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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 17:37

 

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Destin, hasard, fatalité, autant de mots pour exprimer une puissance mystérieuse à qui les anciens attribuaient le pouvoir de déterminer, d’avance et d’une façon irrévocable, la suite des événements !

 

Dans une chanson interprétée par Tino Rossi, le destin est personnifié, grâce à des apostrophes répétées, grâce à l'emploi de la deuxième personne du singulier...

 

La musique a été composée par Alex Alstone, les paroles écrites par Jacques Larue et André Hornez.

 

Le mot Destin, placé en début de vers, est mis en relief : associé à des verbes d'action "frapper, emporter", le destin semble tout balayer sur son passage.

 

Il apparaît, en même temps, très familier, puisqu'il "frappe à la porte", comme pourrait le faire un voisin venu nous rendre visite.

 

Il parvient, aussi, à métamorphoser complètement le monde : d'un jour monotone, il peut faire le beau temps, véritable inversion que traduit le contraste des mots : "automne, printemps"...

 

Une question est posée, traduisant l'incertitude : "Est-ce l'amour que tu m'apportes, ou bien est-ce un bonheur sans lendemain ?"

D'autres oppositions apparaissent : "Joies frivoles, lourds chagrins". On perçoit un bel effet de chiasme dans la place des adjectifs : ce procédé peut souligner, encore, la versatilité du destin qui nous entraîne dans ses replis.

 

Une succession de comparaisons suggère le tourbillon dans lequel nous emporte le destin : étoiles qui tournent, voile qui suit les caprices du vent, nuit qui succède au jour...

 

Entité familière et souveraine, à la fois, le destin semble nous accompagner en toutes circonstances, à tous moments, avec l'emploi des adverbes de temps "aujourd'hui, demain", ou encore le complément de lieu "sur le chemin".

 

La simple phrase qui revient, "C'est le destin" traduit une sorte d'acceptation et de soumission de tous les hommes.

 

La mélodie restitue cette ronde inlassable du destin : ponctuée par le mot destin qui revient de manière insistante, soulignée par une prononciation appuyée de la première syllabe : des-, par l'emploi récurrent de la deuxième personne du singulier, la musique, à la fois ténébreuse et légère, met en évidence la toute puissance du destin...

 

http://youtu.be/8eUjl71B9gI

 

 

 

 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 16:47

 

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"Source limpide et murmurante 
Qui de la fente du rocher 
Jaillis en nappe transparente 
Sur l'herbe que tu vas coucher."

 

Ces vers de Lamartine, extraits des Harmonies poétiques et religieuses sont un véritable hymne à la nature, aux ondes limpides des sources...

 La source, symbole de pureté surgit des profondeurs de la terre... Ce mot, issu d'un ancien participe passé substantivé du verbe "sourdre", vient du latin "surgere", surgir.


On évoque souvent le murmure des sources, leur chant plein de douceur... bruissement de l'eau qui jaillit, qui se fait un chemin dans l'antre de la terre.

 

Fraîcheur, transparence des ondes, mousses des bois qui envahissent les bords : tant d'images surgissent à l'évocation de la source !

 

Sifflante redoublée, gutturale "r", le mot résonne d'éclats contrastés : douceur et âpreté se côtoient dans ce mot harmonieux...

La douceur de l'eau qui s'écoule, l'âpreté du cheminement sous la terre et du surgissement de l'onde.

 

Ce mot nous fait voir des paysages de montagne escarpés, entourés de verdure, pleins de transparence et de limpidité.

 

La source a, souvent, inspiré les poètes : elle est l'image d'une nature accueillante, généreuse, pleine de beautés.

 

Aréthuse, Callirhoée, Cyané, Mélité, Praxithéa, doux noms de Naiades qui peuplent les sources dans la mythologie !

 

Callirhoé, le beau ruisseau, Cyané, à l'onde bleue comme la mer, Praxithéa, à l'action divine, des noms évocateurs leur sont associés...

 

Images de féminité, d'harmonie, les nymphes des eaux sont souvent bénéfiques et bienveillantes.

L'eau, symbole de vie nous étonne par ses transparences, sa fluidité... la magie de l'eau qui fascine et attire tous les regards !

 

La magie des eaux qui surgissent des entrailles de la terre, le mystère des sources jaillies du monde souterrain !

 

La source, c'est, aussi, de manière imagée, l'évocation des origines, le retour à des textes anciens qui nous ont abreuvés et nourris...

