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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 17:20

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Des grappes de térébinthe semblent naître sur les rameaux du pin...

 

Des embruns de roses éclaboussent quelques branches, comme des éclats glacés : le pin s'embrase de roses dorées, devant les pâles lueurs de l'aube...

 

Des fleurs spumeuses parcourent les branches, les font étinceler de teintes nouvelles et irréelles.

 

Le pin se pare des couleurs subtiles de l'aurore naissante, le pin s'empare du jour, fait rayonner le soleil sur ses branches, reflète les premières lueurs naissantes.

Les teintes de gris, de mordoré, de verts se superposent, des guirlandes de teintes de roses apparaissent.

 

Paysage de l'aurore, somptueux tableau... le pin dessine des enluminures nouvelles, des éclats de rose et de rouille.

Le pin s'illumine des premiers éclats du jour... l'aurore aux doigts de roses, des nuées surgissent pleines de délicatesse, dans des tons très doux...

 

Une partie, seulement, du pin est iradié de lumières, comme incendiée par les éclats du soleil.

 

L'autre partie étale ses teintes mornes de gris et de verts, de noirs... contrastes de couleurs étonnants, l'arbre cuivré et rosé, d'un côté, semble se dorer de nuées éclairées par le soleil.

 

L'arbre devient mystère, comme habité de nymphes aux teintes de roses : il semble se vêtir de soies légères, fines...

 

Il se nimbe de voiles subtils, ondoyants, aux teintes atténuées.

 

Il semble revivre et renaître à la vie sous les éclats du soleil, il s'anime de teintes chaudes et lumineuses, il s'enivre de lumières.

 

Sublimé par le jour qui commence, il se peuple de vie, il rayonne....

 

http://youtu.be/eQZoLUhdkvE

 

http://youtu.be/BuIo8dtYyDM

 

 

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 16:05

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Cette chanson, écrite pour les paroles par Julien Clerc, intitulée Lili voulait aller danser, se présente comme un véritable scénario de polar : dès le début, on voit un personnage qui paraît familier, puisqu'il est désigné par son prénom "Tony", on le découvre alors qu'il "entre dans un snack bar"...

 

L'heure est glauque : "minuit moins l' quart"... Un autre personnage, la serveuse du snack, dont le surnom, sous la forme d'un diminutif affectueux, "Lili", est tout aussi familier, apparaît "nerveuse", impatiente de voir partir un dernier client, qui "sucre son café", et qui semble, ainsi, s'attarder...

 

Le décor est planté, comme dans un film noir, on voit tout le mobilier habituel d'un snack : "la télé, le juke box qui hurle un air de Fats Domino", un chanteur américain de rythm and blues, l'un des pionniers du rock 'n' roll. 

 

"De quoi vous mettre des fourmis dans les pieds !" semble dire une voix off... Cette expression populaire est le point de départ du thème essentiel de la chanson : "Lili voulait aller danser le rock'n roll."

 

La phrase est répétée 6 fois dans le refrain, marquant une envie irrépressible et irrésistible de la jeune femme : et, de fait, devant le rythme effréné de la chanson, on a envie de danser avec elle !

 

Survient alors un dialogue, un discours direct des deux héros de l'histoire : on entend leur voix, comme dans un film, "Lili, fais moi un hot dog", s'exclame Tony...

 

On voit "Lili fermer son numéro de vogue" et adresser des reproches à Tony : le retard du jeune homme l'empêche d'assouvir sa passion pour la danse.

 

Les gestes des personnages sont bien observés et évoqués, comme dans un scénario de film : la jeune fille "remet du make up", le jeune homme "garnit de ketch up son hot dog" : ces mots d'origine anglo-américaine renvoient bien à l'univers du rock...

On voit, alors, une scène de dépit amoureux : la jeune fille furieuse menace son amoureux : "tu ne m'reverras plus", dit-elle. Le futur semble irrémédiable... Mais une expression imagée intervient, pour évoquer un geste de Tony : "il lui a mis son couteau sur le coeur". 

 

La scène semble tourner à la tragédie : la dramatisation est à son comble !

