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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:07
Agnès Saal ou la récompense du déshonneur...

 

 

Une honte ! Un scandale, un de plus, dans nos sociétés qui voient, sans cesse, défiler les passe-droits, les privilèges et l'impunité des grands de ce monde.

L'ex-directrice de l'INA, Agnès Saal avait, pourtant, suscité l'indignation, quand on avait appris ses dépenses fastueuses et outrancières
, 40 000 euros de frais de taxis en 10 mois, alors qu'elle disposait déjà d'une voiture de fonction, avec chauffeur...


Agnès Saal avait été contrainte de démissionner de son poste de directrice à l'INA : belle mise en scène orchestrée par les plus hautes instances du pouvoir ! Certains avaient poussé des cris d'orfraie devant un tel scandale...

Or, la dame vient d'être recasée au ministère de la culture, on a même créé, à son intention,  un poste spécifique qui n'existait pas jusqu'alors : "chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences".


Ce titre pompeux n'est-il, encore, qu'un paravent pour que la dame puisse dépenser à nouveau, à qui mieux mieux, l'argent public...  notre argent ?

On voit bien que le système est vicié : les plus hauts fonctionnaires de l'état ne courent aucun risque à profiter de l'argent public : l'impunité leur est assurée et ils ont, même, le droit d'obtenir un nouveau poste grassement rémunéré.

On a beau crier au scandale : ce système indigne perdure, ces gens sont protégés par toutes sortes de soutiens et de connaissances...

Honte à ceux qui nous dirigent ! Honte à ceux qui cautionnent la malhonnêteté, les gaspillages en tous genres, honte à ceux qui se remplissent les poches, aux dépens des pauvres gens qui paient leurs impôts.

La présidente de l'INA, Agnès Saal, avait présenté sa démission, à la demande de Fleur Pellerin, ministre de la culture..

Quelle hypocrisie ! Les Tartuffe sont bien à l'oeuvre ! Aussitôt démissionnée, aussitôt recasée au ministère de la culture.

Or, ces faits loin d'être uniques,  se reproduisent inlassablement : les grands de ce monde, les hommes et les femmes de pouvoir obtiennent toujours des postes honorifiques qui leur permettent de se remplir les poches, et de vivre luxueusement aux frais de la république : ainsi, des dizaines de hauts fonctionnaires reçoivent le titre de "préfets honoraires" alors qu’ils ne le sont pas. Des copinages politiques  leur permettent de percevoir une retraite de préfet. Parmi eux, on peut citer Michel Vauzelle et Michel Delebarre.

Certains perçoivent 6000 euros par mois, pour ne rien faire...

 

La France est-elle en crise ou en faillite, comme on veut, sans cesse, nous le faire croire ?

Si elle est vraiment en crise, pourquoi ces privilèges exorbitants existent-ils toujours ?

A qui peut-on faire croire qu'une société qui paie des gens pour ne rien faire, manque de ressources, est même au bord de la ruine ?

Alors que des gens perdent leur travail, qu'ils n'ont plus de moyens de subsistance, qu'ils doivent se battre pour survivre, comment notre société peut-elle sanctifier et cautionner de tels parasites ?

Ces dénis de justice et d'équité sont intolérables dans une société en crise, en perte de repères...

Quels exemples donnent ces hommes et ces femmes de pouvoir ?


Le spectacle honteux de la paresse rémunérée quoi qu'il en soit, le spectacle honteux du vol légalisé et institutionnalisé !

 

En ces temps où la culture est méprisée, mise au rebut, il ne faut plus s'étonner de voir ceux qui sont censés la promouvoir se comporter, avant tout, comme des profiteurs de la République...


 
Un article sur les préfets honoraires :

 

http://archive.francesoir.fr/actualite/politique/scandale-ils-n-ont-jamais-ete-prefets-mais-ils-en-touchent-retraite-98391.html
 

 

 

 

 

Agnès Saal ou la récompense du déshonneur...
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:09
La triste réforme des collèges...

 

 

C'est fait : la réforme du collège a été inscrite au Journal officiel, quelques heures seulement, après les manifestations d’enseignants contre le projet, lors de la journée de grève du 19 mai...

Une triste réforme, une de plus, qui va entériner, encore, une baisse du niveau des collégiens : comment pourrait-il en être autrement puisque le projet vise à supprimer des heures de cours au profit d'EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires ?

Encore une fois, les principaux intéressés, les acteurs de l'éducation, les enseignants, qui sont sur le terrain, ne sont même pas écoutés ni entendus.

C'est comme si des robots ou des ordinateurs dirigeaient le ministère de l'Education nationale... D'ailleurs, la gestion des personnels se fait de plus en plus grâce à l'informatique.

Dans une démocratie, les principaux intéressés, les professeurs devraient, tout de même, avoir leur mot à dire sur une réforme qui impacte leur métier et l'avenir des adolescents.

Les enseignants savent mieux que d'autres quelles sont les difficultés et les besoins des élèves : ils sont, tous les jours, confrontés à ces problèmes.

