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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 16:54

 

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Située près de l'étang de Thau, la station de Balaruc se présente comme une ville d'eaux : la promenade, autour de l'étang, permet de découvrir des paysages pleins de charmes : rives escarpées, affleurements de rochers, algues, moutonnements des ondes.

 

Des voiliers, des barques de pêcheurs sillonnent l'étang poissonneux : on peut apercevoir à fleur d'eau des frétillements de poissons, aux tons argentés... Leurs reflets éclatants se dispersent sur les flots, créant des tableaux étonnants...

 

Des mouettes peuplent les rives, animent les plages et les environs de leurs cris, de leurs envols majestueux.

 

Les bords de l'étang déroulent de nombreuses plages : mieux vaut éviter les plages où pullulent les algues qui peuvent être urticantes, mais d'autres permettent des baignades apaisantes, dans une eau agréable.

 

Dans le lointain, le mont Saint Clair domine l'étang, de son massif boisé.

 

Des pontons installés sur les nombreuses plages permettent d'approcher le large et de voir des fonds rocheux, des algues, des poissons qui frôlent la surface de l'eau ou qui sautent hors de l'eau, bondissant sur l'écume.

 

Anguilles, daurades, loups, muges, soles sont les principales espèces qui habitent l'étang.
 
Cette station thermale proche de Sète est un lieu verdoyant, avec ses jardins ornés de palmiers, de cèdres, de pins, de prunus aux teintes de rouille.
 
L'église, Notre Dame de l'assomption, achevée en 1858, présente une belle architecture, avec sa rosace centrale, la statue de la vierge qui surplombe l'ensemble, ses ouvertures en ogives.
 
Au cours de la promenade au bord de l'étang, on est ému devant une fresque évoquant le chanteur Georges Brassens, né non loin de là, à Sète : on voit l'ami Georges, en train de gratter sa guitare, entouré d'amis...
Aussitôt, on entend sa voix chaleureuse, des chansons familières : Les amoureux des bancs publics, Les copains d'abord, La mauvaise réputation, Les sabots d'Hélène...
 
En un instant, on voit ressurgir tout un univers : celui des amis de Brassens, une guitare, une table, un bon vin, des plantes, sur la fenêtre de la maison... des reflets sur les flots, le mont Saint Clair.
 
Cette fresque fait revivre le chanteur, amoureux de la nature et des arbres, poète plein de sensibilité, au coeur tendre, au sourire accueillant.
 
Les lieux, la présence de l'étang, de la mer toute proche nous semblent d'autant plus magiques, empreints d'harmonie.
 Ville balnéaire ouverte sur son étang, Balaruc offre des paysages variés, des flots profonds, des ondoiements et des enroulements de vagues, des jardins verdoyants, une végétation luxuriante.
Les bords de l'étang remplis de la présence de Brassens nous permettent aussi de côtoyer l'ami Georges, des lieux qu'il a connus et aimés.
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Photos : rosemar

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:01

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Cette chanson, pleine d'émotions, interprétée avec une grande sensibilité par Françoise Hardy, évoque un thème éternel : l'amitié...

Les paroles ont été écrites par Jean-Max Rivière, la musique composée par Gérard Bourgeois.

 

La poésie de l'évocation nous touche dès le début, on perçoit une confidence, grâce à l'emploi de la première personne : l'amitié semble arriver comme par miracle, grâce à cette phrase : "Beaucoup de mes amis sont venus des nuages..." Cette image restitue une impression de bonheur inattendu, d'harmonie, de beauté...

 

"Soleil et pluie" les accompagnent, belle expression imagée qui transcrit, à la fois, les joies et les peines partagées.

Associés aux cycles du temps, les amis ont créé une nouvelle saison, celle "des amitiés sincères".

 

L'amitié est assimilée à "la plus belle des saisons" des quatre de la terre : elle est, ainsi, magnifiée par un superlatif, par une image qui la transforme en une saison essentielle.

 

Ces amis deviennent, même, les" plus beaux des paysages", magnifique comparaison qui en montre toute l'importance.

Métamorphosés en "oiseaux de passage", à la fidélité inébranlable, car ils reviennent, vers les mêmes lieux, les amis sont présentés comme une image de beauté, de liberté.

