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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 16:21

 

Cezanne_044-baie-de-marseille-vue-de-l-estaque.jpg

Ce texte, plein de poésie, intitulé Chanson pour toi, mêle l'évocation de la nature au sentiment amoureux : la chanson déroule une journée, depuis l'aube jusqu'au soir : chaque moment est associé à une oeuvre d'art, à un tableau.

 

Ce poème, écrit par Michelle Senlis, mis en musique et interprété par Jean Ferrat entrelace déclaration d'amour et admiration devant les splendeurs de la nature.

L'aube est d'abord personnifiée et devient un peintre, Matisse, pour faire naître des couleurs de bleu : c'est l'heure où les papillons "se déplissent" et naissent à la vie, comme des "fleurs de grenadier", belle image qui symbolise l'aurore, le début du jour.

 

Le soleil est doté de vie, il vient "frapper" aux volets, pour réveiller le monde. Associé à un verbe d'action, le soleil devient une entité vivante. On voit aussi un cheval, au petit matin, faire jaillir de l'écume sous ses pas...

 

Le milieu du jour rayonnant se mue en Cézanne, le peintre du midi, aux paysages tourmentés par le vent du sud, le mistral : on voit des "platanes, des oliviers, un figuier", arbres de la Provence, on perçoit la chaleur accablante qui fait "se coucher les troupeaux", on entrevoit les rues désertes, écrasées de soleil, on admire toute la splendeur colorée de jaune et d'or des tableaux de Cézanne.

 

Le soir se fait estampe japonaise, puis peintures de Renoir et de Manet, où le soleil devient "un évantail déplié" qui se reflète sur l'océan, images de lumières déformées sur le miroir des ondes.

 

Même les roses semblent s'animer, à travers leur parfum qui "s'exaspère" dans le soir...

 

Le refrain insiste sur l'importance du regard : "j'ouvre les yeux et je te vois", affirmant la présence de la femme aimée, affirmant une volonté de vivre par amour, amour du monde, de la nature si présente dans ce texte.

 

Que de tableaux somptueux nous offre cette chanson, que d'artistes et d'oeuvres d'art sont suggérés ! Quelle vie transparaît dans chacune des images évoquées !

 

La nature devient oeuvre d'art, elle peint des tableaux d'une rare beauté.

 

On perçoit un bonheur d'admirer une nature variée, sans cesse renouvelée, sans cesse différente.

 

Le texte, scandé par des subordonnées de temps, "quand, lorsque", souligne l'omniprésence de l' amour pour la femme aimée qui devient ,elle aussi, un tableau à admirer.

 

Les sonorités, les nombreuses rimes féminines ajoutent de la douceur, de la tendresse à cette déclaration d'amour.

La mélodie enlevée, éblouissante fait intervenir des accords du sud, la mélodie se fait chanson andalouse aux rythmes endiablés, pleins de vie !

 

 

 

http://youtu.be/KfoFho_EOHg

http://youtu.be/lqWaa9za-i4

http://youtu.be/Y83XFl5diAE

 

 

 

 

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 17:08

grève ang

 

Plusieurs mouvements sociaux ont vu le jour, la semaine dernière, chez nos voisins britanniques : ils réclament des hausses de salaire !

Lundi, des centaines de milliers d'employés du service public de santé ont observé un arrêt de travail de quatre heures pour demander une hausse de salaire, un débrayage inédit depuis 1982 et les années Thatcher. Mercredi, des dizaines de milliers d'agents de la fonction publique ont mené une grève de 24 heures pour protester contre le gel des salaires et la baisse du pouvoir d'achat.

 

La croissance devrait dépasser les 3 % en 2014 au Royaume uni. Mais, curieusement, les salaires des Britanniques ne bénéficient, même pas, de cette croissance et continuent à baisser, puisque leur rémunération n'a progressé que de 0,9 %, soit moins que l'inflation, sur la dernière année.
 
