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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 16:35

 

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Ces jours-ci, encore, la dette a fait la Une de l'actualité : elle bat, même, dans notre pays, des records vertigineux : 2000 milliards d'euros de dettes, nous dit-on, soit une ardoise de 30 000 euros pour chaque français...

 

La France vit à crédit : elle doit emprunter pour faire fonctionner la machine de l'état, la sécurité sociale, l'assurance chômage, etc.

On se souvient des propos de François Fillon qui affirmait être à la tête d'un état en faillite.


On demande, ainsi, sans arrêt, aux français, d'accepter des mesures d'austérité, afin de résorber cette dette : augmentation de la taxe sur le diésel, diminution des prestations familiales, par exemple.

 

Pourtant, alors que la dette bat des records, on apprend que plus d'une centaine d'aéroports ont été construits en France et qu'ils ne servent à rien, qu'ils coûtent, même, de l'argent à la collectivité publique.

150 aéroports régionaux n’ont pas réussi à développer des liaisons internationales. Pour les vols intérieurs, le trafic, aussi, est minime... Angers, Rennes, Tours, Nantes, Dôle, etc. autant d'aéroports vides de passagers et de sens !

 

Dans de nombreux collèges et lycées, chaque année, on distribue, gratuitement, des ordinateurs aux élèves : pourtant, la plupart des adolescents sont déjà équipés de cet outil... On devrait, sans doute, offrir ces ordinateurs uniquement aux élèves dont les familles sont en difficulté financière.

 

On le voit : partout, règnent des gaspillages : des sommes sont, ainsi, allouées aux sénateurs : c'est ce que l'on appelle la réserve parlementaire, qui leur permet de financer des projets locaux de leur choix. Cette cagnotte s'élevait à plus de 53 millions d'euros en 2013, que les 348 élus de la Haute Assemblée peuvent distribuer comme ils le veulent.

 

Mais apparemment, certaines sommes seraient détournées : certains projets n'arrivent pas à leur terme, l'argent public est, donc, dévoyé...

 

On ose, ensuite, nous dire que la France est en faillite et que nous devons en payer le prix, on ose nous dire que le dette de chacun d'entre nous s'élève à 30 000 euros !

Sommes-nous donc responsables de la gestion des deniers publics ?? On ose nous dire que nous sommes responsables de la dette !

De nombreux ménages français ont des difficultés à gérer leur budget : ils se plient à des économies, à des restrictions budgétaires, ils font en sorte de ne pas contracter trop de dettes.

 

Si la France est en faillite, comment se fait-il que l'état se laisse aller à tant de dépenses inutiles et de gaspillages ?

L'état, les élus locaux, les sénateurs se livrent à des dépenses inconsidérées et demandent à des français en difficulté de faire des sacrifices, de se priver, de se plier à des restrictions budgétaires.

Cherchez l'erreur ! Ce sont les gaspillages qu'il faut traquer par des contrôles plus stricts ! C'est l'argent des paradis fiscaux qu'il faut rechercher et taxer !

 

Si la dette existe, si elle est réelle, c'est à l'état de montrer l'exemple par une gestion plus juste et plus rigoureuse de l'argent public : mais, encore une fois, les trafics d'influence vont bon train, dans notre pays : des responsables politiques se remplissent les poches au passage.

 

Sans cesse, l'Europe et ses instances agitent l'épouvantail de la dette pour imposer des mesures d'austérité, dans tous les pays : alors que l'argent public est gaspillé à tort et à travers, on exige des salariés toujours plus de sacrifices.

 

Qui peut encore croire à cet épouvantail de la dette ? Il n'a qu'un seul but : écraser les peuples, pour favoriser des financiers et des hommes politiques véreux !

 

 Autrefois, on utilisait l'épouvantail de la religion pour maintenir les peuples sous le joug, dorénavant, c'est le spectre de la dette que l'on brandit sous nos yeux, pour nous faire accepter toutes sortes de régressions...

 

 

Un reportage sur l'usage qui est fait de la réserve parlementaire :

 

 

http://www.francetvinfo.fr/politiqu...

 

Un autre reportage sur les aéroports régionaux :

 

http://www.francetvinfo.fr/economie...

 

 

 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 16:41

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La simplicité de cette chanson écrite et composée par Alain Barrière, sa clarté, son évidence nous émeuvent...

