Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 17:53

najat-belkacem-2.jpg

 

Najat Vallaud-Belkacem a été nommée, hier, ministre de l'éducation nationale : pour la première fois, une femme accède à ce ministère... On peut être étonné de l'apprendre mais c'est, là, une nomination inédite !

 

Il est vrai que les femmes, prenant en charge un ministère, se sont multipliées, ces derniers temps, grâce à l'instauration de la parité... Et en fait, il est curieux qu'une femme n'ait jamais occupé, jusqu'à présent, en France, ce poste de ministre de l'éducation nationale.

 

Enfin, une femme est nommée dans cette fonction importante !

On se rend bien compte que les femmes ont, encore, beaucoup de chemin à parcourir pour obtenir des postes de haute responsabilité !

 

Une femme ministre de l'éducation nationale, voilà un beau symbole ! 

Nos sociétés ne laissent pas toujours aux femmes les places qu'elles méritent. Des siècles de servitude ont barré la route aux femmes, et, maintenant encore, le sexisme perdure dans bien des milieux.

 

Les femmes ne sont, donc, plus reléguées au rang d'êtres subalternes à qui on confie des tâches de peu d'importance.

 

Attaquée par la droite qui lui reproche la théorie du genre qu'elle aurait voulu promouvoir, Najat Vallaud-Belkacem aura fort à faire dans sa fonction : le ministère de l'éducation est un des plus importants et des plus lourds.

 

Il faut absolument agir efficacement pour que l'éducation redevienne une priorité, alors qu'elle a été sacrifiée et mise à mal par la gouvernance de Nicolas Sarkozy...

Il faut redonner aux enseignants la place qu'ils méritent dans la société : ils jouent un rôle prépondérant et doivent être soutenus dans leur travail.

 

Il n'est pas inutile de rappeler que le corps enseignant est constitué, en majorité, de femmes : il paraît logique qu'une femme accède à ce ministère.

 

La rentrée approche, et c'est pour chaque enseignant, une mission capitale qui commence : former des élèves, leur inculquer des valeurs, leur transmettre une mutiplicité de savoirs... des responsabilités essentielles.

 

Il faut souhaiter que Najat Vallaud-Belkacem ait à coeur de redorer le blason des enseignants...

Leur image a été ternie, lors de la gouvernance de Nicolas Sarkozy, leur rôle minimisé.

 

Il faut vraiment inverser cette tendance, insister sur l'importance des notes qui sont une référence essentielle pour les élèves, ne pas renoncer à la notation et à un certain niveau d'exigence : c'est, là, l'intérêt des élèves eux-mêmes.

 

Alors que, de toutes parts, le nouveau gouvernement est la cible de nombreuses critiques, alors que 80 % des français ne lui font pas confiance, il faut éviter de trop noircir  le tableau... A le noircir, ainsi, à l'excès, on risque de favoriser le retour au pouvoir d'une droite "dure", voire même de faire le lit du front national.

 

La conjoncture générale n'est pas favorable : comment redonner de la compétitivité à nos entreprises afin de faire baisser le chômage, comment fournir du travail à chacun ? Face à la mondialisation, ce gouvernement n'a pas la tâche facile.

 

Partout, en Europe, l'austérité s'est imposée, dans la plupart des pays, le chômage a progressé de manière inquiétante... Le défi de la mondialisation n'est pas une mince affaire.

Souhaitons que la France puisse relever ce défi si difficile et si complexe....

 

 

najat-3.jpg

 



Repost 0
Published by rosemar - dans éducation femmes
commenter cet article
26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 17:59

 

piscine-Waterair-creative-commons.jpg

 

Elles ont 5 et 7 ans, et s'amusent dans la piscine gonflable du jardin : un régal de les voir plonger, s'amuser, braver l'eau...

 

Avec leurs petites lunettes qui protègent leurs yeux, elles s'enfoncent sous l'eau, jouent à passer entre les jambes de l'autre, elles rient aux éclats et veulent prolonger le plaisir de la baignade, le plus longtemps possible dans l'après midi.

 

Eclaboussements, clapotis... l'eau, dans sa fluidité, leur offre ses remous, sa transparence.

Dans le jardin, les pins, les cèdres, les rosiers, les lauriers resplendissent de senteurs et répandent des éclats pleins de douceurs...

 

Près de la piscine, nous observons la scène, nous sourions du bonheur des petites qui nagent, se font ondoyantes, comme l'eau.