Pourquoi le pouvoir en place méprise-t-il les inquiétudes du corps enseignant ? Comment expliquer cette attitude rigide et irresponsable ?

Depuis des années, des réformes ont été menées dans le secteur éducatif  : elles ont consisté à reduire les programmes, à aplanir les difficultés par l'affaiblissement des enseignements de la grammaire et de l'orthographe.

Ce sont ces disciplines qu'il faudrait rétablir et renforcer...

Sous le prétexte de rendre l'enseignement plus attractif, on a, pendant des années, sacrifié des apprentissages fondamentaux : il ne faut pas s'étonner de la baisse du niveau des élèves.

Oui, cette réforme proposée par Najat Vallaud-Belkacem est triste, contrairement à l'impression qu'elle veut donner...

Elle est triste, parce qu'elle va aggraver les difficultés croissantes des élèves, elle est triste, car elle ne tient pas compte de l'avis même des enseignants qui connaissent leur métier.

Elle est triste, parce qu'elle fait fi des mécontentements qu'elle suscite un peu partout... Une réforme menée contre les enseignants eux-mêmes peut-elle être efficace et pertinente ?

Cette réforme inquiète : elle tend à supprimer des enseignements optionnels, pourtant très formateurs, comme le latin et le grec, elle sacrifie les classes bi-langues, et surtout, elle ne restaure pas la place essentielle que doit occuper le savoir, dans une société moderne.

Nous ne voulons pas d'une société robotisée : le ministère doit entendre ce que disent les enseignants...

Alors que cette profession connaît des difficultés grandissantes, le gouvernement semble faire la sourde oreille et ne pas vouloir comprendre le message.

Sommes-nous donc gouvernés par des robots aveugles et sourds ?

C'est l'impression qu'ont les enseignants depuis des années : des réformes successives ont laminé l'éducation, et malgré les grèves, les mouvements de protestation, on ne les entend pas, on les méprise, même.

La crise sert de prétexte pour réaliser toutes sortes d'économie : classes surchargées, accompagnement personnalisé devant des groupes de 36 élèves, suppression d'options jugées peu rentables.

Oui, on peut dire que cette réforme est triste : elle ne tient plus compte des êtres humains qui oeuvrent pour l'éducation, elle en vient à nier leur opinion, elle risque d'aggraver les inégalités, en supprimant des enseignements qui peuvent hisser les élèves vers un niveau d'excellence...

 

Cette réforme provoque un nouveau malaise dans le monde éducatif : elle ne répond pas aux difficultés rencontrées par les élèves dans la maîtrise de la langue... Encore une fois, les gens du ministère ne voient pas du tout les réalités, ils sont comme déconnectés du monde...




 Un article du journal Le Monde sur le sujet :

 

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/05/20/reforme-du-college-vallaud-belkacem-ne-veut-plus-perdre-de-temps_4636645_823448.html

 







 

 

La triste réforme des collèges...
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 17:11
Le "bolos" mis à l'honneur...

 

 

Le Petit Robert comme Le Petit Larousse s'apprêtent à sortir leur édition 2016, avec de nouveaux mots...

J'avoue que j'ignorais ce mot "bolos" ou "boloss" qui vient d'entrer dans le nouveau dictionnaire Larousse, avec d'autres mots "selfie, clivant, crudivore, chouiner."

Ce nom apparu dans la banlieue parisienne, dans les années 2000, d’origine incertaine, désigne, d'abord, un client du marché noir qui achète de la drogue à un dealer, puis le mot est utilisé comme une injure : "gros nul, ringard, pigeon, victime."

Un mot dans l'air du temps, donc : il évoque des trafics de drogue et une insulte, dans le langage populaire.

Il vient compléter la liste des termes péjoratifs qui servent à mettre en évidence la naïveté, voire la bêtise de gens qui se laissent facilement abuser.

On avait, jusqu'alors, à disposition, le "con, le pigeon, le nul, le couillon", désormais, on a aussi le "bolos".

Il est vrai que le mot est assez expressif, avec ses deux voyelles "o" qui font penser à des zéros pointés.

Le bolos est un "gros lourd" qui peut même se laisser abuser sur la marchandise, un "con", dans toute sa splendeur.

Le fait qu'une nouvelle insulte soit admise dans le dictionnaire n'est pas étonnant, au fond : la mode est aux insultes.

Il est de bon ton, de nos jours, d'insulter les autres pour mieux s'imposer, l'insulte est valorisée, elle fleurit dans toutes les bouches, celle d'un Président de la République, celle d'intellectuels, ou encore d'hommes politiques en vue...

L'insulte donne l'impression à celui qui l'utilise de dominer, de montrer sa superbe, face à la "bêtise" de l'autre...

Ce n'est qu'une impression, car l'insulte est, souvent, contre-productive et se retourne contre celui ou celle qui l'a prononcée.


Oui, ce mot est vraiment dans l'air du temps : dans le monde moderne, ne sommes-nous pas tous, aussi,  des "pigeons" du système, des "bolos" qui se laissent duper, abuser par la désinformation, par la grande mystification de la dette que nous devons tous payer, alors que certains privilégiés dépensent l'argent public à tort et à travers ?

