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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 14:54
Nicolas Sarkozy ou le triomphalisme facile...

Le voilà revenu, triomphant et superbe, après les élections départementales... Nicolas Sarkozy s'est livré à une déclaration où il affiche la victoire de la droite, lors de ces élections.


Il affirme ainsi : "Les français ont massivement rejeté la politique de François Hollande et de son gouvernement, le désaveu à l'égard du pouvoir est absolument sans appel... jamais, une majorité n'avait perdu autant de départements, jamais un pouvoir en place n'avait suscité une telle défiance et un tel rejet, au fond, jamais, une politique n'avait autant incarné l'échec à tous les niveaux... L'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera."

Oui, la droite a remporté de nombreux départements, oui, la politique du gouvernement en place déçoit, oui, les français sont inquiets, notamment face à la montée du chômage...

Mais, ces élections locales sont-elles représentatives de l'ensemble de l'électorat ? Une fois de plus, c'est l'abstention qui triomphe, c'est l'abstention qui révèle une certaine méfiance des français à l'égard des hommes poltitiques...

Qui peut s'en satisfaire, qui évoque ce problème, alors qu'il mine notre "démocratie" ?

L'abstention atteint le taux impressionnant de plus de 50 % : la moitié des français n'ont pas voté !

"L'alternance est en marche", déclare Nicolas Sarkozy...

Mais qui souhaite encore cette alternance et peut-on parler d'alternance ? Nicolas Sarkozy a été évincé du pouvoir en 2012, lors des élections présidentielles : il avait, lui-même, échoué dans son action politique, à tous les niveaux : déficits, dépenses inconsidérées, une droite déchirée par
des conflits internes...

Et voilà qu'il ressort de sa boîte, pour faire des promesses qui paraissent bien illusoires...

"Nous mettrons fin aux dépenses publiques inutiles, nous maîtriserons les impôts, nous lutterons contre l'assistanat, nous donnerons toujours la priorité au développement économique, nous allons renforcer l'unité de notre famille politique... L'espoir renaît pour la France", a-t-il ajouté...

Ce discours très politique s'adresse à des militants convaincus, mais les français en ont assez d'entendre de vaines promesses.

Dans une déclaration, tout homme politique devrait prendre en compte le taux d'abstention et devrait le regretter...

Se targuer d'une victoire écrasante, en ces circonstances, est une fanfaronnade.

Nicolas Sarkozy a, lui aussi, déçu, lorsqu'il tenait les rênes du pouvoir, il avait, lui aussi, fait de vaines promesses...

Comment pourrait-il ne pas décevoir, à nouveau ?

Encore une fois, ces élections départementales sont révélatrices de l'état d'esprit des français : déçus par la droite, déçus par le parti socialiste, ils ne savent plus pour qui voter : dès lors, ils se mobilisent seulement, pour des élections où l'enj
eu est plus important...

"On a gagné ce deuxième tour", disent les responsables de la droite, mais, en fait, personne n'a réellement gagné : c'est l'absentéisme et ce sont les désillusions qui l'emportent, encore, dans ce scrutin...

Nicolas Sarkozy ou le triomphalisme facile...
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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 15:09
Crash de l'A 320 : une forme de terrorisme moderne...

 

La catastrophe de la Germanwings semble bien être, désormais, un acte délibéré et prémédité : le copilote a pécipité l'avion sur une montagne, afin de pulvériser l'A 320. On a parlé de suicide, mais ce mot est il approprié, dans la mesure où ce pilote a entraîné avec lui, la mort de 150 passagers ?


Quand on sacrifie la vie de nombreux passagers, des bébés, des adolescents, des femmes, des hommes, et l'équipage entier d'un avion, comment nommer un tel acte ?

On songe, évidemment à une forme de terrorisme aveugle qui s'attaque à des innocents...

Les passagers de l'A 320 sont morts dans des conditions atroces, leurs corps ont été pulvérisés, leur vie anéantie en un instant, par le geste d'un seul homme qui a dû se sentir tout puissant lors du passage à l'acte.

"Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s'en souviendra", avait un jour déclaré ce copilote à Maria W., une hôtesse de l'air de 26 ans, et une ex-petite amie. 

Rêve de notoriété, de gloire, de reconnaissance, ce pilote voulait accomplir une sorte de destin d'exception...


Et, pour ce faire, il n'a pas hésité à commettre la pire des atrocités : tuer 150 personnes à l'aveuglette, comme peuvent le faire des terroristes fanatisés, des djihadistes, à la recherche d'une gloire illusoire.

Il a voulu, intentionnellement, précipiter, dans la mort, des innocents, il n'a pas hésité à interdire l'accès du cockpit au commandant de bord, à actionner le bouton de descente de l'avion qui le conduisait inéluctablement au crash.

Bien sûr, il savait qu'il allait mourir lui aussi, comme un djihadiste qui commet un attentat : il était là pour mourir, pour accomplir un acte de destruction et de terreur, il était là, pour tuer et trouver une forme d'auréole et de gloire.

J'avais intitulé un premier article consacré à cette catastrophe : "suicide ou attentat" ? En fait, l'acte perpétré par ce jeune pilote ressemble davantage à un attentat qu'à un suicide : il a accompli un geste de destruction, il a massacré des innocents, des gens qui, eux, avaient choisi de vivre.

Il a assassiné dans les pires conditions, par surprise, des gens, des êtres humains sans défense.

Son geste peut, sans doute, s'expliquer par des frustrations : difficulté d'exercer son métier, déception amoureuse ? mais il ressemble à s'y méprendre au geste d'un terroriste.

Sa quête de gloire posthume y fait songer également : une soif de reconnaissance, un désir de compenser des frustrations...

On voit bien que ce pilote a agi comme un terrorriste, certes, il n'a pas été manipulé, ni fanatisé, mais peut-être s'est il inspiré des attentats du 11 septembre pour commettre cet acte fou...

Certes, il était peut-être sous l'emprise de psychotropes...

Certes, il ne défendait pas une religion ou une "cause", si ce n'est sa propre cause : l'ambition de faire parler de lui, et de passer à la postérité.

Mais, sa passion de l'aviation et du pilotage l'a conduit au pire...

Il s'agit bien d'un crime qui s'accompagne d'une mise en scène de la mort de 150 personnes tuées avec une certaine froideur.

 

C'est terrifiant...


 

Crash de l'A 320 : une forme de terrorisme moderne...
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 17:25
La peur, une des composantes du registre fantastique...

 

Le registre fantastique vise à susciter la peur, l'angoisse : il se développe, particulièrement, au XIXème siècle, grâce à des auteurs célèbres, comme Maupassant, Edgar Allan Poe, Balzac, Barbey d'Aurevilly, Théophile Gautier, H.G. Wells, Mary Shelley, Oscar Wilde...



"Le rideau cramoisi, Le portrait de Dorian Gray, Les contes du jour et de la nuit, Frankenstein, La morte amoureuse, La main d'écorché, La peau de chagrin, Le Horla", autant de titres qui résonnent en nous et qui nous rappellent des récits pleins de mystères.


Le mot "fantastique" vient d'un adjectif grec, "phantastikos", "capable d'imaginer" : cette notion est donc associée, dès les origines, à la capacité d'imaginer...

Mais curieusement, le fantastique est toujours ancré dans le réel : il fait, souvent, intervenir un témoignage à la première personne, qui paraît crédible, authentique. On trouve, au début du récit, des indications de temps et de lieux, parfois précises, qui permettent d'insérer l'histoire dans le réel.

Le fantastique se met en place progressivement : l'auteur situe souvent l'action dans un lieu isolé, coupé du monde extérieur : un vieux château, une forêt, un cimetière, une maison à l'écart....

Le moment fantastique par excellence, c'est bien évidemment, le soir, la nuit, le moment où le jour bascule, où tout devient flou et incertain...


