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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 16:56
Quand un ministre allemand donne des leçons à la France...

 


Quand un ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, déclare que la France a besoin de réformes, qu'il donne des leçons au gouvernement français, on peut parler d'une forme d'arrogance et d'ingérence dans la politique d'un pays voisin...


"La France serait contente que quelqu'un force le Parlement à adopter des réformes courageuses, mais c'est difficile, c'est la démocratie." a-t-il notamment déclaré, le jeudi 16 avril, lors d'un débat, à Washington... Ce ministre semble, même, regretter l'existence d'une forme de démocratie, dans notre pays !

Le ministre a, aussi, évoqué les réformes, selon lui,  "très réussies", menées en Espagne, sous la supervision de la "Troïka".

 

Les espagnols qui vivent à l'heure de l'austérité et des régressions sociales apprécieront un tel jugement, on peut l'imaginer !

M. Schäuble n'a, sans doute, pas perçu encore tous les dégâts générés par les poltiques d'austérité menées en Europe, sous l'impulsion de la Troika...

L'économie allemande est florsissante et triomphante, nous dit-on... mais à quel prix ?

Au prix de millions de travailleurs sacrifiés, au prix d'emplois précaires mal rémunérés, au prix d'une grande misère sociale.

On aimerait plus de modestie et de réserve de la part d'un ministre, fût-il allemand : l'Europe, sous le joug de l'austérité, souffre... des gens se suicident en raison du chômage, de la pauvreté.

Alors, parler de réussite de ces politiques relève d'une forme d'inconscience... Les espagnols qui souffrent de la crise n'ont qu'une hâte : changer de politique, en changeant de gouvernement...

La corruption qui règne dans ce pays atteint des sommets : quelle réussite !

La Grèce, elle même, n'est pas tirée d'affaires, même si les négociations se poursuivent avec l'Eurogroupe.

L'Italie n'est pas mieux lotie, et elle pourrait, elle aussi, sortir de la zone euro, alors qu'elle est, de plus, confrontée à un afflux de migrants, et qu'elle n'est guère assistée par l'Europe.


La Troïka, tant vantée par M. Schäuble, n'a pas fini son oeuvre de "supervision" et de saccage des économies.

Alors que les banquiers prospèrent, que certains s'enrichissent de manière éhontée, que la pauvreté ne cesse de croître, que les écarts se creusent entre les plus riches et les plus pauvres, on nous vante, encore, les vertus de l'austérité ??

On nous vante, encore, les vertus du modèle allemand, avec son cortège de misères et de désarrois ?

Nous n'en voulons pas, nous ne voulons pas de cette "hubris" qui vise à détruire les peuples, au nom du profit !

Nous ne voulons pas de ces emplois précaires, à temps partiel et mal payés, nous ne voulons pas de la précarisation des retraités, nous refusons le recul de l'âge de la retraite jusqu'à 67  ans ! 

 

Non, nous ne voulons pas du "modèle" allemand...


 

Quand un ministre allemand donne des leçons à la France...
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:44
Les allemands, un peuple discipliné...

 

 On présente souvent les allemands comme un peuple discipliné, apte à se soumettre à des contraintes : un peuple, au fond, qui ne se révolte pas, qui a d'ailleurs accepté des sacrifices pour affronter la réunificaton des deux Allemagne, puis pour faire face à la crise : emplois précaires, pauvreté, misère....La discipline des allemands est d'ailleurs légendaire et donnée comme un exemple à suivre !




Les allemands ont le goût de l'ordre, de la clarté. Je me souviens de cet économiste et professeur de droit allemand Marcus Kerber qui déclarait :"Tout ce qui n'est pas clair n'est pas allemand ". Il fustigeait même la France, affirmant "qu'elle se permettait un train de vie inapproprié" 


Les Allemands sont, d'ailleurs, souvent opposés aux pays du Sud, réputés plus laxistes, plus contestataires, voire parfois moins efficaces et performants.


Qu'en est -il exactement ? La discipline est-elle, dans toutes les circonstances, une qualité ? Un peuple doit-il subir, se soumettre, accepter les directives d'une autorité, quelle qu'elle soit ? Par exemple, l'autorité des marchés, du pouvoir politique ?


Les Français, c'est indéniable, sont plus contestaires, plus libres d'esprit, de réflexion : ils n'aiment guère se soumettre... est-ce pour autant un défaut ? Ils sont aptes à l'esprit critique, à la remise en cause, ils défendent leurs acquis sociaux avec courage, ils contestent, souvent, le pouvoir politique...