Mais il s'agit, en fait, d'une déclaration d'amour et d'une demande en mariage : on assiste à un coup de théâtre !!

 

Cependant, Tony se livre à un véritable chantage : Lili devra renoncer à sa passion pour la danse...

Le scénario s'achève, avec les larmes de bonheur de Lili qui accepte, émue, d'épouser son Tony et de ne plus aller danser.

 

Cette chanson au rythme effréné fait penser à une véritable parodie d'un polar américain : tout y est, les personnages stéréotypés, le décor, les dialogues familiers...

 

On est sensible à l'humour de cette parodie, l'ensemble est rempli de gaieté, de bonheur...

 

C'est aussi un bel hymne au rock'n roll, et à la joie de vivre !

 

http://youtu.be/gLtySdXjKJA

 

 

 

http://youtu.be/Yxd_g77aM5A

 

 

 

 

 

 

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 16:27

 

mélenchon 2

 

 

En politique, on aura tout vu : corruption, argent détourné, passe-droits, et voilà que Jean Luc Mélenchon fait l'éloge de son adversaire, Nicolas Sarkozy, sans doute, pour mieux pourfendre François Hollande !

 

"Un homme fort", ose-t-il affirmer ! "Il a gouverné cinq ans, il était détesté de tout le monde, il a perdu la présidentielle, ses propres amis lui ont tiré dessus et c'est, quand même, lui qui a gagné, avec 65% l'élection à la présidence de l'UMP. Donc, il faut ,quand même, qu'il soit fort !"

Et il rajoute : "Nicolas Sarkozy est un homme qui assumait une ligne de droite, qui maintenant paraît, en matière sociale, plus modéré que François Hollande."

 

On croit rêver, en entendant ces propos d'un responsable de gauche !

Encore une déclaration à l'emporte-pièce de Jean Luc Mélenchon : son intention est, bien sûr, de tirer à boulets rouges sur François Hollande, qu'il traite de "mollasson et d'ectoplasme" !

Son intention est, aussi, d'attirer l'attention sur lui, avec des déclarations fracassantes.

"Protagoniste de haut niveau", tels sont les termes utilisés par Jean Luc Mélenchon pour évoquer Nicolas Sarkozy !

Quelle honte ! Quand on pense aux nombreuses affaires dans lesquelles se trouve impliqué Nicolas Sarkozy, quand on pense à son bilan catastrophique à la tête de l'état, on se dit que les hommes politiques ont vraiment la mémoire courte !

 

François Hollande, lui, n'a pas terminé son mandat, il est vrai que le chômage s'est aggravé lourdement, en raison de la crise qui frappe la plupart des pays européens.

Le chômage, c'est l'échec du gouvernement de François Hollande.

 

Pour autant, certaines mesures vont dans le sens d'une certaine justice : les gens qui ont mené une carrière longue ont pu accéder, plus rapidement, à la retraite, les allocations familiales ont été modulées en fonction des revenus. On peut citer, aussi, la revalorisation de l'allocation de rentrée scolaire...

 

Que se serait-il produit, si Nicolas Sarkozy avait été réélu à la présidence de l'état ? Sans doute, une aggravation de la réforme des retraites, avec un allongement de la durée de cotisations et un report de l'âge de la retraite...

 

Comment peut-on faire l'éloge de Nicolas Sarkozy, quand on se dit responsable de gauche ?

 

Si Nicolas Sarkozy a gagné la présidence de l'UMP, on peut s'en étonner, en effet : les militants ont-ils oublié que l'ancien chef de l'état a ruiné son propre parti par des dépenses inconsidérées lors de la dernière campagne présidentielle ?

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a été élu par des militants UMP, des gens qui le soutiennent aveuglément, mais les militants de l'UMP ne sont nullement représentatifs de l'opinion des français !

 

Mettre ainsi sur le devant de la scène l'ancien président, le mettre sur un piédestal, en le présentant comme un homme fort, relève de l'inconscience pure et simple !

