheur" qui perturbe la vie des gens, il en vient à provoquer des disputes dans le couple qui se sépare.

"Chacun pour soi, c'est comme ça qu'on s'aime..."

Au fil du clip, l'oiseau devient si énorme, que les rôles de départ sont inversés : l'oiseau porte, désormais, sur son dos, le personnage qui se laisse guider, aveuglément, dans les rues envahies de volatiles aux dimensions impressionnantes... Et la vie devient, pour tous, une course aux "followers".

Une phrase, dans sa brièveté tranchante, montre les absurdités de la société de consommation : "Un jour, t'achètes, un jour tu jettes..."C'est bien ainsi que se résume notre monde.

La fin du clip est particulièrement cruelle : un des oiseaux de Twitter, devenu un monstre gigantesque, écrase brutalement une jeune fille, et tous les oiseaux déversent, de leurs becs, les êtres humains dans un précipice où ils sont dévorés par une sorte de gros oiseau bleu qui ressemble à un chien-Cerbère, muni de crocs... et dans les déjections de l'animal, surgit, soudain, une main qui tient un téléphone.

Belle construction en boucle pour ce clip ! car on voit, alors, l'oiseau de Twitter aller reconquérir un nouveau territoire, il se pose au bord d'une fenêtre, près d'une fillette, en train de consulter son portable.
Et la chanson s'achève sur le refrain parodique : "Prends garde à toi, si tu t'aimes, garde à moi si je m'aime, garde à nous, garde à vous, garde à eux, et puis chacun pour soi..."

C'est bien ainsi que fonctionnent les réseaux sociaux : un monde âpre, dur, où tous les coups sont permis, où la haine se déchaîne parfois, où le harcèlement devient un fait presque banal et sans importance... où chacun n'aime que son petit ego surdimensionné.

Un monde d'égoïsme exacerbé, où chacun éprouve une sorte d'auto-satisfaction.

Un monde où il s'agit d'accumuler des "like", de briller de manière factice.

Cette chanson montre bien tous les dangers et les pièges de ces réseaux : la violence, la cruauté sont mises en scène d'une manière frappante, mais il est probable que beaucoup ne sauront pas s'y reconnaître, hélas...

Le texte, qui se présente comme une parodie du célèbre air de Carmen, a d'autant plus de résonances... Stromae, usant de l'inversion, de l'hyperbole, de l'antithèse, nous offre, ici, une parodie, pleine de vérité, du monde moderne...


https://youtu.be/UKftOH54iNU

https://youtu.be/wdpXyI3_Qpk


http://dai.ly/x2lete6






 

Le nouveau clip de Stromae : une satire virulente des réseaux sociaux...
Repost 0
1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 13:58
Un poisson pour ouvrir le mois d'avril...


Le mot "poisson" remonte à l'antiquité : issu du latin "piscis", ce terme générique désigne toutes sortes de variétés : sole, sardine, rascasse, thon, cabillaud, loup, truite, brochet, dorade, girelle, lotte, autant de noms différents et évocateurs pour ces habitants des mers et des fleuves...

Ce terme "poisson" suggère des images marines étonnantes : des poissons irisés de soleil sous l'eau, aux reflets ondoyants, des éclats de couleurs variés, des brillances, des dorures.

Le mot lui-même, avec sa labiale initiale "p", ses deux sifflantes "ss", sa voyelle nasalisée "on", nous emmène dans une autre dimension, celle des profondeurs marines, mystérieuses, envoûtantes, secrètes.

Le mot résonne d'éclats grâce à ses deux sifflantes qui nous font percevoir des éclats de soie, des écailles somptueuses.

La voyelle nasalisée nous montre les ondoyances de l'animal sous les flots : le poisson ondule, se meut avec souplesse dans l'élément marin.

De nombreux mots sont des dérivés du nom latin "piscis" : le pêcheur, le pescadou, le verbe "pêcher", l'adjectif "piscivore", la piscine, la pisciculture.

