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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 16:32

 

tsipras 4-copie-1

 

 

Les Grecs sont, de plus en plus, mis en difficulté : après la victoire du parti de gauche, Syriza et la rupture des négociations avec l'eurogroupe, les taux d'intérêt ont augmenté de 10% : autant condamner les grecs, une fois de plus, à une austérité illimitée, autant les condamner à mort.

 

Les taux d'intérêt pour la dette grecque étaient montés jusqu'à 18%, au plus fort de la crise : dès lors, la Grèce devait tomber, inéluctablement, dans le marasme où on l'a conduite.

 

Arrêtons de stigmatiser les Grecs, en disant qu'ils ne paient pas leurs dettes.

 

On le voit bien : c'est le système de la dette qui est indigne : nous prêtons de l'argent aux Grecs, nous l'empruntons à des taux dérisoires et on leur demande de rembourser à des taux bien plus élevés.

C'est scandaleux !

L'aggravation de la dette grecque est due à ce système : l'Allemagne veut faire plier la Grèce, lui donner une leçon, sans doute, pour éviter une contagion du refus de l'austérité...

 

Mais, on ne peut ainsi asphyxier les peuples à l'infini : il faut laisser aux grecs une chance de lever la tête, de respirer, leur donner une aération...

 

Je ne conçois pas qu'on puisse, ainsi, refuser à un peuple des moyens de sortir de la crise, c'est comme si on le condamnait, sans arrêt, à des peines renouvelées, sans lui donner un espoir de renaissance et de renouveau... le rocher de Sisyphe dont parlait Yanis Varoufakis.

 

Les dettes augmentent partout, en Italie, en Espagne, en France, la plupart des pays sont touchés...

Mais, les pays les plus pauvres doivent payer des taux d'intérêt plus élevés, ce qui ne fait qu'aggraver leur situation.

 

Les Grecs ont espéré des jours meilleurs avec l'élection et l'avénement de Syriza, si ce gouvernement échoue, d'autres pays pourraient être touchés : en Espagne, Podémos qui pourrait accéder au pouvoir, lors des prochaines élections, pourrait voir ses forces amoindries, si le gouvernement grec se retrouve dans une impasse.

 

L'expérience grecque pourrait desservir Podemos et l'empêcher d'accéder au pouvoir.

C'est aussi tout l'enjeu de ce qui se déroule actuellement dans les négociations entre l'eurogoupe et la Grèce.

 

Faut-il poursuivre, au mépris des peuples, une politique d'austérité qui aggrave la situation ?

 

Faut-il céder à l'intransigeance allemande ? Ce serait terrible pour la Grèce.

 

Mais plutôt que d'être asphyxiée et étranglée par une austérité sans fin, peut-être vaut-il mieux que la Grèce puisse sortir de l'euro ?

 

En tout cas, le nouveau gouvernement grec n'a pas vraiment le choix : il ne peut trahir ses électeurs et céder devant les exigences de l'eurogroupe.

 

Alors que l'évasion fiscale devient un sport national, dans de nombreux pays de la zone euro, comment peut-on continuer encore à asphyxier les peuples par une austérité qui n'en finit pas ?

 

"La fraude fiscale, en Europe, est deux fois supérieure à la dette de tous les pays de la zone euro", nous dit Gérard Filoche ! Pourquoi ne fait-on pas payer les tricheurs et les voleurs ?

 

 

 

 

http://youtu.be/z1MJE9lJtFE

 

 

 
grèce

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 18:15

 

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Les fractures : c'est bien ce qui caractérise notre monde, un monde divisé, brisé...

 

La fracture est, d'abord, celle qui sépare les riches des pauvres, un fossé qui se creuse, de plus en plus, inexorablement, au fil des années.

 

La fracture, ce sont, aussi, les guerres qui opposent les êtres humains, en Afrique, au Moyen Orient, dans les pays de l'Est, des idéologies qui s'affrontent, des luttes d'influence...

 

La fracture, ce sont, encore, des religions qui s'opposent : des caricatures provoquent l'ire des musulmans, alors que nous n'y voyons que des dessins, à visée satirique.

 

La fracture, ce sont, aussi, tous ces gens qui fuient leurs pays d'origine, refusant la pauvreté, la misère ou les horreurs de la guerre.