Nous sommes façonnés de sources diverses, d'une culture, d'un patrimoine qui fait notre richesse.

 

Sans ces sources essentielles, sans ces repères, nous serions perdus... Peinture, arts, littérature, musique sont dans nos mémoires et sont l'essence même de l'humanité : des connaissances, des bases, une envie de progresser, de s'enrichir.

 

Sans ces racines, nous serions désorientés, les sources nous font percevoir toute l'importance de la culture, de ce passé si riche...

 

On voit bien tous les symboles que représente la source : c'est elle qui nous abreuve, qui nous permet de rêver, de nous ancrer dans le passé, de vivre en harmonie avec l'univers, d'aimer et d'apprécier le monde !

 

http://youtu.be/LEa88PPJJCY

 

http://youtu.be/eZmt-Jg045g

 

 

 

 

 

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 17:36

 

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Pastille rouge ? Pastille jaune ou verte ? Voilà le nouveau système d'évaluation prévu en collège par notre ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem...

 

On a, ainsi, l'impression de faire régresser les élèves vers la maternelle, où l'on distribuait, autrefois, des bons points.

 

Si les notes disparaissent, elle seront, aussi, remplacées par des cahiers d'évaluation...

Ces livrets d'évaluation ont, déjà, été mis en place dans les écoles primaires et ressemblent à de véritables labyrinthes dans lesquels tout le monde se perd : les enseignants y consacrent un temps précieux qu'ils pourraient réserver à d'autres missions plus efficaces.

 

Nous-mêmes avons testé, il y a quelques années ces cahiers d'évaluation, en lycée, en début de seconde : ces livrets ont été finalement mis au rebut : le système de codage très compliqué ne permettait pas, d'ailleurs, une évaluation précise et cohérente... les enseignants y passaient beaucoup de temps, pour une efficacité très réduite.

 

Ce n'est, certes, pas en supprimant les notes que l'on va résoudre les multiples difficultés des élèves en grammaire, en orthographe : il faut, surtout, accorder plus de temps à ces disciplines fondamentales : certains élèves arrivent en classe de seconde avec des lacunes importantes : par exemple, des confusions entre le futur et le conditionnel... ces confusions sont graves, car elles révèlent une méconnaissance de la langue.

Certains ne maîtrisent pas du tout l'orthographe élémentaire : accord du verbe avec le sujet, du nom avec l'adjectif.

 

Par ailleurs, si on supprime les notes en collège, faudra-t-il les conserver en lycée ? Il faut imaginer le "traumatisme" des élèves, quand il seront notés, pour la première fois, en lycée !!

Il faut imaginer leur "désarroi" s'ils obtiennent une note inférieure à 6, alors qu'ils étaient évalués antérieurement avec une pastille rouge !

 

Comment pourra-t-on évaluer le baccalauréat, sans notes ? Les pastilles rouges, vertes ou jaunes ne permettent, en aucun cas, d'affiner l'évaluation.

 

Arrêtons les faux semblants, les fausses solutions : on les a déjà testées et on en a vu les limites et les insuffisances !

Arrêtons de prendre les enseignants pour des pantins chargés de remplir des cahiers d'évaluation complexes, mal ficelés, inadaptés à une multitude de manques et de difficultés !

 

Les notes restent un repère essentiel pour les élèves, les parents, les enseignants, elle sont accompagnées de commentaires précis qui figurent sur la copie et qui soulignent les lacunes à combler.

Elles permettent de mettre en évidence une progression, parfois d'encourager l'élève ou de lui montrer qu'il lui faut travailler davantage !

 

Supprimer les notes, c'est donner l'impression à l'élève que certaines carences n'existent pas : les notes permettent vraiment de graduer l'évaluation avec justesse.

Supprimer les notes, c'est aussi faire croire abusivement que certaines compétences sont acquises définitivement, alors qu'elles ne le sont pas...

 

 

 

Voici des exemples de cahiers d'évaluation : difficile de juger globalement certaines compétences...

http://www.sauv.net/evaluationprim.php

http://cache.media.eduscol.educatio...

 

http://cache.media.eduscol.educatio...

 

 

 

 

 enseignement reuters

 

 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 17:22

 

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Une pluie d'éclats de bruns se répand sur le feuille, pluie de larmes, pluie d'orages, de tourments de l'automne...

 

La feuille se couvre d'embruns solaires, d'écumes, elle se marbre de dorures, d'un tourbillon d'empreintes aux formes variées : lunules, giboulées, cascades de cendres qui se dispersent et virevoltent.

