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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 17:28

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On vit dans une société de marchandisation où les objets sont sources de convoitise, attirent tous les regards, toutes les attentions.


On voit, ainsi, certains individus vouer un véritable culte à leur voiture, qu'ils passent du temps à briquer, observer, admirer, même.

Malheur à celui ou à celle qui ose effleurer leur bien.

Une anecdote qui m'est arrivé récemment prouve cet attachement démesuré pour les objets du monde moderne.

 

Ce jour-là, sur le parking d'un supermarché, je me suis garée entre deux voitures, l'espace étant réduit, j'ai poussé ma portière et j'ai touché légèrement le véhicule d'à côté...

La réaction du propriétaire de la voiture a été immédiate : il est sorti brusquement de son véhicule et m'a interpellé violemment, au moment où je m'apprêtais à sortir de mon automobile : "Qu'est ce que vous venez de faire ?? " a-t-il hurlé...

"Euh, rien"... Telle fut ma réponse, car je n'avais vraiment pas l'impression d'avoir attenté au véhicule de ce conducteur irascible.

 

Aussitôt, il se mit à me menacer de faire un constat, je lui répondis, alors, qu'un constat serait vraiment inutile, car je n'avais causé aucun dégât.

 

Il referma alors violemment ma portière, puis la rouvrit pour la refermer à nouveau violemment...

J'avoue qu'à ce moment-là, je n'en menais pas large : j'avais peur des réactions de cet individu qui m'agressait de sa violence...

Il finit par exiger des excuses : je m'exécutai, et le lui présentai mes excuses.

 

Finalement, prise de peur, je fis, tout de même, une marche arrière, et j'allais me garer à l'autre bout du parking : je vis, alors, mon agresseur aller examiner son véhicule, pour déceler une quelconque estafilure sur sa voiture...

 

Visiblement, il vérifiait, après coup, seulement, et, après m'avoir agressé en gestes et en paroles, si sa voiture était intacte.

 

J'étais heureuse de pouvoir échapper à l'emprise d'un tel individu : manifestement, sa voiture était l'objet de toutes ses sollicitudes et il n'hésitait pas à user de violence pour "protéger" sa machine.

 

On voit que de plus en plus de gens sont, ainsi, "obnubilés" par leurs biens, et ils n'hésitent pas à faire preuve d'une violence démesurée, à se mettre en colère, pour la moindre broutille, de façon injustifiée.

 

Ainsi les objets, notamment les voitures deviennent plus importants que les personnes : certains n'hésitent pas à user d'agressivité, à la moindre occasion, même s'il n'y a vraiment pas lieu de le faire.

 

Notre monde voué aux objets en oublie les personnes, les êtres humains, et s'attache à des marchandises : c'est triste !

 

 

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 17:39

 

grèce 5


L'Europe me donne, de plus en plus, l'impression d'être un château de cartes : les derniers événements, les négociations entre la Grèce et l'Eurogroupe ont montré une volonté de préserver l'unité de l'Europe : on a voulu maintenir la Grèce dans le giron européen et des concessions ont été faites in extremis de part et d'autre, pour faire en sorte que la Grèce ne soit pas exclue de la zone euro...

 

La construction est si fragile que l'on redoute, tout de même, une défection : si la Grèce sort de la zone euro, d'autres pays pourraient avoir la tentation de le faire...

Je songe, en priorité, à l'Italie dont l'économie est au bord du gouffre, ou encore à l'Espagne dont les électeurs sont tentés par un nouveau parti de gauche, Podémos...

 

Les instances européennes peuvent redouter un effet "boule de neige", une défection en entraînant une autre.

 

La Grèce reste attachée à l'Europe, et veut encore y demeurer mais ne peut supporter des mesures d'austérité qui ont étouffé les Grecs, ces dernières années.

 

On perçoit des difficultés dans de nombreux pays européens, et on voit bien que les politiques d'austérité détruisent des emplois, précarisent de plus en plus de travailleurs.

C'est une Europe de la pauvreté que l'on est en train de construire...

Une Europe fragile qui, peut s'effondrer,comme un château de cartes, une Europe qui n'ouvre pas de perspectives sur l'avenir, une Europe qui détruit des emplois, qui précarise des salariés.

