Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 12:54
Turquie : un référendum truqué ?

 

 

Erdogan a annoncé hier la victoire du "oui" au référendum qui lui donne les pleins pouvoirs : on pouvait imaginer facilement un tel résultat.

Il aurait été surprenant que Recep Erdogan ne remporte pas ce plébiscite...

Dans un pays où la liberté d'expression se réduit comme peau de chagrin, où l'opposition est muselée, il est facile d'orienter le cours d'un vote...

 

Après dépouillement des bulletins de vote provenant de 98,95% des urnes, le "oui" était en tête avec 51,34%, selon les résultats partiels publiés.

 

Cette victoire à l'arraché ressemble, toutefois, à un fiasco : Erdogan n'a pas obtenu le plébiscite qu'il espérait...

 

Les deux principaux partis d'opposition au président Erdogan ont, quant à eux, dénoncé des "manipulations" lors de ce référendum. 

Aussitôt, Erdogan a fait cette déclaration sans appel :
 
“Le référendum est fini et  les polémiques qu’il a suscitées doivent maintenant appartenir au passé. Ne fatiguez pas le pays avec des  discussions inutiles, je le dis aussi aux autres pays, nos alliés , et aux institutions internationales : respectez la volonté de la nation”, a insisté le président turc tout en rappelant que “ tous les articles de la réforme n’entreront pas en vigueur tout de suite et pour la plupart après les élections législatives et présidentielles du 3 novembre 2019”.

 

Il semble que la Turquie se dirige vers une dictature où l'intégrisme tiendra une place prépondérante.

Ce référendum voulu par Erdogan est lourd de conséquences pour la Turquie : dérives autoritaires, déni de démocratie...

L'économie turque est en panne, les touristes ne viennent plus dans ce pays livré à un pouvoir mégalomane, la Turquie est de plus en plus isolée diplomatiquement.

Pour la Turquie, le règne des ténèbres semble avoir commencé.

 

Je connais un peu ce pays pour l'avoir visité en touriste, à plusieurs reprises : un pays riche d'une histoire diverse, de paysages étonnants et variés, un pays attachant, point de rencontre entre l'Orient et l'Occident.

 

Hélas, ce pays risque de sombrer dans une dictature, un pouvoir personnel dangereux.

Déjà, Erdogan envisage d'organiser un nouveau référendum afin de rétablir la peine de mort... On perçoit toutes les conséquences d'une telle mesure dans un pays où la liberté est restreinte.

 

Erdogan parvient, même, en organisant des référendums, à maintenir l'illusion d'une démocratie préservée...

 

 

 

 

 

 

 

Turquie : un référendum truqué ?
Repost 0
16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 10:06
Transparences d'algues...

 

 

L'eau limpide laisse apparaître des arbustes, des algues bourgeonnantes sur lesquelles s'épanouissent des feuilles légères....

 

Des verts nuancés , des bruns, des reflets solaires s'entremêlent...

 

Quelle transparence !

 

Les algues s'élancent vers la surface, avec, au sommet, des épis de feuilles....

 

Un paysage sous l'eau... des arbres, des mousses, une lumière qui rayonne...

 

L'eau et ses mystères... des nymphes qui ondoient, qui se cachent dans les profondeurs de l'onde.

 

Des ondoiements de lumières, des limpidités, des bruissements légers et doux...

 

Des ondines, des naïades, des reflets de doux visages dans les miroirs de l'eau...

 

Aréthuse, Callirhoé, Daphné dans les replis de l'onde...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo, Transparences d'algues : rosemar

Repost 0
15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:28
Trump, l'homme de guerre...

 

 

 


Guerre économique, guerre des tweets, guerre de l'information, guerre d'intervention : Donald Trump devient l'homme de toutes les guerres et il effraie le monde.

 

Non content d' avoir déclaré une guerre économique au monde, voilà qu'il se lance dans des opérations militaires intempestives : . après avoir bombardé les forces syriennes, les djihadistes de l’Etat islamique en Afghanistan, le président américain a pris la décision, cette semaine, d’envoyer un porte-avions, escorté par trois navires lance-missiles, vers la Corée du nord.