Et dans certains de ces mots, on retrouve le radical ancien "piscis", non altéré, alors qu'il a subi des évolutions phonétiques notables dans le terme "poisson"...
Le nom "poisson" révèle, ainsi, une formation populaire et familière, ce mot n'en paraît que plus précieux : issu du peuple, il a donné, lui-même, lieu à des dérivés : poissonneux, poissonnier, poissonnerie.
En grec, c'est le terme "ichthys" qui désigne le poisson : il est à l'origine de quelques termes savants : "ichtyophage, ichtyosaure, ichtyologie". Ce mot suggère bien, par sa graphie et ses consonnes aspirées, toute l' étrangeté de cet animal lié au monde marin.


Le poisson revêt toutes sortes de formes et de dimensions : certains de ces êtres aquatiques ressemblent à des galets posés au fond de l'eau, d'autres sont hérissés d'antennes aux reflets d'ocres, d'autres brillent de reflets argentés...

Certains s'irisent d'écailles sombres ou luisantes...

Les poissons évoquent, ainsi, le monde de la mer, des odeurs iodées, des embruns, des images de vagues redoublées souvent impétueuses, des images d'infini et de liberté...

Les vagues se hérissent d'écumes, de brumes éblouissantes, la mer fait entendre son chant redoublé, ses murmures infinis, elle déroule ses couleurs variées et nuancées : verts, bleus, ocres, blancs.

Les vagues déferlent sur la grève... et sur le bord, on peut entrevoir ce monde marin, où ondoient des muges, des gobies, du menu fretin.

Le poisson lié à la mer, aux fleuves et aux rivières, à l'eau, à la fluidité des ondes, nous laisse entrevoir des transparences, des clartés, des limpidités, il nous emporte dans les replis des flots, il nous fait rêver à un monde ondoyant, plein de mystères...
Un poisson pour ouvrir le mois d'avril...
Repost 0
31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 16:09
Voici revenu le temps des asperges...

 

Voici revenu le temps des asperges ! Temps si court, si rapide, où nous sont offertes ces pousses délicieuses, qu'on aime savourer à la vinaigrette.

L'asperge annonce le printemps, les beaux jours, elle se cache sous la terre, et il faut la cueiilir dans les profondeurs du sol.

Le mot lui-même révèle des sonorités pleines de douceur, sifflante "s", labiale "p", chuintante "g". Seule la gutturale "r" lui apporte une pointe d'amertume...

Blanche, verte, ou violette, l'asperge est un mets délicat et précieux. Sa saveur pleine de finesse, de fraîcheur, de simplicité nous donne un avant-goût du printemps.

Délices d'asperges ! Pousses sauvages qu'on peut découvrir en pleine nature !

Le mot "asperge", venu du latin "asparagus" et plus anciennement du grec "asparagos", comporte des origines lointaines. Le terme "asparagos", avec sa voyelle "a" réitérée, nous fait entendre des sonorités emplies de poésie : ce mot redondant déroule ses syllabes dans une belle harmonie...

L'asperge a des racines gecques, elle renvoie à un passé mythique, celui de la Grèce antique, "l'asparagos", avec sa finale grecque, nous fait entendre cette langue d'autrefois qui est si présente dans de nombreux mots français !

Le nom "asparagos" nous fait goûter à des sonorités lointaines, exotiques et étranges...

"L'asparagos" nous montre que notre langue est constituée de latin, de grec et que ces langues vivent, encore, dans des mots très simples du quotidien, que tout le monde connaît.

L'asperge, plante grecque et latine était très appréciée par les anciens : elle entrait dans des recettes raffinées qui nous sont parvenues, grâce à Apicius, un célèbre gastronome du premier siècle, par exemple, la Patina de asparagis frigida ou Patina froide d'asperges...
 