Les fillettes oublient, même, notre présence bienveillante : elles plaisantent, rient aux éclats, mêlant leurs éclats de voix aux clapotements de l'eau...

 

Elles s'amusent à faire des vagues, à s'éclabousser, à voir rebondir et rejaillir l'eau.

Elles se délectent des plaisirs infinis de l'eau en été, elles plongent, crachent de l'eau, s'imprègnent de sa fraîcheur bienfaisante.

 

Telles des sirènes, elles ont appris à apprivoiser les ondes, elles les connaissent, les apprécient.

 

Un nouveau jeu s'organise : une chasse au trésor, sous les eaux de la piscine : il s'agit de lancer une jolie pierre dans l'eau et d'aller la récupérer sur le fond...

 

Les cris de joie redoublent, s'intensifient, les filles se bousculent pour se précipiter vers l'objet convoité.

 

"Tu as triché ! " dit l'une d'entre elles... Et les cris recommencent, le jeu se prolonge, il faut maintenant fermer les yeux pour retrouver la jolie pierre au fond de l'eau.

Mission impossible pour les deux fillettes qui ne peuvent s'empêcher d'ouvrir les yeux.

 

"Tu as triché !" redit l'une... "Toi aussi !" répond l'autre.

 

Heureuses de ces bonheurs de l'eau, elles prolongent leurs jeux à l'infini, se lancent des défis, mesurent leurs forces et leur habileté...

 

Les cheveux ruisselants, elles rivalisent de rires, d'éclats de joie, de mouvements.

 

L'heure tourne, le soleil est encore rayonnant, mais il faut maintenant sortir de l'eau : que de regrets et de déchirements !

 

On pourra retourner dans la piscine bientôt... il faut maintenant se sécher : les fillettes grelottent un peu, au sortir de l'eau.

 

Enveloppées de serviettes, elles goûtent le bonheur de l'apaisement, après une baignade tumultueuse, pleine de jeux et de rires...

 

Les yeux remplis de lumières, elles se taisent et rêvent, déjà, à d'autres baignades à venir.

 

 

http://youtu.be/VycZVyApqew

 

 

http://youtu.be/ALPHzkknfeg

 

 

 

 

soleil-libre-copie-1.jpg

 

 

pins-bleus-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by rosemar - dans nature été poésie
commenter cet article
25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 17:11
ruquier-3.jpg
Invité du journal, le soir 3, Laurent Ruquier a affirmé : "Je regrette d'avoir voté pour François Hollande, au second tour des élections présidentielles..." Conclusion logique : il aurait, donc, dû voter pour son adversaire : Nicolas Sarkozy ou, bien sûr, voter blanc... 
 
On le constate : les déclarations à l'encontre du président se multiplient, deux ministres et non des moindres, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon ont critiqué, ces derniers jours, la politique économique du gouvernement qui se trouve confronté à une crise... Une nouvelle équipe gouvernementale devrait être nommée mardi.
 
De telles affirmations contribuent à affaiblir, encore plus, le pouvoir en place... Pourtant, qui souhaiterait le retour de Nicolas Sarkozy ? 
 
Alors que sa présidence a été un désastre sur bien des plans, les français ont tendance à oublier ce qui s'est passé.
 
Chômage, déficits, cadeaux fiscaux, désindustrialisation, perte du pouvoir d'achat, appauvrissement, destruction de l'éducation nationale : c'est là le tableau que l'on peut dresser du quinquennat de Nicolas Sarkozy...
 
Malgré les promesses de Nicolas Sarkozy, le pourcentage de Français propriétaires de leur résidence principale n’a quasiment pas évolué entre 2007 et 2010.
 
L'éducation a été purement et simplement sacrifiée : moins de postes, suppression de l'année de stages des enseignants, crise des vocations.
 
Ce n'est pas un hasard, si on a appelé Nicolas Sarkozy "le président des riches" : les entreprises, les ménages aisés en ont tiré profit.
 
Certains pourront dire que François Hollande mène la même politique que son prédécesseur, mais il faut se souvenir des mesures qui ont été prises antérieurement.
 
Des différences existent : il est vrai que F. Hollande a voulu alléger la fiscalité des entreprises, pour relancer l'économie.
 
Mais des baisses d'impôts ont été aussi votées récemment, l'éducation est redevenue une priorité, l'année de stages a été rétablie pour les nouveaux enseignants, même si la réforme des rythmes solaires n'a pas été une totale réussite.
 
