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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 16:25
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 "Elle avançait vers lui... elle était si belle... de cette beauté à mettre des points de suspension partout...", a écrit David Foenkinos, dans son roman intitulé La délicatesse.
 
 
Venu du latin "pŭnctum", "piqûre", formé sur le participe passé du verbe "pŭngĕre" : "piquer, poindre, frapper", le mot "point" a pris une multitude de significations.
 
Ce petit mot d'une seule syllabe correspond parfaitement, par sa briéveté, à l'idée qu'il désigne : une petite piqûre d'épingle, à l'origine...
 
Labiale "p" à l'initiale, voyelle nasalisée "oin", ce mot évoque immédiatement la notion de piqûre.
 
D'autres mots appartiennent à la même famille : "pugilat, poing, pugnace", en relation avec l'idée de "frapper", contenue, aussi, dans le verbe "pungere"...
 
Ce petit mot "le point"possède, quant à lui,  une multitude d'emplois et de significations : point de couture, point d'écriture, score d'un jeu, endroit précis, douleur piquante etc.
 
Le point est, également, un petit signe qui marque la fin d'une phrase... il se décline en point virgule, point d'exclamation, d'interrogation, de suspension...
Belle variété dans ces éléments de ponctuation ! Ils peuvent souligner l'admiration, l'étonnement, l'indignation, la révolte...
 
Les points de suspension peuvent traduire une idée indicible, un trouble, un désarroi, une hésitation, une attente !
 
Quelle richesse dans cette ponctuation !
 
Au nombre de trois, les points de suspension forment un trio indissociable : ils étirent la phrase à l'infini, la prolongent dans une forme de rêverie...
 
Ces trois points sont comme une ouverture sur un autre monde.
 J'aime les points de suspension : ils ouvrent des perspectives, ils font entrevoir des infinités de possibles.
 Ils ouvrent les portes du rêve...
 
Le point d'interrogation est comme une boucle, une bulle ouverte qui monte et envahit l'espace. Il fait s'élever le son de la voix, il souligne des révoltes, il permet de s'indigner, de s'emporter.
 
Le point d'exclamation se dresse, aussi, pour amplifier la voix : marque d'admiration, de désarroi, d'étonnement, il est bien droit, rectiligne et plein de force !
 
Le point virgule plus discret, plus neutre s'étire vers le bas, plein d'humilité, il ressemble, à s'y méprendre presque, à sa soeur, la virgule.
 
Les deux points peuvent exprimer une équivalence, un parallèle, une explication, le début d'un discours. Ils se superposent gentiment et annoncent ce qui va suivre.
 
La ponctuation permet, ainsi, de rythmer les phrases, d'en suivre le balancement, de marquer des intonations subtiles, nuancées ou plus intenses.
 
Ce simple mot d'une seule syllabe, "le point" contient tant de variétés de sens, offre tant de possibilités ! On peut, grâce aux points, découper les phrases,  leur donner des intonations si diverses !
 
Ces piqûres d'épingles, dans un texte, dessinent des sentiments, des émotions, des intentions, des détresses, des bonheurs, parfois !
 
 
 
 
 
 
 
 
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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 17:31

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La France serait-elle en train de devenir le pays du laxisme, du laisser-aller, du laisser-faire ?

 

Certains faits tendent à le prouver : dans les établissements scolaires, les bavardages s'installent, les élèves se croient autorisés à parler en classe, comme s'ils étaient chez eux, devant un poste de télévision... Les punitions ne les effraient guère et ils récidivent, parfois, envers et contre tout... Certains arrivent en classe sans leurs affaires et ne s'en excusent même pas.

 

Difficile d'exclure systématiquement des élèves d'un cours : les enseignants pratiquent une gradation dans les sanctions : avertissement sur le carnet, travail supplémentaire, heures de colle...

 

Quand toutes ces punitions ont été épuisées, que faire ? Des signalements répétées à la vie scolaire, par exemple... Mais, dans tous les cas, un élève ne peut être exclu, de manière systématique, des cours.

