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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 16:02

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Les caleçons ou leggings colorés, imprimés sont, de nouveau, à la mode : caleçons blancs, aux imprimés de roses noires, caleçons gris piquetés de blancs, caleçons fleuris...

 

Ils font la jambe allurée, ils épousent les formes et sont pratiques, en hiver.

 

Le caleçon, c'est l'inverse de la burqa : il ne flotte pas, il épouse le corps, il se fait aussi discret que possible, tout en suggérant les formes.

 

Comme le fait une chaussette pour le pied, le caleçon moule l'ensemble de la jambe, en montre le galbe, la finesse.

Il couvre, ainsi, la jambe, tout en la révélant !


Il peut être uni ou bariolé... pratique, il est aussi élégant et peut être raffiné dans les motifs : étoiles, fleurs, graphismes...

 

Le caleçon peut être léger, pour l'automne, le printemps... plus épais en hiver. Il s'adapte à toutes les saisons...

 

Tenue moderne, il fait des jambes fines sous un ample manteau, ou sous un anorak.

 

Bien que la forme soit toujours la même, la diversité des motifs et des couleurs crée une infinité de possibilités.

 

Certains caleçons ont une allure sportive, d'autres plus sophistiqués, signent des tenues de fête...

 

J'aime les caleçons, leur variété, et après les avoir oubliés, la mode les redécouvre enfin !

 

Mieux vaut toutefois, choisir des caleçons décorés de motifs discrets, mieux vaut éviter les caleçons trop chamarrés de couleurs criardes...

 

Un caleçon bleu ou noir, basique, permet de l'assortir à toutes sortes de chemisiers, caracos.

 

Peu cher, ce vêtement est accessible à tous les budgets, on en trouve de toutes sortes et de tous prix, dans les magasins et les boutiques.

 

Le caleçon revient en force ! Adoptons-le, car il offre un modernisme, des assortiments de couleurs, de motifs...

 

Il éclaire l'automne et l'hiver de ses motifs colorés, il éblouit les regards, suggère plus qu'il ne montre.

 

 

 

http://youtu.be/tUlieS8PAcE

 

 

 

 

 

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:08

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Chanson sur la pluie, chanson d'amour et d'attente, ce texte intitulé Il pleut sur la route, écrit par Chamfleury, sur une musique de Henry Himmel, oscille entre tristesse du paysage et espoir.

 

La chanson s'ouvre sur l'évocation de l'orage, qui envahit le paysage : l'amoureux guette, en vain, tous les bruits et semble perdre espoir... le ciel lui-même se couvre de boue : on assiste à une sorte de renversement, le ciel et la terre semblent se confondre dans une même couleur...

 

Mais, malgré ce ciel d'orage, l'amoureux est, toujours, dans l'attente de sa bien aimée : l'amour s'oppose au décor rempli de tristesse qui vient d'être dépeint : "l'amour se rit de tout"...

 

Beau contraste d'atmosphère ! L'amour transforme le jour le plus sombre en une espérance démesurée.

Le moment du rendez-vous est évoqué : "ce soir"... il est donc imminent, et suscite l'espoir, associé au verbe "chanter", plein de gaîté.

 

Le refrain insiste sur la pluie qui inonde la route et qui conduit vers la jeune femme : le personnage, attentif à tous les sons, semble entendre des bruits de pas.

Le décor obscur, le silence, les frissons restituent une inquiétude qui se traduit, aussi, par une interro-négative : "ne viendrais-tu pas ?" L'emploi du conditionnel souligne bien les incertitudes de l'amoureux...

 

On entend, ainsi, directement la voix du personnage, qui semble d'autant plus proche de nous. On suit son cheminement, on vit son attente, ses espoirs, ses doutes.

 

L'espoir renaît dans la strophe suivante, avec l'emploi du futur qui marque une certitude : "tu viendras quand même"

 

Mais le refrain vient briser à nouveau cet élan, avec la phrase répétée : "Ne viendrais-tu pas ?"

 

Le coeur qui bat transcrit l'émotion de l'amoureux à la fin de la chanson.

La musique, sur un air de tango, s'adapte parfaitement à ce mélange de bonheur et de doute.