Un des procédés essentiels de ce registre est la personnification : les objets, les paysages semblent, mystérieusement, dotés de vie, de sentiments, ce qui instaure une inquiétude, un trouble. Dans certains textes, on voit ainsi des "nuages éperdus de peur" s'enfuir sur l'horizon.

Le narrateur transfère la peur qu'il éprouve lui-même sur le paysage : on parle, parfois, de paysage-état d'âme.

La peur est donc, souvent, une des composantes essentielles du fantastique : le champ lexical de l'angoisse s'amplifie au fil du texte, la peur se fait de plus en plus présente, elle se traduit physiquement par des termes très forts, des hyperboles " tressaillir, terreur profonde, une épouvante, un gémissement de souffrance..."

La peur peut transparaître, aussi, dans la syntaxe : phrases nominales, très brèves, exclamations, interrogations.

Enfin, le fantastique fait hésiter, sans cesse, le lecteur entre une interprétation rationnelle des événements et une explication surnaturelle : le lecteur oscille entre ces deux possibilités, entre rêve et réalité...

Par exemple, un portrait semble s'animer sous les yeux du narrateur : est-ce un effet d'optique, un rêve ou est-ce que le personnage du portrait renaît à la vie, sublimé par l'oeuvre d'art ?

L'auteur peut utiliser, également, des mots qui marquent l'incertitude : "peut-être, probablement, il semble..."

Les thèmes fantastiques sont multiples : amour et mort sont souvent associés, entrelacés, on croit parfois assister à la résurrection d'un personnage, la folie peut intervenir, des femmes fatales sont mises en scène : elles provoquent leur propre malheur ou suscitent des destins tragiques... d'une beauté indescriptible, elles fascinent le narrateur, font naître des passions démesurées.


On hésite, souvent, dans le fantastique, entre la véracité d'un témoignage et le délire d'une personnalité.


Cette hésitation provoque un trouble dans l'esprit du lecteur...

Ainsi, le fantastique nous mène de la réalité vers un monde surnaturel, il nous intrigue, crée une attente, une angoisse, des interrogations...




Quelques exemples :


La nuit, une nouvelle de Maupassant :


http://fr.wikisource.org/wiki/La_Nuit_%28Maupassant%29


La main d'écorché, autre nouvelle :


http://fr.wikisource.org/wiki/La_Main_d%E2%80%99%C3%A9corch%C3%A9


La chevelure :


http://fr.wikisource.org/wiki/Toine_%28recueil%29/La_Chevelure

 

Un article sur Le portrait ovale, de E A Poe :

 

http://rosemar.over-blog.com/article-le-portrait-ovale-d-e-a-poe-fantastique-et-oeuvre-d-art-109709759.html

 


 

La peur, une des composantes du registre fantastique...
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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 15:44
La rigueur allemande mise à mal, après le crash de l'A 320...

 

 

Après la tragédie de l'airbus de la Germanwings, filiale de Lufthansa, on est en droit de se poser bien des questions sur la fiabilité du copilote qui a pécipité l'avion sur une montagne : apparemment, le jeune homme avait été victime d'une grave dépression, en 2009, lors de son instruction, il était même l'objet d'un suivi médical.

Dès lors, pourquoi ce pilote, à la santé fragile, n'avait-il pas été interdit de vol ?

Un pilote a sous sa responsabilité des passagers, un équipage, des enfants, des adolescents : peut-on admettre qu'un pilote au passé médical assez lourd ait été autorisé à poursuivre une activité qui implique une parfaite maîtrise de soi ?


On perçoit, là, des failles dans la "rigueur" allemande, tant vantée, dans de multiples domaines.


En l'occurrence, la compagnie qui employait ce pilote, la Lufthansa n'a pas pris la mesure des difficultés d' Andréas Lubitz et l'a autorisé à voler sur des avions de ligne, de manière inconséquente.


Qui plus est, le pilote aurait caché qu'il était en arrêt de travail, le jour du drame ! Comment est-ce possible ?

Tant de dysfontionnements font froid dans le dos !


De toutes façons, les révélations concernant Andréas Lubitz sont vraiment inquiétantes, ce copilote était malade et prenait un traitement médical. Il avait fait une grave dépression.

