Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 17:27
Catastrophe de l'Airbus A 320 : suicide ou attentat ?

L'enquête sur le crash de l'Airbus A 320 de Germanwings révèle des faits graves et troublants : le copilote de l'appareil a volontairement manipulé le bouton servant à actionner la descente de l'appareil, alors que le commandant de bord s'était absenté de la cabine de pilotage...


Les nouvelles normes internationales prévoient qu'une fois sorti de la cabine, on ne peut y accéder de l'extérieur si cet accès est refusé : le commandant de bord s'est vu interdire l'accès au poste de pilotage, le copilote, Andréas Lubitz, âgé de 28 ans, le lui a refusé et a précipité l'avion sur le sol.

Suicide ou attentat ? La thèse du suicide paraît peu probable, dans la mesure où le copilote a entraîné, aussi, dans la mort tous les occupants de l' A 320.

L'enquête qui suit déterminera les motivatons de ce jeune pilote. Mais, on ne peut s'empêcher d'évoquer un acte de terrorisme.

Dès lors, on songe aux attentats du 11 septembre, même si le déroulé des événements est différent.

Dans ce cas précis, ce serait le pilote lui-même qui aurait prémédité cet acte de terrorisme, visant à détruire l'avion et à anéantir la vie de 150 passagers présents sur ce vol.

On peut imaginer toutes sortes d'hypothèses : des influences extérieures, un endoctrinement, une volonté d'acquérir une "gloire" posthume, par cet acte insensé, une sorte de djihad personnel ?

S'agit-il d'un acte isolé ou d'une action perpétrée par un groupe terroriste ? Le copilote a, vraisemblablement, profité de l'absence du commandant de bord, pour manipuler le bouton de descente de l'appareil, il n' a pas répondu aux appels qui lui ont été lancés.

Certains évoquent l'hypothèse du suicide altruiste ou d'un délire soudain qui conduit au passage à l'acte. Il est vrai que des cas de suicIde ont été recensés, de manière parfois incertaine, lors d'un vol d'Egyptair en 1999, ou de la compagnie Lam Mozambique en 2013.

Bien sûr, d'autres informations seront, sans doute, délivrées par la deuxième boîte noire qui n'a pas encore été retrouvée.

Mais, dans tous les cas, on sait que c'est un acte délibéré, c'est une certitude. Et, dans le contexte actuel, on ne peut écarter l'hypothèse du terrorisme, d'autant que l'attaque d'un avion n'est pas nouvelle.

De toute façon, il faudra revoir les procédures de sécurité sur un avion : le copilote a pu interdire l'accès du cockpit au commandant de bord : il était devenu seul maître à bord, après le départ de son collègue.

On voit bien qu'une telle possibilité est dangereuse : le commandant de bord n'a pas pu défoncer la porte et intervenir pour empêcher le crash de l'avion.

Quand un seul homme peut verrouiller l'accès au cockpit, on peut s'en inquiéter, car on ne peut faire reposer la s
écurité d'un appareil et de ses passagers sur un seul individu.

Les avions restent des cibles fragiles, d'autant plus fragiles si c'est une seule personne qui en a la responsabilité.

On a d'abord cru à un accident, mais il faut se rendre à l'évidence : un seul homme aux commandes a entraîné la chute de l'avion.

Catastrophe de l'Airbus A 320 : suicide ou attentat ?
Repost 0
Published by rosemar - dans actualité airbus crash
commenter cet article
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 15:40
On les entendait babiller et chanter ensemble...


"Si quelque badaud s'étonnait de les voir en bisbille, ils se cachaient pour rire de lui, et on les entendait babiller et chanter ensemble comme deux merles dans une branche."


C'est ainsi que Georges Sand évoque le babil des deux "bessons", dans son célèbre roman, La petite Fadette : les deux garçons font semblant de se disputer, par jeu, pour se moquer des réactions des gens...


Le verbe "babiller" nous fait entendre des murmures confus, des mots légers ou incertains qui se répandent et s'épanchent volontiers...

Avec ses deux labiales qui évoquent le mouvement des lèvres, sa palatale finale, pleine de charme, ses différentes voyelles, ce mot suggère bien un bavardage insouciant, qui virevolte.