Si l'on écoute nombre de responsables politiques, l'Allemagne serait un modèle : il est vrai que ses entreprises sont performantes, qu'elle ignore le problème du chômage. Mais, la pauvreté, la précarité règnent, aussi, dans ce pays, sans cesse, présenté comme une référence.

L'actualité récente révèle, aussi, des failles avec le crash de l'A 320 de la Germanwings : le pilote incriminé était atteint de troubles psychiques graves, il n'aurait pas dû poursuivre ses activités... Au nom de la rigueur budgétaire, la compagnie aérienne Lufthansa a négligé gravement le suivi médical de ce pilote qui a provoqué la mort de 150 passagers.


Regardons, aussi, en arrière : le vingtième siècle a vu naître la pire des horreurs qui soit : la volonté affirmée par un régime d'exterminer un peuple, de l'anéantir, en créant de véritables usines de destruction et d'extinction. 

Le régime nazi a soumis à son autorité tout un peuple qui a accepté ce qui s'est passé : l'horreur absolue, une horreur si grande, que, même en France, certains responsables n'ont pas voulu voir la réalité .

Dans tous les cas, le peuple allemand a accepté ces horreurs, il ne s'est pas révolté, il a été discipliné, soumis à ce qui peut être considéré comme la pire des abominations. Ce peuple s'est soumis aveuglément à un dictateur sanguinaire et féroce...

On peut, dès lors, se poser la question : la discipline est-elle toujours une qualité, si un peuple se soumet à une autorité injuste, aveugle, bornée, faite d'intolérance ou de racisme ?


Mon but n'est pas, ici, de raviver de vieilles haines, mais l'histoire nous livre bien des enseignements : essayons de les méditer, d'en dégager des leçons. Un peuple discipliné est- il vraiment un peuple à imiter ??

La crise menace l'Europe : elle nous vient des marchés financiers, des banques, du monde de l'argent. Faut-il se soumettre à ce monde ? Faut -il se révolter ??

Faut -il être discipliné, obéissant, accepter les régressions sociales, le diktat des marchés ? Ou faut-il se rebeller ?

Les révoltes grondent un peu partout en Europe et elles sont légitimes.
 
L'acceptation aveugle d'une autorité inflexible peut conduire au pire : l'histoire nous l'a démontré. La contestation, la remise en cause de mesures iniques ne sont-elles pas indispensables ?






 

Les allemands, un peuple discipliné...
Les allemands, un peuple discipliné...
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 16:54
Et nous fermons les yeux...

 



Neuf cents morts en trois mois, en Méditerranée : de nombreux migrants, venus de Libye, périssent, tous les jours, en mer, dans des conditions indignes...


Et nous fermons pudiquement les yeux... Pourtant, des gens meurent, des hommes, des femmes, des enfants, des familles entières sont, parfois, décimées.

Ces victimes valent-elles moins que d'autres ? De pauvres gens miséreux, meurtris, rançonnés sont jetés en pâture, sur la mer... Quel est, donc, leur crime ?


Vivre dans un pays, où règnent la guerre, la misère ? Vivre dans un pays, où des islamistes se sont emparés du pouvoir et les terrorisent ?

Peut-être ces migrants sont-ils lancés, sur la mer, par ces djihadistes eux-mêmes qui rêvent de créer des déséquilibres en Europe ?


Peut-être est-ce une stratégie de conquêtes ? Peut-être verra-t-on, bientôt, des djihadistes s'infiltrer parmi ces migrants, pour semer la terreur, un peu partout, en Europe ?

Et nous fermons les yeux, en laissant l'Italie seule, face à cette tragédie sans fin, à ce fléau d'une immigration massive, dans un pays soumis à la crise...

Nous fermons les yeux, comme certains ont pu le faire, devant les horreurs nazies, lors de la seconde guerre mondiale, l'horreur des camps et des déportations...

Sans doute faudrait-il trouver des solutions urgentes, pour empêcher que ces tragédies se reproduisent.

Onze mille migrants sont arrivés en Italie, depuis seulement une semaine !

Comment éponger un tel afflux de gens dans la misère ? Comment résoudre ce douloureux problème ?

Certains proposent de mettre en place un blocus des côtes Libyennes, un barrage devant la Libye, pour arrêter les migrants et pour empêcher les djihadistes de continuer à les jeter à la mer, par bateaux entiers. 

