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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 18:58

journal, Gabriel van Dievoet, projet page LE JOURNAL

Le journal citoyen Agoravox se modernise et adopte une nouvelle présentation... enfin, quand je dis qu'il se modernise, et tente une évolution, c'est une façon de parler, car la nouvelle édition est assez désastreuse...


Les articles se présentent, dorénavant, en file indienne, les uns au dessus des autres, dans une longue colonne, la date de parution n'apparaît plus, en bas de l'article, tant qu'on ne l'a pas ouvert...

 

Les différents étages du journal ont disparu : c'est une présentation uniforme et monotone, sans attraits...

 

Jusqu'alors, on pouvait visualiser différents titres et débuts d'articles, en même temps, car ils étaient placés l'un à côté de l'autre, avec un classement en fonction de l'audience.

 

Vive la modernité !

 

Apparemment, ni les lecteurs, ni les rédacteurs n'ont été prévenus de ces changements : on ne leur a même pas demandé leur avis !

 

L'édition précédente figure en bas de journal, ce qui alourdit encore, un peu plus, la présentation en colonne uniforme...

 

Pourquoi ces modifications qui vont dans le sens d'une uniformité ?

 

Beaucoup de sites connaissent, ainsi, des évolutions : c'est, aussi, le cas d'overblog, dont les nouveaux blogs présentent de nombreux inconvénients : difficulté pour intégrer des photos dans un article, commentaires qui peuvent se décrocher, pagination parfois compliquée...

 

La modernité, à tout prix, nous entraîne vers des dérives et des régressions : ainsi, le nouveau système internet Windows 8 pose des problèmes à de nombreux utilisateurs, un système si innovant qu'il en devient trop complexe...

 

Avec sa nouvelle présentation, le journal Agoravox, s'aligne sur d'autres publications et perd une forme d'originalité : c'est dommage !

 

Les articles publiés sont moins nombreux, moins mis en valeur avec la présentation sous forme de colonne : quel est l'intérêt d'uniformiser ainsi les journaux ?

La standardisation semble gagner du terrain et s'imposer un peu partout...

Un journal citoyen devrait, pourtant, se démarquer du reste de la presse et refuser le conformisme...

 

Il faut craindre pour l'audience de ce journal qui risque, encore, de perdre des lecteurs, devant le peu d'attractivité de la présentation...

 

On peut remarquer que toutes ces évolutions nous sont, le plus souvent, imposées : on ne trouve plus, désormais, dans les magasins, que des ordinateurs équipés du système windows 8... On n'a pas demandé aux lecteurs et aux rédacteurs d'agoravox leur avis : ils ont, soudain, découvert, une présentation différente de leur journal...

 

Nous sommes, donc, contraints d'accepter tous ces changements, même si nous n'y adhérons pas : nous vivons dans une société où nous sommes assujettis à des évolutions permanentes qui ne sont pas forcément des progrès...

 

 

Journal amusant n1



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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 17:16

twist.jpg

 

Une photo prise sur la terrasse de la maison de notre enfance...

Mon frère et moi, nous dansons le twist...

 

Petite robe légère de couleur claire, serrée à la taille, le bras tendu vers l'avant, je donne l'impression de suivre le rythme de la musique, mon frère, en short et tricot rayé, fait de même, les bras balancés, les jambes légèrement pliées.

 

En regardant cette photo en noir et blanc, on entend, aussitôt, l'air chaloupé de la musique, on revit une époque, un autre temps, celui d'une certaine envie de liberté.

 

Le soleil projette l'ombre de mon frère sur le sol, et on perçoit le mouvement du bras vers l'avant.

 

C'est l'été, et nous savourons le bonheur d'une danse improvisée, mais nous posons visiblement pour la photo...

 

Concentrés, le visage penché, nous vibrons au rythme de la musique.... Nous twistons à l'unisson, dans une harmonie de gestes.

 

C'est le temps de l'insouciance, de la liberté, du bonheur des vacances... Le décor de la terrasse est ancien, le mur lézardé, le volet en bois entrouvert laisse voir sa vétusté.