 

Quand on connaît les effets délétères des psychotropes sur la santé, comment a-t-on pu laisser sa licence à ce pilote ? Comment a t-on pu l'autoriser à prendre les commandes d'un avion de ligne ? Comment a-t-on même pu l'engager en tant que pilote ?

Les psychotropes peuvent avoir des effets neurologiques très graves, on le sait : il est inadmissible qu'on n'ait pas décelé des manques, des difficultés inhérentes à ces substances...

 

La compagnie qui employait Andréas Lubitz a une lourde part de responsabilité dans cette tragédie : elle aurait dû, sans doute, suspendre ce pilote qui n'était plus à même d'assurer ses fonctions.


Après cette catastrophe, la rigueur, le sérieux légendaires des allemands apparaissent bien fragiles : on peut parler, dorénavant, d'une grande négligence...

 

La compagnie Lufthansa se retrouve sur le banc des accusés : on ne peut imaginer une telle accumulation de défauts, de manques et de défailllances.

 

La sécurité aérienne exige plus de sérieux : elle n'admet aucune insuffisance, aucun oubli dans la vérification des compétences d'un pilote : trop de vies sont en jeu...


 

 

La rigueur allemande mise à mal, après le crash de l'A 320...
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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 17:27
Catastrophe de l'Airbus A 320 : suicide ou attentat ?

L'enquête sur le crash de l'Airbus A 320 de Germanwings révèle des faits graves et troublants : le copilote de l'appareil a volontairement manipulé le bouton servant à actionner la descente de l'appareil, alors que le commandant de bord s'était absenté de la cabine de pilotage...


Les nouvelles normes internationales prévoient qu'une fois sorti de la cabine, on ne peut y accéder de l'extérieur si cet accès est refusé : le commandant de bord s'est vu interdire l'accès au poste de pilotage, le copilote, Andréas Lubitz, âgé de 28 ans, le lui a refusé et a précipité l'avion sur le sol.

Suicide ou attentat ? La thèse du suicide paraît peu probable, dans la mesure où le copilote a entraîné, aussi, dans la mort tous les occupants de l' A 320.

L'enquête qui suit déterminera les motivatons de ce jeune pilote. Mais, on ne peut s'empêcher d'évoquer un acte de terrorisme.

Dès lors, on songe aux attentats du 11 septembre, même si le déroulé des événements est différent.

Dans ce cas précis, ce serait le pilote lui-même qui aurait prémédité cet acte de terrorisme, visant à détruire l'avion et à anéantir la vie de 150 passagers présents sur ce vol.

On peut imaginer toutes sortes d'hypothèses : des influences extérieures, un endoctrinement, une volonté d'acquérir une "gloire" posthume, par cet acte insensé, une sorte de djihad personnel ?

S'agit-il d'un acte isolé ou d'une action perpétrée par un groupe terroriste ? Le copilote a, vraisemblablement, profité de l'absence du commandant de bord, pour manipuler le bouton de descente de l'appareil, il n' a pas répondu aux appels qui lui ont été lancés.

Certains évoquent l'hypothèse du suicide altruiste ou d'un délire soudain qui conduit au passage à l'acte. Il est vrai que des cas de suicIde ont été recensés, de manière parfois incertaine, lors d'un vol d'Egyptair en 1999, ou de la compagnie Lam Mozambique en 2013.

Bien sûr, d'autres informations seront, sans doute, délivrées par la deuxième boîte noire qui n'a pas encore été retrouvée.

Mais, dans tous les cas, on sait que c'est un acte délibéré, c'est une certitude. Et, dans le contexte actuel, on ne peut écarter l'hypothèse du terrorisme, d'autant que l'attaque d'un avion n'est pas nouvelle.

De toute façon, il faudra revoir les procédures de sécurité sur un avion : le copilote a pu interdire l'accès du cockpit au commandant de bord : il était devenu seul maître à bord, après le départ de son collègue.

