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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:12

 

sisyphe libre Bibi saint pol


Tout le monde connaît, peu ou prou, le mythe antique de Sisyphe, ce personnage de la mythologie grecque, condamné par Hadès à rouler, perpétuellement, un énorme rocher jusqu’en haut d’une montagne, d’où il retombait sans cesse.

 

Sisyphe subit la vengeance de Zeus : Zeus, le roi des dieux avait enlevé une jeune fille Egine, Sisyphe le vit et révéla le nom du coupable au père d'Egine... Aussitôt, Zeus foudroya Sisyphe et lui imposa ce châtiment terrible... C'est là, une des versions du mythe, mais il en existe bien d'autres. Ainsi, Sisyphe, pour s'être rebellé contre les dieux, subit cette peine terrifiante.

 

Symbole même d'un travail interminable et inutile, le rocher que pousse Sisyphe le conduit vers l'anéantissement et le vide...

 

Faisant référence à ce mythe antique, le nouveau ministre grec des finances, Yanis Varoufakis déclare, dans une interview accordée au journal Le Monde, qu'il veut "arrêter d’imiter Sisyphe. La bonne stratégie pour Sisyphe est d’arrêter de pousser son rocher, pas de le monter en haut de la colline."

 

Ce rocher pesant, lourd, c'est bien, là, une métaphore de la dette grecque qui n'en finit pas d'accabler le peuple grec...

Pas de punition plus atroce qu'un travail inutile et vain, qui accule les gens au désespoir et ne leur laisse aucune chance de vivre et de s'en sortir...

Pas de châtiment plus terrible que celui qui consiste à avilir et abrutir l'homme, dans une tâche inutile qui l'anéantit.

Ce qui est proposé aux Grecs, c'est bien une forme d'anéantissement, une punition perpétuelle, une condamnation qui n'en finit pas.

 

Les Grecs ne peuvent accepter de vivre constamment, sans un véritable espoir de renouveau...

 

Or, la politique européenne est bien celle qui condamne les peuples à la misère, à la pauvreté, au chômage croissant, dans de nombreux pays.

La politique européenne est bien celle qui accroît les souffrances, qui mène à la peur, l'angoisse.

La politique européenne devient un rocher pesant qui accable les peuples...

 

L'Europe impose à la Grèce un fardeau aussi lourd que le rocher de Sisyphe.

 

L'Europe doit changer de perspectives pour survivre et donner à ses peuples d'autres horizons que des régressions permanentes, des politiques d'austérité sans cesse aggravées et renouvelées.

L'Europe doit donner de l'espoir aux gens, elle doit faire rêver et non abrutir et annihiler l'individu !


La position du ministre grec reste, toutefois, modérée, il affirme : "Nous sommes déterminés à collaborer avec nos partenaires. Nous n’agirons pas de façon unilatérale, il s’agit, pour le gouvernement grec de réinitialiser le programme appliqué jusque-là qui reposait sur une logique erronée".

 

Ainsi, Yanis Varoufakis souligne, encore, l'importance de la solidarité européenne : Sisyphe est, dans le mythe antique, seul à pousser son rocher...

 

Certes, la Grèce n'avait pas été abandonnée à elle-même puisqu'elle a reçu des aides de l'Europe, mais elle a été montrée du doigt, jugée coupable de tous les maux et condamnée à des cures d'austérité insoutenables... elle a été écrasée sous le poids de la dette, à tel point que les Grecs ont perdu leur foi en l'avenir.

 

Avec Siryza, l'espoir renaît : il faut souhaiter que le nouveau gouvernement réussisse dans cette refondation de la Grèce et que de nouvelles perspectives soient enfin accordées aux grecs...

 

 

 

 

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sisyphe titien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Photos : creative commons



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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:23

prof

 

 

L'affaire est troublante et inquiétante : un professeur de philosophie d'un lycée de Poitiers, dans la Vienne, se retrouve incriminé pour apologie du terrorisme, après les attentats contre Charlie Hebdo...

 

Certains parents d'élèves l'ont accusé d'avoir tenu des "propos déplacés pendant la minute de silence". Le professeur a été, aussitôt, suspendu. 

