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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 17:08

robots

 

Insidieusement et progressivement, les machines prennent de plus en plus de places dans le monde moderne, elles supplantent l'homme, dans de nombreux domaines....

Serveurs vocaux, distributeurs de boissons, de nourriture, caisses automatiques, péages autoroutiers, pompes à essence automatisées, distributeurs de billets à la SNCF...

 

L'homme d'aujourd'hui est, sans cesse, confronté à des machines : les serveurs vocaux se multiplient dans l'administration : pour le moindre renseignement, on tombe sur une boîte vocale et on éprouve, parfois, des difficultés, quand il faut taper le bon numéro, pour trouver une réponse aux questions que l'on peut se poser.

 

L'achat de billets SNCF se fait désormais grâce à des machines : là encore, mieux vaut éviter les erreurs de réservation car les billets ne sont pas toujours remboursables...

Comment échapper à ce monde des machines ? Elles remplacent les humains dans de nombreux secteurs, elles les libèrent de gestes, parfois, répétitifs, mais elles créent ,aussi, inéluctablement, du chômage.

 

Avec les progrès de la robotique, on verra, bientôt, apparaître des voitures sans chauffeur, des autocars et des trains automatiques, peut-être même des avions.

Les chauffeurs de taxis, actuellement en concurrence avec les VTC sont-ils amenés à disparaître ?

 

De nombreux métiers risquent, ainsi, d'être impactés et affectés par toutes ces innovations technologiques.

Si les machines facilitent le travail des hommes, elles ont, aussi, des conséquences sur notre vie quotidienne, et sur les activités humaines.

Certaines machines sont incontestablement utiles, mais il ne faudrait pas qu'elles remplacent complètement les hommes : un monde automatisé à l'excès peut devenir inhumain et difficile à vivre.

 

Face à ces multiples mutations, il faudrait imaginer des solutions : il paraîtrait raisonnable d'envisager un partage du travail, dans les secteurs où les tâches sont trop lourdes...

Ainsi, les professeurs de français sont accablés de travail : préparation des cours, corrections des copies très pesantes, classes surchargées : pourquoi ne pas partager ce surcroît de travail ? On pourrait dire que cette solution coûterait trop cher à la collectivité : mais, en fait, on gagnerait en efficacité, car l'enseignement serait plus performant.

 

Il faut absolument rétablir des équilibres qui ont été perdus : le chômage est galopant, alors que certains salariés sont saturés de travail.

 

Des deux côtés, la dépression nous guette : burn out, désespérance, nos sociétés nous conduisent au pire.... vers des extrémités dangereuses et néfastes !

Quel est ce monde déséquilibré, absurde dans lequel nous sommes contraints de vivre ?

 

Il faut aussi rééquilibrer et modérer nos consommations : gaspillages, excès font partie de nos habitudes : ainsi, nos besoins en argent seraient régulés, nous pourrions travailler moins et partager ce travail qui devient si précieux.

 

Notre monde est bien celui de tous les déséquilibres, de tous les excès : il faut les refuser, accepter le partage, la modération.

Méden agan : rien de trop ! c'est, là, un proverbe grec à méditer ! Nous ne savons plus vivre dans l'harmonie, la simplicité, la juste mesure : nous perdons, même, le sens de la vraie vie.

 

Entourés de machines en tous genres, nous ne voyons plus l'essentiel : la nature, les plaisirs ordinaires, le monde qui nous entoure...

 

 

 

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 16:39
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"Les champignons, c’était la chair même de la forêt, une chair dont la saveur tenait de l’arbre et de la terre.", a écrit Alphonse de Châteaubriant, dans son roman, Monsieur des Lourdines ou L'histoire d'un gentilhomme campagnard...
 
Issu du latin, "campania, les champs, la campagne", ce mot aux voyelles nasalisées "an" et "on" semble chanter : il nous fait parcourir des sous-bois, aux senteurs de mousse.
 
Avec sa chuintante initiale, sa labiale "p" au centre du mot, sa consonne nasale "gn", ce nom nous invite à une sorte de rêverie automnale...
 