 

On est sensible, aussi, au petit grésillement rétro de l'enregistrement qui contribue au charme de la mélodie : c'est comme si l'on entendait une forme d'émotion, de sensibilité : ce grésillement souligne même des embûches, des difficultés, des tourments...

 

Cette chanson, dans sa simplicité, ses effets de contrastes, l'alternance entre espoir et désarroi restitue bien tous les tourments de l'amour, ses incertitudes...

 

 

 

 

http://youtu.be/Nsgjk6kSmUk

 

http://youtu.be/uBgxbIKKr-o

 

 

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 16:53

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On célèbre ce jour, la fin de la première guerre mondiale, une guerre terrible, atroce qui a vu, pour la première fois, l'utilisation d'armes chimiques... une boucherie qui a envoyé des hommes jeunes ou moins jeunes en enfer, une guerre qu'on croyait être la dernière et qui s'est perpétuée 30 ans plus tard, dans une autre guerre, aussi abominable dans l'horreur, la démesure, la barbarie...

 

La guerre : ne voit-on pas que ce seul mot retentit de sonorités effrayantes et atroces ?

 

Alors que le monde a connu, au XXème siècle, deux guerres successives, le monstre de la guerre renaît, sans cesse, un peu partout, sur la planète : guerres en Syrie, en Palestine, en Ukraine, en Afrique.

 

Comme l'hydre de Lerne, les guerres se multiplient, et continuent à tuer, à mutiler des milliers d'êtres humains.

Sur ce terreau infâme, l'industrie des armes prospère, elle enrichit les plus riches et détruit les plus humbles.

 

La guerre s'est, d'ailleurs, caché, souvent, sous des apparences trompeuses : héroïsme, enthousiasme, musiques et chants guerriers.

 

Mais, la guerre dénoncée, maintes fois, par Rabelais, Voltaire, Céline, Brassens existe toujours, comme si cette plaie ne pouvait être, enfin, éradiquée de notre monde.

 

L'homme, toujours motivé par la barbarie et l'appât du gain n'a donc pas évolué : on a vu cette barbarie s'exercer en Palestine contre des enfants, des innocents fauchés par la guerre, on a vu des otages mourir sous le couteau de fanatiques, on a vu des femmes et des enfants, encore anéantis par la guerre, en Syrie.

 

Partout, l'horreur, l'injustice, les mutilations, la mort... Partout, la soif de sang, de victimes, de vengeances.

 

L'homme n'est-il pas un animal terrible, lui qui se livre à ces massacres sans fin ?

L'homme n'est-il pas responsable et coupable du pire : les horreurs de la guerre ?

Les progrès technologiques humains sont considérables, grâce à de nombreuses découvertes, dans de nombreux domaines, mais l'homme reste toujours dans l'ignominie de la guerre.

Non, l'humanité n'a pas évolué : elle reste l'image de la barbarie, des meurtres sans fin, des tueries inutiles.

 

Non, l'être humain n'a pas changé : il reste empêtré dans cette fange qui le tue et le paralyse, cette marque d'infamie qui fait de lui le plus cruel des animaux.

 

La guerre est la pire des infamies : nos parents, nos grands-parents ont connu la guerre, ont affronté les alarmes, les peurs, la mort, la détresse, le désarroi, toutes les misères inhérentes à la guerre... 

Et, au fond, cette violence perdure, partout, dans les rapports sociaux, dans le travail, sur internet, même, où certains se livrent, parfois, à des insultes...

 

L'homme, dans son désir de domination, de conquêtes, perd sa propre humanité.

La guerre est la plus grande des défaites de l'homme : elle détruit tout sur son passage : humanisme, générosité, pardon, tolérance, humanité...

 

http://0z.fr/1EYgU

 

 

 

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 17:52

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"Un vieux turc, homme, à ce qu'il paraissait, de grande considération, me tira de ces réflexions, pour me prouver, d'une manière encore plus sensible, que j'étais loin de mon pays... Le Tartare, entouré de ses domestiques, les uns à genoux, les autres debout, ôta son turban ; il se mira dans un morceau de glace brisée, peigna sa barbe, frisa sa moustache, se frotta les joues pour les animer. Après avoir fait ainsi sa toilette, il partit en traînant majestueusement ses babouches, et en me jetant un regard dédaigneux."

