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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 16:34
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"La poésie est une partition, elle rend compte de la musique des choses invisibles... de la nuit, du vent, de la nostalgie", a écrit la romancière italienne, Margaret Mazzantini dans son ouvrage intitulé, Venir au monde...

 

Issu du grec ancien "νόστος nóstos", le retour, et "ἄλγος algos", la douleur, ce mot "la nostalgie" désigne, d'abord, le "mal du pays".

 

Ulysse, le héros grec éprouve la nostalgie de son pays : son périple en Méditerranée le conduit vers des rivages lointains, l'éloigne de sa patrie, Ithaque... Le terme "nostos" revient souvent dans l'Odyssée : Ulysse erre, longtemps, sur les flots avant de rejoindre son île, sa femme, sa famille... Il a soif de ce "retour" tant attendu.

 

Et en homme sage et prudent, Ulysse refuse, même, l'immortalité que lui propose la divine Calypso, pour privilégier la vie auprès des siens et pour retrouver sa mère patrie.

 

La nostalgie est bien, d'abord, la souffrance causée par le regret obsédant de la patrie, puis le mot évoque le regret du passé...

 

Voilà un nom aux sonorités suggestives ! Sifflante "s", dentale, chuintante composent un ensemble harmonieux, alors que les voyelles contrastées et diverses introduisent une distorsion.

 

La nostalgie semble, ainsi, à la fois douce et douloureuse : on s'y complait souvent, on se réfugie dans le passé, pour oublier un présent insatisfaisant et décevant...

 

On revoit des décors, des visages, des paysages d'autrefois, on les magnifie, on les auréole de mille vertus.

 

Qui n'a jamais éprouvé de nostalgie ? Au fil des années, elle nous accompagne, nous rassure, nous fait voyager dans le temps et l'espace.

 

"C'est la fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie", comme le dit si bien Grand corps malade, dans un de ses textes...

 

C'est un univers lointain retrouvé, une goulée de bonheur et de mélancolie.

 

C'est, parfois, la nostalgie de l'enfance, des êtres qu'on a connus autrefois, des lieux du passé.

 

Ce sont des images qui ressurgissent, une terrasse, une maison, un jardin, des parfums de fleurs ou d'arbres, un air de musique.

 

Un mimosa odorant aux couleurs de xanthe éclatant, des roses épanouies, d'un rouge sombre aux senteurs prégnantes...

Des sourires, des larmes, de la tristesse, du bonheur enfui, des moments chaleureux...

 

La nostalgie ! Le mot lui-même nous fait rêver et voyager, avec son déroulement de voyelles contrastées, avec ses sonorités éblouissantes.

 

Si la nostalgie est associée, par ses origines, à la souffrance, elle nous berce aussi de sa douce musique, elle nous fait revivre des moments intenses du passé, elle nous accompagne sur le chemin de la vie.

 

Mot issu de deux radicaux grecs, la nostalgie renvoie à des origines lointaines et mythiques : elle comporte une part de rêve...

 

 

 

 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 16:08

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La rumeur est terrible : elle s'insinue, partout, sur internet, elle répand des ignominies, des fausses nouvelles, des propos, parfois, infamants et indignes.

 

Depuis qu'elle est au gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation nationale est victime de nombreuses rumeurs. Ce sont, d'ailleurs, parfois, de pures insultes véhiculées par des médias, comme Agoravox : elle est décrite, dans un article paru, le 28 août, comme une "petite cruche arriviste", sans que l'auteur argumente, d'une quelconque façon, sur de telles accusations. Najat Vallaud-Belkacem apparaît même, dans cet article, comme une sorte de "cancer" qui nécessiterait une "désinfection" !

 

Ces propos sont une véritable insulte, une forme de diffamation inadmissible !

Comment peut-on diffuser de telles insanités ? Il faudrait veiller à ne pas laisser dire n'importe quoi ! 

 

Najat Vallaud-Belkacem a été, également, visée, ces jours-ci, par une rumeur diffusée sur les réseaux sociaux en rapport avec ses origines marocaines. 
Samedi, une fausse circulaire datant du 28 août a été émise sur Twitter. Le courrier adressé aux maires proposait, disait-on, "une heure hebdomadaire consacrée à la découverte de la langue arabe" en guise d'activité périscolaire prévue dans le cadre du réaménagement des rythmes scolaires. 
 