 

"Tendresse et tristesse" sont unies à la rime, pour suggérer le partage qu'implique l'amitié : moments de bonheurs et de peines qui alternent.

Les amis procurent réconfort et chaleur, l'idée est exprimée de manière concrète : "ils viennent se chauffer chez moi", comme devant un feu de bois.


On voit, alors, apparaître la deuxième personne du singulier dans un discours direct : "Et toi aussi, tu viendras"...

La chanteuse semble s'adresser, ainsi, à chacun d'entre nous, avec familiarité...

Mais l'amitié est faite, aussi, de liberté, comme le suggère le vers suivant : Tu pourras repartir au fin fond des nuages..." On revient, ici, à l'image initiale : les amis associés à de beaux nuages dans le ciel.

 

L'amitié est un échange perpétuel, fait de sourires, de tendresse, face au désarroi, à la tristesse.

Le dernier couplet montre une sorte d'inversion des rôles : "Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne /Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne...".

Evoquant les vicissitudes de la vie, la chanteuse se voit volontiers, aller, elle-même rechercher cette amitié chez un seul être, qui lui offrira chaleur et réconfort : on retrouve l'image du coeur qui se chauffe au bois de l'amitié.

 

Dans tout le texte, de nombreuses sonorités de sifflantes restituent toute la douceur de l'amitié : " soleil, la saison des amitiés sincères, cette douceur des plus beaux paysages, la fidélité des oiseaux de passage, infinie tendresse, la tristesse, on ne sait pas ce que la vie nous donne..."

 

La mélodie, remplie de sensibilité, souligne toute la tendresse et la poésie de cet hymne à l'amitié...

 

http://youtu.be/qlDJt3No86E

 

http://youtu.be/rMY0S9rdNZ0

 

http://youtu.be/qB_8bbThFqQ

 

 

 

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Photos : rosemar



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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 17:58

 

acrobate jastrow

Venu de deux radicaux grecs le nom, "akron", l'extrémité et le verbe, "baino", marcher, le mot "acrobate" désigne celui qui marche sur la pointe des pieds ou sur les hauteurs.

L'acrobate sait prendre de l'altitude, il défie le vertige et les dangers : il côtoie des lieux élevés, escarpés.

 

D'autres mots sont associés à cette idée d'élevation : l'acropole évoque la ville haute, l'acrophobie renvoie à la peur des lieux élevés, l'acrotère est un socle placé aux extrémités d'un fronton : il sert de support à des statues...

 

Quant au deuxième élément -bate, il comporte le même radical que le mot "base", qui désigne la partie inférieure d'un corps permettant le soutien ou la marche.

 

Le terme "acrobate", avec ses sonorités de gutturales "k", "r", nous fait percevoir toutes les difficultés que peut rencontrer le personnage... le "a" répété peut traduire, dans ce mot, tout l'art de l'équilibriste perché sur les hauteurs du "o", il doit se rattraper et retrouver son équilibre pour éviter la chute.

 

Le mot semble mimer le geste de l'acrobate, en constant équilibre.

Ce terme ancien venu du grec nous étonne, par son expressivité : il nous fait entrevoir des lieux escarpés, des dangers...

 

Il nous fait admirer des exploits, nous fait frissonner de peur et d'angoisse. L'acrobate virevolte, bondit, saute, se joue du vertige.

 

Les consonnes si variées, gutturales, labiale, dentale nous permettent d'imaginer une diversité de figures, de pirouettes...

L'acrobate nous subjugue par son jeu d'adresse, sa virtuosité, son élégance.

 

En même temps, le mot suggère, par ses sonorités de gutturales, une activité périlleuse et risquée.

 

L'acrobate qui côtoie les hauteurs nous fait rêver : ses gestes, pleins d'harmonie nous donnent une impression de légéreté, de souplesse infinie.

 

Comment ne pas admirer ces équilibristes aux gestes souples qui paraissent si naturels, si faciles ?

Quel travail patient et laborieux derrière ces acrobaties ! 

On voit des funambules qui franchissent des abîmes, qui défient les lois de l'équilibre, et du vertige...

 

On frissonne de peur et d'angoisse, devant les exploits de ces équilibristes... On est ébloui par tant de virtuosité et d'adresse !

