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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 15:57
Une étonnante déclaration d'Emmanuel Todd...



Une déclaration d'Emmanuel Todd m'a paru surprenante...
L'anthropologue et historien français juge que, dans le contexte actuel en France, "blasphémer l'islam revient à humilier les faibles de la société."

"Se moquer de soi-même ou de la religion d’un ancêtre est une chose, mais insulter la religion d’un autre est une histoire différente. L’islam est devenu le support moral des immigrés de banlieue, dépourvus de travail. Blasphémer l’islam, c’est humilier les faibles de la société que sont ces immigrants", a précisé le démographe.

Peut-on considérer que les musulmans sont faibles, dans la société française ? La France a accueilli les musulmans dans ses écoles, elle a favorisé l'intégration de ces populations en leur offrant de nombreux avantages : hôpitaux gratuits, possibilité de se loger, de se nourrir, de se soigner, d'acquérir une culture....

Certes, pour s'intégrer, il faut, aussi, le vouloir, accepter certaines règles d'une société : la laïcité, le droit de critiquer les religions, de s'en moquer, le droit à la satire, à la dérision...

Arrêtons de transformer les français de religion musulmane, en victimes de nos sociétés : certains vivent dans des quartiers pauvres et difficiles, mais si la volonté ne leur manque pas, on voit qu' un certain nombre d'entre eux peuvent réussir, progresser dans la société, se réaliser, trouver des métiers qui leur permettent de vivre correctement...

La France a toujours su intégrer ses immigrés : des italiens, des espagnols, des Polonais, des Portugais, des Arméniens.... Je suis moi-même arrière-petite-fille d'immigrés italiens, et j'ai toujours vu la France, mon pays, comme une terre accueillante.

Certes, mes arrière-grands-parents ont dû lutter pour s'intégrer, se faire accepter mais, malgré leurs difficultés, ils ont considéré la France comme leur pays, ils se sont fondus dans la population...

Dans une société laïque, comme la nôtre, la notion de blasphème religieux s'est effacée : elle existait encore au 17ème et au 18ème siècles... une des scènes du Dom Juan de Molière avait été jugée scandaleuse, en son temps, car on y voyait le héros de la pièce jouer le rôle du tentateur et essayer de corrompre un pauvre ermite avec une pièce d'or, pourvu qu'il jure et commette un blasphème...

Le temps a passé et le blasphème religieux n'est plus un délit en France, depuis longtemps : ce sont nos valeurs, ce sont nos traditions, et de nombreux auteurs se sont livrés à la satire des religions, depuis fort longtemps : Rabelais, Montesquieu, Voltaire ont dénoncé les aberrations, le fanatisme du monde religieux.
Faut-il renier ces valeurs ? Faut-il y renoncer ? Non, ce serait la pire des erreurs, refuser de dénoncer les excès de la religion, ses fantasmes, ses absurdités, ce serait faire un bond de plusieurs siècles en arrière !
Vive la satire ! Vive le rire ! Vive la dérision !

J'avoue ne pas avoir toujours apprécié certaines caricatures outrancières et grossières de Charlie-Hebdo...

Pour autant, la caricature passe par le grossissement du trait, par l'outrance, une forme de moquerie exagérée : on ne peut pas renoncer à ce qui fait l'essence de la satire...

On ne peut renier toute une tradition très ancienne : d'ailleurs les caricaturistes de Charlie-Hebdo se sont aussi moqués de la religion catholique, de ses instances, du pape lui-même...

De plus, les dessins ne s'attaquent absolument pas aux croyants, mais aux extrémistes.

Emmanuel Todd pointe l'absence de perspectives des jeunes face au chômage, à la crise, et considère que ces jeunes d'origine musulmane ont besoin de ce support de la religion pour vivre.
Mais, dans tous les cas, la France permet à chacun de vivre sa foi et sa religion, comme il l'entend : la religion doit rester dans la sphère privée et ne pas empiéter dans le domaine public : c'est la règle même de la laïcité...