L'Europe devrait se mobiliser, en ce sens, apporter un soutien à l'Italie qui se retrouve confronté à un problème, sans précédent.


Dans la mesure où les naufrages se multiplient, où des gens sont sacrifiés, cette solution paraît envisageable, afin d'éviter de nouveaux drames en Méditerranée.

Dans tous les cas, l'Europe ne pourra pas éponger cette immigration massive : il convient de soutenir les pays en difficulté, de lutter contre le groupe Daesh, là où c'est possible... 

L'Italie réclame davantage de moyens. "L'UE est la plus grande superpuissance économique de notre époque et il n'est pas possible qu'elle ne consacre que trois millions d'euros par mois à l'aide aux migrants", a, ainsi, déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni. 


Il est temps d'ouvrir les yeux, il est temps que l'Europe se mobilise vraiment, face à un problème qui prend une ampleur catastrophique...

 

Certains parlent d'un véritable crime contre l'humanité : quand on laisse mourir des populations sans défense, on peut, effectivement, penser que l'Europe n'a pas pris la mesure de ce problème : il faut que cessent ces horreurs... 


 

 

 

Et nous fermons les yeux...
Et nous fermons les yeux...
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 08:57
Cyparissos, arbre divin !

 


Cyprès ! Longs fuseaux qui étourdissent les regards ! Arbres de brumes aux élans infinis ! Des vertiges de bruns s'élèvent, surgissent soudain,  se hissent vers des hauteurs...


Les cimes effilées lancent leurs épis verts et noirs, sur des cieux d'une clarté d'azur,  jettent sur l'horizon des fûts de verdures, aux teintes somptueuses.


Cyparissos ! Arbre divin, peuplé de dryades et d'hamadryades !


Arbres célestes, aux teintes sombres, qui escaladent le ciel et s'en emparent, pinceaux éblouissants sur l'azur, éclats de verts !


Les cyprès immuables dressent leurs fûts de verdures sur l'horizon bleuté, les cyprès s'élancent et vrillent le ciel de leurs parures ombrés.


Ils nous parlent du Sud, de la lumière, des soleils, des vents impétueux du Sud,  des chaleurs prégnantes, des parfums odorants de la garrigue, du thym, du romarin...

Ils chantent la Méditerranée, l'Italie, la Grèce, des temples anciens, où la pierre côtoie le vert, où les arbres font resplendir l'éclat du marbre !

Ils racontent toute l'harmonie du monde : le vert entrelacé au noir, au bleu, à la lumière !


Ils déploient des formes aériennes, impassibles, sereins, silencieux.


Douces sonorités de sifflante, de labiale ! Apreté de la gutturale "r" ! Délicatesse et rudesse des paysages du sud !

Les cyprès au nom grec murmurent la langue originelle, celle du sud, celle des paysans d'autrefois, celle d'Ulysse et d'Homère, celle de l'aède aux chants mystérieux...

Kuparissos ! Eclats solaires ! 

Les cyprès dont les fuseaux côtoient des bouquets d'arbres, des oliviers, des pins, aux rondeurs anisées, dessinent des envols...  ils tracent des lignes élancées, sur les nuées légères et subtiles...

Les cyprès dessinent des paysages, deviennent sculptures de bronze, sur les ciels lumineux du Sud.




 

 

 

 

Photos : rosemar

Cyparissos, arbre divin !
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 19:01
Les mots disparaissent à travers l'univers...

 


Une chanson, emplie de poésie, où les mots sont comparés à "une pluie sans fin", où ils disparaissent à "travers l'univers", et semblent, ainsi, s'évaporer, telle est l'ouverture de cette chanson des Beatles, écrite et composée par John Lennon en 1969...


Dès le début, on entend des "mots qui volent", "Words are flowing out", sans doute des paroles prononcées avec une certaine virulence, ces mots sont comparés à "une pluie sans fin", "endless rain", symboles de tristesse, mais ces mots s'évanouissent, aussitôt, comme s'ils n'avaient pas vraiment d'importance...


"Regrets et joie" s'opposent, évoquant des sentiments contradictoires qui envahissent l'esprit, comme le suggèrent ces images associées à l'eau : "des bassins de regrets", "des vagues de joie"... "Pools of sorrow, waves of joy". Les participes présents, qui suivent, s'opposent, encore, restituant un déchirement, un trouble : "me possédant, me caressant"...