 

Mais, à bien y réfléchir, ne sommes-nous pas tous des acrobates des temps modernes ? Confrontés à une multitude de difficultés, dans le travail, dans la vie quotidienne, nous devons "jouer", sans cesse, les équilibristes.

 

Dans le travail, la sécurité n'existe plus, il faut, constamment s'adapter ou changer d'activité, les enseignants, eux, doivent résoudre tant de problèmes, face à un public hétérogène de jeunes souvent sans repères...

 

Les femmes qui tavaillent, qui ont des enfants, une famille ne doivent-elles pas, aussi, se transformer en acrobates, en équilibristes ?

 

Le monde moderne n'est -il pas rempli d'acrobates qui franchissent des précipices, des obstacles sans fin ?

 

http://youtu.be/Otxjom4Tdao

 

 

http://youtu.be/u_x819J3Ewg

 

 

 

 

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Photos : créative commons   auteurs : Jastrow (en haut de l'article)

 photo d'écureuil : Peupleloup



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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 17:51

 

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Philae a réussi à se poser sur la comète Tchouri : ce module largué par la sonde Rosetta est, enfin, parvenu à destination...

 

Cet événement a été salué comme une véritable prouesse technique... 10 ans après avoir quitté la Terre, l‘explorateur Philae, transporté par Rosetta, a atterri sur le noyau de la comète Tchouri, à près de 500 millions de kilomètres de la Terre !

 

Dix ans de voyage dans l'espace ! Dix ans d'attente, pour tous ceux qui sont à l'origine de ce projet incroyable !

 

Le monde des comètes et des étoiles est si fascinant ! Il contiendrait le secret même de nos origines, la façon dont la terre s'est formée à partir d'éléments divers.

 

On voit, là, une belle réussite de ce projet européen : des scientifiques arrivent à rêver et à réaliser l'incroyable, atteindre un autre monde, celui de planètes lointaines, d' étoiles, de comètes...

 

Les noms mêmes de ces outils qui ont permis d'atteindre la comète, font rêver...

Références à l'Egypte ancienne, à la pierre de Rosette, associée à Champollion, à l'île de Philae, sur les bords du Nil... ces noms sont emplis de charmes, d'histoires et de mythes.

 

La pierre de Rosette, le mystère des hiéroglyphes déchiffrés par Champollion, le temple de Philae, consacré à la déesse Isis, menacé d'être englouti par les eaux et par la construction du barrage d'Assouan, puis sauvé et déplacé sur un autre site... Des images de l'ancienne Egypte surgissent, à la simple évocation de ces noms !

 

Le mot "Philae" comporte, aussi, un radical grec, faisant référence à l'amour, à l'amitié...

Si cette sonde Philae pouvait nous faire revenir à ces valeurs premières et essentielles !

Si cette sonde pouvait nous montrer des exemples de tolérance, de solidarité, de persévérance ! Tant de temps passé dans l'espace pour parvenir au but, tant de scientifiques réunis pour mener à bien ce projet !


Si cette sonde nous annonçait des découvertes extraordinaires sur les origines de la terre ! On se prend à rêver, à entrevoir des espoirs de renouveau, à imaginer toutes les possibilités offertes par ces nouvelles découvertes.

 

L'exploit scientifique est incontestable : certes, il reste à analyser les données qui nous parviendront du module Philae, mais le simple fait d'avoir réussi à poser un engin sur une comète relève de la plus haute technicité.

 

Le robot est chargé notamment de trouver sur le noyau de la comète des molécules organiques qui ont pu jouer un rôle dans l'apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire. 

 

Découvrir les mystères de la vie, remonter aux sources de nos origines, percer les secrets de la formation de la terre, voilà de quoi susciter notre enthousiasme et notre curiosité...

 

Philae, Rosetta, doux noms associés à l'Eypte, à l'antiquité la plus lointaine : le présent rejoint, ainsi, le passé dans une belle continuité, l'homme revient aux origines du monde pour découvrir ses propres origines !

 

http://youtu.be/e-QFj59PON4

http://youtu.be/xRzSf7I-ozg

 

Musiques de 2001, l'odyssée de l'espace :

http://youtu.be/dmNJKTZFTIU

  

http://dai.ly/x29aajg

http://youtu.be/mVebCeclQRI

 

Musique de 2001, l'odyssée de l'espace :

http://youtu.be/UqOOZux5sPE

 

 

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 17:45

 

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Jets de rouilles, couleurs mordorées qui se superposent, éclats d'ocres flamboyants !

