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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 16:58
Naias ! mystères des ondes...

 

 

Des enroulements, des volutes, des tourbillons vertigineux, des efflorescences d'écumes naissent à la surface des ondes...

 

Naias ! Mystère des ondes et des marécages, roseaux entrelacés, nénuphars, fleurs éblouissantes de candeurs, ondoyances des eaux, les nymphes se fondent dans les flots et imitent le mouvement des vagues...


Naïades, nymphes des eaux et des fleuves ! Divinités des ondes, algues ondoyantes, toisons de longues chevelures !


Ondines venues d'un lointain passé ! 

Naïade ! Echos sonores de voyelles emplis de poésie ! Charme de ce mot étrange, avec ses trois voyelles successives, son tréma... Nom grec venu d'un lointain passé !


Des enroulements, des volutes, des tourbillons vertigineux, des efflorescences d'écumes naissent à la surface des ondes...
 

Aréthuse, Harmonia, Mélité surgissent du fond des fleuves et des sources, elles murmurent les échos renouvelés des flots.... Elles bruissent du chant de la vie.

Les algues roulent sous les eaux, forment des nuées de verts, les algues disent toute l'harmonie des sources...

Les murmures se perpétuent, les ondes se répondent, comme les échos des naïades !

Vert, bleu, reflets irisés de l'eau, les couleurs se mêlent, se confondent, les vagues se hérissent, se teintent de soleils, de lumières...

L'eau glisse, rivalise de tournoiements, de souplesse, de lucidité, de transparence....

L'eau devient naïade, elle parle, elle dit la splendeur des ondoyances, des rives couvertes de mousses, des soleils qui illuminent l'onde...




 

 

 

Photos : rosemar

Naias ! mystères des ondes...
Naias ! mystères des ondes...
Naias ! mystères des ondes...
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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 15:03
Où sont les pierres, où sont les roses ?

 

 

 

La maison de notre enfance reste gravée dans l'esprit de chacun d'entre nous : tel est le thème de cette chanson interprétée par Françoise Hardy, intitulée, La maison où j'ai grandi...

 

Ce texte à la première personne traduit des sentiments que nous avons tous pu éprouver... un décor simple, des "roses, un jardin, des arbres" : ces souvenirs restent vivaces, comme le suggère l'emploi du présent de l'indicatif : " je revois, je vois..."

En contraste, les imparfaits : "là où vivaient des arbres, les fleurs que j'aimais tant" évoquent un passé révolu.

 

Les arbres personnifiés, associés au verbe "vivre" sont comme magnifiés.

Le rire, l'amitié, le partage font, aussi, partie de ce passé perdu : d'ailleurs, le thème des larmes souligne le déchirement : il a fallu, un jour, partir... certes, la découverte du monde était présentée comme un espoir, un renouveau : l'univers de la ville paraissait merveilleux, dans les lumières de la nuit.

L'espoir du retour était, pourtant, bien présent, comme le montre le discours :" je reviendrai, je prendrai le train du souvenir..."



L'emploi des différents temps : présent, imparfait, futur suggère l'écoulement inexorable du temps.

Ce temps a fui : la maison a disparu, et les interrogations montrent bien le désarroi : "Où sont les pierres et où sont les roses
Toutes ces choses auxquelles je tenais ? Et la maison, où est-elle, la maison
Où j´ai grandi ?"

On perçoit un attachement viscéral à un monde simple fait de pierres, de roses.

Le verbe "voler", très fort, souligne un vide terrible, dans l'expression : "D'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places..." 
La ville a remplacé le décor de l'enfance, associé au bonheur, aux rires.

L'adjectif possessif "ma" répété devant le mot "maison" insiste sur l'importance de ce lieu de l'enfance : "je ne sais pas où est ma maison..."

La mélodie douce et tendre accentue la nostalgie, la beauté, la simplicité des souvenirs évoqués... Elle s'anime à l'évocation du passé, des amis, du bonheur d'autrefois.

Le thème de l'enfance traité dans cette chanson est universel : le regret associé à cette période de la vie, la mélancolie du temps qui passe... la maison qui nous a vus grandir et qui, souvent, n'existe plus que dans des souvenirs. On perçoit aussi une ville envahissante qui a remplacé le modeste décor d'autrefois.


La fin de la chanson, grâce à des questions réitérées et insistantes, à la répétition du mot "maison", révèle un bouleversement, un désarroi.


Simplicité, émotion, poésie, tendresse sont réunies dans cette chanson, parue en 1966. Les paroles ont été écrites par Eddy Marnay et la musique composée par Adriano Celentano.

