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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 17:09

 

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Feuilles brûlées, roussies, dorées de xanthe, chrysanlines de l'automne, marbrures d'ocres et de bruns, coulées et ruisseaux de flamboyance !

 

Les marronniers pleurent l'automne, ses splendeurs, sa douceur et sa détresse...

 

Des cascades de feuilles ruissellent sur l'azur, le bleu et le roux se mêlent dans des tableaux pleins de transparences.

 

Les feuilles se créponnent, se parent de teintes variées : vert, ocre, brun-brûlé, lumières de feux !

 

Meurtries, elles font voir, sur le sol, leurs blessures...  coulées de lave, trouées de larmes.

 

Bruit sec des feuilles sous les pas, murmures et déchirures de l'automne !

 

L'automne crie, retentit de mille éclats, les branches sombres, noires s'éclairent de fulgurances dorées, d'enluminures, de glacis de lumières...

 

Les feuilles découpées, élégantes se replient sur elles-mêmes, elles se craquellent, se fendent douloureusement.

 

Elles montrent leurs derniers éclats, leurs couleurs mordorées, des vagues nuancées, des embruns.

 

De grands panaches s'épanouissent sur les arbres, formant des résilles somptueuses, des réseaux d'entrelacs de feuilles.

 

D'immenses bouquets, couleurs de rouilles, fleurissent, s'épanchent, jaillissent sur le ciel, formant des toiles insensées de flammes...

 

Les flammèches de l'automne aux teintes brûlées, des fleurs, des efflorescences de roux et d'ocres flamboyants traversent l'azur !

 

http://youtu.be/0MYzkBiJn5Y

http://youtu.be/hOA-2hl1Vbc

 

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 17:06

 

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Cette chanson, composée par Julien Clerc, écrite par Luc Plamondon, nous emporte dans un rythme endiablé, celui du rock qui a séduit toute une génération...

 

Le texte, écrit à la première personne, évoque un amateur de rock, un coeur de rocker, depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte : dans le premier couplet, on voit un "enfant de choeur", qui apprécie les musiques de son époque... tel un vrai rocker rebelle, il refuse l'école et préfère vivre pour ses "idoles"... On croit revivre toute une époque, celle où les jeunes gens étaient fascinés par "des idoles"... d'autant qu'on entend ce cri de ralliement des rockers : "yéyéyé !"

 

Puis, vient l'évocation de l'adolescence : modernité et rock obligent, des termes anglais sont utilisés, pour rendre compte de cette période : "teenager, outsider"... Le rocker, épris de liberté, veut fuir l'univers familial, voler de ses propres ailes, et il le fait...

 

On perçoit un être épris de liberté : c'est bien ce que représente cette musique rock, caractérisée par sa vivacité, une forme de folie.

 

Les parents de l'adolescent sont mis en scène : le père qui cherche à protéger son fils et qui, à cours d'argument, lui reproche de risquer de "faire mourir sa mère"...

La mère, à qui le jeune homme n'ose pas dire toute sa tendresse et son amour.

 

Le refrain montre bien, au fond, toute la pudeur de ce coeur de rocker, un être sensible, mais qui refuse de le montrer. "Avec mon coeur de rocker /J'ai jamais su dire je t'aime /Oui mais maman j' t' aimais quand même / Comme personne ne t'a jamais aimé."

 

L'âge adulte, l'amour montrent, encore, un être attaché à la liberté, puisque le personnage n'est pas très fidèle, bien que totalement amoureux de la fille qui l'a quitté.

 

Le texte est plein de vie : comme on entendait les paroles du père, dans un discours direct, on entend celles de la jeune fille : "tu vas finir ta vie tout seul" affirme-t-elle.

 

Le refrain revient, avec une variante, le nom "maman' étant remplacé par le mot "baby", encore un terme anglais, bien dans la mouvance du rock.

 

On sent, dans ce coeur de rocker, malgré sa volonté d'indépendance, toute la tendresse du monde, avec une déclaration d'amour appuyée, d'abord à la mère, puis à l'amante...
 
Le refrain fait, d'ailleurs, intervenir, à plusieurs reprises, les gutturales "r" et "k" qui traduisent une certaine âpreté et  la labiale "m" qui restitue la tendresse, l'affectivité de ce rocker.
 