 

 Ce professeur déclare, pourtant, n'avoir prononcé aucun propos qui aille dans le sens d'une apologie du terrorisme et il affirme :
"Je ne sais pas ce qu'on me reproche. Je ne sais pas quel cours, quel débat, est concerné. On m'a juste dit : "ce sont des propos qui ont été tenus en classe”. On évoque le fait qu'il y a eu des plaintes d'élèves et de parents qui sont montées directement au rectorat. Je suis sonné, je m'attendais à tout sauf à ça. Ce fameux jeudi, j'ai organisé des débats avec mes six classes de terminale. Le but était de comprendre les causes du terrorisme, en sortant autant que possible de la passion et de l'émotion du moment."

 

Et l'enseignant ajoute : "Ma réaction de citoyen est de dénoncer, avec force, ces actes odieux, horribles. On ne peut quand même pas m'accuser d'avoir la moindre sympathie pour les djihadistes. Ce sont des groupes fascistes que je combats. Il n'y a pas eu une quelconque apologie du terrorisme lors de mes cours. Au contraire…"

 

Bien sûr, je ne connais pas du tout le fond de cette affaire : je ne sais pas la teneur des propos tenus, en cours, par cet enseignant...

 

Mais, apparemment, en excluant aussitôt ce professeur, le rectorat donne plus de poids à la parole des parents et des adolescents qu'à celle de l'enseignant.

 

Les professeurs se retrouvent, ainsi, de plus en plus mis en cause par des élèves : je peux en témoigner...

 

Certains élèves n'hésitent pas à mentir sur leurs notes, à les falsifier et à incriminer le professeur lui-même : "c'est l'enseignant qui s'est trompé en remplissant le bulletin du trimestre : il a commis une erreur préjudiciable à l'élève"...

 

Ce problème s'est produit, dernièrement, dans une de mes classes : j'ai pourtant expliqué aux parents que leur enfant avait caché une de ses notes...

Mais je me suis heurtée à une fin de non recevoir : les parents persistaient dans la croyance aveugle des assertions de l'élève ! Incroyable ! Les parents n'imaginent pas que leur progéniture puisse mentir !

 

En tant qu'enseignante, il peut m'arriver de commettre des erreurs : dans ce cas, je corrige mon erreur et je m'en excuse mais il n'est pas question de cautionner les mensonges d'un élève !

On le voit : dorénavant, la parole et les propos d'un enseignant ne sont plus du tout respectés par des parents d'élèves.


Comment peut-on l'accepter ? Bien sûr, la contestation d'une note est moins grave qu'une accusation d'apologie du terrorisme.

Mais cela révèle un état d'esprit : l'autorité des professeurs, leurs paroles sont, parfois, contestées et remises en cause !

 

Si les enseignants doivent, sans cesse, se battre contre des mensonges d'élèves, la situation va devenir intenable.

 

Mon rôle d'enseignante est d'inculquer des savoirs, de susciter la réflexion, et aussi de noter les élèves. Si les parents d'élèves refusent de croire les enseignants, même dans ce domaine qui leur est réservé, où va-t-on ?

 

Si certains parents ne prennent pas conscience que leurs enfants peuvent mentir et falsifier la réalité, les professeurs seront, sans cesse, remis en cause et ne pourront exercer leur métier dans la sérénité.

 

Pour cette affaire d'apologie du terrorisme, il semble que les accusations aient été bien vite répercutées par les parents : l'enquête qui suit permettra, sans doute, d'éclaircir les faits...

 

Mais, on perçoit une tendance à mépriser les enseignants, à ne pas tenir compte de leurs remarques, à croire aveuglément des adolescents qui n'hésitent, pourtant, pas à mentir pour incriminer leurs professeurs.

 

De tels comportements sont vraiment peu responsables de la part de parents qui ont en charge l'éducation d'adolescents.

Le métier d'enseignant devient, dans ces conditions, de plus en plus complexe et périlleux...

 

Source : Le Monde

 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 17:31

houx-Howaldt.jpg

 

 

Le houx aux baies de rouge pourpre répand des senteurs boisées : feuilles et branches rigides exhalent des parfums de bois étonnants...

Le houx nous fait voir une campagne verdoyante, aux feuilles glacées de lumières.

 

Un simple bouquet de houx nous emmène dans des bosquets, aux senteurs douces de miel et de fleurs légères...

 

Le bouquet exhale des effluves subtils, des embruns de couleurs vertes brillantes ou plus mates.

 

Les feuilles luisent de brillances, deviennent des éclats miroitants, des torsions de verdures aux replis généreux d'odeurs de forêts...

 

Les baies rutilantes explosent sur le vert, grappes rougeoyantes qui ornent les branches.

