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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 16:40

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Après la tuerie de Charlie Hebdo, des voix se sont élevées, pour accuser les enseignants, l'école de la République : ceux-ci auraient failli, dans leur mission de transmission de valeurs, comme la tolérance, le refus des fanatismes et des intégrismes...

 

Certains journaux semblent mettre en cause le travail même des enseignants... On a pu lire des phrases accusatrices :" Comment avons-nous pu laisser nos élèves devenir des assassins ?"

 

Non, l'école n'est pas coupable, car ces valeurs essentielles de tolérance font partie de la transmission des savoirs : c'est dans les lycées qu'on étudie Voltaire, Victor Hugo, Montesquieu, Aragon et bien d'autres...

 

C'est dans les collèges et les lycées qu'on forme les élèves à la réflexion, à l'esprit critique...

 

On dénonce, souvent, la violence qui règne dans certains établissements scolaires, mais les enseignants se battent, tous les jours, contre cette violence, avec des moyens, souvent, insuffisants.

 

La haine, le mépris, l'apologie de la violence sont, en revanche, l'apanage de nombreux sites sur internet.

Insultes, titres violents et racoleurs influencent certains adolescents qui sombrent dans le rejet du travail, de la discipline, le refus des autorités...

 

La drogue fait, aussi, des ravages dans certains milieux : il serait temps de mener une lutte efficace contre tous les trafics de drogue qui gangrènent les banlieues.

 

Le rôle des enseignants est d'inculquer des valeurs de travail, d'honnêteté, de réflexion : leur rôle est de transmettre le plus de savoirs possibles...

De nombreux sujets sont abordés grâce à l'histoire, discipline essentielle, mais aussi la littérature qui aborde toutes sortes de thèmes : l'éducation, la misère, les injustices, le travail, la critique du fanatisme, etc.


Si les tueurs de Charlie Hebdo ont fréquenté les écoles françaises, ils auraient dû, certes, bénéficier de toutes ces valeurs transmises par les enseignants...

Mais peut-on accuser les professeurs d'avoir failli dans leur tâche ?

 

Ces jeunes djihadistes ont subi, sans doute, tant d'autres influences extérieures : la famille, l'éducation, les médias, internet, de mauvaises fréquentations, des tentations de fausses gloires...

 

Comment lutter contre toutes ces influences extérieures ? Le travail des enseignants est de plus en plus complexe, dans une société en perpétuelle mutation...

Pour lutter contre les fanatismes, il est indispensable de promouvoir la culture, souvent mise à mal, dans nos sociétés, mais il faut aussi que les parents jouent leur rôle, ne démissionnent pas devant certains problèmes, que les pouvoirs politiques luttent contre les trafics de drogues servant, parfois, à alimenter le terrorisme...

 

Les enseignants sont là pour nourrir la culture, la réflexion, l'épanouissement de l'individu.

On ne peut les rendre responsables de tous les maux et de toutes les misères qui accablent nos sociétés : la délinquance, la drogue, le chômage...

 

Les enseignants sont guidés et mus par l'idée d'égalité, leur objectif est de montrer l'importance de la culture, de la réflexion et l'épanouissement que peuvent apporter la raison, les savoirs, l'esprit critique.

 

Les enseignants, souvent abondonnés et livrés à une multitude de problèmes, doivent retrouver, aussi, une reconnaissance perdue : leur métier doit être, enfin, remis à l'honneur, considéré, valorisé, soutenu par les instances politiques.



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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 17:07

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La dernière Une du journal Charlie Hebdo mettait en avant l'idée de pardon, on y voit le prophète Mahomet sous l'inscription, "Tout est pardonné". Il tient une pancarte où il est écrit : Je suis Charlie... Cette image insistait, non sans une certaine povocation, certes, sur la notion de pardon et de paix essentielles, dans toutes les religions... mais des manifestations ont eu lieu, un peu partout, dans une dizaine de pays musulmans pour protester contre la Une de l'hebdomadaire satirique. Dix personnes ont été tuées au Niger. Le centre culturel français a été incendié...

 

A l'idée de pardon, certains répondent par une haine exacerbée : comment l'admettre et le comprendre ?