Cette chanson, à la mélodie entraînante, au texte plein de sensibilité et d'émotion cachée, reflète, aussi, parfaitement l'univers du rock : liberté, envie de vivre intensément, attendrissement.
Le choeur, scandé par le rythme d'une batterie, reprend, avec entrain, le refrain, pour souligner les paroles et le titre même de la chanson...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
coeur libre



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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 19:33

 

sagnol

 

 

On est surpris, en entendant ces propos, émis par l'entraîneur de l'équipe de football de Bordeaux, des propos peu nuancés tenus devant des caméras, lors d'une interview...

 

Willy Sagnol affirme : "Tant que je resterai entraîneur du club, il y aura beaucoup moins de joueurs africains qui rejoindront l'équipe des Girondins de Bordeaux... l'avantage du joueur typique africain, c'est qu'il est pas cher, puissant, prêt au combat... Mais le foot, c'est pas que ça, il faut aussi de la technique, de l'intelligence, de la discipline il faut de tout, il faut des nordiques, aussi, j'aime bien les nordiques, une bonne mentalité..."

 

On le voit : opposer, ainsi, les africains aux nordiques, dans un discours assez simpliste et réducteur conduit forcément à opposer des mentalités qui semblent totalement différentes, à nier l'intelligence de certaines ethnies...

 

D'n côté, la force, de l'autre, l'intelligence et la subtilité : ce manichéisme a de quoi surprendre, pour quelqu'un qui s'exprime devant des caméras.

 

Le propos lui-même est-il nuancé et intelligent ? S'agit-il d'une maladresse ?

En tout cas, le simple fait d'évoquer un joueur typique africain paraît, pour le moins, incongru : comme s'il existait un archétype africain immuable.

 

Comme si les nordiques étaient, eux, l'archétype de l'intelligence !

L'opposition qui est faite ici a pu choquer et surprendre : si le foot fait appel à une certaine intelligence dans le jeu, un entraîneur ne devrait pas, ainsi, opposer, de manière caricaturale, des "types de joueurs".

 

Ce genre de raisonnement paraît, pour le moins, inadapté pour une autorité responsable d'une équipe de football.

 

C'est donner, là, une piètre image de ce sport : chaque personnalité, quelle que soit sa couleur de peau, possède différentes qualités et différents défauts.

De telles affirmations à caractère généralisant peuvent être considérées comme stigmatisantes et indignes.

 

Alors que des relents de racisme continuent à polluer nos sociétés,(on l'a vu avec les injures adressées à Christiane Taubira), il est regrettable qu'un entraîneur sportif apporte une sorte de caution à des idées tendancieuses.

Si certaines instances du football se croient autorisées à diffuser des propos ambigus, peu nuancés, c'est, pour le moins, regrettable.

 

Le football génère, déjà, tant de violences, d'intolérances dans les stades que l'on est en droit d'attendre, des instances sportives elles-mêmes, des preuves de respect, de tolérance.

 

Certains soutiennent que les déclarations de cet entraîneur ne sont ni racistes, ni choquantes : pourtant, les propos tenus sont nettement discriminants...

 

Le racisme, les préjugés sont encore vivaces dans nos sociétés : il faut veiller à ne pas ranimer ces vieux démons si prompts à se réveiller... De tels clichés sont de nature à créer des regains d'intolérance et ne devraient pas être véhiculés par des autorités.

 

 

 

http://youtu.be/crWL5xy-tv0

 

 

 

 

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 16:58
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"O poètes sacrés, échevelés, sublimes, 
Allez, et répandez vos âmes sur les cimes, 
Sur les sommets de neige en butte aux aquilons, 
Sur les déserts pieux où l'esprit se recueille, 
Sur les bois que l'automne emporte feuille à feuille, 
Sur les lacs endormis dans l'ombre des vallons !
 
Partout où la nature est gracieuse et belle, 
Où l'herbe s'épaissit pour le troupeau qui bêle, 
Où le chevreau lascif mord le cytise en fleurs, 
Où chante un pâtre assis sous une antique arcade, 
Où la brise du soir fouette avec la cascade 
Le rocher tout en pleurs..."
 
C'est ainsi que Victor Hugo célèbre les poètes et la poésie, dans un texte intitulé Pan, extrait du recueil, Les feuilles d'automne... Une des fonctions du poète n'est-elle pas de magnifier la nature et ses nombreux attraits ? Bois, rochers, lacs, arbres, cytises...
 
