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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 16:48

 

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Cette chanson, au rythme endiablé, célèbre l'hiver et ses paysages : la neige, le vent, la bise glacée... L'auteur en est James Lord Pierpont, compositeur et maître de chapelle de Boston, la chanson a été publiée pour la première fois en 1857, sous le titre de « The One-Horse Open Sleigh ». Deux années plus tard, le compositeur de Boston publie une nouvelle version de son chant avec un nouveau titre : « Jingle Bells ».


La chanson a été, ensuite, adaptée, en 1948, par Francis Blanche qui ajoute des paroles françaises, totalement différentes de celles d’origine...

 

Dès le début, on voit un "long chemin" couvert de neige : la redondance "tout blanc de neige blanche" souligne l'épaisseur du tapis qui recouvre le sol, transformant le paysage en une nuée éclatante...

 

On perçoit le lent cheminement d'un vieux monsieur qui avance péniblement avec sa canne, image traditionnelle du père Noël.

Le vent personnifié se met à chanter une "romance", comme pour encourager le personnage.

Le vent semble, même, lui remémorer un chant de son enfance, pour lui insuffler de l'énergie : VIVE LE VENT !

 

Les sonorités de fricatives, de sifflantes donnent un air de fête et de bonheur à ce chant...

Vive le vent, vive le vent
Vive le vent d´hiver
Qui s´en vsifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts...
Oh ! Vive le temps, vive le temps
Vive le temps d´hiver

Les voyelles nasalisées "an" ajoutent une note de gaieté à l'ensemble...

 

Le décor est évoqué : de grands sapins verts, des boules de neige, l'approche du jour de l'an, l'occasion de souhaiter une bonne année à une grand-mère...

On suit le personnage du père Noël qui descend vers le village : la description de l'intérieur des maisons est pleine de charmes, on voit "l'ombre qui danse au coin du feu", une ambiance de Noël, un feu de cheminée qui crépite, qui apporte chaleur et lumière, qui fait virevolter les silhouettes, et qui magnifie le décor.

 

On entrevoit une atmosphère de fête et de convivialité, puisque la table est prête pour  recevoir des invités...

Cette chanson de Noël insuffle à tous une impression de bonheur et de gaieté : on est comme entraîné par le souffle du vent, on ressent cette bise glacée et vivifiante...

 

La mélodie exaltante nous fait ressentir toutes les joies de l'hiver : beauté des paysages, vents qui tourbillonnent et nous poussent à lutter, à réagir.

 

Voilà un bel hymne à l'hiver et surtout à ses fêtes : Noël, le jour de l'an, occasions de se réunir, dans une ambiance chaleureuse autour d'un feu de bois...

 

 

http://youtu.be/aHwLer5ek4U

 

http://youtu.be/MiMtcga4gA8

 

 

http://youtu.be/E1L6ty1jGI4

 

http://youtu.be/4dX0nIE6JL8

 

 

 

 

hiver-reuters-3.jpg

 

 

 Photo1005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

feu de bois

 

 

 

 

 

 

 

 



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Published by rosemar - dans chanson poésie Noël
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 15:56

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La page intitulée Les anciens du post a disparu sur overblog : encore un espace de liberté qui s'efface, devant la nouvelle version d'overblog.

 

Ainsi disparaissent des blogs réservés à la littérature, à la poésie, à l'actualité, un appauvrissement indéniable...

 

A la place, sur la page générale d'overblog, on trouve des blogs people, mode, beauté, high tech, business, VIP : bref, des sujets passionnants !

 

Culture et loisirs sont regroupés dans une même rubrique.

 

Après la disparition du post, voilà la communauté des anciens du post anéantie par une prétendue volonté de modernité !

 

De quoi décourager les blogueurs qui s'expriment sur des blogs personnalisés : le plus souvent, de nouvelles versions sont, ainsi, imposées aux utilisateurs de manière abusive.

 

Il suffit de voir la nouvelle mouture d'agoravox, pour comprendre que la nouvelle présentation de ce journal ne séduit pas : de moins en moins de lecteurs sur ce site, et des appels pressants à des dons d'argent, car ce journal connaît des difficultés...