 

Des impressions de roux, de bruns éclairent la feuille, la transforment en un tissu, où se fondent les couleurs de l'automne...

 

Quelques éclats ont brûlé les bords, laissant, sur la trame, des larmes sombres, lui donnant un aspect de parchemin écorné...

 

Des lunules envahissent la feuille, formant des motifs d'une variété inouie, comme des pleurs, parcourus de frissons.

 

Les bords brunis font voir des éclats de brûlure, tandis que des pans d'ocres côtoient des pans couleurs de rouilles...

 

Les teintes s'enchaînent, en une harmonie de roux, éclaboussée de noirs.

 

Les bords découpés se créponnent, en des vagues houleuses, festons ondoyants qui font frissonner la feuille.

 

Des larmes de bruns tissent la surface, en font un tableau somptueux, belle mélancolie de l'automne.

 

La feuille devient un tissu soyeux, couleur d'or, bruni par le temps, une toile de flammèches, un jet de feux, de brûlures !

 

La feuille fait exploser des éclats de bruns, elle fait jaillir sa beauté fulgurante : éclairs de feux et de flammes !

 

La feuille s'éclaire, parfois, de teintes plus légères, pâles reflets, miroirs d'eau, lunules roses et subtiles...

 

 

http://youtu.be/0KQW2YnCUrE

 

http://youtu.be/zuL1H1nTRfg

 

 

http://youtu.be/VSYBAYbxQqU

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 16:02

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Les caleçons ou leggings colorés, imprimés sont, de nouveau, à la mode : caleçons blancs, aux imprimés de roses noires, caleçons gris piquetés de blancs, caleçons fleuris...

 

Ils font la jambe allurée, ils épousent les formes et sont pratiques, en hiver.

 

Le caleçon, c'est l'inverse de la burqa : il ne flotte pas, il épouse le corps, il se fait aussi discret que possible, tout en suggérant les formes.

 

Comme le fait une chaussette pour le pied, le caleçon moule l'ensemble de la jambe, en montre le galbe, la finesse.

Il couvre, ainsi, la jambe, tout en la révélant !


Il peut être uni ou bariolé... pratique, il est aussi élégant et peut être raffiné dans les motifs : étoiles, fleurs, graphismes...

 

Le caleçon peut être léger, pour l'automne, le printemps... plus épais en hiver. Il s'adapte à toutes les saisons...

 

Tenue moderne, il fait des jambes fines sous un ample manteau, ou sous un anorak.

 

Bien que la forme soit toujours la même, la diversité des motifs et des couleurs crée une infinité de possibilités.

 

Certains caleçons ont une allure sportive, d'autres plus sophistiqués, signent des tenues de fête...

 

J'aime les caleçons, leur variété, et après les avoir oubliés, la mode les redécouvre enfin !

 

Mieux vaut toutefois, choisir des caleçons décorés de motifs discrets, mieux vaut éviter les caleçons trop chamarrés de couleurs criardes...

 

Un caleçon bleu ou noir, basique, permet de l'assortir à toutes sortes de chemisiers, caracos.

 

Peu cher, ce vêtement est accessible à tous les budgets, on en trouve de toutes sortes et de tous prix, dans les magasins et les boutiques.

 

Le caleçon revient en force ! Adoptons-le, car il offre un modernisme, des assortiments de couleurs, de motifs...

 

Il éclaire l'automne et l'hiver de ses motifs colorés, il éblouit les regards, suggère plus qu'il ne montre.

 

 

 

http://youtu.be/tUlieS8PAcE

 

 

 

 

 

 

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Published by rosemar - dans mode religion
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:08

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Chanson sur la pluie, chanson d'amour et d'attente, ce texte intitulé Il pleut sur la route, écrit par Chamfleury, sur une musique de Henry Himmel, oscille entre tristesse du paysage et espoir.

 

La chanson s'ouvre sur l'évocation de l'orage, qui envahit le paysage : l'amoureux guette, en vain, tous les bruits et semble perdre espoir... le ciel lui-même se couvre de boue : on assiste à une sorte de renversement, le ciel et la terre semblent se confondre dans une même couleur...