Refuser des critiques religieuses, c'est refuser la laïcité et ses valeurs.
Ne renonçons pas à nos valeurs : la religion peut être un refuge pour certains qui en éprouvent le besoin : qu'ils vivent leur foi, comme ils l'entenden
t, qu'ils prient, se recueillent, qu'ils croient en leur dieu, c'est leur droit.

Mais cette foi ne peut imposer aux autres le silence, on a le droit de s'exprimer, de dénoncer, de critiquer, voire d'insulter ce qui est de l'ordre du religieux...

Une étonnante déclaration d'Emmanuel Todd...
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 16:21
Quel bonheur d'entrer dans une mercerie !

La mercerie ! Voilà un univers d'autrefois qui a tendance à disparaître ! La mercerie, c'était le monde des bobines de fils de toutes les couleurs, des rubans, des aiguilles, rangés dans une multitude de petits casiers en bois !


Entrer dans une mercerie, c'était entrer dans un lieu de paix, où l'on entrevoyait toutes sortes de couleurs, où l'on percevait des senteurs de fils de coton, de soie, de laines.


Les petits casiers de la boutique recélaient mille trésors, que l'on avait tous envie de découvrir.

La mercière nous accueillait, avec un grand sourire, et cherchait, dans ses casiers, la marchandise demandée.

Le nom lui-même de la boutique révèle un endroit plein d'harmonie : labiale à l'initiale, gutturale "r", adoucie par la sifflante qui suit, des voyelles feutrées, la mercerie nous offrait toutes sortes de plaisirs : des teintes, des odeurs de bois, un bonheur de trouver le fil, le tissu servant à ravauder ou à confectionner les vêtements d'autrefois.


Le mot vient d'un terme latin "merx, mercis" qui désignait les marchandises, nom générique très large qui montre que la mercière avait vocation, dès les origines, à vendre toutes sortes de produits.

Le mot s'est ensuite spécialisé pour les boutiques qui faisaient commerce d'articles servant à la confection.


Les merciers étaient, aussi, des marchands parfois ambulants.


Aiguilles, fils et passementeries, cordons, dentelles, rubans..., boutons, agrafes, craies de tailleur : on trouvait toutes ces marchandises, dans les merceries...


Et les boîtes à couture recueillaient tous ces objets : un bric à brac de bobines, de boutons de toutes les couleurs et de toutes les dimensions, des pressions, des épingles...

Ma mère, mes grands mères prenaient soin de conserver toutes ces babioles, les collectionnaient, même, car elles avaient l'habitude de confectionner toutes sortes de vêtements : robes, manteaux, vestes, jupes, pantalons... tout un art de la couture qui a tendance à se perdre, de nos jours.


Quel bonheur d'entrer dans une mercerie ! Un lieu qui permettait de créer, de ses mains, de broder, de coudre, d'assembler des tissus, de confectionner des rideaux.

La mercerie était un univers plein de
charmes et de poésie : poésie des couleurs, du secret, de la trame des tissus...

La mercerie recelait toutes sortes d'objets : les tiroirs semblaient contenir toutes les couleurs, toutes les textures, tout un monde mystérieux...

Quel bonheur d'entrer dans une mercerie !
Quel bonheur d'entrer dans une mercerie !
Quel bonheur d'entrer dans une mercerie !
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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 13:59
La mandoline nous séduit de ses sonorités dansantes...

La mandoline nous séduit de ses sonorités dansantes, labiale à l'initiale, dentale "d", voyelle nasalisée virevoltante, "an", voilà un mot qui nous entraîne dans un tourbillon de consonnes et de voyelles variées.

La mandoline nous fait entendre des airs venus d'Italie : le mot est, lui même, italien, "mandolino" !

Diminutif du terme "mandola", la mandoline désigne un luth de petite taille, un petit luth à manche court, répandu tout autant pour la musique classique que populaire ou traditionnelle, notamment dans les pays méditerranéens : c'est la chanson napolitaine qui lui a donné ses lettres de noblesse.

Ce mot chante les paysages du sud, la Méditerranée, il évoque la langue italienne, ses échos sonores pleins d'éclats : "bravo, bravissimo, andiamo, buona sera, grazie !" !