 

 

 

La chanson :


 https://youtu.be/Upg0BNJ3Y-Q



 



 



 

Où sont les pierres, où sont les roses ?
Où sont les pierres, où sont les roses ?
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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 20:01
Le printemps est un barbare qui déchire les robes...

 


"Le printemps est un barbare qui déchire les robes, s'engouffre dans les villes, saccage les citadelles de la raison. Le printemps est une cathédrale de feuillage et de désir qui surgit dans les ruines de l'hiver."

C'est ainsi que René Frégni décrit l'irruption du printemps, dans un tableau à la fois brutal et poétique... Le printemps assimilé à un barbare semble tout emporter sur son passage...


 "Un barbare" ! Quelle violence, quelle cruauté, quelle sauvagerie surgissent, à la seule évocation de ce mot ! Les sonorités nous révèlent un être primitif et fruste.

 

La répétition redondante de la même syllabe restitue une sorte d'aspect primaire, d'autant que la gutturale "r" , consonne assez dure correspond bien à cette notion d'âpreté et de férocité...

La labiale "b" réitérée semble, aussi, nous montrer un être dont le langage est hésitant, rudimentaire, peu développé.

Ce mot très ancien nous vient directement du grec, "barbaros" : il désigne, à l'origine, l'étranger, celui qui parle un autre langage peu compréhensible, celui qui ne maîtrise pas la langue grecque...

Le "barbarisme" s'applique, ainsi, à des incorrections, des fautes de langue...

Terme particulièment expressif, le mot "barbare", formation d'onomatopée, évoque des bruits incompréhensibles... Il qualifie, à l'origine, tous les peuples qui ne sont pas gréco-latins...

Il en vient à désigner, ensuite, des êtres sauvages, grossiers, inhumains, cruels...

Quel mot éloquent ! Ce mot nous parle de langues différentes, jugées vulgaires, inintéressantes, il nous dit aussi toute la cruauté du monde : les guerres, les meurtres, les destructions, les exactions, la violence...

Il nous raconte des siècles de férocité, d'inhumanité, il nous dit également une forme d'intolérance puisque le barbare est, dans l'antiquité, celui qui parle une langue différente...

Il nous raconte notre monde fait de fureur, de fanatisme, de haines, il nous dit la brutalité, le mépris, l'arrogance des êtres humains.


L'homme n'a-t-il pas été le plus barbare des animaux, au cours des siècles et ne l'est-il pas encore, maintenant ?

Des guerres inhumaines se perpétuent, irrémédiablement, elles révèlent toutes les formes de barbarie qui traversent le monde.

Ce terme peut être utilisé aussi, dans un sens imagé, comme le montre la description du printemps, dans l'extrait de René Frégni. On y voit le printemps s'emparer du monde, dans une personnification pleine de violence et d'expressivité...

On apprécie ce type de barbarie qui s'abat sur la nature, la transforme, lorsque des feuillages et des désirs nouveaux apparaissent.

Le mot restitue, alors, toute cette force de la nature qui balaie les rigueurs de l'hiver.

On le voit : le mot "barbare", venu directement du passé, a connu une belle continuité, dans notre langue, avec une évolution de sens notable.

Ce terme à connotations péjoratives peut être employé dans un sens figuré, pour traduire une forme d'impétuosité et d'emportement. Venu du grec, il nous fait remonter aux sources de notre langue... plein de résonances, il évoque tout un passé et toute une histoire.

Comment ne pas apprécier toutes les nuances de ce mot, si riche de sens ?

Comment ne pas en voir tous les éclats et toute la force ?



 

Le printemps est un barbare qui déchire les robes...
Le printemps est un barbare qui déchire les robes...
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 16:39
Désormais, un mot à bannir : chrétiens ?

 


 Devant le tollé général suscité par sa décision de censurer une affiche d'un concert des Prêtres, au "bénéfice des chrétiens d'Orient", la RATP a annoncé qu'elle revenait sur sa décision. Les nouvelles affiches, concernant le concert du choeur des prêtres du 14 juin prochain, comporteront, bel et bien, la mention "En faveur des chrétiens d'Orient."


Ouf ! On s'étonne, tout de même, de la première réaction de la RATP qui, à la suite de différentes pressions, avait décidé de supprimer l'expression "en faveur des chrétiens d'Orient", au nom de la laïcité.

La laïcité deviendrait -elle synonyme de bannissement et de censure ?