Face à de telles réactions, on peut s'inquiéter de la tournure des événements : des journalistes de Charlie Hebdo, des policiers français ont été tués, ainsi que des anonymes.

 

Mais devant ces victimes, la compassion n'est même pas de mise, pour un certain nombre de musulmans : c'est la haine qui l'emporte encore !

Alors que le conseil du culte musulman a condamné fermement ces attentats, on voit, sur certains journaux, certaines personnes de confession musulmane refuser toute compassion et continuer à manifester une haine virulente contre le journal qu'ils incriminent !

 

"Pas de pardon" disent certains ! La religion musulmane serait-elle une religion de haine et de rancoeur ?

 

Je suis inquiète, face à la montée des intégrismes : même en France, il semble que le fanatisme gagne du terrain : on voit de plus en plus de femmes qui portent le niqab, certaines de ces femmes musulmanes refusent de se faire soigner par des médecins qui sont des hommes, certains ont refusé de se conformer à la minute de silence, en l'honneur des victimes des attentats.

 

Oui, je suis inquiète pour ma France, pour mon pays : en France, selon ma culture, le pardon est une notion essentielle : quand des gens ont été massacrés, assassinés de manière indigne, on s'incline devant ces morts, on les respecte...

 

En France, on admet la critique des religions et celui qui ne veut pas lire Charlie Hebdo est libre de ne pas l'acheter... Dans les pays musulmans, ce journal est, sans nul doute, interdit...

 

Si ces caricatures sont un prétexte à manifester haine et rejet, on ne peut que s'indigner !

Oui, il faut défendre la liberté d'expression, celle de critiquer tous les fanatismes et tous les intégrismes !

Oui, il faut défendre notre culture, les idées de Voltaire, celles de Hugo, défendre l'humanisme, le vrai, il faut dénoncer les fausses religions fondées sur des principes archaïques, des superstitions d'une autre époque !

 

Il est temps pour l'islam d'évoluer, comme les catholiques l'ont fait : sans cette nécessaire évolution, des conflits vont renaître partout !

Il est temps de refuser la haine, le mépris, il est temps de réagir contre tous les fanatismes qui sont indignes et abjects !

Il est temps de comprendre qu'en France nos valeurs ne peuvent se soumettre à des diktats religieux, nos valeurs sont celles de la réflexion, de la liberté, de la critique, de la satire...

 

Nous sommes et nous devons rester les dignes héritiers de Rabelais, de La Bruyère, de Molière, tous ces satiristes qui nous ont nourris, et qui n'ont pas hésité à dénoncer les religions et leurs dérives !

 

"Dieu est grand" disent certains... à ceux-là, je réponds : "La liberté d'expression est bien plus grande et plus précieuse, encore!"

 

Notre devoir est de défendre ce droit à la liberté qui est essentiel dans notre culture...

 

 

Un rappel : Les musulmans modérés sont nombreux en France, ils doivent faire entendre leur voix : condamnation de ces attentats par les autorités musulmanes de France :

http://videos.tf1.fr/jt-20h/2015/ch...

 

 

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Published by rosemar - dans religion fanatisme
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 17:59

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Plein d'élégance, le mot "cygne" semble imiter, par sa graphie, l'aspect gracile de l'oiseau : le "y" semble dessiner le cou élancé et subtil de l'animal...

 

Ce mot venu directement du grec, "kuknos" remonte à des temps très anciens, l'époque des dieux d'Homère, celle où l'on voyait, dans les arbres et les oiseaux, des images divines...

 

Le cygne ne semble-t-il pas d'essence divine ?

 

Les sonorités très douces de sifflante, de nasale palatale suggèrent le léger glissement du cygne sur les ondes...

Le cygne ne symbolise-t-il pas la grâce, le charme ? Ses plumages de blanc ou noir lui font une parure somptueuse...

 

Le cygne ne représente-t-il pas la pureté des formes, dans la courbure du cou, dans le corps effilé, dans la façon majestueuse de se déplacer ?

Le cygne se reflète dans l'eau et nous fait voir des doubles ondoyants.... Quelle élégance dans ces jeux d'eaux, ces images troublées, et répétées !