 

Pourquoi ces changements incessants ? On a l'impression d'une uniformisation des informations, d'un appauvrissement de la culture...

 

Il faut lutter et résister contre ces évolutions permanentes qui nous sont imposées : souvent les gens sont dociles et se plient à ces nouveautés...

 

Faudra-t-il trouver une autre plateforme, pour éviter cette uniformisation et ces cadrages réducteurs ?

Dans tous les cas, il sera difficile de refonder une page commune aux anciens du post...

 

La nouvelle version d'overblog présente de nombreux inconvénients : mise en page, illustrations, décrochage de commentaires, utilisation d'un jargon anglais, les "like", par exemple...

 

On remarque, au passage, que la rubrique "politique" a disparu de la page commune de la nouvelle version ! 

Curieux tout de même ! Comme s'il était interdit d'évoquer certains sujets !

 

La rubrique "A la une" est un véritable fourre-tout où l'on trouve des articles sur Christine Lagarde, sur le vin et le foie gras, la bûche de Noël, le premier ministre Manuel Valls, les marchés de Noël...

On est perdu dans un ensemble disparate et divers... On a l'impression d'un désordre volontairement organisé pour éparpiller l'attention du lecteur.

 

Ainsi donc, le titre de mon dernier article paru sur Les anciens du post était, déjà, prémonitoire : les pleurs de la biche aux abois...

On peut bien pleurer sur la disparition de ce site qui nous était dédié, qui permettait une solidarité et une convivialité, désormais, menacées...

 

 

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 15:26

 

forêt Tom Harpel creative

"J'aime le son du cor, le soir, au fond des bois,

 Soit qu'il chante les pleurs de la biche aux abois,

Ou l'adieu du chasseur que l'écho faible accueille

Et que le vent du nord porte de feuille en feuille."

 

Tout le monde connaît ces vers célèbres d'Alfred de Vigny : c'est, là, le prélude d'un poème où Vigny raconte la mort de Roland, à Roncevaux... le poète évoque la tristesse, la solitude d'une biche traquée par des chasseurs.... On y perçoit toute la fragilité de cet animal, une biche...


Ce mot "biche", aux sonorités si douces, a des origines bien étranges : le terme vient, en fait, du latin, "bestia" qui désigne la bête, l'animal.

Le nom "bestia" est, donc, à l'origine de deux dérivés distincts en français, la "bête", et la "biche"...

 

On voit que le mot "biche" a connu des évolutions phonétiques importantes : la voyelle"e" s'est transformée en "i", les consonnes "st" ont évolué vers une chuintante "ch".

 

Quelle poésie dans ce mot qui n'était, au départ, que le nom d'une bête, parmi d'autres !

 

Labiale initiale, prolongée par un "i", chuintante finale pleine de douceur, et d'harmonie, le mot "biche" déroule des images de nature, de bois, de forêts...

 

Des images d'un animal gracile, à l'élégance raffinée, au charme rempli de féminité.

On entre dans l'univers des contes merveilleux de Perrault, on entrevoit des images de légéreté, de grâce...

 

Ce mot nous fait aussi percevoir toute l'importance des sonorités de notre langue : les mots "biche" et "bête" produisent des effets totalement différents : on est sensible à la douceur de la biche et on ressent la brutalité de la bête.

 

La chuintante "ch", notamment, apporte une douceur qui n'apparaît pas du tout dans le terme "bête".

Le mot a pris, d'ailleurs, une valeur affecteuse dans les expressions :"ma biche, ma bibiche, des yeux de biche".

 

Dans les contes, la biche est, souvent, une figure féminine : animal à la course légère, au caractère farouche, elle symbolise la beauté... Des jeunes filles, des princesses sont souvent métamorphosées en biches.

 

Dans la mythologie grecque, la biche était consacrée à Héra, déesse de l'Amour et de l'hyménée, et elle était associée à Artémis, la vierge chasseresse.

 

Des images de liberté, de courses dans la nature, de légèreté surgissent à l'évocation de cet animal sauvage.

On perçoit une harmonie, une finesse dans les lignes, un museau fuselé, des pattes graciles, toute l'élégance de cet animal.