 

Nous sommes devant l'entrée de la maison, on voit les lanières du rideau en plastique qui ornent la porte.

 

Nos visages sont cachés et nous donnons vraiment l'impression d'être concentrés sur la danse et la musique...

 

Bel instant de détente et d'harmonie ! Nos gestes sont semblables, l'attitude est la même, ainsi que la posture du corps.

 

La silhouette noire de mon frère, ombre portée sur le sol est comme stylisée, sorte d'ombre chinoise qui symbolise bien le twist...

 

On vit la musique, l'instant présent.

Avec cette photo, toute une époque ressurgit... Le twist, c'était une certaine émancipation dans les mouvements, une jeunesse qui se délivrait du carcan des contraintes, un déchaînement de gestes parfois, une joie débordante... une façon de conquérir le monde...

 

C'était aussi une danse accessible à tous : tout le monde pouvait danser le twist, sans même l'avoir appris... simplicité, rythme endiablé, liberté, audace, tout favorisait le succès de cette danse.

 

Une absence de contraintes étonnante, le bonheur de bouger, gesticuler avec aisance...

Toute une époque !

 

C'était une envie de se libérer qui était, sans nul doute, bénéfique dans une société trop sclérosée, régie par des règles trop contraignantes...

Le fait est que la libération s'est poursuivie et a atteint parfois ses limites dans le monde actuel.

 

Le twist a marqué une époque, une génération, il reste comme une étape essentielle dans le déroulement du temps.

 

Et cette photo reste, bien qu'elle soit figée, comme un instantané de vie, de mouvements, de liberté, de bonheur...

 

http://youtu.be/KxQZQ86jJHg

 

http://youtu.be/BqvUkmnDVkM

 

http://youtu.be/eZkC9KC_QwQ

 

 

 

 

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Photo1349

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 14:24

brésil-copie-1
 

Le Brésil vient de subir une dernière défaite, lors de cette coupe du Monde 2014 : face aux Pays-Bas, l'équipe du Brésil a montré ses faiblesses, "une défense en perdition, une attaque stérile", disent les commentateurs...

 

Après avoir été battu à plate couture par des Allemands triomphants, le Brésil, patrie du football connaît, encore, une amère défaite.


Mais, l'essentiel, dans le sport, n'est-il pas de participer ? Les échecs peuvent permettre de se corriger, de progresser, de renaître, après un bilan, une analyse de la situation.

 

La défaite la plus terrible n'est pas celle d'une équipe de football... au Brésil, la défaite, c'est la situation de nombre de gens qui est précaire... la défaite, c'est la corruption qui règne un peu partout, ainsi que l'insécurité.

 

La classe politique est, elle-même, corrompue : l'organisation de la coupe du monde a connu de graves problèmes : des ouvriers sont morts dans la construction des stades, des gens modestes ont, même, été expulsés de leur logement, tout cela en l'honneur de la coupe du monde.

 

La plus grande défaite du Brésil est dans ce constat : le mépris du peuple, les difficultés qu'ont vécues les Brésiliens, les manifestations qui ont été étouffées par le pouvoir politique en place.

 

Après cette coupe du monde, le réveil va être difficile pour les Brésiliens qui souffrent : après la fête, et les larmes, les vraies raisons de pleurer risquent de réapparaître bien douloureusement.

 

Un certain nombre de Brésiliens, eux-mêmes, souhaitaient la défaite de leur équipe de football, car, en cas de victoire, le pouvoir en place aurait, alors, pu bénéficier de ce tremplin, pour remporter les prochaines élections.

 

La politique et le football font, désormais, bon ménage : une victoire, lors d'une coupe du monde, peut, même, redorer le blason d'un gouvernement en perdition !

 

Le Brésil a perdu ? Mais il a, surtout, perdu  ses espoirs de renaissance : le monde politique l'a trahi : la plus grande défaite du Brésil, c'est la misère, ce sont les bidonvilles, les souffrances d'un peuple, qu'on est, même, prêt à sacrifier pour une coupe du monde...