L'Allemagne est, aussi, paralysée par une grève historique dans les chemins de fer...
Le syndicat des conducteurs de locomotive GDL réclame une augmentation des salaires de 5% et une réduction de deux heures de leur semaine de travail.
Pas moins !
 
Ces pays du nord, dont on vante souvent l'essor économique, n'ont-ils pas sacrifié leurs salariés, leurs travailleurs, au nom de la sacro-sainte croissance ?
 
Et voilà le résultat ! La pauvreté, en échange de la croissance ! L'Europe fonctionne mal : elle exige des plus pauvres des sacrifices, elle impose des baisses de salaires, un travail de plus en plus pesant et intense.
 
Tout ne va pas si bien, aussi, en Allemagne où les travailleurs précaires se sont multipliés, ces dernières années. Ce pays connaît, même, d'autres problèmes sociaux, liés à la pauvreté.
 
C'est, pourtant, ce modèle qu'on nous a fait miroiter, maintes fois : on en découvre, de plus en plus, toutes les failles.
 
Si l'économie de ces pays est relativement bonne, c'est justement parce que les salaires sont bas, que la flexibilité est souveraine, que les services de santé sont défaillants.
 
Mais, on le voit : ces systèmes sont en bout de course, car les salariés sont sous payés, ils ont perdu des droits sociaux essentiels et fondamentaux.
 
La grève n'est, donc, pas une spécificité française et il semble que le mécontentement grandit en Europe : n'était-ce pas inéluctable, au vu des sacrifices demandés aux gens les plus modestes, alors que le système bancaire s'engraisse de profits démesurés, alors que la corruption gangrène les puissants, que certains hommes politiques au pouvoir cumulent tous les privilèges ?
 
N'était-ce pas prévisible ? Quand les injustices deviennent flagrantes et intolérables, la révolte gronde et ne peut que s'amplifier.
 
La France n'est-elle pas bien inspirée de vouloir préserver son modèle social ?
 
La soumission à l'Europe, à ses diktats, l'impérialisme de l'austérité nous conduisent au pire : des régressions sociales, de la misère, de la précarité.
grève 2






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Published by rosemar - dans politique Europe
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 16:04
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"Moi, j'écoutais... - Ô joie immense
De voir la soeur près de la soeur !
Mes yeux s'enivraient en silence
De cette ineffable douceur."
 
Dans ce poème, extrait des Contemplations, intitulée Elle était pâle et pourtant rose, Victor Hugo évoque sa fille Léopoldine, qu'il a perdue très jeune : Léopoldine est morte en Seine, dans un tragique accident, à l'âge de 20 ans.
 
On voit, dans ce texte, Léopoldine, enfant, faire la lecture à sa jeune soeur, Adèle.
 
Jolie scène intimiste, où l'on perçoit toute la tendresse du poète pour ses deux filles réunies, en train de lire la Bible...
 
L'adjectif "ineffable", emprunté au latin "ineffabilis", composé du préfixe négatif in- et du radical du verbe "fari, dire, parler", désigne ce qui ne peut être exprimé par des paroles.
 
La beauté de la scène, son infinie tendresse sont, en effet, de l'ordre de l'indicible.
 
Les mots ne peuvent exprimer, pleinement, ce souvenir merveilleux des deux enfants d'autrefois...
 
L'adjectif "ineffable" restitue, pourtant, dans ses sonorités, cette harmonie que les mots ne peuvent dire : fricative "f", pleine de douceur, labiale "b", souvent associée à l'amour, l'affectivité, voyelles variées...
 
Comment exprimer certains sentiments, comment décrire certains paysages, comment raconter certains moments qui confinent au sublime ?
 
L'artiste, le poète sont, souvent, confrontés à ces difficultés de dire, faire ressentir certaines émotions.
 
Comment exprimer toute la sensibilité, liée à un souvenir, à une image ?
 
Comment dire l'ineffable ? Sans doute, en ayant recours à une forme de simplicité et d'humilité dans l'expression, pour affirmer l'évidence de la tendresse et de l'amour.
 