On voit bien qu'une telle possibilité est dangereuse : le commandant de bord n'a pas pu défoncer la porte et intervenir pour empêcher le crash de l'avion.

Quand un seul homme peut verrouiller l'accès au cockpit, on peut s'en inquiéter, car on ne peut faire reposer la s
écurité d'un appareil et de ses passagers sur un seul individu.

Les avions restent des cibles fragiles, d'autant plus fragiles si c'est une seule personne qui en a la responsabilité.

On a d'abord cru à un accident, mais il faut se rendre à l'évidence : un seul homme aux commandes a entraîné la chute de l'avion.

Catastrophe de l'Airbus A 320 : suicide ou attentat ?
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Published by rosemar - dans actualité airbus crash
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 15:40
On les entendait babiller et chanter ensemble...


"Si quelque badaud s'étonnait de les voir en bisbille, ils se cachaient pour rire de lui, et on les entendait babiller et chanter ensemble comme deux merles dans une branche."


C'est ainsi que Georges Sand évoque le babil des deux "bessons", dans son célèbre roman, La petite Fadette : les deux garçons font semblant de se disputer, par jeu, pour se moquer des réactions des gens...


Le verbe "babiller" nous fait entendre des murmures confus, des mots légers ou incertains qui se répandent et s'épanchent volontiers...

Avec ses deux labiales qui évoquent le mouvement des lèvres, sa palatale finale, pleine de charme, ses différentes voyelles, ce mot suggère bien un bavardage insouciant, qui virevolte.

On perçoit le joli babil d'un enfant qui lance des mots déformés à la volée, on aime ce débordement volubile, plein d'inventivité, de redondances.

Formation d'onomatopée, ce verbe imite le langage redoublé, répétitif des jeunes enfants.

On entrevoit un berceau, des rires, des roucoulements, un bonheur de découvrir le langage, de prononcer les mots, de les dire, de les redire, de les faire danser...

Ce verbe évocateur nous montre le plaisir de s'exprimer, de goûter et de savourer les mots, de les inventer...

On s'extasie devant les prouesses verbales de l'enfant, on l'encourage à babiller, de plus belle.

L'apprentissage du langage est, comme une découverte, une façon de faire chanter les mots.

On songe, alors, à ces vers de Victor Hugo, extraits du poème, Lorsque l'enfant paraît...


"Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !"

Et Hugo, avec cette "voix qui veut tout dire", nous fait bien percevoir le babil de l'enfant, cet
te envie irrépressible de s'exprimer, ce plaisir de la parole...


Le verbe peut s'appliquer, également, à des adultes dont les propos frivoles débordent dans une certaine exubérance.

Les oiseaux gazouillent et babillent, aussi, parfois, dans un chant répétitif dont les mélodies se répercutent d'arbre en arbre... C'est, d'ailleurs, ce que suggère Georges Sand dans la comparaison qu'elle utilise pour évoquer les deux jeunes garçons, héros de son roman.

Dans tous les cas, ce mot rempli de poésie, avec sa consonne redondante, une sorte d'écho sonore suscite des images empreintes de douceurs, de tendresse.

Ce terme qui renvoie à l'enfance, aux premiers mots prononcés, à la découverte du langage et du plaisir des sons, de leur musique, e
st plein de résonances, de bonheurs, de rires...

On les entendait babiller et chanter ensemble...
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:06
Michel Onfray : une belle déclaration sur l'école...


"Oui, mon père était un pur produit de l'école républicaine. Voilà pourquoi je pense qu'à gauche on devrait défendre l'école républicaine. Et quand on la défend, on n'est ni réactionnaire ni conservateur, on a juste envie que d'autres enfants de pauvres, d'autres gens modestes, puissent avoir droit à la culture, au savoir. Voilà pourquoi j'ai créé des universités populaires, aussi pour distribuer la culture et le savoir. Oui, mon père m'a enseigné plein de choses, et notamment les étoiles. À partir de l'étoile Polaire. Il me disait qu'elle était la première arrivée et la dernière couchée, qu'elle était toujours au même endroit, qu'elle indiquait le nord. Et d'une certaine manière, c'était une leçon de vertu qu'il me proposait en me disant "Sois comme elle".