 

L'odeur du houx nous emmène dans des sous-bois, éclairés par quelques rayons de soleil, elle nous enivre de sa douceur, de ses brumes de mousse, de ses reflets de verts.

 

Le houx révèle une campagne hivernale aux parfums voilés, aux éclats tourmentés de vent, de tempêtes.

 

Le houx aux teintes contrastées de vert et de feu nous berce de légers frissons de senteurs, nous exalte de ses parfums doux comme le miel...

 

On entrevoit des parfums de pins, de chênes, de terre boisée, on perçoit des chemins de campagne remplis de mousse, de lichen, de petit houx, on est ébloui par des paysages d'hiver aux teintes douces et rayonnantes.

 

Les senteurs de houx, bonheurs de l'hiver exaltent les sens, avec douceur, harmonie...

 

Les couleurs s'entrelacent, se heurtent, vert-rouge flamboyant, les couleurs se superposent, s'exacerbent, s'illuminent au coeur de l'hiver...

 

 

 

http://youtu.be/fo1nzFWKYmU

 

 

 

 

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Houx rouge Semnoz créative

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

houx libre

 

Photos : en haut de l'article  auteur : Howaldt / deuxième photo sous l'article auteur : Semnoz     creative commons

 



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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:55

 

espagne-jose-carlos-diez.jpg

 

 

"Comment, disaient-ils,
Avec nos nacelles,
Fuir les alguazils ?
- Ramez, disaient-elles.

 

Comment, disaient-ils,
Oublier querelles.
Misère et périls ?
- Dormez, disaient-elles."

 

Dans ce poème, intitulé Autre guitare, extrait du recueil, Les rayons et les ombres, Victor Hugo évoque des "alguazils"... Ce mot nous intrigue et nous éblouit, aussitôt... Il attire notre attention et nous parle d'un autre monde...

 

Le nom "alguazil" révèle, dès qu'on l'entend, ses origines lointaines et exotiques : ce terme issu de l'arabe et de l'espagnol, à la fois, nous étonne de ses sonorités étranges... il rayonne, il impose sa présence.

 

La voyelle "a" dupliquée, la consonne "l" redondante, la gutturale, la sifflante sonore composent un ensemble surprenant.

Avec l'alguazil, l'Espagne et l'orient semblent réunis : ce mot rare, ancien suggère mystère et étrangeté...

 

 Quelle réalité se cache derrière ce mot ? Quelle énigme ?


Le mot résonne d'éclats : il est, en lui-même, tout un poème ! On y trouve une rime intérieure grâce à la reprise de la voyelle "a"... la consonne "z" lui confère une graphie d'exception.

 

J'aime ce mot venu d'ailleurs, aux sonorités lointaines : avec l'alguazil, il nous est permis de voyager vers des terres lointaines, des pays inconnus, des continents différents.

Il nous est permis d'entendre des sonorités éblouissantes.

Avec l'alguazil, on peut imaginer, inventer des paysages, des lieux inondés de lumières et de soleils, des oasis, des jardins aux fruits rafraîchissants...

 

Ce mot nous fait rêver à d'autres mondes, celui de l'Espagne, de ses palais somptueux ! "Alcades, Andalousie, fandango, passacaille" !

Tant de termes venus d'ailleurs, empreints de charmes, de voluptés secrètes !

 

Que d'étrangetés dans ces mots, que de paysages à découvrir !

 

Le nom "alguazil" nous parle un langage nouveau, il nous apprend la beauté des langues, des mots, des messages si variés qu'ils contiennent, une harmonie de sonorités.

Il nous apprend l'autre, l'ailleurs, nous donne envie de le découvrir, d'en percer les mystères...

 

Ce mot chante une langue nouvelle, celle des poètes qui aiment les mots, s'en abreuvent, s'en emparent, les magnifient, les subliment !

 

"Carafe, écarlate, felouque, santal" ! D'autres mots surgissent et forment des éclats...

 

L'alguazil évoque l'Espagne d'autrefois : "romancéros, alcades, picaros" nous emmènent vers un passé mythique et lointain...

L'alguazil nous entraîne dans un tourbillon de poésie, d'exotisme et de mystères !

 

 

 

Le poème de Victor Hugo :

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandscl...