C'est bien ce que fait Hugo, dans ce poème au charme évident : simplicité du vocabulaire, de la syntaxe, simplicité de la scène évoquée : la grande soeur qui s'occupe de la plus petite, la beauté du texte lu avec ferveur, les enfants transformés en "anges" qui font "tressaillir le livre de Dieu..."
 
Ce texte, aux mots très simples, parvient à restituer tout l'amour d'un père pour ses deux filles : on y voit l'esquisse du portrait de l'enfant, un visage "pâle et rose", sa fragilité, sa force, une forme d'autorité à l'égard de la soeur plus petite, on y voit le regard passionné du père, on y perçoit le bonheur de la lecture dans une atmosphère intimiste, le soir, alors que s'évaporent "les souffles des nuits et des bois".
 
On y voit l'essentiel de l'harmonie du monde ! On y voit, sans doute, cette "ineffable douceur" dont parle le poète...
 
Cette poésie insérée dans la section des Contemplations, intitulée Pauca meae, Quelques vers pour ma fille, restitue bien le monde de l'enfance, fait de simplicité, de fragilité, de découvertes...
 
 
 
 
Elle était pâle, et pourtant rose,
Petite avec de grands cheveux.
Elle disait souvent : je n'ose,
Et ne disait jamais : je veux.
 
Le soir, elle prenait ma Bible
Pour y faire épeler sa soeur,
Et, comme une lampe paisible,
Elle éclairait ce jeune coeur.
 
Sur le saint livre que j'admire
Leurs yeux purs venaient se fixer ;
Livre où l'une apprenait à lire,
Où l'autre apprenait à penser !
 
Sur l'enfant, qui n'eût pas lu seule,
Elle penchait son front charmant,
Et l'on aurait dit une aïeule,
Tant elle parlait doucement !
 
Elle lui disait : Sois bien sage !
Sans jamais nommer le démon ;
Leurs mains erraient de page en page
Sur Moïse et sur Salomon,
 
Sur Cyrus qui vint de la Perse,
Sur Moloch et Léviathan,
Sur l'enfer que Jésus traverse,
Sur l'éden où rampe Satan.
 
Moi, j'écoutais... - Ô joie immense
De voir la soeur près de la soeur !
Mes yeux s'enivraient en silence
De cette ineffable douceur.
 
Et, dans la chambre humble et déserte,
Où nous sentions, cachés tous trois,
Entrer par la fenêtre ouverte
Les souffles des nuits et des bois,
 
Tandis que, dans le texte auguste,
Leurs coeurs, lisant avec ferveur,
Puisaient le beau, le vrai, le juste,
Il me semblait, à moi rêveur,
 
Entendre chanter des louanges
Autour de nous, comme au saint lieu,
Et voir sous les doigts de ces anges
Tressaillir le livre de Dieu !
 
 
fillettes renoir wikimédia
Fillette a la rose par Antoine Bourdelle

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 15:48

 

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Les vieux villages de Provence nous font découvrir des toits couverts de tuiles, aux teintes variées : une mosaïque de couleurs, ocre, rouge vif, prune, rose pâle...

Les tuiles dessinent des ondulations, des motifs resplendissants de teintes.

 

Elles inventent des tableaux, des étagements subtils qui semblent périlleux.

 

Sur les hauteurs des vieux villages, on aperçoit, en surplomb, des toits aux tuiles houleuses... C'est un véritable spectacle d'observer ces toits pentus, aux tuiles anciennes, éclairées par le soleil du midi, sous les voix exacerbées des cigales.

 

Les tuiles semblent se dorer au soleil, prendre des teintes nouvelles, faire exploser leurs couleurs et leurs formes, parfois, cahotiques.

Belles toitures du midi empreintes de chaleur, de vent, de mistral !

 

Les tuiles se coulent en cascades de lumières, elles semblent rivaliser d'ingéniosité, pour s'accrocher et rester calées, sur les toits.