Le refrain traduit, malgré tout, une sorte de paix retrouvée, une douceur infinie... il fait songer à une méditation,  un mantra, un hymne sacré, répété, une formule mystique et mystérieuse : "Jaï Guru Deva Om, Jaï Guru Deva…Om, Nothing's gonna change my world."
L'exotisme des mots employés, leur étrangeté contribuent à l'extraordinaire poésie de ce texte.


La phrase réitérée, au futur "rien ne changera mon monde"  traduit une certitude, et montre que, malgré tous les soucis quotidiens, la vie continue : il ne faut pas s'en inquiéter, au fond, il ne faut pas accorder trop d'importance à de simples mots, à des difficultés passagères.


Le couplet suivant évoque "des images de lumière vacillante", comparées à "un million d'yeux", expression pouvant suggérer une inquiétude qui sollicite et toumente le poète, d'autant que ces lumières sont comme des appels, venus de tout l'univers.


Assimilées à des "méandres", eux-mêmes devenus "vents sans repos", ces lumières semblent particulièrement violentes, puisqu'elles "dégringolent aveuglément".


On retrouve, plus loin, un contraste entre les "rires" et "les ombres de la terre", comme pour mettre en évidence une incertitude et une angoisse. 


Mais, c'est finalement l'amour qui triomphe et semble appeler le poète "à travers l'univers", un amour symbolisé par "un million de soleils"...


Cette chanson nous emporte dans un tourbillon d' images et de comparaisons, on ressent une oscillation permanente entre bonheur et tristesse, on perçoit des contrastes qui restituent la tessiture même de la vie, on découvre un message plein d'optimisme, à la fin, où l'amour triomphe de tous les obstacles.


La mélodie très douce et le refrain traduisent une harmonie, une paix infinie...

Les nombreuses sonorités de fricative "f", et de sifflante "s" contribuent à cette harmonie :

 

Words are flowing out like endless rain into a paper cup,
They slither while they pass, they slip away across the universe
Pools of sorrow, waves of joy are drifting through my open mind,
Possessing and caressing me.


Cette chanson nous montre que la violence fait partie du quotidien de chacun d'entre nous : elle se déchaîne en paroles, elle divise et déchire les individus, parfois, même, des couples, mais l'amour, le partage devraient  l'emporter sur tout le reste.

A travers l'univers, l'amour doit rester ce qui fait vivre le monde, c'est l'amour qui nous emporte vers la vie et le bonheur...

 

Ce message, maintes fois délivré par des poètes, n'est-il pas essentiel ? On songe, par exemple, à ce poème de Victor Hugo, intitulé Crépuscule ou à un autre texte adressé à sa fille : le poète nous invite à aimer le monde et les êtres qui nous entourent, pour mieux apprécier la vie...

 



 

En complément, les deux textes de Victor Hugo :

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/crepuscule.html



http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/a_ma_fille.html




 

Les mots disparaissent à travers l'univers...
Les mots disparaissent à travers l'univers...
Les mots disparaissent à travers l'univers...
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 17:32
400 migrants disparus en mer et on n'en parle presque pas...

 


Les drames et les naufrages se succèdent en Méditerranée, des hommes, des femmes, des enfants perdent la vie sur des embarcations de fortune, pour échapper à la guerre, à la misère, au désarroi.


C'est devenu une litanie sans fin : toujours plus de victimes, toujours plus d'injustices et de malheurs.


Le drame qui s'est produit au large des côtes italiennes de Sicile et de Calabre est comparable à celui de Lampedusa en octobre 2013. 400 migrants auraient disparu dans le naufrage d’une embarcation de fortune, dimanche 12 avril, selon 150 survivants de ce drame.

On finit par ne plus voir, ne plus entendre, ne plus comprendre la folie de ce monde, fracturé à l'extrême, où des populations n'ont qu'une seule perspective : fuir leur pays, fuir la guerre, l'oppression, le fanatisme aveugle.

Le problème semble ne jamais devoir trouver de solutions : la misère de ces migrants est, de plus, exploitée par des passeurs indignes qui leur font miroiter l'espoir d'un renouveau et qui les condamnent, en fait, à mourir sur l'eau.

Venus de Lybie, de Syrie, du Moyen Orient, ces migrants essaient d'aborder en Sicile, en Italie qui est désormais, submergée par ces flots de migrants...