Les parlementaires s'octroient des retraites mirobolantes, et on demande aux salariés d'accomplir des efforts, pour faire face à la crise.

Oui, le terme "bolos" représente bien le monde dans lequel nous vivons, un monde de dupes, un monde de faux semblants.

Un monde où les "bolos" que nous sommes, subissent la gouvernance de gens cupides, sans foi, ni loi, des hommes et des femmes politiques qui abusent de leur pouvoir pour s'arroger des droits exorbitants et ne laissent que des miettes au grand nombre.

Les dictionnaires évoluent, intègrent de nouveaux mots et on voit que certains sont bien révélateurs de nos sociétés.

Le "selfie" révèle aussi un monde de sur-représentation où les images se multiplient, en toutes circonstances.

 

On peut, aussi, citer le mot "la sape" ou l'art de s'habiller avec élégance et à la dernière mode : ce nom met en évidence le souci des apparences qui régissent nos sociétés...

 

L'expression anglaise "big data" fait, également, une apparition remarquée dans ces dictionnaires, soulignant l'importance croissante des nouvelles technologies du numérique : "les big data, littéralement les « grosses données », parfois appelées données massives, désignent des ensembles de données qui deviennent tellement volumineux qu'ils en deviennent difficiles à travailler avec des outils classiques de gestion de base de données ou de gestion de l'information. " Telle est la définition fournie par wikipédia.

On prend aussi conscience que la langue anglaise gagne de plus en plus de terrain, notamment dans le domaine de l'informatique.

Ainsi, ces mots nouveaux admis dans le dictionnaire ne sont-ils pas à l'image de notre monde ?

Ils montrent des évolutions technologiques, mais aussi des façons de penser, de se comporter, toute une sociologie contenue dans les mots...

 

 

 

Photo : de Kleon3  Le jugement de la sottise  tableau de Gérard de Lairesse

 

Dictionnaires  auteur de la photo : Dr Marcus Gossler  creative commons

Dictionnaires auteur de la photo : Dr Marcus Gossler creative commons

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 16:44
Poésie, violence, tendresse : L'Odyssée de Pi...

 

 

Poésie, violence, tendresse, émotions, aventures, tels sont les ingrédients de ce film L'Odyssée de Pi, réalisé en 2012, par Ang Lee,  adapté d'un roman à succès Histoire de Pi de Yann Martel.


On retrouve, ici, le thème ancien du voyage initiatique : celui de l'Odyssée d'Homère, récit fondateur qui n'a pas fini d'inspirer auteurs et réalisateurs.


Le film raconte l'épopée extraordinaire d'un jeune indien, nommé Piscine Molitor Patel, fils du directeur d'un parc zoologique à Pondichéry. Durant son enfance, Piscine, moqué à cause de son prénom, se présente à tous sous l'abréviation "Pi". Sa famille, ne pouvant plus tenir le zoo, décide de déménager au Canada, et d'embarquer à bord d'un cargo.... À la suite d'un naufrage, Pi se retrouve en plein océan à bord d'un canot de sauvetage, accompagné d'un zèbre, d'une hyène, d'un orang-outan et d'un tigre du Bengale, appelé Richard Parker. 


On est subjugué, dès l'introduction du film, par la beauté des images, celles des animaux, d'abord, puis celles des paysages marins : le naufrage, l'immensité des flots peuplés d'étranges créatures...

Le personnage principal fait le récit de ses aventures à un journaliste, de la même façon qu'Ulysse, dans l'épopée d'Homère, raconte rétrospectivement certains épisodes de son périple, alors qu'il se trouve à la cour du roi Alkinoos.

On retrouve, comme dans l'Odyssée d'Homère, des dangers symbolisés par des "monstres" : la hyène, qui représente le mal absolu, s'attaque aux autres animaux, menace le jeune garçon, héros de l'histoire.

Elle fait penser au Cyclope qui dévore les compagnons d'Ulysse, dans l'Odyssée primitive.

Le tigre qui a un nom humain, Richard Parker, peut évoquer ces magiciennes de l'ancienne épopée : fascinant, mystérieux et dangereux à la fois, l'animal représente une force brutale, pleine de charmes...

Le héros, confronté à la disparition de ses parents lors du naufrage, face à la violence de la hyène et du tigre, face à la solitude, la désespérance, doit trouver toutes sortes de ressources, de ruses et de stratagèmes pour échapper, lui-même, à la mort.

Le destin de l'homme est, ainsi, mis en scène, un destin fait d'épreuves, de souffrances, de conflits qui permettent à l'être humain d'évoluer, de comprendre le monde, de lutter envers et contre tout.

Belle métaphore de la vie humaine en butte à des embûches, des drames, des obstacles qu'il faut, sans cesse, franchir !

Bien sûr, dans cette épopée, les dangers sont exacerbés à l'extrême, puisque le personnage doit lutter contre des animaux sauvages, féroces et dangereux, contre les éléments qui se déchaînent : tempêtes, ouragans...

La hyène tue successivement le zèbre, le singe, et Pi se retrouve, seul, en compagnie de Richard Parker, le tigre.