 

La facture de cette coupe du monde est lourde : près de 8 miliards d'euros dépensés alors que les hôpitaux, les écoles souffrent, dans ce pays, de carences inadmissibles. L'organisation de ce Mondial de foot s'est faite sans l'aval des populations, à la "hussarde"...

 

Après la folie et l'hystérie de ce Mondial, que restera-t-il aux Brésiliens ? Des infrastructures démesurées, vides de sens, des stades colossaux désertés....

 

Que leur restera t-il encore ? Des favelas qui se multiplient, qui accroissent la misère des peuples...

 

Quand la "fête" sera finie, elle aura un goût et des relents d'amertume : les Brésiliens auront subi, là, leur ultime défaite...

 

 

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 17:35

 

amorgos-5


Barcanes ondoyantes, plis soyeux sur les enluminures de sable, écumes de la mer... Une mouette s'est posée sur le sable doré, couleurs de lumières et de nuit.

 

Impassible, elle hume la couleur du sable, elle respire l'air marin, le goûte, s'en imprègne.

 

Veloutines duveteuses, aux tons scintillants...

Eclairs de blancs sur le sable blanc, elle attire tous les regards, statue presque immobile, aux plumes d'azur.

 

Elle observe la mer, le paysage marin, la réverbération du sable et des flots... Elle s'est posée, lentement, sur la plage irradiée de lumières, après avoir rasé les flots.

 

Image de sérénité, de calme, d'harmonie, soudain arrivée sur la terre des hommes.

Image de bonheur aux teintes éblouissantes... Image d'insouciance tranquille posée sur le sable.

 

Mouvements légers de tête, tournoiement, la mouette se repaît du spectacle de la mer.

 

Flux et reflux, douceur apaisée des flots, murmures incessants des vagues qui la bercent.

Immensité de la mer qui se perd sur l'infini, la mer et ses rebonds aux caprices impérieux...

 

La mer, la liberté, la lumière, les couleurs de bleus nuancés, les odeurs d'embruns enivrantes.

Le large, l'aventure, la découverte, l'infini...

 

La mer insondable, aux replis secrets, pleine de mystères et d'étrangeté, la mer, monde de douceur et d'âpreté !

 

Une mouette s'est posée sur le sable : un instant de clarté et de grâce dans le monde des hommes, un moment de lumières, d'une infinie douceur...

 

 

 

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Photos : en haut de l'article : Christelle /  en bas : Huguette S.  et rosemar



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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 18:46
fenêtre prison Tangopaso

Un héros emprisonné qui trouve du charme à un paysage entrevu de la fenêtre de sa geôle, voilà le thème surprenant et inattendu d'un extrait du roman de Stendhal, La chartreuse de Parme... (partie II chapitre 18)
 
Fabrice Del Dongo, jeune aristocrate italien, victime d'une vengeance, est enfermé dans la citadelle de Parme. Le gouverneur de cette forteresse est le général Fabio Conti, que Fabrice avait croisé, avec sa fille Clélia, sept ans plus tôt.
 
Le héros décrit un paysage somptueux, celui qu'il admire des fenêtres grillées de sa prison : la focalisation interne permet de restituer la vision de Fabrice, une vision idyllique, pleine d'harmonie.
 
La description est, à la fois, réaliste et empreinte de poésie : de nombreuses indications permettent de situer la scène : des noms propres de lieux évoquent l'Italie : "la chaîne des Alpes, Trévise, le Mont Cenis, Turin, Parme, le Mont Viso..."
 
Grâce à certains détails précis, le lecteur peut, aussi, visualiser le décor : la volière que Fabrice Del Dongo aperçoit se trouve "à cinq ou six pieds en contrebas". On apprend, aussi, que "la fenêtre de la volière n’était pas à plus de vingt-cinq pieds de l’une des siennes."
 