 

De grands yeux doux, un pelage couleur de brun doré parsemé de blanc...

 

Tout autour, un cadre champêtre : des arbres, des bois, des taillis, de grands espaces, des étangs, une nature intacte et préservée...

La biche aux yeux pleins de douceur nous entraîne dans un univers sauvage, un monde éloigné des réalités que nous connaissons...

 

Quelle légèreté, quel charme dans ce seul nom !

 

Le poème de Vigny : 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandscl...

 

 

 

http://youtu.be/bLNxHW4ZgXE

 

http://youtu.be/4_BavGnbmKM

 

 

 

 

 

 

 

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La parodie du poème de Vigny :

 

 



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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 17:17

 

ordinateur-internet

J'ai publié, récemment, un article sur la confiture, les images qu'elle évoque, l'art de la confectionner, l'étymologie du mot, ses origines...

 

Et, rapidement, les publicités sur la plateforme overblog se sont adaptées au sujet de cet article : trois publicités sont venues s'afficher, la première en haut : Mini pots confiture, ici... La deuxième : Créez gratuitement vos étiquettes à confiture... Et la dernière : Tu veux cuisiner comme un chef à la maison ? Clique ici pour gagner le Thermomix !

Des images colorées de fruits accompagnent les messages, un gros gâteau au chocolat se dessine, entouré de toques de chef-cuisinier...


Incroyable ! Désormais, la publicité est partout, et elle se conforme aux sujets traités sur internet....

Est-ce que des robots sont, ainsi, chargés d'illustrer les articles de messages publicitaires, en relation avec les thèmes traités, sur telle ou telle page ?

 

On a l'impression d'être, sans cesse, ciblé, pisté par la publicité !

Souvent, on a tendance à minimiser l'influence du phénomène, mais, sur internet, il suffit de cliquer sur un lien, pour se laisser tenter par tel ou tel produit...

 

On donne, même, l'illusion à l'acheteur potentiel qu'il va pouvoir gagner facilement un produit ou qu'il va pouvoir l'acquérir gratuitement.

L'essentiel est d'attirer le chaland, de l'appâter, par n'importe quel moyen de séduction...

Ces publicités sont, en plus, évolutives, elles changent : soudain, on voit apparaître une nouvelle fenêtre : une machine à faire des gaufrettes nous est proposée... Des recettes de cuisine gourmandes et délicieuses sont, aussi, présentées.

 

L'article est cerné, encerclé de publicités : comment y échapper ? 

Sur internet, on peut toujours télécharger l'application gratuite, Adblock, qui permet de bloquer toutes les publicités....

 

Mais par ailleurs, les publicités envahissent nos rues, nos écrans de télévision, les lieux mêmes de vente, les magasins...

 

Sur internet, on reçoit aussi  de nombreux mails publicitaires, aux titres aguicheurs : le deuxième produit à moins 50 %, soldes, réductions etc.

 

Internet devient le lieu de tous les pièges : il m'est arrivé de recevoir des mails frauduleux avec usurpation d'identité : de faux mails provenant de mon fournisseur d'accès internet, qui réclamait mes coordonnées bancaires... Parfois même, il était question de me rembourser un trop plein perçu en échange de mes coordonnées...

 

Internet se transforme en un réseau de duperies et d'artifices : nous sommes entourés d'embûches et d'embuscades de toutes sortes : il faut nous en prémunir et ne pas tomber dans ces leurres qui n'ont qu'un but : nous soutirer de l'argent...

 

Certains achats, sur internet, deviennent périlleux, car des réseaux se mettent en place, pour abuser les internautes : dans tous les cas, il faut rester vigilant !

 

 

 

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confiture Arnaud25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 17:03
nid-d-oiseau-Stefan-Xp-creative-commons.jpg 
Texte emblématique du début de la seconde guerre mondiale, cette chanson dont les paroles ont été écrites par Louis Poterat, la musique composée par Nino Rastelli, inspirée par un air de Puccini, a connu un succès mondial... 
 
Ce simple titre "J'attendrai" est familier, pour beaucoup de gens : le verbe "attendre" employé au futur, à 4 reprises, dans le refrain, accentue l'idée de l'attente interminable du retour de celui qui est parti à la guerre. Des compléments et un adverbe de temps viennent ponctuer le texte et souligner la longueur de l'attente : "le jour et la nuit, toujours..."
 