Les sons de la mandoline s'égrènent, pleins de légèreté, de gaieté : le Sud et ses couleurs éclatantes apparaissent, des musiques pleines d'entrain surgissent et donnent envie de rire et de danser.

On entend le concerto pour deux mandolines de Vivaldi ! Quelle vivacité, quel charme, quel brio !

On aime le concerto en la majeur pour mandoline de Carlo Cecere, autre compositeur italien, moins connu mais si élégant !

Quelle virtuosité dans ces concertos ! On a l'impression que la mandoline nous emporte dans des éclairs de lumières et de soleils !


La mer déroule ses horizons de bleus, ses vagues infinies, ses tourbillons, ses replis tumultueux !

La mer nous emporte dans des volutes, des roulis, nous fait voir la variété de ses flots, nous fait goûter à la vie, à la danse perpétuelle des ondes amères...

Domenico Caudioso, Giuseppe Giuliano, Gaspare Gabellone, Gian Francesco Eterardi, des noms de compositeurs italiens se bousculent et nous charment de leurs musiques aériennes...


Le mot "mandoline" pourrait venir, aussi, du grec "pandoura, pandore" qui désignait un instrument de musique ancien à trois cordes...
Ainsi, on reste, avec cette étymologie, dans le monde méditerranéen, dans les lumières du sud, dans des paysages inondés de soleils...

La mandoline évoque tant d'images lumineuses, la Sicile, l'île aux trois pointes, des airs napolitains pleins de gaieté, des farandoles, la tarentelle si vive, des danses pleines d'envolées et de
gaieté...

La mandoline, c'est le sud, le pays de mes ancêtres, l'Italie radieuse, un accent chantant, des paysages iradiés de soleil, des arbres du sud, les senteurs iodées de la mer, la mandoline, c'est la vie, le mouvement !


Santa lucia, Funiculi, funicula, O sole mio, des airs connus nous emportent vers des paysages du sud, des oliviers, la baie de Naples, la Grande Grèce et ses temples venus du passé, des îles, des légendes anciennes, des côtes et des rochers escarpés, les parfums ambrés de la mer...

Illustrations : Tableaux de Bettera / Corot / Gauguin / Corot / Charles Aimable Lenoir / Julie Wilhelmine Schwarz

http://youtu.be/ODeDM4_dScc

http://yout
u.be/xWe1Syrq_Io

http://youtu.be/4S3Q9t6l61E

http://youtu.be/ZnWQbHFn4ws

http://youtu.be/3HnAPSY0Vdw


http://youtu.be/FSLc7P8N7Lo

http://youtu.be/xpCodZTI_NA

http://youtu.be/YDlkbfKL5gw
http://youtu.be/HFGu59WG3Nc
http://youtu.be/VnaEA90lJQg

http://youtu.be/PYszh8hRHYo

La mandoline nous séduit de ses sonorités dansantes...
La mandoline nous séduit de ses sonorités dansantes...
La mandoline nous séduit de ses sonorités dansantes...
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 12:18
Quand des fous de dieu détruisent des oeuvres d'art...



Une vidéo tournée à l'intérieur du musée de Mossoul montre des membres de l'état islamique, en train de détruire des statues de l'époque assyrienne et héllénistique...


Les combattants du groupe sunnite radical ont pulvérisé des statues, frises et autres trésors pré-islamiques. Ils ont vandalisé, à coups de masse, d'imposantes pièces, notamment, dans le musée de Mossoul, dont les collections renferment des objets inestimables, datant de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne...


Dans tous les cas, détruire des oeuvres d'art du passé, un patrimoine précieux pour les archélogues, pour les historiens, révèle, une fois de plus, la barbarie et la bêtise de ces fanatiques.


Anéantir des oeuvres anciennes, vieilles de plusieurs millénaires, c'est s'attaquer aux racines de l'homme, à la culture, à la pensée...


Barbarie, ignorance, telle est la religion de ces fous de dieu qui ne respectent rien, même pas la beauté, l'histoire, les arts, et tout ce qu'ils représentent d'humanisme.