 

Des mesures qui déconcertent et surprennent l'opinion internationale : Trump serait-il sous influence des militaires ou des lobbies de l'armement ?

 

Alors qu'il prônait, au cours de sa campagne électorale, une politique de non intervention, Donald Trump se livre à des opérations militaires tous azimuts.

Ainsi, les Etats-Unis ont largué une très puissante bombe sur un fief de Daesh en Afghanistan.

 

On peut se demander, tout de même, si Donald Trump gouverne véritablement son pays : à l'intérieur, sa politique est désavouée, et à l'extérieur, ce sont, apparemment les militaires qui décident.

Y a t-il un pilote dans l'avion ?

C'est la question qu'on peut se poser.

 

L'effrayant Monsieur Trump n'en finit pas de déconcerter et de déstabiliser le monde : ce président anti-écologiste, qui défend le lobby des armes, qui tient des propos tonitruants, est constamment dans l'hyperbole.

 

Donald Trump va-t-il lancer une attaque militaire contre la Corée du Nord ?

La Chine, alliée de ce pays, s'inquiète de cet interventionnisme américain.

 

En fait, Trump agit à l'inverse de ses promesses électorales : la démocratie est déjà mise à mal par ce président qui ne respecte pas ses engagements.

Trump met, même, en scène son caractère imprévisible, il en joue, semble-t-il.

 

Que devient la démocratie quand les hommes politiques font de vaines promesses ?

En période électorale, nous sommes abreuvés de beaux discours : on voit ce qu'ils deviennent, quand certains hommes politiques arrivent au pouvoir..

 

A quoi servent les campagnes électorales ? N'a-t-on pas l'impression d'un vaste jeu de dupes ?

En France, les élections présidentielles approchent : on assiste à une surenchère dans les déclarations des candidats... mais qui est crédible ?


     
 


 

 

 

 

 

Trump, l'homme de guerre...
Repost 0
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 15:56
Un savon venu d'Orient...

 

 

 

Un savon mythique, venu du passé...

Des noms célèbres lui sont associés, un Orient légendaire.

Ce savon était déjà utilisé par Cléopâtre et la reine Zénobie, épouse d'Odénath, prince de Palmyre : le savon d'Alep a un passé prestigieux... c'est l'ancêtre célèbre de notre savon de Marseille...

 

 

Un savon aux teintes cuivrées, aux senteurs uniques de laurier, un savon naturel dont la préparation exige un réel savoir-faire.

 

Depuis des siècles, il orne en pyramides les souks arabes, le savon d'Alep s'ennoblit d'une renommée internationale, une réputation qui n'est pas usurpée.

Ce savon rustique, fabriqué à l'ancienne, réclame une lente maturation, chaque cube est tamponné à la main, chaque savonnier le marque de son sceau.

 

Une fois découpés, les savons prennent peu à peu une couleur dorée : l'affinage dure 9 mois, au moins....

Une recette où la patience, la passion sont essentielles...

Une recette où le temps doit faire son oeuvre...

 

Et le résultat est miraculeux : un savon aux allures antiques, patiné par le temps, aux teintes nuancées de bronze.

 

Un savon aux senteurs raffinées d'huile d'olive et de laurier, un savon qui fleure bon le sud, le soleil...

Cuivré à l'extérieur, il révèle peu à peu un coeur aux teintes de vert sombre...

Des parfums subtils de laurier confèrent à ce savon une rusticité pleine de délicatesse.

 

Malgré la guerre, il existe encore un ou deux savonniers à Alep. On fabrique, aussi, ce savon en France, dans la région parisienne ainsi qu'à Marseille.

Brun doré, cuivré, ce savon se bonifie avec le temps : authentique, brut, le savon d'Alep laisse une peau douce, agréablement parfumée...

100% naturel, ce savon sans additif est un vrai soin de beauté.

 

A une époque où des adjuvants chimiques sont employés dans toutes sortes de produits cosmétiques, le savon d'Alep offre une garantie de naturel.