 

Elles illuminent les paysages de leurs éclats solaires, elles semblent vouloir offrir toute une palette de teintes nuancées, à l'infini.

 

Elles ruissellent de flots de rose, de bruns, de rouilles, de beiges...

 

Du pastel aux bruns, on admire tous les contrastes et toutes les variétés de couleurs. Quel bonheur de voir ces toits de lumières, en plein été !

 

Quelle harmonie dans les tons ! Quels camaieux pleins de douceurs !

Des ombres courent, aussi, sur les toits, forment des îlots obscurs, ombres de cheminées qui s'allongent et s'étirent paresseusement...

Certains toits ressemblent à des clartés d'aubes naissantes, d'autres à des embruns d'écumes aux tons doux et légers.


Certains toits font penser à des vagues régulières qui s'étagent en plis serrés.

D'autres évoquent des ruisseaux qui s'écoulent en pente douce, des rigoles tumultueuses qui courent sur les maisons....

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 16:09

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Issu de deux radicaux latins, "aranea", l'araignée et "tela" la toile, ce mot ancien, l'arantèle, quelque peu oublié, nous éblouit de ses sonorités : voyelle "a" reprise sous une forme nasalisée "an", consonne gutturale "r", dentale éclatante, "t", le mot tisse un réseau plein de légéreté, grâce à la syllabe finale "elle", qui fait songer à d'autres termes : dentelle, coupelle, ombrelle, prunelle...

 

Avec ses deux graphies "arantèle" ou "arantelle", ce nom paraît d'autant plus étonnant et mystérieux.

 

L'arantèle, aux fils ténus et subtils, si fragiles, dessine des motifs concentriques, des labyrinthes de toiles, souvent imperceptibles.

 

L'arantèle tremble, sous les souffles du vent, s'agite de mouvements, palpite.

La toile, aux fils légers, brille dans la lumière, lance des éclats...

 

Véritable oeuvre d'art aux contours réguliers, l'arantelle s'enroule en un tourbillon plein de finesse, de légéreté.

 

Les branches des arbres semblent peindre, aussi, parfois, des arantèles... au loin, on entrevoit des réseaux de verts lumineux, des embruns qui s'enroulent sur les rameaux, des cercles, des enluminures.

Les arbres, les pins tissent des toiles sous le soleil, ils se peuplent d'arantèles...

 

Les nuages se muent, sur le ciel bleu, en tissus évanescents d'arantelles, , ils se dispersent au vent et nous font voir des fibrilles légères, nimbées de blancs.

 

Les feuilles d'automne, sur les branches, se métamorphosent en bouquets de roux : les feuilles s'enroulent sur elles-mêmes, se froissent, libérent des arantèles d'ocre et de lumières.

 

L'arantèle dessine des dentelles, des napperons, des textures souples, aériennes, volatiles...

Ce mot ancien, peu usité, mérite d'être, enfin, réhabilité : il permet de remonter à ses lointaines origines latines, il nous fait percevoir toute la subtilité et la finesse de la toile.

 

La voyelle nasalisée "an" chante la beauté et la légéreté de la texture.

La syllabe finale "-elle" nous emporte vers des horizons infinis, des tourbillons, des fils ténus qui s'accrochent...

 

L'arantelle, pleine de finesse suscite l'admiration, mais, parfois, aussi, l'effroi, la crainte.

Belle et mystérieuse, l'arantelle attire, séduit l'oeil du spectateur, fascine et subjugue, inquiète, parfois.

 

http://youtu.be/yrs0HJlC_X4

 

 

 

 

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:40

 

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Marc Chagall, artiste d'origine russe, né le 7 juillet 1887, à Liozna, a peint de nombreuses toiles, où il nous invite à entrer dans un monde de rêves et de couleurs. Ses tableaux font penser à l'enfance, à un univers enchanteur. La richesse symbolique de son oeuvre, pleine de fraîcheur, nous étonne...

 

De nombreuses toiles de Chagall sont, ainsi, consacrées au cirque, et nous introduisent dans ce spectacle réservé, par excellence, aux enfants... synonymes d'espoir, de renaissance.
 