Ces gens qui se retrouvent sur des cargos de fortune et qui périssent, parfois, dans de terribles naufrages faisant des milliers de victimes...

 

La fracture, c'est l'espoir perdu de certains peuples qui ne croient plus en l'avenir, car ils sont soumis à des guerres sans fin.

 

La fracture, ce sont les tueries des journalistes de Charlie Hebdo, ou encore les derniers attentats récents de Copenhague.

 

Notre monde est rompu, confronté à des divisions permanentes qui oppressent et accablent les individus.

 

La fracture est infinie : elle oppose, aussi, les gens qui travaillent et ceux qui sont au chômage et sont, parfois, exclus de la société.

La fracture est présente partout : notre monde divise, sépare, désunit.

 

Dans nos sociétés, nous considérons que nous avons le droit de critiquer les religions, de les dénoncer, alors que dans certains pays musulmans, c'est un sacrilège.

Le blasphème religieux n'est plus considéré comme un délit, en France, alors qu'il est, encore, un crime puni de mort, dans certains pays.

Les femmes, ont, dans nos sociétés, à peu près, les mêmes droits que les hommes, alors que dans, certaines contrées, ces droits restent très limités, si bien que la femme est encore, parfois, assimilée à une mineure incapable de prendre des décisions par elle-même.

 

Notre monde est pourtant, celui, de la communication triomphante, grâce à internet et aux nouveaux médias qui s'imposent, et ces réseaux semblent, en fait, accentuer ces fractures, car celles-ci deviennent plus visibles, évidentes pour tous.

 

Internet devient, ainsi, le creuset de toutes les fractures du monde : on y voit s'affronter des idéologies contraires, on y perçoit toutes les injustices, toutes les inégalités qui règnent sur la planète, on y ressent des haines irréconciliables, des conceptions très différentes du monde.

 

Le monde relié par internet se retrouve dans une confrontation permanente : saurons-nous, un jour, réduire ces oppositions ?

 

Saurons-nous trouver des solutions ?

 

http://youtu.be/J4OJsvVbZ7U

 

 

 

http://www.lepoint.fr/cinema/juliet...

 

La vidéo à une heure 29 minutes :

http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/re...

 

Juliette Binoche évoque le thème de la fracture :

 

 

                

 

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Une belle initiative pour lutter contre l'islamophobie (merci à LH qui m'a envoyé cette vidéo)

           

 

 

 

 



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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 16:51

 

baiser Francesco Hayez libre

 

                  

Dans un de ses poèmes les plus célèbres, Catulle, auteur latin du premier siècle avant J. C., fait l'éloge du baiser et de l'amour : "Donne-moi mille baisers" écrit-il, en s'adressant à sa jeune maîtresse...

 

"Vivons, ma Lesbie, aimons-nous et, à tous les commérages des vieillards trop sévères, donnons la valeur d'un sou.
Les rayons du soleil peuvent mourir et renaître ; pour nous, une fois que la brève lumière s'est éteinte, c'est une seule nuit éternelle qu'il faut dormir.
Donne-moi mille baisers, et puis cent, et puis mille autres, puis une seconde fois cent, puis encore mille autres, puis cent.
Ensuite, lorsque nous nous serons embrassés des milliers de fois, nous brouillerons les comptes pour ne plus les reconnaître, de peur qu'un esprit malin ne puisse nous jeter le mauvais oeil, lorsqu'il connaîtra le nombre de nos baisers."

 
"Vivamus, mea Lesbia, atque amemus,
rumoresque senum severiorum
omnes unius aestimemus assis.
Soles occidere et redire possunt ;
nobis cum semel occidit brevis lux,
Nox est perpetua una dormienda.
Da mi basia mille, deinde centum,
dein mille altera, dein secunda centum,
deinde usque altera mille, deinde centum.
Dein, cum milia multa fecerimus,
conturbabimus illa, ne sciamus,
aut ne quis malus invidere possit,
cum tantum sciat esse basiorum.

 

On retrouve un éloge du baiser, empli de poésie, dans le Cantique des Cantiques :

 

"Qu'il me baise des baisers de sa bouche !

Car ton amour vaut mieux que le vin,

 Tes parfums ont une odeur suave ;

Ton nom est un parfum qui se répand..."

"Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée !

Comme ton amour vaut mieux que le vin,

Et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates !

 Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ;

Il y a sous ta langue du miel et du lait,

Et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban."