On perçoit le joli babil d'un enfant qui lance des mots déformés à la volée, on aime ce débordement volubile, plein d'inventivité, de redondances.

Formation d'onomatopée, ce verbe imite le langage redoublé, répétitif des jeunes enfants.

On entrevoit un berceau, des rires, des roucoulements, un bonheur de découvrir le langage, de prononcer les mots, de les dire, de les redire, de les faire danser...

Ce verbe évocateur nous montre le plaisir de s'exprimer, de goûter et de savourer les mots, de les inventer...

On s'extasie devant les prouesses verbales de l'enfant, on l'encourage à babiller, de plus belle.

L'apprentissage du langage est, comme une découverte, une façon de faire chanter les mots.

On songe, alors, à ces vers de Victor Hugo, extraits du poème, Lorsque l'enfant paraît...


"Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !"

Et Hugo, avec cette "voix qui veut tout dire", nous fait bien percevoir le babil de l'enfant, cet
te envie irrépressible de s'exprimer, ce plaisir de la parole...


Le verbe peut s'appliquer, également, à des adultes dont les propos frivoles débordent dans une certaine exubérance.

Les oiseaux gazouillent et babillent, aussi, parfois, dans un chant répétitif dont les mélodies se répercutent d'arbre en arbre... C'est, d'ailleurs, ce que suggère Georges Sand dans la comparaison qu'elle utilise pour évoquer les deux jeunes garçons, héros de son roman.

Dans tous les cas, ce mot rempli de poésie, avec sa consonne redondante, une sorte d'écho sonore suscite des images empreintes de douceurs, de tendresse.

Ce terme qui renvoie à l'enfance, aux premiers mots prononcés, à la découverte du langage et du plaisir des sons, de leur musique, e
st plein de résonances, de bonheurs, de rires...

On les entendait babiller et chanter ensemble...
On les entendait babiller et chanter ensemble...
Repost 0
23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:06
Michel Onfray : une belle déclaration sur l'école...


"Oui, mon père était un pur produit de l'école républicaine. Voilà pourquoi je pense qu'à gauche on devrait défendre l'école républicaine. Et quand on la défend, on n'est ni réactionnaire ni conservateur, on a juste envie que d'autres enfants de pauvres, d'autres gens modestes, puissent avoir droit à la culture, au savoir. Voilà pourquoi j'ai créé des universités populaires, aussi pour distribuer la culture et le savoir. Oui, mon père m'a enseigné plein de choses, et notamment les étoiles. À partir de l'étoile Polaire. Il me disait qu'elle était la première arrivée et la dernière couchée, qu'elle était toujours au même endroit, qu'elle indiquait le nord. Et d'une certaine manière, c'était une leçon de vertu qu'il me proposait en me disant "Sois comme elle".

On doit cette belle déclaration à Michel Onfray : les mots qu'il prononce ici nous touchent et me touchent plus particulièrement...

Comme lui, je suis issue du peuple, mes parents étaient des gens modestes, mon père était un simple ouvrier qui travaillait sur des chantiers maritimes.

Comme lui, je défends l'école de la république, celle qui m'a apporté culture, curiosité et savoir... Cette école malmenée, vilipendée, à laquelle on a imposé tant de réformes inutiles, cette école qui a été sacrifiée, parfois, à des intérêts mercantiles, cette école qui souffre de désaffection : le métier n'attire plus les vocations et le ministère peine à trouver des candidats aux concours de recrutement de l'Education nationale.

Une école à laquelle on a imposé des modes : la méthode globale, l'apprentissage par la découverte, comme si les élèves étaient aptes à tout découvrir par eux-mêmes, l'abandon de la grammaire, de l'orthographe, disciplines pourtant essentielles.

Et les réformes s'enchaînent, continuent, sans vraiment recentrer l'enseignement sur l'essentiel, l'acquisition des connaissances, la mise en valeur de la culture, le retour aux sources, l'apprentissage du latin et du grec qui sont les parents pauvres de l'éducation nationale...