 

Ponctué par des adverbes d'intensité : "si jolie", "trop jolie", le texte évoque une beauté qui attire, et éloigne en même temps : la beauté fait peur, parfois, elle effraie, elle laisse sans voix l'amoureux.

 

Associée au vent qui l'emporte, la jeune femme désignée simplement par le pronom "elle", terme assez vague, paraît d'autant plus lointaine... elle s'enfuit, alors que le vent personnifié raconte encore la beauté de la jeune femme.

 

Le texte écrit au passé, à l'imparfait évoque un souvenir d'autrefois d'un amour qui semble perdu irrémédiablement.

 

Brusquement, le retour au présent redonne une forme d'espoir, mais le vent parle au poète et évoque une forme d'impossibilité à aimer toute une vie.

 

Par ailleurs, l'évocation de l'automne associé aux larmes montre et souligne l'éloignement de la jeune femme.

 

Le poète voit alors "sa robe tourbillonner", dans un parc où virevoltent les feuilles d'automne qui sont personifiées puisqu' elles "frissonnent".

Mais, la jeune femme n'est désormais, plus qu'un rêve...

 

Ce paysage automnal représente bien l'état d'âme du poète : ce sont ses propres frissons que l'on perçoit, en fait, dans cette description pleine de regrets et de mélancolie liée à l'automne.

 

La nature personnifiée, le vent qui parle, les feuilles qui frissonnent donnent à cette évocation une grande poésie...

 

Le vent apparaît bien, ici, comme le symbole de la fuite du temps qui emporte tout sur son passage... Les vers très courts peuvent suggérer l'envolée du vent et l'écoulement rapide du temps qui passe.

 

La mélodie souligne la douceur, le rêve représenté par la beauté de la jeune femme. Les finales de voyelles féminines soulignées dans la prononciation, "joli-e, ravi-e, parti-e" accentuent cette impression de douceur.

 

On retrouve dans ce texte, des thèmes traditionnels : le temps qui passe, l'amour et la difficulté de l'exprimer, l'automne qui évoque la tristesse, un amour perdu que le souvenir garde intact.

 

La simplicité, l'harmonie de la mélodie redonnent vie à ces thèmes éternels...

 

http://youtu.be/nNYLj_Rdx9c

 

http://youtu.be/nO3DyGZhq2o

 

http://youtu.be/ZVkdMRmSCuo

 

 http://youtu.be/kx-18sc1wNE

 

Photos d'automne : creative commons  Bluepoint / Jean Pol Grandmont / Tracy

 

 

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 17:59

 

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De plus en plus, les autorités sont contestées, et notamment, celle des enseignants...

 

Un article paru sur le journal Marianne a attiré mon attention. Intitulé : Parents d'élèves, restez à votre place, cet article rapporte le cas d'une mère d'élève qui a publié un billet de blog indigné, sur le Huffingtonpost.fr, parce que l'enseignante de son enfant de 5 ans a osé écrire sur son bulletin scolaire : "Votre fille voudrait être son propre chef".

 

La mère n'a pas accepté cette remarque adressée à son enfant... C'est, manifestement, là, une remise en cause de l'autorité des enseignants.

 

Sans arrêt, cette autorité est battue en brèche, à tel point que les élèves, eux-mêmes, en viennent à revendiquer des droits qu'ils n'ont pas et ne peuvent avoir.

Ainsi, c'est à l'enseignant de décider des notes, ces notes étant justifiées par une appréciation ne devraient pas donner lieu à des contestations.

 

Et pourtant, on voit de plus en plus d'adolescents qui se mettent à revendiquer de meilleures notes.

 

Cela m'est arrivé, lors d'une interrogation orale en cours de latin : la leçon portait sur des révisions de déclinaisons : l'élève interrogé avait appris cette leçon, malgré quelques lacunes, il ne maîtrisait pas un des modèles à apprendre et d'autres mots de vocabulaire : je lui attribue la note de 17 sur 20, ce qui est, tout de même, une excellente note !

Aussitôt, contestation des autres élèves qui affirment que la note est trop sévère ! Je n'en reviens pas ! 

 

Je leur dis que bientôt, ils exigeront d'assurer le cours à ma place, mais ils perçoivent qu'ils en sont bien incapables...