 

Issu du verbe latin "basiare", et du nom "basium", le mot "baiser" résonne de sonorités éclatantes : la labiale "b" qui se prononce avec les lèvres rapprochées semble être l'image même du baiser, la sifflante sonore "s" apporte une note de douceur, et les voyelles forment comme un écho...

Il existe quelques variantes de ce mot : "bise, bisou, bécot", jolis mots avec des suffixes de diminutif à valeur affective : le "bécot" est un dérivé du nom "bec".

 

Le terme "bécot" est plus particulièrement familier et sympathique : il nous rappelle une célèbre chanson de Georges Brassens...

Et chaque fois, on retrouve la labiale "b" à l'initiale de ces mots qui dessinent, ainsi, l'image du baiser amoureux.

En latin, le nom "osculum" qui signifie "petite bouche" était employé, aussi, pour désigner le baiser... Le suffixe de diminutif -culum comporte, à nouveau, une valeur et une nuance affectives.

 

En Grec ancien, le mot "φίλημα, le baiser"est associé à l'amour et vient du verbe φιλώ, philo, "aimer".

 

On peut utiliser, aussi, le verbe "embrasser", "enlacer de ses bras", geste plein d'affection qui implique une intimité.

 

Le baiser associé à l'amour, à l'affectivité, à la sociabilité, marque une familiarité, un rapprochement.

Le baiser permet une proximité, il peut être discret ou plus appuyé : il peut s'accompagner d'un claquement des lèvres qui suggère le bruit du baiser.

Le baiser peut être amical, amoureux : il signe une ambiance chaleureuse.

 

Le mot "bise" désigne, aussi, curieusement un vent glacial : on est loin de la douceur du baiser ! On perçoit, là, une homonymie étrange et étonnante ! Un même mot peut évoquer, ainsi, en français, des réalités très différentes ! 

Le mot "baiser" empoyé comme substantif, lui, ne laisse place à aucune ambiguité !

 

N'oublions pas l'usage du baiser qui a tendance à se perdre dans le monde moderne... tout juste si on serre la main des gens !

 

Le baiser amoureux aurait, en plus, des vertus inégalables : il offre un bien-être, une détente, il a des effets relaxants inouis.

 

Le baiser peut se multiplier à l'infini : une façon de décupler ses effets bénéfiques, comme le suggère Catulle dans son poème !

 

Enfin, tous ne sont pas de cet avis : on connaît la célèbre chanson : un baiser, pas sur la bouche !

http://youtu.be/vNF8o2Bazzs

http://youtu.be/awcB2M4pfTA

 

 

 

Pour réhabiliter le baiser, la chanson de Brassens...

http://youtu.be/eztSYUFUe8I

 

 

 

 

Et celle de Souchon : 

http://youtu.be/ZYO0iSaB0q0

 

 

http://youtu.be/P5weqdVaChQ

 

 

 

 

 

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baiser tristan et iseult libre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 16:36

 

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Eh oui, Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen a osé un parallèle audacieux et très approximatif ! Il a osé mettre sur le même plan un chant révolutionnaire, symbole des luttes sociales, et des chants nazis ! Il est vrai que le front national n'en est pas à son premier dérapage, et à sa première approximation.

 

Evoquant les obsèques du dessinateur de Charlie Hebdo, Charb, "où la bourgeoisie de gauche s'est retrouvée, au son de l'internationale, le poing levé", il a rajouté : "Est-ce que vous imaginez l'inverse ? À la télévision, un enterrement avec des chants nazis, des drapeaux nazis, des anciens nazis ? Parce que moi, dans mon esprit, je ne fais pas la différence entre l'un et l'autre. C'est pour ça que je suis choqué d'ailleurs."

 

 Monsieur Aliot, il ne s'agit pas de tout mélanger ! L'internationale, on le sait, est devenu un symbole de luttes contre les injustices de ce monde.

À l'origine, il s'agit d'un poème à la gloire de l'Internationale ouvrière, écrit par le chansonnier Eugène Pottier en juin 1871, en pleine répression de la Commune de Paris et cet hymne a été entonné lors des obsèques de Charb comme un symbole révolutionnaire.

 

L'internationale, texte écrit par Eugéne Pottier, avant d'etre récupéré par l'URSS, a été un chant ouvrier, repris par les syndicats, des anarchistes, des communistes, des socialistes, par des maquisards dont le but était de libérer la France.