 

Quelle harmonie dans les couleurs contrastées de l'eau sombre et la parure immaculée de candeur du cygne !

 

Les eaux sombres nous disent la pureté du plumage... Les eaux sombres nous révèlent la candeur de l'oiseau, des embruns de clarté, des éclairs lumineux...

 

Quelles lignes épurées et élancées, quels envols de blancs !

 

Le bec rosé bordé de noir sertit l'oiseau d'un masque de mystère...

 

Le cygne noir se pare d'un bec couleur de pourpre... devient un éclat de feu et de braise sur un noir de jais.

L'oiseau se meut sur les ondes, en majesté, il apaise les âmes et les coeurs, il enchante les yeux.

 

Symbole de lumière, de purété, le cygne est l'oiseau d'Apollon, le dieu solaire de la poésie...

 

Comment ne pas être ému par la beauté, la sérénité de cet oiseau aux teintes d'opale ou de cendres ?

 

http://youtu.be/Yej7GLtdkaw

 

 

http://youtu.be/b44-5M4e9nI

 

 

http://youtu.be/8VxmaZFms_E

 

 

http://youtu.be/CRhnXjlqfrw

http://youtu.be/IkiAiDrXGfg

 

 

 

 

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 17:07

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Dans les collèges et les lycées, quelques élèves ont jugé bon de boycotter ou de perturber la minute de silence, consacrée aux victimes des attentats des 7 et 8 janvier.

 

Peut-on admettre de tels refus ? Peut-on dénier l'hommage d'une minute de silence à des gens, des journalistes, mais aussi des anonymes, des policiers qui ont été lâchement assassinés, avec des armes de guerre ?

 

Une minute de silence, une minute de respect, est-ce trop demander ?

 

Accorder respect, honneur à des gens qui ont été victimes d'attentats sciemment organisés, ressemblant à des actes de guerre, n'est-ce pas le moindre des hommages ?

 

On entend, ici et là, des voix s'élever pour dire qu'on ne peut pas demander à certains adolescents de se plier à cette règle et cet usage !

 

Pourquoi ? Parce que les journalistes de Charlie Hebdo ont publié des caricatures dénonçant la religion islamiste ?

Doit-on, pour autant, leur refuser ce simple hommage ?

 

Ils ont été asassinés, dans des conditions horribles, qui font penser à des actes de guerre, par des terroristes armés de kalashnikov...

 

D'autres personnnes ont été tuées, au cours de ces attentats, dans des circonstances aussi horribles : une policière, des anonymes, deux autres policiers.

Est-ce humain de leur refuser une petite minute de silence et une pensée émue pour leurs proches et leur famille ?

Non, je ne le pense pas : la pitié, la compassion, le soutien aux familles exigent cet hommage !

 

Refuser une minute de silence solennelle, c'est refuser tout simplement le respect dû à des gens morts, dans des circonstances tragiques.

 

La Une de Charlie Hebdo publié, après le mort des journalistes, était aussi, non sans une certaine provocation, bien sûr, un message de pardon et d'humanisme...

Oui,, l'humanisme impose le respect de victimes indignement assassinées, oui, on leur doit compassion, on doit à leur famille un soutien et une solidarité.

 

Certains adolescents refusent, aussi, de se plier à l'autorité des enseignants, contestent leurs notes, leurs punitions : jusqu'où va-t-on aller ?

Jusqu'à dénier des valeurs comme la compassion, la solidarité, le respect de victimes assassinées, dans de véritables attaques ?

 

Jusqu'où va-t-on aller ?

 

Faut-il que certains se croient, même, autorisés à mépriser, à dédaigner des victimes de la violence, du fanatisme aveugle, de l'inconscience ?

 

 

 

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 17:42

blasphème manif en l'honneur des tueurs de charlie h paki

 

Le blasphème est une notion religieuse ancienne : il s'agit d'une insulte faite à la religion, à un Dieu : le mot vient du grec, il est composé de deux éléments, le verbe "blapto, nuire, léser" et le nom "phémé, la parole"...

 

A l'origine, le blasphème passe par le message, la parole, le verbe, au sens premier du terme...