Le son "ou" répété, les nombreuses voyelles nasalisées ralentissent le rythme et viennent insister sur cette idée d'attente infinie...
"J'attendrai
Le jour et la nuit, j'attendrai toujours
Ton retour
J'attendrai
Car l'oiseau qui s'enfuit vient chercher l'oubli
Dans son nid
Le temps passe et court
En battant tristement
Dans mon cœur si lourd
Et pourtant, j'attendrai
Ton retour..."
 
L'évocation de l'oiseau qui revient vers son nid donne, tout de même, de l'espoir à celui ou celle qui attend.
 
Mais, le thème du temps qui passe s'impose, avec le champ lexical de la tristesse :"tristement, coeur si lourd".
 
Les symboles de ce temps qui passe sont bien révélateurs : "des fleurs qui pâlissent, le feu qui s'éteint, une ombre qui s'avance et glisse", autant de belles images qui soulignent la fuite du temps.
 
L'horloge, aussi, rythme le temps et souligne de ses battements réguliers, la lassitude de l'attente : "les sons las" ne sont que le reflet de la fatigue éprouvée par celui ou celle qui est dans l'attente de l'être aimé...
 
Inéluctablement, l'imagination intervient, alors : on entend des bruits, on espère vainement.
 
Le texte s'achève sur un impératif répété "reviens", comme une prière adressée à celui qui n'est plus là.
 
Le thème du temps réapparaît, avec l'évocation "des jours et des nuits", l'absence se traduit par des "jours froids", et, à nouveau, avec une idée de tristesse.
 
Le vocabulaire affectif "si doux, émouvoir, tendresse, tes bras "accompagne cet espoir, une façon de provoquer un retour si attendu.
 
La mélodie semble osciller entre tristesse et espoir : la mélancolie se perçoit dans l'attente prolongée et qui n'en finit pas...
 
Nos parents et grands-parents ont fredonné cette chanson, elle a marqué la période de la guerre, au cours de laquelle de nombreux couples ont été séparés.
 
Elle reste liée à une période difficile, mais on perçoit dans le texte, l'espoir qui portait les gens, leur attente d'un renouveau...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 17:01

 

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Arbre déchiqueté, brûlé, courbé, silhouette noire et somptueuse, branches qui s'enroulent, et s'embrument des ciels de l'hiver...

 

Arbres aux ombres de brumes, aux éclats obscurs, aux formes tortueuses...

 

Formes étranges, squelettiques et fantomatiques, les arbres dénudés montrent leurs fourreaux sombres, ténébreux.

Des écheveaux de branches se dispersent sur l'horizon, des résilles entrelacées, des éclats de bruns, des envolées de fumerolles.

 

Des arantelles se dessinent, finement tressées, magnifiquement ouvragées.

 

Des dentelles apparaissent, si souples, si légères, elles envahissent le ciel de leurs entrelacs subtils...

Les branches se tordent, se replient, se courbent, se croisent et s'entrecroisent.

 

Des filets souples relient les rameaux, formant des myriades de motifs, d'une inextricable texture...

Noirs fuseaux de l'hiver, arbres calcinés, aux réseaux lumineux de dentelles !

 

L'arbre dépouillé révèle de nouvelles splendeurs, des teintes sombres et aériennes, des envols de brindilles.

 

L'arbre se découpe sur le ciel gris de l'hiver, sculpture étrange, fascinante.

 

L'arbre répand des fibrilles, il enlumine le ciel de ses arabesques somptueuses...

 

http://youtu.be/hOA-2hl1Vbc

 

 

 

http://youtu.be/0MYzkBiJn5Y

 

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 16:04

 

ecole

 

 

C'est la période des conseils de classe, période très chargée pour les enseignants, car il faut remplir les bulletins de fin de trimestre, assister aux conseils, rencontrer des parents d'élèves...

 

Un des derniers conseils auquel j'ai participé a été l'occasion de voir les réactions de certains délégués de parents : la classe de seconde concernée se montre bavarde, dissipée, indisciplinée... tous les professeurs se plaignent de l'attitude des élèves de cette classe.