L'école doit retrouver cette vocation première la transmission des savoirs, car un savoir bien assimilé demande du temps, de la réflexion, du recul.

 

Internet, les technologies modernes peuvent compléter ce savoir et non se substituer à lui.
 

Internet, c'est la grande braderie, c'est une source incommensurable de possibilités et de savoirs, mais sans une formation de base, internet ne permet pas toujours un esprit critique.

Wikipédia : La source de tous les savoirs ! Oui, c'est un outil précieux mais qui n'est pas toujours fiable : il peut comporter des erreurs, je l'ai vérifié moi-même, on y trouve parfois, des étymologies fantaisistes.

L'école n'est-elle pas l'avenir d'une nation ? N'est-ce pas l'essentiel ?

Les déclarations d'intention ne suffisent pas : il faut faire en sorte que l'école soit une priorité, et pour cela, éviter les réformes qui désorganisent le travail des écoliers, comme celle des rythmes scolaires, éviter de satisfaire l'industrie du tourisme et bricoler les vacances scolaires...

L'école n'est pas une marchandise, les lycées ne sont pas des entreprises commerciales, ce sont des lieux de savoirs et de réflexion...

Il faut redonner une vraie autorité aux enseignants, respecter leur savoir, leur expérience, leur faire confiance.

L'école, celle qui dispense la culture, doit être valorisée : la culture elle-même se doit d'être honorée...

C'est aussi l'apprentissage de la langue française qui doit être au coeur de l'école : sans une bonne maîtrise de la langue, les difficultés surgissent, la compréhension s'étiole, la pensée et le raisonnement s'évanouissent.


 

Michel Onfray : une belle déclaration sur l'école...
Repost 0
22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:37
Le latin et le grec vont-ils être sacrifiés ?

De plus en plus, ces disciplines essentielles, les langues anciennes sont sacrifiées et délaissées, dans les établissements scolaires, au nom de la rentabilité...



L'enseignement des humanités risque de disparaître, avec la nouvelle réforme du collège : une initiation aux langues anciennes en 5e, 4e et 3e serait, désormais, intégrée aux programmes de français, dès la rentrée 2016.

Ce serait en accord avec le projet d’avancer l’enseignement de la deuxième langue vivante en 5e, dans la perspective de la création d’un nouveau cycle après la 6e. Mais une telle réforme permettrait surtout, face à la pénurie préoccupante de professeurs de lettres classiques, de confier cette "initiation" à des professeurs de lettres modernes.

Dès lors, cet enseignement serait restreint à une petite initiation, sans aucun approfondissement...

Depuis des années, ces disciplines sont délaissées, maltraitées : les heures sont placées en fin de journée, ou entre midi et 14 heures.

Face à cette tendance qui consiste à faire disparaître lentement l’enseignement des humanités, comment ne pas s'insurger ?

Pourtant le latin et le grec sont tellement formateurs et essentiels : étymologie, grammaire, littérature, philosophie, histoire, que de messages essentiels nous sont délivrés par les humanités, les langues anciennes !

Dans un monde en perte de repères, comment ne pas voir que ces disciplines sont essentielles ? Elles nous relient au passé, à notre histoire, celle de tous les peuples méditerranéens.

Elles apportent rigueur, esprit d'analyse, esprit critique, elles permettent d'enrichir le vocabulaire par un retour aux sources... Elles ouvrent mille perspectives, car la littérature antique est pleine de richesses : poésies, satires, théâtre, c
omédies, tragédies, éloquence.

Elles permettent de mieux appréhender notre propre littérature, de mieux en comprendre les sources, car de nombreuses oeuvres littéraires s'inspirent de ces genres anciens.


A l'heure où certains s'attachent à détruire des oeuvres d'art venues du passé, à l'heure où des barbares essaient d'anéantir cette culture ancienne, comment ne pas voir et comprendre que ce passé nous est indispensable ?


Le grec et le latin sont le substrat de notre langue, de notre littérature : les auteurs anciens nous ont légué des textes remarquables, emplis de bon sens et de réflexion.