La réforme des retraites a été maintenue, mais elle n'a pas été aggravée : certains qui ont accompli des carrières longues peuvent, même, bénéficier d'une retraite à 60 ans.
 
Bien sûr, le chômage et son corollaire, l'appauvrissement ont augmenté, comme dans de nombreux pays européens.
 
Bien sûr, la France est encore prise dans le piège et l'étau de l'Europe : elle se soumet à des décisions qui viennent de la commission européenne.
 
Mais, pour ma part, le choix entre François Hollande et Nicolas Sarkozy a été évident et il le reste encore...
 
Non, je ne regrette pas d'avoir voté pour François Hollande, même si on pouvait attendre beaucoup mieux d'un gouvernement "socialiste"...
 
Non, je n'aurais même pas pu voter blanc ou m'abstenir, au deuxième tour des présidentielles : devant le bilan catastrophique de Nicolas Sarkozy, je ne pouvais faire un autre choix.

sarko



Repost 0
Published by rosemar - dans politique
commenter cet article
24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 17:06

mélenchon 2

Nouvelle déclaration de Jean Luc Mélenchon qui a affirmé, au cours d'une conférence de presse, à Grenoble : Hollande, "c'est pire" que Sarkozy ! Après avoir appelé à voter pour François Hollande, lors du deuxième tour des présidentielles, face aux difficultés rencontrées par le gouvernement actuel, voilà que Jean Luc Mélanchon dénonce vivement l'action menée par le président.

 

Au point de comparer François Hollande à son prédécesseur, au point d'en venir à le juger "pire" encore... Au point de dire que ce gouvernement est en train de "ruiner" la France et "d'étrangler ceux qui ne peuvent pas se défendre".

 

Jean Luc Mélenchon a-t-il oublié la gouvernance de Nicolas Sarkozy ? A-t-il oublié les suppressions de postes dans l'éducation nationale, a-t-il perdu de vue les réformes engagées par l'ancien président ? Réforme des retraites, allongement de la durée de cotisations, alors que le chômage était déjà galopant ?

 

A-t-il oublié toutes les affaires dans lesquelles s'est retrouvé embourbé l'ancien président ?

 

Il semble que ce jugement manque de nuances...

 

Nous avons tous tendance à oublier les réalités passées et pourtant, ce n'est pas un hasard, si Nicolas Sarkozy a été battu, lors des dernières élections, après avoir déployé de grands moyens et dépensé une fortune pour l'emporter.

L'ancien président a accumulé les erreurs à cause d'une politique qui a aggravé lourdement le chômage, il a sacrifié l'éducation, secteur essentiel pour l'avenir d'un pays moderne.

 

Certes, la situation du pays ne s'est pas redressée, depuis l'élection de François Hollande, certes, la crise perdure, mais peut-on, en conscience, dire que Hollande est pire que Nicolas Sarkozy?

 

Un homme politique devrait se garder de propos outranciers et J. L. Mélanchon est coutumier de ces déclarations à l'emporte pièce...

 

Il s'agit de tonitruer, d'attirer l'attention et de mobiliser tous les mécontentements mais qui peut être dupe de tels propos ?

 

Si Nicolas Sarkozy avait remporté les élections, quelle serait la situation de la France ?

Sans aucun doute, elle se retrouverait dans un plus grand désarroi, encore : les français auraient dû se plier à une nouvelle réforme des retraites, les inégalités se seraient encore plus accentuées.

 

Que dire de l'action du gouvernement de François Hollande ? De nombreux aspects sont décevants dans le domaine économique, et dans la relance des activités, pourtant, on ne peut contester certaines évolutions favorables : les salariés qui ont accompli des carrières longues, ont pu obtenir une retraite à l'âge de 60 ans, la prise en compte de la pénibilité doit être améliorée, dans le domaine de l'éducation, on attend encore l'effet des créations de postes mais peut-être va-t-on en voir, enfin, les résultats bénéfiques...

 

En politique, l'opportunisme est une attitude fréquente : on accompagne le mouvement de protestation, on profite de l'ambiance morose et, encore une fois, c'est ce penchant que semble suivre l'ancien président du parti de gauche...

 

Certains osent encore affirmer que J. L. Mélenchon "parle vrai" mais qui peut le croire ?

Encore une fois, Jean Luc Mélenchon se plie aux circonstances : il va dans le sens du mécontentement général... cela porte un nom, cela s'appelle : la démagogie...