Après la vaine polémique des crèches installées dans certains lieux publics, on a vu renaître des délires invraisemblables sur une simple mention "au bénéfice des chrétiens d Orient" !

Ce mot "chrétien" serait-il une insulte, serait-il à bannir de tous les lieux publics ?


 

C'est absurde ! Alors qu'il s'agit de dénoncer les exactions, les crimes commis par des barbares sur des êtres humains, en l'occurrence, des chrétiens, on mégote sur l'emploi du terme chrétien...

La laïcité ne doit-elle pas se mettre au service des justes causes ? Quand des chrétiens se font massacrer par l'Etat islamique, peut-on rester indifférent au sort qui leur est réservé, faut-il fermer les yeux ? L'espace public doit -il être coupé du monde et de ses réalités ?

C'est, d'ailleurs, une attitude qui se répand : un mépris de ce qui se passe hors de nos frontières, un refus de voir ce qui se passe au loin, une forme de lâcheté confortable...


Faudra-t-il même s'interdire de prononcer certains mots ou de défendre des causes qui le méritent ?

On se souvient, aussi, que des crèches installées dans des lieux publics avaient suscité des révoltes et des indignations. Pourtant, les crèches sont une tradition bien vivante, dans nombre de régions, notamment en Provence...

Et ces crèches ne sont, pas du tout, une publicité pour la religion chrétienne, elles répondent à des habitudes, des traditions anciennes.

Dans le cas de cette affiche, un moment censurée, on perçoit les dérives d'une laïcité intransigeante, sans nuances, qui ne sait pas s'adapter à la vie des gens, à la réalité.

On voit bien les excès auxquels on aboutit : un simple mot provoque des réactions inadaptées et démesurées.

Un simple mot devient une affaire d'état, alors que ce mot fait partie, aussi, de notre culture !


Assez de polémiques inutiles qui ne traitent pas des vrais problèmes ! Va-t-on en arriver à renier toutes nos racines chrétiennes, au nom de la laïcité ?

C'est absurde et on voit que certains s'emparent de la notion de laïcité pour s'attaquer à la liberté d'exprimer des idées, ou encore pour stigmatiser des traditions qui font partie de notre culture... Les français sont, aussi, en majorité des chrétiens, de culture chrétienne.

Défendre les chrétiens d'Orient n' est-il pas un devoir, ne faut-il pas s'opposer à tous les massacres et toutes les oppressions, d'où qu'elles viennent ? Evitons de confondre neutralité et aveuglement...

La neutralité ne doit pas non plus nous conduire à une forme de lâcheté : le refus de voir des oppressions, des crimes, des horreurs...


 


 
http://www.20minutes.fr/societe/1580055-20150406-affiche-censuree-metro-bevue-ratp-devient-affaire#xtor=RSS-145



 

Désormais, un mot à bannir : chrétiens ?
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 16:05
Le commerce scandaleux de ces médicaments aux effets délétères...

 

On se souvient, tous, du scandale du Médiator qui a fait des milliers de victimes... En fait, chaque jour, les laboratoires dits "pharmaceutiques" produisent et commercialisent des millions de "médicaments", aux prétendues vertus salvatrices.

Il n'est pas question de remettre en cause l'efficacité de l'intégralité de ces produits, dont certains comportent, malgré tout, des effets bénéfiques.

Mais beaucoup de ces "remèdes" ont des conséquences terribles sur la santé : il suffit de lire les effets indésirables de certains de ces produits...

Les notices sont éloquentes, elles mettent en évidence tous les dangers que contiennent ces boîtes qui sont vendues, parfois, à prix d'or.

Quelques exemples de ces substances délétères : pour l'ibuprofène souvent prescrit, en cas d'inflammation, les effets indésirables sont les suivants : augmentation du risque de crise cardiaque, réactions allergiques cutanées, respiratoires, plus exceptionnellement, des nausées, une raideur de la nuque.

On signale, aussi, de possibles troubles digestifs : maux d'estomac, nausées, diarrhées, constipation.

Exceptionnellement, on pourra éprouver des vertiges, une insuffisance rénale.

On peut rappeler que l'ibuprofène est en vente libre dans les pharmacies, bien sûr, on nous prévient que tout est une question de dosage, qu'une utilisation pendant 4 ou 5 jours est sans danger, et pourtant, il arrive que certains médecins le prescrivent pour une durée de 10 jours ou plus...

Un autre "produit", souvent utilisé dans le traitement des maux d'estomac, le Pantoprazole semble annoncer, par sa dénomination, une sorte de panacée bénéfique...