En tout cas, ils se jugent capables de noter à la place du professeur et d'imposer des notes qui doivent atteindre la perfection !

 

Voilà un comportement nouveau qu'on ne voyait pas, il y a quelques années : les élèves se permettent, dorénavant, de contester certaines décisions, de remettre en question les notes.

 

La mode est, effectivement, à un manque d'exigences, un certain laisser aller : il faut faire preuve de toujours plus d'indulgence, pour rassurer les élèves.

Mais ces élèves devront, un jour, être confrontés à des difficultés bien plus grandes, passer des entretiens d'embauche, trouver du travail...

 

Non, les enfants ne peuvent pas être leur propre chef : nier les autorités, c'est faire croire à l'enfant que ces autorités n'ont aucune valeur, et c'est l'exposer à des difficultés, dans sa vie d'adulte.

Chacun doit rester dans son rôle : si les enseignants mettent des notes, c'est qu'ils ont une expérience, un savoir-faire.

 

Les élèves, eux, ne sont pas à même de délivrer des notes, des appréciations, mais on voit bien la tendance qui se dessine : dans nos sociétés, tout est contesté, et notamment le travail et l'autorité des enseignants : ceux-ci ont, pourtant, des compétences, ils ont poursuivi de longues études, leur tâche est souvent complexe : satisfaire les parents, les élèves, l'administration, ce n'est pas simple !

Baisser le niveau d'exigences est, aussi, dangereux : on donne alors à l'élève l'illusion que tout est facile.

 

Pour ma part, je m'y refuse et je pense, ainsi, rendre service à mes élèves : un enseignement de qualité doit s'accompagner d'une certaine rigueur dans la notation...

 

 

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 18:26

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Dans des éboulis de pierrailles, au fond du lit d'une rivière d'été, on trouve, parfois, des pierres étonnantes par leurs formes, leurs teintes, leurs motifs...

 

Sculptés par l'eau, ces galets révèlent des beautés lumineuses, aux teintes d'opales, des roses tendres, des gris veinés d'ocres.

 

C'est comme si la nature avait créé de véritables oeuvres d'art, dignes d'un sculpteur, ou d'un peintre.

 

Une pierre rose striée de deux traits... des galets troués de cratères luminescents... des rocailles marbrées de dentelles, couleur de rouille.

 

Des roches, en relief, qui semblent traversées de motifs multiples, des pierres lisses à peine piquetées de quelques coups d'épingles...

 

Des galets qui dessinent des alvéoles, aux formes diverses, et qui ressemblent à des nids d'abeilles.

 

Une pierre, aux étages de couleur rose, ocre, puis rose encore... Des rocailles couvertes de scories, de dessins obscurs, indéchiffrables.

 

D'autres, couleur de brique, marbrées de blanc-beige, pierres rondes, ovales qui suggèrent mille formes géométriques... des pierres qui viennent du fond des âges et d'horizons si lointains...

 

Que de mystères dans ces rocailles, charriées par les fleuves ! Que de découvertes !

Les vagues du fleuve s'y dessinent, imprègnent leurs marques indélébiles, le déferlement des eaux montre son lent travail d'érosion.

 

Les pierres semblent vivre du mouvement même des fleuves, elles s'imprègnent de leurs vagues, de leurs colères, de leur violence.

 

Rongées ou lissées par l'eau, elles nous font découvrir un monde coloré, aux tons de pastels, tantôt, des embruns d'orages tourmentés, des clameurs, des emportements, tantôt, la douceur et l'apaisement des ondes.

 

Ces pierres nous disent la violence, le bercement des ondes, la fureur et la fluidité des eaux...

 

Elles ressemblent, parfois, à de véritables galets sculptés par la main de l'homme. Elles nous font font voir des tableaux, des paysages, des couleurs d'aube naissante, des nuées rougeoyantes, des éclats...

 


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Photos : rosemar



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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 16:24

 

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Agoravox est un journal citoyen qui permet à un grand nombre de contributeurs de rédiger des articles et de s'exprimer : vive la liberté d'expression ! J'ai, pour ma part, publié de nombreux articles... et j'ai pu y exposer nombre de mes idées... Belle expérience !

 

Pour autant, l'expérience a tourné court : on m'a, d'abord, reproché de vouloir occuper quotidiennement le terrain, puis d'empêcher les autres de s'exprimer, alors que les publications sont nombreuses sur le site.