 

 

 

 

http://youtu.be/0QgJr5zvx0c

http://youtu.be/oEfFbuT3I6A

 

http://youtu.be/2oyhlad64-s

 

http://youtu.be/R05YtpRuWOU

 

 

 

 

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 Photos : creative commons  José Carlos Diez  / Florence Devouard / J C Georgio  / Ji-Elle  / David Corral Gadea

 

 



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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 16:28

 

prof-3.jpg

 

"L'éducation nationale recrute ! Rejoignez-nous !" Tel est l'intitulé du mail que j'ai reçu cette semaine...

"Avez-vous déjà pensé à devenir enseignant ?" Telle est la question qui est posée...

Un film est proposé où l'on voit des enfants qui manifestent le désir d'apprendre, d'exercer différents métiers : boulanger, mathématicienne scientifique, un enfant dit : "Est-ce que tu peux venir m'aider, s'il te plait ?"

"Tu viens ? On a besoin de toi !" s'écrient des enfants, pleins d'enthousiasme !

La vidéo est sympa et l'on sent un besoin urgent de montrer la valeur de ce métier de transmission !

Des brochures sont proposées : comment devenir enseignant ? Comment se préparer aux concours ?

Face à la désaffection grandissante que connaît ce métier, on perçoit, là, des appels pressants et insistants...

Mais le problème est là : on vit dans une société où les enseignants sont dévalorisés, méprisés, sans cesse remis en cause dans leurs notations, les sanctions, la pédagogie même !

 

Métier très exposé, l'enseignement n'a plus la cote : il suffit de voir les réactions des internautes sur certains sites : nous sommes des paresseux, des parasites, des profiteurs de la république, des privilégiés, j'en passe et des meilleures !

Face à de telles critiques, qui veut, désormais, devenir prof ?

Je pose la question autour de moi : personne n'est attiré par ce métier de transmission et d'éducation : mal payés, déconsidérés, les profs sont rendus responsables de toutes les tares de la société...

Certaines personnes de mon entourage ont testé ce métier et m'ont dit : "Impossible d'être serein, tranquille dans cette fonction de représentation permanente !"

 

Les élèves, les parents, l'administration sont à l'affût du moindre problème : ils en inventent même !

Dernièrement, un parent d'élève m'a "signalé" une erreur dans mes notations du premier trimestre : j'aurais transformé un 12 en 10 ... Evidemment, je n'avais commis aucune erreur : c'est l'élève elle-même qui avait transmis une fausse information à ses parents !

On est, sans cesse, ainsi, tracassé par des remises en cause, des mensonges...

L'enseignant devient la cible privilégiée des parents, des élèves.

 

Oui, vraiment, si ce métier n'est pas revalorisé, s'il n'est plus respecté par les parents, par la société dans son ensemble, par les politiques, le problème du recrutement des enseignants risque de devenir de plus en plus aigu dans les années qui viennent.

 

Par ailleurs, les enseignants du second degré vont être soumis, dès la rentrée 2015, à des changements notables dans leur statut... de nouvelles charges de travail leur seront dévolues : remplacement des collègues absents, orientation des élèves, suivi des élèves dans leurs stages professionnels, un nombre indéfini de réunions, avec des personnels de santé et des assistantes sociales, renforcement de l'accueil des parents, une aide personnelle aux élèves en dehors des heures de cours, des études surveillées et des surveillances de devoirs hors de la classe... La liste n'est pas précisément définie, rien n'est décompté, l'extension indéfinie est possible...

 

Nous devons ce nouveau statut à un ministre "socialiste", Vincent Peillon !

C'est bien un ministre "socialiste" qui a réussi ce tour de force de modifier le statut des enseignants, c'est un ministre "socialiste" qui a trahi les forces vives de la nation !

A force d'alourdir les tâches des enseignants, le ministère aura vraiment des difficultés pour recruter de nouveaux profs : qui acceptera d'être taillable et corvéable à merci, alors que les enseignants sont déjà accablés de travail ?

Que chacun en prenne conscience : l'éducation, c'est l'avenir d'un pays, c'est un secteur essentiel... Redonnons à ce métier une vraie valeur, une vraie reconnaissance. 

Redonnons à ce métier son lustre d'autrefois : que les parents prennent conscience, enfin, de tout le travail accompli, de tous les trésors de patience que déploient les enseignants pour inculquer savoirs, réflexion et compétences à leurs enfants...

Que les politiques cessent d'alourdir ce métier ! Trop éloignés du terrain, les ministres et leurs conseillers ne voient plus les difficultés de ce métier, ils ne perçoivent pas toutes les contraintes qui pèsent sur les enseignants.