Les sensations visuelles, auditives nous font vivre la scène que le héros a sous les yeux : on perçoit, en même temps que le personnage, les "jolis cages d'oiseaux", "les derniers rayons du crépuscule", "la lune qui se lève majestueusement", "un brillant crépuscule rouge orangé"...
 
On entend le chant des oiseaux.
 
Quelques indications temporelles ponctuent le texte : "huit heures et demie du soir, deux heures".
 
Mais, la peinture de ce paysage vaut, surtout, par son charme et sa poésie : l'adjectif "sublime" employé à deux reprises dans l'extrait, a une valeur d'hyperbole : on ressent l'admiration du héros devant ce tableau...
 
On assiste, d'abord, à un superbe coucher de soleil, thème romantique par excellence, avec "les derniers rayons du crépuscule".... Les couleurs du couchant sont évoquées, dans une harmonie de teintes chaleureuses, " un brillant crépuscule rouge orangé."
 
Les montagnes sont comme redessinées par l'éclat du couchant... De nombreux termes élogieux sont employés : "sublime, joli, majestueusement, parfaitement, admirant, charmer, douceurs."
 
La prison devient un lieu de bonheur, pour Fabrice : associée à la belle Clélia, elle semble ne présenter que des avantages.
 
On entrevoit, d'ailleurs, dès le début de l'extrait, l'enthousiasme du personnage, quand il "court" vers les fenêtres de sa geôle.
 
La scène se transforme en un véritable "spectacle" à admirer... Les couleurs, la lumière, la lune, les pensées du jeune homme qui vont vers Clélia Conti, tout contribue à une forme d'harmonie, à une joie de vivre.
 
Dans cette page, Stendhal nous fait voir, à travers les yeux de son personnage, un véritable tableau, encadré par les fenêtres de la prison, une véritable oeuvre d'art. Les sonorités qui accompagnent le lever de la lune, fricatives, sifflantes, chuintantes contribuent à la splendeur de l'évocation... Les voyelles nasalisées "on, an" semblent suggérer les reliefs du décor dans la phrase : "à l’autre extrémité de l’horizon, au couchant, un brillant crépuscule rouge orangé dessinait parfaitement les contours du mont Viso et des autres pics des Alpes qui remontent de Nice vers le Mont-Cenis et Turin."
 
L'enthousiasme du jeune homme, sa joie transparaissent dans la peinture du paysage : formes, couleurs sont magnifiées... Cet extrait ressemble à un véritable tableau.
Le texte :
 
 
"Il courut aux fenêtres ; la vue qu’on avait de ces fenêtres grillées était sublime : un seul petit coin de l’horizon était caché, vers le nord-ouest, par le toit en galerie du joli palais du gouverneur, qui n’avait que deux étages ; le rez-de-chaussée était occupé par les bureaux de l’état-major ;et d’abord les yeux de Fabrice furent attirés vers une des fenêtres du second étage, où se trouvaient, dans de jolies cages, une grande quantité d’oiseaux de toutes sortes. Fabrice s’amusait à les entendre chanter, et à les voir saluer les derniers rayons du crépuscule du soir, tandis que les geôliers s’agitaient autour de lui. Cette fenêtre de la volière n’était pas à plus de vingt-cinq pieds de l’une des siennes, et se trouvait à cinq ou six pieds en contrebas, de façon qu’il plongeait sur les oiseaux. Il y avait lune ce jour-là, et au moment où Fabrice entrait dans sa prison, elle se levait majestueusement à l’horizon à droite, au-dessus de la chaîne des Alpes, vers Trévise. Il n’était que huit heures et demie du soir, et à l’autre extrémité de l’horizon, au couchant, un brillant crépuscule rouge orangé dessinait parfaitement les contours du mont Viso et des autres pics des Alpes qui remontent de Nice vers le Mont-Cenis et Turin ; sans songer autrement à son malheur, Fabrice fut ému et ravi par ce spectacle sublime.« C’est donc dans ce monde ravissant que vit Clélia Conti ! avec son âme pensive et sérieuse, elle doit jouir de cette vue plus qu’un autre ; on est ici comme dans des montagnes solitaires à cent lieues de Parme. » Ce ne fut qu’après avoir passé plus de deux heures à la fenêtre, admirant cet horizon qui parlait à son âme, et souvent aussi arrêtant sa vue sur le joli palais du gouverneur que Fabrice s’écria tout à coup : « Mais ceci est-il une prison ? est-ce là ce que j’ai tant redouté ? »Au lieu d’apercevoir à chaque pas des désagréments et des motifs d’aigreur, notre héros se laissait charmer par les douceurs de la prison."
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monviso-Franco-franco-56.JPG
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Photos auteurs : en haut de l'article : Tangopaso    en bas : 2ème : Franco franco 56  3ème : Alaux