 

L'esprit de Charlie Hebdo, c'était bien un esprit de contestation et de remises en cause des pouvoirs religieux et politiques.

Désolés, Monsieur Aliot nous faisons la différence entre des chants guerriers et un chant révolutionnaire !

 

De tels amalgames sont indignes d'un homme politique : certes, tout le monde sait que le nazisme et communisme sont à l'origine de millions de morts... mais il ne faut pas confondre ce que représentent les chants nazis et ce que signifie l'internationale.

 

Louis Aliot a rajouté : Je ne suis pas Charlie... et je pense que les dessinateurs de Charlie Hebdo auraient tout à fait accepté cette proposition...

Oui, Monsieur Aliot, vous n'êtes pas Charlie, comment pourriez-vous l'être ?

 Au FN, on est habitué aux dérapages : on se se souvient du fameux "détail" de la seconde guerre mondiale, pour évoquer les chambres à gaz... On doit ce dérapage à Jean Marie Le Pen

 Anne-Sophie Leclere, tête de liste FN à Rethel, dans les Ardennes s'était, également, distingué par des propos complètement déplacés à l'encontre de Christiane Taubira.

 On peut évoquer, aussi, les commentaires de Marine Le Pen, sur Europe 1, après la libération des otages français du Niger qui avaient suscité bien des polémiques, la présidente du FN avait commenté de manière suspicieuse la tenue des otages : elle disait même avoir ressenti un "malaise "en découvrant les images des otages...
 A la question : "Vous avez été touchée en les voyant ?"Marine Le Pen avait repondu qu'elle avait été étonnée par l'attitude réservée de ces ex-otages : des hommes qui portaient une barbe taillée de manière surprenante, l'un se cachait le visage...
 Elle attendait même des explications de leur part !

 

Effectivement, le Front national ne peut se confondre avec Charlie Hebdo : tout le monde en est persuadé... 

 

Non, vous n'êtes pas Charlie Hebdo, et vous ne le serez jamais : être Charlie, c'est défendre la liberté d'expression : ce n'est pas être négationniste, raciste...

Ce n'est pas, non plus, se livrer à des amalgames douteux...

 

Etre Charlie, c'est pourfendre la bêtise, les incohérences de notre monde, c'est dénoncer le fanatisme.

 

Non, vous n'êtes pas Charlie !

 

 

http://dai.ly/x2gs3y3

 

 

 

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 17:43

 

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Le procès du Carlton, dans lequel se retrouve impliqué Dominique Strauss Kahn, soulève, de nouveau, le problème de la prostitution.

Peut-on acheter ou louer un corps humain ? Est-ce que cela devrait être concevable, dans nos sociétés, au XXIème siècle ?

 

Il est vrai que tout s'achète, dans notre monde insensé : on peut s'acheter une honnêteté, on peut corrompre par l'argent, acheter des complicités, des votes, acheter des juges, des électeurs.

 

Comment ne pas évoquer, à ce sujet, le couple Balkany ? Voilà des gens respectés, qui occupent les plus hautes fonctions de l'état, maintes fois, soupçonnés de détournement d'argent, de malversations... Mais, ces gens seront-ils, un jour, vraiment inquiétés et condamnés ?

Comment pourraient-ils l'être ? Ce sont des amis personnels de Nicolas Sarkozy et leur fortune les met à l'abri de toutes sanctions !

 

Oui, l'argent peut tout, il a, dans nos sociétés, tous les pouvoirs, il ouvre toutes les portes.

L'argent permet, même, d'assouvir toutes sortes de fantasmes : relations sado-masochistes, avilissement de la femme, sodomies, tournantes.

On a entendu tous ces mots, lors du procès du Carlton.

 

"On n'achète pas un corps humain" dit une des protagonistes de ce procès : violences, assimilation de la femme à un objet, à une poupée. On perçoit, là, une volonté de dégrader, de soumettre la femme, de la réduire à néant, d'annihiler sa volonté.


Dans tous les cas, c'est bien, là, la réalité de la prostitution et tout le monde sait, d'après de nombreux témoignages, que certains "clients" sont violents.

On parle, aussi, de "clients" : la prostitution est bien une marchandisation du corps humain : la femme devient une "chose", un objet sexuel.