 

L'Allemagne doit prendre la mesure de la situation : une trop grande austérité en Europe conduit au désastre : le chômage est galopant dans un grand nombre de pays européens, les salaires sont, parfois, dérisoires : un smic à 750 euros en Espagne : qui peut vivre décemment avec si peu d'argent ?

C'est indigne et indécent !

 

Dans des démocraties dignes de ce nom, le travail doit être correctement rémunéré, et chaque pays doit pouvoir offrir du travail à tous...

 

Sinon, l'horizon est fermé, et l'avenir s'assombrit irrémédiablement.

On a parlé, ces derniers jours, de "sursis" accordé à la Grèce : ce mot n'est pas très rassurant, et il semble que les grecs vont devoir, encore, se plier à des règles drastiques imposées par les pouvoirs européens...

 

Dès lors, tout semble à rejouer et à refaire : il reste à voir si l'Italie va pouvoir se maintenir dans la construction européennne, et les mois prochains seront décisifs pour voir la suite des événements...

 

Selon Jacques Sapir, l'Italie, en récession, devrait sortir de la zone euro, d'ici le mois de juin, car sa situation est intenable en l'état actuel de l'Europe...

 

Ainsi, l'Europe paraît bien fragilisée car de nombreux pays connaissent des difficultés : on se rend compte aussi que face à l'Europe, la marge de manoeuvre des gouvernements est limitée : le nouveau gouvernement Tsipras est en train de découvrir cette réalité...

Les peuples européens ont-ils encore un pouvoir de décision face aux instances européennes qui imposent leurs lois ? 

A quoi servent dorénavant les élections organisées dans chaque pays, si l'Europe anéantit les résultats de ces élections ?

 

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 17:41

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Le froid glacial, la bise heurtent le paysage... l'air froid envahit l'espace et le submerge...


Pourtant, le ciel se pare de roses, aux teintes douces, il flamboie au soleil couchant, il semble vouloir lutter contre le vent de l'hiver...


Le ciel devient un embrasement de lumières, il s'auréole de couleurs du printemps, le ciel semble fleurir et s'épanouir de nuées de roses.

 

Belle éclaircie dans le ciel de l'hiver, étonnante embellie de braises légères sur l'horizon, étonnant contraste du froid et de la beauté rayonnante de l'azur.

 

De douces et subtiles cotonnades couvrent le ciel, imitant des fleurs subtiles, dans leur éclat.

 

Le ciel devient une brouée de roses, il fait jaillir des embruns de douces clartés, il peint des paysages de printemps, il nous éblouit de ses effilures de gris et d'or...

 

Le ciel nous promet des lumières, des jours plus sereins, des envolées d'oiseaux, des fleurs délicates.

 

Le ciel nous annonce des clartés nouvelles, des soirées d'albes lumières, des renouveaux, des bonheurs et des ardeurs...

 

Le froid semble s'atténuer, grâce à ce tableau aux éclats de printemps.

 

Le soir aux écumes de rose nous parle de nouveaux horizons, il nous enivre de ses éblouissements, nous emporte dans ses tourbillons de couleurs...

 

Des nuées grises viennent ombrer les lueurs de roses qui irisent l'azur, le soir tombe dans un épanouissement de lueurs transparentes...

 

 

http://youtu.be/Q0ajM7aL-Vc

 

http://youtu.be/6QAAZ29cvfU

 

 

 

 

http://youtu.be/-HQyXWkABo0

 

http://youtu.be/WUIRt1s9Bjc

 

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 15:43

guitare-Pierre-Auguste_Renoir_-_Jeune_Espagnole_jouant_de_l.jpg

 

 

"Deux tziganes sans répit
Grattent leur guitare,
Ranimant du fond des nuits
Toute ma mémoire
Sans savoir que roule en moi
Un flot de détresse,
Font renaître, sous leurs doigts,
Ma folle jeunesse."


Dans cette chanson, aux accents mélancoliques, intitulée Les deux guitares, Charles Aznavour rend hommage à cet instrument, la guitare qui lui rappelle sa jeunesse.

Le mot "guitare" nous éblouit de ses sonorités de gutturale "gu" et "r", de sa dentale "t", de ses voyelles variées, un "i" aigu, un "a" plus ouvert et épanoui...