Le cytise ! Douces sonorités et doux murmure de ce mot ! Eclats de voyelles ! Arbre de lumière !
Le cytise associé à la lumière du midi, au mistral, aux arbres du sud !
 
Arbre mystérieux, tout de même, avec sa graphie "y" qui intrigue...
 
Mot venu du grec, κύτισος, "kutisos", le cytise fait miroiter ses sifflantes sourde et sonore, sa voyelle "i" dupliquée, sous deux formes distinctes...

 Le cytise, aux douces sonorités de sifflantes, de dentale "t", à la voyelle redoublée "i" assez aiguë, évoque bien les paysages du sud, faits de douceur et de rudesse, à la fois.
 
Les sons voyelles"i" crient les violences du midi, le mistral impétueux qui emporte tout, sur son passage... Les sifflantes peuvent évoquer les splendeurs méditerranéennes, la douceur du climat, au printemps, à l'automne commençant.
 
Mot du sud, le cytise, arbre flamboyant de lumières, répand des grappes éblouissantes de fleurs, attire tous les regards, embaume les paysages.
 
Genêts, cytises, lauriers, figuiers, pins, oliviers, arbres du sud, aux sonorités familières !
 
Doux murmures du nom des arbres !
 
Senteurs de genêts douces comme le miel, senteurs de pins ambrées !
 
Le cytise, cher à Giono, illumine les collines de ses éclats dorés, de ses embruns de xanthe...
 
Le cytise, mot venu du grec ancien, nous emporte vers ces temps lointains et mythiques où des nymphes peuplaient et habitaient les arbres...
 
La plupart des noms d'arbres sont féminins, en grec et en latin : on supposait, en ces temps anciens, que des divinités féminines y étaient cachées.
 
C'est aussi le cas, pour ce mot venu du grec ancien , kutisos : ce nom, de genre féminin, nous fait songer à ces dryades et hamadryades, à ces nymphes des bois aux noms magiques : alséides, méliades, hyléores, sycés...
 
Le cytise, aux douces sonorités féminines, habitée par une nymphe des bois nous fait rêver à ce monde d'autrefois, où la pensée magique voyait, en tout arbre, un être divin et sacré à préserver...
 
Le cytise en fleurs, en robe de xanthe, nous emporte vers un univers mythique et mystérieux, celui de l'Odyssée d'Homère, celui de ces arbres divins vénérés par les anciens.
Le poème de Hugo, Pan :
 
 
 
 
 
 
 
 
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Photos : Jean Pol GRANDMONT / Andrew Dunn





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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 17:51

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Les temples de la consommation se renouvellent, sans cesse : nouvelles boutiques, nouveaux lieux voués à la consommation de masse, magasins où le bon marché côtoie l'absence de qualité...

 

Les espaces s'agrandissent : escalators géants, toilettes spacieuses à la pointe de la modernité, robinets lumineux, dont il suffit de toucher le faisceau pour voir l'eau s'écouler, grands miroirs, lumières éblouissantes.

 

En une année, ces espaces se modifient considérablement : certaines enseignes disparaissent, d'autres voient le jour...

 

Tout devient gigantesque et monumental : l'homme finit par se perdre, dans ces espaces.

 

Les magasins de plus en plus impersonnels, bombardés de lumière avec d'immenses miroirs perdent de leur intimité.

La lumière criarde, les espaces agrandis donnent l'impression d'un univers de plus en plus artificiel.

 

Certaines boutiques de prêt à porter s'attachent à vendre des produits clinquants dont la qualité est ordinaire, voire douteuse : paillettes, brillants sont à la mode...

Tout est fait, pour attirer le regard... tout est fait, pour évoluer très vite.

 

Les gens sont, comme happés, par ces lieux : pourtant, leur gigantisme en devient effrayant, tout est démesuré, excessif, de quoi emporter le client dans un tourbillon de tentations diverses.

 

Commerces, restaurants sont destinés à faire en sorte que les clients passent de plus en plus de temps, dans ces centres.

Partout, sont installés des fauteuils confortables, afin de retenir les consommateurs : on peut passer une journée complète dans un centre commercial, faire ses courses, se restaurer, se détendre, si tant est que cela soit possible, dans le bruit et le vacarme qui envahissent ces espaces...