 

Le rouge côtoie le brun, l'ocre se fond avec le rouge brûlé, le rouge explose sur le brun...

 

Des motifs et des dégradés subtils apparaissent : ocre, rouille, bruns brûlés, éclaboussements de feux !

 

La feuille devient l'image même de l'automne : elle fait surgir des pluies, des envolées de feuilles, des meurtrissures, des beautés somptueuses.

 

Elle se pare de lumières, douces, apaisées, à coté d'éclats flamboyants !

 

Elle voit surgir des flammes de roux, puis des pâles lueurs d'automne.

 

Des tableaux contrastés apparaissent : des paysages pleins de douceur, puis des emportements, des tourbillons, des vertiges de feux et de flammes...

 

La feuille est comme lézardée d'éclats, comme embrumée par un matin d'automne, traversée par des envols d'oiseaux, envahie d'un archipel de nuées.

 

Nuées sombres sur les feuilles d'automne, ciel obscurci qui annonce les frimas de l'hiver !  

 

Ciels d'orages, vent qui tourbillonne, l'automne est là, plein de flamboyances et d'ardeurs !

 

http://youtu.be/BQVd_N1xdVM

http://youtu.be/AmzM92dqXqE

 

http://youtu.be/LtiIpIJ5J2Q

 

http://youtu.be/JsCogBZ7Zlg

 

 

 

 

 

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 16:54

 

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Située près de l'étang de Thau, la station de Balaruc se présente comme une ville d'eaux : la promenade, autour de l'étang, permet de découvrir des paysages pleins de charmes : rives escarpées, affleurements de rochers, algues, moutonnements des ondes.

 

Des voiliers, des barques de pêcheurs sillonnent l'étang poissonneux : on peut apercevoir à fleur d'eau des frétillements de poissons, aux tons argentés... Leurs reflets éclatants se dispersent sur les flots, créant des tableaux étonnants...

 

Des mouettes peuplent les rives, animent les plages et les environs de leurs cris, de leurs envols majestueux.

 

Les bords de l'étang déroulent de nombreuses plages : mieux vaut éviter les plages où pullulent les algues qui peuvent être urticantes, mais d'autres permettent des baignades apaisantes, dans une eau agréable.

 

Dans le lointain, le mont Saint Clair domine l'étang, de son massif boisé.

 

Des pontons installés sur les nombreuses plages permettent d'approcher le large et de voir des fonds rocheux, des algues, des poissons qui frôlent la surface de l'eau ou qui sautent hors de l'eau, bondissant sur l'écume.

 

Anguilles, daurades, loups, muges, soles sont les principales espèces qui habitent l'étang.
 
Cette station thermale proche de Sète est un lieu verdoyant, avec ses jardins ornés de palmiers, de cèdres, de pins, de prunus aux teintes de rouille.
 
L'église, Notre Dame de l'assomption, achevée en 1858, présente une belle architecture, avec sa rosace centrale, la statue de la vierge qui surplombe l'ensemble, ses ouvertures en ogives.
 
Au cours de la promenade au bord de l'étang, on est ému devant une fresque évoquant le chanteur Georges Brassens, né non loin de là, à Sète : on voit l'ami Georges, en train de gratter sa guitare, entouré d'amis...
Aussitôt, on entend sa voix chaleureuse, des chansons familières : Les amoureux des bancs publics, Les copains d'abord, La mauvaise réputation, Les sabots d'Hélène...
 
En un instant, on voit ressurgir tout un univers : celui des amis de Brassens, une guitare, une table, un bon vin, des plantes, sur la fenêtre de la maison... des reflets sur les flots, le mont Saint Clair.
 
Cette fresque fait revivre le chanteur, amoureux de la nature et des arbres, poète plein de sensibilité, au coeur tendre, au sourire accueillant.
 
Les lieux, la présence de l'étang, de la mer toute proche nous semblent d'autant plus magiques, empreints d'harmonie.
 Ville balnéaire ouverte sur son étang, Balaruc offre des paysages variés, des flots profonds, des ondoiements et des enroulements de vagues, des jardins verdoyants, une végétation luxuriante.
Les bords de l'étang remplis de la présence de Brassens nous permettent aussi de côtoyer l'ami Georges, des lieux qu'il a connus et aimés.
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Photos : rosemar

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:01

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Cette chanson, pleine d'émotions, interprétée avec une grande sensibilité par Françoise Hardy, évoque un thème éternel : l'amitié...