Pour bien vivre le présent, nous avons besoin de cette culture, de ces repères, nous devons nous référer à ce passé qui nous a nourris et nous nourrit encore...

Il faut restaurer ces disciplines, former des enseignants, faire en sorte qu'il soit possible pour les élèves d'étudier
à la fois le grec et le latin : souvent les emplois du temps ne le permettent même pas !

Ne sacrifions pas notre passé ! Il est essentiel, indispensable pour chacun d'entre nous... d'autant que ce passé est inscrit dans notre propre langue, constituée essentiellement de latin et de grec.

Le grec et le latin vivent encore à travers les mots que nous utilisons, notre grammaire, notre orthographe... Ces disciplines sont donc fondamentales pour mieux maîtriser notre langue, le français...

Début de l'Iliade  Homère auteur de la photo : Bibi Saint Pol

Début de l'Iliade Homère auteur de la photo : Bibi Saint Pol

Virgile  un extrait de l'Enéide

Virgile un extrait de l'Enéide

L'odyssée   Ulysse déguisé en mendiant et Pénélope  auteur de la photo : Jastrow  creative commons

L'odyssée Ulysse déguisé en mendiant et Pénélope auteur de la photo : Jastrow creative commons

L'Odyssée  l'épisode des Sirènes Auteur de la photo : Dougga  creative commons

L'Odyssée l'épisode des Sirènes Auteur de la photo : Dougga creative commons

Repost 0
21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 12:37
Quelle gaieté dans cet hymne au soleil !



Une chanson consacrée au soleil, quoi de plus banal ? On en connaît tant, depuis O sole mio, cet air napolitain que tout le monde a fredonné...

Tout le monde a chanté, aussi, cette chanson des Beatles, Here comes the sun. Ecrit et mis en musique par George Harrison, ce texte a fait le tour du monde.

Quelle simplicité, quelle évidence dans cette musique et ces paroles évoquant le retour tant attendu du soleil ! Simplicité des mots, venus du quotidien, simplicité de la syntaxe, de la musique...

Le soleil associé à un verbe de mouvement paraît doté de vie : "Here comes the sun", le verbe est répété, à plusieurs reprises, dans le refrain.

L'apostrophe "little darling" "petite chérie" suggère un poème d'amour, et l'évocation d'un hiver long et froid fait espérer le retour tant attendu du soleil.

Le soleil semble, ainsi, avoir disparu pendant des années interminables.

Et aussitôt qu'il revient, les sourires réapparaissent, aussi ! Le thème de la glace qui fond vient renforcer, de manière symbolique, le retour du bonheur...

Quand la glace fond, n'est ce pas un signe d'amitié, d'amour ?

Des mots simples :"Tout va bien , tout est bien" traduisent un bonheur tout aussi simple... Les verbes "dire", "être" réitérés restituent une ambiance familière.

Les sonorités de sifflante "s", tout au long du texte, nous disent et nous racontent cette douceur de la tendresse et du bonheur retrouvés :

"Here comes the sun, here comes the sun,
Voici le soleil, voici le soleil,
And I say it's all right
Et je dis que tout est bien

Little darling, it's been a long cold lonely winter
Petite chérie, nous avons eu un long et froid hiver solitaire
Little darling, it feels like years since it's been here
Petite chérie, cela semble faire des années qu'il avait disparu..."

La mélodie, elle-même, très douce souligne une impression de sérénité, de calme, d'harmonie. Le son de la guitare acoustique sublime le texte. Comment ne pas être sensible à la simplicité de cette chanson, à sa pureté évidente ?

Comment résister à cet appel du soleil ?

Quelle gaieté dans cet hymne au soleil qui paraît comme une entité vivante ! Quels éclats de rires et de bonheur nous transmet la musique !

On peut bien parler d'un chef d'oeuvre de simplicité et de clarté !


http://youtu.be/BxzEeKfpyIg

Quelle gaieté dans cet hymne au soleil !
Quelle gaieté dans cet hymne au soleil !
Quelle gaieté dans cet hymne au soleil !
Repost 0
20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:55
Le mot "bravo" nous fait voyager vers l'Italie...