Ce document est, bien sûr, un faux, la signature de Najat Vallaud-Belkacem a été imitée et reproduite grâce à un scanner...
 
Une autre rumeur s'est répandue au début du mois de septembre, toujours en relation avec les origines de Najat Vallaud-Belkacem : son vrai nom serait "Claudine Dupont". Elle aurait abandonné son identité et aurait ainsi accéléré et favorisé sa carrière politique !                
 
Internet devient, parfois, le creuset de fausses rumeurs qui visent à déstabiliser, voire anéantir la réputation de personnes en vue.
 
De tels procédés sont indignes ! Les faussaires pullulent, de plus en plus, sur la toile !
 
Vive la liberté d'expression ! Mais, quand certains se permettent d'insulter, de dénigrer, de répandre de fausses accusations, la limite est atteinte.
 
Certains se livrent à des "jeux" dangereux : comment peut-on "s'amuser" ainsi ? Quand on diffuse des informations sur internet, qu'on prend la peine d'écrire, il faudrait veiller à un minimum de réflexion et de responsabilité !
 
La rumeur est une des pires choses qui soient : d'ailleurs, tout le monde peut en être, un jour, la victime et elle peut faire des ravages !
 
Assez d'irresponsabilités sur la toile ! Diffuser de fausses informations, diffamer quelqu'un, c'est se dégrader soi-même !
 
L'insulte gratuite, la diffamation sont du même ordre : elles découlent d'un manque total de réflexion et témoignent d'un mépris de l'humanité !
 
Quand la critique d'un gouvernement passe par des insultes proférées sans réflexion, par des rumeurs infondées, on peut se poser bien des questions sur la qualité de ceux qui émettent et diffusent de telles informations !
 
Manifestement, ils se discréditent eux-mêmes... 
 
S'il est salutaire de critiquer et de dénoncer, il faut le faire dans un certain respect de la vérité et de l'honnêteté, sinon, la critique se retourne, inéluctablement, contre celui ou celle qui l'a proférée...
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 17:36

 

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L'été, le bel été nous apporte mille bonheurs, offerts par la nature : lors d'une promenade à Fontaine de Vaucluse, sur le chemin du retour, nous apercevons des ronciers, chargés de mûres noires, gorgées de soleil : la cueillette commence, mes petites nièces profitent de l'aubaine... les baies sauvages, aux grains d'ébène, font épanouir leurs fruits, emplis de sucs savoureux : nos mains d'adultes se fraient un chemin, à travers les ronces afin d'éviter les épines...

 

La cueillette est abondante : je tends ma main pleine de fruits aux deux fillettes, qui, en un rien de temps, happent les baies avec avidité.

 

Les fruits disparaissent aussitôt.... Je traite les fillettes de "galapiats"... Elles me regardent, étonnées de ce mot dont elles ignorent le sens, elles sourient de bonheur : elles adorent être traitées de "galapiats", d'autant qu'elles se gavent des fruits sombres.

 

Le mot "galapiats" leur a plu : elles exigent d'autres fruits, et nos mains recommencent leur quête : même avidité, même bonheur des fruits cueillis dans la nature, sous un soleil éclatant, dans un vacarme insensé de cigales.

 

Je goûte, moi aussi, quelques fruits, au goût sucré, aux teintes sombres...

 

Les baies des mûres, si petites, si légères sont vite englouties...

Après avoir vidé les ronciers, une autre quête voit le jour, sur le sentier.

 

Attirés par les ombelles des fenouils qui se haussent sur les bords, nous cueillons des branches rigides, aux senteurs d'anis.

L'odeur irise les alentours, les fleurs légères de fenouils aux teintes d'ocre forment des petits parasols de lumières...

 

Les fleurs dessinent de subtils embruns d'ocres, elles illuminent le sentier de leurs teintes douces. Elles sont si souples et si légères, qu'elles semblent danser dans les souffles du vent...