Où est l'humanité, quand on s'attaque à des chefs d'oeuvre venus du passé, à des témoignages des hommes qui nous ont précédés, qui ont créé, de leurs mains, des oeuvres d'art, des sculptures monumentales, des objets qui témoignent de l'inventivité humaine ?


Quand la culture, l'intelligence, la pensée, l'art deviennent des cibles, on ne peut que se révolter, s'indigner et condamner de tels actes...


Détruire une oeuvre d'art, c'est détruire la réflexion, le geste d'un artiste, son travail, son génie, c'est nier l'être humain...


Les meurtres, les assassinats ne suffisent pas, encore faut-il aussi mettre à bas tous les symboles de la culture qui iraient à l'encontre de la "religion" de certains !


Fausse religion ! Car la vraie a pour fonction de relier les êtres humains entre eux, de les rassembler, de les réunir par un passé commun...


Cette religion, qui n'en a que le nom, vise à désunir, à anéantir la raison, à l'annihiler !


Comment peut-on, en conscience, détruire des oeuvres d'art ?


L'art, c'est une recherche d'harmonie, une façon de mêler le geste à la pensée : le sculpteur se livre à un art complet : artiste, artisan, il crée de ses mains des statues qui révèlent un savoir-faire, une technique, des convictions, des idées....


Comment refuser ce respect à ces artistes qui nous ont précédés ?


Honte à ceux qui détruisent la pensée, l'art ! Honte à ceux qui s'attaquent à la culture !


Ils s'attaquent, ainsi, à l'essence de l'homme, ce qui fait sa dignité, sa valeur : la vie, la pensée, le bonheur de cré
er...


La violence des gestes de ces djihadistes, leur détermination à vandaliser vise aussi à propager la peur, la terreur...


La propagande passe souvent par la peur, elle est d'autant plus indigne et révoltante : elle est la marque d'une régression, dans de nombreux domaines.


Ces djihadistes connaissent pourtant la valeur marchande de ces antiquités puisqu'ils en font aussi commerce et s'en servent pour financer leurs exactions.


Après les assassinats, les autodafés, ces fous de dieu, qui anéantissent des oeuvres d'art, en viennent à anéantir leur propre image et leur propre "idéologie".


Ils montrent, à la face du monde, leur ignominie, leur néant, le vide de leurs actes et de leurs pensées.



http://dai.ly/x2i6nhr

Quand des fous de dieu détruisent des oeuvres d'art...
Quand des fous de dieu détruisent des oeuvres d'art...
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 21:40

 

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On m'a appris l'honnêteté, la droiture, le refus du mensonge, la nécessité de travailler pour vivre, on m'a appris à respecter autrui, à ne pas insulter, à ne pas mépriser l'autre, sans raison...

 

On m'a appris à ne pas répandre la haine, à ne pas voler, à ne pas tricher.

Et, partout, autour de moi, règnent l'âpreté, la violence dans les rapports humains, le désir de domination, le mensonge, la calomnie.

Sur internet, dans le monde quotidien, en politique, c'est un déferlement de rancoeur, de violences, de haines.

 

Le monde a toujours été terrible et violent, mais on pouvait croire, avec l'évolution du temps, les progrès du monde moderne, que les hommes allaient enfin comprendre l'inanité des guerres, des conflits de toutes sortes, la stupidité de ce désir de s'imposer en tout, partout.

 

Comment comprendre et accepter ce monde ? Comment ne pas voir ces engrenages qui se perpétuent inlassablement ?

 

Comment ne pas voir ces cycles qui reviennent ? Les blocs Est Ouest qui s'affrontent à nouveau, les fanatismes qui renaissent, comme s'ils ressurgissaient du passé, le racisme récurrent, l'intolérance qui réapparaît.

 

Les injustices qui perdurent, le fossé qui se creuse, sans cesse, entre les plus riches et les plus pauvres...

 

Les hommes sont-ils donc incapables de progresser, incapables de voir que ce système tourne à vide puisque l'on revient toujours en arrière ?

L'appât du gain, du plaisir, la soif de pouvoir motivent les puissants, et non pas vraiment le bonheur de l'humanité.

 

Les plus pauvres sont sacrifiés, les plus riches en veulent toujours plus, dissimulent leur argent dans des paradis fiscaux.