 

Dès lors, on peut prévoir une grave crise du recrutement, malgré tous les appels et les messages publicitaires qui sont lancés à travers les médias, on risque de ne plus trouver, désormais, de candidats pour exercer cette profession...

 

Ce métier n'attire plus les vocations... Il serait temps de prendre la mesure de cette désaffection inquiétante et de mener une véritable politique de réhabilitation du professorat : hélas, c'est l'inverse qui se produit !

 

http://www.lecolechangeavecvous.fr/

 

Une pétition à signer contre le nouveau statut des enseignants :

http://www.petitions24.net/signatur...

 

 

http://dai.ly/x2e6k2l

 

 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 17:38

 

tsipras 4

 

 

La Grèce vit, depuis 6 ans, à l'heure de la crise : les plans d'austérité se sont succédé, mettant les Grecs à genoux.

 

Syriza, le parti de la gauche radicale vient de remporter les élections législatives, un espoir de sortir de la crise surgit, enfin...

Un espoir de ne plus subir les lois inflexibles de l'Europe, un espoir de revivre, enfin, de retrouver une vie décente et digne...

 

Comment a-t-on pu imposer à ce pays tant de sacrifices, au point d'affamer les Grecs, de les désespérer, de leur enlever toutes perspectives ?

 

Une politique agressive, inhumaine a été menée, au nom de l'Europe, une politique injuste : les pays les plus pauvres ont vu leurs dettes s'aggraver, sous le poids de taux d'intérêt exorbitants...

La politique du pire a acculé les Grecs, les a amenés au bord du gouffre...

 

La gauche radicale saura-t-elle tenir tête à l'Europe, à la Troïka toute puissante ?

Alexis Tsipras a été nommé, aujourd'hui, premier ministre, il pourrait renverser cette tendance infernale qui a conduit l'Europe à appauvrir les peuples, à les annihiler, leur enlever tout espoir dans l'avenir...

Afin d'obtenir la majorité, les responsables de Syriza se sont alliés, toutefois, au parti de la droite souverainiste, défavorable à l'Europe : ce parti défend des positions nationalistes et conservatrices.

 

On avait promis, depuis des années, aux Grecs une sortie de la crise mais, sans arrêt, l'échéance était reculée.

Les grecs ont trop souffert... Ce peuple opprimé, depuis des années, aura-t-il la possibilité de renaître ?

D'autres pays voient, ainsi, des partis de gauche gagner des points en Espagne, au Portugal...

Souffrances sociales, corruption, injustices, telle est la situation de ces pays.

 

La renégociation de la dette va donc être, désormais, à l'ordre du jour : il faut, sans nul doute, accorder plus de temps aux grecs pour payer leurs dettes...

Dans tous les cas, étrangler des gens modestes comme l'a fait l'Europe, n'est pas digne d'un pouvoir démocratique...

 

"La Grèce tourne la page, veut oublier la peur, le cercle infernal de l'austérité, la troïka sera le passé..."a déclaré Tsipras.

"La Grèce de la civilisation a gagné ! Notre victoire est la victoire de tous les peuples d'Europe qui combattent l'austérité"... a ajouté Tsipras.

 

De tout coeur, nous sommes solidaires des Grecs, nous devons l'être : ils ont subi une austérité intolérable, l'injustice, le mépris...

Nous sommes tous Grecs, tel était le titre d'un de mes articles, publié en octobre 2012 : aujourd'hui, plus que jamais nous sommes tous Grecs, nous devons apporter notre soutien à tous les Grecs !

 

 

Articles sur la Grèce :

 

http://0z.fr/pmitQ

http://0z.fr/I3OAI

 

 

http://0z.fr/8aimU

 

 

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 18:12

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En temps de crise, on peut être surpris de certains propos tenus par des hommes politiques qui se veulent responsables...

Je suis d'abord étonnée par le terme qu'a employé Manuel Valls pour évoquer la situation des musulmans en France, il a parlé d'apartheid...

Un mot excessif, démesuré qui ne peut correspondre à la réalité française...

 

Non, il n'existe pas d'apartheid qui viserait les français de religion musulmane : l'école gratuite est accessible à tous, tous les jeunes qui veulent vraiment réussir dans leurs études le peuvent.