 

C'est ainsi que Chateaubriand "croque" un personnage oriental, dans un de ses plus célèbres ouvrages, un journal de voyage, intitulé Itinéraire de Paris à Jérusalem.

 

La babouche, joli nom oriental nous emmène en Perse : le mot évoque un certain luxe, une nonchalance toute orientale, un bonheur de rester chez soi, en babouches...

Ce mot turc issu du persan "پاپوش papusch" composé de deux termes, "پا, pa, le pied" et "پوشیدن pushidan, couvrir", suggère une protection, un réconfort.

 

Quelle volupté dans ce mot ! Avec sa labiale "b" réitérée, sa chuintante finale, la babouche nous entraîne dans un monde de confort, de paresse, d'oisiveté.

On se laisse aller au rythme oriental, à une douceur de vivre, une envie de profiter de l'instant présent...

 

On se laisse bercer par des mouvements de palmes apaisantes, on voit l'orient et ses splendeurs : des palais, des sérails, des fontaines bruissantes...

 

Ce mot nous fait rêver, nous fait toucher du cuir, des tissus somptueux, des brocards, des motifs d'arabesques, des guillochis, des ornements aux teintes harmonieuses.

 

Ce mot nous séduit par des sonorités à la fois familières et lointaines : ce terme exotique venu du Persan semble avoir, aussi, des airs connus...

Mieux que la pantoufle, la babouche contient, pourtant, une part de mystère : elle peut faire une démarche majestueuse, sa forme allongée séduit, signe une forme d'élégance, de légèreté.

 

J'aime ce mot, venu d'ailleurs, aux sonorités sensuelles, aux éclats de consonnes, à la voyelle "ou" qui lui donne une certaine langueur.

 

Avec la babouche, on voyage vers l'orient, vers un monde étrange, mystérieux, exotique et différent : brises légères, dattiers, palmes, barcanes, doux noms de lumières...

Images de palais orientaux, baldaquins, moucharabieh, harems secrets, vêtements soyeux, sequins, parfums orientaux... Tapis aux motifs chaleureux, miniatures, aux couleurs de lapis-lazuli, impressions de soies transparentes, fiasques aux formes aériennes, darboukas, sagattes, musiques ondoyantes...

 

Somptueux paysages d'orient : déserts, caravansérails, océan de dunes aux teintes d'or, lunes orientales...

 

La babouche nous donne l'impression de déambuler, majestueusement, dans quelque salle d'un palais d'orient.

Faste, volupté, une certaine indolence... la babouche nous séduit, et nous donne envie de l'adopter...

 

 

 

http://youtu.be/AEwBy6Y8Wug

 

http://youtu.be/Pwri2NKtHB8

 

http://youtu.be/1qTaNSpYGqA

 

 

 

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:00

 

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L'actualité littéraire fait place, de plus en plus, à un grand déballage, notamment, dans le monde politique : désir de vengeance, impudeur, plaisir de nuire...

 

On songe, d'abord, au livre de Valérie Trierweiler, grand succès de librairie, présenté par l'auteur, elle-même, comme une "histoire universelle, que beaucoup de gens ont pu connaître"... et Valérie Trierweiler de rajouter :"Chacun peut s'y retrouver, je crois"...

Voilà une histoire intime et personnelle, élevée au rang d'oeuvre universelle ! 

Dans cet ouvrage, on perçoit plus un désir de vengeance d'une femme trompée et délaissée qu'une oeuvre littéraire !

 

Delphine Batho ou Cécile Duflot ne sont pas en reste, non plus : les deux anciennes ministres de François Hollande se sont, aussi, livrées à des confidences, l'une dans un ouvrage intitulé " Insoumise ", l'autre, dans un témoignage au titre révélateur : "De l'intérieur. Voyage au pays de la désillusion ". Minute par minute, Delphine Batho raconte son limogeage du gouvernement...

 

L'ancienne ministre du Logement, Cécile Duflot dit, aussi, tout et n'épargne, surtout pas, le chef de l'Etat. " A force d'avoir voulu être le président de tous, il n'a su être le président de personne ", écrit-elle, en se défendant de tout esprit vengeur.