Ce tigre, au nom bien humain, impressionnant de force et de beauté, est finalement dompté par le jeune garçon, au prix d'efforts inouis de patiences et de ruses...

Le film montre aussi, au début, une sorte de quête mystique du jeune Pi, adepte de l'hindouisme, puis du christianisme, de la religion musulmane, alors que son père affirme : " Ne laissez pas toutes ces belles histoires et toutes ces lumières vous abuser. La religion, c'est l'obscurité..."

Le film déroule de superbes images : celles de la tempête déchaînée, des fonds marins vertigineux, la fureur des flots sur lesquels se retrouve le héros.

Le canot de sauvetage devient une sorte d'arche de Noé, où règnent la peur, la souffrance, le désarroi... Les dangers sont permanents, avec la présence du tigre menaçant, des requins qui tournent autour de l'embarcation.

Le thème de la survie, dans un univers hostile, celui de la culpabilité sont évoqués de manière dramatique et émouvante.

Le miroir de l'eau nous fait voir les spectacles magiques des ondes reflétant des paysages célestes, emplis de nuées drapées d'or, qui bourgeonnent et s'étirent.

L'humanité, la tendresse transparaissent, quand le héros a la possibilité de tuer le tigre tombé à l'eau et qu'il le sauve de la noyade, en lui offrant la possibilité de remonter sur le canot de survie.

Un tableau nocturne de l'océan, rempli de lumières, nous fait admirer une baleine qui bondit et met, encore, en péril la vie du héros...

Après une nouvelle tempête, l'escale sur l'île luxuriante des suricates fait penser à un paradis trompeur puisque, pendant la nuit, l'île se transforme en monstre carnivore et dévore tout : on est bien dans un univers mythique, où intervient le merveilleux.

Puis, parvenu sur les côtes du Mexique, épuisé, Pi voit s'éloigner vers la jungle Richard Parker, son compagnon de naufrage, qui ne lui accorde même pas un regard : un regret pour le héros qui semble vouloir le remercier, car, c'est finalement grâce à l'animal sauvage qu'il a pu se maintenir en vie, le tigre lui donnant un but, par le dressage...

L'histoire est incroyable, et d'ailleurs les hommes de la compagnie maritime qui interrogent le jeune homme refusent de le croire.

Dès lors, devant l'incrédulité générale, le héros raconte une autre version de l'aventure avec cette fois, des survivants humains, le cuisinier, un marin, la mère de Pi.

Dans cette deuxième version, le tigre se confond avec le jeune garçon.

La première version emporte, bien sûr, la préférence du journaliste qui recueille l'histoire de Pi.

Beau mensonge, histoire vraie, magnifiée ?

Le film démontre bien l'illusion de la littérature qui transforme la réalité pour la rendre plus belle : Ulysse, le héros de l'ancienne épopée, ce beau parleur, n'a t-il pas lui-même embelli sa propre histoire, grâce au poète qui retranscrit ses aventures, Homère ?

Belle réflexion sur l'oeuvre d'art qui réinvente la réalité, sur les difficultés de la vie humaine, ce film nous donne des leçons de courage, nous révèle les beautés des océans et du monde, met en scène l'instinct de survie  de l'homme et des animaux, nous fait, tout simplement,  rêver à une belle histoire...

 

 

 

 

 

 

Poésie, violence, tendresse : L'Odyssée de Pi...
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 16:23
Profs : toutes les difficultés du métier...

 


Un dossier consacré aux professeurs, sur le journal Le Point, met en évidence toutes les difficultés de ce  métier. Le titre est éloquent : "Nos profs sous-payés, rabaissés, abandonnés, les ravages de la bureaucratie"... Je n'ai pas lu ce dossier, mais il est évident qu'il révèle un malaise profond dans cette profession.


Les enseignants, confrontés à un public de plus en plus nombreux, de plus en plus hétérogène, subissent des pressions, de la part des parents qui exigent des résultats, ces parents qui en viennent à contester leur autorité, leurs notations.

Les adolescents, eux-mêmes, rusent, mentent à leurs parents, sur leurs notes, et les parents n'hésitent pas à accuser les professeurs d'erreurs commises sur les bulletins, cela m'est arrivé.

On sent que notre autorité est, sans cesse, remise en question et bafouée : avec internet, les élèves ont l'impression illusoire de dominer tout le savoir et de surpasser l'enseignant.

Quelle erreur ! J'ai entendu, un jour, un adolescent à qui j'avais posé une question me faire cette réponse : "Il suffit d'aller voir sur Google ! C'est écrit !"

Oui, c'est écrit sur Google, mais la réflexion, la véritable maîtrise du savoir ne sont pas données par Google. 

Les enseignants, eux, délivrent des méthodes, des savoirs assimilés, ils ont une expérience qui doit être reconnue et qui ne l'est plus...

Les tâches des enseignants se multiplient : organisations de bacs blancs, oraux, écrits, convocations à des réunions, parfois totalement inutiles, contraintes administratives diverses...