 

Mais, malgré ce ciel d'orage, l'amoureux est, toujours, dans l'attente de sa bien aimée : l'amour s'oppose au décor rempli de tristesse qui vient d'être dépeint : "l'amour se rit de tout"...

 

Beau contraste d'atmosphère ! L'amour transforme le jour le plus sombre en une espérance démesurée.

Le moment du rendez-vous est évoqué : "ce soir"... il est donc imminent, et suscite l'espoir, associé au verbe "chanter", plein de gaîté.

 

Le refrain insiste sur la pluie qui inonde la route et qui conduit vers la jeune femme : le personnage, attentif à tous les sons, semble entendre des bruits de pas.

Le décor obscur, le silence, les frissons restituent une inquiétude qui se traduit, aussi, par une interro-négative : "ne viendrais-tu pas ?" L'emploi du conditionnel souligne bien les incertitudes de l'amoureux...

 

On entend, ainsi, directement la voix du personnage, qui semble d'autant plus proche de nous. On suit son cheminement, on vit son attente, ses espoirs, ses doutes.

 

L'espoir renaît dans la strophe suivante, avec l'emploi du futur qui marque une certitude : "tu viendras quand même"

 

Mais le refrain vient briser à nouveau cet élan, avec la phrase répétée : "Ne viendrais-tu pas ?"

 

Le coeur qui bat transcrit l'émotion de l'amoureux à la fin de la chanson.

La musique, sur un air de tango, s'adapte parfaitement à ce mélange de bonheur et de doute.

 

On est sensible, aussi, au petit grésillement rétro de l'enregistrement qui contribue au charme de la mélodie : c'est comme si l'on entendait une forme d'émotion, de sensibilité : ce grésillement souligne même des embûches, des difficultés, des tourments...

 

Cette chanson, dans sa simplicité, ses effets de contrastes, l'alternance entre espoir et désarroi restitue bien tous les tourments de l'amour, ses incertitudes...

 

 

 

 

http://youtu.be/Nsgjk6kSmUk

 

http://youtu.be/uBgxbIKKr-o

 

 

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 16:53

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On célèbre ce jour, la fin de la première guerre mondiale, une guerre terrible, atroce qui a vu, pour la première fois, l'utilisation d'armes chimiques... une boucherie qui a envoyé des hommes jeunes ou moins jeunes en enfer, une guerre qu'on croyait être la dernière et qui s'est perpétuée 30 ans plus tard, dans une autre guerre, aussi abominable dans l'horreur, la démesure, la barbarie...

 

La guerre : ne voit-on pas que ce seul mot retentit de sonorités effrayantes et atroces ?

 

Alors que le monde a connu, au XXème siècle, deux guerres successives, le monstre de la guerre renaît, sans cesse, un peu partout, sur la planète : guerres en Syrie, en Palestine, en Ukraine, en Afrique.

 

Comme l'hydre de Lerne, les guerres se multiplient, et continuent à tuer, à mutiler des milliers d'êtres humains.

Sur ce terreau infâme, l'industrie des armes prospère, elle enrichit les plus riches et détruit les plus humbles.

 

La guerre s'est, d'ailleurs, caché, souvent, sous des apparences trompeuses : héroïsme, enthousiasme, musiques et chants guerriers.

 

Mais, la guerre dénoncée, maintes fois, par Rabelais, Voltaire, Céline, Brassens existe toujours, comme si cette plaie ne pouvait être, enfin, éradiquée de notre monde.

 

L'homme, toujours motivé par la barbarie et l'appât du gain n'a donc pas évolué : on a vu cette barbarie s'exercer en Palestine contre des enfants, des innocents fauchés par la guerre, on a vu des otages mourir sous le couteau de fanatiques, on a vu des femmes et des enfants, encore anéantis par la guerre, en Syrie.

 

Partout, l'horreur, l'injustice, les mutilations, la mort... Partout, la soif de sang, de victimes, de vengeances.

 

L'homme n'est-il pas un animal terrible, lui qui se livre à ces massacres sans fin ?

L'homme n'est-il pas responsable et coupable du pire : les horreurs de la guerre ?