Elle devient un jouet, entre les mains de l'homme. On peut le rappeler : la prostitution est essentiellement féminine.

 

On a, ainsi, l'impression que le monde des hommes n'a pas vraiment évolué : on revient à des époques lointaines où la femme était considérée comme une mineure soumise à la loi des hommes, à leur désir !

 

L'histoire n'est qu'un recommencement perpétuel : alors que dans certains pays, la femme est soumise à l'autorité du mari ou du père, nos sociétés organisent, encore, l'esclavage des femmes.

 

Et certains hommes de pouvoir participent à cette marchandisation de l'être humain ! L'argent, l'autorité leur donnent tous les pouvoirs : tout leur est permis, tout est à portée de mains.

Et peu importe si des femmes en souffrent, sont dégradées, peu importe ce qui peut leur arriver, peu importent leurs douleurs !

 

Comment ne pas voir l'ignominie de la prostitution puisqu'elle transforme l'être humain en une marchandise ?

 

Je me souviens avoir publié un article, sur ce sujet, intitulé L'homme par qui le scandale arrive... J'avais écrit, à cette occasion : 

"De nombreuses prostituées sont impliquées dans cette affaire : elles participaient à des réunions libertines qui n'étaient pas, selon certaines, dénuées de violence.

En fait, plus qu'à des réunions libertines, ces soirées faisaient songer à de la "consommation sexuelle" voire à un "carnage avec un tas de matelas au sol". Or, Dominique Strauss-Kahn a toujours prétendu ignorer la profession des participantes à ces "ébats" sexuels, ce qui paraît fort improbable."

Certains commentateurs s'étaient, alors, récriés : "Il faut laisser faire la justice et faire le tri entre le réel et les fantasmes !"


La justice fera-t-elle le tri ? La justice condamnera-t-elle ? Il est probable que l'ancien patron du FMI ne sera guère inquiété, et s'en tirera, avec une condamnation de principe, ou un non-lieu. Dominique Strauss Kahn dit qu'il aime la fête, il parle même de "récréations" à propos de ces réunions "libertines" ! Mais peut-on parler de fête, alors que des femmes ont subi des violences ?


La prostitution est, de toutes façons, un avilissement de la femme, une souffrance, à plus forte raison, quand elle s'accompagne de violences...

 

 

justice auteur Frachet

 

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 18:14

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Le harcèlement scolaire a toujours existé, mais le phénomène s'amplifie avec le développement d'internet, les réseaux dits sociaux, facebook, tweeter...

 

Le harcèlement fait intervenir un groupe qui se ligue contre une seule personne : il fait des dégâts considérables sur des adolescents fragiles, influençables...

Les insultes, les brimades, les vexations se répandent d'autant plus facilement qu'internet permet un anonymat confortable, derrière lequel certains se cachent pour humilier, dénigrer, diminuer autrui.

 

L'adolescent se retrouve seul, démuni, face à une foule qui l'accable, met en exergue ses défauts, ses manques, invente ou répand des indignités. L'adolescent est parfois, même, moqué ou ridiculisé pour sa réussite scolaire, pour ses succès.

 

Le groupe agit, conforté par le nombre, il se laisse parfois dominer par un chef qui donne l'impulsion et le groupe suit aveuglément, se laisse emporter par la haine, le rejet.

Il est effrayant de voir comment les groupes peuvent se laisser manipuler et entraîner dans des attitudes haineuses...

 

Le groupe qui se laisse aller au harcèlement ne réfléchit plus, il suit un mouvement, il échappe au raisonnement...

Le groupe est comme happé par une sorte de frénésie de haine.

 

Certains sont les agresseurs, d'autres sont des témoins passifs qui laissent faire, sans réagir. Certains répandent des rumeurs.

Les harceleurs s'affirment par le recours à la force, ils se rassurent sur eux-mêmes, et minimisent et compensent, ainsi, leurs propres faiblesses.

Cette force peut s'exprimer par la violence des mots qui peuvent être terribles, parfois par une violence physique qui s'exerce dans le cadre scolaire.

 

Les adolescents victimes de ces harceleurs s'isolent, fuient les relations sociales, s'enferment sur eux-mêmes. Certains font des dépressions, certains se livrent à des tentatives de suicide.

Comment lutter contre ce phénomène ? D'abord, en parler, dénoncer, mettre en évidence la lâcheté de ceux qui se comportent comme des harceleurs.