Aussitôt, on voit apparaître la forme chapeautée du champignon... on sent des odeurs de bois, d'humus, de terre.
 
Bolet, cèpe, chanterelle, girolle, rosé des prés, truffe, autant de noms pleins de charmes et de poésie.
 
C'est la saison magique des champignons ! On admire leurs couleurs dorées, brunes, rousses, terreuses.
 
On aime leurs parfums boisés, leurs formes étonnantes de petit parasol automnal...
 
On aime leurs noms évocateurs : le cèpe nous parle d'un tronc d'arbre, la chanterelle a la forme d'un canthare, une petite coupe, le bolet est un nom ancien de champignon, la columelle évoque la forme d'une petite colonne, la morille se pare de la couleur sombre du maure, le mousseron fait songer à la mousse des bois.
 
Associé à la forêt, aux arbres, le champignon évoque l'automne, ses couleurs de roux, les feuilles qui craquent sous nos pas, un air chargé de pluie et d'humidité.
 
Le champignon, c'est bien la chair et le corps même de la forêt : près de la terre, le champignon s'imprègne de ses odeurs, près des arbres, il exhale des senteurs de bois variés.
 
Il a les couleurs mêmes de la terre, du brun à l'ocre, en passant par le crayeux, il en porte les traces car il la côtoie, sans cesse.
 
Il est l'image même de l'humilité : tout près du sol, il s'abrite sous les arbres, en mime la forme, avec des dimensions modestes.
 
Le champignon nous fait admirer toutes les splendeurs de l'automne... des arbres en fête, aux couleurs étonnantes de feux, des musiques boisées, des archipels de mousses au duvet soyeux, des lumières, des jets de soleil encore éclatants...
 
Associé à cette saison où commencent les frimas, il nous laisse entrevoir, encore, de belles journées rayonnantes, aux teintes de fauves.
 
Monde de senteurs, de couleurs, de saveurs, le champignon est un des bonheurs de l'automne...
 
Dans les sous bois, il s'offre à la découverte du promeneur, il étonne et séduit par sa rareté, ses formes hésitantes, ses approximations de couleurs, ses éclats terreux.
 
Parmi les feuilles, il montre ses teintes d'ocre, si douces, il éblouit le regard du passant, il attire l'attention, s'habille de couleurs éblouissantes, orangées, dorées ou plus terreuses.
 
Près des feuillles rousses, près des aiguilles de pins, il s'illumine d'éclats ambrés, il se pare de teintes nuancées et s'embrase de lumières !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Photos : rosemar



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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 16:39

 

école 4

 

Un article paru sur le journal Le point porte ce titre péremptoire : "Oui, il faut abolir les notes..." Le journaliste qui a écrit cet article, Idriss Aberkane paraît convaincu de la nocivité des notes : celles-ci provoqueraient "le dégoût de la connaissance, castreraient la créativité et le libre arbitre des élèves..."

 

L'article commence par des amalgames pour le moins curieux : évoquant "l'abolition des sacrifices humains, de l'esclavage, de la peine de mort, le droit de vote accordé aux femmes", le journaliste du Point considère que la suppression des notes apparaît comme une évolution et un progrès évidents !

 

On est, là, en pleine confusion et les exemples cités montrent bien la démesure de l'argumentation.

 

Si on considère la note comme stigmatisante, il faudrait, aussi, supprimer les appréciations de ce type : " le sujet n'est pas compris, l'expression est confuse ou incorrecte, le devoir est souvent incompréhensible etc."

 

"L'école tue", affirme, encore, le journaliste du Point et, de citer l'exemple extrême du Japon où la pression scolaire est maximale.

Comment rendre les notes responsables de ce phénomène ? Une simple appréciation pourrait suffire à destabiliser certains élèves, sans doute.

 

Aucune note, aucune appréciation ne sont, en fait, infamantes : c'est ce qu'il faut expliquer à de jeunes élèves : la note leur permet, d'ailleurs, de comprendre leur progrès, leur régression, elle leur permet de mieux se connaître.

 

Qui n'a jamais eu de mauvaises notes ? On pourra dire que certains y sont abonnés et ne dépassent jamais la moyenne, est-ce pour autant, infamant ?