 

L'ancien conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle, a révélé, lui aussi, qu'il préparait un livre. "Et ça va saigner", prévient celui qui a été congédié de son poste.

 

On est, au fond, médusé par toutes ces "confessions", en forme de revanche : comme si le pouvoir détenu par ces personnalités leur donnait le droit d'étaler au grand jour les affaires de la République...

 

On perçoit, là, une forme d'impudeur, une envie irrépressible de se justifier et de se venger...

 

Piètres exemples donnés par ces gens de pouvoir et d'influence !

On entrevoit, même, une sorte de fierté vengeresse, quand Valérie Trierweiler, en personne, annonce la sortie de son livre !

"Une histoire universelle", ose-t-elle dire ! Mais, si son compagnon n'avait pas été président de la République, ce livre serait, forcément, passé inaperçu !

 

Tous ces privilégiés de la République qui crachent dans la soupe ! C'est assez peu "ragoûtant" !

La pudeur, la réserve ne semblent plus à l'ordre du jour : tout cela est passé de mode ! Sur les réseaux sociaux, aussi, l'impudeur est souvent la règle : publications de photos plus ou moins personnelles, étalage de la vie privée.

 

C'est comme si chacun voulait accéder à une part de célébrité, de notoriété, de reconnaissance !

 

Mais se livrer ainsi, n'est-ce pas faire preuve d'une forme de bêtise et d'inconscience ?? L'intimité de chacun doit être préservé et notre époque nous incite à ce grand déballage, avec le phénomène de la médiatisation, les émissions de télé-réalité, par exemple...

 

Le désir pur et simple de vengeance ne répond-il pas, aussi,  à un instinct très primaire, souvent irréfléchi, absurde ?

 

Dernières révélations faites, cette fois, par des journalistes qui ont écrit un ouvrage intitulé Sarko m'a tuer : François Fillon aurait exercé des pressions auprès du secrétaire général de l'Elysée, pour accélérer les procédures judiciaires en cours contre Nicolas Sarkozy... C'est le secrétaire général Jean Pierre Jouyet qui a, lui-même, dévoilé ces pressions aux journalistes du Monde : après avoir démenti , dans un premier temps, les dires de ces éditorialistes, Jean Pierre Jouyet a reconnu être à l'origine de ces révélations... Ce revirement montre, une fois de plus, le peu de crédibilité des responsables politiques.

 

Ainsi, la politique semble, hélas, désormais, se réduire à des rivalités, à des conflits de personnalités : on perçoit une avidité, une soif de pouvoirs, très éloignées des préoccupations des français...

 

http://youtu.be/u5i4-jMLoXg

 

 

 

 

 

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 17:09

 

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Feuilles brûlées, roussies, dorées de xanthe, chrysanlines de l'automne, marbrures d'ocres et de bruns, coulées et ruisseaux de flamboyance !

 

Les marronniers pleurent l'automne, ses splendeurs, sa douceur et sa détresse...

 

Des cascades de feuilles ruissellent sur l'azur, le bleu et le roux se mêlent dans des tableaux pleins de transparences.

 

Les feuilles se créponnent, se parent de teintes variées : vert, ocre, brun-brûlé, lumières de feux !

 

Meurtries, elles font voir, sur le sol, leurs blessures...  coulées de lave, trouées de larmes.

 

Bruit sec des feuilles sous les pas, murmures et déchirures de l'automne !

 

L'automne crie, retentit de mille éclats, les branches sombres, noires s'éclairent de fulgurances dorées, d'enluminures, de glacis de lumières...

 

Les feuilles découpées, élégantes se replient sur elles-mêmes, elles se craquellent, se fendent douloureusement.

 

Elles montrent leurs derniers éclats, leurs couleurs mordorées, des vagues nuancées, des embruns.

 

De grands panaches s'épanouissent sur les arbres, formant des résilles somptueuses, des réseaux d'entrelacs de feuilles.

 

D'immenses bouquets, couleurs de rouilles, fleurissent, s'épanchent, jaillissent sur le ciel, formant des toiles insensées de flammes...