Dans une de ses oeuvres, on voit une piste de cirque, aux tons de bleu dominant, au centre apparaît une acrobate, debout, sur un cheval éclatant de blancheur, tacheté de couleur ocre... L'acrobate, vêtue d'une petite robe à festons, tient les bras levés, avec grâce et élégance, comme elle pourrait le faire, sur la terre ferme !
 
Au premier plan, un clown, avec un grand chapeau, semble sourire à l'amateur de tableaux qui regarde la toile, son visage est maquillé de blanc et rouge, son costume bouffant étincelle de lumières.
 
Sur le côté droit, deux acrobates montrent leur force et leur adresse... un exercice périlleux d'équilibriste, leurs costumes sont colorés de rose, de bleu, d'ocre.
 
Mais, le plus étonnant dans ce tableau, c'est que l'on peut voir deux clowns, vêtus de bleu, voltiger , bondir dans les airs, comme s'ils étaient en lévitation : on est bien dans un univers merveilleux, où tout est possible, où le rêve l'emporte sur la réalité, où la dimension onirique est essentielle.
 
On voit, aussi, sur la partie gauche du tableau, un âne surdimensionné, assis en équilibre, sur un piédestal : il joue d'un instrument de musique, trompette ou flûte, sa crinière bouclée de couleur noire descend, harmonieusement, sur l'échine de l'animal, son oeil grand ouvert pétille de joie et de bonheur : l'animal est, ainsi, humanisé et mis en valeur.
 
Sur le fond du tableau, d'un jaune éclatant , on perçoit les silhouettes floues et anonymes des spectateurs.
 
Le rouge, le jaune, le bleu sont les couleurs dominantes de cette scène... des couleurs vives qui donnent de la gaîté à ce tableau.
 
Chagall, inspiré par le surréalisme, peint des toiles où il laisse une large part à son imagination et à ses rêves. Le style apparaît d'une certaine naiveté, dans les formes et les dessins... Les couleurs sont souvent chaleureuses, éclatantes et contrastées. La poésie est, constamment, présente dans les thèmes traités.
 
D'autres toiles nous font voir des chevaux ailés, des couples enlacés en lévitation, d'immenses bouquets de fleurs, des animaux musiciens... 
 
Chagall est bien le peintre de la poésie et de l'imaginaire...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 16:38

 

 

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L'Allemagne est malade, et ce n'est pas moi qui le dis, mais le très sérieux journal britannique, The Daily Telegraph. Pourtant les anglais, d'ordinaire adeptes du "french bashing", ont, souvent, tendance à critiquer le modèle français, plutôt que le modèle allemand.

 

Le journal fustige, en particulier, les choix économiques de l'Allemagne, le dogme du mercantilisme ainsi que le vieillissement de la population.

 

En fait, ce sont des économistes allemands eux-mêmes qui tirent la sonnette d'alarme. Les inquiétudes sont exprimées, avant tout, par des spécialistes allemands, parmi lesquels on trouve le directeur de l'Institut allemand pour la recherche économique.
 
Dans son dernier ouvrage, Die Deutschland-Illusion, Marcel Fratzscher livre "un pamphlet contre le fétichisme fiscal du ministre des Finances Wolfgang Schaüble, maintenant inscrit dans la Constitution, à travers une loi d'équilibre budgétaire à laquelle il est quasi impossible de déroger", écrit The Daily Telegraph. 
 
"L'orgueil précède la chute", ajoute Olaf Gersemann, le chef du service économique du groupe de médias Welt dans son dernier livre, La bulle Allemagne. 
 
Les impôts et les structures sociales ont engendré une baisse du taux de fécondité du pays.
 
Ainsi donc, ce pays qui nous a été présenté comme un  modèle de rigueur économique est en train de sombrer dans un marasme d'orgueil, de démesure, mais aussi de désespérance.
 