 

Faut-il conforter les élèves dans l'illusion de la facilité ? Aucun obstacle sur la route, aucune embûche...

L'école ne doit -elle pas être l'apprentissage de la vie et de ses nombreuses difficultés ?

 

Je suis enseignante et je suis, moi-même, notée par ma hiérarchie : tous les ans, je reçois une note administrative, un inspecteur m'attribue, aussi, une note pédagogique, tous les 5 ans environ.

Ces notes sont, parfois décevantes, c'est vrai, mais elles font partie du parcours de chacun d'entre nous : un salarié, même s'il n'est pas noté, est jugé et jaugé par ses employeurs...

 

L'auteur de l'article fait, également, l'éloge de la coopération dans le travail : or, à l'école, toute coopération, lors d'un devoir, est appelée tricherie !

Mais peut-on, ainsi, comparer l'apprentissage, avec le travail fait par une équipe d'adultes ?

On sait ce qui se passe, souvent, dans les travaux de groupes accomplis en classe : ce sont les élèves travailleurs qui oeuvrent pour les autres... Est-ce efficace pour ceux qui n'ont pas fourni l'effort nécessaire ?

 

"Vittorino da Feltre ne notait pas, Socrate ne notait pas, Bouddha ne notait pas", affirme, également, l'auteur de l'article !

Les exemples cités remontent à l'antiquité ou à la Renaissance, mais comment Socrate aurait-il pu noter ? 

Son enseignement n'avait rien à voir avec celui d'un directeur d'école philosophique ; son "école", c'était l'agora, la place publique où il se promenait au milieu des gens ordinaires, bavardant avec tous et les interrogeant, en prenant comme sujets de méditation les mille et un problèmes de la vie quotidienne.

L'enseignement de Socrate s'adressait à des adultes.

 

Ultime amalgame : l'auteur de l'article compare les notes attribuées aux élèves à celles données par les agences de notation : peut-on, ainsi, mettre en parallèle des notes accordées par des agences concernant l'économie d'un pays avec les notations scolaires ?

Rappelons que les notes scolaires sont multiples, étayées par des appréciations détaillées : la note n'est pas le seul repère pour les élèves...

 

Il suffit de voir toutes les annotations, inscrites sur une copie, pour percevoir que la note n'est pas le seul critère : d'ailleurs, le professeur note, aussi, une progression, des efforts, une volonté de réussir : la note a cette valeur positive : l'élève qui obtient une meilleure note sent ses efforts récompensés et, forcément, est encouragé à avancer.

 

Abolir les notes, abolir les difficultés, les aspérités de la vie, est-ce rendre service à des jeunes qui seront confrontés, plus tard, au monde du travail ?

 

Tout cela est-il vraiment sérieux et fondé en raison ?

 

 

L'article du Point : 

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-po...

 

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:26
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"Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle, 
Oiseaux, je vous entends, je vous connais. Sachez 
Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés, 
De votre mélodie et de votre langage. 
Celle que j'aime est loin et pense à moi ; je gage, 
O rossignol dont l'hymne, exquis et gracieux, 
Donne un frémissement à l'astre dans les cieux, 
Que ce que tu dis là, c'est le chant de son âme. "
 
Dans ce poème, extrait des Contemplations, intitulé En écoutant les oiseaux, Victor Hugo imagine que le chant du rossignol reproduit les paroles de sa bien aimée et symbolise son âme...
 
Le mot "rossignol" vient du nom latin "luscinia" qui désigne le rossignol, par l'intermédiaire d'un diminutif : "lusciniolus", le petit rossignol.
 
L'étymologie en est incertaine : certains font dériver le mot de deux verbes : "clueo", "être célèbre" et "cano", chanter... Le rossignol signifierait, donc, étymologiquement, "célèbre par son chant".
 
Mais, le premier élément pourrait évoquer, aussi, l'idée d'obscurité, le rossignol se mettant à chanter, surtout, dans les ténèbres de la nuit.
 
En tout cas, le mot latin "lusciniolus" et le terme français "rossignol" résonnent de sonorités pleines de charmes.
 