 

La démesure de ces lieux est inquiétante, troublante, même : on s'y sent mal à l'aise, dans un univers de plus en plus factice.

 

Le nombre de boutiques, leur variété se multiplient, et certaines vendeuses semblent attendre éternellement et désespérément des clients, alors que d'autres magasins regorgent d'une clientèle avide de produits bon marché.

 

Les centres commerciaux n'ont plus, parfois, de dimensions humaines : tout est dans l'excès, lumières, musique, espaces où l'on se perd.

 

Comment ne pas voir que ces centres risquent de rebuter la clientèle ? Tant de démesure dérange, et certains commerçants risquent de ne pas y trouver leurs comptes...

 

Cette course effrénée vers le gigantisme s'accélère : chaque année, les hypermarchés gagnent du terrain, dans la périphérie des villes, empiétant, inexorablement, sur les espaces, encore préservés, dédiés à la nature...

 

 

 

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 18:09

 

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On avait promis aux Grecs un redressement de leur économie, grâce à l'austérité : les sacrifices demandés au peuple grec devaient leur permettre de sortir de la crise...

 

Baisse drastique des salaires, 1 million et demi de chômeurs, plus de 500 000 employés qui ne sont pas payés depuis plusieurs mois, exil de nombreux jeunes : voilà le prix payé par la Grèce, pour retrouver la "croissance" !

 

Quel peuple peut accepter une telle dégradation, un tel marasme économique ?

 

Vingt cinq mille personnes, selon la police, ont manifesté ce samedi 1er novembre à Athènes contre l'austérité à l'appel du Pame, le Front des travailleurs proche du parti communiste.

 

Le retour à une situation stabilisée est, sans cesse, reculé : les Grecs n'entrevoient aucune éclaircie, malgré toutes les mesures d'austérité qui les touchent.

 

"Nous ne sommes pas que des chiffres, nous méritons des conditions de vie humaine", ont scandé les manifestants place Syntagma, face au Parlement.

 

Apparemment, la politique d'austérité menée depuis des années ne produit que fort peu d'effets bénéfiques : les Grecs asphyxiés, sacrifiés, à bout de souffle sont condamnés à survivre, dans un climat de précarité extrême...

 

Encore une fois, la politique menée par l'union européenne, imposée par la Troïka conduit au pire : le désespoir des peuples qui ne voient pas d'issues, alors que les banques et les organismes bancaires continuent à prospérer.

 

Il est temps de revenir à plus de justice : honte à l'Europe qui a imposé à la Grèce et aux autres pays en difficulté des conditions de remboursement de la dette qui sont indignes !

 

Faire payer des taux d'intérêt exorbitants à des pays en détresse, n'est-ce pas, là, une injustice absolue ? Même si des abus ont été commis par des privilégiés, le peuple n'est nullement responsable.

Honte à l'Europe qui n'a pas su faire preuve de cet humanisme qui doit prévaloir, dans un état digne de ce nom !

Faire payer les Grecs les plus pauvres, les plus fragiles, les plus démunis, peut-on, en conscience, l'accepter ?

 

Il faut absolument revenir sur cette politique d'austérité qui anéantit les peuples et qui n'apporte aucune solution réelle.

Les politiques de réduction des déficits publics menacent l'emploi, les dépenses sociales et rendent toute croissance économique impossible... La solution imposée par l'Union européenne, en Grèce, n'apparaît-elle pas aller à l'inverse du but recherché ? La Grèce s'enfonce dans la récession et la régression sociale.

 

Il faut redonner du souffle à ce pays : aucun peuple ne peut résister à une telle pression qui dure depuis des années...

La désespérance conduit au pire : le peuple grec mérite de retrouver un avenir. 

 

Il serait bon de rappeler, aussi, que les allemands sont, eux-mêmes, redevables d'une lourde dette à l'égard de la Grèce : lors de la deuxième guerre mondiale, ce pays a été pillé et saccagé par les armées allemandes, et cette dette n'a jamais été soldée : les Grecs auraient dû, légitimement, être indemnisés.

 

On leur fait, maintenant, payer un trop lourd tribut, au regard des difficultés qu'a connues ce pays, lors de la deuxième guerre mondiale...