On doit cette belle déclaration à Michel Onfray : les mots qu'il prononce ici nous touchent et me touchent plus particulièrement...

Comme lui, je suis issue du peuple, mes parents étaient des gens modestes, mon père était un simple ouvrier qui travaillait sur des chantiers maritimes.

Comme lui, je défends l'école de la république, celle qui m'a apporté culture, curiosité et savoir... Cette école malmenée, vilipendée, à laquelle on a imposé tant de réformes inutiles, cette école qui a été sacrifiée, parfois, à des intérêts mercantiles, cette école qui souffre de désaffection : le métier n'attire plus les vocations et le ministère peine à trouver des candidats aux concours de recrutement de l'Education nationale.

Une école à laquelle on a imposé des modes : la méthode globale, l'apprentissage par la découverte, comme si les élèves étaient aptes à tout découvrir par eux-mêmes, l'abandon de la grammaire, de l'orthographe, disciplines pourtant essentielles.

Et les réformes s'enchaînent, continuent, sans vraiment recentrer l'enseignement sur l'essentiel, l'acquisition des connaissances, la mise en valeur de la culture, le retour aux sources, l'apprentissage du latin et du grec qui sont les parents pauvres de l'éducation nationale...

L'école doit retrouver cette vocation première la transmission des savoirs, car un savoir bien assimilé demande du temps, de la réflexion, du recul.

 

Internet, les technologies modernes peuvent compléter ce savoir et non se substituer à lui.
 

Internet, c'est la grande braderie, c'est une source incommensurable de possibilités et de savoirs, mais sans une formation de base, internet ne permet pas toujours un esprit critique.

Wikipédia : La source de tous les savoirs ! Oui, c'est un outil précieux mais qui n'est pas toujours fiable : il peut comporter des erreurs, je l'ai vérifié moi-même, on y trouve parfois, des étymologies fantaisistes.

L'école n'est-elle pas l'avenir d'une nation ? N'est-ce pas l'essentiel ?

Les déclarations d'intention ne suffisent pas : il faut faire en sorte que l'école soit une priorité, et pour cela, éviter les réformes qui désorganisent le travail des écoliers, comme celle des rythmes scolaires, éviter de satisfaire l'industrie du tourisme et bricoler les vacances scolaires...

L'école n'est pas une marchandise, les lycées ne sont pas des entreprises commerciales, ce sont des lieux de savoirs et de réflexion...

Il faut redonner une vraie autorité aux enseignants, respecter leur savoir, leur expérience, leur faire confiance.

L'école, celle qui dispense la culture, doit être valorisée : la culture elle-même se doit d'être honorée...

C'est aussi l'apprentissage de la langue française qui doit être au coeur de l'école : sans une bonne maîtrise de la langue, les difficultés surgissent, la compréhension s'étiole, la pensée et le raisonnement s'évanouissent.


 

Michel Onfray : une belle déclaration sur l'école...
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:37
Le latin et le grec vont-ils être sacrifiés ?

De plus en plus, ces disciplines essentielles, les langues anciennes sont sacrifiées et délaissées, dans les établissements scolaires, au nom de la rentabilité...



L'enseignement des humanités risque de disparaître, avec la nouvelle réforme du collège : une initiation aux langues anciennes en 5e, 4e et 3e serait, désormais, intégrée aux programmes de français, dès la rentrée 2016.

Ce serait en accord avec le projet d’avancer l’enseignement de la deuxième langue vivante en 5e, dans la perspective de la création d’un nouveau cycle après la 6e. Mais une telle réforme permettrait surtout, face à la pénurie préoccupante de professeurs de lettres classiques, de confier cette "initiation" à des professeurs de lettres modernes.

Dès lors, cet enseignement serait restreint à une petite initiation, sans aucun approfondissement...

Depuis des années, ces disciplines sont délaissées, maltraitées : les heures sont placées en fin de journée, ou entre midi et 14 heures.