 

Les classes chargées ne permettent même pas d'isoler les élèves bavards et indisciplinés : les salles de classe sont pleines à craquer.

 

Le métier d'enseignant devient, ainsi, de plus en plus difficile : d'ailleurs un certain nombre d'entre eux abandonnent cette profession et le ministère peine à trouver des candidats pour les concours de l'éducation.

 

Il faudrait, sans doute, que soient instaurées des règles plus sévères : exclusions possibles et renouvelées des élèves qui perturbent les cours...

 

Un autre exemple est troublant, tout de même : un de mes cousins qui travaille en Algérie constate la politesse extrême des algériens dans leur pays : courtois, efficaces, ils font preuve d'un grand sens du savoir-vivre.

 

Ce cousin prend souvent l'avion pour se rendre en Algérie et il côtoie, alors, à l'aéroport, des algériens qui vivent en France et qui se rendent régulièrement dans leur pays d'origine...

Le comportement de ces algériens est souvent, à l'inverse, indigne : ils bousculent les autres passagers, leur passent devant, parlent en utilisant des mots grossiers et vulgaires, se vantent même parfois, de frauder la sécurité sociale ! 

Des gens qui braillent, qui s'imposent aux autres, les méprisent et qui, en plus, font assaut de vulgarité !

Des gens qui se vautrent dans une forme de mépris des réglements, qui crient, qui vitupèrent !

 

Mon cousin qui fait régulièrement les voyages vers l'Algérie est atterré devant ce constat : la France devient un pays où tout est permis, où certains peuvent venir profiter d'avantages intéressants, de prestations confortables, sans même, parfois, y avoir droit !

 

La France est une terre d'accueil et l'a toujours été et c'est bien mais on ne peut, dans un pays en crise, admettre des fraudes, du mépris pour les institutions...

 

Les enseignants sont respectables, ils font un métier de plus en plus ingrat, les citoyens qui paient leurs impôts et leurs cotisations sont tout aussi respectables.

 

On ne peut admettre que les enseignants et les citoyens que nous sommes aient à subir le mépris, l'impolitesse, le sans-gêne des autres.

Toute société doit être régie par des règles strictes, sinon le citoyen honnête est amené à en pâtir gravement !

 

Dans un monde en crise, on ne peut tolérer que certains méprisent les réglements et les lois : beaucoup de gens ont des difficultés pour boucler leur fin de mois, pour vivre, pour trouver du travail... certains enseignants ont des difficultés et souffrent de ce laxisme ambiant.

 

Il serait temps de remettre à l'honneur ces valeurs essentielles : le respect, l'honnêteté, le travail, la politesse, le savoir-vivre en société...

 

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 17:35

 

 

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L'arc de triomphe que l'on peut admirer sur la place du Clos, à Cavaillon, est de dimensions modestes, mais il révèle tout un art de l'élégance, avec ses représentations de victoires qui encadrent un des deux arcs, en plein cintre.

 

Tenant couronne et palmes, ces victoires symbolisent la puissance de Rome, sa magnificence.

 

Les piliers carrés surmontés de chapiteaux à feuilles d'acanthe sont ornés de motifs de rinceaux et encore, à la base de feuilles d'acanthe.

 

Entouré de cyprès, surplombé par la colline Saint Jacques, ce monument, en plein centre de la ville de Cavaillon, est bien mis en valeur...

Le vert des cyprès côtoie la pierre blanche, contraste de couleurs qui sublime l'architecture simple de cet arc triomphal.

 

Les deux arcs presque identiques, sans doute, à l'origine, se répondent et se reflètent en un ensemble plein d'harmonie.

 

Des décors de rosaces ornent les arcades sous la voûte, formant des motifs délicats, repris plusieurs fois.

 

Aucun gigantisme dans ce monument, mais une simplicité de bon aloi, des motifs de feuillages souples permettent de donner aux piliers une harmonie, un charme, une certaine authenticité.

 

La nature est évoquée maintes fois, avec les rosaces, les feuilles d'acanthe, la couronne de laurier, les rinceaux de feuillages.