Les hommes en sont, donc, encore restés à l'exploitation de la misère, à une volonté de dominer, de s'imposer aux autres, une envie de détruire et d'anéantir la vie.

L'Italie se retrouve, en première ligne, confrontée au problème d'une immigration massive, impossible à réguler...

Les migrants qui réussissent leur traversée, arrivent, le sourire aux lèvres, heureux d'avoir échappé à l'enfer, mais leurs difficultés ne sont pas terminées, dans une Europe en crise, où le chômage s'accroît de jour en jour.


Avec les guerres qui se développent en Afrique, au Moyen Orient, avec la progression du groupe Daesh, ce phénomène va forcément s'amplifier et devenir un des problèmes majeurs auquel nous allons être confrontés.

Il serait temps de trouver des solutions pérennes, imposer la paix dans des pays où des populations sont terrorisées, aider les régions déshéritées, rétablir des équilibres qui ont été perdus.

Les fractures qui divisent les hommes sont démesurées, et, dès lors, les injustices se révèlent de plus en plus flagrantes : comment accepter ces fossés qui séparent les êtres humains ?

L'homme, le plus barbare et le plus cruel des animaux, est, parfois, un véritable prédateur, et à ce prédateur, il faut des victimes.

Les victimes innocentes sont les proies les plus faciles : ainsi,  des populations amoindries, affaiblies sont-elles envoyées sur des bateaux délabrés, vouées aux naufrages et à la perdition....

Vouées à la mort, pour avoir été trop faibles, trop fragiles...

Des êtres humains sont sacrifiés, des vies anéanties.

Ainsi va notre monde d'indifférence et d'injustices, ainsi des hommes, des femmes, des enfants vont encore mourir, pour échapper à un sort misérable, un avenir sans espoir...

 



 

400 migrants disparus en mer et on n'en parle presque pas...
400 migrants disparus en mer et on n'en parle presque pas...
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 15:50
L'épingle si fine, si légère...



 L'épingle, si fine, si légère, si pointue, nous fait sentir sa légéreté et sa piqûre à travers ses sonorités : douceur de la labiale "p", envolée de la voyelle nasalisée "in", et pointe acérée de la gutturale "g"...


L'épingle chère à la couturière, moins utilisée de nos jours, petite tige de métal, à bout pointu,  servait à fixer, à assembler des tissus pour confectionner toutes sortes de vêtements...

Mais on connaît, de nos jours, aussi d'autres épingles : épingle à cheveux, épingle à nourrice, anglaise, épingle à linge... de petits objets utiles.

Ce mot vient  d'un nom latin "spinula", diminutif de "spina", l'épine. Ce petit mot latin"spina" restituait bien, aussi, par sa brièveté, sa voyelle "i", très aiguë, la finesse de l'objet, du piquant d'un végétal.


"Epine, épingle", les deux termes sont formés sur un même radical, et l'épingle comporte un suffixe de diminutif qui ajoute de la délicatesse à l'objet !

L'épingle peut être si fine ! Elle est de si peu de poids qu'elle désigne, parfois, une chose de peu d'importance, de peu de valeur...
L'épingle traduit une légèreté, une évanescence, et paraît à la fois fragile et rude, à la fois douce et âpre.

Ce mot entre dans des expressions familières, connues de tous : "tirer son épingle du jeu" ou encore "être tiré à quatre épingles"... Habileté, élégance, parfois guindée, sont, ainsi, associées à ce terme.

Ce mot symbolise, aussi, la petitesse, une forme de modestie...

L'épine, elle, se fait sentir sur les ronces, les rosiers, elle évoque une difficulté, une nature rebelle, parfois... L'épine acérée blesse, abîme, meurtrit, fait retentir sa piqûre.

 

Que d'épines rencontrons-nous, tout au long de nos vies ! Que de tourments, que de blessures ! Que d'obstacles à franchir, à dépasser ! Ces épines, à n'en pas douter, nous font progresser,  évoluer et nous offrent des expériences renouvelées... et ce ne sont pas, souvent, de simples piqûres d'épingles !

Epine, épingle, aubépine, épineux, épi, épinette, épinard, épinoche : tous ces mots appartiennent bien à la même famille...

L'aubépine, la blanche épine, arbrisseau épineux de la famille des rosacées, décline de petites fleurs blanches, quelquefois roses ou rouges, d’une odeur très agréable, disposées en bouquets.

L'aubépine, "alba spina" réunit la blancheur de l'aube et la pointe de l'épine en un seul mot... Une belle association, pour cette fleur sauvage !