 

 

melenchon-4.jpg

 

 

melenchon.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Repost 0
Published by rosemar - dans politique
commenter cet article
23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 17:16

 

ARLES-18.jpg

 

Les fouilles récentes, menées dans le Rhône, ont permis de faire ressurgir tout un pan du passé de la ville d'Arles, colonie romaine fondée par Jules César en 46 avant J. C.

 

Une barge romaine, datant du premier siècle après J C, a été découverte dans le Rhône et reconstituée : ce chaland, de plus de 30 mètres, est exposé dans le musée, avec sa lourde cargaison de pierres. Ces pierres servaient, sans doute, à paver les rues, à construire des maisons, notamment en Camargue. C’est la première fois qu’un bateau d’époque romaine est, ainsi, présenté au public, avec la quasi-totalité de son équipement de bord : de la vaisselle, des outils, du bois de chauffage coupé....

 

Etonnante technique et savoir-faire des charpentiers de l'époque ! On peut, d'ailleurs, voir leurs outils : gros maillets d'une taille impressionnante, pointes, sandales cloutées...

 

Des amphores encadrent la barque de leurs teintes claires et ocrées.

 

On peut admirer différents vestiges dégagés dans le Rhône : un buste de César, d'une étonnante vérité dans l'expression, de nombreux chapiteaux corinthiens, une antéfixe en forme de masque tragique, une statuette d'un captif gaulois en bronze, un relief en bronze doré d'une victoire.

 

On peut s'attarder devant une statue en marbre de Neptune aux cheveux et à la barbe bouclée.

 

Une tête d'Aphrodite attire tout particulièrement l'attention : sur un fond de mur rouge, le marbre blanc laisse voir toute la pureté des traits : des cheveux ondulants encadrent l'ovale du visage. Découverte, plus anciennement, dans les ruines du théâtre antique d'Arles en 1823, cette tête avait d'abord été identifiée comme la représentation de l'impératrice Livie, l'épouse d'Auguste ultérieurement divinisée.

 

Une danseuse ou ménade, sur un bas relief laisse contempler les plis ondoyants de sa tunique, admirable restitution de mouvements.

 

On peut découvrir, aussi, les énormes pieux de fondation du cirque, faits de bois variés : chêne, pin sylvestre, pin parasol.

 

Pour les amateurs d'épigraphie, des stèles funéraires offrent leurs inscriptions à déchiffrer. Mosaïques, sarcophages, maquettes de vaisseaux complètent cet ensemble.

 

On peut, à loisir, observer la minutie des artisans de l'époque : fioles à onguents, amphorisques, poids en forme de bustes, vases à tête humaine, poteries en forme d'oiseaux, toute une collection de lampes à huile aux motifs en reliefs.

Sur un monument funéraire, on peut voir caracoler un cheval de course, crinière au vent.


C'est évidemment le chaland, disposé au centre du musée, imposant et impressionnant, dans ses dimensions, qui attire tous les regards...

 

Il a été reconstitué minutieusement, pièce par pièce, et son état de conservation est remarquable : protégé par les limons du fleuve, ce bateau de commerce nous est parvenu, quasiment intact.

 

On est sensible à l'art et  la technique mis en oeuvre dans la construction de ce navire, on est étonné de l'habileté des artistes qui ont créé tant d'objets raffinés.

 

Les fouilles menées, récemment, dans le Rhône ont été particulièrement fructueuses. Ce musée, aux attraits divers, est l'occasion d'une plongée dans l'antiquité gallo-romaine.

On peut espérer, encore, de nouvelles découvertes de ces trésors de l'époque romaine ! Le fleuve recèle encore bien des mystères et les prochaines fouilles révèleront, sans doute, d'autres aspects passionnants de la civilisation gallo-romaine...

 

http://youtu.be/VO7ysD6NdUY

 

 

 

 

ARLES-19.jpg

 

ARLES-17.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARLES-5.jpg

 

 

ARLES-16.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARLES-20.jpg

 

 

ARLES-2-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARLES-15.jpg

 

ARLES-12.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARLES-13.jpg

 

ARLES-11.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARLES-9.jpg

 

ARLES-14.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1445.jpg

 

ARLES.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar



Repost 0
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 15:15

 

Photo1596.jpg

 

S'il est un lieu étonnant, plein de légendes, c'est bien le site de Fontaine de Vaucluse : la source mystérieuse naît dans une vallée, au pied des monts du Vaucluse, entre Saumane et Lagnes, tout près de L'Isle Sur La Sorgue...