 

La pierre, gravée de ces motifs, s'embellit d'arabesques somptueuses, de dessins voluptueux, de volutes harmonieuses.

 

La pierre révèle des décors naturels qui s'enroulent, se déroulent et créent une impression de douceur sur ce monument, destiné, pourtant, à évoquer une victoire guerrière.


On ne peut qu'apprécier ce monument qui sait rester modeste et sobre, dans ses dimensions, et qui reflète un raffinement, un goût, une harmonie dans la construction et l'agencement des motifs.

 

Dorénavant inséré dans la ville de Cavaillon, cet arc avait été enchâssé dans les bâtiments de l'ancien évêché et à moitié enterré, il fut dégagé seulement au 19ème siècle et installé sur la nouvelle place du Clos en 1880.

 

Cet édifice devait, à l'époque romaine, marquer l'entrée du forum.

 

Sans être monumental, cet arc tétrapyle montre un art romain soucieux d'équilibre, d'harmonie, de naturel.

 

 

Dans le cadre des journées du patrimoine... une vidéo filmée par un drone : Terres de Provence :

 

https://vimeo.com/95543044

 

 

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 17:39

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On vit dans une société du déni, déni des réalités, déni des évidences, déni du passé... Je suis enseignante et je connais cette habitude du déni, adoptée par les élèves : il suffit de leur reprocher des bavardages pour qu'ils répondent : "Moi ? mais je ne bavarde pas !"

 

Les hommes politiques donnent, eux-mêmes, l'exemple de ce déni permanent : ils sont exemplaires, disent-ils, même quand on les prend en défaut !

 

Ils en viennent à nier des réalités, à refuser leurs erreurs, ils vivent dans leur bulle, loin des salariés, des travailleurs de l'ombre que nous sommes tous.

 

Ainsi, Nicolas Sarkozy annonce son retour en politique, il va briguer la présidence de l'UMP et il justifie longuement sa décision sur sa page facebook : "On ne fait rien de grand, sans l'unité de la nation. On ne fait rien de grand, sans espérance, sans perspective", ose-t-il déclarer...

 

De telles affirmations en étonneront plus d'un : Nicolas Sarkozy ne s'est-il pas appliqué, lors de son quinquennat, à diviser et opposer les français les uns aux autres ? Les fonctionnaires et les salariés du privé, les chômeurs et les travailleurs, les retraités et les actifs... Ce fut la division permanente...

 

Comment Nicolas Sarkozy ose-t-il, aussi, parler d'espérance, alors qu'il a désespéré nombre de français ?

 

Quelles perspectives proposait-il, sinon un ultra-libéralisme, des réformes qui ont visé et atteint tous les salariés ? Allongement des durées de cotisation, recul de l'âge de la retraite, destruction de l'éducation nationale par des suppressions massives de postes, disparition de l'année de stages pour les nouveaux enseignants...

 

Après son échec aux dernières présidentielles, et son renoncement annoncé à la vie politique, le voilà qui revient et qui balaie, d'un revers de main, tout son passé politique et toute son action, lors de sa gouvernance.

Comment pourrait-on oublier le fiasco de sa présidence ?

 

Nicolas Sarkozy parle même de fonder une nouvelle équipe ! Mais qui fera donc partie de cette équipe, sinon les membres de l'UMP, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko-Morizet, Eric Woerth, Brice Hortefeux, Luc Chatel et compagnie ?

 

Après avoir détruit son propre parti par des dépenses inconsidérées, après avoir initié le sarkoton, Nicolas Sarkozy voudrait construire un autre parti !!

On croit rêver en entendant de tels propos ! 

Il semble, d'ailleurs, que les hommes politiques jouent, sans arrêt, sur l'oubli, le refus des évidences.

 

Les adolescents ont, sous les yeux, ces exemples de déni : quelle société leur propose-t-on, avec ce refus de la réalité ? Une société du mensonge, de la tromperie, des faux semblants, des apparences qui doivent être sauves, dans tous les cas...