 

Les bois rigides du fenouil résistent à la coupe, il faut les tordre pour en prélever les branches solides.

 

Nous cueillons des brassées de fenouil, le parfum anisé se répand, s'exacerbe sous la chaleur redoublée de l'été.

 

Nouveau bonheur, nouvelle cueillette aux tons de verts et de xanthe...

 

Après le goût parfumé des mûres, voilà les senteurs anisées du fenouil qui nous enivrent.

 

Nous rejoignons la voiture, chargés de ces branches odorantes et les déposons à l'arrière : les senteurs redoublent, sous l'effet de la chaleur, à l'intérieur de l'habitacle...

 

Fenêtres ouvertes, nous nous imprégnons de l'odeur captivante des fenouils et de la nature environnante...

 

http://youtu.be/LWy0FkqVVTQ

 

http://youtu.be/L25hMOeXvg0

 

http://youtu.be/jkoHfa0WPeU

 

 

 

 

 

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 15:12

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Voilà un mauvais livre qui promet de connaître un beau succès d'édition : on se l'arrache dans les librairies, c'est, bien sûr, le livre de Valérie Trierweiler, l'ex-compagne du président de la République.

 

Un livre qui joue sur la curiosité de chacun, sur les affaires privées des grands de ce monde, sur des histoires de coeur.

 

Mais qui peut avoir envie de s'intéresser à ce déballage, à ce qui se dit et se fait, en privé, dans un couple ?

 

Le fait que le principal intéressé soit le président de la République attire les foules avides d'histoires croustillantes, mais ce livre où Valérie Trierweiler règle ses comptes peut-il vraiment avoir valeur de témoignage ?

 

Rancoeur, vengeance, haine sont au coeur de cette publication : livre d'amour ou livre de haine ? Les deux, affirme Valérie Trierveiller, mais on voit bien que ce livre est, avant tout, dénonciateur et très critique à l'égard du président de la République.


Un homme froid, sans sentiment ? C'est ainsi que Valérie Trierweiler présente François Hollande. Comment cette femme intelligente a-t-elle pu se laisser attirer par un homme si effrayant ?

 

Comment a-t-elle pu accepter d'aimer un homme si peu aimant et si peu aimable ? N'apparaît-elle pas, dès lors, elle-même, comme l'archétype de la froideur, de l'indifférence ?

 

Etait-elle simplement attirée par les sphères du pouvoir ? Etait-elle une ambitieuse exacerbée au point d'apprécier un homme, sans élégance et sans galanterie ?

 

En écrivant ce livre, au fond, Valérie Trierveiller se révèle, sans doute, plus elle-même, qu'elle ne révèle François Hollande...

 

On voit, en elle, une ambitieuse, prête à tout accepter, pour accéder à une forme de notoriété et de reconnaissance, une femme prête à se venger de tout affront, prête à tout déballer, peut-être même à mentir, à falsifier la réalité...

 

Certains voient, en elle, plutôt, une femme de caractère qui n'hésite pas à donner coup pour coup, qui met en oeuvre une juste vengeance, qui réplique à un homme qui l'a trahie.

 

Apparemment, elle n'a pas froid aux yeux, elle n'a peur de rien mais "cafarder" comme elle le fait, est-ce une attitude digne d'une journaliste ?

 

Il faut bien le rappeler : Valérie Trierweiler n'avait pas hésité à séduire François Hollande, à l'éloigner de sa compagne Ségolène Royal.

Juste retour des choses d'ici bas ! Elle a, elle-même, été trompée, elle qui n' avait pas hésité à séduire un homme marié.

 

Désormais, il semble que tout le monde soit prêt à livrer à la curée un président qui se trouve déjà empêtré dans mille difficultés politiques : le chômage, la crise, le mécontement général...

 

Celle qui prétend l'avoir aimé participe, aussi, à cette curée : il faut sonner l'hallali pour terrasser l'ennemi ! 

Curieuse façon d'aimer !


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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 16:41
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"Tout crépuscule est double, aurore et soir. Cette formidable chrysalide qu'on appelle l'univers tressaille éternellement de sentir à la fois agoniser la chenille et s'éveiller le papillon", a écrit Victor Hugo, dans un de ses ouvrages, intitulé Philosophie, Commencement d'un livre.
                  