 

Aux dires de certains, je prenais même la place des autres ! Un agoranaute est venu, sur mon blog, déposer des messages d'intimidation, vantant les vertus de l'éclectisme qui n'était plus possible, en raison de mes nombreux articles publiés sur agora !

 

On m'a accusée aussi de médiocrité, certains se sont mis à noter mes articles, à les traiter de rédactions sans intérêt ! Qui plus est, certains se sont attaqués au métier de professeur, même à propos d'articles qui n'évoquaient pas du tout ce sujet.

C'était, bien sûr, l'occasion, pour certains, de ridiculiser les profs, de les railler : attitudes de potaches assez faciles...

 

Quand les commentaires ne se sont plus réduits qu'à des agressions verbales concernant mon métier, j'avoue qu'il ne m'a pas paru sérieux de continuer à m'exprimer sur le site.

 

J'ai vraiment eu l'impression que l'on voulait, sans cesse, me ramener à mon métier de professeur, alors que j'abordais bien d'autres sujets.

Pour ma part, je pense qu'un journal se doit d'évoquer toutes sortes de thèmes : la variété est importante, on peut aborder des sujets d'actualité, mais aussi des sujets culturels, des souvenirs, des expériences... l'éclectisme justement !

 

En renonçant à publier sur le site, j'essaie de me protéger d'attaques indignes qui mettent à mal mon métier, mon travail, ce que je suis.

Je renonce à une forme de liberté d''expression qui m'était offerte... Dommage !

Mais la liberté d'expression est-elle vraiment possible ?

 

Je déplore, surtout, les commentaires vulgaires, grossiers qui m'étaient adressés : tout cela est assez indigne de la part d'internautes qui se cachent derrière un anonymat pour insulter, mépriser et dénigrer.

 

Mais il paraîtrait que la liberté d'expression doit, aussi, passer par des paroles de haine et de mépris... Il est vrai que le métier d'enseignant devient, dans nos sociétés de crise, la cible de toutes les critiques : on les rend responsables de tous les échecs de la société : le chômage, les difficultés des élèves, leur incivilité... Les enseignants deviennent des boucs émissaires, dans un monde sans repères, où les parents ont, eux-mêmes, des problèmes pour jouer leur rôle d'éducateurs...

L'expérience d'agoravox m'a de toute façon enrichie et je ne la regrette pas : j'ai écrit sur toutes sortes de sujets qui m'intéressaient.

 

L'aventure se poursuit sur mon blog, de manière plus sereine.

Le pire, c'est que je ne suis pas la seule à avoir fui le site d'agoravox : d'autres l'ont aussi déserté, excédés par des commentaires hors de propos, d'autres sont partis, se privant, eux aussi, d'une forme de liberté d'expression.

Je regrette ces renoncements mais je les comprends, puisque j'ai moi-même renoncé à poursuivre l'aventure.

On peut déplorer, aussi, l'auto-suffisance de certains commentateurs qui n'ont qu'un but : se mettre en valeur, pour prouver et mettre en oeuvre une forme de supériorité  qu'ils n'ont pas mais qu'ils prétendent détenir...

 

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 17:19
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"Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; 
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! 
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres 
Le bois retentissant sur le pavé des cours."
Ces vers célèbres de Baudelaire sont extraits d'un poème intitulé Chant d'automne, inséré dans les Fleurs du mal.
Avec le mot "ténèbres", on entre dans le monde de la nuit et du mystère.... Ce nom, aux sonorités de dentale, de labiale et de gutturale entrelacées nous étonne : voilà un mot qui nous parle !
 
Il nous parle de l'obscurité, du prince des ténèbres, de l'esprit des ténèbres, des ténèbres de l'ignorance et de la barbarie, il vient d'une racine indo-européenne "tem-" qui signifie "noir".
 
Ce mot nous parle de terreurs ancestrales, associées à la tombée de la nuit, un monde flou, incertain, où les objets semblent s'animer de formes inquiétantes.
 
Les voyelles peu contrastées de ce terme lui confèrent une tonalité sombre, étrange, feutrée....
 
On accède à un univers fantastique où tout est possible, on est plongé dans le noir, d'autant que ce mot, toujours employé au pluriel, nous enveloppe de ses replis obscurs. 
 