 

Voilà un savon du temps d'autrefois, loin de notre monde pressé qui vit dans l'urgence et l'immédiateté, un savon loin du temps de la mode et de la précipitation.

 

Un savon préparé avec tant de soin et de patience qu'il fait songer à une oeuvre d'art...

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Un savon venu d'Orient...
Repost 0
Published by rosemar - dans nature écologie Alep
commenter cet article
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 13:55
L'étymologie ou la science du vrai...

 

 

 

L'étymologie est essentielle : elle nous fait remonter aux origines des mots, à leur essence : issu du grec " ἔτυμος, étumos" qui signifie "vrai", le terme désigne bien la science du "vrai"...

Cette science nous fait comprendre le véritable sens des mots, leur évolution, leur histoire...

De nombreux termes remontent aux langues grecques et latines : l'étymologie, c'est le retour aux sources, elle nous fait comprendre le sens premier des mots, elle permet de mémoriser l'orthographe.

 

On trouve, ainsi, des familles de mots qui ont une même origine : "misanthrope, anthropophage, anthropologie, anthropomorphe", autant de mots qui renvoient au nom grec "ἄνθρωπος, anthropos" qui désigne l'homme.

 

C'est le terme latin "homo" qui a donné naissance à cette autre famille : "homme, humain, humanité, humanisme" et ce substantif  doit être rattaché au nom latin de la terre "humus".

C'est de là que viennent, aussi,  les mots "humilité, humble".

 

Ainsi, l'homme se définit , dès les origines comme un être vivant sur la terre, attaché à elle, soumis à ses lois, et en ce sens, il devrait faire preuve d'une certaine humilité, une humilité qu'il semble avoir perdue, car l'homme s'acharne souvent à détruire la terre, en la polluant, en se livrant à toutes sortes d'exactions : gaspillage, déforestations, mépris de la nature.

 

Les terriens que nous sommes oublient le respect dû à cette planète pleine de ressources et de merveilles.

L'homme lié à la terre, au cosmos, à l'ordre du monde en vient à pervertir cet ordre et cette harmonie par cupidité, appât du gain.

L'homme, dans son inconscience, en vient à détruire ce qui lui permet de vivre, d'aimer, d'admirer ce "cosmos,  κόσμος," qui désigne en grec "l'ordre".

 

Pourtant, l'homme n'est qu'un "microbe" devant l'immensité du cosmos...

"Microbe", encore un mot venu du grec ! Issu de l'adjectif " μικρός, mikros", comme "microscope, microcosme."

Ainsi, l'étymologie nous permet de comprendre la place de l'homme dans l'univers, elle nous donne des leçons, nous apprend une forme de modestie et de mesure.

On avait envisagé, il y a quelques années, de supprimer l'orthographe d'usage, et de pratiquer une écriture phonétique, mais on voit bien là tout ce que l'on aurait perdu...

La phonétique, justement ! Encore un mot forgé sur un terme grec "phoné" : "la voix", qui doit être associé au "phonème", à l'adjectif "aphone", "sans voix".

 

Si la phonétique est utile, il ne faut pas oublier l'orthographe et l'origine des mots : ceux-ci s'inscrivent dans une longue histoire, ils sont un témoignage précieux du passé.

 

Les mots nous donnent des leçons d'humilité : ils ont traversé des siècles d'histoire, ils nous parlent du passé, nous relient à tous ceux qui nous ont précédés.

 

Les mots, leur étymologie doivent être préservés précieusement, comme la terre sur laquelle nous vivons et qui nous offre tant de sources d'émerveillements...

 

 

 

 

 

 

L'étymologie ou la science du vrai...
Repost 0
12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 09:48
François Fillon, le candidat du troisième âge...

 

 


De nombreux retraités seraient prêts à voter pour François Fillon, alors que les jeunes se montrent plus réticents : comment pourrait-on s'en étonner ? Le programme du candidat LR pénalise les plus jeunes, à qui François Fillon veut imposer la retraite à 65 ans.