 


Pourtant, la notice met en garde l'utilisateur contre : des manifestations cutanées graves, une dégradation rapide de l'état général, une érosion des yeux, du nez, de la bouche, des parties génitales... la fréquence de ces risques graves est "indéterminée", nous dit-on !

On est susceptible, aussi, de fièvre, de grossissement des reins, de douleurs dans le bas du dos !

Quelques effets peu fréquents sont signalés : maux de tête, vertiges, diarrhée, vomissements, distension abdominale, éruptions, démangeaisons, sensation d'épuisement et de malaise général, et enfin des troubles du sommeil !

Certains médecins recommandent un "médicament", comme le "Dompéridone", pourtant décrit comme dangereux, par la très sérieuse revue médicale "Prescrire"...

Cette substance a pour but de traiter les nausées et les vomissements... Quels sont donc les effets indésirables de ce produit ? 

La liste est longue mais on signale des troubles du rythme cardiaque, des risques d'arrêt cardiaque dans ce cas, la fréquence est indéterminée !

On note, aussi, la survenue possible de troubles hormonaux, une absence de règles, des troubles du système digestif, des crampes...

On le voit, et on en fait régulièrement l'amère expérience : de nombreux produits pharmaceutiques induisent et entraînent des effets qui peuvent être dévastateurs pour la santé...

 

Pourquoi le "dompéridone", jugé dangereux par des instances médicales, n'est-il pas retiré du marché ?

En fait, toutes ces substances génèrent tant de profits, tant d'argent, que la grande braderie continue ! Les laboratoires pharmaceutiques, Sanofi, Biogaran, Servier, Mylan, et tous les autres sacrifient notre santé pour engranger le maximum d'argent...

Le profit conduit ces laboratoires aux pires dérives : ils n'hésitent pas à détruire la santé, l'avenir des gens, pour s'enrichir et prospérer, de plus en plus, dans la fabication de ces drogues indignes.

Les pouvoirs publics devraient intervenir  pour stopper ces dérives : il est, ainsi, anormal que des médicaments dangereux soient vendus sans ordonnance.

Les médecins eux-mêmes, complaisants avec les laboratoires se livrent, parfois, à une surenchère et à des prescriptions dangereuses.

Les médecins se font les complices de l'industrie pharmaceutique, puisqu'ils prescrivent des produits délétères, dont ils devraient connaître les effets dévastateurs...


 
D'autres infos sur le sujet :

http://www.asef-asso.fr/attachments/article/1651/pour_soigner_au_mieux_-_des_medicaments_a_ecarter.pdf



http://www.medisite.fr/a-la-une-71-medicaments-plus-dangereux-quutiles-selon-la-revue-prescrire.791521.2035.html


 

 

Le commerce scandaleux de ces médicaments aux effets délétères...
Le commerce scandaleux de ces médicaments aux effets délétères...
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 07:44
La galline, un mot qui rayonne d'éclats solaires...

 

 

La galline, un mot bien connu en Provence, venu du latin "gallina", désigne la poule, dont les oeufs, symboles de vie, de fécondité, de renaissance sont traditionnellement associés à la fête de Pâques.

Le mot "galline" a été remplacé, en français, par le nom "poule", issu, lui, du latin "pullus", "le petit d'un animal".

La "galline" ! Voilà un mot qui rayonne d'éclats solaires, un mot du sud, dont les sonorités évoquent le parler de Provence...

La galline nous fait entendre des éclats de rires, avec sa voyelle "a", très ouverte, le son "i" plus fermé.

Il existe, à Marseille, une chapelle dédiée à la Galline, chapelle située au lieu-dit la Nerthe, dans le 16e arrondissement, sur les hauteurs de l'Estaque...

 Le nom de la chapelle "Notre Dame de la galline", lui vient d'une statue de la vierge et de l'enfant Jésus qui porte, sur son bras, une poule. La statue en bois richement décorée d'or, aux couleurs de bruns et de bleu suscite l'intérêt et l'admiration de tous les visiteurs... La vierge et l'enfant  couronnés de diadèmes scintillants, esquissent un léger sourire, empli d'apaisement...

La poule qui protège ses oeufs, ses poussins n'est-elle pas un symbole de maternité et de bienveillance ?
La vie, si précieuse, représentée par l'oeuf doit être entourée de protections, d'autant plus lorsqu' elle en est à ses débuts...
Ainsi, la galline nous montre l'importance de la vie, si fragile, soumise à tant d'aléas et de difficultés.