 

Il peut s'exprimer, aussi, par des dessins qui ont valeur de message, des caricatures qui utilisent l'outrance, l'exagération.

Le blasphème est de l'ordre de la parole, du message, il se moque de la religion, mais n'est pas une incitation à la haine, ni au crime...

 

Le blasphème est dénonciateur, il vise à désacraliser la religion, mais il n'est pas un délit, ni un crime.

 

Certains ont voulu comparer les propos de Dieudonné, sur les juifs, aux caricatures de Charlie Hebdo : peut-on les mettre sur le même plan ?

 

Les déclarations de Dieudonné sur les camps de concentration dont il semblait regretter la disparition sont-elles du même ordre que des satires religieuses ou des caricatures du prophète Mahomet ?

 

Regretter les camps de concentration pour viser un adversaire de confession juive, n'est-ce pas, là, une incitation au racisme et au meurtre ?

 

Les caricatures de Mahomet relèvent d'une forme de provocation, de dénonciation d'une religion qui refuse et stigmatise le blasphème, mais elles ne sont pas une incitation au crime...

La liberté d'expression doit passer par un refus de tout ce qui peut orienter vers un désir de vengeance criminelle.

 

On doit pouvoir se moquer, ridiculiser autrui, sans pour autant inciter à l'horreur du crime...

Le blasphème, lui-même, n'est pas un crime : il vise le domaine religieux, la divinité, mais ne pousse pas au meurtre...

 

Si dans certains pays musulmans, le blasphème est encore considéré comme un crime, passible de la peine de mort, c'est une aberration...

La religion islamique doit évoluer, comme notre religion l'a fait : le blasphème pouvait être, autrefois, puni de mort, en France, mais cette condamnation du blasphème appartient au passé...

 

On voit, là, toutes les fractures de notre monde : les religions sont, elles aussi, fracturées, divisées... La religion catholique admet le blasphème, l'islamisme le considère comme le péché suprême...

 

Il serait temps, sans doute, que la religion islamique évolue, car le blasphème ne peut être considéré comme un crime, il exprime une liberté qui doit être accessible à chacun... la liberté de penser, de rire, de plaisanter, de s'exprimer ! la liberté de vivre !

 

Il faut admettre que le blasphème est, désormais, une notion périmée : on ne peut pas s'y référer pour tuer, condamner des gens à mort...

 

 

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charlie he

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by rosemar - dans religion histoire
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:28

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Beau texte qui dénonce le fanatisme et l'intolérance, cette chanson, écrite par Alain Souchon, intitulée Et si en plus il n'y a personne, souligne, avec force et subtilité, toutes les incohérences des religions : au lieu d'apporter un réconfort, elles en viennent, parfois, à provoquer des conflits, des haines irréconciliables, elles sont, aussi, un instrument de manipulation redoutable...

 

La chanson s'ouvre sur trois prénoms : "Abderhamane, Martin, David", trois prénoms représentatifs des religions les plus répandues : mis sur le même plan, les trois prénoms devraient signifier une unité, une harmonie, une union...

 

Et, c'est, pourtant, la division qui l'emporte, comme le prouve la suite de la chanson.

 

Après ces apostrophes, qui interpellent chaque lecteur, l'expression : "Et si le ciel était vide" montre toutes les incohérences, la vanité des conflits religieux qui peuvent opposer les uns et les autres... On se bat, en fait, pour une entité hypothétique...

 

L'énumération qui suit restitue toutes les coutumes religieuses : "Tant de processions, tant de têtes inclinées, Tant de capuchons, Tant de mains pressées, Tant de prières empressées." L'anaphore de l'adverbe d'intensité "tant" souligne des pratiques parfois outrancières, un certain fanatisme.

 

Au passage, à l'intérieur de cette énumération, Alain Souchon nous rappelle, aussi, "les peurs" liées, depuis des siècles, à la religion, peurs entretenues, savamment, par les instances religieuses et politiques.

 

Le but est de dominer les peuples, de les asservir, ce que suggère le mot "démagogues" qui rime avec le terme "synagogues".

 

La chanson évoque, également, tous les cantiques religieux visant à endormir le peuple, à le soumettre, par des "musiques antalgiques", belle expression imagée qui insiste sur l'idée d'endoctrinement...