Le travail de correction des copies s'alourdit, face à des classes de plus en plus chargées : 36 élèves en lycée.

La gestion de ces classes pose, parfois, des problèmes : indiscipline, bavardages, insolence.

Les enseignants qui fournissent un travail complexe, difficile ne sont plus reconnus par la société : mal payés, déconsidérés, ils deviennent des boucs émissaires dans une société en crise, en perte de repères.

Un article publié sur le journal Marianne, sous la plume d'Antoine Desjardins, révèle bien ce malaise, il s'intitule "Et si un ministre de l'Educcation nationale proposait aux élèves... de travailler..." Dans une société où l'enfant est roi,  les adolescents ne sont même plus jugés responsables de leurs échecs, dans tous les cas, ce sont les enseignants qui sont mis en cause...

Ces enseignants qui ne sont même plus perçus comme une autorité, alors qu'ils ont des compétences, une expérience, un savoir acquis, au cours d'années d'études et d'enseignement.

Les parents n'ont même pas conscience des contraintes et des difficultés de ce métier : le plus souvent, ils voient les enseignants comme des privilégiés, bénéficiant de vacances, de loisirs.

Or, ce métier mobilise constamment l'attention et l'esprit de l'enseignant qui doit toujours prévoir les cours du lendemain, de la semaine, du trimestre : il faut organiser une progression, prévoir des devoirs en fonction de cette progression...

Il faut, constamment, anticiper sur la suite, préparer des questions à donner aux élèves pour la semaine suivante, il faut répondre aux attentes, à toutes les questions des parents et des élèves...


Pendant les heures de cours délivrés aux élèves, l'attention est permanente, il faut organiser des débats, contrôler la concentration des élèves, garder en éveil cette concentration !

Chaque heure de cours demande une préparation, et une mobilisation totale de l'enseignant.

Oui, ce métier est exigeant et complexe, et l'administration considère trop souvent les professeurs avec une certaine hauteur et un certain mépris : nous ne sommes plus que des pions sur un échiquier.

Le ministère, éloigné du terrain, ne perçoit plus du tout les difficultés de ce métier, les inspecteurs, de la même façon, sont dans une bulle de certitudes, complètement coupés des réalités : recevant des consignes du ministère, ils les appliquent à la lettre...

Ainsi, les enseignants se retrouvent souvent isolés, face à leur hiérarchie, face à l'administration et aux parents qui les rendent responsables de tous les maux.

Un phénomène inquiétant mérite d'être signalé : en période de crise, plus de mille professeurs ont démissionné, l'année dernière. Le ministère peine, aussi, à recruter des candidats pour les concours d'enseignement : on voit bien qu'il faut trouver des solutions face à cette crise du recrutement qui ne fait que s'amplifier... ce métier qui n'attire plus les vocations doit impérativement être remis à l'honneur et revalorisé : ce métier, au centre même de nos sociétés, ce métier essentiel devrait mériter reconnaissance et respect : ce n'est plus le cas...




L'article de Marianne :

 

http://www.marianne.net/agora-si-ministre-education-nationale-proposait-aux-eleves-travailler-100233532.html

 

 

 

 

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 16:17
Mais qu'elle est belle, cette fraise sauvage !

 


"Et oui ! Je le sais bien !
Je n'emporterai rien,
Pas même l'ombre d'un nuage.
Mais qu'elle est belle, dans ma main,
Cette fraise sauvage !"

Tels sont les vers de Maurice Carême qu'on peut lire, dans le jardin des poètes, à Paris... On y découvre toute la beauté  et la simplicité de ce fruit du printemps, aux couleurs éblouissantes...


La fraise, petit fruit oblong, aux teintes de feux, laisse voir, sur sa surface, de légères graines aux teintes de vert pâle, elle se termine par une collerette aux couleurs de verdures, aux éclats nuancés...

La fraise rutile de ses enluminures rouges... à l'intérieur, le fruit révèle des embruns glacés et translucides de pulpes blanches et roses.

Ouvert, le fruit devient miroir lumineux,  exhale des fragrances inouies.

La fraise exalte, aussi, une substance pleine de douceur, des sucs rouges aux parfums printaniers...

Le mot lui-même, avec sa fricative initiale, sa consonne sifflante "s" suggère tant d'harmonie... Seule la gutturale "r" lui confère un aspect rustique, plein de charmes...

La collerette danse sur le fruit, l'habille de verdures, et le fruit piqueté de graines d'un vert léger, se pare d'éclats.

Des odeurs sucrées de bois s'envolent, auréolent le fruit plein de saveurs.


La Mara des bois, très parfumée nous emmène vers des sous-bois mystérieux, des ombrages apaisants et des parfums subtils.

Reine des vallées, ciflorette, gariguette, charlotte, jolis noms de fraises !

 

Couleurs, parfums, sucs s'accordent dans ce fruit lumineux !

Les noms mêmes des fraises nous font découvrir des paysages, la garrigue éblouie de soleils, des fleurs, des forêts, des vallonnements.

La garrigue âpre, parfumée de thym, la garrigue aux embruns de lavandes et de romarins.