 

Les adultes, en principe, plus responsables doivent donner l'exemple, les enseignants ont un rôle à jouer, ils peuvent repérer ces situations, les signaler et surtout les stigmatiser.

 

Sur internet, les adultes devraient, eux-mêmes, éviter les insultes, les propos méprisants et malveillants. L'anonymat, offert par internet, permet à certains individus de déverser une haine qu'ils ne parviennent même pas à contrôler !

 

On peut le rappeler : le témoin passif est aussi coupable de laisser faire, il se conforme bêtement à l'attitude du groupe : laisser faire, c'est être complice du harcèlement.

 

La fragilité des adolescents, leur vulnérabilité les rendent particulièrement sensibles à ce phénomène : des vies sont ainsi anéanties par la bêtise, l'inconscience de certains individus...

 

 

 

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 16:53

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L'Europe, le vieux continent, notre Europe ! Nous évoquons et nous utilisons, tous, ce terme, sans en connaître les origines et l'étymologie...

 

Ce mot remonte, en fait, à l'antiquité grecque : Εὐρώπη, (Europé) est, dans la mythologie grecque, le nom de plusieurs héroïnes. Mais, la plus célèbre de toutes est une princesse originaire de Phénicie, fille d'Agénor et de Téléphassa qui attira le regard de Zeus, le roi des Dieux.

Séduit par la beauté de la jeune fille, et pour ne pas éveiller les soupçons de son épouse, la déesse Héra, extrêmement jalouse, Zeus choisit de se transformer en un magnifique taureau blanc, aux cornes dorées, ayant la forme d’un croissant de lune. Il vint se coucher aux pieds de la jeune fille. Celle-ci, d'abord effrayée, puis enhardie caressa l'animal, se mit sur son dos et fut emportée par Zeus vers l'île de Crète : là, Zeus s'unit à la jeune fille.

Elle donna naissance à trois fils : Minos, Sarpédon et Rhadamante.

Tel est le mythe ancien...

 

Le mot grec Europé est, tout de même, plein de poésie : il signifie "aux grands yeux" et souligne la beauté de la jeune fille séduite par Zeus ! Composé de deux radicaux, "eurus, grand, large" et "ops, le regard", ce nom met en évidence le charme de la jeune fille...

 

La légende de la princesse Europe établit, sans doute, un parallèle avec les réalités historiques, économiques et culturelles de l’époque. Il s’agit en effet de la période au cours de laquelle le "foyer de civilisation" s’est déplacé du Proche-Orient (la Phénicie) vers les régions d’Occident, appelées par la suite "Europe". Le déplacement de la jeune princesse de la rive asiatique vers la rive grecque de la méditerranée symbolise donc cette évolution.

 

L'Europe est, d'après l'étymologie même du mot, belle, elle est diverse, elle est pleine de richesses...

Et pourtant, qu'en ont fait les politiques ? Quel gâchis !

 

L'Europe traversée par des guerres dans les siècles passés reste un lieu d'incertitude, de désarroi pour de nombreux peuples, un lieu de régressions.

 

L'Europe et ses instances n'ont pas tenu compte de la volonté des peuples, le référendum européen sur l'Europe était, déjà, une première trahison : les français ont rejeté le traité européen... mais contre toute logique démocratique, les gouvernants ont bafoué ce vote.

 

L'Europe est donc devenue l'inverse de ce que souhaitaient les peuples : une Europe de l'euro, de l'argent, de la finance, une Europe dévoyée.

Une Europe sans âme, représentée par une Troïka inflexible, inébranlable, une Europe de l'injustice et de la misère, une Europe des dettes qui accablent les plus humbles, une Europe de la corruption, où l'évasion fiscale perdure, où les plus pauvres sont sacrifiés par la montée du chômage.

Une Europe saccagée, secouée de scandales liés à l'argent, en Espagne, en France, en Grèce, en Allemagne, même : partout, sévissent la corruption, les injustices...

 

Qu'est devenue la belle Europe, celle qui offrait tant de promesses ?

Qu'est devenue cette magnifique jeune fille ? Zeus l' avait déjà transformée en une proie dont il s'était emparé...

Et les instances européennes en ont fait, aussi, une proie abandonnée à la cupidité des banques et des financiers.