  PATINA DE ASPARAGIS FRIGIDA
 Accipies asparagos purgatos, in mortario fricabis, aqua suffundes, perfricabis, per colum colabis. Et mittes <in caccabum> ficedulas curatas. Teres in mortario piperis scripulos VI, adicies liquamen, fricabis, <postea adicies> vini cyathum unum, passi cyathum unum, mittes in caccabum olei uncias III. Illic ferveant. Perunges patinam, in ea ova VI cum oenogaro misces, cum suco asparagi impones cineri calido, mittes impensam supra scriptam. Tunc ficedulas compones. Coques, piper asperges et inferes.
Apicius, Art Culinaire, livre IV, 132
Vocabulaire du texte
 
Traduction :
Patina froide d'asperges
Prenez des asperges bien nettoyées, écrasez-les dans un mortier, arrosez-les d'eau, écrasez-les complètement, et passez au tamis. Mettez <dans un plat> des becfigues vidés. Pilez dans un mortier six scrupules de poivre, ajoutez du garum et triturez, puis un cyathe de vin et un de vin paillé. Mettez trois onces d'huile dans une cocotte où vous ferez bouillir le tout. Graissez une casserole, mélangez-y six oeufs avec du garum au vin et placez-la avec la purée d'asperges dans la cendre chaude. Versez-y la préparation indiquée ci-dessus et disposez alors les becfigues. Faites cuire, saupoudrez de poivre et servez.



L'asperge, appréciée des romains reste un mets de choix : la blanche, la plus délicate, la plus fine est, sans nul doute, la meilleure... L'asperge violette au goût fruité est aussi délicieuse.

Voici revenu le temps des asperges ! Profitons-en pour goûter ce légume de choix, au parfum savoureux ! Source de vitamines, l'asperge contribue à une bonne santé, et à un parfait équilibre nutritionnel.


 
Des recettes antiques :

http://www.domainelacroixdubattut.com/recettes-romaines.html

 

Pour en savoir plus sur l'asperge :

 http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=asperge_nu

 

http://www.marmiton.org/magazine/diaporamiam_asperge_1.aspx

 

 

 

 

Miniature du Moyen-age

Miniature du Moyen-age

Un tableau de Maria Vos

Un tableau de Maria Vos

Tableau de Adriaen Coorte

Tableau de Adriaen Coorte

Tableau de Louise Moillon

Tableau de Louise Moillon

Repost 0
30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 14:54
Nicolas Sarkozy ou le triomphalisme facile...

Le voilà revenu, triomphant et superbe, après les élections départementales... Nicolas Sarkozy s'est livré à une déclaration où il affiche la victoire de la droite, lors de ces élections.


Il affirme ainsi : "Les français ont massivement rejeté la politique de François Hollande et de son gouvernement, le désaveu à l'égard du pouvoir est absolument sans appel... jamais, une majorité n'avait perdu autant de départements, jamais un pouvoir en place n'avait suscité une telle défiance et un tel rejet, au fond, jamais, une politique n'avait autant incarné l'échec à tous les niveaux... L'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera."

Oui, la droite a remporté de nombreux départements, oui, la politique du gouvernement en place déçoit, oui, les français sont inquiets, notamment face à la montée du chômage...

Mais, ces élections locales sont-elles représentatives de l'ensemble de l'électorat ? Une fois de plus, c'est l'abstention qui triomphe, c'est l'abstention qui révèle une certaine méfiance des français à l'égard des hommes poltitiques...

Qui peut s'en satisfaire, qui évoque ce problème, alors qu'il mine notre "démocratie" ?

L'abstention atteint le taux impressionnant de plus de 50 % : la moitié des français n'ont pas voté !

"L'alternance est en marche", déclare Nicolas Sarkozy...

Mais qui souhaite encore cette alternance et peut-on parler d'alternance ? Nicolas Sarkozy a été évincé du pouvoir en 2012, lors des élections présidentielles : il avait, lui-même, échoué dans son action politique, à tous les niveaux : déficits, dépenses inconsidérées, une droite déchirée par
des conflits internes...