 

Bien sûr, le milieu familial a son importance, mais de jeunes musulmans peuvent bien s'intégrer dans cette école qui est égalitaire.

De nombreux avantages sociaux accessibles aux français de souche le sont aussi pour les français de religion musulmane.

La société française est accueillante, par tradition : elle a déjà intégré d'autres flux migratoires, des populations italiennes, espagnoles.

 

Bien sûr, quand on accepte de vivre en France, il faut, aussi, en admettre les valeurs, il faut s'intégrer, accepter les coutumes du pays, des habitudes de liberté d'expression, il faut refuser le diktat des intégrismes, des extrémismes : ce sont des traditions françaises.

 

Bien sûr, on ne peut nier qu'il existe des ghettos, des quartiers de non-droit où vivent de nombreux français de confession musulmane... Le gouvernement doit faire en sorte de rétablir la loi dans ces quartiers, où sévissent des trafics de drogues, une petite ou moyenne délinquance très active... le gouvernement doit réhabiliter ces lieux déshérités, les rénover, faire en sorte que la vie y soit sécurisée et agréable.

 

Une autre approximation que l'on doit, cette fois, à l'ancien président de la République a de quoi étonner de la part d'un homme politique qui se doit d'être responsable : Nicolas Sarkozy, invité du journal de 20 heures sur France 2, mercredi 21 janvier a, bien sûr, vivement critiqué le terme d'apartheid employé par le premier ministre...

Mais il a réclamé, aussi, le rétablissement des heures supplémentaires, dans la police...

Pourtant, tout le monde sait que ces heures supplémentaires n'ont pas été supprimées, de nombreux policiers continuent à effectuer des heures supplémentaires, en grand nombre : parfois, ces heures supplémentaires ne sont pas vraiment rémunérées, mais elles sont bel et bien réalisées par les forces de police.

 

On le voit : les hommes politiques se livrent à des approximations dangereuses, et semblent ne pas même respecter les citoyens auxquels ils s'adressent.

 

Un responsable politique devrait faire preuve de plus de justesse dans les déclarations officielles.

Parler d'apartheid revient à expliquer et presque justifier le terrorisme de certains musulmans en France...

Evoquer la prétendue suppression des heures supplémentaires, c'est une façon de critiquer l'actuel gouvernement, comme si cette suppression avait pu favoriser le terrorisme !

 

Assez de contre-vérités, d'approximations, de mensonges !

 

Les hommes politiques qui nous gouvernent devraient être à même de contrôler leurs propres déclarations : les faux-semblants ne sont plus admissibles, dans un pays qui connaît toutes sortes de difficultés.


Les Français ont besoin d'entendre des discours de vérité : on a vraiment la fâcheuse impression que nos responsables politiques sont, en permanence, en campagne électorale...

 

 

 

Le journal de France 2 : intervention de Nicolas Sarkozy à 15 minutes :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-j...

 

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 17:37

 

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Bel hommage aux musulmanes, à leurs douleurs, leur vie de soumission, leur courage, cette chanson de Michel Sardou évoque, avec tendresse et émotion, le destin de ces femmes vouées à l'anonymat, la solitude, l'enfermement...

 

La chanson s'ouvre sur une évocation poétique et symbolique des paysages du désert : "Le ciel est si bas sur les dunes", "ciel et dunes" semblent se confondre, si bien qu'on a l'impression de "pouvoir toucher la lune"... Ce désert qui se mêle au ciel, c'est peut-être, aussi, une façon de mettre en évidence la toute puissance de Dieu, dans cet univers...

 

Ces paysages grandioses sont, ainsi, restitués dans leur beauté étrange et mystérieuse, paysages mystiques, et incendiés de soleil, si bien que la chaleur a l'air de sourdre de la terre : "pierres brûlées" et "toits" incandescents de blancheur de la ville algérienne de "Ghardaia" le suggèrent...

 

Puis, vient l'évocation des femmes, images traditionnelles de musulmanes voilées, cachées, entourées de silence... des images fortes d'enfermement dominent : elles sont "cernées d'un silence absolu, dans des jardins clos de solitude".

 

On perçoit, aussi, leur beauté hiératique, elles deviennent des "vierges de pierre, aux corps de Diane", déesse traditionnellement associée à la chasteté...

 

Mais on entend, aussi, leur "long sanglot", à travers des chants répétés, psalmodiés, le youyou des musulmanes.