 

La guitare, l'Espagne, la Perse, la Grèce réunies ! Ce mot venu d'ailleurs a probablement des origines très lointaines : la cithare, instrument de la Grèce antique, lui a donné son nom... mais il est, aussi, issu de l'espagnol "guitarra" et de l'arabe...

Etonnant mariage pour ce nom aux sonorités évocatrices !

 

Ce mot de trois syllabes nous fait entendre des airs de fandangos, de villanelle...

Ce nom chante de ses éclats de consonnes et de voyelles.

 

La guitare suggère tant d'images ! Le bois travaillé, sculpté, vernis, des formes élégantes, des arrondis, une envolée de cordes, des gestes précis, des mains souples et agiles sur les cordes...

 

La virtuosité des doigts qui forment, dans une harmonie, les notes, la dextérité, la limpidité de la musique.

La précision, l'attention du musicien qui tient en mains son instrument, qui le caresse, le fait vibrer de mille harmonies.

 

La beauté du geste ! Les sons qui s'envolent, comme par magie, de la guitare, des trilles, des éclats de soie, des murmures qui s'emportent soudain.

L'émotion provoquée par un simple instrument, la tristesse, la joie, la mélancolie, la révolte, le désarroi, le bonheur.

 

La musique même suggère des paysages proches ou lointains, elle nous fait rêver, nous emporte vers d'autres univers...

 

Elle sublime le monde, nous transporte, nous exalte, elle nous fait vivre tant d'émotions !

La guitare ! Tant de clartés, de pureté, d'élégance, de délicatesse, de force !

Que de sensibilité, que de finesse dans cet instrument !

 

Des noms illustres viennent à l'esprit : Joaquin Rodrigo, Francisco Corbetta, Gaspar Sanz, Vivaldi, Bach ! Des oeuvres que l'on n'a pas fini de découvrir ! Des musiques de tous les temps qui nous touchent et nous transportent !

 

La guitare associée à l'Espagne nous fait entendre des airs de flamencos, on entrevoit des danses rythmées, des costumes somptueux, des mantilles espagnoles, des volutes, des tourbillons de robes qui s'envolent...

La guitare évoque des images de liberté, des parfums du sud, la lumière, des envols soudains d'oiseaux dans les arbres, une douceur et une force, des larmes, et une joie infinie.

 

La guitare nous fait ressentir des sanglots, des accords, des harmonies, des ruptures, des élans : elle réunit et rassemble le monde dans ses formes, ses éclats, ses douceurs...

 

 

 

http://youtu.be/zuQ1Hfy_DNA

 

http://youtu.be/JNEnzNHTkd8

 

http://youtu.be/OG-c2bvMO68

 

http://youtu.be/WedDZ7pL-Qg

 

http://youtu.be/MKyMKzGzXjE

 

http://youtu.be/oX2yBGyNQa4

 

http://youtu.be/vgt4jVbd8SI

 

http://youtu.be/pbxxyUSAuoM

 

http://youtu.be/v8p2C8ELAHs

http://youtu.be/xTDtWP0BThg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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guitare Pierre-Auguste Renoir jean pierre Dalbéra creat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Photos : tableaux de Renoir /Vermeer/ Joseph de Camp / Renoir (dernière photo de ce tableau : auteur : Jean Pierre Dalbéra  creative commons )



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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 16:32

 

tsipras 4-copie-1

 

 

Les Grecs sont, de plus en plus, mis en difficulté : après la victoire du parti de gauche, Syriza et la rupture des négociations avec l'eurogroupe, les taux d'intérêt ont augmenté de 10% : autant condamner les grecs, une fois de plus, à une austérité illimitée, autant les condamner à mort.

 

Les taux d'intérêt pour la dette grecque étaient montés jusqu'à 18%, au plus fort de la crise : dès lors, la Grèce devait tomber, inéluctablement, dans le marasme où on l'a conduite.

 

Arrêtons de stigmatiser les Grecs, en disant qu'ils ne paient pas leurs dettes.

 

On le voit bien : c'est le système de la dette qui est indigne : nous prêtons de l'argent aux Grecs, nous l'empruntons à des taux dérisoires et on leur demande de rembourser à des taux bien plus élevés.

C'est scandaleux !

L'aggravation de la dette grecque est due à ce système : l'Allemagne veut faire plier la Grèce, lui donner une leçon, sans doute, pour éviter une contagion du refus de l'austérité...