 

Les flammèches de l'automne aux teintes brûlées, des fleurs, des efflorescences de roux et d'ocres flamboyants traversent l'azur !

 

http://youtu.be/0MYzkBiJn5Y

http://youtu.be/hOA-2hl1Vbc

 

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 17:06

 

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Cette chanson, composée par Julien Clerc, écrite par Luc Plamondon, nous emporte dans un rythme endiablé, celui du rock qui a séduit toute une génération...

 

Le texte, écrit à la première personne, évoque un amateur de rock, un coeur de rocker, depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte : dans le premier couplet, on voit un "enfant de choeur", qui apprécie les musiques de son époque... tel un vrai rocker rebelle, il refuse l'école et préfère vivre pour ses "idoles"... On croit revivre toute une époque, celle où les jeunes gens étaient fascinés par "des idoles"... d'autant qu'on entend ce cri de ralliement des rockers : "yéyéyé !"

 

Puis, vient l'évocation de l'adolescence : modernité et rock obligent, des termes anglais sont utilisés, pour rendre compte de cette période : "teenager, outsider"... Le rocker, épris de liberté, veut fuir l'univers familial, voler de ses propres ailes, et il le fait...

 

On perçoit un être épris de liberté : c'est bien ce que représente cette musique rock, caractérisée par sa vivacité, une forme de folie.

 

Les parents de l'adolescent sont mis en scène : le père qui cherche à protéger son fils et qui, à cours d'argument, lui reproche de risquer de "faire mourir sa mère"...

La mère, à qui le jeune homme n'ose pas dire toute sa tendresse et son amour.

 

Le refrain montre bien, au fond, toute la pudeur de ce coeur de rocker, un être sensible, mais qui refuse de le montrer. "Avec mon coeur de rocker /J'ai jamais su dire je t'aime /Oui mais maman j' t' aimais quand même / Comme personne ne t'a jamais aimé."

 

L'âge adulte, l'amour montrent, encore, un être attaché à la liberté, puisque le personnage n'est pas très fidèle, bien que totalement amoureux de la fille qui l'a quitté.

 

Le texte est plein de vie : comme on entendait les paroles du père, dans un discours direct, on entend celles de la jeune fille : "tu vas finir ta vie tout seul" affirme-t-elle.

 

Le refrain revient, avec une variante, le nom "maman' étant remplacé par le mot "baby", encore un terme anglais, bien dans la mouvance du rock.

 

On sent, dans ce coeur de rocker, malgré sa volonté d'indépendance, toute la tendresse du monde, avec une déclaration d'amour appuyée, d'abord à la mère, puis à l'amante...
 
Le refrain fait, d'ailleurs, intervenir, à plusieurs reprises, les gutturales "r" et "k" qui traduisent une certaine âpreté et  la labiale "m" qui restitue la tendresse, l'affectivité de ce rocker.
 
Cette chanson, à la mélodie entraînante, au texte plein de sensibilité et d'émotion cachée, reflète, aussi, parfaitement l'univers du rock : liberté, envie de vivre intensément, attendrissement.
Le choeur, scandé par le rythme d'une batterie, reprend, avec entrain, le refrain, pour souligner les paroles et le titre même de la chanson...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
coeur libre



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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 19:33

 

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On est surpris, en entendant ces propos, émis par l'entraîneur de l'équipe de football de Bordeaux, des propos peu nuancés tenus devant des caméras, lors d'une interview...

 

Willy Sagnol affirme : "Tant que je resterai entraîneur du club, il y aura beaucoup moins de joueurs africains qui rejoindront l'équipe des Girondins de Bordeaux... l'avantage du joueur typique africain, c'est qu'il est pas cher, puissant, prêt au combat... Mais le foot, c'est pas que ça, il faut aussi de la technique, de l'intelligence, de la discipline il faut de tout, il faut des nordiques, aussi, j'aime bien les nordiques, une bonne mentalité..."

 

On le voit : opposer, ainsi, les africains aux nordiques, dans un discours assez simpliste et réducteur conduit forcément à opposer des mentalités qui semblent totalement différentes, à nier l'intelligence de certaines ethnies...