Face à cette tendance qui consiste à faire disparaître lentement l’enseignement des humanités, comment ne pas s'insurger ?

Pourtant le latin et le grec sont tellement formateurs et essentiels : étymologie, grammaire, littérature, philosophie, histoire, que de messages essentiels nous sont délivrés par les humanités, les langues anciennes !

Dans un monde en perte de repères, comment ne pas voir que ces disciplines sont essentielles ? Elles nous relient au passé, à notre histoire, celle de tous les peuples méditerranéens.

Elles apportent rigueur, esprit d'analyse, esprit critique, elles permettent d'enrichir le vocabulaire par un retour aux sources... Elles ouvrent mille perspectives, car la littérature antique est pleine de richesses : poésies, satires, théâtre, c
omédies, tragédies, éloquence.

Elles permettent de mieux appréhender notre propre littérature, de mieux en comprendre les sources, car de nombreuses oeuvres littéraires s'inspirent de ces genres anciens.


A l'heure où certains s'attachent à détruire des oeuvres d'art venues du passé, à l'heure où des barbares essaient d'anéantir cette culture ancienne, comment ne pas voir et comprendre que ce passé nous est indispensable ?


Le grec et le latin sont le substrat de notre langue, de notre littérature : les auteurs anciens nous ont légué des textes remarquables, emplis de bon sens et de réflexion.

Pour bien vivre le présent, nous avons besoin de cette culture, de ces repères, nous devons nous référer à ce passé qui nous a nourris et nous nourrit encore...

Il faut restaurer ces disciplines, former des enseignants, faire en sorte qu'il soit possible pour les élèves d'étudier
à la fois le grec et le latin : souvent les emplois du temps ne le permettent même pas !

Ne sacrifions pas notre passé ! Il est essentiel, indispensable pour chacun d'entre nous... d'autant que ce passé est inscrit dans notre propre langue, constituée essentiellement de latin et de grec.

Le grec et le latin vivent encore à travers les mots que nous utilisons, notre grammaire, notre orthographe... Ces disciplines sont donc fondamentales pour mieux maîtriser notre langue, le français...

Début de l'Iliade  Homère auteur de la photo : Bibi Saint Pol

Début de l'Iliade Homère auteur de la photo : Bibi Saint Pol

Virgile  un extrait de l'Enéide

Virgile un extrait de l'Enéide

L'odyssée   Ulysse déguisé en mendiant et Pénélope  auteur de la photo : Jastrow  creative commons

L'odyssée Ulysse déguisé en mendiant et Pénélope auteur de la photo : Jastrow creative commons

L'Odyssée  l'épisode des Sirènes Auteur de la photo : Dougga  creative commons

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 12:37
Quelle gaieté dans cet hymne au soleil !



Une chanson consacrée au soleil, quoi de plus banal ? On en connaît tant, depuis O sole mio, cet air napolitain que tout le monde a fredonné...

Tout le monde a chanté, aussi, cette chanson des Beatles, Here comes the sun. Ecrit et mis en musique par George Harrison, ce texte a fait le tour du monde.

Quelle simplicité, quelle évidence dans cette musique et ces paroles évoquant le retour tant attendu du soleil ! Simplicité des mots, venus du quotidien, simplicité de la syntaxe, de la musique...

Le soleil associé à un verbe de mouvement paraît doté de vie : "Here comes the sun", le verbe est répété, à plusieurs reprises, dans le refrain.

L'apostrophe "little darling" "petite chérie" suggère un poème d'amour, et l'évocation d'un hiver long et froid fait espérer le retour tant attendu du soleil.

Le soleil semble, ainsi, avoir disparu pendant des années interminables.

Et aussitôt qu'il revient, les sourires réapparaissent, aussi ! Le thème de la glace qui fond vient renforcer, de manière symbolique, le retour du bonheur...

Quand la glace fond, n'est ce pas un signe d'amitié, d'amour ?