Les allemands ne sont pas tournés vers l'avenir, le nombre d'enfants diminue, le taux de natalité est au plus bas, preuve d'une forme de rejet de l'avenir et d'une décadence inéluctable...
Les exportations allemandes ont baissé de 5,8% en août, recul le plus marqué, depuis janvier 2009, au plus fort de la crise financière.
 
Les données récentes publiées par l'Office des statistiques fédérales confirment le ralentissement de la première économie d'Europe, touchée par la morosité de l'ensemble de la zone euro, ainsi que par les tensions géopolitiques, en particulier le conflit ukrainien.
 
La chancelière Angela Merkel, est accusée de privilégier l'équilibre budgétaire, aux dépens des investissements publics en matière d'infrastructure.
 
Alors que le modèle français est souvent critiqué, mis au piloris, on sait bien que ce modèle est envié par de nombreux pays ; même si la France connaît des déficits, elle mise encore sur l'avenir, connaît un bon taux de natalité.
 
L'Allemagne, elle, est sclérosée par une économie qui a engendré pauvreté, précarité, politique de restrictions, comment ce pays et ses habitants pourraient-ils s'épanouir et rêver à un avenir meilleur ?
 
Oui, les allemands sont rigides, parfois, figés dans des attitudes tournées vers le passé. 
 
Ils s'enferment dans une supériorité triomphante, ils peuvent donner l'impression qu'ils ont tous les droits et qu'ils détiennent la vérité absolue.
 
Un de nos collègues, au lycée, est d'origine allemande : il fait preuve d'une sévérité terrifiante... certains élèves affirment en avoir peur !
Terrorisés par leurs notes, certains adolescents sont découragés par tant d'élitisme !
 
Pour ma part, j'apprécie, aussi, la rigueur mais une telle rigidité paraît effrayante !
D'ailleurs, l'administration a bien perçu cette tendance à l'élitisme et lui en a fait, un jour, la remarque : il ne s'est pas démonté et a affirmé qu'il prenait cette remarque pour un compliment !!
 
Vive l'élitisme, donc ! Mais, une société doit avoir pour but de donner le maximum de chances à chacun !
 Et c'est loin d'être le cas en Allemagne !
 
Le journaliste du Daily Telegraph, conclut ainsi : "Dans cinq ans, l'Allemagne sera en grande difficulté. Dans 10 ans, la France sera la puissance dominante de l'Europe continentale."
 
Ce pronostic fondé sur des faits économiques, sur de nombreuses défaillances du modèle allemand semble plein de bon sens : il est étayé par de nombreux indices mis en évidence par des spécialistes de l'économie.
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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 17:41

 

île 2

Une chanson qui évoque l'éloignement de celle qu'on aime, c'est, là, un thème plein de mélancolie : ce sujet est abordé, avec tendresse et poésie, par Alain Souchon dans une chanson intitulée Le coeur grenadine, mise en musique et interprétée par Laurent Voulzy...

 

Le texte est imagé, puisqu'il est question d'une "mandarine", dans laquelle le poète a laissé un morceau de son coeur, ainsi qu'une coquille de noix et une voile, symboles du voyage désiré, des îles lointaines, d'où est originaire Laurent Voulzy.

 

La mandarine représente bien le soleil et ces îles de Martinique, de la Guadeloupe, chères au coeur du chanteur...

 

"Le vent tropical", le "pays sucré doucement" suggèrent ces paysages lointains, au climat plein de douceurs.

Au passage, le poète rappelle qu'il est né dans "le gris" à Paris, alors que ses racines, celles de ses parents, de ses ancêtres se trouvent en Guadeloupe.

 

Des images de "jolie Doudou, sous le soleil" obsèdent le poète, qui est comme exilé : il voit ces images dans les tiroirs, dans son sommeil, jour et nuit, semble-t-il nous dire.

 

Le verbe "laisser" revient, comme pour mieux souligner l'idée d'abandon de ces terres originelles.