 

D'n côté, la force, de l'autre, l'intelligence et la subtilité : ce manichéisme a de quoi surprendre, pour quelqu'un qui s'exprime devant des caméras.

 

Le propos lui-même est-il nuancé et intelligent ? S'agit-il d'une maladresse ?

En tout cas, le simple fait d'évoquer un joueur typique africain paraît, pour le moins, incongru : comme s'il existait un archétype africain immuable.

 

Comme si les nordiques étaient, eux, l'archétype de l'intelligence !

L'opposition qui est faite ici a pu choquer et surprendre : si le foot fait appel à une certaine intelligence dans le jeu, un entraîneur ne devrait pas, ainsi, opposer, de manière caricaturale, des "types de joueurs".

 

Ce genre de raisonnement paraît, pour le moins, inadapté pour une autorité responsable d'une équipe de football.

 

C'est donner, là, une piètre image de ce sport : chaque personnalité, quelle que soit sa couleur de peau, possède différentes qualités et différents défauts.

De telles affirmations à caractère généralisant peuvent être considérées comme stigmatisantes et indignes.

 

Alors que des relents de racisme continuent à polluer nos sociétés,(on l'a vu avec les injures adressées à Christiane Taubira), il est regrettable qu'un entraîneur sportif apporte une sorte de caution à des idées tendancieuses.

Si certaines instances du football se croient autorisées à diffuser des propos ambigus, peu nuancés, c'est, pour le moins, regrettable.

 

Le football génère, déjà, tant de violences, d'intolérances dans les stades que l'on est en droit d'attendre, des instances sportives elles-mêmes, des preuves de respect, de tolérance.

 

Certains soutiennent que les déclarations de cet entraîneur ne sont ni racistes, ni choquantes : pourtant, les propos tenus sont nettement discriminants...

 

Le racisme, les préjugés sont encore vivaces dans nos sociétés : il faut veiller à ne pas ranimer ces vieux démons si prompts à se réveiller... De tels clichés sont de nature à créer des regains d'intolérance et ne devraient pas être véhiculés par des autorités.

 

 

 

http://youtu.be/crWL5xy-tv0

 

 

 

 

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 16:58
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"O poètes sacrés, échevelés, sublimes, 
Allez, et répandez vos âmes sur les cimes, 
Sur les sommets de neige en butte aux aquilons, 
Sur les déserts pieux où l'esprit se recueille, 
Sur les bois que l'automne emporte feuille à feuille, 
Sur les lacs endormis dans l'ombre des vallons !
 
Partout où la nature est gracieuse et belle, 
Où l'herbe s'épaissit pour le troupeau qui bêle, 
Où le chevreau lascif mord le cytise en fleurs, 
Où chante un pâtre assis sous une antique arcade, 
Où la brise du soir fouette avec la cascade 
Le rocher tout en pleurs..."
 
C'est ainsi que Victor Hugo célèbre les poètes et la poésie, dans un texte intitulé Pan, extrait du recueil, Les feuilles d'automne... Une des fonctions du poète n'est-elle pas de magnifier la nature et ses nombreux attraits ? Bois, rochers, lacs, arbres, cytises...
 
Le cytise ! Douces sonorités et doux murmure de ce mot ! Eclats de voyelles ! Arbre de lumière !
Le cytise associé à la lumière du midi, au mistral, aux arbres du sud !
 
Arbre mystérieux, tout de même, avec sa graphie "y" qui intrigue...
 
Mot venu du grec, κύτισος, "kutisos", le cytise fait miroiter ses sifflantes sourde et sonore, sa voyelle "i" dupliquée, sous deux formes distinctes...

 Le cytise, aux douces sonorités de sifflantes, de dentale "t", à la voyelle redoublée "i" assez aiguë, évoque bien les paysages du sud, faits de douceur et de rudesse, à la fois.
 
Les sons voyelles"i" crient les violences du midi, le mistral impétueux qui emporte tout, sur son passage... Les sifflantes peuvent évoquer les splendeurs méditerranéennes, la douceur du climat, au printemps, à l'automne commençant.
 
Mot du sud, le cytise, arbre flamboyant de lumières, répand des grappes éblouissantes de fleurs, attire tous les regards, embaume les paysages.
 