On aime la redondance de consonnes et de voyelles, dans le nom "lusciniolus", comme si le mot produisait des échos sonores.
 
On aime la douceur harmonieuse du vocable "rossignol" : gutturale initiale, sifflante dupliquée, voyelle "o" redoublée au début et à la fin du mot, comme dans un effet de rime.
 
Le son "ol" final est associé à une valeur de diminutif, avec une connotation affective...
 
Le mot peut, même, suggérer un envol.
 
Le chant du rossignol est particulièrement recherché, "exquis", comme l'écrit Victor Hugo... un chant mélodieux que l'on reconnaît entre tous, une envolée de trilles, des crescendos de flûtes, pleins de limpidité, un doux murmure qui éclaire les charmilles, les jardins, les pins...
 
Dans une comédie antique, intitulée Les Oiseaux, Aristophane célèbre le chant du rossignol et le présente comme une forme de poésie : c’est l’oiseau " aux doux chants, dont la voix égale celle des Muses [...] qui module sur sa flûte harmonieuse des accents printaniers."
 
Le mot grec qui désigne le rossignol, ἀηδών, aédon signifie "le chanteur"... Le rossignol est, pour les grecs, un aède. Il module des chants, comme pourrait le faire un poète.
 
Le mot français contient, anciennement, cette idée de chant mais les modifications phonétiques ont fait, quelque peu, disparaître cette notion.
 
L'étymologie nous permet de retrouver le sens initial et les sonorités mêmes du mot nous dévoilent un joli murmure qui fait songer à celui du rossignol...
 
Le rossignol associé à la poésie, au chant, à la musique apparaît bien comme un symbole de cette harmonie, liée à la création poétique.
 
 Les trilles du rossignol étaient censées calmer la douleur, accélérer les guérisons et adoucir la mort : on trouve ce thème dans un conte de Hans Christian Andersen, L'empereur de Chine et le rossignol. 
 
Le rossignol et son chant représentent, aussi, l'amour, comme le suggère le poème de Victor Hugo, extrait des Contemplations... On retrouve ce symbole dans un récit du Moyen âge : Le lai du laostic de Marie de France, belle histoire d'amour lié à l'evocation d'un rossignol...
Le lai du laostic :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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rossignol Portrait of Keats, listening to a nightingale on



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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 17:23

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Malgré toutes les affaires qui entourent les époux Balkany, (et elles sont nombreuses), un éternel sourire triomphant les accompagne : sûrs de leurs soutiens et de leurs appuis politiques, de leur fortune, on les voit, sans cesse, afficher une superbe et une morgue insolentes.

 

L'argent, dans nos sociétés, achète tout ! Soupçonnés de fraude fiscale, d'emploi fictif, de détournement de fonds, les Balkany ont un lourd arriéré et un passé chargé d'affaires douteuses.

 

Fin août, Isabelle Balkany a acquitté une caution de 1 million d'euros pour rester libre, après avoir été mise en examen, pour fraude fiscale... L'argent, toujours, l'argent, qui permet d'échapper aux griffes de la justice !

 

Depuis septembre, l'enquête s' est élargie à des soupçons de corruption qui concernent Patrick Balkany.

 

Symboles de l'argent facile, d'un monde politique corrompu, les Balkany ont toutes les audaces : il est vrai qu'ils côtoient les plus hautes sphères de la société : le couple, proche de Nicolas Sarkozy, l'ex-président de la république, lui-même compromis dans de nombreuses affaires, n'a peur de rien...

 

Ils n'ont pas froid aux yeux, les Balkany ! Ils savent que l'argent, leurs relations leur assurent une impunité et une virginité à toute épreuve !

 

On voit bien leur assurance, leur suffisance, leur tranquillité sur leur visage de gens repus, de profiteurs de la république qui ne reculent devant aucune malversation, aucune turpitude.

 

On les voit parader et caracoler devant les photographes et les caméras !

Ils semblent, même, fiers de leur propre indignité, fiers d'avoir réussi à amasser une fortune colossale, grâce à des fraudes et des trafics.

Qu'une telle plaie soit possible, dans une société dite démocratique, est le comble de l'ignominie.