Dans un monde de haine, où sévissent encore tant de guerres cruelles et inutiles, où des barbares tuent, assassinent, en ces jours de fêtes de Pâques, il serait temps de prendre conscience que, seule, la vie a de l'importance : toute vie mérite notre attention, et notre protection.

La poule connaît le prix de la vie, la galline protège sa couvée, comme une mère peut le faire...

Le mot, lui même, "la galline" résonne d'échos bienveillants, avec le suffixe  -ine qui a, souvent, une valeur de diminutif, à connotation affective...

La galline évoque aussi le sud, la beauté des paysages, et des collines, autour de l'Estaque, le thym, le romarin, la lavande, la garrigue, des parfums de Provence...

La mer toute proche, ses enroulements de vagues, ses murmures infinis, ses embruns de liberté et d'audace, ses colères et ses tempêtes.

 

Le soleil du sud, quand souffle le mistral et  que le ciel s'embrase de bleus...
La "galline" nous raconte tous les parfums, toutes les couleurs, toutes les harmonies, les chants du sud !

La "galline" nous raconte des ruissellements d'oliviers, des gringoles couvertes de pins, des calanques de pierres blanches.

Elle nous emmène vers le Sud rayonnant, vers le soleil, source de vie, de bonheur...
 

 

 

Photo  en haut de l'article, auteur : Eponimm  creative commons

Notre Dame de la Galline : la statue de la Vierge et de l'enfant Jésus qui porte une poule  Photo de Fr Latreille   creative commons

Notre Dame de la Galline : la statue de la Vierge et de l'enfant Jésus qui porte une poule Photo de Fr Latreille creative commons

Le vitrail de Notre Dame de la Galline  Photo de Fr  Latreille  creative commons

Le vitrail de Notre Dame de la Galline Photo de Fr Latreille creative commons

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:09
Dès que, fille du matin, parut l'aurore aux doigts de rose...

 


Homère, un des premiers poètes de l'humanité, utilise quelques vers formulaires dont celui-ci, le plus célèbre : Ἦμος δ᾽ ἠριγένεια φάνη ῥοδοδάκτυλος Ἠώς,  "émos d'ériguéneia phané rhododactulos éos ..." "Dès que, fille du matin, parut l'aurore aux doigts de rose...", un vers d'une extraordinaire poésie.

 

Ce vers, qui introduit de nombreux épisodes de l'Odyssée, nous permet de comprendre l'essentiel, l'essence même de la poésie. En effet, tout l'art du poète consiste à créer une harmonie, une fusion parfaite de mondes, ici, celui de la nature et celui des hommes.


L'aurore, présentée comme une entité vivante, était considérée par les grecs comme une véritable divinité, dotée d'attributs humains.


On perçoit l'assimilation de l'aube à une personne, une jeune fille, dans une métaphore : elle devient "fille du matin", elle apparaît, aussi, personnifiée dans l'expression "aux doigts de rose". L'aurore est, ainsi, dotée de vie, de volonté... la pensée grecque percevait, partout, dans la nature, les arbres, les fleurs, les fleuves, l'aurore, le soleil, la mer, une présence divine animée et vivante.


De plus, l'aube nous fait admirer, aussi, l'image d'une fleur, la plus belle des fleurs, une "rose", et on voit aussitôt se dessiner, sous nos yeux, les tendres couleurs de l'aurore, un début de journée où le soleil commence à poindre...


La couleur "rose" définit bien aussi, à travers cette sensation visuelle, le début d'une journée, aux tons pleins de douceurs.


La poésie est la recréation d'un langage, une harmonie retrouvée entre le monde humain et la nature, souvent.


Le seul mot composé,"rhododactulos", "aux doigts de rose" transforme l'aurore en une jeune fille, dont les doigts évoquent les couleurs atténuées de l'aurore.


La poésie, dès les origines, associée à la musique, était chantée avec accompagnement d'un instrument, le plus souvent une lyre. Ainsi, ce vers formulaire revient dans l'Odyssée, comme un refrain qui scande le texte.


Les sonorités, aussi, sont sources de musicalité. Le vers grec révèle des échos sonores : le début et la fin se rejoignent, avec un effet de rime intérieure, le son "os" répété ( bien que la rime n'existe pas en grec) : émos, rhododactulos, éos... La voyelle "o" revient à plusieurs reprises dans ce seul vers... et peut traduire l'émerveillement du poète face à ce spectacle renouvelé de l'aurore. Les dentales "d" et "t" éclatantes donnent une certaine densité au texte.