 

Oui, vraiment, il semble que Jean Luc Mélenchon ait, non seulement la mémoire courte, mais aussi qu'il fasse preuve d'une forme d'irresponsabilité, dans nombre de ses déclarations !

 

Source : un article du nouvel obs :

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/bata...

 

 

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 16:54

 

fossile libre

 

"Dans les galeries du Muséum, ils passèrent avec ébahissement, devant les quadrupèdes empaillés, avec plaisir devant les papillons, avec indifférence devant les métaux ; les fossiles les firent rêver, la conchyliologie les ennuya. Ils examinèrent les serres chaudes par les vitres, et frémirent en songeant que tous ces feuillages distillaient des poisons."


Dans cet extrait du roman de Flaubert, Bouvard et Pécuchet, les fossiles suscitent, plus particulièrement, l'intérêt des deux héros de l'histoire.

 

Comment ne pas être fasciné par ces restes très anciens d’organismes pétrifiés dans une roche sédimentaire ? Poissons, coquillages gravés dans la pierre, comme sculptés par la nature, les fossiles sont des merveilles qui attirent tous les regards.

 

Les couleurs rosées, pastels de ces pierres venues du fond des âges, les formes parfois incomplètes, incertaines, les brisures les transforment en objets précieux, rares.

Venu d'un verbe latin, "fodio", "creuser, fouir", le fossile est souvent enfoui dans la terre : il demande une recherche attentive et minutieuse...


Et chaque découverte est comme un émerveillement : on admire, alors, les formes, les enroulements, les stries, les volutes de ces galets qui ont porté la vie.

 

On devine des coquilles, des incrustations de plantes et d'herbes, des insectes, des poissons, des ammonites, des étoiles de mer, des oursins... toute une peinture de la vie d'autrefois...

Gravées dans la pierre, ces formes diverses fascinent : on y voyait autrefois des talismans, des objets magiques et mystérieux.


Les mondes minéral, animal et végétal se côtoient dans ces pierres incrustées.

On peut, aussi, y percevoir de lointains vestiges du passé : traces de pas, morceaux de bois, galeries, dents, graines...

Tirés des entrailles de la terre, les fossiles révèlent la vie d'autrefois : on est ému, devant ces objets dont les formes paraissent familières et dont les origines sont si anciennes.

 

Découvrir un fossile est un véritable éblouissement : chacun est unique dans ses formes, ses reliefs, ses teintes nuancées.

Troncs fossilisés, feuilles de fougères, enroulements de coquilles : quelle diversité et quelle beauté dans les motifs !

 

Certaines formes intriguent, sont à peine reconnaissables, et laissent libre cours à notre imagination...

 

Le mot lui-même est plein de poésie : fricative initiale, double sifflante confèrent à ce terme une extrême douceur, comme une atténuation et une marque d'un lointain passé.

 

Ce nom peut être utilisé, aussi, de manière ironique, pour désigner une personne qui vit dans le passé, quelqu'un d'arriéré.

 

Le fossile tiré de la terre est un vrai retour aux sources : c'est comme si on touchait du doigt un passé révolu, mais si proche de nous, par la familiarité et la beauté des formes...

 

 

http://youtu.be/36X8mr5Jt_o

 

http://youtu.be/vGI-hYVslPU

 

http://youtu.be/0TSkIG9lFvY

http://youtu.be/fT7MQ1nvLUU

 

http://youtu.be/9XfdlmdhMoQ

 

 

 

 

 

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Photo : en haut de l'article : wikipédia  / creative commons

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 17:04

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Une émission intitulée Monaco, le rocher était presque parfait, diffusée sur France 3, a été l'occasion, pour Gérard Miller, d'évoquer la vie et le destin de Grace Kelly... Son image d'icône du cinéma fait encore rêver et pourtant, sa vie a été marquée par une volonté farouche d'échapper à toutes sortes de carcans...

 

D'abord, le carcan familial, car le père de Grace Kelly imposait une discipline de fer à toute sa famille, à ses enfants : il voulait que ses enfants réussissent dans un domaine où il avait lui-même connu quelques échecs, le sport...