Les progrès technologiques humains sont considérables, grâce à de nombreuses découvertes, dans de nombreux domaines, mais l'homme reste toujours dans l'ignominie de la guerre.

Non, l'humanité n'a pas évolué : elle reste l'image de la barbarie, des meurtres sans fin, des tueries inutiles.

 

Non, l'être humain n'a pas changé : il reste empêtré dans cette fange qui le tue et le paralyse, cette marque d'infamie qui fait de lui le plus cruel des animaux.

 

La guerre est la pire des infamies : nos parents, nos grands-parents ont connu la guerre, ont affronté les alarmes, les peurs, la mort, la détresse, le désarroi, toutes les misères inhérentes à la guerre... 

Et, au fond, cette violence perdure, partout, dans les rapports sociaux, dans le travail, sur internet, même, où certains se livrent, parfois, à des insultes...

 

L'homme, dans son désir de domination, de conquêtes, perd sa propre humanité.

La guerre est la plus grande des défaites de l'homme : elle détruit tout sur son passage : humanisme, générosité, pardon, tolérance, humanité...

 

http://0z.fr/1EYgU

 

 

 

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 17:52

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"Un vieux turc, homme, à ce qu'il paraissait, de grande considération, me tira de ces réflexions, pour me prouver, d'une manière encore plus sensible, que j'étais loin de mon pays... Le Tartare, entouré de ses domestiques, les uns à genoux, les autres debout, ôta son turban ; il se mira dans un morceau de glace brisée, peigna sa barbe, frisa sa moustache, se frotta les joues pour les animer. Après avoir fait ainsi sa toilette, il partit en traînant majestueusement ses babouches, et en me jetant un regard dédaigneux."

 

C'est ainsi que Chateaubriand "croque" un personnage oriental, dans un de ses plus célèbres ouvrages, un journal de voyage, intitulé Itinéraire de Paris à Jérusalem.

 

La babouche, joli nom oriental nous emmène en Perse : le mot évoque un certain luxe, une nonchalance toute orientale, un bonheur de rester chez soi, en babouches...

Ce mot turc issu du persan "پاپوش papusch" composé de deux termes, "پا, pa, le pied" et "پوشیدن pushidan, couvrir", suggère une protection, un réconfort.

 

Quelle volupté dans ce mot ! Avec sa labiale "b" réitérée, sa chuintante finale, la babouche nous entraîne dans un monde de confort, de paresse, d'oisiveté.

On se laisse aller au rythme oriental, à une douceur de vivre, une envie de profiter de l'instant présent...

 

On se laisse bercer par des mouvements de palmes apaisantes, on voit l'orient et ses splendeurs : des palais, des sérails, des fontaines bruissantes...

 

Ce mot nous fait rêver, nous fait toucher du cuir, des tissus somptueux, des brocards, des motifs d'arabesques, des guillochis, des ornements aux teintes harmonieuses.

 

Ce mot nous séduit par des sonorités à la fois familières et lointaines : ce terme exotique venu du Persan semble avoir, aussi, des airs connus...

Mieux que la pantoufle, la babouche contient, pourtant, une part de mystère : elle peut faire une démarche majestueuse, sa forme allongée séduit, signe une forme d'élégance, de légèreté.

 

J'aime ce mot, venu d'ailleurs, aux sonorités sensuelles, aux éclats de consonnes, à la voyelle "ou" qui lui donne une certaine langueur.

 

Avec la babouche, on voyage vers l'orient, vers un monde étrange, mystérieux, exotique et différent : brises légères, dattiers, palmes, barcanes, doux noms de lumières...

Images de palais orientaux, baldaquins, moucharabieh, harems secrets, vêtements soyeux, sequins, parfums orientaux... Tapis aux motifs chaleureux, miniatures, aux couleurs de lapis-lazuli, impressions de soies transparentes, fiasques aux formes aériennes, darboukas, sagattes, musiques ondoyantes...

 

Somptueux paysages d'orient : déserts, caravansérails, océan de dunes aux teintes d'or, lunes orientales...

 

La babouche nous donne l'impression de déambuler, majestueusement, dans quelque salle d'un palais d'orient.

Faste, volupté, une certaine indolence... la babouche nous séduit, et nous donne envie de l'adopter...