On assiste à un renouvellement sans fin des mêmes problèmes, des mêmes horreurs, des mêmes massacres.

 

Guerres en Syrie, en Ukraine, en Palestine, au Mali : des conflits recommencent, des larmes, des pleurs, des souffrances atroces.

 

Après toutes les horreurs du XXème siècle, deux guerres mondiales qui ont dévasté les peuples, après les massacres, l'abomination des camps de concentration, on pouvait s'attendre à plus de sagesse et de retenue.

On pouvait s'attendre à un monde plus paisible, plus raisonnable et plus sensé.

 

Mais les hommes sont -ils capables d'être raisonnables, de se laisser guider par le bon sens, la réflexion ?

 

Heureusement, certains se dressent, encore, pour dénoncer les injustices !

Le nouveau gouvernement grec, avec à sa tête, Alexis Tsipras s'insurge contre l'iniquité du fonctionnement de l'Europe, il met en garde contre les dangers d'une austérité drastique qui ne résout pas les difficultés des peuples.

Des forces de résistance apparaissent mais elles restent encore trop limitées et restreintes...

 

Il serait temps que l'homme se réveille, prenne conscience de la stagnation générale qui règne, de la résurgence des mêmes atrocités, et même, parfois, de leur aggravation et qu'il lutte vraiment contre ces aliénations.

 

Agir individuellement est accessible à tous : on peut dénoncer les injustices, les malversations des puissants, répandre des idées de tolérance, éviter d'insulter, de rabaisser.

 

On peut dénoncer le pouvoir des financiers, de l'argent, mais il est vrai que la tâche est rude et difficile.

 

L'homme saura-t-il, un jour, maîtriser ses pulsions de haine et de domination ?

 

 

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 12:00
Une chanson qui évoque le passé avec un simple mot, yesterday...



Une chanson qui évoque le passé, d'un simple mot "yesterday", "hier", un passé qui paraît si proche et si lointain, en même temps, voilà le thème de ce texte célèbre des Beatles...


Dès le premier couplet, le passé et le présent sont opposés en un contraste saisissant : "yesterday", now", "hier, maintenant". Les deux mots s'opposent, en début de vers...


Cet "hier" est magnifié, exempt de soucis et de poblèmes alors que le présent intensifie et fait perdurer des angoisses...


Et la phrase "I believe in yesterday" vient souligner une sorte de credo voué au passé.


L'adverbe "suddenly", répété à deux reprises, souligne la brutalité du changement : des images très fortes apparaissent : une "ombre" qui se glisse, qui pèse comme une menace, symbole de désespoir, et le constat de n'être plus que la "moitié" de soi...


L'explication de ce désarroi est donnée dans le couplet qui suit : un amour disparu, sous forme d'une question : "pourquoi devait-elle partir ?"


Le pronom "elle" employé restitue une forme d'éloignement, la jeune femme n'est pas nommée, comme si elle était devenue inaccessible, elle est partie sans donner d'explication et le poète se pose des questions : des paroles malencontreuses et blessantes ont été peut-être prononcées...


On perçoit le doute, l'incertitude de l'amoureux, son incompréhension...


Et désormais "yesterday", "hier" devient une absence, un manque incommensurable


L'amour apparaît dans le passé comme un "jeu" mais le poète marque une volonté de se cacher, de se retirer du monde, face à l'absence..


La mélodie emplie de nostalgie souligne le texte...


Quelle pureté dans cette chanson ! "Yesterday" dev
ient le symbole de toute nostalgie, ce simple mot qui sert de titre nous parle et nous fait percevoir le temps qui passe irrémédiablement, qui nous bouscule et nous entraîne...



Yesterday a été composé par Paul McCartney... Elle est parue sur l’album Help ! le 6 août 1965 au Royaume-Uni. Elle a connu un succès planétaire puisque ce fut la chanson la plus reprise de tous les temps...

Ray Charles, Franck Sinatra, Count Basie, Marvin Gaye, Sarah Vaughan, Elvis Presley, Oscar Peterson ont, ainsi, interprété cette chanson...​

La simplicité du texte, des mots, l'universalité du thème, la fuite du temps donnent à cette chanson une valeur intemporelle : comment ne pas y être sensible ?