 

L'Europe a été livrée aux pouvoirs de la finance, à la pression de la dette, aux grands financiers qui ont pu s'enrichir et prospérer au mépris des peuples.

L'Europe a été sacrifiée, méprisée par les pouvoirs qui la représentent.

 

Tel le Zeus de l'antiquité, ce pouvoir tyrannique a abusé de sa force, a renié la volonté des peuples, a imposé des décisions iniques.

Tel le Zeus tout puissant de la mythologie grecque, ce pouvoir se présente sous la forme d'une apparence trompeuse... une belle idée de départ : réunir les peuples, les assembler mais il s'agit, en fait, de mieux les asservir !

Une belle étymologie pour le nom de l'Europe, un beau projet ! Mais ce projet a été dévoyé, et a surtout servi les intérêts des plus puissants !

 

Ainsi, la mythologie nous montre que le monde est construit sur des rapports de force, que ces rapports de force s'aggravent au fil du temps, et qu'ils annihilent les êtres les plus faibles...

 

Quelle ironie du sort ! La Grèce qui a donné son nom à l'Europe, se  retrouve, maintenant, menacée et acculée par les instances européennes !

 

 

 

 

 

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europe libre Bibi Saint-Pol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

europe carte libre 2

 

Photos : wikipédia

 



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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 17:05

Photo1795.jpg

 

 

Branche lavée, roulée, emportée par les eaux, aux mille reliefs, aux aspérités qui dessinent des hachures, des brisures, des rectangles, des formes diverses : cercles, rainures, éclats...


On trouve, parfois, dans les lits des rivières, ces bois malmenés et polis par les eaux...

 

On voit, encore, les noeuds du bois, on voit des couleurs de roses qui laissent des traînées, des impressions multiples : ocres, bruns, roses, rouges vineux se mêlent sur la branche.

 

Le bois est, à la fois, rude et lisse : rude de brisures, de chocs, lisse de l'érosion de l'eau.

La branche suit une courbe et dessine comme des ruisseaux de roses, des courants de bruns, des enluminures d'ocres...

 

Le bois cassé, fracturé à certains endroits, laisse voir une rugosité, des cratères, fait songer à une pierre striée et meurtrie.

 

La branche devient objet d'art, comme sculptée par les eaux : couleurs, formes, motifs, impressions de lumières, la branche devient sculpture, oeuvre d'art.

 

Elle déroule des ruisseaux de couleurs, elle dessine des reliefs, des ombres, des éclats...

 

Elle devient, elle-même, rivière lumineuse, mimant le fleuve qui l'a portée.

On y décèle des emportements, des colères, des violences infinies, on y observe la transparence des ondes, leur limpidité...

 

On y voit tout un monde d'harmonie et de révoltes. Le bois cassé, brisé, emporté par les eaux nous laisse entrevoir un monde, à la fois, tourmenté et serein, un monde fait de contrastes inouis.

 

Le bois revêt des formes, des couleurs variées, il se pare des splendeurs du ruissellement de l'eau, devient fluidité, transparences...

 

http://youtu.be/ur_X4pn5tg0

 

http://youtu.be/vJgGs9WpGt0

http://youtu.be/L25hMOeXvg0

 

http://youtu.be/kdtoIUqZuC8

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 16:22

 

icone

 

 

Le mot "icône" nous étonne par sa voyelle "o", surmontée d'un accent circonflexe, belle graphie qui fait songer à une interjection marquant l'admiration...

 

Comment ne pas admirer ces icônes religieuses aux teintes d'or, images pleines de sérénité, d'harmonie ?

 

Des auréoles d'or enserrent les visages, les magnifient, soleils éblouissants autour des personnages divins...

Divines et somptueuses images ! Icônes des églises orthodoxes aux teintes éblouissantes ou ténébreuses !

 

Le mot vient du grec ancien, "εἰκών, eikôn, l'image, le portrait, la ressemblance"... L'accent circonflexe est issu de la voyelle longue oméga "ώ", que l'on restitue par une prononciation prolongée.

Ce nom en acquiert une sorte de solennité qui correspond bien au sens qu'a pris ce terme religieux...

 

L'icône est sacrée, on la trouve à l'ombre des églises, dans des lieux de mystères et de ténèbres.

 

En même temps, l'icône est modeste, empreinte d'austérité et de sobriété, peinte sur un simple support en bois, de dimensions réduites. 