 

L'antithèse "tant de compassions, tant de révolvers" vient montrer que, derrière des apparences chaleureuses, se cache, parfois, une religion de haine, de violence : le fanatisme peut conduire au pire, à des actes monstrueux et inhumains...

 

On entend, ensuite, des prières représentatives de toutes les religions : "Arour hachem, Inch Allah, Are Krishhna, Alléluia", autant de références à Dieu, à sa puissance, sa volonté, sa bonté...

 

Mais des images de violence apparaissent, soudain : "Toutes les balles traçantes, Toutes les armes de poing."
On perçoit, enfin, les causes et les conséquences du fanatisme : "Toutes les femmes ignorantes, ces enfants orphelins, ces vies qui chavirent, ces yeux mouillés."

 

Et, derrière, transparaît "le vieux plaisir de zigouiller", inhérent à l'être humain. Cette expression triviale, familière vient renforcer l'idée de violence et de haine...

Le refrain vient insister, encore, sur l'inanité de tant de ferveurs et d'antagonismes : 

"Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne..."

L'angélus ou prière de l'ange met en évidence tous les bienfaits que devrait apporter la religion, mais c'est, trop souvent, l'intolérance qui l'emporte...

 

Ce texte contient l'essentiel : on y perçoit la collusion des pouvoirs religieux et politiques, les ravages provoqués par le fanatisme, la soumission et l'aveuglement des peuples...

La mélodie lancinante et entraînante, à la fois, souligne les douceurs inspirées par les religions et la façon dont elle sont dévoyées et détournées par la violence des hommes.

 

http://youtu.be/JvkMnHXtHzc

 

 

 

 

 

 

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 Photos : rosemar



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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 17:07

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La liberté semble accessible à tout le monde, dans nos sociétés modernes... Et, pourtant, sommes-nous vraiment libres ? Nous sommes, tous, en fait, conditionnés par différents facteurs : nos gènes, notre éducation, notre milieu social, notre environnement, notre religion, parfois...

 

Pouvons-nous vraiment choisir ?

 

Nous naissons, avec des traits de caractère, nous sommes façonnés par des habitudes de vie, par notre famille, nos parents...

 

Comment échapper à ces conditionnements divers ? Je suis, moi-même, née dans une famille modeste, j'ai un comportement qui correspond à ce milieu : une certaine retenue, une pudeur, une discrétion qui était déjà celle de mes parents.

 

J'ai des amis issus d'un autre milieu plus aisé : on perçoit, aussitôt, leur assurance, leur volonté de s'imposer, de briller, parfois...

 

Si le milieu social nous influence, nous sommes aussi pétris d'habitudes acquises pendant l'enfance, et nous avons des traits de caractère qui sont ancrés en nous.

 

Bien sûr, la vie nous modèle, nous évoluons, au gré de nos découvertes et de nos rencontres...

Mais, le plus souvent, les grandes lignes sont tracées, dès le départ.

 

Un grand nombre d'éléments nous influencent et nous impulsent telle ou telle conduite à adopter.

J'ai, de plus en plus l'impression que nous ne sommes pas libres, que de nombreux chemins sont fixés d'avance...

 

Plus tard, le travail que nous avons choisi d'exercer nous façonne, nous donne des habitudes de penser, de réagir...

Un professeur de mathématiques pense, souvent, en fonction de statistiques, un professeur de lettres est sensible aux mots, à la poésie...

 

Le travail, quoi qu'il en soit, nous enlève, aussi, une part de notre liberté : que de temps passé à travailler, à corriger des copies, pour un professeur !

Le travail peut, certes, nous apporter un épanouissement et un accomplissement, mais il occupe beaucoup trop de temps de notre vie.

 

Soumis à des contraintes diverses, celles du travail, de la vie quotidienne, du milieu social, pouvons-nous y échapper ?

 

Encore avons-nous la chance de vivre dans une société de relative liberté : il faut imaginer la soumission des femmes dans certaines sociétés, et même en France, les femmes musulmanes doivent se plier, parfois, à des contraintes vestimentaires, elles doivent subir l'autorité masculine et sont obligées de filer droit.