 

Une société, où les grands de ce monde peuvent affirmer de bonnes intentions, alors qu'ils ont mené une poltique de désespérance, de désarroi !

Qui souhaite le retour de Nicolas Sarkozy ? Ce retour signerait, à l'évidence, une politique d'austérité aggravée, le recul des droits sociaux, le mépris des plus pauvres.

 

Le président des riches, c'est bien, ainsi, que s'est présenté Nicolas Sarkozy, lui qui fréquentait des cercles privilégiés de gens richissimes...

 

Empêtré dans de nombreuses "affaires", l'ancien président peut-il, décemment, envisager un retour en politique ?

 

http://dai.ly/xrsvii

 

 

 

 

 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:14

 

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Une chanson consacrée au pouvoir des fleurs, c'est comme un hymne à la douceur, la tendresse : dans cette chanson, écrite par Alain Souchon, l'auteur évoque ses souvenirs, des projets d'autrefois qui semblent être devenus inaccessibles avec l'emploi du passé : "on avait des projets pour la terre / pour les hommes comme la nature / faire tomber les barrières, les murs, / les vieux parapets d'Arthur".

 

Abattre les murs, les barrières, voilà un beau symbole : il s'agit de vaincre les différences, les différents, les conflits en tous genres.... il s'agit, aussi, de préserver la nature et de la respecter.

 

Les "jasmins, les lilas" remplaçaient, alors, les "soldats" : on pouvait espérer "changer" le monde, les êtres humains avec de simples fleurs : bouquets de roses, géraniums. Bel espoir !

Les chansons étaient associées à des pétales et des corolles, leurs parfums évoquaient l'image d'un Eden, d'un paradis.

 

Le poète revient, ensuite, au présent : cette envie de modifier le monde reste intacte : l'idée de douceur apparaît et s'impose.

Mais, changer les âmes et les coeurs, ce n'est pas simple ! Car cela suppose d'envoyer "la guerre au vent" pour accorder toute sa place à l'amour : "l'amour devant", écrit l'auteur.
 
La tâche paraît difficile : l'emploi du pluriel, de l'adverbe d'intensité "tant" souligne l'ampleur des problèmes : "y a des choses à faire / pour les enfants, les gens, les éléphants / ah ! tant de choses à faire."
 
Et le poète fait une offrande de fleurs, pour donner du coeur au lecteur, à qui il s'adresse directement à la deuxième personne.
 
L'espoir se renouvelle avec l'emploi du futur : "tu verras qu'on aura des foulards, des chemises / et que voici les couleurs vives / et que même si l'amour est parti / ce n'est que partie remise / pour les couleurs, les accords, les parfums."
 
Il serait temps, en effet, de changer ce "vieux monde" pour en faire "un jardin"...
 
Il serait temps de redonner de l'espoir à tous, il serait temps de ne plus se perdre dans de vaines querelles, aussi vieilles que le monde !
 
On aimerait se laisser aller à cette "idée pop", contenue dans la chanson et dans la musique de Laurent Voulzy.
 
Hélas ! Même les fleurs n'ont plus trop de saveurs pour certains : ils préfèrent les invectives, les insultes !
 
Oui, vraiment, il serait temps de redonner le pouvoir aux fleurs, à une forme de tendresse et de générosité qu'on a tendance à mépriser et à oublier !
 
Notre monde se perd dans une recherche effrénée de l'argent : partout, règne une forme de compétition, on essaie d'anéantir l'autre, de le rabaisser, de l'amoindrir...
 
L'homme en perd son humanité, l'essence même de ce qu'il est.
 
Les fleurs représentent bien l'harmonie du monde : formes, couleurs, parfums, éclats, on oublie trop souvent tout ce que peut nous offrir la nature, des bonheurs simples, des accords.
 
La mélodie de cette chanson très douce, et rythmée traduit un espoir de renouveau... une envie de reconstruire une autre société plus humaine.
 
Ne nous perdons plus dans un monde matérialiste, sans idéal : retrouvons des accords oubliés, retrouvons le pouvoir des fleurs !
 