 

 

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:47

 

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Le ciel bleu qui danse dans les yeux de la femme aimée, le bleu d'un tango qui chante pour les amoureux : c'est ainsi que s'ouvre cette chanson interprétée par Tino Rossi : les paroles ont été écrites par Jacques Plante, la musique composée par Leroy Anderson.

 

Dès le début, sont associés le bleu du ciel, les yeux de la jeune femme, le bleu d'un tango : fusion de sensations étonnante : couleur, air de musique se correspondent dans une danse virevoltante... sensations visuelle, auditive se rejoignent.

 

Le poète s'adresse à la jeune femme, en employant la deuxième personne du singulier : "Donne-moi ton cœur/ Donne-moi ta vie /Revivons le bonheur /Du jour où je t'ai suivie..."

 

Les impératifs restituent l'exaltation du poète qui veut revenir aux premiers jours de la rencontre amoureuse, pour retrouver un amour intact.

La sensation auditive s'impose, alors : le chant du tango se fait plus intense, et le poète hésite : est-ce le vent musicien ou son coeur qui bat ?

 

Belle interrogation remplie de poésie ! Le vent est personnifié, et on voit bien que c'est le sentiment amoureux qui prédomine.

 

L'auteur exprime le bonheur de la présence de l'être aimé, même si le rêve l'emporte comme le suggère le verbe "flotter". Le "beu pastel" initial devient, d'ailleurs, "bleu indigo du soir."

 

Et le choeur affirme que tout l'horizon du ciel tourne, restituant le vertige d'un tango... et cette impression devient un véritable "miracle", terme religieux, très fort qui souligne les pouvoirs de la musique.

 

Le choeur entrelace ses paroles à celles du poète : il faut se laisser aller à la romance, d'autant que la lune personnifiée se penche sur les amoureux et semble veiller sur eux...

 

Les reflets changeants des cheveux de la jeune femme semblent se confondre avec une étoile qui passe... et qui emporte les voeux de l'amoureux.

 

Et le texte s'achève sur une succession d'impératifs pleins de charme et de vie... 

Donne-moi tes nuits 
Donne-moi tes jours 
Faisons de l'heure qui fuit 
Un rêve qui vivra toujours...

 

Les impératifs insistants soulignent l'invitation à l'amour, l'emploi de la première personne du pluriel, à la fin du texte, réunit les deux amoureux enlacés dans le tourbillon vertigineux de ce tango.

 

http://youtu.be/KdjoFAgCWnw

 

http://youtu.be/XTAETPchKEU

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:58

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"En France, 75 000 femmes sont violées chaque année, en moyenne, une, toutes les huit minutes. Ce chiffre est loin de refléter la réalité, car il ne comptabilise ni les mineures, ni les femmes qui n'ont jamais déclaré le viol qu'elles ont subi. On estime, en effet, que seulement 10% des victimes portent plainte..."

 

On est atterré par ces chiffres : ces actes de viol se produisent dans notre pays, près de nous.

 

Un reportage diffusé sur France 2, dans la série Infrarouge, nous livre le témoignage de plusieurs femmes, victimes de viol : ces récits sont poignants, destabilisants.

Ces femmes violentées ont subi le pire, la peur de mourir, le mépris, les menaces avec arme, la négation de leur personne.

 

Comment de tels faits peuvent-ils se produire en France ?? Comment le viol peut-il devenir, dans notre pays, presque une banalité ?

 

La femme violée n'est plus considérée comme un être humain, mais comme une chose, un objet de plaisirs pour l'homme.

 

Soumise à la volonté d'un inconnu, parfois même d'un père violent, ou d'un mari, la femme menacée est contrainte de subir cette "punition", c'est ,là, le terme employé par une des victimes.

 

Menaces de mort, gestes violents, désarroi, angoisse, tel est le vécu de ces femmes, parfois des enfants, des jeunes filles.

 

Le viol conjugal est évoqué, car il existe aussi : il n'y a pas si longtemps, le devoir conjugal était invoqué pour justifier ces viols... Mais il s'agit bien de violences intolérables, avec des coups ou des menaces.

 

Face au viol, hélas, souvent, les témoins ne réagissent pas : peur, inconscience, refus de voir la réalité, indifférence...

 

Un clip contre le viol et la non assistance vient d'être diffusé : il met mal à l'aise, car on voit les témoins assister à un viol et laisser faire, regarder, gênés, la scène...