Le mot suggère différentes images : des nuages sombres, une prison, une forêt, une grotte, la mort, l'enfermement.
 
Associées à la couleur noire, les ténèbres sont, souvent, inquiétantes : la vue s'affaiblit, s'obscurcit , et le monde, autour de nous, change notablement...
 
Symboles de l'obscurantisme, de l'ignorance, les ténèbres ne sont guère valorisées.
 
Et pourtant, quel charme revêtent les ténèbres de la nuit !
 
Quand les étoiles peuplent le ciel, de leurs fins éclats, quelle harmonie et quelle douceur dans l'apaisement de la nuit !
 
Les ténèbres sont, parfois, bienveillantes, elles nous entraînent vers le monde des rêves, du repos.
 
Elles nous bercent d'étoiles, nous invitent au recueillement.
 
Les ténèbres permettent un renouveau, une renaissance, après l'oubli procuré par le sommeil...
 
J'aime ce mot empreint de mystères, aux sonorités sourde et sonore, aux teintes adoucies, aux lueurs hésitantes.
 
Voilà un mot chargé de symboles et de résonances : associé à la nuit, il vibre de sonorités, il impose sa présence avec sa gutturale "r", pleine de rudesse et de noirceur...
 
Lié à l'obscurité, il nous fait frissonner de peurs et nous procure, aussi, parfois, une forme de sérénité...
 
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Photos : Christelle et rosemar

 

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 18:02

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Le numérique, les ordinateurs s'implantent dans la plupart des établissements scolaires : certaines régions offrent gratuitement un ordinateur à chaque élève, dès l'entrée au lycée, en seconde.

 

Les élèves sont même autorisés à prendre le cours, sur leur ordinateur : la part faite au numérique est de plus en plus importante... on peut projeter un texte sur un écran, l'étudier, en mettant en évidence certains passages.

 

Pour autant, l'outil n'est pas sans risques : dispersion, impression de facilité, envahissement des écrans qui occupent, déjà, une place importante, dans le temps de loisirs des adolescents.

 

Il est important que les jeunes utilisent, aussi, le livre papier, sur lequel on peut revenir, où l'on peut souligner certains extraits.

Travailler, sans cesse, sur des écrans ne permet pas un approfondissement : l'oeil se fatigue, se lasse.

Personnellement, je n'arrive pas à lire l'intégralité d'un roman, sur un ordinateur ou une tablette : j'ai besoin de sentir le livre entre mes mains, de tourner les pages, de souligner des mots, des phrases.

Le livre est un outil de réflexion qui reste indispensable, même si les tablettes peuvent être utilisées occasionnellement.

 

On apprend, ainsi, que Steve Jobs, fondateur d'Apple, a toujours préservé ses enfants de l'envahissement des nouvelles technologies... Ceux-ci n'ont jamais utilisé d'Ipad.

 

La plupart des pionniers de la technologie limitent l'utilisation de ces gadgets par leurs enfants à 30 minutes par jour pendant la semaine, alors que d'autres ne tolèrent l'usage de la technologie que pendant le week end.

En fait, les tablettes, les portables, les smartphones ont tendance à limiter et réduire la créativité, la concentration, voire même la sociabilité des enfants.

 

Face à un ordinateur, une tablette les jeunes se retrouvent souvent isolés, coupés du monde, ils s'enferment dans un univers attractif, certes, mais trop prenant et qui ne favorise pas la réflexion.

Les écrans de toutes sortes nous envahissent : téléviseurs, tablettes, téléphone, montres connectées...

 

Si ces outils prennent le dessus dans toutes nos activités, loisirs, travail, détente, ils comportent des dangers et risquent de nous formater à l'extrême.

 

De nombreux adolescents se laissent, ainsi, dominer par ces technologies : ils se contentent parfois de faire des copiés-collés, au lieu de se livrer à une vraie réflexion...

 

Ils ont l'impression de maîtriser les connaissances, parce qu'il leur suffit d'un clic sur un ordinateur pour trouver toutes sortes d'informations sur toutes sortes de sujets...

 

Illusion trompeuse ! Pour maîtriser vraiment des connaissances, il faut les avoir assimilées, il faut du temps, de la patience, de l'attention, de la concentration !