Des bois aux écumes de mousse, des arbres, de douces obscurités...


Le mot "fraise" issu du latin "fraga" remonte à l'antiquité : probablement venu d'un verbe "fragro", "exhaler une odeur", le terme souligne les parfums délicieux de ce fruit... On reconnaît, aussitôt, le radical du nom "fragrance".

Quelles fragrances dans la fraise ! Quels éclats ! Quelles couleurs !

Le temps des fraises est revenu : du bonheur pour les yeux, pour le goût, des saveurs, des parfums !


 

 

Photo : Benoit Kommann   creative commons

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 16:05
Il ne put en retrouver une seule miette...

 

 



"Le petit Poucet ... croyait retrouver aisément son chemin, par le moyen de son pain qu'il avait semé partout où il avait passé ; mais il fut bien surpris lorsqu'il ne put en retrouver une seule miette : les oiseaux étaient venus, qui avaient tout mangé."

 

Tout le monde se souvient de cet épisode célèbre du conte de Perrault, où le personnage du petit Poucet, confronté à l'épreuve de l'abandon, sème des miettes de pain sur son passage... Mais, il prend conscience, plus tard, que les oiseaux ont picoré les miettes avec avidité...

Ce mot "miette" est si évocateur, si léger, il suggère tant d'images !

La "miette" qui désigne une des petites parcelles qui tombent du pain, quand on le coupe, évoque de bonnes odeurs de pain, de petit déjeuner...

On reconnaît, dans ce nom, une formation de diminutif, avec un suffixe -ette qu'on trouve dans de nombreux mots pleins de charme : "maisonnette, fleurette, dinette, clochette, bouclette, lunette, noisette"...

La "miette",  petite portion de "mie", vient d'un terme latin "mica", "parcelle, miette, grain"...


On rapproche le mot du radical de l'adjectif grec : "micros", "petit" qui a donné de nombreux dérivés, en français : "microscopique, microbe, microcosme, microfilm."


La miette est bien de l'ordre du "minuscule", autre mot qui vient de ce même radical...

Le mot lui-même nous fait voir de petits débris de pain ou d'objets brisés : labiale initiale, dentale finale, ce terme bref  correspond bien à la réalité qu'il désigne...

La voyelle "i", assez aiguë, peut traduire l'idée d'une brisure et d'un morcellement soudain et brutal.

Le nom lui- même du minéral, le "mica" est issu directement du mot latin "mica", car, on le sait, ce minéral a tendance à s'émietter facilement.

"La miette, la mie, le mica, le microscope, minuscule", autant de mots issus d'un même radical et dont on ne soupçonne pas toujours les relations de sens...
Le français a su les intégrer avec des variations de significations tout à fait étonnantes.

J'aime ce mot "miette" qui comporte une valeur affective et tendre avec son suffixe de diminutif, sa labiale "m' associée souvent à une idée de tendresse.

J'aime ce mot qui évoque le pain, ses saveurs croustillantes, ses rondeurs de mies, un goût simple : du pain, du beurre, des tartines trempées dans le café, au petit matin, des senteurs de pains grillés.

La miette, petite parcelle de pain, aux éclats de mie fait rayonner des teintes de candeurs, le pain se brise, se morcelle et répand des brisures.

 

La miette, parfois envahissante, se répand, tombe sur la table, le sol, s'éparpille, mais elle révèle tous les éclats du pain, elle montre un pain croustillant à souhait, qui s'épanche, avec bonheur...

 

Le pain, symbole de vie, de partage, de travail, nourriture essentielle se brise en parcelles dorées.

Mais, il est vrai que les miettes peuvent symboliser, aussi, la pauvreté, la misère, puisqu'il ne reste à certains que des "miettes".

Ainsi, ce petit mot revêt différentes valeurs contrastées : plein de tendresse, il peut suggérer toute la misère du monde...



 

 

 

 

 

Il ne put en retrouver une seule miette...
Il ne put en retrouver une seule miette...
Il ne put en retrouver une seule miette...
Il ne put en retrouver une seule miette...
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 16:07
Le scandale de l'ascension...

 

Variations sur un mot : l'ascension...

L'ascension, fête religieuse de l'espérance indique une élévation, l’Église célèbre l'élévation du Christ : Jésus monte dans le ciel, connaît une résurrection, une renaissance.



L'ascension indique un mouvement vers le haut, une transcendance, une exaltation : ce mot aux sonorités de sifflante répétée, avec ses deux voyelles nasalisées "en" et ""on", semble suggérer un envol, une légèreté...

Le mot semble mimer une évanescence, une envolée mystérieuse, pleine de douceur.

Et pourtant, certaines ascensions sont douloureuses : quand il faut gravir une montagne, le corps est à la peine, les muscles sont tendus vers l'effort... mais le bonheur de parvenir au sommet efface les contraintes et les douleurs de la fatigue.

L'ascension permet d'atteindre des sommets de plénitude, des paysages éblouissants, des ciels d'un bleu infini, des cripures de nuées sur l'azur, des vertiges de hauteurs, des envols d'oiseaux, des dégringolades de pins...