 

Mais, on ne peut ainsi asphyxier les peuples à l'infini : il faut laisser aux grecs une chance de lever la tête, de respirer, leur donner une aération...

 

Je ne conçois pas qu'on puisse, ainsi, refuser à un peuple des moyens de sortir de la crise, c'est comme si on le condamnait, sans arrêt, à des peines renouvelées, sans lui donner un espoir de renaissance et de renouveau... le rocher de Sisyphe dont parlait Yanis Varoufakis.

 

Les dettes augmentent partout, en Italie, en Espagne, en France, la plupart des pays sont touchés...

Mais, les pays les plus pauvres doivent payer des taux d'intérêt plus élevés, ce qui ne fait qu'aggraver leur situation.

 

Les Grecs ont espéré des jours meilleurs avec l'élection et l'avénement de Syriza, si ce gouvernement échoue, d'autres pays pourraient être touchés : en Espagne, Podémos qui pourrait accéder au pouvoir, lors des prochaines élections, pourrait voir ses forces amoindries, si le gouvernement grec se retrouve dans une impasse.

 

L'expérience grecque pourrait desservir Podemos et l'empêcher d'accéder au pouvoir.

C'est aussi tout l'enjeu de ce qui se déroule actuellement dans les négociations entre l'eurogoupe et la Grèce.

 

Faut-il poursuivre, au mépris des peuples, une politique d'austérité qui aggrave la situation ?

 

Faut-il céder à l'intransigeance allemande ? Ce serait terrible pour la Grèce.

 

Mais plutôt que d'être asphyxiée et étranglée par une austérité sans fin, peut-être vaut-il mieux que la Grèce puisse sortir de l'euro ?

 

En tout cas, le nouveau gouvernement grec n'a pas vraiment le choix : il ne peut trahir ses électeurs et céder devant les exigences de l'eurogroupe.

 

Alors que l'évasion fiscale devient un sport national, dans de nombreux pays de la zone euro, comment peut-on continuer encore à asphyxier les peuples par une austérité qui n'en finit pas ?

 

"La fraude fiscale, en Europe, est deux fois supérieure à la dette de tous les pays de la zone euro", nous dit Gérard Filoche ! Pourquoi ne fait-on pas payer les tricheurs et les voleurs ?

 

 

 

 

http://youtu.be/z1MJE9lJtFE

 

 

 
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 18:15

 

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Les fractures : c'est bien ce qui caractérise notre monde, un monde divisé, brisé...

 

La fracture est, d'abord, celle qui sépare les riches des pauvres, un fossé qui se creuse, de plus en plus, inexorablement, au fil des années.

 

La fracture, ce sont, aussi, les guerres qui opposent les êtres humains, en Afrique, au Moyen Orient, dans les pays de l'Est, des idéologies qui s'affrontent, des luttes d'influence...

 

La fracture, ce sont, encore, des religions qui s'opposent : des caricatures provoquent l'ire des musulmans, alors que nous n'y voyons que des dessins, à visée satirique.

 

La fracture, ce sont, aussi, tous ces gens qui fuient leurs pays d'origine, refusant la pauvreté, la misère ou les horreurs de la guerre.

Ces gens qui se retrouvent sur des cargos de fortune et qui périssent, parfois, dans de terribles naufrages faisant des milliers de victimes...

 

La fracture, c'est l'espoir perdu de certains peuples qui ne croient plus en l'avenir, car ils sont soumis à des guerres sans fin.

 

La fracture, ce sont les tueries des journalistes de Charlie Hebdo, ou encore les derniers attentats récents de Copenhague.

 

Notre monde est rompu, confronté à des divisions permanentes qui oppressent et accablent les individus.

 

La fracture est infinie : elle oppose, aussi, les gens qui travaillent et ceux qui sont au chômage et sont, parfois, exclus de la société.

La fracture est présente partout : notre monde divise, sépare, désunit.

 

Dans nos sociétés, nous considérons que nous avons le droit de critiquer les religions, de les dénoncer, alors que dans certains pays musulmans, c'est un sacrilège.

Le blasphème religieux n'est plus considéré comme un délit, en France, alors qu'il est, encore, un crime puni de mort, dans certains pays.