Et les adolescents d'aujourd'hui ne savent plus se concentrer : ils sont dans le jeu permanent, la jouissance immédiate, le savoir facilement acquis...

 

Comment ne pas voir, dans cette attitude, l'influence néfaste des ordinateurs ? Les élèves pensent pouvoir accéder à la connaissance, en ne faisant aucun effort et leur attention se dilue et se délite inexorablement...

 

 

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 17:41

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Voilà une romance pleine de douceur, au texte un peu suranné, une belle déclaration d'amour à la fois passionnée et teintée de retenue...

 

Extrait d'un opéra, que l'on doit à François Bazin, pour la musique, la romance de Maître Pathelin émeut par sa simplicité, sa poésie.

Texte lyrique, à la première personne, cette chanson, créée en 1856, évoque un amour qui n'ose pas se déclarer.

 

La pensée obsédante de l'amoureux se traduit par des répétitions de constructions : "quand je m'éveille, quand je sommeille"... Jour et nuit alternent, avec toujours la même idée en tête.

 

Les sonorités de sifflantes, de chuintantes restituent la douceur et la tendresse de cet amour secret.

Le bonheur serait de voir cet amour partagé, avec l'espoir d'un aveu...

 

Par l'alternance entre la première et la deuxième personne, le poète instaure un dialogue, mais la distance semble infranchissable entre les deux êtres.

L'emploi de la deuxième personne du pluriel "vous" souligne la séparation, l'éloignement.


Et curieusement, c'est la peur qui domine, marquée par l'interjection "hélas", et soulignée par l'adverbe "trop". "J'ai trop peur de vous", déclare le poète.

 

L'amoureux "guette" la jeune femme, espère une rencontre : il se parle à lui-même, comme pour se donner du courage " je me dis par un doux langage/ Aujourd'hui je veux l'émouvoir..."

Le verbe "vouloir", répété à trois reprises, insiste sur un désir très intense qui n'arrive pas à son terme.

 

A la fin du texte, la distance semble presque abolie par le passage à la deuxième personne du singulier : "Je veux, je veux, dans mon brûlant délire / Dire je t'aime en tombant à genoux."

 

Mais la peur réapparaît, paralysante, inexorable, interdisant, apparemment, tout espoir.

 

Amour intense, pudeur, exaltation caractérisent le texte de cette romance.

 

Quant à la mélodie, elle est conforme aux sentiments, pleine de sensibilité et d'émotions...

Cette romance emplie de tendresse évoque, en moi, des souvenirs : mon père fredonnait, autrefois, cette chanson... Pleine de simplicité, dans le texte, elle est facile à retenir, elle traduit, aussi, une émotivité, une difficulté à s'exprimer, à dire ses sentiments.

 

Mes parents, issus d'un milieu très modeste, étaient, ainsi, des gens qui parlaient peu, qui ne s'épanchaient pas : au fond, cette chanson restitue bien la vie de gens humbles et simples, leur difficulté à s'exprimer, à mettre en évidence des sentiments...

J'écoute, chaque fois, avec émotion, cette mélodie et cet air d'autrefois... Cette chanson familière suggère une forme de pudeur, de réserve infinies...

 

 

http://youtu.be/Fi45IhItHTA

 

 

 

 

 

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Published by rosemar - dans poésie chanson pudeur
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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 17:23

 

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L'automne, couleurs de rouille et de bruns flamboyants, commence à rutiler, à répandre des parfums de brume, à redessiner les paysages, les auréoler de teintes pleines d'éclats.

 

Le doux nom de l'automne nous fait entrevoir des brumes de feu et de cuivre, des résilles ténébreuses et empourprées.

 

Les arbres se couvrent de parures lumineuses de roux, d'ocres, de miel.

 

Miel de l'automne aux couleurs de bruns, moissons de couleurs, rondeurs de rouges, de briques, d'amaranthes...

 

L'automne aime le roux, le mordoré, les éclats de xanthe... L'automne aime les pluies, les parfums de la terre, les lumières sourdes.

 

Le vert et le roux s'unissent sur les arbres : les feuilles se nimbent de brûlures, font voir, encore, quelques éclats de verts, se couvrent, peu à peu, de couleurs mordorées.

 

Les feuilles se bordent de brunissures, elles brûlent, se racornissent sur les bords...