De grandes falaises de calcaire creusées par les eaux surplombent le site, offrant un cadre impressionnant par ses dimensions : la roche atteint la hauteur de 230 à 240 mètres.

L'étroite vallée ondule entre de hauts rochers aux formes sinueuses, blocs de pierres qui attirent tous les regards.

 

La Fontaine de Vaucluse, la plus importante source de France, donne naissance à la Sorgue qui se divise en plusieurs bras dans la plaine et s'écoule en direction de Saumane et de l'Isle-sur-la-Sorgue.

 

Clarté des eaux, transparence, limpidité, longues algues ondoyantes qui semblent s'animer sous l'action des courants, ce lieu respire la fraîcheur, une sorte d'harmonie de couleurs, de sons, d'odeurs.

 

Le roulis des eaux qui s'écoulent, le vert des arbres et des algues, la couleur blanche des falaises calcaires, les senteurs apaisantes de l'eau de source, tout contribue à cette harmonie...

 

Les algues, en transparence, semblent vivre sous les eaux, agitées d'une perpétuelle ondoyance, elles créent des tableaux qui semblent venus d'un autre monde.

La Fontaine close a inspiré Pétrarque, Chateaubriand et de nombreux romantiques : lieu plein de mystères, de charmes, la Fontaine ne peut laisser indifférents tous ceux qui l'ont visitée...

 

L'eau qui surgit et descend dans la plaine offre sa fraîcheur, sa limpidité, sa voix, son murmure ou ses fracas.

 

Remous, transparences, écumes, l'eau révèle un spectacle fascinant et plein de variétés...

On ne dira jamais assez la fascination du spectacle de l'eau : bruits, éclats, couleurs nuancées de verts, de bleus, d'ocres, de blancs, ondoiements, mouvements recommencés, replis de l'eau, vagues, frémissements...

 

L'eau, sa force, sa puissance ont, d'ailleurs, fourni à ce site des activités et une économie florissante à partir du 16 ème siècle : des moulins à papier ont fait leur apparition et constituèrent le fleuron de l'industrie locale, la papéterie.

On peut voir encore des vestiges de ces grandes roues de moulins à papier, couvertes de mousses et d'algues.

 

Le lieu escarpé entre des falaises montre des rochers en surplomb, un vieux château en ruines, et le site même de la résurgence : une caverne profonde, mystérieuse, aux teintes de bruns et d'ocres.

 

En été, on peut voir une eau stagnante dans le tréfonds de la caverne : les falaises, tout autour, sont grandioses, et permettent d'admirer l'érosion produite par les eaux virevoltantes, au plus fort de la crue...

 

Beau site encore préservé, même si de nombreux touristes le visitent, en été, Fontaine de Vaucluse est un havre de transparence, de clarté des eaux, un monument grandiose creusé par la nature elle-même.

 

Le mystère de cette eau qui surgit des entrailles de la terre a inspiré des poètes, notamment, René Char, dont l'oeuvre est imprégnée de ces lieux où il a vu le jour...

René Char évoque, ainsi, la Sorgue, son cours aventureux qui éveille, en lui, de nombreuses émotions.

 
La rivière est  personnifiée : le poète lui parle, il suggère l'emportement des flots, sources d'inspiration et symboles de vie jaillissante...
 
Voici les premiers vers du poème : 

 

La Sorgue
 
Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon,
Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion.
Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison,
Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison.
 
Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété.
Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson.
Photos : rosemar
 
Photo1598.jpg
Photo1617.jpg
Photo1629.jpg
Photo1628.jpg
Photo1595.jpg
Photo1621.jpg
Photo1624

fontaine-4.jpg
Photo1634.jpg
Photo1614.jpg
Photo1610.jpg



Repost 0
21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 16:55
Lauren bacall promo photo

Sur Agoravox, le "journal citoyen", un article, intitulé "Lauren Bacall a rejoint Bogey", évoque la carrière de l'actrice Lauren Bacall, sous forme d'hommage, après son décès survenu le 12 août 2014...
 
L'actrice dont le regard, le jeu mystérieux, la voix rauque ont marqué le cinéma américain méritait bien cet hommage.
 
Lauren Bacall représentait l'élégance, la finesse, le charme envoûtant d'un regard, d'une voix, d'un mystère...
 
Pourtant, les réactions des agoranautes surprennent et détonnent, alors qu'il s'agit, ici, d'honorer la mémoire d'une actrice que tout le monde connaît, a appréciée dans de nombreux films.
 