Les femmes, ont, dans nos sociétés, à peu près, les mêmes droits que les hommes, alors que dans, certaines contrées, ces droits restent très limités, si bien que la femme est encore, parfois, assimilée à une mineure incapable de prendre des décisions par elle-même.

 

Notre monde est pourtant, celui, de la communication triomphante, grâce à internet et aux nouveaux médias qui s'imposent, et ces réseaux semblent, en fait, accentuer ces fractures, car celles-ci deviennent plus visibles, évidentes pour tous.

 

Internet devient, ainsi, le creuset de toutes les fractures du monde : on y voit s'affronter des idéologies contraires, on y perçoit toutes les injustices, toutes les inégalités qui règnent sur la planète, on y ressent des haines irréconciliables, des conceptions très différentes du monde.

 

Le monde relié par internet se retrouve dans une confrontation permanente : saurons-nous, un jour, réduire ces oppositions ?

 

Saurons-nous trouver des solutions ?

 

http://youtu.be/J4OJsvVbZ7U

 

 

 

http://www.lepoint.fr/cinema/juliet...

 

La vidéo à une heure 29 minutes :

http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/re...

 

Juliette Binoche évoque le thème de la fracture :

 

 

                

 

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Une belle initiative pour lutter contre l'islamophobie (merci à LH qui m'a envoyé cette vidéo)

           

 

 

 

 



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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 16:51

 

baiser Francesco Hayez libre

 

                  

Dans un de ses poèmes les plus célèbres, Catulle, auteur latin du premier siècle avant J. C., fait l'éloge du baiser et de l'amour : "Donne-moi mille baisers" écrit-il, en s'adressant à sa jeune maîtresse...

 

"Vivons, ma Lesbie, aimons-nous et, à tous les commérages des vieillards trop sévères, donnons la valeur d'un sou.
Les rayons du soleil peuvent mourir et renaître ; pour nous, une fois que la brève lumière s'est éteinte, c'est une seule nuit éternelle qu'il faut dormir.
Donne-moi mille baisers, et puis cent, et puis mille autres, puis une seconde fois cent, puis encore mille autres, puis cent.
Ensuite, lorsque nous nous serons embrassés des milliers de fois, nous brouillerons les comptes pour ne plus les reconnaître, de peur qu'un esprit malin ne puisse nous jeter le mauvais oeil, lorsqu'il connaîtra le nombre de nos baisers."

 
"Vivamus, mea Lesbia, atque amemus,
rumoresque senum severiorum
omnes unius aestimemus assis.
Soles occidere et redire possunt ;
nobis cum semel occidit brevis lux,
Nox est perpetua una dormienda.
Da mi basia mille, deinde centum,
dein mille altera, dein secunda centum,
deinde usque altera mille, deinde centum.
Dein, cum milia multa fecerimus,
conturbabimus illa, ne sciamus,
aut ne quis malus invidere possit,
cum tantum sciat esse basiorum.

 

On retrouve un éloge du baiser, empli de poésie, dans le Cantique des Cantiques :

 

"Qu'il me baise des baisers de sa bouche !

Car ton amour vaut mieux que le vin,

 Tes parfums ont une odeur suave ;

Ton nom est un parfum qui se répand..."

"Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée !

Comme ton amour vaut mieux que le vin,

Et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates !

 Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ;

Il y a sous ta langue du miel et du lait,

Et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban."

 

Issu du verbe latin "basiare", et du nom "basium", le mot "baiser" résonne de sonorités éclatantes : la labiale "b" qui se prononce avec les lèvres rapprochées semble être l'image même du baiser, la sifflante sonore "s" apporte une note de douceur, et les voyelles forment comme un écho...

Il existe quelques variantes de ce mot : "bise, bisou, bécot", jolis mots avec des suffixes de diminutif à valeur affective : le "bécot" est un dérivé du nom "bec".

 

Le terme "bécot" est plus particulièrement familier et sympathique : il nous rappelle une célèbre chanson de Georges Brassens...

Et chaque fois, on retrouve la labiale "b" à l'initiale de ces mots qui dessinent, ainsi, l'image du baiser amoureux.

En latin, le nom "osculum" qui signifie "petite bouche" était employé, aussi, pour désigner le baiser... Le suffixe de diminutif -culum comporte, à nouveau, une valeur et une nuance affectives.