Photos : rosemar

http://youtu.be/S09F5MejfBE

Une chanson qui évoque le passé avec un simple mot, yesterday...
Une chanson qui évoque le passé avec un simple mot, yesterday...
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 17:28

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On vit dans une société de marchandisation où les objets sont sources de convoitise, attirent tous les regards, toutes les attentions.


On voit, ainsi, certains individus vouer un véritable culte à leur voiture, qu'ils passent du temps à briquer, observer, admirer, même.

Malheur à celui ou à celle qui ose effleurer leur bien.

Une anecdote qui m'est arrivé récemment prouve cet attachement démesuré pour les objets du monde moderne.

 

Ce jour-là, sur le parking d'un supermarché, je me suis garée entre deux voitures, l'espace étant réduit, j'ai poussé ma portière et j'ai touché légèrement le véhicule d'à côté...

La réaction du propriétaire de la voiture a été immédiate : il est sorti brusquement de son véhicule et m'a interpellé violemment, au moment où je m'apprêtais à sortir de mon automobile : "Qu'est ce que vous venez de faire ?? " a-t-il hurlé...

"Euh, rien"... Telle fut ma réponse, car je n'avais vraiment pas l'impression d'avoir attenté au véhicule de ce conducteur irascible.

 

Aussitôt, il se mit à me menacer de faire un constat, je lui répondis, alors, qu'un constat serait vraiment inutile, car je n'avais causé aucun dégât.

 

Il referma alors violemment ma portière, puis la rouvrit pour la refermer à nouveau violemment...

J'avoue qu'à ce moment-là, je n'en menais pas large : j'avais peur des réactions de cet individu qui m'agressait de sa violence...

Il finit par exiger des excuses : je m'exécutai, et le lui présentai mes excuses.

 

Finalement, prise de peur, je fis, tout de même, une marche arrière, et j'allais me garer à l'autre bout du parking : je vis, alors, mon agresseur aller examiner son véhicule, pour déceler une quelconque estafilure sur sa voiture...

 

Visiblement, il vérifiait, après coup, seulement, et, après m'avoir agressé en gestes et en paroles, si sa voiture était intacte.

 

J'étais heureuse de pouvoir échapper à l'emprise d'un tel individu : manifestement, sa voiture était l'objet de toutes ses sollicitudes et il n'hésitait pas à user de violence pour "protéger" sa machine.

 

On voit que de plus en plus de gens sont, ainsi, "obnubilés" par leurs biens, et ils n'hésitent pas à faire preuve d'une violence démesurée, à se mettre en colère, pour la moindre broutille, de façon injustifiée.

 

Ainsi les objets, notamment les voitures deviennent plus importants que les personnes : certains n'hésitent pas à user d'agressivité, à la moindre occasion, même s'il n'y a vraiment pas lieu de le faire.

 

Notre monde voué aux objets en oublie les personnes, les êtres humains, et s'attache à des marchandises : c'est triste !

 

 

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 17:39

 

grèce 5


L'Europe me donne, de plus en plus, l'impression d'être un château de cartes : les derniers événements, les négociations entre la Grèce et l'Eurogroupe ont montré une volonté de préserver l'unité de l'Europe : on a voulu maintenir la Grèce dans le giron européen et des concessions ont été faites in extremis de part et d'autre, pour faire en sorte que la Grèce ne soit pas exclue de la zone euro...

 

La construction est si fragile que l'on redoute, tout de même, une défection : si la Grèce sort de la zone euro, d'autres pays pourraient avoir la tentation de le faire...

Je songe, en priorité, à l'Italie dont l'économie est au bord du gouffre, ou encore à l'Espagne dont les électeurs sont tentés par un nouveau parti de gauche, Podémos...

 

Les instances européennes peuvent redouter un effet "boule de neige", une défection en entraînant une autre.

 

La Grèce reste attachée à l'Europe, et veut encore y demeurer mais ne peut supporter des mesures d'austérité qui ont étouffé les Grecs, ces dernières années.