D'abord, celle d'un certain "gros macho", qui affiche, au moins, déjà la couleur, par le choix de son surnom :
"Faut arrêter avec ce délire américano-béat de soumis à l’Empire. 
Toutes ces actrices n’avaient que pour elles d’être jolies à regarder. Enlevez leur leur physique et leurs jeux d’actrice deviennent tout à fait quelconques. Je suis désolé de vous délobotomiser de votre nourrice la télévision, mais c’est nécessaire pour vous décritiniser."
Le même commentateur récidive, histoire d'enfoncer le clou :
"@ l’auteur. J’ai une bonne nouvelle pour vous ! Disneyland Paris vient d’ouvrir une nouvelle attraction ! Vous devriez y aller, ça a l’air sympa, vous pourrez aller encore une fois a-do-rer ce beau pays américain et détester le vôtre. Vous pouvez y amener vos enfants pour qu’ils aient le même niveau de culture et de haine que vous."
 
Voilà de quoi décourager le rédacteur d'un article qui se contente d'évoquer une actrice disparue et qui, pour le coup, se retrouve "soumis à l'empire américain" ! Le commentateur parle de "délire", mais il ne se rend même pas compte de sa propre inconscience et de sa démesure : on est, ici, dans la provocation pure et simple.
 
Un autre intervenant, surnommé Fergus, après avoir dit bonjour, se permet, lui, de dénigrer l'actrice :
"Il faut se rendre à l’évidence, Lauren Bacall n’a dû l’essentiel de ses grands succès qu’à son partenariat puis son mariage avec Humphrey Bogart. Après le décès de celui-ci, l’actrice est retombée dans un quasi anonymat. Rien là de bien étonnant, Lauren Bacall a été une bonne actrice, comme des dizaines d’autres, mais sans l’étincelle de génie qui fait les grandes dames du cinéma."
 
Non décidément, d'après ce commentateur, Lauren Bacall n'est pas une "grande dame du cinéma", tout juste une bonne actrice qui n'a dû ses succès qu'à son mari ! On voit ,là, réapparaître une sorte de machisme ambiant : Lauren Bacall réduite à n'être que l'épouse de Humphrey Bogart !!
 
Tout cela est désolant ! De quoi décourager bien des rédacteurs sur ce site ! 
 
Bien sûr, il est permis à chacun de ne pas apprécier tel ou telle acteur ou actrice, mais peut-on, ainsi, prétendre que Lauren Bacall a surtout "bénéficié" de son mariage, de son partenariat avec son mari ???
 
Lauren Bacall a poursuivi sa carrière, après la mort d'Humphrey Bogart, elle a fait du théâtre, a tourné dans d'autre films : bien sûr, l'âge d'or de sa carrière se situe dans les années 40, l'âge de la jeunesse et de l'éclat... mais on ne peut lui dénier d'autres succès et réussites qui ont suivi...
 
Tout cela est désolant et récurrent sur ce site ! La liberté de paroles doit exister, certes, mais elle doit passer par un certain respect, une certaine retenue, dans une société où le réflexe irréfléchi l'emporte trop souvent : pourtant l'écriture impose un certain recul, une certaine mesure : on doit peser ses mots et nuancer certains propos.
 
Mais il est vrai que certains sont là pour "passer" le temps, pour délirer, dénigrer, s'amuser.
 
De plus, le sujet n'attire pas les foules... pourtant, le cinéma devrait occuper une bonne place, dans un journal qui se veut éclectique...
lauren-bacall 2

 

 

Repost 0
17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 17:24

 

balancoire.jpg

 

Une photo d'enfance...

 

Je dois avoir 2 ou 3 ans, nous passons des vacances à Cotignac, dans une vieille maison louée par mes grands parents pour l'été.

Dans un cadre champêtre, près d'un olivier centenaire, au tronc noueux, je pose pour la photo, assise sur une balançoire, une poupée est installée sur mes genoux.

 

Tenue légère d'été, short, tricot bariolé à manches courtes, les cheveux bruns agrémentés d'un ruban de couleur claire, je souris timidement à l'objectif.

 

La poupée placée sur mes jambes est, aussi, en équilibre sur la balançoire.

 

Je regarde d'un oeil étonné celui ou celle qui prend la photo, le regard sombre mais souriant.

Tout autour, la campagne environnante déploie ses arbres, deux oliviers tortueux, des herbes hautes, quelques pins dans le lointain...

On entrevoit un paysage sauvage, on perçoit les odeurs de thym de la campagne provençale...