Le mécontentement est général et unanime : la classe n'a pas un comportement digne d'élèves de seconde...

 

Un des parents présent nous donne, alors, des conseils : "Il faut les punir sévèrement, ne pas hésiter à le faire ! " Je lui rétorque que j'ai déjà sanctionné plusieurs élèves, d'abord, par un avertissement sur le carnet, puis par des heures de colle...

 

Comme nous redoutons des difficultés pour faire progresser ces élèves dissipés, le même parent d'élève nous conseille de les faire travailller en équipe pour favoriser la progression !

 

Pour des élèves bavards et peu enclins à travailler, cette idée ne me paraît pas des plus judicieuses. J'ai, d'ailleurs, expérimenté le procédé, en demi-groupe, en début d'année : le brouhaha était assourdissant et peu propice au travail !

 

Si ce parent d'élève recommande des sanctions sévères, il va donc falloir exclure certains élèves du cours ! Est-ce la meilleure solution ?

 

Dans cette classe chargée qui comporte 36 élèves, l'un d'entre eux est dyslexique, un autre souffre de troubles obsessionnels compulsifs, un autre fait une crise d'adolescence et s'oppose, sans cesse, à ses parents, un autre est en rupture avec sa famille et a intégré l'internat du lycée, un autre est hyperactif !

 

Comment gérer tous ces problèmes ? Faut-il sanctionner lourdement, ou faut-il supporter les bavardages d'un élève qui souffre de troubles obsessionnels ou d'un autre atteint de dyslexie ?

Le parent d'élève qui nous donne tant de conseils ne s'est jamais retrouvé, manifestement, devant une classe de 36 adolescents avec toutes sortes de difficultés.

Et, pourtant, il se permet de nous conseiller sur l'attitude à adopter devant la classe !

 

C'est assez incroyable ! Je lui réponds point par point, en lui disant que nous avons déjà épuisé tout un éventail de sanctions, que certains élèves sont atteints de troubles graves, que le travail de groupe donne l'occasion à ces élèves d'une dissipation encore plus grande...

 

Mais les parents n'ont pas du tout conscience des difficultés que rencontrent les enseignants : si on exclut un adolescent qui souffre de problèmes de santé, ce même parent d'élève risque de nous le reprocher.

 

L'administration est intervenue dans cette classe, pour faire cesser la dissipation, les élèves ont été, d'abord, très impressionnés mais certains d'entre eux ont repris rapidement leurs habitudes de bavardages...

Il va falloir gérer tous ces problèmes, tout au long de l'année, et affronter le manque de motivation de ces adolescents et leur dispersion.

 

La fatigue que génère ce type de classe pèse lourdement sur les enseignants, et les parents sont à mille lieues de le comprendre !

 

Non vraiment, les parents qui n'ont jamais enseigné ne sont pas à même de réaliser toutes les contraintes du métier d'enseignant !

 

Si on en vient à exclure des élèves d'un cours, les parents se récrient, s'indignent, ils contestent ces punitions, et si les professeurs se plaignent du manque de discipline des élèves, c'est encore la faute des enseignants qui ne donnent pas de punitions suffisamment lourdes... 

 

A ces parents qui nous prodiguent des conseils, nous avons envie de dire : "Faites donc votre métier d'éducateur... car un certain nombre de ces élèves ne souffrent pas de pathologie particulière, mais font preuve d'un manque évident de savoir-vivre... Cette indiscipline qui les caractérise ne provient-elle pas d'une défaillance dans leur éducation ?"

 

 

 

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 16:06

confiture Quadell creative

 

 

"Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,

 Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,

J'allais voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture."

 

C'est ainsi que Victor Hugo évoque sa petite fille, Jeanne, dans un poème extrait du recueil L'art d'être grand-père. Il lui apporte, subrepticement, de la confiture, pour la consoler d'une punition.

La confiture ! Voilà un mot familier dont l'étymologie et l'origine apparaissent lointaines et obscures ! 

 

Les sonorités, la gutturale initiale "c", la voyelle nasalisée "on", la fricative "f", la dentale "t", la gutturale "r", à la fin, font, de ce mot, un ensemble composite, avec une certaine variété d'ingrédients....