Ce mot qui se termine par la voyelle "-o" trahit bien, ainsi, ses origines italiennes : il semble, en l'écoutant, qu'on entende des "oh" et des "ah" d'admiration.... Issu de l'italien "bravo" qui signifie "beau", il peut se décliner en "bravissimo", superlatif qui marque l'excellence, des qualités d'exception.

On songe à d'autres mots aux sonorités italiennes : "buongiorno, prego, piccolo, meno, un gelato, quattro..."

Ces mots chantent l'accent du sud, ils font naître des paysages ensoleillés, des dédales de ruelles, des îles, le passé somptueux de ce pays, des temples, des statues, des monuments illustres... la Méditerranée, le déroulement infini des vagues...

Le mot "bravo", lui, est associé à des spectacles qui suscitent l'enthousiasme : théâtre, opéras, danse.

L'art mérite souvent des "bravos" : les applaudissements sont nourris, à la fin d'une représentation théâtrale, ils réunissent les spectateurs dans une sorte de ferveur et de communion.

L'art qui est une ouverture sur le monde, un épanouissement, une découverte, sans cesse renouvelée nous offre un émerveillement, une émotion qui peut se traduire par des "bravos !"

L'art, source de réflexion, de culture peut bien susciter cette ferveur.

L'enthousiasme des spectateurs se traduit par des battements de mains ou par des cris de joie, "bravo !"

D'ailleurs, le mot "bravo" s'accompagne, souvent, d'un point d'exclamation qui souligne l'admiration...

Un tel mot nous séduit par ses origines italiennes, ses sonorités éclatantes de voyelles qui constituent autant d'interjections, ses consonnes contrastées étonnantes labiale, gutturale, fricative.

Un tel mot nous fait voyager vers l'Italie, pays de lumières, à la langue qui chante...

Ce mot nous fait entendre des airs italiens célèbres : "o sole mio !" "Funiculi, funicula."

Il nous montre que la langue française a su intégrer des vocables d'autres pays, elle a su se montrer accueillante, elle s'est enrichie de nombreux emprunts, de maints amalgames...

La langue française s'est unie à bien d'autres langues !

Comment ne pas être sensible à ces sonorités différentes, ces mots qui viennent d'ailleurs, qui ont un air exotique et mystérieux ?

Le terme "bravo" nous fait entrevoir, aussi, un certaine façon de vivre, une envie de s'exprimer propre aux italiens, une forme d'exubérance...

Ce mot nous révèle toute une culture, un bonheur de dire, de montrer ses sentiments.

Ce nom nous éblouit de ses sonorités, de son sens élogieux, de l'admiration qu'il traduit...





Cet article a été rédigé dans le cadre de la semaine de la langue française...

Repost 0
19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 17:38
Terrorisme au musée...



Une guerre larvée, insidieuse a commencé : elle peut frapper partout, de manière brutale, soudaine.

Elle a frappé le 7 janvier, en France, à Paris, en février, au Danemark, à Copenhague, le 18 mars, dans le centre même de la ville de Tunis...

Elle peut frapper sur un lieu de travail, sur un site touristique, un lieu de réunion.

Elle vise la liberté d'expression, la culture, elle vise à anéantir le bonheur, le savoir, les connaissances, elle s'attaque à des innocents sans défense qui ne peuvent ni riposter, ni se défendre.

Le musée du Bardo, à Tunis, a été visé par une attaque terroriste : des touristes ont été la cible d'hommes en armes, dans une attaque indigne...

Images surréalistes de simples touristes, agressés lors d'une visite dans un musée. Images de gens en vacances, atteints par des armes lourdes.

Le musée du Bardo de Tunis est l'un des plus beaux et plus riches du bassin méditerranéen. Il accueille des centaines de milliers de visiteurs chaque année, et retrace l'histoire de la Tunisie, sur plusieurs millénaires et à travers plusieurs civilisations. Ce musée abrite de somptueuses mosaïques, notamment celle du poète Virgile, entouré de deux muses, une autre de Neptune triomphant, sortant des ondes, trident en main, debout sur son char tiré par quatre chevaux qui piaffent.