 

Pour échapper à ce carcan, Grace devint actrice et réussit une brillante carrière, sous la direction de réalisateurs illustres, comme Alfred Hitchcock.

 

Mais la belle expérience cinématographique se révéla être, à nouveau, un carcan : Grace Kelly en fut, bientôt, réduite à jouer des rôles insignifiants, sans consistance.

 

La jeune actrice put, alors, trouver une nouvelle échappatoire, puisqu'elle  rencontra Rainier de Monaco, acquit le statut de princesse, et, comme dans les contes de fée, connut une nouvelle gloire...

Une vie faite de bonheurs, de plaisirs renouvelés, pourrait-on croire...

 

Mais, en fait, le rêve devint vite un nouveau cauchemar : sous le feu permanent des caméras, des photographes, la famille princière était en constante représentation.

Difficile de préserver une intimité, quand on a été une star de cinéma, qu'on a épousé un prince, difficile d'échapper à des obligations lourdes et pesantes au quotidien.

 

Et la dernière tentative de Grace Kelly, pour échapper à ce carcan fut un échec : son réalisateur préféré lui proposait un nouveau rôle au cinéma, mais son élan fut rapidement brisé, et le prince, son époux lui interdit cet ultime espoir de renouveau et de délivrance...

 

Ainsi, le destin de Grace Kelly n'est-il pas le révélateur de nos propres vies ? 

Ne sommes-nous pas, tous, soumis à des carcans successifs : celui de l'enfance, parfois, celui du travail, celui du mariage, celui des contraintes domestiques ?

 

Nous tentons tous d'échapper à ces prisons, mais souvent nous retombons dans d'autres entraves tout aussi rudes et difficiles...

 

Bien sûr, on peut, désormais, vaincre certains carcans : le mariage n'est plus une institution indissoluble, les gens peuvent divorcer, se remarier, mais la présence d'enfants dans le couple fait que certains restent dans ces entraves.

 

Le travail est un carcan, pour certains car il impose trop de contraintes, de difficultés.

Le chômage peut, aussi, être une prison, car il exclut l'individu, le met à la marge de la société.

La vieillesse peut apparaître comme un carcan, quand une personne est affaiblie, diminuée par la maladie.

 

La souffrance est bien une des composantes de nos vies humaines : nous sommes souvent muselés, emprisonnés...

Parfois, nous nous emprisonnons nous-mêmes dans des habitudes, une façon de vivre.

Les carcans de la vie sont multiples, divers, et nous empêchent de nous épanouir pleinement : ils font partie de toutes les épreuves que nous devons traverser, tout au long de nos vies.

 

Et qui peut vraiment échapper à ces carcans ?

 

http://youtu.be/E-a93zp2WY0

 

 

 

 

 

 

 

 grace kelly libre

 

 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 16:38

 

grecs libation marie lan nguyen
                

Un des plus grands érudits, un des plus grands historiens de l'antiquité, Paul Veyne vient de faire une déclaration fracassante : il envisage de supprimer l'étude du latin et du grec dans le secondaire !

 

Pas moins ! S'agit-il d'une provocation ? Dans tous les cas, ces propos sont vraiment maladroits : Paul Veyne affirme que l'enseignement de ces disciplines a pour résultat de dégoûter les gens, car ce n'est qu'un "moignon" !

 

C'est vraiment méconnaître tout l'apport des langues anciennes dans les classes de lycées : rigueur, formation grammaticale, recours à l'étymologie...

C'est vraiment méconnaître, aussi, l'enthousiasme de nombre d'élèves pour ces disciplines ! 

 

Oui, les élèves sont capables de s'intéresser à la langue latine, à la civilisation, à la culture antique !

 

Alors que les cours de latin et de grec sont déjà sacrifiés dans les emplois du temps, souvent placés en fin de journée, les propos de Paul Veyne sont vraiment malvenus.

 

Monsieur Veyne est bien loin des réalités de l'enseignement actuel : de nombreux élèves comprennent tout l'apport culturel fourni par les langues anciennes. Ils apprécient, même, des cours de grammaire latine, car ces cours leur permettent aussi de mieux comprendre le fonctionnement de leur propre langue, le français...