 
 
Photos de fleurs : Christelle et rosemar
 
 
 
 
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dimorpte



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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 16:06
balsamine auteur rob hille libre
"Et je crois qu'on fait la même erreur pour la vie. Nous oublions que la vie est fragile, friable, éphémère. Nous faisons tous semblant d'être immortels", a écrit Eric-Emmanuel Schmitt, dans son roman, Oscar et la dame rose...
 
Ephémère ! Cet adjectif issu du grec paraît aussi vaporeux que possible : avec ses voyelles répétées, la fricative "f", la gutturale "r", ce mot suggère bien l'idée de briéveté qui lui est associée.
 
Etymologiquement, est éphémère ce qui ne dure qu'un seul jour puisque le mot vient du grec héméra, le jour, auquel on a ajouté le préfixe épi, qui signifie "sur".
 
Le mot semble s'enrouler sur lui-même, en une boucle, avec le son "é" ou "è" employé à trois reprises... Le mot semble mimer le cercle du jour, il semble imiter une fleur qui s'enroule sur elle-même.
 
Une fleur est souvent éphémère, au sens strict du terme et ne dure qu'une seule journée : symbole même de la fuite du temps, la fleur représente bien aussi la briéveté de la vie humaine... On connaît les nombreux poèmes de Ronsard, où le poète assimile la femme à une fleur, pour lui faire percevoir toute la briéveté de la vie et l'inviter à l'amour...
 
Quelle expressivité dans ce mot ! Plus qu'un autre, circonscrit à une seule journée, il exprime le caractère fugace de la vie.
 
On perçoit aussi la rareté de ce mot, issu du grec : on retrouve peu de mots venant de ce radical, en français.
 
Dans la mythologie grecque, Ἡμέρα, Hêméra est une divinité primordiale, elle est la fille de la nuit et de l'Erèbe qui symbolise les Ténèbres.
 
Le jour et le nuit sont ainsi liés. 
 
L'adjectif "éphémère" associé au mot "jour" renvoie aux origines de notre langue : le grec... Ce mot était utilisé par Homère, Platon , Hésiode, Euripide.
 
Quelle perennité ! Quelle continuité, pour ce mot qui évoque une idée de fugacité !
 
Belle revanche de ce mot qui demeure par delà les siècles !
 
D'autres adjectifs peuvent avoir des sens proches : passager, provisoire, transitoire, bref, momentané, temporaire.
 
Mais le terme "éphémère" plein d'evanescence, de fluidité traduit mieux que les autres toute la rapidité du temps qui passe !
 
Ce mot léger, volatile restitue parfaitement le sens initial....
 
Ce mot transparent, avec ses voyelles atténuées nous fait voir des voiles légers de nuages, des clartés du jour subtiles...
 
Ce terme désigne aussi un petit insecte volant qui ne vit que quelques heures, près des cours d'eau... Les éphémères rasent souvent les flots de leurs ailes translucides dans des ballets aériens...
 
Légèreté, transparence sont associées à ce mot qui a traversé les siècles !
 

 

 

 

 

 

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 Camelia Gisse

 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 17:31

 

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C'est au coeur même de la Provence, près du massif du Luberon, que l'on peut admirer ce pont venu d'un autre monde...

 

Le pont Julien nous offre le spectacle d'un parfait équilibre et d'une grande ingéniosité architecturale : situé à 5 km au nord de Bonnieux, en Vaucluse, ce pont romain nous permet de contempler sa structure en pierres, constituée de trois arches, l'arche centrale étant plus élevée que celles qui la bordent au nord et au sud ; les piles intermédiaires sont percées de grandes baies cintrées, pour faciliter l'évacuation des eaux, en période de crues.

 

Le pont nous fait voir ses arcades d'ocres, aux teintes variées et nuancées...
 
 Situé sur la via Domitia, voie romaine qui reliait Narbonne à Turin, ce pont doit son nom à la proximité d'Apt, appelée, alors, Colonia Apta Julia.
 
Construit en blocs de calcaire, le pont Julien nous fait admirer ses voûtes, une belle harmonie dans le paysage, au pied de villages pittoresques sur les hauteurs, Bonnieux et Lacoste, dont on aperçoit le somptueux château...
 