On voit, sur des images tournées par les otages de cette attaque terroriste, des touristes à terre, prostrés devant ces mosaïques, essayant d'échapper à la mort.

Peut-on parler, alors de guerre ? Les termes de massacre, d'assassinats conviendraient mieux !

Une quarantaine de blessés, 23 morts, tel est le bilan de l'attaque : les touristes, sous le feu des terroristes, ne pouvaient échapper aux balles des kalachnikovs.

Frapper des touristes en vacances, c'est s'attaquer, aussi, à l'économie d'un pays qui vit de cette activité ...

Frapper des touristes, c'est faire fi de toute humanité.

Les terroristes agissent en kamikazes, tels des justiciers qui accomplissent leur djihad jusqu'à la mort. Le fanatisme fait qu'ils ne redoutent pas la mort et qu'ils en font même une sorte de quête...

Le fanatisme est la pire des "contagions", disait Voltaire, dans un article du Dictionnaire philosophique : "Lorsqu'une fois le fanatisme a gangrené un cerveau, la maladie est presque incurable....
Il n'y a d'autre remède à cette maladie épidémique que l'esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les moeurs des hommes... Les lois et la religion ne suffisent pas contre la peste des âmes ; la religion, loin d'être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés. Ces misérables puisent leurs fureurs dans la religion même qui les condamne...
Les lois sont encore très impuissantes contre ces accès de rage.... Ces gens-là sont persuadés que l'esprit saint qui les pénètre est au-dessus des lois, que leur enthousiasme est la seule loi qu'ils doivent entendre.
Que répondre à un homme qui vous dit qu'il aime mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?
Ce sont d'ordinaire les fripons qui conduisent les fanatiques, et qui mettent le poignard entre leurs mains..."

Oui, les terroristes sont ainsi, manipulés, ils deviennent des girouettes, des marionnettes entre les mains de monstres inhumains, des gens sans foi, ni loi, qui abusent de la crédulité de jeunes esprits, qui s'emparent de leur fragilité...

Le terrorisme et le fanatisme conjugués deviennent les plaies de notre monde : de multiples facteurs interviennent, sans doute, dans le développement de ce phénomène, le commerce des armes, la misère sociale et intellectuelle, le manque de perspectives et d'avenir...

Les puissances occidentales sont, en partie, responsables de cette situation, le monde arabe, lui-même divisé et traversé par des courants i
ntégristes et extrémistes dangereux, se laisse emporter par cette fureur du fanatisme...

Mosaïque représentant Virgile

Mosaïque représentant Virgile

Mosaïque de Neptune  photo de Tony HIisgett creative commons

Mosaïque de Neptune photo de Tony HIisgett creative commons

Repost 0
18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 16:54
Bonheurs et déboires de l'amalgame...


Probablement issu de l'arabe, "āmal al-jamāa", "le fait de rassembler ou mélanger", ce mot "amalgame" était utilisé, anciennement, par les alchimistes...

Selon une autre étymologie plus fantaisiste, ce nom pourrait venir de deux mots grecs, "ama", "ensemble", et "gamein", "marier, unir"... On connaît la signification de ce substantif : le terme "amalgame" désigne une association d'éléments, une combinaison inattendue.

Ce mot réunit à trois reprises, la même voyelle "a" et par deux fois, la consonne "m", créant, ainsi, une forme d'harmonie qui correspond au sens même du mot.

Amalgamer, c'est unir et fondre ensemble des choses différentes, mélanger pour amener la confusion ou obtenir une fusion.

La langue française a ainsi amalgamé de nombreux mots de langue étrangère : elle s'est montrée accueillante, elle a intégré des termes venus d'ailleurs, de nombreux mots espagnols, italiens, africains, suédois.

Les mots peuvent, aussi, fusionner entre eux et former de nouveaux vocables : c'est d'ailleurs le cas du mot amalgame, issu, peut-être, de deux termes grecs.

Les mots valises consistent, eux, à réunir deux mots distincts : "adulescent" formé à partir des deux termes, "adulte et adolescent", "alicament", contraction des noms, "aliment et médicament", "franglais" qui est composé des deux adjectifs "français et anglais", "informatique", fusion de "information" et "automatique."