Le mot "chrysalide" rayonne de ses sonorités : gutturales, sifflante, dentale, voyelle "i" dupliquée... Ce nom est issu du grec ancien "chrysos" qui désigne l'or...
 
La chrysalide se nuance de reflets dorés : avant de devenir papillon, la chenille se mue en chrysalide.
 
Etat intermédiaire, la chrysalide annonce le papillon à venir, elle est pleine de promesses, elle permet un renouveau, un embellissement, une métamorphose merveilleuse.
 
Associée à l'or, la chrysalide révèle des éclats, des transparences lumineuses, elle évoque d'autres mots : chrysanthe, chrysanthème, chrysolithe....
 
Noms de fleurs, nom de pierre, le radical du mot "chrysos" a donné naissance à quelques mots isolés et rares : on songe, ainsi, à l'adjectif "chryséléphantin"...
 
La graphie même du mot révèle son origine grecque, le "ch" initial, le "y" qui vient de la voyelle "upsilon".
 
La chrysalide nous emmène dans un univers poétique et mystérieux : liée à l'idée de transformation et de métamorphose, ce mot implique une mutation étonnante...
 
C'est comme si la chrysalide permettait une nouvelle naissance, un renouveau complet, surprenant.
 
Le mot lui-même suggère cette métamorphose, comme une transmutation alchimique : la chrysalide se couvre d'or pour une renaissance.
 
Les sonorités contrastées de ce terme, pleines de charme et de poésie attirent l'attention : contraste entre la rudesse des gutturales, la douceur de la sifflante "s"... 
 
Difficultés de la transformation, apaisement du renouveau... il semble que ce mot réponde par ses sonorités à la réalité qu'il désigne.
 
Certaines chrysalides ressemblent à des bijoux ambrés, à des broches couleur d'ocres.
 
Mot rare, mot précieux, la chrysalide nous fait voir des teintes éclatantes, elle nous fait rêver à la magie des métamorphoses de certains insectes...
Elle nous fait songer au renouvellement incessant des jours, comme le suggère, si bien, Victor Hugo...
 
 
 
 
 
 
 
 
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Photo de chrysalide sous l'article : Lamiot
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 14:59

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La grande cérémonie a eu lieu, hier matin : réunion de tous les professeurs, pour préparer la nouvelle rentrée...

 

C'est l'heure des congratulations : notre lycée a encore battu des records de réussite au baccalauréat : Série L : 98 % , série ES : 95% série S : 93%.

 

Merveilleux ! En même temps, je ne peux m'empêcher de penser que ces résultats sont truqués : la tendance générale conduit, de plus en plus, vers une forme d'indulgence dans la correction des épreuves du baccalauréat.

 

Mais, l'heure est aux réjouissances et l'on passe, aussi, en revue les résultats des classes préparatoires aux différents concours : là, encore, à la satisfaction générale, les résultats dépassent les espérances. On déroule, longuement, tous ces résultats et tout le monde applaudit, bien sûr.

 

Pour le reste, les travaux de rénovation continuent dans le lycée et les enseignants devront se plier aux contraintes du bruit, de la poussière, des encombrements générés par ces aménagements.

Les professeurs pourront, toutefois, sortir de leur salle de cours et signaler aux ouvriers qu'ils font trop de bruits !

On évoque, aussi, les effectifs des classes qui restent chargés en seconde, et dans les autres niveaux, environ 35 à 36 élèves.

 

Puis, un grand apéritif est organisé pour réunir les enseignants et favoriser les retrouvailles.

L'après midi est consacrée à des réunions par discipline : les collègues de lettres sont tous présents, on accueille, cette année, deux nouvelles enseignantes, qu'il faut aider dans leur découverte de l'établissement.

On prépare, ensuite, le travail de l'année : organisation des différents bacs blancs, planning, représentations théâtrales, discussions, palabres pour choisir une oeuvre à faire lire aux élèves de seconde, en vue d'un devoir commun.


J'ose, alors, une intervention sur les difficultés de recrutement d'élèves en lettres classiques : de moins en moins d'élèves choisissent les options latin grec dans l'établissement.