Les paroles ont été écrites par Jean-Max Rivière, la musique composée par Gérard Bourgeois.

 

La poésie de l'évocation nous touche dès le début, on perçoit une confidence, grâce à l'emploi de la première personne : l'amitié semble arriver comme par miracle, grâce à cette phrase : "Beaucoup de mes amis sont venus des nuages..." Cette image restitue une impression de bonheur inattendu, d'harmonie, de beauté...

 

"Soleil et pluie" les accompagnent, belle expression imagée qui transcrit, à la fois, les joies et les peines partagées.

Associés aux cycles du temps, les amis ont créé une nouvelle saison, celle "des amitiés sincères".

 

L'amitié est assimilée à "la plus belle des saisons" des quatre de la terre : elle est, ainsi, magnifiée par un superlatif, par une image qui la transforme en une saison essentielle.

 

Ces amis deviennent, même, les" plus beaux des paysages", magnifique comparaison qui en montre toute l'importance.

Métamorphosés en "oiseaux de passage", à la fidélité inébranlable, car ils reviennent, vers les mêmes lieux, les amis sont présentés comme une image de beauté, de liberté.

 

"Tendresse et tristesse" sont unies à la rime, pour suggérer le partage qu'implique l'amitié : moments de bonheurs et de peines qui alternent.

Les amis procurent réconfort et chaleur, l'idée est exprimée de manière concrète : "ils viennent se chauffer chez moi", comme devant un feu de bois.


On voit, alors, apparaître la deuxième personne du singulier dans un discours direct : "Et toi aussi, tu viendras"...

La chanteuse semble s'adresser, ainsi, à chacun d'entre nous, avec familiarité...

Mais l'amitié est faite, aussi, de liberté, comme le suggère le vers suivant : Tu pourras repartir au fin fond des nuages..." On revient, ici, à l'image initiale : les amis associés à de beaux nuages dans le ciel.

 

L'amitié est un échange perpétuel, fait de sourires, de tendresse, face au désarroi, à la tristesse.

Le dernier couplet montre une sorte d'inversion des rôles : "Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne /Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne...".

Evoquant les vicissitudes de la vie, la chanteuse se voit volontiers, aller, elle-même rechercher cette amitié chez un seul être, qui lui offrira chaleur et réconfort : on retrouve l'image du coeur qui se chauffe au bois de l'amitié.

 

Dans tout le texte, de nombreuses sonorités de sifflantes restituent toute la douceur de l'amitié : " soleil, la saison des amitiés sincères, cette douceur des plus beaux paysages, la fidélité des oiseaux de passage, infinie tendresse, la tristesse, on ne sait pas ce que la vie nous donne..."

 

La mélodie, remplie de sensibilité, souligne toute la tendresse et la poésie de cet hymne à l'amitié...

 

http://youtu.be/qlDJt3No86E

 

http://youtu.be/rMY0S9rdNZ0

 

http://youtu.be/qB_8bbThFqQ

 

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 17:58

 

acrobate jastrow

Venu de deux radicaux grecs le nom, "akron", l'extrémité et le verbe, "baino", marcher, le mot "acrobate" désigne celui qui marche sur la pointe des pieds ou sur les hauteurs.

L'acrobate sait prendre de l'altitude, il défie le vertige et les dangers : il côtoie des lieux élevés, escarpés.

 

D'autres mots sont associés à cette idée d'élevation : l'acropole évoque la ville haute, l'acrophobie renvoie à la peur des lieux élevés, l'acrotère est un socle placé aux extrémités d'un fronton : il sert de support à des statues...

 

Quant au deuxième élément -bate, il comporte le même radical que le mot "base", qui désigne la partie inférieure d'un corps permettant le soutien ou la marche.

 

Le terme "acrobate", avec ses sonorités de gutturales "k", "r", nous fait percevoir toutes les difficultés que peut rencontrer le personnage... le "a" répété peut traduire, dans ce mot, tout l'art de l'équilibriste perché sur les hauteurs du "o", il doit se rattraper et retrouver son équilibre pour éviter la chute.

 

Le mot semble mimer le geste de l'acrobate, en constant équilibre.

Ce terme ancien venu du grec nous étonne, par son expressivité : il nous fait entrevoir des lieux escarpés, des dangers...

 

Il nous fait admirer des exploits, nous fait frissonner de peur et d'angoisse. L'acrobate virevolte, bondit, saute, se joue du vertige.

 

Les consonnes si variées, gutturales, labiale, dentale nous permettent d'imaginer une diversité de figures, de pirouettes...