De fait, la confiture exige un certain temps de préparation, avec différents éléments : sucre, fruits divers, vanille parfois.

 

Quels délices de couleurs, de goûts, de parfums nous offrent les confitures !

Quelles textures variées, en fonction des fruits utilisés ! Confitures de fraises, d'abricots, de melons, de pastèques, de myrtilles !

Que de couleurs apparaissent, à la simple évocation de ces mots !

On sent, aussitôt, différents parfums qui s'évaporent de la marmite ! On goûte aux saveurs de l'été !

Doré de miel, pourpre, orangé, noir, paille, des teintes variées et chaleureuses surgissent.

 

La confiture évoque, aussi, le monde de l'enfance, les tartines de beurre et de confiture, délices des goûters d'autrefois...

Je me souviens de ce pain garni de confiture d'abricots, aux couleurs éclatantes que l'on dévorait dans l'après midi.

Délices du goûter, des saveurs de sucre et de beurre mêlés ! 

 

Ce mot si familier "confiture" nous fait voir des images de bonheurs simples : la lente préparation des confitures, la mise en pot, la dégustation, le plaisir d'offrir des confitures, faites à la maison.

 

Mes grands-tantes avaient l'art de confectionner des confitures : je me souviens de ces confitures de pastèques qu'elles préparaient, avec amour, et dont elles nous faisaient l'offrande, chaque année.

 

La confiture, c'est tout un art de la confection ! Le mot vient d'un verbe latin "confingere", façonner : il est composé du préfixe, "cum", "avec, ensemble" et du verbe "fingere", "faire".                                  

Confiseries, compotes sont formées avec le même préfixe.

 

La confiture, c'est tout un art de l'assemblage, tout un savoir-faire qui a tendance à se perdre, car, désormais, on achète des confitures dans les magasins !

 

Retrouvons le plaisir de préparer des confitures, d'en savourer les odeurs qui montent, qui s'éparpillent, retrouvons le bonheur d'en goûter les différents fruits !

Avec un simple morceau de pain, la confiture et ses différentes variétés nous offrent des délices et nous permettent de retrouver un goût d'enfance...

 

Le poème de Hugo :

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandscl...

 

 

http://youtu.be/Im0PsrsZJXQ

 

 

http://youtu.be/jkoHfa0WPeU

 

http://youtu.be/inQWb2sgiPc

 

http://youtu.be/7LZ1WdOx-n0

 

 

 

 

 

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Chanson pour Anna : une de mes grands tantes se prénommait Anna :

 

 

 

 



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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 17:05

tirole 2

Il a été nommé prix Nobel d'économie 2014, c'est un français et il ose faire cette déclaration : "Nous devons suivre l'exemple de pays comme l'Allemagne et la Suède, qui ont connu des moments difficiles et ont fait beaucoup de réformes." Jean Tirole, s'est exprimé lors d'une conférence de presse à Stockholm, soulignant le fait que la France avait de nombreux "atouts". 

 "Nous devons faire des réformes pour que les gens retournent au travail [...], et aussi réformer l'État, ce que beaucoup de pays ont fait", a-t-il ajouté.

 

Je ne suis pas spécialiste de l'économie, mais je sais quelle a été la politique menée par l'Allemagne, ces dernières années : exploitation à outrance des travailleurs pauvres, appel à une main d'oeuvre étrangère venue des pays de l'est, sous payée... des salaires de misères.

 

C'est, donc, ce modèle ultra-libéral que Jean Tirole appelle de ses voeux, soutenant, ainsi, les dernères affirmations d'Angela Merkel, demandant instamment à la France de faire des réformes ?

 

La solution serait  de gagner en compétitivité, en institutionnalisant la misère en France ?

Quelle honte ! Depuis des années, on fait payer aux européens une crise dont ils ne sont pas responsables...

 

Et c'est encore le modèle allemand que cet économiste de pacotille nous invite à suivre !?

On entend ce discours, depuis des années : l'ancien président Nicolas Sarkozy n'a cessé de vanter notre voisin allemand...