Le refrain revient sur cette monodie "un cri, un chant", à la fois... L'antithèse souligne toute l'ambivalence de leur vie, une vie âpre dans des paysages de désert, l'amour, mais, aussi, la "gloire des hommes" auxquels elles doivent se soumettre.

 

On entrevoit une vie consacrée à l'homme qu'elles doivent servir, au risque de côtoyer la "mort".

 

Joie et douleurs sont mêlées dans ce chant : joie de l'amour, des enfants qui naissent, mais aussi souffrances et peurs qui viennent des "hommes et du ciel", en même temps. Cette association de ces deux termes permet de montrer la toute puissance des hommes assimilés à des dieux... On perçoit, aussi, "toutes les fureurs" de ces femmes : ce mot très fort met en évidence toutes les raisons qu'elles pourraient avoir de se révolter...

 

Leur courage est souligné et magnifié puisqu'on les voit "debout sur champs de ruines", "sous le vent glacé des collines"...

 

Elles sont comme des images figées, pour lesquelles "le temps s'est arrêté", une sorte de "crépuscule" qui les condamne à l'oubli... Le "crépuscule de Sanaa", ville du Yémen les recouvre comme leurs vêtements sombres.

 

Le dernier couplet est un véritable hommage aux musulmanes, à leur abnégation, leur beauté, leur douleur symbolisée par un cri, un "long sanglot", alors que "leurs amants s'endorment" paisiblement.

 

Le contraste est saisissant entre la douleur des femmes et l'impassibilité des hommes.

 

Les sonorités de gutturales, à la fin du texte, viennent souligner toutes les violences et les contraintes subies par les musulmanes : "un cri, la douleur, toutes les fureurs, elles portent, la peur, les forêts..."

 

Le texte est ponctué de quelques noms propres exotiques aux sonorités évocatrices d'un univers oriental : "Ghardaia, Sanaa, les forêts du Liban"... Ces mots ajoutent beauté et mystères à l'évocation de ces musulmanes.

 

La musique elle-même souligne le courage de ces femmes anonymes, elle s'intensifie dans le refrain : on perçoit cmme un cri de révolte, une envie de vivre envers et contre tout...

 

http://dai.ly/x16xdth

 

http://youtu.be/fN-J_eK2KTQ

 

 

 

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 16:21

 

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Autrefois, on brûlait les hérétiques : au cours d'une cérémonie, appelée "autodafé", étaient lues et exécutées les sentences prononcées par l'Inquisition qui, le plus souvent, condamnait à périr par le feu les hérétiques, et plus généralement toute personne déclarée coupable d'avoir enfreint les lois religieuses...

 

Ce fanatisme religieux a été dénoncé par de nombreux écrivains, notamment, par Voltaire qui montre l'arbitraire de ces exécutions : le moindre prétexte de désobéissance à la foi religieuse catholique suffisait pour faire condamner de pauvres gens...

 

Il semble que l'histoire bégaie et se répète, hélas ! Des journalistes de Charlie Hebdo ont été, lâchement, exécutés...

De quoi étaient-ils coupables, au juste ? Certains fanatiques ont décidé que ces journalistes étaient des "hérétiques" à la foi musulmane...

 

Leur tort est d'avoir représenté, de manière caricaturale, le saint prophète Mahomet !

Avec leurs crayons, ils ont croqué le personnage, l'ont parfois ridiculisé, comme ils ont pu le faire, aussi, à l'encontre du pape ou de personnalités politiques éminentes...

 

En tant que satiristes, ils dénonçaient les absurdités du monde : le fanatisme, les coups de fouets, les exécutions arbitraires, les condamnations à mort, les mensonges et toutes les abominations de notre monde !

 

Certains musulmans intégristes ont décidé qu'ils étaient des "hérétiques", des "barbares", alors qu'ils se sont appliqués à stigmatiser toutes les horreurs de nos sociétés et des autres...

 

On se croirait vraiment retourner au Moyen Age où le rire, la moquerie étaient parfois suspects et interdits par l'église catholique...

Des gens qui privilégient le rire, l'humour ! Une "hérésie" !

 

Certains ont donc décidé de les condamner à mort, de les assassiner, non pas dans une cérémonie solennelle, comme on le faisait autrefois, mais dans une tuerie organisée, avec des armes de guerre...

 

On se dit que l'humanité n'a guère évolué, depuis ces temps lointains de l'inquisition ! Il s'agit, toujours et encore, d'exécuter celui qui ne pense pas comme l'assassin, celui qui a d'autres valeurs et qui les défend.