 

Cotignac, c'était le retour à la campagne, c'était le lavoir et ses remous d'eau qui me fascinaient et m'inquiétaient, à la fois.

Cotignac, c'était le calme, la ville oubliée, les nuits étoilées, le charme de la vie d'autrefois.

 

Un monde harmonieux, fait de sérénité, de temps retrouvé pendant les vacances...

C'était les sentiers des collines, des balades dans les environs, des falaises impressionnantes qui surplombent le village, des lieux mystérieux, une redécouverte de la nature. 

C'était toutes les senteurs de la nature provençale : les odeurs de thym, de romarin, la terre couverte d'aiguilles de pins, les oliviers et leurs troncs noueux...

 

C'était l'été, le temps des vacances.

 

La balançoire représentait, pour la petite fille que j'étais alors, une distraction exceptionnelle, d'autant plus exceptionnelle, qu'elle se trouvait dans un cadre champêtre, au milieu des pins, des oliviers, dans un paysage nouveau, sous le chant exacerbé des cigales...

 

Et, n'ayant pas l'habitude de l'objet, j'ai l'air de m'agripper aux cordes, de me tenir solidement des deux mains.

J'essaie de prendre confiance, de me rassurer, de maîtriser mes gestes...

 

Cette belle photo d'enfance, dans un paysage de campagne, fait ressurgir des souvenirs d'autrefois... un bonheur simple, sans artifice, des plaisirs au contact de la nature, des odeurs, des parfums du passé, des émotions, des découvertes... des vacances, sans fioritures, dans un cadre plein de charmes.

 

Le soleil, au fond de la photo, irradie le paysage, tandis que l'ombre des oliviers et des arbres environnants donne fraîcheur et apaisement à l'emplacement de la balançoire : mon sourire traduit un bonheur, une sérénité, une joie de la découverte...

 

 

 

 

 

 

balancoire-wikimedia.jpg

 

balancoire-fragonard.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Repost 0
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 18:27
paysan de lavisse libre

"Dès que la belle Aurore eut annoncé le jour, le fils d'Ulysse mit ses brodequins, et prenant une pique, il se disposa à partir pour la ville", a écrit Fénelon, dans son roman intitulé Les aventures de Télémaque.
 
Le mot "brodequin" est issu de l'ancien français "broissequin" qui désigne une sorte d'étoffe : anciennement le brodequin était, vraisemblablement, constitué d'un tissu, d'un morceau de drap.
On a nommé les chausses de la matière dont elles étaient faites, la forme "brodequin" étant due à l’analogie avec le verbe broder.
 
Ce mot ancien évoque une chaussure montante qui couvre le pied, le bas de la jambe et se lace sur le dessus du pied...
 
Le brodequin, passé de mode de nos jours, était autrefois une chaussure couramment portée, pratique.
 
Ce mot aux sonorités de labiale "b", de gutturales"r" et "k", avec sa voyelle nasalisée finale nous intrigue et nous étonne : réalité d'autrefois, associé au verbe "broder", ce nom semble plein d'élégance.
 
Ce mot nous invite à la découverte, il nous renvoie à une époque passée où le brodequin était une chaussure ordinaire, celle de tous les jours : nos parents, nos grands parents ont porté des brodequins, ces chaussures montantes qui maintenaient bien le pied, pour des marches parfois longues et rudes...
 
Le brodequin d'autrefois n'est plus guère utilisé et le mot lui-même est passé de mode : on ne l'emploie que très rarement.
 
Mais on perçoit tout le charme de ce mot ancien, comme une sorte d'exotisme dans le temps...
 
J'aime ce mot qui nous fait percevoir la vie d'autrefois : les gens chaussés de brodequins, accomplissaient de longs trajets à pieds, dans leur vie de tous les jours.
 
L'origine même du mot "broissequin" est pleine d'éclats : quel est ce tissu au nom si mystérieux, aux sonorités contrastées de gutturales et de sifflante ?
 
Quel est ce tissu au nom si poétique ? Quel est ce tissu d'autrefois que connaissaient les gens du Moyen âge ?
 
La langue évolue, on a tendance à oublier certains mots qui ont, pourtant, des résonances, qui nous parlent du passé, qui le font revivre...
 
En écoutant ce mot, en le prononçant, je vois surgir des images lointaines : ma mère, encore petite fille, sur le chemin de l'école portant des brodequins, solides souliers de marche, dans la campagne aixoise, au petit matin, dans le froid des hivers d'autrefois.
 