Les seules solutions qui seraient viables consisteraient à sacrifier les travailleurs sur l'autel de la compétitivité.

 

Des régressions, encore et toujours, ce sont les seuls moyens envisagés en Europe, pour résoudre la crise ! Appauvrir les plus pauvres et enrichir les banquiers qui spéculent sur la dette !

 

Jean Tirole semble méconnaître des différences fondamentales entre la France et son voisin : une faible natalité en Allemagne, qui dénote une forme de désespérance face à l'avenir, des infrastructures en perdition, des difficultés pour les pauvres, une misère grandissante...

 

En plus, les propos de Jean Tirole semblent arriver à point nommé pour étayer les déclarations récentes d'Angela Merkel qui somme la France d'accomplir des réformes !

Mais lesquelles ? La France n'est pas l'Allemagne : doit-elle se plier aux diktats de son voisin ??

Doit-elle accepter d'être gouvernée par la chancelière allemande ? 

 

L'Allemagne est une société vieillissante qui ne sera pas à même d'assurer la retraite de ses travailleurs, et elle se permet encore de donner des leçons à la France...

 

Jean Tirole, économiste couronné par le prix Nobel semble se mettre au service d'une Allemagne qui se prétend toute puissante et qui pratique un libéralisme effréné, Jean Tirole, chantre de l'économie libérale et de la spéculation vante un système qui anéantit les peuples : c'est terrifiant !

 

Source :

 

http://www.latribune.fr/actualites/...

 

 

 

tirole

 

 

merkel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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Published by rosemar - dans politique Europe
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 17:49

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On connaît le succès des émissions de télé-réalité auprès des adolescents : dans ces émissions, souvent, tout est permis : mensonges, trahisons, langage vulgaire, insultes...

Dès lors, comment s'étonner de l'attitude de certains jeunes, avec l'exemple qui leur est donné ?

 

Si les politiques mentent, si les jeux de la télé-réalité prônent le mensonge, la tromperie, la ruse, il ne faut pas être surpris de voir le comportement de certains élèves en classe...

 

Tout est possible : paresse, mensonge, langage grossier sont valorisés, il faut privilégier le jeu, l'amusement, en passant par un certain mépris de la morale.

On voit bien l'influence que peuvent avoir de telles émissions sur les jeunes : ce sont, pour eux, des exemples, des modèles à suivre.

 

Ainsi, les adolescents n'hésitent plus à tricher, à rendre de faux devoirs, une simple prise de notes, au lieu du travail exigé, ils s'amusent de leurs propres ruses, s'en vantent...

Ils n'hésitent pas à mentir à leurs parents sur leurs notes : certains s'absentent des cours sans justification.

 

Certains simulent un mal de tête, un mal au bras pour échapper à un cours...

Quand l'exemple vient des médias, il est difficile d'inverser la tendance, de revenir aux vertus de l'honnêteté, de la droiture, du sérieux.

 

Ces émissions ont plus de valeur pour les jeunes qu'une émission culturelle : c'est amusant, ludique, facile et dénué de réflexion.

L'essentiel est de passer du bon temps, de se détendre à bon compte, dans une ambiance de rires, de facilité.

 

L'argent est, aussi, l'enjeu de certains de ces programmes : le gagnant ou la gagnante peut acquérir un certain confort matériel par sa force, sa ruse, ou ses tromperies...

 

Valoriser ainsi la frivolité, les mensonges, le goût du leurre ne peut que produire des effets désastreux : quels repères sont, ainsi, donnés aux jeunes ?

 

Quels exemples ont-ils sous les yeux ? Celui des hommes politiques dont les discours sont fluctuants, trompeurs et incertains, celui de ces participants à des émissions de télé-réalité ?

Face à ces images pleines de séduction présentées par ces programmes, les adolescents se laissent facilement abuser, certains sont fascinés par des personnages qui deviennent des héros du mensonge, de la tromperie.

 

Et certains adultes ne sont pas en reste : il faut voir la mauvaise foi de certains intervenants sur internet : ils n'hésitent pas à se contredire, à adapter leurs discours en fonction des interlocuteurs, à reprocher aux autres des défauts dont ils font eux-mêmes étalage !

 

 

 

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