 

Il n'a peur de rien, Patrick Balkany, lui qui ose réclamer une augmentation des indemnités, pour les élus de la république !

Alors que le chômage est galopant, alors que les élites se gavent de l'argent public, le détournent, même, parfois, il ose jouer de la provocation !

 

Il est probable que Patrick Balkany va, encore, être blanchi des soupçons de corruption qui l'environnent, il est certain, même, qu'il ne sera pas vraiment inquiété...

Comment pourrait-il l'être ? Argent, pouvoir, relations lui assurent une impunité totale... En voyant le couple Balkany, on est au bord de l'écoeurement : mépris des autres, arrogance, déni des réalités.

Ces gens ont-ils une once de moralité ? L'argent est le seul mobile qui les guide.

N'est-ce pas notre système qui permet de générer ces gens avides de biens, pleins de cupidité, ces gens qui profitent de toutes les occasions pour accumuler de l'argent facile, pour frauder le fisc ?

N'est-ce pas notre système qui conforte et cautionne de tels comportements, n'est-ce pas notre système qu'il faut, aussi, incriminer ?

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-m...

 

 

balkany.jpg



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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 16:21

 

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Ce texte, plein de poésie, intitulé Chanson pour toi, mêle l'évocation de la nature au sentiment amoureux : la chanson déroule une journée, depuis l'aube jusqu'au soir : chaque moment est associé à une oeuvre d'art, à un tableau.

 

Ce poème, écrit par Michelle Senlis, mis en musique et interprété par Jean Ferrat entrelace déclaration d'amour et admiration devant les splendeurs de la nature.

L'aube est d'abord personnifiée et devient un peintre, Matisse, pour faire naître des couleurs de bleu : c'est l'heure où les papillons "se déplissent" et naissent à la vie, comme des "fleurs de grenadier", belle image qui symbolise l'aurore, le début du jour.

 

Le soleil est doté de vie, il vient "frapper" aux volets, pour réveiller le monde. Associé à un verbe d'action, le soleil devient une entité vivante. On voit aussi un cheval, au petit matin, faire jaillir de l'écume sous ses pas...

 

Le milieu du jour rayonnant se mue en Cézanne, le peintre du midi, aux paysages tourmentés par le vent du sud, le mistral : on voit des "platanes, des oliviers, un figuier", arbres de la Provence, on perçoit la chaleur accablante qui fait "se coucher les troupeaux", on entrevoit les rues désertes, écrasées de soleil, on admire toute la splendeur colorée de jaune et d'or des tableaux de Cézanne.

 

Le soir se fait estampe japonaise, puis peintures de Renoir et de Manet, où le soleil devient "un évantail déplié" qui se reflète sur l'océan, images de lumières déformées sur le miroir des ondes.

 

Même les roses semblent s'animer, à travers leur parfum qui "s'exaspère" dans le soir...

 

Le refrain insiste sur l'importance du regard : "j'ouvre les yeux et je te vois", affirmant la présence de la femme aimée, affirmant une volonté de vivre par amour, amour du monde, de la nature si présente dans ce texte.

 

Que de tableaux somptueux nous offre cette chanson, que d'artistes et d'oeuvres d'art sont suggérés ! Quelle vie transparaît dans chacune des images évoquées !

 

La nature devient oeuvre d'art, elle peint des tableaux d'une rare beauté.

 

On perçoit un bonheur d'admirer une nature variée, sans cesse renouvelée, sans cesse différente.

 

Le texte, scandé par des subordonnées de temps, "quand, lorsque", souligne l'omniprésence de l' amour pour la femme aimée qui devient ,elle aussi, un tableau à admirer.

 

Les sonorités, les nombreuses rimes féminines ajoutent de la douceur, de la tendresse à cette déclaration d'amour.

La mélodie enlevée, éblouissante fait intervenir des accords du sud, la mélodie se fait chanson andalouse aux rythmes endiablés, pleins de vie !

 

 

 

http://youtu.be/KfoFho_EOHg

http://youtu.be/lqWaa9za-i4

http://youtu.be/Y83XFl5diAE

 

 

 

 

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 17:08

grève ang

 

Plusieurs mouvements sociaux ont vu le jour, la semaine dernière, chez nos voisins britanniques : ils réclament des hausses de salaire !