Le poète les a laissées "sur une planisphère" et ces îles deviennent des "points entourés d'eau", comme pour souligner des coins perdus, sur la planète, qui paraissent dérisoires et lointains.

 

L'image de la "fille au corps immobile ", qui suit, semble bien représenter cette île de la Guadeloupe, à l'autre bout du monde, une fille inaccessible, avec laquelle on ne peut danser la "biguine".

L'île est, ainsi, magnifiquement personnifiée...

 

Le refrain rappelle, d'une façon poétique et imagée, que le coeur du poète est ailleurs, dans ce pays : "j'ai le coeur grenadine", dit-il... une façon de suggérer et d'évoquer les "îles Grenadines", proches de la Martinique.

 

Le poète en est réduit à caresser du papier, pendant des nuits, à écrire des textes, à lire des lettres de ces terres lointaines.

L'absence de soleil sur la peau, l'absence de cet amour éloigné sont évoquées de manière obsédante, par des répétitions du mot "nuits", du verbe "passer", de l'adverbe "tellement".

 

L'île se transforme en jeune femme qui porte "des traces de sel sur les paupières", au "corps tout mouillé", qui attend impatiemment son amoureux.

 

Et le poète en perd tout"plaisir" de vivre. La distance : "à cinq mille lieues derrière la mer" aggrave la douleur et rend impossible tout rapprochement.

 

"Tout mon coeur est resté là-bas" , affirme le poète, jolie phrase qui souligne le profond attachement au pays d'origine, aux racines. Et pourtant, le chanteur ne connaît même pas ce pays lointain, où il n'est jamais allé : la mélancolie est d'autant plus grande !

 

L'île, sans cesse, assimilée à une jeune femme aimée devient, dans ce poème, une image pleine de vie : elle s'anime sous nos yeux et paraît être l'essentiel pour l'auteur.

 

La mélodie à la fois douce et mélancolique traduit bien l'amour et la nostalgie de ce pays inconnu et mythique.

 

http://youtu.be/cYtAs9P6AJA

 

 

 

 

île Numéro1963

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 16:07
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"Disposant un nuage dans le ciel, une orange dans une assiette, les peintres éclairent ce qu'il reste de jour dans le soir, inventent la juste distance qui permet à l'espace de s'ouvrir, et à l'amour de danser." C'est ainsi que Christian Bobin évoque le travail des peintres, dans son oeuvre, Le huitième jour de la semaine. Les artistes recréent le monde, par des jeux de lumières, par un regard nouveau porté sur l'horizon, sur les nuages...
 
 Le mot "nuage", issu du substantif latin, "nubes", le "nuage" est d'une grande poésie... Ce terme vient, lui-même, d'un verbe "nubo" qui signifie "couvrir, voiler".

Les nuages, comme les nuées, de la même famille, voilent le ciel, le soleil.

 

Le verbe latin "nubo" avait, également, le sens de "prendre le voile", donc, "se marier, épouser".

On perçoit, alors, aussitôt, la relation avec l'adjectif "nuptial" ou, encore, avec le mot "noce".

 

Curieuse parenté entre le nuage et la noce ! Deux mots, qui semblent si éloignés, se rejoignent par leur étymologie.

 

Le mot "nuage" nous emmène vers les hautes sphères célestes, avec ses voyelles nuancées et contrastées qui se combinent, ce substantif nous étonne et nous fait rêver : la chuintante "g", au centre du mot, lui confère une certaine douceur et lui donne une tonalité pleine de tendresse.

 

Les nuages peuplent le ciel, de mille nuances de gris, de blancs, d'or, de mille motifs : cripures légères, moutonnements infinis, bourgeonnements de fleurs cotonneuses, amas de noirs, pliures, étagements et superposition de nuées, effilures...

 

Les nuages offrent des tableaux d'une beauté inouie, au soleil couchant, quand les clartés finissantes les nimbent de couleurs dorées de miel.

 

Les nuages s'éparpillent dans le ciel, le couvrent d'un voile somptueux...