 

Il pénalise aussi les actifs qui devront travailler toujours plus, sans augmentation de salaires.

 

Ainsi, se créent des fractures dangereuses dans la société.

 

Alors, bien sûr, François Fillon promet, à la suite de ses réformes, un avenir meilleur : mais c'est ce que nous annoncent les hommes politiques, depuis des décennies.

 

Pourtant, la crise perdure et donne l'occasion aux hommes politiques d'exiger des peuples toujours plus de sacrifices.

 

Au fond, nous avons vu François Fillon à l'oeuvre et à la manoeuvre, lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy : sous son gouvernement, le sort des français ne s'est pas amélioré, le secteur de l'Education a été sacrifié, la dette s'est aggravée.

 

François Fillon, c'est l'homme du passé : il ne peut séduire les jeunes générations, son projet n'est fait que de régressions sociales et de désespérances... hausse de la TVA de 2 points, suppression des 35 heures, suppression de l'impôt sur la fortune, sécurité sociale démantelée au profit des assurances privées, allègements fiscaux de 44 milliards aux entreprises, suppression de 500 mille fonctionnaires, notamment dans les hôpitaux, dégressivité des indemnités chômage, etc.

 

Dans les meetings de campagne de François Fillon, c'est le troisième âge qui vient, en nombre, applaudir ce candidat dont le programme rassure et conforte les personnes âgées, alors qu'il se propose de creuser un fossé irrémédiable entre les générations.

Dans les meetings, on cherche les jeunes, on ne les voit guère...

 

Conservateur, chrétien, Fillon séduit la frange la plus riche de la population : les retraités nantis, les patrons, les élites bourgeoises.

 

Son programme aggrave les inégalités, et vise à créer des fractures dans la société.

Son programme rassure le troisième âge, au mépris des jeunes générations.

 

"Près de 50 % des électeurs de François Fillon ont plus de 65 ans, alors que les moins de 35 ans ne pèsent que 13 % de son électorat", c''est ce que révèlent des sondages récents.

 

François Fillon a beau essayer d'attirer un électorat plus jeune, il n'y parvient pas : et, pour cause, son projet ne porte aucun enthousiasme, aucune dynamique.

 

Son projet est une longue litanie de régressions.

François Fillon a une vision rétrograde du monde : la dette qu'il met sans cesse en avant n'a servi qu'à enrichir les plus riches, à creuser les inégalités.

 

 

 

​​​​​​​


 

François Fillon, le candidat du troisième âge...
Repost 0
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:53
Giono : une magnifique évocation des forces cosmiques de la nature...

 

 


Dans son roman intitulé Regain, Jean Giono évoque le monde des paysans, il raconte la mort et la renaissance d'un village, Aubignane. 

C'est un couple qui est à l'origine de cette renaissance : Panturle et Arsule, grâce à leur amour, vont permettre ce renouveau.

Dans un extrait de ce roman, on voit les deux personnages revenir d'un grand marché d'été : ils retrouvent, après les bruits de la ville, un monde simple, harmonieux.

 

Voici l'extrait :


"Ils sont partis par la route de Saint-Martin ; ça fait raccourci.


Il y a eu d'abord un grand peuplier qui s'est mis à leur parler. Puis, ça a été le ruisseau des Sauneries qui les a accompagnés bien poliment en se frottant contre leur route, en sifflotant comme une couleuvre apprivoisée ; puis, il y a eu le vent du soir qui les a rejoints et qui a fait un bout de chemin avec eux, puis les a laissés pour de la lavande, puis il est revenu, puis il est reparti avec trois grosses abeilles. Comme ça. Et ça les a amusés.


Panturle porte le sac où sont tous les achats. Arsule, à côté de lui, fait le pas d'homme pour marcher à la cadence. Et elle rit.


Il est venu alors la nuit et c'était le moment où, sortis du bois, ils allaient glisser dans le vallon d'Aubignane ; il est venu alors la nuit, la vieille nuit qu'ils connaissent, celle qu'ils aiment, celle qui a des bras tout humides comme une laveuse, celle qui est toute brillante de poussière, celle qui porte la lune.