 

Ce mot venu d'un verbe latin "scando", "monter, escalader", doit être, curieusement, rattaché au nom grec "scandalon" qui désigne, à l'origine, "un piège, un obstacle" à franchir...

Les mots "scandale" et "ascension" appartiennent donc à la même famille de mots !

Curieux rapprochement de deux mots qui semblent si éloignés l'un de l'autre !


Les mots latins associés sont, aussi, le nom "scala", "l'échelle"( avec les dérivés français : l'escalier, l'escale, l' escalade, escalader) les verbes préfixés en -scendere : ascendere, "monter", descendere, "descendre", transcendere, "passer par-dessus"... On peut citer de nombreux termes qui viennent de ce radical : "ascendance, ascendant, ascenseur, ascensoriste, ascensionnel, condescendance, condescendant, condescendre, descendance, descendant, descendre, descente, transcendance, transcendant, transcendantal, transcender..."


Une évolution populaire du radical "sca"- en "éch"- a abouti à quelques termes : "échalier, échantillon, échantillonnage, échelle, échelon, échelonner."

Enfin, à partir du mot grec "scandale", on a formé "scandaliser, scandaleux et esclandre"....

Dans un certain nombre de mots, l'idée d'élévation n'est plus perceptible, et on voit bien, ainsi, l'évolution que peuvent connaître les mots, par l'ajout de préfixes, par une spécialisation de sens.


Parfois, la notion d'élévation demande une explication : par exemple, "scander" un vers, c'est mettre en évidence les syllabes accentuées dans un vers, en élevant la voix.

Le scandale, grave affaire qui émeut l'opinion, suscite une indignation et le mot a, quelque peu, perdu son sens premier d'obstacle à franchir.


Cette belle famille de mots montre toute la variété des dérivations, la souplesse de la langue française, sa capacité à intégrer des mots avec des modifications phonétiques...

Elle montre, aussi, toute la richesse des langues premières : le latin et le grec où nous avons puisé tant de mots de vocabulaire !


L'ascension peut-elle constituer un scandale ?

Non, bien sûr... sauf quand elle concerne certains hommes et femmes politiques qui font fi de toutes les règles morales, qui s'enrichissent grâce à des malversations, qui prospèrent sur la misère des pauvres gens : ces scandales existent, ils sont de plus en plus nombreux, on peut évoquer, à ce sujet, les différentes affaires qui encombrent la vie politique du couple Balkany, par exemple...

Oui, de telles ascensions sont scandaleuses et indignes : quand seront-elles, vraiment, punies et sanctionnées par la justice ?

On peut se poser la question...


 

 

Le scandale de l'ascension...
Le scandale de l'ascension...
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:48
Vive l'éclectisme !

 


Vive l'éclectisme ! Sur un blog, il est permis d'aborder toutes sortes de sujets : actualités, politique, expériences, littérature, poésie, musique, chansons, cinéma, peinture, étude de mots... Pourquoi toujours évoquer les mêmes thèmes ? La diversité apporte une saveur particulière, un bonheur de dire et d'exprimer des idées, des impressions, des sensations diverses.

J'aime l'éclectisme, il permet d'échapper à la routine quotidienne, souvent pesante pour chacun d'entre nous, il nous offre une évasion vers des sentiers différents, des respirations nouvelles, des ouvertures.

Un blog donne à chacun cette liberté de penser : une occasion de partager des émotions, des lectures, des mots que l'on apprécie...

Le plaisir des mots a tendance à se perdre : retrouvons-le dans l'éclectisme, afin d'échapper à une certaine monotonie de la vie...

Chaque mot peut être une occasion d'explorer sa composition, son étymologie, ses sonorités, ses divers sens figurés....

Les mots sont  des aides précieuses que nous oublions trop souvent de goûter, eux qui nous permettent d'exprimer ce que nous ressentons, eux qui nous accompagnent tous les jours dans notre vie, eux qui nous apportent l'essentiel : la communication, l'échange...

Chaque mot comporte une histoire, est rempli de connotations, d'anecdotes, de souvenirs, chaque mot peut être comme une découverte.

La poésie elle-même permet de redécouvrir le monde, elle le réinvente, nous en fait mieux percevoir les contours, elle magnifie tout ce que nous ne voyons plus, faute d'attention sur ce qui nous entoure.


L'art pictural nous offre tant de merveilles à admirer : paysages de Cézanne inondés de soleils, scènes champêtres de Watteau, champ de coquelicots de Monet, tableaux éblouissants des peintres impressionnistes...


La culture si diverse et les arts nous apportent un éclectisme bénéfique, une façon de renouveler le quotidien.

La littérature est, aussi, une source inépuisable d'éclectisme, avec tant de genres littéraires : romans, poésies, théâtre, essais.

La littérature, mine d'éclectisme, aborde tous les sujets, elle fait appel à une mise en forme, à des styles très différents, elle nous fait voyager dans le temps et l'espace : on aime la pensée mouvante et paradoxale de Montaigne, le rire bouffon et dénonciateur de Rabelais, on se laisse bercer par la poésie de Verlaine, on rêve sur des vagues marines  avec Baudelaire, on apprécie les satires de Voltaire, on rit, avec Molière, de défauts éternels, l'hypocrisie, la bêtise, la fausse science...