Ce simple vers d'Homère nous permet de déceler toutes les richesses du langage poétique : il s'agit d'introduire le lecteur dans un monde différent, de le faire rêver grâce à une harmonie de sons, de mots, de sensations.


La traduction du texte ne permet pas de retranscrire fidèlement les sonorités du texte initial, mais on y retrouve les procédés essentiels utilisés par Homère : double personnification, sensation visuelle, douceur de la couleur associée à une fleur.

 

 

 

 

 

L'aurore  Tableau de Fragonard

L'aurore Tableau de Fragonard

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 16:15
Le nouveau clip de Stromae : une satire virulente des réseaux sociaux...

 

Ce nouveau clip de Stromae, en forme de dessin animé, réalisé par le dessinateur Sylvain Chomet, est une magnifique et terrible dénonciation d'internet et des réseaux sociaux : on y perçoit un monde d'égoïsme, de repliement sur soi, de grande solitude...


Le clip s'ouvre sur un joli chant d'oiseau, le volatile se pose sur une fenêtre, puis sur l'épaule d'un jeune garçon, isolé dans sa chambre : ce personnage a les yeux rivés sur son portable... cet oiseau bleu, aux chants si mélodieux, tout le monde le connaît : c'est le logo stylisé et le symbole du réseau Twitter.

Ainsi, Stromae dénonce, à juste titre, l'importance démesurée que prennent les réseaux sociaux dans nos vies. Qui, désormais, n'est pas branché sur Twitter ou sur Facebook ?

Détournant et parodiant la célèbre chanson de l'opéra Carmen, "L'amour est un oiseau rebelle", Stromae évoque l'amour et et ce qu'il devenu dans notre monde moderne : éphémère et factice... "L'amour est comme l'oiseau de Twitter, on est bleu de lui seulement pour 48 heures."

Mêlant le français et l'anglais, selon l'usage pratiqué dans les réseaux sociaux, Stromae dénonce ce langage moderne qui fait intervenir trop souvent des modes illusoires : "D'abord, on s'affilie, puis on se follow, puis on devient fêlé et on finit solo"...

On perçoit bien, là, la grande solitude et, surtout, la folie à laquelle aboutissent ces prétendus réseaux.

Tout y est superficiel, les "sourires" deviennent, rapidement, des "coups de hashtags", ils se transforment en haines affichées, ou en slogans illusoires.

Dans ce monde, les "amis" ne sont que des "followers", et servent à acquérir une "cote". Chacun recherche un succès de façade et on peut bien, au passage, écraser l'autre, le nier, afin de s'imposer.

Au fil du clip, le petit oiseau de départ prend des proportions et des dimensions de plus en plus inquiétantes, et il reste posé, constamment, sur les épaules du personnage.

L'oiseau devient, même, menaçant à l'égard d'une petite fille que le personnage croise dans la rue, il impose sa présence partout... C'est bien cette omniprésence des réseaux, dans la vie des gens, qui est, ici, mise en évidence.

Stromae, au passage, stigmatise la société de consommation : "Et c'est comme ça qu'on s'aime, c'est comme ça qu'onsomme..." Jouant sur le verbe "consommer" associé au verbe "aimer", il montre toutes les dérives de nos sociétés.

L'amour devient "enfant de la consommation", il en veut toujours plus...

L'oiseau s'invite même dans le lit de deux amoureux, il s'installe entre eux et il occupe toute la place... il se transforme en "un oiseau de malheur" qui perturbe la vie des gens, il en vient à provoquer des disputes dans le couple qui se sépare.

"Chacun pour soi, c'est comme ça qu'on s'aime..."

Au fil du clip, l'oiseau devient si énorme, que les rôles de départ sont inversés : l'oiseau porte, désormais, sur son dos, le personnage qui se laisse guider, aveuglément, dans les rues envahies de volatiles aux dimensions impressionnantes... Et la vie devient, pour tous, une course aux "followers".

Une phrase, dans sa brièveté tranchante, montre les absurdités de la société de consommation : "Un jour, t'achètes, un jour tu jettes..."C'est bien ainsi que se résume notre monde.

La fin du clip est particulièrement cruelle : un des oiseaux de Twitter, devenu un monstre gigantesque, écrase brutalement une jeune fille, et tous les oiseaux déversent, de leurs becs, les êtres humains dans un précipice où ils sont dévorés par une sorte de gros oiseau bleu qui ressemble à un chien-Cerbère, muni de crocs... et dans les déjections de l'animal, surgit, soudain, une main qui tient un téléphone.