Des mots simples :"Tout va bien , tout est bien" traduisent un bonheur tout aussi simple... Les verbes "dire", "être" réitérés restituent une ambiance familière.

Les sonorités de sifflante "s", tout au long du texte, nous disent et nous racontent cette douceur de la tendresse et du bonheur retrouvés :

"Here comes the sun, here comes the sun,
Voici le soleil, voici le soleil,
And I say it's all right
Et je dis que tout est bien

Little darling, it's been a long cold lonely winter
Petite chérie, nous avons eu un long et froid hiver solitaire
Little darling, it feels like years since it's been here
Petite chérie, cela semble faire des années qu'il avait disparu..."

La mélodie, elle-même, très douce souligne une impression de sérénité, de calme, d'harmonie. Le son de la guitare acoustique sublime le texte. Comment ne pas être sensible à la simplicité de cette chanson, à sa pureté évidente ?

Comment résister à cet appel du soleil ?

Quelle gaieté dans cet hymne au soleil qui paraît comme une entité vivante ! Quels éclats de rires et de bonheur nous transmet la musique !

On peut bien parler d'un chef d'oeuvre de simplicité et de clarté !


http://youtu.be/BxzEeKfpyIg

Quelle gaieté dans cet hymne au soleil !
Quelle gaieté dans cet hymne au soleil !
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:55
Le mot "bravo" nous fait voyager vers l'Italie...

Ce mot qui se termine par la voyelle "-o" trahit bien, ainsi, ses origines italiennes : il semble, en l'écoutant, qu'on entende des "oh" et des "ah" d'admiration.... Issu de l'italien "bravo" qui signifie "beau", il peut se décliner en "bravissimo", superlatif qui marque l'excellence, des qualités d'exception.

On songe à d'autres mots aux sonorités italiennes : "buongiorno, prego, piccolo, meno, un gelato, quattro..."

Ces mots chantent l'accent du sud, ils font naître des paysages ensoleillés, des dédales de ruelles, des îles, le passé somptueux de ce pays, des temples, des statues, des monuments illustres... la Méditerranée, le déroulement infini des vagues...

Le mot "bravo", lui, est associé à des spectacles qui suscitent l'enthousiasme : théâtre, opéras, danse.

L'art mérite souvent des "bravos" : les applaudissements sont nourris, à la fin d'une représentation théâtrale, ils réunissent les spectateurs dans une sorte de ferveur et de communion.

L'art qui est une ouverture sur le monde, un épanouissement, une découverte, sans cesse renouvelée nous offre un émerveillement, une émotion qui peut se traduire par des "bravos !"

L'art, source de réflexion, de culture peut bien susciter cette ferveur.

L'enthousiasme des spectateurs se traduit par des battements de mains ou par des cris de joie, "bravo !"

D'ailleurs, le mot "bravo" s'accompagne, souvent, d'un point d'exclamation qui souligne l'admiration...

Un tel mot nous séduit par ses origines italiennes, ses sonorités éclatantes de voyelles qui constituent autant d'interjections, ses consonnes contrastées étonnantes labiale, gutturale, fricative.

Un tel mot nous fait voyager vers l'Italie, pays de lumières, à la langue qui chante...

Ce mot nous fait entendre des airs italiens célèbres : "o sole mio !" "Funiculi, funicula."

Il nous montre que la langue française a su intégrer des vocables d'autres pays, elle a su se montrer accueillante, elle s'est enrichie de nombreux emprunts, de maints amalgames...

La langue française s'est unie à bien d'autres langues !

Comment ne pas être sensible à ces sonorités différentes, ces mots qui viennent d'ailleurs, qui ont un air exotique et mystérieux ?

Le terme "bravo" nous fait entrevoir, aussi, un certaine façon de vivre, une envie de s'exprimer propre aux italiens, une forme d'exubérance...

Ce mot nous révèle toute une culture, un bonheur de dire, de montrer ses sentiments.

Ce nom nous éblouit de ses sonorités, de son sens élogieux, de l'admiration qu'il traduit...





Cet article a été rédigé dans le cadre de la semaine de la langue française...

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