 

On peut admettre qu'un érudit veuille passer des heures à traduire du latin mais il est pour le moins curieux qu'il envisage de supprimer cet apprentissage pour des élèves qui s'y intéressent !

On peut faire du latin sans être un érudit ! On peut recevoir une formation de base qui va donner le goût de ces études, de la langue...

 

Certes, Paul Veyne est un bon traducteur d' auteurs latins mais ce qu'il affirme est dangereux et ne tient pas compte des réalités du terrain.

 

Paul Veyne en vient à dire : "Transmettre, ça n'existe pas !"

Mais, toute notre culture passe par la transmission, l'enseignement est, forcément, une transmission essentielle et fondamentale !

 

Il faut absolument préserver cet enseignement du latin et du grec : le "moignon" dont parle Paul Veyne est fondamental et ce n'est pas un "moignon" : c'est un enseignement complet qui passe par la langue, sa structure, par la civilisation, l'histoire, l'étymologie.

 

Alors que ces disciplines sont menacées, fragilisées dans nos sociétés mercantilistes, les déclarations de Paul Veyne sont, vraiment, malencontreuses !

Il faut, au contraire, soutenir ces enseignements et en montrer toute l'importance !

Il faut redorer le blason de ces disciplines qui confortent les élèves dans leur connaissance d'une culture essentielle : une culture classique qui nous a forgés, dont nous sommes tous imprégnés.

 

Dans un monde où l'argent est roi, où la culture est sacrifiée au profit, le latin et le grec permettent à des élèves d'acquérir des bases et des repères essentiels : ce retour aux sources leur offre la chance de progresser dans de nombreux domaines : orthographe, grammaire, connaissance de la langue, rigueur...

 

 

 

http://www.lepoint.fr/culture/paul-...

 

http://dai.ly/x2ayn99

 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 17:37

 

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Destin, hasard, fatalité, autant de mots pour exprimer une puissance mystérieuse à qui les anciens attribuaient le pouvoir de déterminer, d’avance et d’une façon irrévocable, la suite des événements !

 

Dans une chanson interprétée par Tino Rossi, le destin est personnifié, grâce à des apostrophes répétées, grâce à l'emploi de la deuxième personne du singulier...

 

La musique a été composée par Alex Alstone, les paroles écrites par Jacques Larue et André Hornez.

 

Le mot Destin, placé en début de vers, est mis en relief : associé à des verbes d'action "frapper, emporter", le destin semble tout balayer sur son passage.

 

Il apparaît, en même temps, très familier, puisqu'il "frappe à la porte", comme pourrait le faire un voisin venu nous rendre visite.

 

Il parvient, aussi, à métamorphoser complètement le monde : d'un jour monotone, il peut faire le beau temps, véritable inversion que traduit le contraste des mots : "automne, printemps"...

 

Une question est posée, traduisant l'incertitude : "Est-ce l'amour que tu m'apportes, ou bien est-ce un bonheur sans lendemain ?"

D'autres oppositions apparaissent : "Joies frivoles, lourds chagrins". On perçoit un bel effet de chiasme dans la place des adjectifs : ce procédé peut souligner, encore, la versatilité du destin qui nous entraîne dans ses replis.

 

Une succession de comparaisons suggère le tourbillon dans lequel nous emporte le destin : étoiles qui tournent, voile qui suit les caprices du vent, nuit qui succède au jour...

 

Entité familière et souveraine, à la fois, le destin semble nous accompagner en toutes circonstances, à tous moments, avec l'emploi des adverbes de temps "aujourd'hui, demain", ou encore le complément de lieu "sur le chemin".

 

La simple phrase qui revient, "C'est le destin" traduit une sorte d'acceptation et de soumission de tous les hommes.

 

La mélodie restitue cette ronde inlassable du destin : ponctuée par le mot destin qui revient de manière insistante, soulignée par une prononciation appuyée de la première syllabe : des-, par l'emploi récurrent de la deuxième personne du singulier, la musique, à la fois ténébreuse et légère, met en évidence la toute puissance du destin...