Belle construction en boucle pour ce clip ! car on voit, alors, l'oiseau de Twitter aller reconquérir un nouveau territoire, il se pose au bord d'une fenêtre, près d'une fillette, en train de consulter son portable.
Et la chanson s'achève sur le refrain parodique : "Prends garde à toi, si tu t'aimes, garde à moi si je m'aime, garde à nous, garde à vous, garde à eux, et puis chacun pour soi..."

C'est bien ainsi que fonctionnent les réseaux sociaux : un monde âpre, dur, où tous les coups sont permis, où la haine se déchaîne parfois, où le harcèlement devient un fait presque banal et sans importance... où chacun n'aime que son petit ego surdimensionné.

Un monde d'égoïsme exacerbé, où chacun éprouve une sorte d'auto-satisfaction.

Un monde où il s'agit d'accumuler des "like", de briller de manière factice.

Cette chanson montre bien tous les dangers et les pièges de ces réseaux : la violence, la cruauté sont mises en scène d'une manière frappante, mais il est probable que beaucoup ne sauront pas s'y reconnaître, hélas...

Le texte, qui se présente comme une parodie du célèbre air de Carmen, a d'autant plus de résonances... Stromae, usant de l'inversion, de l'hyperbole, de l'antithèse, nous offre, ici, une parodie, pleine de vérité, du monde moderne...


https://youtu.be/UKftOH54iNU

https://youtu.be/wdpXyI3_Qpk


http://dai.ly/x2lete6






 

Le nouveau clip de Stromae : une satire virulente des réseaux sociaux...
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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 13:58
Un poisson pour ouvrir le mois d'avril...


Le mot "poisson" remonte à l'antiquité : issu du latin "piscis", ce terme générique désigne toutes sortes de variétés : sole, sardine, rascasse, thon, cabillaud, loup, truite, brochet, dorade, girelle, lotte, autant de noms différents et évocateurs pour ces habitants des mers et des fleuves...

Ce terme "poisson" suggère des images marines étonnantes : des poissons irisés de soleil sous l'eau, aux reflets ondoyants, des éclats de couleurs variés, des brillances, des dorures.

Le mot lui-même, avec sa labiale initiale "p", ses deux sifflantes "ss", sa voyelle nasalisée "on", nous emmène dans une autre dimension, celle des profondeurs marines, mystérieuses, envoûtantes, secrètes.

Le mot résonne d'éclats grâce à ses deux sifflantes qui nous font percevoir des éclats de soie, des écailles somptueuses.

La voyelle nasalisée nous montre les ondoyances de l'animal sous les flots : le poisson ondule, se meut avec souplesse dans l'élément marin.

De nombreux mots sont des dérivés du nom latin "piscis" : le pêcheur, le pescadou, le verbe "pêcher", l'adjectif "piscivore", la piscine, la pisciculture.

Et dans certains de ces mots, on retrouve le radical ancien "piscis", non altéré, alors qu'il a subi des évolutions phonétiques notables dans le terme "poisson"...
Le nom "poisson" révèle, ainsi, une formation populaire et familière, ce mot n'en paraît que plus précieux : issu du peuple, il a donné, lui-même, lieu à des dérivés : poissonneux, poissonnier, poissonnerie.
En grec, c'est le terme "ichthys" qui désigne le poisson : il est à l'origine de quelques termes savants : "ichtyophage, ichtyosaure, ichtyologie". Ce mot suggère bien, par sa graphie et ses consonnes aspirées, toute l' étrangeté de cet animal lié au monde marin.


Le poisson revêt toutes sortes de formes et de dimensions : certains de ces êtres aquatiques ressemblent à des galets posés au fond de l'eau, d'autres sont hérissés d'antennes aux reflets d'ocres, d'autres brillent de reflets argentés...

Certains s'irisent d'écailles sombres ou luisantes...

Les poissons évoquent, ainsi, le monde de la mer, des odeurs iodées, des embruns, des images de vagues redoublées souvent impétueuses, des images d'infini et de liberté...

Les vagues se hérissent d'écumes, de brumes éblouissantes, la mer fait entendre son chant redoublé, ses murmures infinis, elle déroule ses couleurs variées et nuancées : verts, bleus, ocres, blancs.

Les vagues déferlent sur la grève... et sur le bord, on peut entrevoir ce monde marin, où ondoient des muges, des gobies, du menu fretin.