Lundi, des centaines de milliers d'employés du service public de santé ont observé un arrêt de travail de quatre heures pour demander une hausse de salaire, un débrayage inédit depuis 1982 et les années Thatcher. Mercredi, des dizaines de milliers d'agents de la fonction publique ont mené une grève de 24 heures pour protester contre le gel des salaires et la baisse du pouvoir d'achat.

 

La croissance devrait dépasser les 3 % en 2014 au Royaume uni. Mais, curieusement, les salaires des Britanniques ne bénéficient, même pas, de cette croissance et continuent à baisser, puisque leur rémunération n'a progressé que de 0,9 %, soit moins que l'inflation, sur la dernière année.
 
L'Allemagne est, aussi, paralysée par une grève historique dans les chemins de fer...
Le syndicat des conducteurs de locomotive GDL réclame une augmentation des salaires de 5% et une réduction de deux heures de leur semaine de travail.
Pas moins !
 
Ces pays du nord, dont on vante souvent l'essor économique, n'ont-ils pas sacrifié leurs salariés, leurs travailleurs, au nom de la sacro-sainte croissance ?
 
Et voilà le résultat ! La pauvreté, en échange de la croissance ! L'Europe fonctionne mal : elle exige des plus pauvres des sacrifices, elle impose des baisses de salaires, un travail de plus en plus pesant et intense.
 
Tout ne va pas si bien, aussi, en Allemagne où les travailleurs précaires se sont multipliés, ces dernières années. Ce pays connaît, même, d'autres problèmes sociaux, liés à la pauvreté.
 
C'est, pourtant, ce modèle qu'on nous a fait miroiter, maintes fois : on en découvre, de plus en plus, toutes les failles.
 
Si l'économie de ces pays est relativement bonne, c'est justement parce que les salaires sont bas, que la flexibilité est souveraine, que les services de santé sont défaillants.
 
Mais, on le voit : ces systèmes sont en bout de course, car les salariés sont sous payés, ils ont perdu des droits sociaux essentiels et fondamentaux.
 
La grève n'est, donc, pas une spécificité française et il semble que le mécontentement grandit en Europe : n'était-ce pas inéluctable, au vu des sacrifices demandés aux gens les plus modestes, alors que le système bancaire s'engraisse de profits démesurés, alors que la corruption gangrène les puissants, que certains hommes politiques au pouvoir cumulent tous les privilèges ?
 
N'était-ce pas prévisible ? Quand les injustices deviennent flagrantes et intolérables, la révolte gronde et ne peut que s'amplifier.
 
La France n'est-elle pas bien inspirée de vouloir préserver son modèle social ?
 
La soumission à l'Europe, à ses diktats, l'impérialisme de l'austérité nous conduisent au pire : des régressions sociales, de la misère, de la précarité.
grève 2






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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 16:04
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"Moi, j'écoutais... - Ô joie immense
De voir la soeur près de la soeur !
Mes yeux s'enivraient en silence
De cette ineffable douceur."
 
Dans ce poème, extrait des Contemplations, intitulée Elle était pâle et pourtant rose, Victor Hugo évoque sa fille Léopoldine, qu'il a perdue très jeune : Léopoldine est morte en Seine, dans un tragique accident, à l'âge de 20 ans.
 
On voit, dans ce texte, Léopoldine, enfant, faire la lecture à sa jeune soeur, Adèle.
 
Jolie scène intimiste, où l'on perçoit toute la tendresse du poète pour ses deux filles réunies, en train de lire la Bible...
 
L'adjectif "ineffable", emprunté au latin "ineffabilis", composé du préfixe négatif in- et du radical du verbe "fari, dire, parler", désigne ce qui ne peut être exprimé par des paroles.
 
La beauté de la scène, son infinie tendresse sont, en effet, de l'ordre de l'indicible.
 
Les mots ne peuvent exprimer, pleinement, ce souvenir merveilleux des deux enfants d'autrefois...
 