L'acrobate nous subjugue par son jeu d'adresse, sa virtuosité, son élégance.

 

En même temps, le mot suggère, par ses sonorités de gutturales, une activité périlleuse et risquée.

 

L'acrobate qui côtoie les hauteurs nous fait rêver : ses gestes, pleins d'harmonie nous donnent une impression de légéreté, de souplesse infinie.

 

Comment ne pas admirer ces équilibristes aux gestes souples qui paraissent si naturels, si faciles ?

Quel travail patient et laborieux derrière ces acrobaties ! 

On voit des funambules qui franchissent des abîmes, qui défient les lois de l'équilibre, et du vertige...

 

On frissonne de peur et d'angoisse, devant les exploits de ces équilibristes... On est ébloui par tant de virtuosité et d'adresse !

 

Mais, à bien y réfléchir, ne sommes-nous pas tous des acrobates des temps modernes ? Confrontés à une multitude de difficultés, dans le travail, dans la vie quotidienne, nous devons "jouer", sans cesse, les équilibristes.

 

Dans le travail, la sécurité n'existe plus, il faut, constamment s'adapter ou changer d'activité, les enseignants, eux, doivent résoudre tant de problèmes, face à un public hétérogène de jeunes souvent sans repères...

 

Les femmes qui tavaillent, qui ont des enfants, une famille ne doivent-elles pas, aussi, se transformer en acrobates, en équilibristes ?

 

Le monde moderne n'est -il pas rempli d'acrobates qui franchissent des précipices, des obstacles sans fin ?

 

http://youtu.be/Otxjom4Tdao

 

 

http://youtu.be/u_x819J3Ewg

 

 

 

 

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Photos : créative commons   auteurs : Jastrow (en haut de l'article)

 photo d'écureuil : Peupleloup



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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 17:51

 

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Philae a réussi à se poser sur la comète Tchouri : ce module largué par la sonde Rosetta est, enfin, parvenu à destination...

 

Cet événement a été salué comme une véritable prouesse technique... 10 ans après avoir quitté la Terre, l‘explorateur Philae, transporté par Rosetta, a atterri sur le noyau de la comète Tchouri, à près de 500 millions de kilomètres de la Terre !

 

Dix ans de voyage dans l'espace ! Dix ans d'attente, pour tous ceux qui sont à l'origine de ce projet incroyable !

 

Le monde des comètes et des étoiles est si fascinant ! Il contiendrait le secret même de nos origines, la façon dont la terre s'est formée à partir d'éléments divers.

 

On voit, là, une belle réussite de ce projet européen : des scientifiques arrivent à rêver et à réaliser l'incroyable, atteindre un autre monde, celui de planètes lointaines, d' étoiles, de comètes...

 

Les noms mêmes de ces outils qui ont permis d'atteindre la comète, font rêver...

Références à l'Egypte ancienne, à la pierre de Rosette, associée à Champollion, à l'île de Philae, sur les bords du Nil... ces noms sont emplis de charmes, d'histoires et de mythes.

 

La pierre de Rosette, le mystère des hiéroglyphes déchiffrés par Champollion, le temple de Philae, consacré à la déesse Isis, menacé d'être englouti par les eaux et par la construction du barrage d'Assouan, puis sauvé et déplacé sur un autre site... Des images de l'ancienne Egypte surgissent, à la simple évocation de ces noms !

 

Le mot "Philae" comporte, aussi, un radical grec, faisant référence à l'amour, à l'amitié...

Si cette sonde Philae pouvait nous faire revenir à ces valeurs premières et essentielles !

Si cette sonde pouvait nous montrer des exemples de tolérance, de solidarité, de persévérance ! Tant de temps passé dans l'espace pour parvenir au but, tant de scientifiques réunis pour mener à bien ce projet !


Si cette sonde nous annonçait des découvertes extraordinaires sur les origines de la terre ! On se prend à rêver, à entrevoir des espoirs de renouveau, à imaginer toutes les possibilités offertes par ces nouvelles découvertes.

 

L'exploit scientifique est incontestable : certes, il reste à analyser les données qui nous parviendront du module Philae, mais le simple fait d'avoir réussi à poser un engin sur une comète relève de la plus haute technicité.

 

Le robot est chargé notamment de trouver sur le noyau de la comète des molécules organiques qui ont pu jouer un rôle dans l'apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire. 

 

Découvrir les mystères de la vie, remonter aux sources de nos origines, percer les secrets de la formation de la terre, voilà de quoi susciter notre enthousiasme et notre curiosité...