On est subjugué par des histoires fantastiques, qui nous emmènent entre rêve et réalité, on connaît toutes sortes d'émotions : peur, angoisse, admiration, étonnement, incertitudes...  

On admire le style épuré et classique de La Bruyère, la gouaille et le parler populaire de Céline, la langue imagée de Giono.

La musique, les chansons sont, aussi, sources d'épanouissements et de plaisirs nouveaux : que de diversité dans cet univers, tant de beautés et d'harmonies que l'on n'a jamais fini d'épuiser ! Vivaldi, Bach, Mozart, Massenet, Quantz, Puccini, et tous les autres nous emportent dans des tourbillons d'émotions...

Chaque instrument a ses caractéristiques et ses attraits : la guitare, éblouissante, la flûte, enchanteresse, la harpe et sa magie de sons limpides !

L'actualité, aussi, riche d'événements, parfois dramatiques, révoltants ou cocasses est une source d'inspiration permanente et sans cesse renouvelée...

Le monde actuel si complexe nous permet d'aborder toutes sortes de sujets.

Vive l'éclectisme ! Il nous offre l'occasion d'échapper à la monotonie ambiante, c'est, sans conteste, une façon de vivre en harmonie avec le monde, de nous intéresser à tout ce qui fait la vie...

Avec l'éclectisme, on choisit dans une variété infinie de sujets !

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Vive l'éclectisme !
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 16:33
Nicolas Sarkozy vole au secours de l'école !

 

 

On l'attendait au détour du chemin, voilà que Nicolas Sarkozy commente la réforme des collèges de Najat Vallaud-Belkacem !


Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a affirmé que l'école de la République était "en danger", dénonçant, lors d'un meeting aux Pavillons-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, la réforme des collèges qu'il juge "désastreuse pour notre République". 


Oui, on perçoit, là, le grand problème de nos hommes politiques : ils passent leur temps à critiquer le pouvoir en place, quand ils sont dans l'opposition, et dès qu'ils sont au pouvoir, ils commettent les mêmes erreurs.


Certes, la réforme des collèges, proposée par Najat Vallaud-Belkacem est une régression, elle menace des enseignements essentiels comme le latin, le grec, l'allemand... Elle ne met pas, suffisamment, l'accent sur l'importance des apprentissages la grammaire, l'orthographe...


Pour justes que soient les critiques de l'ancien président de la République, lui et ses ministres n'ont guère brillé dans la gestion du ministère de l'éducation nationale : suppression massive de postes, suppression de l'année de stages pour les jeunes enseignants, mépris de la culture...


Pendant les 5 années du mandat de Nicolas Sarkozy, l'école a été mise à mal, les enseignants ont été méprisés et déconsidérés.

Les lettres classiques ont été sacrifiées, au nom de logiques comptables et dans un souci de rentabilité, les heures d'enseignement ont été réduites en fonction des effectifs, placées en fin de journée, ce qui décourageait les élèves motivés.

En lycée, les heures appelées pompeusement "accompagnements personnalisés", sont effectuées en classe complète...

Il semble, donc, que l'actuel gouvernement ne fait que poursuivre la politique de sape et de saccage de l'éducation.


Il semble que l'on retrouve encore et toujours cette volonté de détruire l'école de la République...

Pourquoi votons-nous, dans la mesure où, dans de nombreux domaines, les politiques menées par les uns et les autres se ressemblent ?

Quelle est l'alternative ?

Certes, le gouvernement socialiste a promis de recruter de nouveaux enseignants, mais sur le terrain, la situation n'évolue pas : des classes de 36 élèves en lycée, donc des charges de travail très lourdes, des contraintes administratives de plus en plus nombreuses, des missions toujours plus complexes : il m'est arrivé de devoir aller chercher des copies du baccalauréat, dans une ville située à plus de 50 km de mon domicile, et il a fallu les retourner, après correction...


Il m'est arrivé d'être convoquée pour une réunion d'information sur le déroulement d'épreuves du bac, une réunion totalement inutile puisque des consignes écrites suffisaient à cette information !


Les contraintes se multiplient à l'infini : journée de préparation au bac, établissement des listes de textes étudiés au bac qui doivent être accessibles en format numérique, mais également sur support-papier donné aux élèves, bacs blancs écrits, oraux, devoirs communs etc.


Les enseignants deviennent des girouettes, des marionnettes : la hiérarchie ne perçoit pas, souvent, tout le travail acompli sur le terrain et ne voit dans les enseignants que des exécutants au service d'un pouvoir aveugle, borné...


Et les politiques, éloignés de la réalité, dans leur bulle, ont beau metttre en évidence tout le travail accompli par les professeurs, ils n'en tiennent plus vraiment compte et alourdissent, sans arrêt, leurs tâches.


Le ministère peine à recruter des enseignants : il ne faut plus s'en étonner !


 

 

Nicolas Sarkozy vole au secours de l'école !
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