L'adjectif "ineffable" restitue, pourtant, dans ses sonorités, cette harmonie que les mots ne peuvent dire : fricative "f", pleine de douceur, labiale "b", souvent associée à l'amour, l'affectivité, voyelles variées...
 
Comment exprimer certains sentiments, comment décrire certains paysages, comment raconter certains moments qui confinent au sublime ?
 
L'artiste, le poète sont, souvent, confrontés à ces difficultés de dire, faire ressentir certaines émotions.
 
Comment exprimer toute la sensibilité, liée à un souvenir, à une image ?
 
Comment dire l'ineffable ? Sans doute, en ayant recours à une forme de simplicité et d'humilité dans l'expression, pour affirmer l'évidence de la tendresse et de l'amour.
 
C'est bien ce que fait Hugo, dans ce poème au charme évident : simplicité du vocabulaire, de la syntaxe, simplicité de la scène évoquée : la grande soeur qui s'occupe de la plus petite, la beauté du texte lu avec ferveur, les enfants transformés en "anges" qui font "tressaillir le livre de Dieu..."
 
Ce texte, aux mots très simples, parvient à restituer tout l'amour d'un père pour ses deux filles : on y voit l'esquisse du portrait de l'enfant, un visage "pâle et rose", sa fragilité, sa force, une forme d'autorité à l'égard de la soeur plus petite, on y voit le regard passionné du père, on y perçoit le bonheur de la lecture dans une atmosphère intimiste, le soir, alors que s'évaporent "les souffles des nuits et des bois".
 
On y voit l'essentiel de l'harmonie du monde ! On y voit, sans doute, cette "ineffable douceur" dont parle le poète...
 
Cette poésie insérée dans la section des Contemplations, intitulée Pauca meae, Quelques vers pour ma fille, restitue bien le monde de l'enfance, fait de simplicité, de fragilité, de découvertes...
 
 
 
 
Elle était pâle, et pourtant rose,
Petite avec de grands cheveux.
Elle disait souvent : je n'ose,
Et ne disait jamais : je veux.
 
Le soir, elle prenait ma Bible
Pour y faire épeler sa soeur,
Et, comme une lampe paisible,
Elle éclairait ce jeune coeur.
 
Sur le saint livre que j'admire
Leurs yeux purs venaient se fixer ;
Livre où l'une apprenait à lire,
Où l'autre apprenait à penser !
 
Sur l'enfant, qui n'eût pas lu seule,
Elle penchait son front charmant,
Et l'on aurait dit une aïeule,
Tant elle parlait doucement !
 
Elle lui disait : Sois bien sage !
Sans jamais nommer le démon ;
Leurs mains erraient de page en page
Sur Moïse et sur Salomon,
 
Sur Cyrus qui vint de la Perse,
Sur Moloch et Léviathan,
Sur l'enfer que Jésus traverse,
Sur l'éden où rampe Satan.
 
Moi, j'écoutais... - Ô joie immense
De voir la soeur près de la soeur !
Mes yeux s'enivraient en silence
De cette ineffable douceur.
 
Et, dans la chambre humble et déserte,
Où nous sentions, cachés tous trois,
Entrer par la fenêtre ouverte
Les souffles des nuits et des bois,
 
Tandis que, dans le texte auguste,
Leurs coeurs, lisant avec ferveur,
Puisaient le beau, le vrai, le juste,
Il me semblait, à moi rêveur,
 
Entendre chanter des louanges
Autour de nous, comme au saint lieu,
Et voir sous les doigts de ces anges
Tressaillir le livre de Dieu !
 
 
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Fillette a la rose par Antoine Bourdelle

Photo1919



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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 15:48

 

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Les vieux villages de Provence nous font découvrir des toits couverts de tuiles, aux teintes variées : une mosaïque de couleurs, ocre, rouge vif, prune, rose pâle...

Les tuiles dessinent des ondulations, des motifs resplendissants de teintes.

 

Elles inventent des tableaux, des étagements subtils qui semblent périlleux.

 

Sur les hauteurs des vieux villages, on aperçoit, en surplomb, des toits aux tuiles houleuses... C'est un véritable spectacle d'observer ces toits pentus, aux tuiles anciennes, éclairées par le soleil du midi, sous les voix exacerbées des cigales.