Mon arrière grand-mère en robe longue, laissant entrevoir de gros brodequins de paysanne... Mon grand-père, lui-même paysan, chaussé de brodequins hautement lacés sur une vieille photo, couleur sépia...
 
 
 
 
 
 
paysan-jeanron-libre.jpg 
 
 
 paysan codex
paysan-pissaro-libre.jpg



Repost 0
15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 16:31

 

 

Photo1724.jpg

 

Oppède, tel est le nom de ce vieux village de Provence bâti, comme on le faisait, autrefois, sur un éperon rocheux, sur les contreforts du Luberon... Le nom même de ce village évoque ses origines anciennes, puisqu'il est probablement issu du mot latin "oppidum", la place forte.


On aperçoit de loin, sur la hauteur, l'église ancienne rénovée, les ruines d'un château qui date du Moyen Age.

 

Le dédale des rues qui conduit au sommet du village est pittoresque : de vieilles maisons de pierres, des portes aux décors anciens, des poutres, des échauguettes, des voûtes, des gargouilles s'offrent au regard des visiteurs.

 

Les toits de tuiles des habitations font voir des teintes variées d'ocre, de rose, de rouille...

 

La montée vers le village permet de découvrir une multitude d'essences variées : pins, cyprès, cistes, aubépines, genévriers, lauriers tins, acacias... Lors de la promenade, en plein été, l'odeur des pins s'exacerbe et emplit l'air d'une saveur prégnante et enivrante.

 

Dans le lointain, entre deux cyprès, on peut entrevoir le Mont Ventoux et ses sommets enneigés...

 

Lors de l'ascension, on ne peut que s'émerveiller devant ces bâtisses de pierres, aux formes variées, aux portes en bois, voûtées... Les rues pavées à l'ancienne se hissent vers le sommet du village, d'où l'on découvre un ruissellement de cèdres et de pins qui dévalent la colline, dans un murmure incessant de cigales.

 

La vue est vertigineuse, éblouissante, étourdissante : on entre dans un monde nouveau, on est bercé par une vision de bleus et de verts...

 

L'église, Notre-Dame d’Alidon, a traversé les siècles. On ignore la date exacte de la construction de l’église primitive, probablement, vers le Xème ou XIème siècle.
Elle est désignée par le vocable "beata Maria dolidonis", issu de l' adjectif du latin tardif "dolidus"qui signifie douloureux. Notre Dame Dolidon est la Vierge des douleurs, que l'on implorait quand on souffrait moralement ou physiquement.
 
Les ruines du Château médiéval dominent sur le piton. L’édifice révèle quelques pans de murs et n'est plus ouvert à la visite, en raison d'éboulements dangereux.
 
L'histoire de ce village fut tumultueuse : sous l'autorité du Pape, les Oppédois n'en n'apprécièrent pas la lourde fiscalité... Lors du schisme de la papauté, Oppède accueillit l'antipape Benoit XIII, Pedro de Luna, mais ce dernier dut fuir en sautant par une fenêtre du château, pour se réfugier en Espagne. Plus tard, Oppède revint, à nouveau, au Pape de Rome.
 
En 1501, le pape Alexandre VI concéda la seigneurie d'Oppède à l'avignonnais Accurse Maynier, juge-mage de Provence, pour une redevance annuelle de 230 florins. Les Oppédois s'y opposèrent, et n'acceptèrent leur nouveau seigneur qu'en 1511, après la garantie que leurs droits seraient maintenus.
 
C'est son fils Jean Meynier qui s'illustra, tristement, dans le massacre des Vaudois du Luberon, en 1545.
 
Village marqué, autrefois, par des luttes religieuses, des rivalités, Oppède est ,aujourd'hui, un lieu de paix, d'harmonie : les maisons de pierre révèlent tout un art, une élégance, un charme des solides constructions d'autrefois.
 
Village pittoresque perché sur la hauteur, Oppède attire tous les regards : on voit, de loin, les hautes maisons de pierres sèches, le château aux murs délabrés, l'église qui surplombe l'ensemble.
L'épopée des vaudois en vidéo :  
 
 
 
 
 
Photo1725.jpg
Photo1728.jpg
Photo1729.jpg
Photo1732
Photo1736.jpg
Photo1737.jpg
Photo1744.jpg
Photo1743.jpg
Photo1752.jpg
Photo1754.jpg
Photo1755.jpg
Photos : rosemar



Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/