Tous ces mots, venus du latin offrent une parenté de sens, ils remontent aux origines de notre langue, à des temps très anciens.

Ils nous parlent d'une certaine poésie de notre langue, ils évoquent des formes, des couleurs, des idées, des sensations, des difficultés, tout un monde contenu dans les mots !

Couleurs de l'aube et de l'aubépine, blondeurs des épis, piqûres des ronces, éclats de rosiers, senteurs de fleurs, espoirs, renouveau, obstacles !

 

Ils suggèrent des images variées : fleurs épineuses, rosiers, églantiers, ronces aux mûres couleurs d'ébène, ondoyances d'épis, âpreté, finesse, légèreté...

 

Ils nous révèlent tout un univers de formes, de couleurs, de sonorités éblouissantes !


 

Auguste Renoir  Le chapeau épinglé, esquisse

Auguste Renoir Le chapeau épinglé, esquisse

Epines, auteur de la photo : 0X010C     creative commons

Epines, auteur de la photo : 0X010C creative commons

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 17:03
Le rappeur Booba ou l'insulte mal comprise...

 

 

La dernière déclaration du rappeur Booba, sur la tuerie de Charlie Hebdo, montre que certains n'ont toujours pas assimilé ce qu'est la liberté d'expression, : selon ce rappeur, les journalistes de l'hebdomadaire "ont pris le risque de continuer à attaquer les musulmans. Il faut assumer"...

"Quand on joue avec le feu, on se brûle", rappelle la "star" du rap français.

Dans son dernier album, dans une chanson intitulée "Les Meilleurs", Booba évoquait déjà l'attaque du journal satirique en ces termes :"Ai-je une gueule à m'appeler Charlie ? Réponds-moi franchement. T'as mal parlé, tu t'es fait plomber. C'est ça la rue, c'est ça les tranchées."

De tels propos affichés dans une chanson démontrent, déjà, une forme d'indécence et un manque total de réflexion...


Ce rappeur se dit insulté par les "représentations du prophète, ce qui est interdit dans la religion" ou encore, ajoute-t-il,  "quand on lit sur un journal, le coran, c'est de la merde, ça n'arrête pas les balles... ce n'est plus la liberté d'expression, pour moi, c'est une insulte..."
"C'est comme si quelqu'un vient vers moi et qu'il me traite de sale fils de pute, et que je lui mets une droite... ce n'est pas la liberté d'expression, il m'a insulté... La liberté d'expression, ce n'est pas insulter les gens."


Ce rappeur confond, en fait, une insulte personnelle avec une critique, fût-elle insultante, de la religion, de ses croyances et de ses dogmes...

 

De tels amalgames doivent être dénoncés : en France on admet la critique  de toutes les religions, et la religion musulmane ne saurait être une exception...

On est tenu, en France, de respecter les croyants, mais on a le droit de fustiger les croyances, leurs aberrations, on peut même et, c'est aussi un droit, railler l'athéisme... La France est un pays de liberté où il est possible de rire des religions, de les ridiculiser, et c'est, là, une longue tradition française...

En France, les croyants ont le droit de pratiquer leur religion, comme ils l'entendent, mais on a, aussi, la possibilité de se moquer de toutes les croyances, quelles qu'elles soient !


Les paroles et les déclarations de Booba qui en viennent à justifier le terrorisme, à l'admettre sont une provocation intolérable : elles démontrent un manque de réflexion, et d'humanisme, ce que révèlent, d'ailleurs, la plupart des "chansons" de ce rappeur.

Le rap n'a plus, alors, aucune valeur artistique...

Justifier des assassinats prémédités, par l'insulte, est, de plus, totalement inadmissible...

On peut rappeler que ces assassinats ont visé non seulement des journalistes, mais aussi des anonymes, des policiers, un agent de maintenance.

L'inculture, le manque de réflexion donnent, ainsi, lieu à des propos infâmes, qu'il faut condamner fermement !

Ce rappeur qui éructe sa haine, qui n'a pas du tout compris et assimilé la notion de liberté d'expression, mérite-t-il d'ailleurs une quelconque audience, un quelconque succès ?

On peut se poser la question...

En écoutant les textes de ce rappeur, on se dit : "Oui, vraiment, ces chansons révèlent inculture et mépris..." Elles ne sont qu'un flot de haines, un déversoir d'injures, un vide sidéral...