 

Philae, Rosetta, doux noms associés à l'Eypte, à l'antiquité la plus lointaine : le présent rejoint, ainsi, le passé dans une belle continuité, l'homme revient aux origines du monde pour découvrir ses propres origines !

 

http://youtu.be/e-QFj59PON4

http://youtu.be/xRzSf7I-ozg

 

Musiques de 2001, l'odyssée de l'espace :

http://youtu.be/dmNJKTZFTIU

  

http://dai.ly/x29aajg

http://youtu.be/mVebCeclQRI

 

Musique de 2001, l'odyssée de l'espace :

http://youtu.be/UqOOZux5sPE

 

 

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 17:45

 

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Jets de rouilles, couleurs mordorées qui se superposent, éclats d'ocres flamboyants !

 

Des impressions de roux, de bruns éclairent la feuille, la transforment en un tissu, où se fondent les couleurs de l'automne...

 

Quelques éclats ont brûlé les bords, laissant, sur la trame, des larmes sombres, lui donnant un aspect de parchemin écorné...

 

Des lunules envahissent la feuille, formant des motifs d'une variété inouie, comme des pleurs, parcourus de frissons.

 

Les bords brunis font voir des éclats de brûlure, tandis que des pans d'ocres côtoient des pans couleurs de rouilles...

 

Les teintes s'enchaînent, en une harmonie de roux, éclaboussée de noirs.

 

Les bords découpés se créponnent, en des vagues houleuses, festons ondoyants qui font frissonner la feuille.

 

Des larmes de bruns tissent la surface, en font un tableau somptueux, belle mélancolie de l'automne.

 

La feuille devient un tissu soyeux, couleur d'or, bruni par le temps, une toile de flammèches, un jet de feux, de brûlures !

 

La feuille fait exploser des éclats de bruns, elle fait jaillir sa beauté fulgurante : éclairs de feux et de flammes !

 

La feuille s'éclaire, parfois, de teintes plus légères, pâles reflets, miroirs d'eau, lunules roses et subtiles...

 

 

http://youtu.be/0KQW2YnCUrE

 

http://youtu.be/zuL1H1nTRfg

 

 

http://youtu.be/VSYBAYbxQqU

 

 

 

 

 

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Published by rosemar - dans poésie automne
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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 16:02

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Les caleçons ou leggings colorés, imprimés sont, de nouveau, à la mode : caleçons blancs, aux imprimés de roses noires, caleçons gris piquetés de blancs, caleçons fleuris...

 

Ils font la jambe allurée, ils épousent les formes et sont pratiques, en hiver.

 

Le caleçon, c'est l'inverse de la burqa : il ne flotte pas, il épouse le corps, il se fait aussi discret que possible, tout en suggérant les formes.

 

Comme le fait une chaussette pour le pied, le caleçon moule l'ensemble de la jambe, en montre le galbe, la finesse.

Il couvre, ainsi, la jambe, tout en la révélant !


Il peut être uni ou bariolé... pratique, il est aussi élégant et peut être raffiné dans les motifs : étoiles, fleurs, graphismes...

 

Le caleçon peut être léger, pour l'automne, le printemps... plus épais en hiver. Il s'adapte à toutes les saisons...

 

Tenue moderne, il fait des jambes fines sous un ample manteau, ou sous un anorak.

 

Bien que la forme soit toujours la même, la diversité des motifs et des couleurs crée une infinité de possibilités.

 

Certains caleçons ont une allure sportive, d'autres plus sophistiqués, signent des tenues de fête...

 

J'aime les caleçons, leur variété, et après les avoir oubliés, la mode les redécouvre enfin !

 

Mieux vaut toutefois, choisir des caleçons décorés de motifs discrets, mieux vaut éviter les caleçons trop chamarrés de couleurs criardes...

 

Un caleçon bleu ou noir, basique, permet de l'assortir à toutes sortes de chemisiers, caracos.

 

Peu cher, ce vêtement est accessible à tous les budgets, on en trouve de toutes sortes et de tous prix, dans les magasins et les boutiques.

 

Le caleçon revient en force ! Adoptons-le, car il offre un modernisme, des assortiments de couleurs, de motifs...

 

Il éclaire l'automne et l'hiver de ses motifs colorés, il éblouit les regards, suggère plus qu'il ne montre.

 

 

 

http://youtu.be/tUlieS8PAcE

 

 

 

 

 

 

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