 

 

 

http://youtu.be/AEwBy6Y8Wug

 

http://youtu.be/Pwri2NKtHB8

 

http://youtu.be/1qTaNSpYGqA

 

 

 

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:00

 

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L'actualité littéraire fait place, de plus en plus, à un grand déballage, notamment, dans le monde politique : désir de vengeance, impudeur, plaisir de nuire...

 

On songe, d'abord, au livre de Valérie Trierweiler, grand succès de librairie, présenté par l'auteur, elle-même, comme une "histoire universelle, que beaucoup de gens ont pu connaître"... et Valérie Trierweiler de rajouter :"Chacun peut s'y retrouver, je crois"...

Voilà une histoire intime et personnelle, élevée au rang d'oeuvre universelle ! 

Dans cet ouvrage, on perçoit plus un désir de vengeance d'une femme trompée et délaissée qu'une oeuvre littéraire !

 

Delphine Batho ou Cécile Duflot ne sont pas en reste, non plus : les deux anciennes ministres de François Hollande se sont, aussi, livrées à des confidences, l'une dans un ouvrage intitulé " Insoumise ", l'autre, dans un témoignage au titre révélateur : "De l'intérieur. Voyage au pays de la désillusion ". Minute par minute, Delphine Batho raconte son limogeage du gouvernement...

 

L'ancienne ministre du Logement, Cécile Duflot dit, aussi, tout et n'épargne, surtout pas, le chef de l'Etat. " A force d'avoir voulu être le président de tous, il n'a su être le président de personne ", écrit-elle, en se défendant de tout esprit vengeur.

 

L'ancien conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle, a révélé, lui aussi, qu'il préparait un livre. "Et ça va saigner", prévient celui qui a été congédié de son poste.

 

On est, au fond, médusé par toutes ces "confessions", en forme de revanche : comme si le pouvoir détenu par ces personnalités leur donnait le droit d'étaler au grand jour les affaires de la République...

 

On perçoit, là, une forme d'impudeur, une envie irrépressible de se justifier et de se venger...

 

Piètres exemples donnés par ces gens de pouvoir et d'influence !

On entrevoit, même, une sorte de fierté vengeresse, quand Valérie Trierweiler, en personne, annonce la sortie de son livre !

"Une histoire universelle", ose-t-elle dire ! Mais, si son compagnon n'avait pas été président de la République, ce livre serait, forcément, passé inaperçu !

 

Tous ces privilégiés de la République qui crachent dans la soupe ! C'est assez peu "ragoûtant" !

La pudeur, la réserve ne semblent plus à l'ordre du jour : tout cela est passé de mode ! Sur les réseaux sociaux, aussi, l'impudeur est souvent la règle : publications de photos plus ou moins personnelles, étalage de la vie privée.

 

C'est comme si chacun voulait accéder à une part de célébrité, de notoriété, de reconnaissance !

 

Mais se livrer ainsi, n'est-ce pas faire preuve d'une forme de bêtise et d'inconscience ?? L'intimité de chacun doit être préservé et notre époque nous incite à ce grand déballage, avec le phénomène de la médiatisation, les émissions de télé-réalité, par exemple...

 

Le désir pur et simple de vengeance ne répond-il pas, aussi,  à un instinct très primaire, souvent irréfléchi, absurde ?

 

Dernières révélations faites, cette fois, par des journalistes qui ont écrit un ouvrage intitulé Sarko m'a tuer : François Fillon aurait exercé des pressions auprès du secrétaire général de l'Elysée, pour accélérer les procédures judiciaires en cours contre Nicolas Sarkozy... C'est le secrétaire général Jean Pierre Jouyet qui a, lui-même, dévoilé ces pressions aux journalistes du Monde : après avoir démenti , dans un premier temps, les dires de ces éditorialistes, Jean Pierre Jouyet a reconnu être à l'origine de ces révélations... Ce revirement montre, une fois de plus, le peu de crédibilité des responsables politiques.

 

Ainsi, la politique semble, hélas, désormais, se réduire à des rivalités, à des conflits de personnalités : on perçoit une avidité, une soif de pouvoirs, très éloignées des préoccupations des français...

 

http://youtu.be/u5i4-jMLoXg

 

 

 

 

 

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sarko

 



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