 

Les tuiles semblent se dorer au soleil, prendre des teintes nouvelles, faire exploser leurs couleurs et leurs formes, parfois, cahotiques.

Belles toitures du midi empreintes de chaleur, de vent, de mistral !

 

Les tuiles se coulent en cascades de lumières, elles semblent rivaliser d'ingéniosité, pour s'accrocher et rester calées, sur les toits.

 

Elles illuminent les paysages de leurs éclats solaires, elles semblent vouloir offrir toute une palette de teintes nuancées, à l'infini.

 

Elles ruissellent de flots de rose, de bruns, de rouilles, de beiges...

 

Du pastel aux bruns, on admire tous les contrastes et toutes les variétés de couleurs. Quel bonheur de voir ces toits de lumières, en plein été !

 

Quelle harmonie dans les tons ! Quels camaieux pleins de douceurs !

Des ombres courent, aussi, sur les toits, forment des îlots obscurs, ombres de cheminées qui s'allongent et s'étirent paresseusement...

Certains toits ressemblent à des clartés d'aubes naissantes, d'autres à des embruns d'écumes aux tons doux et légers.


Certains toits font penser à des vagues régulières qui s'étagent en plis serrés.

D'autres évoquent des ruisseaux qui s'écoulent en pente douce, des rigoles tumultueuses qui courent sur les maisons....

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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Published by rosemar - dans poésie Provence
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 16:09

Toile_dans_la_foret_de_Broceliande--Hebrard-Julien.JPG

Issu de deux radicaux latins, "aranea", l'araignée et "tela" la toile, ce mot ancien, l'arantèle, quelque peu oublié, nous éblouit de ses sonorités : voyelle "a" reprise sous une forme nasalisée "an", consonne gutturale "r", dentale éclatante, "t", le mot tisse un réseau plein de légéreté, grâce à la syllabe finale "elle", qui fait songer à d'autres termes : dentelle, coupelle, ombrelle, prunelle...

 

Avec ses deux graphies "arantèle" ou "arantelle", ce nom paraît d'autant plus étonnant et mystérieux.

 

L'arantèle, aux fils ténus et subtils, si fragiles, dessine des motifs concentriques, des labyrinthes de toiles, souvent imperceptibles.

 

L'arantèle tremble, sous les souffles du vent, s'agite de mouvements, palpite.

La toile, aux fils légers, brille dans la lumière, lance des éclats...

 

Véritable oeuvre d'art aux contours réguliers, l'arantelle s'enroule en un tourbillon plein de finesse, de légéreté.

 

Les branches des arbres semblent peindre, aussi, parfois, des arantèles... au loin, on entrevoit des réseaux de verts lumineux, des embruns qui s'enroulent sur les rameaux, des cercles, des enluminures.

Les arbres, les pins tissent des toiles sous le soleil, ils se peuplent d'arantèles...

 

Les nuages se muent, sur le ciel bleu, en tissus évanescents d'arantelles, , ils se dispersent au vent et nous font voir des fibrilles légères, nimbées de blancs.

 

Les feuilles d'automne, sur les branches, se métamorphosent en bouquets de roux : les feuilles s'enroulent sur elles-mêmes, se froissent, libérent des arantèles d'ocre et de lumières.

 

L'arantèle dessine des dentelles, des napperons, des textures souples, aériennes, volatiles...

Ce mot ancien, peu usité, mérite d'être, enfin, réhabilité : il permet de remonter à ses lointaines origines latines, il nous fait percevoir toute la subtilité et la finesse de la toile.

 

La voyelle nasalisée "an" chante la beauté et la légéreté de la texture.

La syllabe finale "-elle" nous emporte vers des horizons infinis, des tourbillons, des fils ténus qui s'accrochent...

 

L'arantelle, pleine de finesse suscite l'admiration, mais, parfois, aussi, l'effroi, la crainte.

Belle et mystérieuse, l'arantelle attire, séduit l'oeil du spectateur, fascine et subjugue, inquiète, parfois.

 

http://youtu.be/yrs0HJlC_X4

 

 

 

 

 

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