Dans ce cas précis, la liberté se réduit, encore plus, à peau de chagrin...


Ainsi, notre vie est modelée par de nombreux facteurs qui nous influencent, dans de nombreux domaines... et nous ne pouvons y échapper : dès lors, les gens ne sont que le reflet de leur éducation, de leur milieu social.

 

La liberté existe-t-elle ? La liberté qui nous est accessible, dans nos sociétés, c'est celle de nous cultiver, celle d'apprendre, pour progresser dans la connaissance du monde, de soi, et des autres...

Que chacun en prenne conscience : la liberté passe par la culture, l'acquisition du savoir, la réflexion qui en découle...

 

C'est la connaissance qui permet un épanouissement personnel, c'est elle qui nous fait avancer, apprécier le monde qui nous entoure... C'est la raison qui nous offre la possibilité de lutter contre les fanatismes, le racisme, les propagandes en tous genres...

 

 

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Photos : rosemar



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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 17:39

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"La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers. Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu. Il porte un nom. Un nom d'une blancheur éclatante. Neige."

 

C'est ainsi que Maxence Fermine décrit la neige et ses flocons, dans un de ses romans, intitulé Neige.

Le flocon nous fait voir sa légèreté, son évanescence : sonorité de douce fricative au début, prolongée par la consonne "l", voyelle "o" dupliquée sous une forme nasalisée... les sonorités mêmes du mot nous font entrevoir la finesse et la délicatesse des flocons qui virevoltent.


Certains flocons sont plus compacts, plus épais et plus lourds, ils tombent en amas et on entend leur chute sur le sol : la consonne gutturale "c" au centre du mot nous fait percevoir cet éclat...

 

Des étoiles blanches apparaissent, des images de neiges en éclats dispersés, des embruns de blancs, des écumes étincelantes...

 

Un ballet incessant de plumetis couvre les paysages et les jardins... images soudain irréelles et mystérieuses de l'hiver.

 

L'horizon s'enlumine de teintes pâles, ouatées, feutrées....Un rideau de lumières envahit l'espace...

 

Léger, le flocon se multiplie à l'infini et peut former des écrans de candeurs, des entrelacs qui inondent le ciel, le transforment en un tissu ondoyant, satiné, perlé d'étoiles...

 

Le flocon nous montre toute la beauté de l'hiver : des éclats glacés, des couleurs atténuées, des contrastes de noirs et de blancs.... arbres sombres, ténébreux, entourés de lumières !

 

Les arbres se couvrent de ces amas de soie blanche, se parent de teintes nouvelles, et montrent toutes les harmonies de l'hiver.

 

Effet de clair-obscur produit par la neige !

 

Issu d'un mot latin "floccus" qui désignait une touffe de laine, le "flocon" a encore ce sens en français, mais le plus souvent ce terme est associé à la neige...

 

Flocons tourbillonnants dans l'air vif, pluie de l'hiver, les grains s'éparpillent et couvrent les paysages, de leurs embruns.

 

Les grains se rassemblent en couche compacte, sur le sol, les grains forment des tapis lumineux qui crissent sous nos pas...

 

Les flocons virevoltent dans l'air de l'hiver, rideaux de candeur, éclats de lumières.

 

Le mot nous éblouit de ses volutes lumineuses, de ses embruns de clartés...

 

 

http://youtu.be/ApwA8l8khhk

 

http://youtu.be/oXH4ihMfUKM

 

 

 

 

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Photos : auteurs : Serge Melki  / Stohrfoll / Wuhazet  creative commons

 



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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 16:47

 

charlie he

 

Des hommes et une femme sont morts, dans une tuerie qui ressemble à un acte de guerre : la rédaction de Charlie Hebdo a été décimée : 12 victimes, dont deux policiers, plusieurs blessés, gravement atteints... Si la solidarité s'est affirmée un peu partout, en France et à l'étranger, certains ne peuvent s'empêcher de déverser leur haine...

 

"Les victimes étaient des nantis, des privilégiés, ils seraient même responsables de leur propre mort, ils sont allés trop loin dans la satire et la critique des religions..." Certains parlent "de provocations gratuites", certains affirment que "ces journalistes n'ont jamais travaillé" ! On les présente, parfois, comme des "parasites" de la société...