Les méthodes sont différentes, mais le principe est le même : on exécute des gens, sans état d'âme, car ils ont des idées et une conception différentes de la vie...

 

L'intégrisme catholique a fait des ravages, autrefois. On voit bien que  tous les intégrismes sont condamnables, car ils sont fondés sur l'excès, la démesure, l'hybris.

Le problème du monde musulman est qu'il est, en lui-même, trop fracturé par des factions diverses : l'intégrisme crée des tensions, au sein même de cette religion.

 

Tous les intégrismes doivent être combattus : ils sont la négation de l'être humain, de sa liberté, de son bonheur.

Ils sont le contraire de la vie, ils en viennent à la nier, à l'anéantir pour des prétextes futiles !

 

L'intégrisme est la plaie de toutes les religions, car il n'admet aucune critique, il use de violences inouies pour terroriser : coups de fouets, lapidations, meurtres, humiliations, enlèvements, barbaries, décapitations : avec l'intégrisme, on retourne, vraiment, au Moyen Age.

 

Le texte de Voltaire :  http://www.litterales.com/texte—62...

 

 

autodafé

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 16:26

 

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"Quoi ? Quand je dis : « Nicole, apportez-moi mes pantoufles, et me donnez mon bonnet de nuit » c'est de la prose ?" 

Tout le monde se souvient de ces propos amusants prononcés par Monsieur Jourdain, dans Le Bourgeois gentilhomme de Molière, quand le personnage découvre la différence entre les vers et la prose...

La pantoufle ! Voilà un mot qui nous est familier ! Nous chaussons tous des pantoufles quand nous rentrons chez nous, et nous en éprouvons du réconfort.

 

De fait, le mot lui-même nous rassure : labiale initiale, dentale, au centre, fricative finale donnent à ce mot une certaine douceur... et n'oublions pas la voyelle nasalisée "an" et le son "ou" qui lui confèrent une allure nonchalante...

 

La pantoufle, chaussure d'intérieur que l'on met chez soi pour être plus à l'aise nous libère de contraintes, nous offre un bien-être très appréciable...

 

Mais d'où vient ce terme si expressif ? Selon certains, il serait issu du mot latin "pannus", "bout de tissu, pan, morceau" avec l'ajout d'un suffixe -oufle qui connoterait des objets gonflés comme la "moufle"...

 

Son origine pourrait même remonter au mot grec, 'péné", "trame, tissu, toile" et on pourrait, alors le rapprocher du nom de "Pénélope", celle qui défait la toile qu'elle a tissée pendant la nuit...

 

De fait, la pantoufle est souvent faite d'un tissu épais, pour protéger le pied du froid, elle enveloppe le pied d'un certain confort.

 

J'aime ce mot qui évoque le bonheur de se retrouver chez soi, dans une ambiance chaleureuse, sans contraintes, sans artifices...

 

J'aime ce mot aux sonorités diverses et langoureuses...

 

La pantoufle nous fait retrouver une liberté perdue, elle nous fait oublier le carcan des chaussures qui emprisonnent le pied, qui le compriment...

 

La pantoufle nous ouvre des horizons de liberté, elle nous promet repos, réconfort.

Elle se décline en "babouche, charentaise, savate, chausson, mule"... une variété de pantoufles nous est offerte.

 

Que de mots divers pour évoquer toutes sortes de pantoufles, avec des origines variées ! Mot persan, mot venu d'une région française, mot latin...

 

Dans tous les cas, le mot "pantoufle" est le plus couramment utilisé, il a donné naissance à un terme péjoratif : "pantouflard", avec le suffixe -ard, très productif qui a servi à former de nombreux termes dévalorisants.

 

J'aime la simpicité et la familiarité de ce mot "pantoufle"... J'aime ce terme sans fioriture qui évoque la vie quotidienne, une intimité.

 

En écrivant cet article, je suis chez moi, en pantoufles et j'en apprécie tout le confort !

 

Voilà un mot qui nous permet de remonter à ses lointaines origines grecques, un mot plein de résonances, de simplicité et d'éclats feutrés !

 

Le texte de Molière : http://www.site-moliere.com/pieces/...

 

 

 

http://youtu.be/m54SmVsQqgc

 

 

http://youtu.be/-2y14caU3sg

 

 

 

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 pantoufle -Gustave dore cendrillon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                   

 

 



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