Intitulé "Je suis à l'heure", ce clip, sans montrer le viol en lui-même, nous fait entendre la bande-son de ce viol.

 

La France, pays du viol ? On a du mal à l'imaginer ! Et pourtant, c'est bien, là, une réalité dont on parle peu, trop peu...

 

"Ce sont des choses qui arrivent", tels sont les propos du père d'une victime violée par son mari !

Oui, ce sont des choses qui arrivent, et même dans un pays comme la France !

La peur, la honte empêchent, encore, nombre de victimes de témoigner, de dire leur désarroi et leur angoisse !

 

Dernier fait troublant et non des moindres : en France, une femme qui avait tué son mari en 2012 après plusieurs dizaines d'années d'un enfer conjugal, émaillé de coups et d'abus sexuels de ses propres filles, a été condamnée, mardi dernier, à 10 années de réclusion par la cour d'assises du Loiret. La justice en vient à punir une femme victime de violences répétées !

 

Mais, dans quel pays vivons-nous ?

 

 

A voir l'émission de France 2, un article du Point et le clip vidéo :

 

http://www.france2.fr/emissions/inf...

 

http://www.lepoint.fr/societe/une-f...

http://www.lexpress.fr/actualite/so...

 

 

 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:49

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Après toutes les affaires de corruption qui ont secoué l'Espagne, alors que le gouvernement de Mariano Rajoy s'est retrouvé, maintes fois, impliqué dans des scandales, voilà que le chef de l'état prétend demander pardon aux Espagnols !

 

Demander pardon ? C'est, en quelque sorte, demander quitus de tous ces scandales : au lendemain de la révélation d'une nouvelle affaire de corruption ayant entraîné l'interpellation de 51 personnes, dont plusieurs élus de son parti, Mariano Rajoy a déclaré : "Cette dernière affaire répond à de la convoitise, le dossier, concernant des marchés truqués d'une valeur estimée à près de 250 millions d'euros, ne peut relever du financement illégal de partis. Mais, au nom du Parti populaire, je veux demander pardon aux Espagnols, eux qui ont accompli tant d'efforts et de sacrifices pour sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé depuis 2008."

 

Comment le peuple espagnol peut-il accueillir de tels propos ? Comment peut-il accepter d'accorder un quelconque pardon à Mariano Rajoy, lui qui a bafoué, maintes fois, la confiance de son peuple ?

 

C'est, d'abord, l'ancien trésorier du parti, Luis Barcenas qui avait été mis en accusation pour évasions fiscales et fraudes comptables. Celui-ci avait, ensuite, remis à la justice des documents attestant l'existence, depuis une quinzaine d'années, d'une comptabilité secrète au sein du Parti Populaire. Luis Barcenas avait, aussi,  révélé que d'importantes sommes d'argent, environ 7,5 millions d'euros versés par des grands patrons du BTP, avaient servi à financer de nombreuses activités du parti, et avaient même permis de fournir des "enveloppes" aux responsables du parti... Mariano Rajoy aurait touché, au total, 373 000 euros, issus de ces caisses invisibles.

 

Les affaires se sont, ensuite, succédé... une des dernières en date : quelque 80 personnalités issues de l'establishment politique avaient ainsi été mises en cause, dans une affaire de cartes bancaires "occultes", dont elles se servaient comme complément de rétribution, sans rien déclarer au fisc, pour des dépenses très personnelles, comme des safaris ou des produits de luxe. 

 

Les espagnols grugés, trompés, maintes fois, par ce gouvernement d'extrême droite ne peuvent qu'éprouver un sentiment de dégoût et de révolte, devant la morgue et les dénis répétés de Mariano Rajoy : déni de la vérité, déni de la justice, déni du droit le plus élémentaire des Espagnols à la transparence...

 

Quel est ce responsable politique qui se moque de son propre peuple ? Quel est ce chef de gouvernement qui se rit des gens les plus humbles ?

 

Comment ce gouvernement impliqué, tant de fois, dans des scandales, alors qu'une grave crise sévit en Espagne, pourrait-il obtenir un quelconque pardon ?

 

L'hypocrisie dont fait preuve Mariano Rajoy relève de l'indécence et du mépris : ce gouvernement a accumulé les mensonges, les bavures, les malversations en tous genres : aucun pardon n'est possible, quand tout un peuple a été sacrifié sur l'autel de la corruption !