Ces amalgames désignent des réalités modernes, nouvelles, et sont, parfois, péjoratifs : "l'adulescent" évoque un adulte qui se comporte comme un adolescent...
Le terme "alicament" est communément utilisé pour désigner les produits alimentaires industriels transformés, modifiés avec ajouts d'éléments divers qui sont supposés avoir des vertus de prévention, voire curatives pour la santé : baisse supposée du cholestérol, par exemple !

Le "franglais" consiste à mélanger le français et l'anglais, c'est un usage excessif et immodéré de la langue anglaise.

Ces amalgames ne sont pas des plus heureux !

D'autres sont plus sympathiques : "foultitude, bistroquet, burkini, manuscrit..."
Les amalgames permettent de jouer avec les mots, de créer de nouveaux termes, parfois amusants, pleins d'humour...

Mais, au fond, tout texte est un amalgame et un assemblage de mots divers, créant des effets variés : poésie, rires, peur, inquiétude, angoisse, amusement, compassion, interrogations, admiration !

Des mots contrastés peuvent être associés dans des oxymores : "cette obscure clarté, cette douce violence, le soleil noir de la mélancolie".

Certains termes peuvent former des redondances à valeur d'insistance : "un lac calme et paisible".

Les sonorités des mots créent également des amalgames, des harmonies ou des dissonances, effets de douceur ou de violence.

L’amalgame, dans un sens figuré , consiste, aussi, à associer abusivement des personnes, des groupes ou des idées. Dans ce cas, l'amalgame a pour but de dénigrer, de rabaisser ou de critiquer.

Ce genre d'amalgame est malhonnête et doit être combattu vigoureusement !



Cet article a été écrit dans le cadre de la semaine de la langue française.

Bonheurs et déboires de l'amalgame...
Bonheurs et déboires de l'amalgame...
Bonheurs et déboires de l'amalgame...
Repost 0
17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 17:39
Tout le monde connaît ce mot "wiki"...



Tout le monde, de nos jours, connaît et utilise ce mot "wiki", mais qui en maîtrise la signification et le sens premier ?

Curieusement, ce terme vient de l’hawaïen, "wikiwiki" qui signifie "rapide", par l'intermédiaire de l'anglais.
Ce nom "wiki" désigne un site web dynamique, dont les pages peuvent être modifiées par tout visiteur.
Un wiki permet de diffuser rapidement des informations, mais aussi de les structurer, pour permettre de naviguer aisément sur internet.

Le terme "wikipédia" est formé à partir d'un deuxième radical grec, "paideia", l'éducation, lui même dérivé du nom "παις" "pais" qui désigne l'enfant, en grec...

Quelques mots français comportent ce radical, "pédagogie, pédagogue, pédiatre"...

Le nom "wiki" présente, lui, des sonorités plus exotiques, avec ses consonnes rares le "w" et le "k"...

On perçoit, là, une curieuse association, un étonnant amalgame de deux mots d'origines très différentes, et lointaines... Voilà un mot valise qui surprend dans sa composition hétéroclite !

Du "wiki", au "kiwi", on perçoit, aussi, comme une connivence... mots originaires d'Océanie, ils se ressemblent, tout en désignant des réalités très différentes.

En tout cas, ces mots résonnent de sonorités lointaines, redoublées dans le terme "wikiwiki" : avec ce vocable, on a l'impression de voyager à l'autre bout du monde !

Ainsi, on voit que les mots se diffusent, se répandent, s'échangent, se combinent de manière étonnante !

En utilisant ce mot, nous parlons tous hawaïen, sans le savoir....

Comment ne pas être étonné par le mot originel redoublé : "wikiwiki" ? On perçoit, dans cette répétition, comme une urgence, celle de la rapidité, justement, sens originel et premier de ce mot.

Mot exotique et expressif, le "wiki" correspond bien à notre monde voué à une communication rapide : il faut espérer, cependant, qu'elle ne reste pas superficielle...

Le "wiki" nous est, souvent, précieux pour trouver rapidement de nombreuses informations sur n'importe quel sujet. Le "wiki" aide bien des étudiants, des enseignants dans leurs recherches.