Le pont qui enjambe le Calavon, montre ses piles érodées par les eaux du fleuve qui charrie des pierres, des branches et des troncs d'arbres, quand son cours est tumultueux.

 

On peut, d'ailleurs, trouver dans le lit du fleuve, en été, de nombreuses pierres scupltées par l'eau, aux motifs étonnants : striées de rainures, grêlées ou polies par l'eau, avec des tons d'ocres et de roses, ce sont de véritables oeuvres d'art créées par la nature, au fil du fleuve.

 

Le fleuve emporte, aussi, dans son lit des troncs d'arbres, des branches, comme redessinées par le courant : on perçoit les veines rosées ou violacées de certains bois...

 

On voit des formes élancées, des enroulements de racines ou de branches...

 

Les blocs de pierres enchâssés dans le pont sont impressionnants, ils traduisent une majesté, une force, une puissance qui semblent indomptables.

 

Les arbres qui encadrent le pont, accacias, pins, cèdres magnifient le décor : les teintes d'ocre et de roux des pierres sont mises en valeur par la verdure environnante.

 

Le fleuve à sec en été permet de franchir les arcades et d'en percevoir les blocs monumentaux...

Cet ouvrage, battu par les eaux du Calavon, est dans un état de conservation remarquable : datant du premier siècle après J C, il a traversé le temps, symbole de la puissance de l'état romain, de l'ingéniosité de ses constructeurs et artisans.

 

Chef d'oeuvre d'équilibre, de grandeur, plein de magnificence, ce pont mérite d'être préservé comme un témoignage du savoir faire, de l'habileté des anciens romains, ce pont a résisté aux assauts des flots du Calavon, comme il a résisté à l'écoulement des siècles.

 

Ouvrage principal de la Via Domitia, ce pont permettait de relier Rome à ses conquêtes, de nos jours, seuls les piétons et les cyclistes peuvent passer le pont qui est classé monument historique.

 

Situé dans un cadre champêtre, tout près du Lubéron, cet ouvrage antique suscite émerveillements et admiration.

 

 

http://youtu.be/DUtnP_KH40I

 

 http://youtu.be/Fr8dNK4xBfo

 

 http://youtu.be/dApIMjrn2Vg

 

http://youtu.be/qzig0qI7SFg

 

 

 

 

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 20:02

 

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En ces temps difficiles, en ces temps de déballage politique et médiatique, enfin, une voix s'élève pour oser apporter son soutien à François Hollande...

 

Brigittte Bardot qui a, un moment, soutenu le front national, rallie la cause du président : "C'est le seul président, aussi étonnant que cela puisse paraître, qui respecte les choses que je lui demande, a-t-elle affirmé. Je ne dis pas qu'il les accomplisse, mais enfin, il a envoyé Nicolas Hulot en Afrique à la suite de mon coup de téléphone sur les éléphants."

 

Selon Brigitte Bardot, "le pire" président avait été Nicolas Sarkozy, pour lequel elle avait eu un profond "dégoût" en raison de promesses non tenues, ce qui l'avait poussée à soutenir Marine Le Pen aux élections de 2012.

 

Certes, l'actrice n'évoque pas le bilan politique et économique de François Hollande, mais elle le présente comme un interlocuteur qui l'écoute et répond à ses attentes, concernant la cause animale...

 

Beaucoup n'ont pas manqué d'ironiser sur ce soutien inespéré et inattendu, disant que Brigitte Bardot a "toujours été sensible aux espèces menacées"...

 

De fait, François Hollande, en position de fragilité, attaqué de toutes parts, par son ex-compagne, par les frondeurs, par les sondages a bien besoin de ces encouragements.

 

Sur un point, Brigitte Bardot me semble avoir un jugement particulièrement avisé et pertinent concernant Nicolas Sarkozy, qu'elle juge comme "le pire des présidents" !