 

On perçoit des difficultés dans de nombreux pays européens, et on voit bien que les politiques d'austérité détruisent des emplois, précarisent de plus en plus de travailleurs.

C'est une Europe de la pauvreté que l'on est en train de construire...

Une Europe fragile qui, peut s'effondrer,comme un château de cartes, une Europe qui n'ouvre pas de perspectives sur l'avenir, une Europe qui détruit des emplois, qui précarise des salariés.

 

L'Allemagne doit prendre la mesure de la situation : une trop grande austérité en Europe conduit au désastre : le chômage est galopant dans un grand nombre de pays européens, les salaires sont, parfois, dérisoires : un smic à 750 euros en Espagne : qui peut vivre décemment avec si peu d'argent ?

C'est indigne et indécent !

 

Dans des démocraties dignes de ce nom, le travail doit être correctement rémunéré, et chaque pays doit pouvoir offrir du travail à tous...

 

Sinon, l'horizon est fermé, et l'avenir s'assombrit irrémédiablement.

On a parlé, ces derniers jours, de "sursis" accordé à la Grèce : ce mot n'est pas très rassurant, et il semble que les grecs vont devoir, encore, se plier à des règles drastiques imposées par les pouvoirs européens...

 

Dès lors, tout semble à rejouer et à refaire : il reste à voir si l'Italie va pouvoir se maintenir dans la construction européennne, et les mois prochains seront décisifs pour voir la suite des événements...

 

Selon Jacques Sapir, l'Italie, en récession, devrait sortir de la zone euro, d'ici le mois de juin, car sa situation est intenable en l'état actuel de l'Europe...

 

Ainsi, l'Europe paraît bien fragilisée car de nombreux pays connaissent des difficultés : on se rend compte aussi que face à l'Europe, la marge de manoeuvre des gouvernements est limitée : le nouveau gouvernement Tsipras est en train de découvrir cette réalité...

Les peuples européens ont-ils encore un pouvoir de décision face aux instances européennes qui imposent leurs lois ? 

A quoi servent dorénavant les élections organisées dans chaque pays, si l'Europe anéantit les résultats de ces élections ?

 

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 17:41

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Le froid glacial, la bise heurtent le paysage... l'air froid envahit l'espace et le submerge...


Pourtant, le ciel se pare de roses, aux teintes douces, il flamboie au soleil couchant, il semble vouloir lutter contre le vent de l'hiver...


Le ciel devient un embrasement de lumières, il s'auréole de couleurs du printemps, le ciel semble fleurir et s'épanouir de nuées de roses.

 

Belle éclaircie dans le ciel de l'hiver, étonnante embellie de braises légères sur l'horizon, étonnant contraste du froid et de la beauté rayonnante de l'azur.

 

De douces et subtiles cotonnades couvrent le ciel, imitant des fleurs subtiles, dans leur éclat.

 

Le ciel devient une brouée de roses, il fait jaillir des embruns de douces clartés, il peint des paysages de printemps, il nous éblouit de ses effilures de gris et d'or...

 

Le ciel nous promet des lumières, des jours plus sereins, des envolées d'oiseaux, des fleurs délicates.

 

Le ciel nous annonce des clartés nouvelles, des soirées d'albes lumières, des renouveaux, des bonheurs et des ardeurs...

 

Le froid semble s'atténuer, grâce à ce tableau aux éclats de printemps.

 

Le soir aux écumes de rose nous parle de nouveaux horizons, il nous enivre de ses éblouissements, nous emporte dans ses tourbillons de couleurs...

 

Des nuées grises viennent ombrer les lueurs de roses qui irisent l'azur, le soir tombe dans un épanouissement de lueurs transparentes...

 

 

http://youtu.be/Q0ajM7aL-Vc

 

http://youtu.be/6QAAZ29cvfU

 

 

 

 

http://youtu.be/-HQyXWkABo0

 

http://youtu.be/WUIRt1s9Bjc

 

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 15:43

guitare-Pierre-Auguste_Renoir_-_Jeune_Espagnole_jouant_de_l.jpg

 

 

"Deux tziganes sans répit
Grattent leur guitare,
Ranimant du fond des nuits
Toute ma mémoire
Sans savoir que roule en moi
Un flot de détresse,
Font renaître, sous leurs doigts,
Ma folle jeunesse."