Mais la rapidité n'est pas forcément signe de qualité : le wiki peut, aussi, comporter des erreurs ! Eh, oui, le wiki n'est pas toujours fiable.... Il faut rester vigilant, et quand on a un doute, vérifier sur d'autres sources : dictionnaires, livres qui restent des références.

On trouve, ainsi, parfois, sur wikipédia, des étymologies fantaisistes qui peuvent être séduisantes mais qui ne sont pas conformes à l'origine du mot !

Oui, le wiki va très vite, mais n'est pas toujours performant !!

Cet article a été écrit dans le cadre de la semaine de la langue française...

Tout le monde connaît ce mot "wiki"...
Tout le monde connaît ce mot "wiki"...
Repost 0
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:39
Semaine de la langue française : alors, là, Brighelli exagère...

Jean-Paul Brighelli publie, ce lundi 16 Mars, sur le journal Le Point, un article intitulé : "Une journée de la langue française, sans français : un exploit !"

Son article commence ainsi :"Alors que la semaine de la langue française pourrait être l'occasion d'exalter ce qui nous fait grands, le ministère ( de l'Education nationale) célèbre la diversité..."

Eh oui, la langue française est faite d'apports divers et c'est, aussi, ce qui en fait la richesse !
Le grec, le latin sont les supports de notre langue, mais de nombreux mots français viennent de l'italien , de l'espagnol, de l'arabe et ils font désormais partie de notre vocabulaire !

On ne va tout de même pas les renier, ces mots, d'autant qu'ils sont, pour la plupart, utilisés couramment par chacun d'entre nous...
"Amalgame, bravo, cibler, grigri, inuit, kermesse, kitsch, sérendipité, wiki, zénitude".

En dehors du "kitsch" dont on parle dans le domaine de l'art et du mobilier, en dehors du mot "sérendipité" qui est d'un emploi exceptionnel, les autres termes sont d'un usage assez fréquent et parfaitement intégrés à notre langue !

Là, il semble que Jean-Paul Brighelli veuille aller chercher des poux au ministère de l'Education nationale !

La langue française est belle, aussi, parce qu'elle est riche de tous ces "amalgames" !
Pourquoi ne pas l'admettre ?

Le mot "bravo" est magnifique, dans ses échos et ses sonorités ! Pourquoi ne faudait-il pas le célébrer, puisqu'il fait partie de notre patrimoine ?

"L'amalgame" est un mot très évocateur, avec sa voyelle "a" réitérée...

Célébrer la langue française, c'est, aussi, la célébrer telle qu'elle est, avec tous ces mots venus d'ailleurs et ils sont nombreux !!

Jean-Paul Brighelli dénonce, souvent, avec raison, certaines dérives de l'Education nationale : le mépris de la discipline, l'abandon de l'orthographe, la réforme des rythmes scolaires, mais, dans cet article, on perçoit une mauvaise foi évidente et dangereuse.

Le français n'est pas une langue immuable et monolithique, heureusement ! Pourquoi ne pas reconnaître tous ces apports précieux venus d'autres langues ?

Faudrait-il supprimer le mot "bravo" ? Ce serait dommage, d'autant que ce mot comporte un certain exotisme dans ses sonorités !

De plus, le titre de l'article est lui-même une aberration : "Une journée de la langue française, sans français !"
Qui oserait dire que les mots cités ne sont pas français ? C'est absurde !
Issus de langues étrangères, ils sont devenus des termes français...

Tant de mots français viennent d'ailleurs ! Ils sont aussi essentiels que les autres !
Ces mots sont la substance de notre langue : comment pourrait-on dire qu'ils ne sont pas français ??
Ce n'est pas l'origine des mots qui importe ! Ces mots ont été acceptés et admis dans l'usage... ce qui co
mpte, c'est la maîtrise de la langue française.


L'article du journal Le Point :

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/une-journee-de-la-langue-francaise-sans-francais-un-exploit-16-03-2015-1913082_1886.php

Semaine de la langue française : alors, là, Brighelli exagère...
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/