Et voilà qu'il ressort de sa boîte, pour faire des promesses qui paraissent bien illusoires...

"Nous mettrons fin aux dépenses publiques inutiles, nous maîtriserons les impôts, nous lutterons contre l'assistanat, nous donnerons toujours la priorité au développement économique, nous allons renforcer l'unité de notre famille politique... L'espoir renaît pour la France", a-t-il ajouté...

Ce discours très politique s'adresse à des militants convaincus, mais les français en ont assez d'entendre de vaines promesses.

Dans une déclaration, tout homme politique devrait prendre en compte le taux d'abstention et devrait le regretter...

Se targuer d'une victoire écrasante, en ces circonstances, est une fanfaronnade.

Nicolas Sarkozy a, lui aussi, déçu, lorsqu'il tenait les rênes du pouvoir, il avait, lui aussi, fait de vaines promesses...

Comment pourrait-il ne pas décevoir, à nouveau ?

Encore une fois, ces élections départementales sont révélatrices de l'état d'esprit des français : déçus par la droite, déçus par le parti socialiste, ils ne savent plus pour qui voter : dès lors, ils se mobilisent seulement, pour des élections où l'enj
eu est plus important...

"On a gagné ce deuxième tour", disent les responsables de la droite, mais, en fait, personne n'a réellement gagné : c'est l'absentéisme et ce sont les désillusions qui l'emportent, encore, dans ce scrutin...

Nicolas Sarkozy ou le triomphalisme facile...
Nicolas Sarkozy ou le triomphalisme facile...
Repost 0
29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 15:09
Crash de l'A 320 : une forme de terrorisme moderne...

 

La catastrophe de la Germanwings semble bien être, désormais, un acte délibéré et prémédité : le copilote a pécipité l'avion sur une montagne, afin de pulvériser l'A 320. On a parlé de suicide, mais ce mot est il approprié, dans la mesure où ce pilote a entraîné avec lui, la mort de 150 passagers ?


Quand on sacrifie la vie de nombreux passagers, des bébés, des adolescents, des femmes, des hommes, et l'équipage entier d'un avion, comment nommer un tel acte ?

On songe, évidemment à une forme de terrorisme aveugle qui s'attaque à des innocents...

Les passagers de l'A 320 sont morts dans des conditions atroces, leurs corps ont été pulvérisés, leur vie anéantie en un instant, par le geste d'un seul homme qui a dû se sentir tout puissant lors du passage à l'acte.

"Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s'en souviendra", avait un jour déclaré ce copilote à Maria W., une hôtesse de l'air de 26 ans, et une ex-petite amie. 

Rêve de notoriété, de gloire, de reconnaissance, ce pilote voulait accomplir une sorte de destin d'exception...


Et, pour ce faire, il n'a pas hésité à commettre la pire des atrocités : tuer 150 personnes à l'aveuglette, comme peuvent le faire des terroristes fanatisés, des djihadistes, à la recherche d'une gloire illusoire.

Il a voulu, intentionnellement, précipiter, dans la mort, des innocents, il n'a pas hésité à interdire l'accès du cockpit au commandant de bord, à actionner le bouton de descente de l'avion qui le conduisait inéluctablement au crash.

Bien sûr, il savait qu'il allait mourir lui aussi, comme un djihadiste qui commet un attentat : il était là pour mourir, pour accomplir un acte de destruction et de terreur, il était là, pour tuer et trouver une forme d'auréole et de gloire.

J'avais intitulé un premier article consacré à cette catastrophe : "suicide ou attentat" ? En fait, l'acte perpétré par ce jeune pilote ressemble davantage à un attentat qu'à un suicide : il a accompli un geste de destruction, il a massacré des innocents, des gens qui, eux, avaient choisi de vivre.

Il a assassiné dans les pires conditions, par surprise, des gens, des êtres humains sans défense.

Son geste peut, sans doute, s'expliquer par des frustrations : difficulté d'exercer son métier, déception amoureuse ? mais il ressemble à s'y méprendre au geste d'un terroriste.