 

Le mot nous éblouit de ses voyelles contrastées, le "i", très aigu, le "o" tout en rondeur, de sa consonne gutturale éclatante.

 

On perçoit des contrastes de couleurs, des éclats d'or, des étincelles de lumières, on admire des oeuvres d'art...

 

Des images de paix nous bercent, des visages bienveillants, de grands yeux sombres, de légers sourires...

Ange Gabriel aux yeux lourds et sombres, aux cheveux d'or, tressés...

Icône de la vierge de Kazan, aux éclats d'or, aux lumières irisées...

Que de beautés sereines dans ces images ! Que d'harmonies !

 

L'icône nous emmène vers l'orient, vers la Grèce, ses monastères perchés sur des hauteurs vertigineuses, ses églises.

On admire les escarpements des météores, on entre dans un monde mystique, plein de beautés.

Les météores touchent le ciel comme pour l'atteindre et nous élever vers des sommets...

 

Les icônes elles-mêmes subliment les visages, leur donnent un air divin, transmettent et disent toutes les beautés du monde...

 

Ces visages nous donnent des leçons de sérénité, de modération, d'élégance !

Mains jointes, visages harmonieux, les icônes restituent un mysticisme, une croyance faite de paix, de bonheur...

 

 

 

 

http://youtu.be/pqZanVXQ_H0

 

http://youtu.be/ut7-xO7S-w4

 

http://youtu.be/RwFYUJb03d0

 

http://youtu.be/Da9FeNoFIm0

 

 

 

 

 

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 16:44

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J'avoue que j'ai, d'abord, cru à un canular, à l'annonce de cette décision prise par le gouvernement : il s'agit de recourir à des postiers, pour réduire les délais d'attente de ceux qui veulent obtenir leur permis de conduire !

 

Les préfectures pourront faire appel à des agents publics, habilités et formés. Par exemple, des agents de La Poste ou d'anciens policiers ou militaires pourront avoir la possibilité de délivrer le fameux papier rose. Au moyen d'une formation sommaire, n'importe quel agent de La Poste pourrait devenir inspecteur du permis de conduire !

 

Mais, peut-on s'improviser inspecteur du permis de conduire, après une formation sommaire et simpliste ?

 

On pourra, dès lors, demander, aussi, à des postiers, des parents d'élèves, des étudiants de remplir la fonction d'enseignants, après une période d'apprentissage ?

 

On pourra, même, envisager de faire appel à des professeurs pour assurer la circulation dans les rues, ou encore distribuer le courrier ??

 

C'est, apparemment, une façon de déconsidérer les salariés, et faire fi du travail fourni par les agents de la poste : des gens qui ont suffisamment de temps libre pour se consacrer à d'autres activités !

 

On croit rêver ! Chaque métier exige des formations et des compétences différentes ! On ne peut pas s'improviser inspecteur du permis de conduire !

On ne saurait s'improviser enseignant ou policier !

 

"Une réforme ambitieuse !" affirment certains médias ! Mais, enfin, on est, là, dans une improvisation totale !

 

On comprend l'exaspération des inspecteurs du permis de conduire qui ont vivement protesté contre cette mesure !

Alors que le chômage sévit en France, connaît, même, une aggravation, on demande à des gens qui possèdent déjà un travail de prendre en charge une autre activité...

 

Pourquoi ne pas recruter un plus grand nombre d'inspecteurs pour le permis de conduire, des inspecteurs véritablement formés et compétents ?

 

On est en pleine incohérence ! En plein délire !

Assez de décisions prises à la hâte, dans l'improvisation ! Le rôle d'un gouvernement est d'anticiper, de combler les difficultés, avec sérieux et rigueur !

 

Si les délais pour passer le permis sont trop longs, c'est parce que le nombre d'inspecteurs est trop réduit ! Il faut en recruter davantage, avec une vraie formation et, ainsi, fournir du travail à des chômeurs en difficulté !

 

Alors que nos sociétés ont tendance à détruire des emplois, sous l'influence du développement de la robotisation, comment de telles solutions peuvent-elles être envisagées au mépris de tous : ceux qui cherchent du travail, ceux qui ont pour fonction de délivrer des permis de conduire, les postiers eux-mêmes qui ont déjà des charges de travail assez lourdes ??

 

 

 

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