 

http://youtu.be/8eUjl71B9gI

 

 

 

 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 16:47

 

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"Source limpide et murmurante 
Qui de la fente du rocher 
Jaillis en nappe transparente 
Sur l'herbe que tu vas coucher."

 

Ces vers de Lamartine, extraits des Harmonies poétiques et religieuses sont un véritable hymne à la nature, aux ondes limpides des sources...

 La source, symbole de pureté surgit des profondeurs de la terre... Ce mot, issu d'un ancien participe passé substantivé du verbe "sourdre", vient du latin "surgere", surgir.


On évoque souvent le murmure des sources, leur chant plein de douceur... bruissement de l'eau qui jaillit, qui se fait un chemin dans l'antre de la terre.

 

Fraîcheur, transparence des ondes, mousses des bois qui envahissent les bords : tant d'images surgissent à l'évocation de la source !

 

Sifflante redoublée, gutturale "r", le mot résonne d'éclats contrastés : douceur et âpreté se côtoient dans ce mot harmonieux...

La douceur de l'eau qui s'écoule, l'âpreté du cheminement sous la terre et du surgissement de l'onde.

 

Ce mot nous fait voir des paysages de montagne escarpés, entourés de verdure, pleins de transparence et de limpidité.

 

La source a, souvent, inspiré les poètes : elle est l'image d'une nature accueillante, généreuse, pleine de beautés.

 

Aréthuse, Callirhoée, Cyané, Mélité, Praxithéa, doux noms de Naiades qui peuplent les sources dans la mythologie !

 

Callirhoé, le beau ruisseau, Cyané, à l'onde bleue comme la mer, Praxithéa, à l'action divine, des noms évocateurs leur sont associés...

 

Images de féminité, d'harmonie, les nymphes des eaux sont souvent bénéfiques et bienveillantes.

L'eau, symbole de vie nous étonne par ses transparences, sa fluidité... la magie de l'eau qui fascine et attire tous les regards !

 

La magie des eaux qui surgissent des entrailles de la terre, le mystère des sources jaillies du monde souterrain !

 

La source, c'est, aussi, de manière imagée, l'évocation des origines, le retour à des textes anciens qui nous ont abreuvés et nourris...

Nous sommes façonnés de sources diverses, d'une culture, d'un patrimoine qui fait notre richesse.

 

Sans ces sources essentielles, sans ces repères, nous serions perdus... Peinture, arts, littérature, musique sont dans nos mémoires et sont l'essence même de l'humanité : des connaissances, des bases, une envie de progresser, de s'enrichir.

 

Sans ces racines, nous serions désorientés, les sources nous font percevoir toute l'importance de la culture, de ce passé si riche...

 

On voit bien tous les symboles que représente la source : c'est elle qui nous abreuve, qui nous permet de rêver, de nous ancrer dans le passé, de vivre en harmonie avec l'univers, d'aimer et d'apprécier le monde !

 

http://youtu.be/LEa88PPJJCY

 

http://youtu.be/eZmt-Jg045g

 

 

 

 

 

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 17:36

 

ecole

 

Pastille rouge ? Pastille jaune ou verte ? Voilà le nouveau système d'évaluation prévu en collège par notre ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem...

 

On a, ainsi, l'impression de faire régresser les élèves vers la maternelle, où l'on distribuait, autrefois, des bons points.

 

Si les notes disparaissent, elle seront, aussi, remplacées par des cahiers d'évaluation...

Ces livrets d'évaluation ont, déjà, été mis en place dans les écoles primaires et ressemblent à de véritables labyrinthes dans lesquels tout le monde se perd : les enseignants y consacrent un temps précieux qu'ils pourraient réserver à d'autres missions plus efficaces.

 

Nous-mêmes avons testé, il y a quelques années ces cahiers d'évaluation, en lycée, en début de seconde : ces livrets ont été finalement mis au rebut : le système de codage très compliqué ne permettait pas, d'ailleurs, une évaluation précise et cohérente... les enseignants y passaient beaucoup de temps, pour une efficacité très réduite.