Ce rappeur utilise des ressentis de la violence sociale pour sa propre publicité, il faut que son public, puisqu'il existe, en prenne conscience : la provocation lui sert à vendre ses disques. Mais la simple provocation n'est pas une preuve d'une quelconque valeur artistique, bien au contraire...


 

https://youtu.be/Xi4fL5rMwsE


http://dai.ly/x2mmo6l



 

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 16:25
Les humanités vont-elles disparaître ?

 



La nouvelle réforme des collèges entérine, bel et bien, la disparition du latin et du grec qui deviennent des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires, mis en concurrence avec tous les autres projets de l’établissement, qui aura la charge de faire le « choix » entre ceux-ci, selon les moyens qui lui auront été accordés...


Ainsi, se trouve programmée la disparition de l’enseignement des Langues et Cultures de l’Antiquité, là où elles sont présentes aujourd’hui, car leur maintien ne tiendra qu’au bon vouloir local, après une mise en concurrence avec d’autres nouveaux projets. 


Que chacun en prenne conscience : les humanités sont essentielles, dans la formation intellectuelle, elles apportent une culture de base qui permet une réflexion sur notre monde, elles offrent une meilleure compréhension de notre langue et de notre culture...


Comment peut-on prétendre que le latin et le grec sont des "langues mortes", alors qu"elles vivent à travers la plupart des mots que nous utilisons ?


Alors que la langue anglaise exerce, un peu partout, une suprématie triomphante, il est temps de réagir et de défendre notre propre langue, composée essentiellement de latin et de grec.

Alors que l'anglais nous envahit de ses "like", de ses "hashtags", il faut préserver cet héritage précieux que nous avons reçu de l'antiquité.

Certaines réactions me font bondir, notamment, celle d'un commentateur parue sur le Journal Le Point, à la suite d'un article intitulé : Les humanités, avenir de l'humanité.

 

Voici ce qu'il écrit :

"Je suis passionné par Rome, mais...
Au XXIème siècle, la langue universelle est l'anglais, et non plus le latin, langue morte depuis des siècles. 
Apprendre une langue que plus personne ne parle sur Terre est absurde : il vaut mieux apprendre des langues... Latines, comme l'Espagnol, l'Italien ou le Portugais. 
Il vaut mieux étudier les passionnantes civilisations Grecques et Romaines que dégoûter les enfants en leur imposant des langues mortes. 
Dans leur collège, mes enfants me disent que tous les élèves latinistes détestent cette matière : on ne la conserve que pour la carrière des professeurs de grec et de latin !"

 


Tout d'abord, le fait de présenter l'anglais comme une langue universelle me semble pour le moins dangereux. Il faut, justement, lutter contre cette tendance qui fait de l'anglais une langue de référence.

Le langage informatique nous impose ce jargon, alors qu'on pourrait fort bien s'en passer.

Par ailleurs, utiliser l'expression "langues mortes" pour évoquer le latin et le grec est une hérésie, ce sont des langues anciennes qui restent présentes dans la plupart du vocabulaire que nous utilisons !

L'étymologie, ne l'oublions pas, permet de comprendre le sens essentiel des mots, elle offre un retour aux sources et souvent, elle restitue la définition même du mot.

Affirmer de manière péremptoire que la plupart des élèves détestent les langues anciennes est totalement abusif et absurde.

De nombreux élèves s'intéressent non seulement aux civilisations antiques, mais aussi à l'étude de la langue, qui apporte rigueur, solidité, ou encore à l'étymologie qui leur permet de maîtriser des notions essentielles : comment comprendre les spécificités du théâtre, de la poésie, sans se référer à l'étymologie de ces mots ?

Comment ne pas évoquer l'origine de nombre de mots littéraires qui remontent à l'antiquité ?

Le terme même d'humanités associé à ces disciplines nous en montre toute l'importance : dans un monde de technicité accrue, il est essentiel de ne pas perdre contact avec nos propres racines, avec ce qui constitue notre humanité et notre passé.

Dans un monde où la violence s'impose, où triomphe, parfois, la barbarie, les humanités nous permettent de retrouver un humanisme qui se perd et se délite, elles sont sources d'épanouissement et de réflexion, elles consolident les connaissances, elles montrent l'importance de l'effort, de la rigueur.

Elles constituent tout un passé, qui est le fondement de notre propre culture : le théâtre, la tragédie, la comédie, la fable, la philosophie sont nés en Grèce, tous ces mots viennent du grec.