 

Les bouquets d'arbres révèlent des teintes contrastées... Les premiers froids du matin, les frimas froissent et blessent les feuilles, dont les bords dentelés se recroquevillent, se replient, et s'effacent.

 

Les bouquets d'arbres resplendissent de ces embruns dorés et verdoyants... des volutes de roux s'accrochent aux branches.

 

Feuilles rousses et noires forment des parures fragiles, des beautés éphémères, des tableaux fulgurants aux éclairs de feu. 

 

 

http://youtu.be/0MYzkBiJn5Y

 

 

 http://youtu.be/PuyYc0gINbU

 

 

http://youtu.be/MvQROitrwuE

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 15:38

 

 

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Un article paru sur le point, intitulé Massacre de la langue française, signé par Louise Cuneo, m'a amusée : cet article évoque un ouvrage de Jean Maillet : Langue française, arrêtez le massacre...

 

Les exemples donnés de ces manquements à l'usage concernent le genre des noms, "antidote", "apogée", "armistice", "augure", "soldes", "termite" ou "tentacule" sont du genre masculin, alors qu'"échappatoire", "espèce" ou "oasis" sont féminins. En revanche, les termes "alvéole", "réglisse" admettent les deux genres. 

 

D'autres exemples sont en relation avec la construction des verbes : ainsi, le grammairien et lexicographe précise qu'on se "souvient d'un événement" et qu'on se "rappelle un événement", qu'on "pallie une pénurie" (et non "à une pénurie"), qu'on habite "à Paris" et non "sur Paris".

 

L'auteur dénonce, aussi, les fautes de liaison fréquentes à l'oral... dans les médias ou ailleurs.

 

Ces erreurs sont récurrentes, mais au fond, assez vénielles... elles méritent, certes, d'être corrigées.

Pour autant, l'auteur semble ne pas avoir conscience du réel massacre de la langue française commis par les élèves, dans certains devoirs et exercices de français.

 

On assiste à un véritable massacre du "verbe", au sens étymologique du terme. Le verbe, c'est au sens originel, le pouvoir de la parole, ce sont les mots qui s'enchaînent.

Or, nombre d' élèves arrivent en seconde et ne maîtrisent pas leur propre langue : comment rattraper un tel retard, alors que les classes de lycées comportent souvent 36 élèves ?

Comment les professeurs peuvent-ils apporter une aide et un soutien à ces élèves quand les classes sont surchargées ?

 

Les fautes commises sont tellement graves qu'elles rendent certaines phrases incompréhensibles... des fautes d'accord, des erreurs de vocabulaire, une méconnaissance de règles élémentaires...

 

Certains élèves ne savent plus rédiger : on peut trouver des phrases de ce type : "les progrès nous sommes indispensables." On voit, aussitôt, que cette faute d'accord traduit une incompréhension du mécanisme grammatical de la langue.

Les élèves utilisent souvent un style elliptique : phrases sans verbe, non construites.

Ils manquent de vocabulaire et répètent plusieurs fois les mêmes mots, dans des phrases qui se suivent.

Ils n'ont pas l'habitude de se relire : le brouillon est parfois recopié tel quel, sans correction.

On relève des confusions entre noms et verbes : "on vous conseil."

 

Récemment, une étude a montré que la méthode globale était désastreuse pour l'apprentissage fondamental de la lecture : il faudrait, sans doute, revenir à une compréhension syllabique et remettre à l'honneur, au plus tôt, l'enseignement de la grammaire.

Les dégâts sur certains élèves sont considérables : il faut arrêter ce massacre et revenir à l'essentiel : la connaissance et la maîtrise de la langue !

Comment expliquer toutes ces lacunes accumulées ? L'enseignement a été détourné par de prétendus pédagogues qui ont voulu privilégier tout ce qui est ludique et ont négligé l'essentiel...

L'enseignement a même perdu, parfois, sa vocation principale : transmettre des connaissances, les consolider par des révisions constantes, au fil du cursus scolaire.

Le massacre du verbe, c'est aussi, d'une certaine façon, le massacre de la pensée, de la réflexion : comment communiquer, quand on ne maîtrise pas bien sa langue ?

Le massacre du verbe rend difficile l'expression des idées qui se réduisent à peau de chagrin : la pensée en arrive à se diluer et s'effacer en raison de ces lacunes...

 

 

 ecole

 

 



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