On entend respirer les herbes à des kilomètres loin. Ils sont chez eux.
Le silence les pétrit en une même boule de chair."
 

 

La nature apparaît, d'abord, comme une entité vivante et on perçoit, là, une conception paysanne et animiste du monde. Le procédé de personnification est abondamment utilisé : "un grand peuplier s'est mis à leur parler... un ruisseau sifflotant... on entend respirer les herbes... la nuit qui a des bras tout humides comme une laveuse..."

La nature est, aussi, associée à de nombreux verbes de mouvement : "le ruisseau des Sauneries les a accompagnés... le vent du soir les a rejoints... a fait un bout de chemin avec eux, puis il les a laissés... il est revenu, il est reparti avec trois grosses abeilles..."

En fait, au cours de cette promenade, les personnages semblent ne pas se déplacer eux-mêmes, mais c'est la nature qui est, sans cesse, en mouvement : les différents éléments du paysage défilent sous leurs yeux : "le peuplier" qui représente la terre, "le ruisseau", l'eau, le "vent du soir" ou l'air, "la nuit brillante qui porte la lune" ou le feu...

Les 4 éléments composent un tableau harmonieux et plein de vie.

Le mouvement est aussi suggéré par des propositions indépendantes juxtaposées et l'emploi récurrent de l'adverbe "puis".

Le rythme est léger, sautillant et correspond bien à celui d'une promenade. La nature humanisée apparaît comme une force vivante, mystérieuse, qui agit.

De plus, cette nature est complice des deux personnages ; amicale, elle semble connaître les deux héros de l'histoire, elle entre en contact avec eux, elle leur "parle", elle les côtoie familièrement : "le ruisseau les a accompagnés en se frottant contre leur route..."

De nombreux termes soulignent cette complicité : "accompagnés, apprivoisée, le vent les a rejoints, ils connaissent, ils aiment".

Le style très simple correspond bien aux personnages : Giono emploie le présent et le passé composé qui sont les temps du discours. Il utilise, à plusieurs reprises, le pronom familier "ça", ou encore l'expression "il y a", des mots simples : "puis, alors".

Le mot "ça" réitéré peut suggérer une sorte de force inconnue et mystérieuse présente dans la nature.

Le couple lui-même est complice : Arsule suit le rythme de Panturle, "elle fait le pas d'homme pour marcher à la cadence."

On assiste à une communion intense des personnages qui arrivent à ne faire plus qu'un seul être : "le silence les pétrit en une même boule de chair..."

Giono fait intervenir, dans cet extrait, un style poétique et lyrique.

Il a recours à des images : le ruisseau est comparé à "une couleuvre", la nuit à "une laveuse aux bras tout humides", elle "porte la lune", image d'une mère qui porte son enfant en elle.

On perçoit des répétitions, des anaphores : "Il est venu alors la nuit... il est venu alors la nuit", deux octosyllabes qui créent un rythme régulier.

Cette construction impersonnelle "il est venu" peut restituer le mystère d'une force inconnue qui régit le monde.

L'allitération de la sifflante "s" contribue à donner au texte une impression de douceur, d'harmonie, de poésie.

 

Dans cet extrait, la nature apparaît à l'image du dieu Pan comme une grande force cosmique, dotée de volonté et de vie. Bienveillante, elle permet une union harmonieuse de l'homme et de la femme, elle permet de retrouver les vraies valeurs : celles de l'amour, de la simplicité, de la complicité avec le monde...

 

 

 

 

Le texte :

"Ils sont partis par la route de Saint-Martin ; ça fait raccourci.

Il y a eu d'abord un grand peuplier qui s'est mis à leur parler. Puis, ça a été le ruisseau des Sauneries qui les a accompagnés bien poliment en se frottant contre leur route, en sifflotant comme une couleuvre apprivoisée ; puis, il y a eu le vent du soir qui les a rejoints et qui a fait un bout de chemin avec eux, puis les a laissés pour de la lavande, puis il est revenu, puis il est reparti avec trois grosses abeilles. Comme ça. Et ça les a amusés.