Je suis, alors, prise à partie par une collègue de lettres modernes : elle affirme que le niveau d'exigences demandé aux élèves est trop élevé, sans doute !

Je lui rétorque que les horaires de ces enseignements sont trop dissuasifs : de 16 heures à 18 heures et le plus souvent, en fin de semaine, le jeudi ou le vendredi.

 

Je m'étonne tout de même de ce jugement péremptoire d'une collègue : elle aurait entendu des "échos" de parents d'élèves qui signalaient une certaine sévérité dans les notations.

 

Pourtant, comment ne pas voir que l'intérêt des élèves, c'est d'obtenir d'eux un certain niveau d'exigence ?

Or, nombre d'enseignants se laissent entraîner vers cette tendance : il faut accepter un certain laisser-aller, distribuer des bonnes notes...

Et certains se plient à ces règles absurdes, peut-être pour avoir la paix : mais à quoi sert aux élèves d'avoir leur baccalauréat, si les résultats sont faussés, et s'ils n'ont pas le niveau requis pour faire des études supérieures ?

 

De plus, je me demande comment une collègue ou des parents d'élèves peuvent réellement mettre en cause les notations d'un enseignant et juger, de l'extérieur, de leur sévérité !

Je ne me permettrai pas, pour ma part, de le faire car je sais combien les rumeurs sont suspectes, et qu'elles circulent, facilement, dans le monde de l'enseignement !

Alors que les équipes pédagogiques devraient être soudées et solidaires, ce sont, parfois, hélas, les confrontations qui prennent le dessus !

 

La rentrée est là : il va falloir s'adapter à un nouvel emploi du temps, à des effectifs chargés, à des travaux, dans le lycée, et même à des collègues qui veulent baisser les niveaux d'exigence, pour se conformer à une sorte de démagogie ambiante.

 

Si le système scolaire est en péril, c'est, justement, parce qu'on a voulu, à tout prix, effacer certaines difficultés, il est même question de supprimer la notation, au profit de cahiers d'évaluation complexes et mal conçus !

 

Il faut arrêter d'annihiler l'école : l'école a besoin, plus que jamais, de rigueur, de solidité, de fermeté !

 

 

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Published by rosemar - dans éducation
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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:34

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Les rivières, leurs courants, leurs emportements créent, souvent, une incroyable fascination, attirent tous les regards...

 

A Fontaine de Vaucluse, près d'une chute d'eau au cours tumultueux, l'eau rejaillit, rebondit en écumes tourbillonnantes, l'eau nous montre ses éclats de couleurs, ses murmures, ses fracas, l'eau virevolte, s'emporte, pleine d'émotions, de révoltes...

 

Assises sur la berge, les pieds dans l'eau, mes petites nièces observent ce spectacle : fascinées, elles sont absorbées par la transparence, la vivacité, les mouvements incessants de l'eau.

 

Nous battons des pieds dans les ondes déjà tumultueuses, nous façonnons d'autres remous, nous inventons d'autres emportements : l'eau fraîche, presque glacée nous vivifie et nous exalte.

 

L'eau déborde, des embruns nous éclaboussent, de l'eau retombe, en mille éclats sur nos vêtements d'été.

 

L'eau blanche d'écumes, moutonnante se déverse, avec bruit, après avoir franchi la chute dans une transparence limpide.

 

Les ondes laissent voir un fond d'algues et de mousses vertes.... L'eau roule, s'enroule, se déroule, se démultiplie, en écumes de candeur.

L'eau clapote, rugit, murmure sans fin : c'est un spectacle complet : couleurs de vert-bleu, de blanc, musique renouvelée des eaux, odeur des ondes et des algues, impression de fraîcheur...

 

Le regard fixé sur l'horizon, les fillettes contemplent et admirent la force tourbillonnante de l'eau, elles ne peuvent détacher leurs yeux de ce spectacle envoûtant...

Comme fascinées, elle se tiennent immobiles devant ces remous, ces mouvements incessants des flots.

D'autres acteurs interviennent, alors : des kayakistes caracolent autour de la chute d'eau, ils forment un ballet étourdissant d'acrobaties improbables : ils franchissent le barrage avec audace, disparaissent dans l'écume, reparaissent comme bondissants sur l'onde...