Sa quête de gloire posthume y fait songer également : une soif de reconnaissance, un désir de compenser des frustrations...

On voit bien que ce pilote a agi comme un terrorriste, certes, il n'a pas été manipulé, ni fanatisé, mais peut-être s'est il inspiré des attentats du 11 septembre pour commettre cet acte fou...

Certes, il était peut-être sous l'emprise de psychotropes...

Certes, il ne défendait pas une religion ou une "cause", si ce n'est sa propre cause : l'ambition de faire parler de lui, et de passer à la postérité.

Mais, sa passion de l'aviation et du pilotage l'a conduit au pire...

Il s'agit bien d'un crime qui s'accompagne d'une mise en scène de la mort de 150 personnes tuées avec une certaine froideur.

 

C'est terrifiant...


 

Crash de l'A 320 : une forme de terrorisme moderne...
Repost 0
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 17:25
La peur, une des composantes du registre fantastique...

 

Le registre fantastique vise à susciter la peur, l'angoisse : il se développe, particulièrement, au XIXème siècle, grâce à des auteurs célèbres, comme Maupassant, Edgar Allan Poe, Balzac, Barbey d'Aurevilly, Théophile Gautier, H.G. Wells, Mary Shelley, Oscar Wilde...



"Le rideau cramoisi, Le portrait de Dorian Gray, Les contes du jour et de la nuit, Frankenstein, La morte amoureuse, La main d'écorché, La peau de chagrin, Le Horla", autant de titres qui résonnent en nous et qui nous rappellent des récits pleins de mystères.


Le mot "fantastique" vient d'un adjectif grec, "phantastikos", "capable d'imaginer" : cette notion est donc associée, dès les origines, à la capacité d'imaginer...

Mais curieusement, le fantastique est toujours ancré dans le réel : il fait, souvent, intervenir un témoignage à la première personne, qui paraît crédible, authentique. On trouve, au début du récit, des indications de temps et de lieux, parfois précises, qui permettent d'insérer l'histoire dans le réel.

Le fantastique se met en place progressivement : l'auteur situe souvent l'action dans un lieu isolé, coupé du monde extérieur : un vieux château, une forêt, un cimetière, une maison à l'écart....

Le moment fantastique par excellence, c'est bien évidemment, le soir, la nuit, le moment où le jour bascule, où tout devient flou et incertain...


Un des procédés essentiels de ce registre est la personnification : les objets, les paysages semblent, mystérieusement, dotés de vie, de sentiments, ce qui instaure une inquiétude, un trouble. Dans certains textes, on voit ainsi des "nuages éperdus de peur" s'enfuir sur l'horizon.

Le narrateur transfère la peur qu'il éprouve lui-même sur le paysage : on parle, parfois, de paysage-état d'âme.

La peur est donc, souvent, une des composantes essentielles du fantastique : le champ lexical de l'angoisse s'amplifie au fil du texte, la peur se fait de plus en plus présente, elle se traduit physiquement par des termes très forts, des hyperboles " tressaillir, terreur profonde, une épouvante, un gémissement de souffrance..."

La peur peut transparaître, aussi, dans la syntaxe : phrases nominales, très brèves, exclamations, interrogations.

Enfin, le fantastique fait hésiter, sans cesse, le lecteur entre une interprétation rationnelle des événements et une explication surnaturelle : le lecteur oscille entre ces deux possibilités, entre rêve et réalité...

Par exemple, un portrait semble s'animer sous les yeux du narrateur : est-ce un effet d'optique, un rêve ou est-ce que le personnage du portrait renaît à la vie, sublimé par l'oeuvre d'art ?

L'auteur peut utiliser, également, des mots qui marquent l'incertitude : "peut-être, probablement, il semble..."