 

Face aux propos médisants et destructeurs de Valérie Trierweiler qui s'applique à "tuer" l'image de François Hollande, cette déclaration de Brigitte Bardot tend à redorer le blason du chef de l'état.

 

Bien sûr, certains pourront encore ironiser sur l'âge de l'actrice, sur ses revirements d'opinion, mais elle semble sincère dans ses propos.

 

L'homme, le président ont été malmenés et maltraités dans le dernier "ouvrage" de Valérie Trierweiler qui présente François Hollande comme un être insensible, cruel, sans état d'âme... un jugement sans nuance et vengeur qui mérite, sans doute, d'être corrigé... 


La conjoncture est difficile, la croissance en berne, les déficits perdurent, le chômage s'aggrave.

On a l'impression que l'Europe asphyxie les peuples par des réglementations inadaptées, par des mesures d'austérité : c'est d'abord l'Europe et son fonctionnement qu'il faut modifier pour avancer.

 

Les français ne se sont pas trompés, eux qui ont voté contre le traité de constitution européenne en 2005, mais leur vote a été confisqué et jugé sans valeur...

 

Les français avaient bien vu que leur intérêt n'était pas de s'engager dans une Europe du libéralisme économique, de l'austérité, et de la misère.

 

Désormais, les chefs d'état sont pris dans ce réseau complexe de la politique européenne : gouvernent-ils encore vraiment, ont-ils le pouvoir d'infléchir les décisions prises par la commission européenne ?

 

Oui, c'est l'ensemble de la politique de l'Europe qu'il faut revoir !

 

Brigitte Bardot apporte un témoignage favorable au président, complètement à contre-courant, car les critiques accablent le chef de l'état : elle ne suit pas la tendance du moment et, en ce sens, sa déclaration mérite, peut-être, d'être entendue...

 

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 16:58

 

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Chacun souhaite préserver sa vie privée : c'est du moins l'impression que l'on a... En tant qu'enseignante, exposée souvent, au regard des élèves, je tiens particulièrement à ce que ma vie privée soit protégée.

 

Pourtant, on assiste, ces derniers temps, à une divulgation inquiétante de faits intimes qui concernent des personnalités, des hommes et des femmes politiques : il semble que ces gens soient prêts à toutes les révélations concernant les aspects personnels de leur vie...

 

On a assisté au déballage de la vie privée de François Hollande, "grâce" à la publication du livre de son ex-compagne, Valérie Trierweiler : un succès d'édition sans précédent, les français étant apparemment friands de ces récits d'alcôve, d'une qualité douteuse.

 

Ces jours-ci, on apprend une liaison entre Aurélie Filipetti et Arnaud Montebourg : des photos de leur "idylle" ont été publiées dans Paris Match : loin d'apparaître comme des photos volées, ces clichés semblent révéler une forme de complaisance : le couple semble poser devant l'objectif.

 

La sacro-sainte vie privée paraît, ainsi, ne plus avoir de valeur : elle est, même, étalée aux yeux de tous, comme par un plaisir de se montrer, de paraître...

 

A l'heure du portable, des photos à outrance, certains se font les adeptes d'attitudes ostentatoires, inadaptées.

On vit à l'heure de la société du paraître, des selfies en tous genres...

 

Arnaud Montebourg n'est-il pas l'archétype du "m'as-tu vu " ? Un vrai professionnel du spectacle et des déclarations à l'emporte-pièce, un personnage qui vit plus dans les apparences, que dans l'action et l'efficacité.

 

Adepte du coup d'éclat, des effets de manche, Arnaud Montebourg est assez peu crédible dans ses protestations pour préserver sa vie privée : certes, comme tout homme politique, il a droit au respect de sa vie intime mais ne s'est-il pas, maintes fois, exposé lui-même ?

 

Toutes ces histoires privées n'ont, au fond, pas grand intérêt même si elles révèlent bien des personnalités avides de se montrer.

 

Il serait temps de revenir à l'essentiel : le quotidien des français, le chômage, les difficultés que rencontrent les gens.