Genêts, cytises, lauriers, figuiers, pins, oliviers, arbres du sud, aux sonorités familières !
 
Doux murmures du nom des arbres !
 
Senteurs de genêts douces comme le miel, senteurs de pins ambrées !
 
Le cytise, cher à Giono, illumine les collines de ses éclats dorés, de ses embruns de xanthe...
 
Le cytise, mot venu du grec ancien, nous emporte vers ces temps lointains et mythiques où des nymphes peuplaient et habitaient les arbres...
 
La plupart des noms d'arbres sont féminins, en grec et en latin : on supposait, en ces temps anciens, que des divinités féminines y étaient cachées.
 
C'est aussi le cas, pour ce mot venu du grec ancien , kutisos : ce nom, de genre féminin, nous fait songer à ces dryades et hamadryades, à ces nymphes des bois aux noms magiques : alséides, méliades, hyléores, sycés...
 
Le cytise, aux douces sonorités féminines, habitée par une nymphe des bois nous fait rêver à ce monde d'autrefois, où la pensée magique voyait, en tout arbre, un être divin et sacré à préserver...
 
Le cytise en fleurs, en robe de xanthe, nous emporte vers un univers mythique et mystérieux, celui de l'Odyssée d'Homère, celui de ces arbres divins vénérés par les anciens.
Le poème de Hugo, Pan :
 
 
 
 
 
 
 
 
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Photos : Jean Pol GRANDMONT / Andrew Dunn





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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 17:51

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Les temples de la consommation se renouvellent, sans cesse : nouvelles boutiques, nouveaux lieux voués à la consommation de masse, magasins où le bon marché côtoie l'absence de qualité...

 

Les espaces s'agrandissent : escalators géants, toilettes spacieuses à la pointe de la modernité, robinets lumineux, dont il suffit de toucher le faisceau pour voir l'eau s'écouler, grands miroirs, lumières éblouissantes.

 

En une année, ces espaces se modifient considérablement : certaines enseignes disparaissent, d'autres voient le jour...

 

Tout devient gigantesque et monumental : l'homme finit par se perdre, dans ces espaces.

 

Les magasins de plus en plus impersonnels, bombardés de lumière avec d'immenses miroirs perdent de leur intimité.

La lumière criarde, les espaces agrandis donnent l'impression d'un univers de plus en plus artificiel.

 

Certaines boutiques de prêt à porter s'attachent à vendre des produits clinquants dont la qualité est ordinaire, voire douteuse : paillettes, brillants sont à la mode...

Tout est fait, pour attirer le regard... tout est fait, pour évoluer très vite.

 

Les gens sont, comme happés, par ces lieux : pourtant, leur gigantisme en devient effrayant, tout est démesuré, excessif, de quoi emporter le client dans un tourbillon de tentations diverses.

 

Commerces, restaurants sont destinés à faire en sorte que les clients passent de plus en plus de temps, dans ces centres.

Partout, sont installés des fauteuils confortables, afin de retenir les consommateurs : on peut passer une journée complète dans un centre commercial, faire ses courses, se restaurer, se détendre, si tant est que cela soit possible, dans le bruit et le vacarme qui envahissent ces espaces...

 

La démesure de ces lieux est inquiétante, troublante, même : on s'y sent mal à l'aise, dans un univers de plus en plus factice.

 

Le nombre de boutiques, leur variété se multiplient, et certaines vendeuses semblent attendre éternellement et désespérément des clients, alors que d'autres magasins regorgent d'une clientèle avide de produits bon marché.

 

Les centres commerciaux n'ont plus, parfois, de dimensions humaines : tout est dans l'excès, lumières, musique, espaces où l'on se perd.

 

Comment ne pas voir que ces centres risquent de rebuter la clientèle ? Tant de démesure dérange, et certains commerçants risquent de ne pas y trouver leurs comptes...

 

Cette course effrénée vers le gigantisme s'accélère : chaque année, les hypermarchés gagnent du terrain, dans la périphérie des villes, empiétant, inexorablement, sur les espaces, encore préservés, dédiés à la nature...

 

 

 

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