Le voile des nuages, le voile de la mariée évoquent de belles images de bonheur, d'harmonie.

 

Si la mariée cache sa beauté derrière un voile, c'est pour mieux la révéler.

 

Les nuages, aussi, sont les parures du ciel, ils le voilent, pour mieux nuancer l'azur de formes étonnantes et curieuses.

 

Les nuages, voiles du ciel, le nimbent d'une variété infinie de formes et d'éclats.

J'aime ce mot "nuage", qui sert à voiler le ciel, à en révéler la beauté... J'aime ce mot qui fait rêver.

 

De fait, les nuages font songer à des voiles tantôt subtils, tantôt plus épais et plus denses... lourdes cotonnades, gazes évanescentes, mousselines, dentelles de nuées, duvets soyeux, guipures légères...

 

http://youtu.be/j2R5-xaR3oE

 

http://youtu.be/KzNERXayVi4

 

http://youtu.be/wWBFFTAxWeU

 

http://youtu.be/Wa_vgkAxxXs

 

 

 

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Photos : rosemar



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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 17:47

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En Afrique de l'Ouest, l'épidémie Ebola fait des ravages : de nombreux pays sont touchés, Libéria, Sierra Leone, Guinée, Congo, Nigéria, Ouganda.

 

Ce virus se répand dans tous ces pays, et la propagation en est inquiétante : très contagieux, car il peut se transmettre par la sueur, par les échanges de fluides corporels, par l'intermédiaire d'objets, de vêtements portés par le malade, ce virus se caractérise par des symptômes très virulents : violents maux de tête, forte fièvre, nausée, diarrhées, vomissements, éruptions cutanées, insuffisance rénale et hépatique, douleurs dans tout le corps, épuisement.

 

Le virus se multiplie rapidement dans le corps, des caillots se forment dans l'ensemble des vaisseaux et, du sang s'écoule, alors, par tous les orifices du corps, les organes internes se décomposent, l'hémorragie se propage.

 

En Espagne, une aide soignante a été contaminée par le virus, dans un hôpital sécurisé, où toutes sortes de protocoles avaient été respectés.

 

Apparemment, ces mesures de sécurité n'ont pas suffi pour la protéger du virus.

 

Aux USA, un libérien de 42 ans qui avait séjourné dans son pays d'origine avant d'atterrir sur le sol américain, le 20 septembre, est décédé. Il avait finalement été hospitalisé et placé en isolement le 28 septembre.

Dès lors, on ne peut que s'inquiéter de ce type de virus pour lequel il n'existe aucun traitement, aucun vaccin...

 

Cette fièvre hémorragique virale aiguë a un taux de létalité pouvant atteindre 90 %.

En Afrique, ce virus a décimé des populations : environ 3000 personnes ont succombé ces derniers mois, en Afrique de l'ouest.

 

En Europe, en France, les autorités se veulent rassurantes, arguant du fait que de nombreuses mesures de sécurité sont prises pour empêcher la propagation de la maladie.

 

Mais, malgré ces précautions, une aide-soignante a été infectée dans un hôpital espagnol, preuve que le virus est très contagieux. Elle a été contaminée, en s'occupant d'un religieux espagnol, rapatrié de Sierra Leone et atteint du virus.

Que s'est-il passé exactement ? Comment cette aide-soignante a-t-elle pu être contaminée ? L'enquête le dira... 

 

Le personnel des hôpitaux, exposé en priorité se dit très inquiet de cette situation.

Nos sociétés où les voyages sont faciles, rapides sont-elles vraiment à l'abri de la propagation de ces virus ?

On peut émettre quelques doutes sur la confiance affichée par les gouvernements et les autorités sanitaires.

Ce virus est terrifiant dans son mode de propagation, sa virulence, sa fulgurance...

 

En Afrique, les populations vivent sous la menace de ce virus aux effets terrifiants,  comme pouvaient l'être les épidémies d'autrefois, la peste, le choléra.

 

 

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Published by rosemar - dans épidémie
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