 

En Grec ancien, le mot "φίλημα, le baiser"est associé à l'amour et vient du verbe φιλώ, philo, "aimer".

 

On peut utiliser, aussi, le verbe "embrasser", "enlacer de ses bras", geste plein d'affection qui implique une intimité.

 

Le baiser associé à l'amour, à l'affectivité, à la sociabilité, marque une familiarité, un rapprochement.

Le baiser permet une proximité, il peut être discret ou plus appuyé : il peut s'accompagner d'un claquement des lèvres qui suggère le bruit du baiser.

Le baiser peut être amical, amoureux : il signe une ambiance chaleureuse.

 

Le mot "bise" désigne, aussi, curieusement un vent glacial : on est loin de la douceur du baiser ! On perçoit, là, une homonymie étrange et étonnante ! Un même mot peut évoquer, ainsi, en français, des réalités très différentes ! 

Le mot "baiser" empoyé comme substantif, lui, ne laisse place à aucune ambiguité !

 

N'oublions pas l'usage du baiser qui a tendance à se perdre dans le monde moderne... tout juste si on serre la main des gens !

 

Le baiser amoureux aurait, en plus, des vertus inégalables : il offre un bien-être, une détente, il a des effets relaxants inouis.

 

Le baiser peut se multiplier à l'infini : une façon de décupler ses effets bénéfiques, comme le suggère Catulle dans son poème !

 

Enfin, tous ne sont pas de cet avis : on connaît la célèbre chanson : un baiser, pas sur la bouche !

http://youtu.be/vNF8o2Bazzs

http://youtu.be/awcB2M4pfTA

 

 

 

Pour réhabiliter le baiser, la chanson de Brassens...

http://youtu.be/eztSYUFUe8I

 

 

 

 

Et celle de Souchon : 

http://youtu.be/ZYO0iSaB0q0

 

 

http://youtu.be/P5weqdVaChQ

 

 

 

 

 

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baiser tristan et iseult libre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 16:36

 

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Eh oui, Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen a osé un parallèle audacieux et très approximatif ! Il a osé mettre sur le même plan un chant révolutionnaire, symbole des luttes sociales, et des chants nazis ! Il est vrai que le front national n'en est pas à son premier dérapage, et à sa première approximation.

 

Evoquant les obsèques du dessinateur de Charlie Hebdo, Charb, "où la bourgeoisie de gauche s'est retrouvée, au son de l'internationale, le poing levé", il a rajouté : "Est-ce que vous imaginez l'inverse ? À la télévision, un enterrement avec des chants nazis, des drapeaux nazis, des anciens nazis ? Parce que moi, dans mon esprit, je ne fais pas la différence entre l'un et l'autre. C'est pour ça que je suis choqué d'ailleurs."

 

 Monsieur Aliot, il ne s'agit pas de tout mélanger ! L'internationale, on le sait, est devenu un symbole de luttes contre les injustices de ce monde.

À l'origine, il s'agit d'un poème à la gloire de l'Internationale ouvrière, écrit par le chansonnier Eugène Pottier en juin 1871, en pleine répression de la Commune de Paris et cet hymne a été entonné lors des obsèques de Charb comme un symbole révolutionnaire.

 

L'internationale, texte écrit par Eugéne Pottier, avant d'etre récupéré par l'URSS, a été un chant ouvrier, repris par les syndicats, des anarchistes, des communistes, des socialistes, par des maquisards dont le but était de libérer la France.

 

L'esprit de Charlie Hebdo, c'était bien un esprit de contestation et de remises en cause des pouvoirs religieux et politiques.

Désolés, Monsieur Aliot nous faisons la différence entre des chants guerriers et un chant révolutionnaire !

 

De tels amalgames sont indignes d'un homme politique : certes, tout le monde sait que le nazisme et communisme sont à l'origine de millions de morts... mais il ne faut pas confondre ce que représentent les chants nazis et ce que signifie l'internationale.

 

Louis Aliot a rajouté : Je ne suis pas Charlie... et je pense que les dessinateurs de Charlie Hebdo auraient tout à fait accepté cette proposition...

Oui, Monsieur Aliot, vous n'êtes pas Charlie, comment pourriez-vous l'être ?