Quelle virtuosité ! Ils se jouent des vagues, les domptent, les apprivoisent, les caressent.

Certains décident de laisser leurs kayaks sur la berge, et remontent sur les bords, ils plongent, alors, dans les remous, se lancent dans le vide et rejoignent les tourbillons de l'eau.

Nous observons avec bonheur les gestes, les corps souples, délivrés de toute apesanteur.

Ils se fondent dans l'eau, font corps avec elle, deviennent eux mêmes fluidité, ondoyance, liberté...

 

Ils se jouent de l'eau : les voici encore qui franchissent à pieds la chute, ils dansent sur l'escarpement rocheux, à fleur d'eau, tels des funambules, ils courent à vive allure pour éviter le déséquilibre.

 

Les ondes rafraîchissantes nous font oublier la chaleur de l'été, elles nous permettent de contempler un spectacle unique, plein de mouvements et de surprises...

 

 

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 17:32

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Ils nous apaisent, les souffles de l'été, brises légères qui font ondoyer les pins du midi, aux palmes vernissées...

 

On aime ces brises imperceptibles qui animent la nature, qui la font vivre et palpiter de mouvements ondoyants.

 

Des friselis de lumières agitent les pins, les buissons, les cèdres...

 

L'air chaud se tempère de brises marines.... l'air laisse entrevoir des embruns d'écumes.

 

Les pins se meuvent avec souplesse, et agilité, se transforment en palmes de lumières.... Les souffles du vent ondulent et bercent les paysages d'une douceur et d'une harmonie nouvelles.

 

La chaleur s'apaise, se fait plus douce, les corps revivent, respirent, s'abreuvent de ces souffles divins...

 

La nature, aussi, s'abreuve de ces aérations, de ces éclats de vents. La nature se gorge de ces friselis apaisants.

 

Les cimes des arbres virevoltent dans le lointain, elles s'enivrent du bonheur de l'été... elles forment des houles pleines de fraîcheur, de sérénité... Elles forment des vagues, des oasis, des espoirs de contentement.

 

Les branches de pins se hérissent de mouvements aériens, légers, elles virevoltent dans l'air, si souples, si volatiles, les pignes dansent un ballet ondoyant : va et vient incessant, balancements pleins d'harmonie...

 

Les couleurs de verts se meuvent, dessinent des ruisseaux de lumières...

 

Tout est léger, doux : mouvements, chants d'oiseaux, balancement des cimes.

 

Tout est apaisé, empreint de lumières.

 

Tout nous parle encore de l'été...

 

http://youtu.be/PuyYc0gINbU

 

 

http://youtu.be/PXMVkQ70I88

 

 

 http://youtu.be/NlT8yeEYbMs

 

 

 

 

 

 

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Published by rosemar - dans poésie nature été
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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 18:23

 

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Véritable hymne à la nature, cette chanson de Francis Cabrel nous transporte dans des paysages de haute montagne.

 

Elle évoque, aussi, un monde fait de dureté, de fatigue, celui dans lequel nous vivons, tous, accablés de travail et de tourments... et il faut, à tout prix, échapper à cet enfer.

 

Le mot "fatigué" répété traduit une lassitude, les "murs" suggèrent l'enfermement du monde moderne où les attitudes sont feintes : il s'agit de "sourire" à des gens qui "écrasent" le poète et l'anéantissent...

 

L'image "les brumes d'un rêve" renvoie à un univers cerné, enfermé, où l'on n'est plus libre et où l'on ne perçoit même plus la réalité...

 

Le métier, le travail ne sont que des contraintes et ne permettent aucun épanouissement : c'est ce que restituent les mots : "un métier où tu marches ou tu crèves"... avec cette expression très familière et l'emploi de la deuxième personne du singulier, on perçoit la violence du monde du travail.

 

L'image de la "meute aux abois" très forte suggère, à nouveau, un monde inhumain, où l'artiste est poursuivi par une horde d'admirateurs féroces et cruels...

 

Dès lors, il faut fuir, trouver un autre cadre et aller se réfugier chez "la dame de haute savoie"...