 

Ce n'est, certes, pas en supprimant les notes que l'on va résoudre les multiples difficultés des élèves en grammaire, en orthographe : il faut, surtout, accorder plus de temps à ces disciplines fondamentales : certains élèves arrivent en classe de seconde avec des lacunes importantes : par exemple, des confusions entre le futur et le conditionnel... ces confusions sont graves, car elles révèlent une méconnaissance de la langue.

Certains ne maîtrisent pas du tout l'orthographe élémentaire : accord du verbe avec le sujet, du nom avec l'adjectif.

 

Par ailleurs, si on supprime les notes en collège, faudra-t-il les conserver en lycée ? Il faut imaginer le "traumatisme" des élèves, quand il seront notés, pour la première fois, en lycée !!

Il faut imaginer leur "désarroi" s'ils obtiennent une note inférieure à 6, alors qu'ils étaient évalués antérieurement avec une pastille rouge !

 

Comment pourra-t-on évaluer le baccalauréat, sans notes ? Les pastilles rouges, vertes ou jaunes ne permettent, en aucun cas, d'affiner l'évaluation.

 

Arrêtons les faux semblants, les fausses solutions : on les a déjà testées et on en a vu les limites et les insuffisances !

Arrêtons de prendre les enseignants pour des pantins chargés de remplir des cahiers d'évaluation complexes, mal ficelés, inadaptés à une multitude de manques et de difficultés !

 

Les notes restent un repère essentiel pour les élèves, les parents, les enseignants, elle sont accompagnées de commentaires précis qui figurent sur la copie et qui soulignent les lacunes à combler.

Elles permettent de mettre en évidence une progression, parfois d'encourager l'élève ou de lui montrer qu'il lui faut travailler davantage !

 

Supprimer les notes, c'est donner l'impression à l'élève que certaines carences n'existent pas : les notes permettent vraiment de graduer l'évaluation avec justesse.

Supprimer les notes, c'est aussi faire croire abusivement que certaines compétences sont acquises définitivement, alors qu'elles ne le sont pas...

 

 

 

Voici des exemples de cahiers d'évaluation : difficile de juger globalement certaines compétences...

http://www.sauv.net/evaluationprim.php

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 enseignement reuters

 

 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 17:22

 

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Une pluie d'éclats de bruns se répand sur le feuille, pluie de larmes, pluie d'orages, de tourments de l'automne...

 

La feuille se couvre d'embruns solaires, d'écumes, elle se marbre de dorures, d'un tourbillon d'empreintes aux formes variées : lunules, giboulées, cascades de cendres qui se dispersent et virevoltent.

 

Le rouge côtoie le brun, l'ocre se fond avec le rouge brûlé, le rouge explose sur le brun...

 

Des motifs et des dégradés subtils apparaissent : ocre, rouille, bruns brûlés, éclaboussements de feux !

 

La feuille devient l'image même de l'automne : elle fait surgir des pluies, des envolées de feuilles, des meurtrissures, des beautés somptueuses.

 

Elle se pare de lumières, douces, apaisées, à coté d'éclats flamboyants !

 

Elle voit surgir des flammes de roux, puis des pâles lueurs d'automne.

 

Des tableaux contrastés apparaissent : des paysages pleins de douceur, puis des emportements, des tourbillons, des vertiges de feux et de flammes...

 

La feuille est comme lézardée d'éclats, comme embrumée par un matin d'automne, traversée par des envols d'oiseaux, envahie d'un archipel de nuées.

 

Nuées sombres sur les feuilles d'automne, ciel obscurci qui annonce les frimas de l'hiver !  

 

Ciels d'orages, vent qui tourbillonne, l'automne est là, plein de flamboyances et d'ardeurs !

 

http://youtu.be/BQVd_N1xdVM

http://youtu.be/AmzM92dqXqE

 

http://youtu.be/LtiIpIJ5J2Q

 

http://youtu.be/JsCogBZ7Zlg

 

 

 

 

 

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automne 9

 

 

automne 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

automne 4

 

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