Panturle porte le sac où sont tous les achats. Arsule, à côté de lui, fait le pas d'homme pour marcher à la cadence. Et elle rit.

Il est venu alors la nuit et c'était le moment où, sortis du bois, ils allaient glisser dans le vallon d'Aubignane ; il est venu alors la nuit, la vieille nuit qu'ils connaissent, celle qu'ils aiment, celle qui a des bras tout humides comme une laveuse, celle qui est toute brillante de poussière, celle qui porte la lune.

On entend respirer les herbes à des kilomètres loin. Ils sont chez eux.

Le silence les pétrit en une même boule de chair."

 


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Giono : une magnifique évocation des forces cosmiques de la nature...
Repost 0
10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 07:30
Une guerre de civilisations : encore deux attentats contre des églises coptes en Egypte


 

 

 

44 morts, de nombreux blessés : deux églises coptes ont été la cible d'attentats, lors de la fête des Rameaux, ce dimanche 9 avril, en Egypte.

 

 Ces attentats à la bombe se multiplient dans ce pays : il y a quatre mois, une attaque avait fait une trentaine de morts dans une église copte du Caire. Une visite du pape François étant prévue les 28 et 29 avril en Égypte, la branche locale du groupe djihadiste État islamique a appelé à tuer des chrétiens.

 

Il s'agit d'éliminer des croyants, de cibler des victimes innocentes.

Du sang versé, des corps mutilés dans des églises, des massacres.

 

Des attentats sont perpétrés partout, avec une volonté d'atteindre la communauté chrétienne, mais aussi l'occident et ses valeurs.

Des attentats à Paris, Nice, à Berlin, à Londres, Stockholm : n'est-on pas face à une guerre de civilisations ?

 

La "civilisation" islamique de Daesh se dit "puritaine", elle combat nos musiques, nos moeurs, notre façon de vivre libérée...

Elle combat notre religion chrétienne et ses adeptes.

 

Il est temps d'en prendre conscience, de faire face à cette réalité :  l'Islam radical doit être combattu avec la plus grande fermeté sur notre sol et partout. 

 

Michel Houellebecq, dans son roman, Soumission, imagine l'avènement d'un régime islamiste en France : une mise en garde, peut-être, c'est ainsi qu'on peut l'interpréter...

Même si le narrateur se soumet et accepte d'adhérer et de se convertir à la religion musulmane, Houellebecq nous fait percevoir le sort réservé aux femmes.

Réduites à l'état d'objets de plaisir ou de servantes dociles, les femmes sont condamnées et réduites au silence, elles s'effacent de l'espace public.

Elles deviennent des ombres, cachées sous les vêtements qui les couvrent.

 

Daesh vise nos libertés, nos églises, notre mode de vie libertaire, nos arts, notre musique, tout ce qui fonde notre civilisation.

 

Le faux "puritanisme" de Daesh s'oppose à nos sociétés permissives : la liberté est, pour nous, une valeur essentielle, comme l'est l'émancipation des femmes.

 

Nous aimons l'esprit critique, une certaine liberté de ton dans les idées, nous défendons cette liberté.

 

Daesh sème la terreur et refuse toutes les autres religions : intolérance, sectarisme, refus d'admettre les différences.

 

En France, on s'en souvient, une église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen avait été investie par deux assaillants, se revendiquant de Daesh, ils avaient égorgé un prêtre de 84 ans et blessé grièvement une autre personne.

 

Ces djihadistes agissent au nom de la religion : au nom de quelle religion ?


Celle de la haine, de la fureur, de l'horreur ?

Une "religion"qui n'en plus une et qui, sous prétexte de pudeur et de pureté, commet les pires atrocités.


 

 

 

 

 

Une guerre de civilisations : encore deux attentats contre des églises coptes en Egypte
Repost 0
9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 08:37
Renaissance du printemps...

 

 

Tout se ranime, tout revit, tout s'éveille : fleurs et feuilles renaissent, exaltent les paysages... bourgeons de mauves, de roses cendrées, de blanc, de xanthe, de lumières...