 

Des propos et des articles haineux sont publiés sur internet : aucun respect des victimes, aucune compassion pour les proches et les familles des victimes de cette tuerie.

 

Certains se complaisent à ajouter de la haine à la haine : pourtant, ceux qui ont commis ces actes barbares ont fait preuve d'une violence inouie : ils ont même tué, à bout portant, un policier qui était à terre : ce n'était pas un "nanti", ce policier !

 

D'autres se lancent, déjà, dans des théories du complot non vérifées : non, ce ne serait pas des djihadistes qui auraient massacré les journalistes de Charlie Hebdo mais des représentants d'un gouvernement mondial chargé d'instaurer le chaos en France et ailleurs...

 

On déverse un flot de haine contre des gens, des journalistes qui ont été tués froidement : aucune empathie, c'est comme si la mort de ces gens ne valait aucune compassion...

 

Pourquoi tant de mépris et de rejet ? Pourquoi tant de dénis des réalités ? Alors que des êtres humains viennent d'être massacrés, que leurs corps ne sont pas encore enterrés, pourquoi certains s'attachent-ils à les conspuer, à les dénigrer ?

 

D'autres se livrent à des parallélismes : les victimes de la crise sont bien plus nombreuses : victimes du chômage, certains se suicident, vivent des situations difficiles, certains SDF meurent dans la rue.

Oui, c'est horrible, inadmissible, intolérable et on n'en parle pas suffisamment, souvent...


Mais est-il permis, pour autant, de vilipender des journalistes qui viennent d'être assassinés froidement, dans un carnage effroyable ?

 

Internet permet, ainsi, un défoulement et un déferlement de haine inouie...

Des familles ont été frappées par des assassinats remplis de violence : ne méritent-elles pas notre soutien et notre respect ?

 

Faut-il, encore, ajouter de la violence à la violence ? Faut-il surenchérir sur la haine ?

 

Les journalistes de Charlie Hebdo n'ont jamais appelé au meurtre : si leurs caricatures étaient virulentes, grossières parfois, elles ne visaient qu'à dénoncer les religions et leurs dérives, l'intégrisme, le fanatisme aveugle.

 

 

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 10:37

 

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Aigues vertes ! Cristes marines ! Vagues ondoyantes !

 

Le mur du jardin s'illumine de mousse, à l'approche de l'hiver : ce tapis soyeux se répand en vagues de verts, en tourbillons variés...

 

La mousse semble s'écouler, en ruisseaux, sur la roche, elle dessine des archipels, des volutes harmonieuses, des formes étranges.

Des teintes nuancées apparaissent, des camaieux de verts, verts foncés, pâles, anisés ou terreux...

 

Ces cascades et cascatelles ruissellent sur les murs, on en perçoit la douceur infinie, sur la roche calcaire.

On touche, des yeux, la finesse de la mousse, ses embruns pleins d'éclats, un tissu velouté et ondoyant.

On admire des broderies, des festons, des nids d'abeilles... 


La mousse, parfois épaisse et lourde, parfois plus légère et dentelée, dévale le mur, le transforme en un tableau de l'hiver, plein de charme et de splendeurs.

 

Quelques brindilles se dispersent, en écheveaux plus clairs, sur le vert de la mousse... 

Le ruisseau semble emporter ces brindilles, dans un courant tempétueux... images de montagne, d'une nature intacte.

 

La mousse offre, aussi, de petits bouquets qui s'épanouissent, telles des fleurs de l'hiver.

Le mur se pare de friselis, de frémissements, d'ondes ruisselantes : il resplendit, sous les éclats de verts, il devient pierre de soie, pierre de lumières.

Le mur devient un paysage : on entrevoit des éclaboussements d'îles, des bouquets d'arbres, des reliefs, des terres verdoyantes...

Le mur s'éblouit de motifs étranges, d'ondoyances, de lacs, de champeaux, de clairières...

 

 

 

http://youtu.be/PuyYc0gINbU

 

http://youtu.be/L25hMOeXvg0

 

http://youtu.be/MvQROitrwuE

 

 

 

 

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