 Au FN, on est habitué aux dérapages : on se se souvient du fameux "détail" de la seconde guerre mondiale, pour évoquer les chambres à gaz... On doit ce dérapage à Jean Marie Le Pen

 Anne-Sophie Leclere, tête de liste FN à Rethel, dans les Ardennes s'était, également, distingué par des propos complètement déplacés à l'encontre de Christiane Taubira.

 On peut évoquer, aussi, les commentaires de Marine Le Pen, sur Europe 1, après la libération des otages français du Niger qui avaient suscité bien des polémiques, la présidente du FN avait commenté de manière suspicieuse la tenue des otages : elle disait même avoir ressenti un "malaise "en découvrant les images des otages...
 A la question : "Vous avez été touchée en les voyant ?"Marine Le Pen avait repondu qu'elle avait été étonnée par l'attitude réservée de ces ex-otages : des hommes qui portaient une barbe taillée de manière surprenante, l'un se cachait le visage...
 Elle attendait même des explications de leur part !

 

Effectivement, le Front national ne peut se confondre avec Charlie Hebdo : tout le monde en est persuadé... 

 

Non, vous n'êtes pas Charlie Hebdo, et vous ne le serez jamais : être Charlie, c'est défendre la liberté d'expression : ce n'est pas être négationniste, raciste...

Ce n'est pas, non plus, se livrer à des amalgames douteux...

 

Etre Charlie, c'est pourfendre la bêtise, les incohérences de notre monde, c'est dénoncer le fanatisme.

 

Non, vous n'êtes pas Charlie !

 

 

http://dai.ly/x2gs3y3

 

 

 

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 17:43

 

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Le procès du Carlton, dans lequel se retrouve impliqué Dominique Strauss Kahn, soulève, de nouveau, le problème de la prostitution.

Peut-on acheter ou louer un corps humain ? Est-ce que cela devrait être concevable, dans nos sociétés, au XXIème siècle ?

 

Il est vrai que tout s'achète, dans notre monde insensé : on peut s'acheter une honnêteté, on peut corrompre par l'argent, acheter des complicités, des votes, acheter des juges, des électeurs.

 

Comment ne pas évoquer, à ce sujet, le couple Balkany ? Voilà des gens respectés, qui occupent les plus hautes fonctions de l'état, maintes fois, soupçonnés de détournement d'argent, de malversations... Mais, ces gens seront-ils, un jour, vraiment inquiétés et condamnés ?

Comment pourraient-ils l'être ? Ce sont des amis personnels de Nicolas Sarkozy et leur fortune les met à l'abri de toutes sanctions !

 

Oui, l'argent peut tout, il a, dans nos sociétés, tous les pouvoirs, il ouvre toutes les portes.

L'argent permet, même, d'assouvir toutes sortes de fantasmes : relations sado-masochistes, avilissement de la femme, sodomies, tournantes.

On a entendu tous ces mots, lors du procès du Carlton.

 

"On n'achète pas un corps humain" dit une des protagonistes de ce procès : violences, assimilation de la femme à un objet, à une poupée. On perçoit, là, une volonté de dégrader, de soumettre la femme, de la réduire à néant, d'annihiler sa volonté.


Dans tous les cas, c'est bien, là, la réalité de la prostitution et tout le monde sait, d'après de nombreux témoignages, que certains "clients" sont violents.

On parle, aussi, de "clients" : la prostitution est bien une marchandisation du corps humain : la femme devient une "chose", un objet sexuel.

Elle devient un jouet, entre les mains de l'homme. On peut le rappeler : la prostitution est essentiellement féminine.

 

On a, ainsi, l'impression que le monde des hommes n'a pas vraiment évolué : on revient à des époques lointaines où la femme était considérée comme une mineure soumise à la loi des hommes, à leur désir !

 

L'histoire n'est qu'un recommencement perpétuel : alors que dans certains pays, la femme est soumise à l'autorité du mari ou du père, nos sociétés organisent, encore, l'esclavage des femmes.

 

Et certains hommes de pouvoir participent à cette marchandisation de l'être humain ! L'argent, l'autorité leur donnent tous les pouvoirs : tout leur est permis, tout est à portée de mains.

Et peu importe si des femmes en souffrent, sont dégradées, peu importe ce qui peut leur arriver, peu importent leurs douleurs !

 

Comment ne pas voir l'ignominie de la prostitution puisqu'elle transforme l'être humain en une marchandise ?