 

Un décor féérique est, alors, décrit avec simplicité et mystère : on voit des "étoiles qui courent dans la neige", belle métaphore qui transforme la neige en un miroir d'étoiles vivantes...

 

On voit "un chalet de bois, des guirlandes qui pendent du toit", une ambiance de fête...

 

On retrouve un monde où tout est possible, où l'on peut imaginer que la nuit apparaît par un simple claquement de doigts de la dame de Haute Savoie, devenue fée.

 

L'auteur n'oubliera pas "sa guitare", son "chien" pour l'accompagner dans cette fuite vers un monde meilleur, dans un cadre naturel, loin des villes frelatées, où la sincérité et l'harmonie n'ont plus leur place.

 

Le rythme endiablée de cette chanson restitue une envie d'échapper à une modernité artificielle et pesante, peut-être, à un succès qui empêche toute vie simple et secrète. Les consonnes dentales "d" et "t" qui scandent le refrain insistent sur une volonté de retrouver un bonheur perdu.

 

On est sensible à la simplicité de ce texte, à cette envie de fuir un monde peu épanouissant, fait de stress, d'angoisse... On est sensible au symbole de cette Dame de Haute Savoie qui représente à la fois l'amour et la simplicité d'une vie près de la nature..

 

 

http://dai.ly/xp4f30

 

 

http://dai.ly/x2fpso

 

 

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Published by rosemar - dans chanson poésie nature
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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 17:35
bouge-LolaMento-creative.JPG 
"Elle posa sa lampe sur un coffre, et Phœbus, en habitué de la maison, ouvrit une porte qui donnait sur un bouge obscur.", a écrit Victor Hugo, dans un de ses plus célèbres romans, Notre-Dame de Paris...
 
Un bouge ! Il suffit de prononcer ce mot pour voir un lieu obscur, louche, peu engageant. Les consonnes labiale et chuintante, le son "ou" lui donnent une tonalité mystérieuse et secrète.
 
Le bouge est inquiétant, plein de ténèbres, de coins obscurs. Le bouge peut être un coupe gorges, un lieu infâme, un lieu où tout est possible.
 
Endroit mal famé quand il évoque un café, un cabaret, ou logement sale réservé à de pauvres gens, le bouge inquiète, et provoque une répulsion.
 
En même temps, il suscite la curiosité, il intrigue, interroge, il questionne le lecteur qui attend la suite...
 
Que peut-on trouver dans ce bouge ? Quels bandits, quels étranges spécimens d'individus, quelle engeance ?
 
Un simple mot est, ainsi, une ouverture, une entrée vers des perspectives nouvelles...
 
Le mot "bouge" issu du latin "bulga" désigne d'abord un  "petit sac", une "bourse de cuir", puis, il évoque une "petite pièce ronde", une "chambre réservée à des domestiques", enfin, il prend un sens plus péjoratif.
 
Curieusement, le nom "budget" comporte le même radical, avec un suffixe de diminutif, le budget était, à l'origine, un "petit sac dans lequel on mettait son argent".
Mais, qui voudrait habiter un "bouge" ? Qui aimerait élire domicile dans un taudis ?
 
Et le bouge est encore plus ténébreux que le taudis, plus étrange, plus inquiétant, plus glauque.
 
Le bouge peut réserver bien des surprises, il recèle des gens parfois peu recommandables, des êtres hors du commun, des parias, des voleurs...
 
Le bouge est un lieu de perdition, il appartient au domaine du mystère, du fantastique, de la peur, de l'angoisse.
 
Ce lieu sert à se cacher, à préserver un anonymat.... il recèle bien des secrets... lieu interlope, équivoque, il suscite inquiétude et fascination, en même temps.
 
Voilà un mot qui nous parle, nous étonne, un mot peu ordinaire, d'un emploi littéraire...
 
On utilise peu ce mot dans le langage courant : les bouges tendraient-ils à disparaître ? Ou préfère-t-on d'autres termes plus modernes ?
 
Voilà un mot riche de sens : le bouge est associé à l'obscurité, au mystère, à un monde secret, à des gens qui vivent à la marge...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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