Le poisson lié à la mer, aux fleuves et aux rivières, à l'eau, à la fluidité des ondes, nous laisse entrevoir des transparences, des clartés, des limpidités, il nous emporte dans les replis des flots, il nous fait rêver à un monde ondoyant, plein de mystères...
Un poisson pour ouvrir le mois d'avril...
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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 16:09
Voici revenu le temps des asperges...

 

Voici revenu le temps des asperges ! Temps si court, si rapide, où nous sont offertes ces pousses délicieuses, qu'on aime savourer à la vinaigrette.

L'asperge annonce le printemps, les beaux jours, elle se cache sous la terre, et il faut la cueiilir dans les profondeurs du sol.

Le mot lui-même révèle des sonorités pleines de douceur, sifflante "s", labiale "p", chuintante "g". Seule la gutturale "r" lui apporte une pointe d'amertume...

Blanche, verte, ou violette, l'asperge est un mets délicat et précieux. Sa saveur pleine de finesse, de fraîcheur, de simplicité nous donne un avant-goût du printemps.

Délices d'asperges ! Pousses sauvages qu'on peut découvrir en pleine nature !

Le mot "asperge", venu du latin "asparagus" et plus anciennement du grec "asparagos", comporte des origines lointaines. Le terme "asparagos", avec sa voyelle "a" réitérée, nous fait entendre des sonorités emplies de poésie : ce mot redondant déroule ses syllabes dans une belle harmonie...

L'asperge a des racines gecques, elle renvoie à un passé mythique, celui de la Grèce antique, "l'asparagos", avec sa finale grecque, nous fait entendre cette langue d'autrefois qui est si présente dans de nombreux mots français !

Le nom "asparagos" nous fait goûter à des sonorités lointaines, exotiques et étranges...

"L'asparagos" nous montre que notre langue est constituée de latin, de grec et que ces langues vivent, encore, dans des mots très simples du quotidien, que tout le monde connaît.

L'asperge, plante grecque et latine était très appréciée par les anciens : elle entrait dans des recettes raffinées qui nous sont parvenues, grâce à Apicius, un célèbre gastronome du premier siècle, par exemple, la Patina de asparagis frigida ou Patina froide d'asperges...
 
  PATINA DE ASPARAGIS FRIGIDA
 Accipies asparagos purgatos, in mortario fricabis, aqua suffundes, perfricabis, per colum colabis. Et mittes <in caccabum> ficedulas curatas. Teres in mortario piperis scripulos VI, adicies liquamen, fricabis, <postea adicies> vini cyathum unum, passi cyathum unum, mittes in caccabum olei uncias III. Illic ferveant. Perunges patinam, in ea ova VI cum oenogaro misces, cum suco asparagi impones cineri calido, mittes impensam supra scriptam. Tunc ficedulas compones. Coques, piper asperges et inferes.
Apicius, Art Culinaire, livre IV, 132
Vocabulaire du texte
 
Traduction :
Patina froide d'asperges
Prenez des asperges bien nettoyées, écrasez-les dans un mortier, arrosez-les d'eau, écrasez-les complètement, et passez au tamis. Mettez <dans un plat> des becfigues vidés. Pilez dans un mortier six scrupules de poivre, ajoutez du garum et triturez, puis un cyathe de vin et un de vin paillé. Mettez trois onces d'huile dans une cocotte où vous ferez bouillir le tout. Graissez une casserole, mélangez-y six oeufs avec du garum au vin et placez-la avec la purée d'asperges dans la cendre chaude. Versez-y la préparation indiquée ci-dessus et disposez alors les becfigues. Faites cuire, saupoudrez de poivre et servez.



L'asperge, appréciée des romains reste un mets de choix : la blanche, la plus délicate, la plus fine est, sans nul doute, la meilleure... L'asperge violette au goût fruité est aussi délicieuse.

Voici revenu le temps des asperges ! Profitons-en pour goûter ce légume de choix, au parfum savoureux ! Source de vitamines, l'asperge contribue à une bonne santé, et à un parfait équilibre nutritionnel.


 
Des recettes antiques :

http://www.domainelacroixdubattut.com/recettes-romaines.html

 

Pour en savoir plus sur l'asperge :

 http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=asperge_nu

 

http://www.marmiton.org/magazine/diaporamiam_asperge_1.aspx

 

 

 

 

Miniature du Moyen-age

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Un tableau de Maria Vos

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Tableau de Adriaen Coorte

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Tableau de Louise Moillon

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