 

La nature tourbillonne, s'enivre de soleil, de douceur, de chaleur : papillons, psylles, abeilles, bourdons voltigent dans l'air adouci.

 

De menus insectes tutoient les fleurs, papillons blancs ou safranés qui virevoltent, danses volubiles autour des corolles offertes.

 

Des blancheurs de papillons enluminent le vert des feuilles.

 

Des envolées d'oiseau surgissent des fourrés, le vert s'épanouit partout.

Des parfums s'envolent dans l'air chaleureux, odeurs subtiles ou prégnantes : genêts du midi, lilas enivrants....

 

Flammes des genêts mêlées à des senteurs douces comme le miel !

Couleurs, teintes variées s'emparent des paysages, formant des tableaux éblouissants : verts, rouges, xanthes, roses....

 

Des papillons vertigineux, couleurs de lys, s'étonnent de ces couleurs aux nuances infinies.

Les oiseaux animent les jardins de leurs voix lointaines, éclats de flûtes aux douceurs du printemps.

 

Le ciel s'éclaircit, se dore de clartés azurées, il se teinte de lapis-lazuli, d'un bleu lumineux et profond.

Le ciel se nimbe d'une pureté de bleu inouïe...

 

 

 

 

Photos : rosemar

Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Renaissance du printemps...
Repost 0
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 14:08
La lecture ou  le bonheur de savourer...

 

 

 

Entourés de toutes sortes d'écrans, sollicités par une multitude d' images, nous prenons de plus en plus l'habitude de "grappiller" sur internet, et nous oublions de lire et de savourer ce que nous lisons.

 

Or, la lecture nous offre cette possibilité de savourer et d'apprécier les mots, les idées d'un auteur.

 

Dans un monde qui s'accélère, le temps nous échappe et nous ne savons plus nous attarder sur un livre, tourner les pages, souligner des passages, retenir des phrases.

Nous ne prenons plus le temps de digérer et d'assimiler...

 

Seul, le livre permet cette dimension d'un temps retrouvé...

Le livre nous offre un temps de repli et de méditation.

 

Lire, c'est prendre son temps, c'est découvrir des idées, mais aussi un style qui est l'essence même d'une oeuvre littéraire...

Lire, c'est retrouver le temps Virgilien, comme l'appelle Michel Onfray, dans son ouvrage intitulé Cosmos.

Lire est une invitation à la réflexion et à l'analyse.

 

Sur internet, nous sommes attirés par toutes sortes de messages, de titres, d'images, alors que le livre nous apporte une intensité de concentration et d'attention.

Le livre suscite en lui-même des images, favorise le rêve, l'imagination, mais aussi la réflexion.

Le livre nous fait retourner vers le temps d'avant, celui où l'on savait apprécier ce temps de suspens, de méditation, loin des sollicitations extérieures.

La lecture, c'est vraiment oublier le monde pour mieux le retrouver et le savourer.

 

Bien sûr, il nous faut sélectionner des ouvrages de qualité, ne pas sombrer dans une boulimie de lectures.

 

Il nous faut retrouver le bonheur de lire une belle description...

Les gens pressés haïssent les descriptions, et pourtant, elles sont comme de merveilleux tableaux à admirer.

Elles sont un instant de poésie sur lequel il faut s'arrêter et s'émerveiller.

" Les fleurs sont des sexes avec des lèvres de velours, des chairs finement pliées, des ventres de fourrures végétales qui contribuent aux langages silencieux de tous les éléments de la nature....", écrit Michel Onfray.

Une magnifique description qui donne corps aux fleurs, qui nous fait percevoir toute leur beauté et leur mystère...

 

Notre temps est obnubilé par les informations qui défilent : nous oublions de comprendre, d'analyser. Nous sommes emportés dans un tourbillon incessant.

Il nous faut revenir au livre qui retient notre attention et nous permet une véritable réflexion sur le monde.

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La lecture ou  le bonheur de savourer...
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/