Les mots "rhétorique, éloquence, grammaire, lettre" sont issus du grec et du latin, comme de nombreux mots de notre vocabulaire.

Les humanités vont-elles disparaître ? Seront-elles, désormais, réservées à une élite éprise de curiosité et de savoir ? Comment ne pas percevoir tout l'apport culturel, intellectuel, humain qu'elles nous délivrent ?

Comment peut-on envisager de réduire à neant ces enseignements aux multiples facettes qui sont les sources mêmes de notre culture ?


 
Une pétition à signer pour le maintien de l'étude du latin et du grec :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Madame_la_Ministre_Latin_et_grec_ancien_pour_tous_les_eleves_dans_tous_les_etablissements/?tiPHxbb

 

Deux articles sur le sujet :
 
http://www.lepoint.fr/chroniques/les-humanites-avenir-de-l-humanite-04-04-2015-1918618_2.php


 
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-education-nationale-la-haine-de-l-excellence-13-04-2015-1920587_2134.php

 



 

La fresque du pêcheur

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Le début de l'Iliade

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Muse jouant de la cithare

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 17:12
Nicolas Sarkozy, frappé d'amnésie ?

 

 

Les disputes familiales et poltiques qui déchirent le Front national donnent lieu à de nombreux commentaires : un père et une fille qui s'affrontent par médias interposés, il est vrai que ce n'est pas banal...



Et les déclarations se déchaînent en la circonstance...


"On se sent humilié d'assister à un tel spectacle" a osé affirmer l'ancien chef de l'état, Nicolas Sarkozy, à propos de l'affrontement au Front national entre Marine Le Pen et son père, lors d'une réunion publique à Gouvieux dans l'Oise. "Ce drame famililal, on ne sait pas si on doit en pleurer de rire ou si on doit en pleurer de tristesse", a ajouté M. Sarkozy. 


Ces paroles de l'ancien chef de l'état ont l'air bien ridicules et déplacées, quand on songe à tous les conflits internes qui ont secoué l'UMP !


Nicolas Sarkozy semble avoir oublié les terribles querelles intestines qui ont divisé l'UMP, il n' y a pas si longtemps... Il a oublié le triste spectacle qu'ont donné les membres du parti, à l'occasion des élections en vue de la nomination d'un président...

Des querelles qui ont révélé l'ambition démesurée des chefs de son propre parti : Jean-François Copé et François Fillon se sont livré une guerre larvée pour obtenir les rênes du pouvoir...

Oui, le nouveau président de l'UMP semble soudain frappé d'amnésie : il fustige les querelles qui divisent le Front national, en occultant complètement ce qui s'est passé dans son propre camp.


Si lui, Nicolas Sarkozy a oublié les dissensions qui ont secoué son parti, nous, nous en gardons un souvenir précis.

 François Fillon et son clan avaient contesté les résultats des élections à la tête de l'UMP, alors que Jean-François Copé avait été déclaré vainqueur : 1 304 voix de trois fédérations d'outre-mer avaient été escamotées dans le décompte. L'ancien premier ministre avait demandé, alors, à Alain Juppé d'assurer, de façon transitoire, la direction de l'UMP à la place de Jean-François Copé.

 Ces confusions avaient ravivé les antagonismes au sein du parti.

Les militants de l'UMP étaient, eux mêmes déconcertés, et la guerre à l'UMP avait suscité des polémiques sans fin...

Ainsi, les hommes politiques ont tendance à railler chez autrui, des manques, des défaillances dont ils ne perçoivent pas la portée, dans leur propre camp...

La vie politique est émaillée, sans cesse, de divisions : disputes, trahisons, ambitions exacerbées, mensonges sont le lot de cette caste et les membres d'une même famille ne sont pas épargnés.

 

Les querelles à l'intérieur des partis se font de plus en plus vives, les réglements de compte se succèdent dans tous les partis politiques : on aimerait que les responsables donnent d'autres exemples et fassent preuve d'un peu plus de modestie et de retenue...



Au sein même du Front national, la belle entente cordiale entre le père et la fille semble désormais, battue en brèche, et on ne doit pas s'en étonner, car les occasions de discordes sont nombreuses dans ce monde politique : l'UMP en a donné des exemples désastreux, et, en ce domaine, Nicolas Sarkozy n'a de leçons à donner à personne.
 

 


 

Nicolas Sarkozy, frappé d'amnésie ?
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