 

Je me souviens avoir publié un article, sur ce sujet, intitulé L'homme par qui le scandale arrive... J'avais écrit, à cette occasion : 

"De nombreuses prostituées sont impliquées dans cette affaire : elles participaient à des réunions libertines qui n'étaient pas, selon certaines, dénuées de violence.

En fait, plus qu'à des réunions libertines, ces soirées faisaient songer à de la "consommation sexuelle" voire à un "carnage avec un tas de matelas au sol". Or, Dominique Strauss-Kahn a toujours prétendu ignorer la profession des participantes à ces "ébats" sexuels, ce qui paraît fort improbable."

Certains commentateurs s'étaient, alors, récriés : "Il faut laisser faire la justice et faire le tri entre le réel et les fantasmes !"


La justice fera-t-elle le tri ? La justice condamnera-t-elle ? Il est probable que l'ancien patron du FMI ne sera guère inquiété, et s'en tirera, avec une condamnation de principe, ou un non-lieu. Dominique Strauss Kahn dit qu'il aime la fête, il parle même de "récréations" à propos de ces réunions "libertines" ! Mais peut-on parler de fête, alors que des femmes ont subi des violences ?


La prostitution est, de toutes façons, un avilissement de la femme, une souffrance, à plus forte raison, quand elle s'accompagne de violences...

 

 

justice auteur Frachet

 

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 18:14

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Le harcèlement scolaire a toujours existé, mais le phénomène s'amplifie avec le développement d'internet, les réseaux dits sociaux, facebook, tweeter...

 

Le harcèlement fait intervenir un groupe qui se ligue contre une seule personne : il fait des dégâts considérables sur des adolescents fragiles, influençables...

Les insultes, les brimades, les vexations se répandent d'autant plus facilement qu'internet permet un anonymat confortable, derrière lequel certains se cachent pour humilier, dénigrer, diminuer autrui.

 

L'adolescent se retrouve seul, démuni, face à une foule qui l'accable, met en exergue ses défauts, ses manques, invente ou répand des indignités. L'adolescent est parfois, même, moqué ou ridiculisé pour sa réussite scolaire, pour ses succès.

 

Le groupe agit, conforté par le nombre, il se laisse parfois dominer par un chef qui donne l'impulsion et le groupe suit aveuglément, se laisse emporter par la haine, le rejet.

Il est effrayant de voir comment les groupes peuvent se laisser manipuler et entraîner dans des attitudes haineuses...

 

Le groupe qui se laisse aller au harcèlement ne réfléchit plus, il suit un mouvement, il échappe au raisonnement...

Le groupe est comme happé par une sorte de frénésie de haine.

 

Certains sont les agresseurs, d'autres sont des témoins passifs qui laissent faire, sans réagir. Certains répandent des rumeurs.

Les harceleurs s'affirment par le recours à la force, ils se rassurent sur eux-mêmes, et minimisent et compensent, ainsi, leurs propres faiblesses.

Cette force peut s'exprimer par la violence des mots qui peuvent être terribles, parfois par une violence physique qui s'exerce dans le cadre scolaire.

 

Les adolescents victimes de ces harceleurs s'isolent, fuient les relations sociales, s'enferment sur eux-mêmes. Certains font des dépressions, certains se livrent à des tentatives de suicide.

Comment lutter contre ce phénomène ? D'abord, en parler, dénoncer, mettre en évidence la lâcheté de ceux qui se comportent comme des harceleurs.

 

Les adultes, en principe, plus responsables doivent donner l'exemple, les enseignants ont un rôle à jouer, ils peuvent repérer ces situations, les signaler et surtout les stigmatiser.

 

Sur internet, les adultes devraient, eux-mêmes, éviter les insultes, les propos méprisants et malveillants. L'anonymat, offert par internet, permet à certains individus de déverser une haine qu'ils ne parviennent même pas à contrôler !

 

On peut le rappeler : le témoin passif est aussi coupable de laisser faire, il se conforme bêtement à l'attitude du groupe : laisser faire, c'est être complice du harcèlement.

 

La fragilité des adolescents, leur vulnérabilité les rendent particulièrement sensibles à ce phénomène : des vies sont ainsi anéanties par la bêtise, l'inconscience de certains individus...

 

 

 

 

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