Les thèmes fantastiques sont multiples : amour et mort sont souvent associés, entrelacés, on croit parfois assister à la résurrection d'un personnage, la folie peut intervenir, des femmes fatales sont mises en scène : elles provoquent leur propre malheur ou suscitent des destins tragiques... d'une beauté indescriptible, elles fascinent le narrateur, font naître des passions démesurées.


On hésite, souvent, dans le fantastique, entre la véracité d'un témoignage et le délire d'une personnalité.


Cette hésitation provoque un trouble dans l'esprit du lecteur...

Ainsi, le fantastique nous mène de la réalité vers un monde surnaturel, il nous intrigue, crée une attente, une angoisse, des interrogations...




Quelques exemples :


La nuit, une nouvelle de Maupassant :


http://fr.wikisource.org/wiki/La_Nuit_%28Maupassant%29


La main d'écorché, autre nouvelle :


http://fr.wikisource.org/wiki/La_Main_d%E2%80%99%C3%A9corch%C3%A9


La chevelure :


http://fr.wikisource.org/wiki/Toine_%28recueil%29/La_Chevelure

 

Un article sur Le portrait ovale, de E A Poe :

 

http://rosemar.over-blog.com/article-le-portrait-ovale-d-e-a-poe-fantastique-et-oeuvre-d-art-109709759.html

 


 

La peur, une des composantes du registre fantastique...
Repost 0
27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 15:44
La rigueur allemande mise à mal, après le crash de l'A 320...

 

 

Après la tragédie de l'airbus de la Germanwings, filiale de Lufthansa, on est en droit de se poser bien des questions sur la fiabilité du copilote qui a pécipité l'avion sur une montagne : apparemment, le jeune homme avait été victime d'une grave dépression, en 2009, lors de son instruction, il était même l'objet d'un suivi médical.

Dès lors, pourquoi ce pilote, à la santé fragile, n'avait-il pas été interdit de vol ?

Un pilote a sous sa responsabilité des passagers, un équipage, des enfants, des adolescents : peut-on admettre qu'un pilote au passé médical assez lourd ait été autorisé à poursuivre une activité qui implique une parfaite maîtrise de soi ?


On perçoit, là, des failles dans la "rigueur" allemande, tant vantée, dans de multiples domaines.


En l'occurrence, la compagnie qui employait ce pilote, la Lufthansa n'a pas pris la mesure des difficultés d' Andréas Lubitz et l'a autorisé à voler sur des avions de ligne, de manière inconséquente.


Qui plus est, le pilote aurait caché qu'il était en arrêt de travail, le jour du drame ! Comment est-ce possible ?

Tant de dysfontionnements font froid dans le dos !


De toutes façons, les révélations concernant Andréas Lubitz sont vraiment inquiétantes, ce copilote était malade et prenait un traitement médical. Il avait fait une grave dépression.

 

Quand on connaît les effets délétères des psychotropes sur la santé, comment a-t-on pu laisser sa licence à ce pilote ? Comment a t-on pu l'autoriser à prendre les commandes d'un avion de ligne ? Comment a-t-on même pu l'engager en tant que pilote ?

Les psychotropes peuvent avoir des effets neurologiques très graves, on le sait : il est inadmissible qu'on n'ait pas décelé des manques, des difficultés inhérentes à ces substances...

 

La compagnie qui employait Andréas Lubitz a une lourde part de responsabilité dans cette tragédie : elle aurait dû, sans doute, suspendre ce pilote qui n'était plus à même d'assurer ses fonctions.


Après cette catastrophe, la rigueur, le sérieux légendaires des allemands apparaissent bien fragiles : on peut parler, dorénavant, d'une grande négligence...

 

La compagnie Lufthansa se retrouve sur le banc des accusés : on ne peut imaginer une telle accumulation de défauts, de manques et de défailllances.

 

La sécurité aérienne exige plus de sérieux : elle n'admet aucune insuffisance, aucun oubli dans la vérification des compétences d'un pilote : trop de vies sont en jeu...


 

 

La rigueur allemande mise à mal, après le crash de l'A 320...
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/