On aimerait s'intéresser aux fondamentaux, à la politique économique, à ce qui peut permettre un véritable redressement productif du pays, pour reprendre la dénomination du ministère d' Arnaud Montebourg.

 

Oui, vraiment tous ces coups médiatiques sont orchestrés habilement par des gens qui aiment les caméras et leur propre image...

 

Ces gens sont tellement habitués aux objectifs des photographes qu'ils semblent prendre un malin plaisir à se mettre en scène...

 

Une fois evincés ou éloignés du pouvoir, ils semblent, encore, vouloir occuper le devant de la scène, à tout prix.

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:18

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C'est ce que l'on pourrait appeler la loi des séries : après la publication du "livre" de Valérie Trierweiler qui s'attache à démontrer l'inhumanité du président de la République, son mépris des pauvres et des plus humbles, voilà que l'ancien conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle tire à boulets rouges sur le président...

 

Ce personnage dénonce une "purification ethnique " au gouvernement ! Il apporte, à l'occasion, son soutien à Arnaud Montebourg, lui aussi, évincé du gouvernement, pour cause de contestation de la politique mené par le président...

 

Tout cela fait penser à une sorte de fronde organisée par tous ceux qui ont été bannis ou répudiés par le président de la République.

 

On apprend, aussi, que l'ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg file le parfait amour avec Aurélie Filippetti, l'ex-ministre de la culture !

Cette dernière avait rallié les frondeurs et avait démissionné spontanément du gouvernement !

 

Autre affaire : la femme d' Aquilino Morelle, Laurence Engel, a été, elle même, pendant un certain temps, directrice de cabinet d'Aurélie Filippetti... Elle semble avoir été nommée à ce poste, grâce à l'intervention opportune de David Kessler, chargé de la culture et des médias à l'Elysée. 

 

Tout ce beau monde, après avoir côtoyé les arcanes du pouvoir, se détourne du président, et dénonce son action à la tête de l'état.

 

Les propos de Valérie Trierweiler, comme ceux d' Aquilino Morelle frisent l'indécence et le délire verbal : parler "d'épuration ethnique", en l'occurrence, paraît pour le moins démesuré...

 

Il semble que ces gens, attirés par le pouvoir, ne supportent pas d'en avoir été bannis, et d'avoir été exclus des privilèges qui leur avaient été accordés.

 

On assiste, ainsi, à une sorte de réaction en chaîne, comme un effet "boule de neige", tous ces bannis ne respectent plus rien et en viennent à des déclarations débridées, sans mesure...

 

Aquilino Morelle, ex-conseiller de Hollande à l'Elysée, critique sévèrement la politique économique du gouvernement en affirmant que ni Hollande, ni Valls, ni le nouveau ministre de l'Economie Emmanuel Macron ne parviendront à redresser la France. Aquilino Morelle va même plus loin, affirmant que la politique actuelle rendra la France dépendante de l'Allemagne. "Angela Merkel va nous traiter comme nous le méritons, comme des laquais", a-t-il déclaré.
 
Il convient de se poser cette question : comment nous traitait Angela Merkel, sous la gouvernance de Nicolas Sarkozy ? L'Allemagne toute puissante en matière d'économie gouverne l'Europe, et donne ses orientations depuis des années... 
 
Dans tous les cas, ces opposants au pouvoir, après avoir adulé son représentant semblent pris d'une sorte d'hystérie collective, tant les accusations portées par les uns et les autres sont, parfois, délirantes !
 
François Hollande, sous le feu de toutes ces critiques, aura fort à faire, pour redresser la situation : en fait, on le voit bien, beaucoup de ceux qui l'accusent des pires maux, "épuration ethnique" ou "mépris des plus pauvres" ont une vengeance à assouvir et ils ne paraissent plus crédibles, en raison de la virulence des propos adressés au président de la République...
Selon Aquilino Morelle, ces déclarations auraient été tenues en privé et n'étaient pas destinées à être publiées,  mais peu importe, elles reflètent un état d'esprit déplorable, une forme d'hybris et de démesure peu digne d'un responsable politique.
Aurelie-Filippetti-et-Arnaud-Montebourg
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