 

Demander pardon, c'est insulter le peuple espagnol, c'est, encore une fois, lui faire affront et le mépriser !

 

Les espagnols, profondément touchés par la crise, dans ce pays où le taux de chômage atteint 25%, sont au bord de la désespérance : le discours de Mariano Rajoy ne peut que raviver leur rancoeur et leur désarroi.

 

Dans ce pays exsangue, où la corruption fait des ravages, au sein même du gouvernement en place, la décence voudrait que Mariano Rajoy démissionne de son poste, et donne, enfin, une chance à ce pays de se redresser.

 

 

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 16:55
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"Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers."
 
Dans ce poème célèbre, extrait des Contemplations, Victor Hugo évoque des souvenirs d'enfance de sa fille Léopoldine.
On y voit la jeune Léopoldine tracer des arabesques, sur les manuscrits du poète.
 
Quel enfant n'a pas dessiné, ainsi, des arabesques sur des livres ou du papier ?
 
Le mot "arabesque" désigne, d'abord, une sorte d’ornement dont on a attribué l’invention aux Arabes : il consiste en des entrelacs de feuillages, de fruits, de fleurs, d’animaux, assemblés pour créer une harmonie : l'arabesque est un décor architectural propre à l'orient. Puis, le mot s'applique à des courbes tracées, souvent, d’une manière aléatoire, dans le but de former un enchaînement de motifs.
 
Le suffixe -esque, avec lequel est formé ce mot, est utilisé pour des adjectifs qui indiquent une caractéristique, une ressemblance, une qualité à partir d’un radical, souvent issu d’un nom propre, pour évoquer un lieu ou encore un style artistique.
 
Moresque, picaresque, ubuesque, barbaresque, burlesque, rocambolesque, romanesque, simiesque : ce suffixe assez productif, est employé dans nombre de mots aux résonances littéraires.
 
Le terme "arabesque", avec sa voyelle "a" réitérée, ses consonnes variées de gutturales, labiale, sifflante nous fait entrevoir des entrelacs subtils, des motifs différents...
 
Ce mot nous emmène vers l'orient, ses mystères, une écriture picturale qui dessine des ondoiements, des guillochis, des lettres ouvragées.
 
On admire des pleins, des déliés, des vagues, des éclats, des tourbillons, des embruns, des pointillés, formes si variées...
 
L'écriture déroule des tableaux d'ombres chinoises, des reliefs, des envolées de lettres, des signes mystérieux.
 
La magie de l'écriture ! Véritables dessins sur la page blanche ! La magie des arabesques aux arrondis de vagues !
 
Ces dessins tout en harmonie, pleins d'élégance suggèrent des mouvements, des ballets ondoyants : des mouettes peuvent dessiner des arabesques dans le ciel, l'eau qui serpente sur les collines s'enroule en arabesques lumineuses, une rampe d'escalier nous fait voir, parfois, des arabesques sinueuses...
Quelle poésie dans ce mot, avec ses échos sonores !
 
Lié à l'enfance dans le poème de Victor Hugo, ce terme évoque des images familières et simples : celle d'un enfant insouciant qui gribouille des arabesques sur des livres d'adultes, celle de la découverte de l'écriture, de l'apprentissage du dessin, celle du plaisir de faire courir un crayon, sur du papier...
 
Le poète semble d'ailleurs inspiré par ces arabesques qui lui permettent d'écrire ses plus belles pages : tout le monde se souvient de ces poèmes de Victor Hugo consacrées à sa fille dans la section, Pauca meae des Contemplations.
 
Ces arabesques, tracées par Léopoldine enfant, nous émeuvent : on est sensible à la beauté du mot, à ces souvenirs de Hugo, pleins de tendresse : l'écrivain apparaît, alors, comme un homme ordinaire, un père attentif, plein d'admiration pour sa fille : on perçoit, aussi, son désespoir, son désarroi d'avoir perdu celle qui représentait, pour lui, le bonheur absolu.
 
arabesque Demi-coupole du mihrab, Grande Mosquée de Kairou
Photo1770
Photos d'arabesques : Yves Remédios / Tab59   : créative commons
Photo d'escaliers : rosemar
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