Dans cette chanson, aux accents mélancoliques, intitulée Les deux guitares, Charles Aznavour rend hommage à cet instrument, la guitare qui lui rappelle sa jeunesse.

Le mot "guitare" nous éblouit de ses sonorités de gutturale "gu" et "r", de sa dentale "t", de ses voyelles variées, un "i" aigu, un "a" plus ouvert et épanoui...

 

La guitare, l'Espagne, la Perse, la Grèce réunies ! Ce mot venu d'ailleurs a probablement des origines très lointaines : la cithare, instrument de la Grèce antique, lui a donné son nom... mais il est, aussi, issu de l'espagnol "guitarra" et de l'arabe...

Etonnant mariage pour ce nom aux sonorités évocatrices !

 

Ce mot de trois syllabes nous fait entendre des airs de fandangos, de villanelle...

Ce nom chante de ses éclats de consonnes et de voyelles.

 

La guitare suggère tant d'images ! Le bois travaillé, sculpté, vernis, des formes élégantes, des arrondis, une envolée de cordes, des gestes précis, des mains souples et agiles sur les cordes...

 

La virtuosité des doigts qui forment, dans une harmonie, les notes, la dextérité, la limpidité de la musique.

La précision, l'attention du musicien qui tient en mains son instrument, qui le caresse, le fait vibrer de mille harmonies.

 

La beauté du geste ! Les sons qui s'envolent, comme par magie, de la guitare, des trilles, des éclats de soie, des murmures qui s'emportent soudain.

L'émotion provoquée par un simple instrument, la tristesse, la joie, la mélancolie, la révolte, le désarroi, le bonheur.

 

La musique même suggère des paysages proches ou lointains, elle nous fait rêver, nous emporte vers d'autres univers...

 

Elle sublime le monde, nous transporte, nous exalte, elle nous fait vivre tant d'émotions !

La guitare ! Tant de clartés, de pureté, d'élégance, de délicatesse, de force !

Que de sensibilité, que de finesse dans cet instrument !

 

Des noms illustres viennent à l'esprit : Joaquin Rodrigo, Francisco Corbetta, Gaspar Sanz, Vivaldi, Bach ! Des oeuvres que l'on n'a pas fini de découvrir ! Des musiques de tous les temps qui nous touchent et nous transportent !

 

La guitare associée à l'Espagne nous fait entendre des airs de flamencos, on entrevoit des danses rythmées, des costumes somptueux, des mantilles espagnoles, des volutes, des tourbillons de robes qui s'envolent...

La guitare évoque des images de liberté, des parfums du sud, la lumière, des envols soudains d'oiseaux dans les arbres, une douceur et une force, des larmes, et une joie infinie.

 

La guitare nous fait ressentir des sanglots, des accords, des harmonies, des ruptures, des élans : elle réunit et rassemble le monde dans ses formes, ses éclats, ses douceurs...

 

 

 

http://youtu.be/zuQ1Hfy_DNA

 

http://youtu.be/JNEnzNHTkd8

 

http://youtu.be/OG-c2bvMO68

 

http://youtu.be/WedDZ7pL-Qg

 

http://youtu.be/MKyMKzGzXjE

 

http://youtu.be/oX2yBGyNQa4

 

http://youtu.be/vgt4jVbd8SI

 

http://youtu.be/pbxxyUSAuoM

 

http://youtu.be/v8p2C8ELAHs

http://youtu.be/xTDtWP0BThg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

guitare-Carolingian_Psalter-_9th_century_manuscript-_108r_p.jpg

 

 

guitare-Jan_Vermeer_van_Delft_013.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

guitare--Joseph_DeCamp_The_Guitar_Player_1908.jpg

 

 

guitare Pierre-Auguste Renoir jean pierre Dalbéra creat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Photos : tableaux de Renoir /Vermeer/ Joseph de Camp / Renoir (dernière photo de ce tableau : auteur : Jean Pierre Dalbéra  creative commons )



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