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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 17:43
Photo1491

"Aux étalages débordait une efflorescence de mousselines et de dentelles, des touffes de plumes, des fleurs de soie. Un peu grisée, Pauline s'arrêtait aux vitrines", a écrit Jacques Chardonne, dans son roman intitulé Les Destinées Sentimentales...
 
La dentelle nous offre sa texture aérienne, légère... Efflorescence ! Cascatelle de fleurs et de bouquets ! Fibrilles somptueuses !
 
La dentelle nous parle de sa finesse, de ses entrelacs, de ses mailles subtiles : la dentelle ou "petite dent" tisse des réseaux de fleurs, de feuilles, d'arabesques...
 
La dentelle... c'est la splendeur des motifs... fils de soie, blancheur éclatante qui laisse entrevoir la peau rosée ou dorée...
 
Formation de diminutif, ce mot révéle la subtilité des mailles, leur légèreté...
 
La dentelle... c'est la douceur de l'été... embellissement et magnificence de la peau, fêtes, bonheurs.
 
C'est elle qui dessine mille motifs : marguerites, roses, étoiles, éclats de feuille, c'est elle qui se pare d'une blancheur de lys, d'un rose pâle très doux.
 
Honneur à la dentelle ! C'est elle qui orne les manches, le dos, discrète, légère, c'est elle encore, qui fait respirer la peau, la libère, la révèle !
 
C'est elle qui attire le regard, qui séduit, aguiche, brille, resplendit de ses fils lumineux.
 
Les fils qui s'entrecroisent, se superposent, se chevauchent forment des résilles éblouissantes.
 
Texture aérienne, nids d'abeilles pleins de finesse, la dentelle aux sonorités de dentales éclatantes, de voyelle nasalisée nous emporte dans un tourbillon de joie, de plaisirs, de sensualité !
 
La dentelle fait naître des images de bal, de danse, de rêves... de soleil, de vacances.
 
Elle danse et tresse mille réseaux, mille tableaux de douceurs, de tendresses...
 
La dentelle fait resplendir la peau, la sublime, la transforme, la dentelle éblouit les regards.
 
Elle évoque d'autres mots et d'autres tissus somptueux : mousseline, soie, organdis, voile, satin... grenadines, bayadères...
 
Grâce à son suffixe -elle de diminutif, elle rappelle aussi l'enfance, et des mots pleins de douceurs... coupelle, ombrelle, prunelle...
 
La dentelle est à l'honneur ! Elle est signe de délicatesse, de charme, de tendresse...
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 21:44

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"Le Brésil sous le choc, la débâcle, le cauchemar brésilien, les Brésiliens humiliés, une cicatrice indélébile, un traumatisme" : mais de quoi parle-t-on ? S'agit-il d'une catastrophe qui aurait atteint le peuple brésilien ?

 

Ces titres, lus dans la presse, évoquent la défaite du Brésil, face à l'équipe allemande lors de la demi finale de la coupe du monde : on dirait qu'un séisme s'est abattu sur cette terre d'Amérique du sud, on dirait que les Brésiliens ont subi une calamité, un désastre !

 

Il faut savoir raison garder : ce n'est qu'un match de foot ! Bien sûr, les journalistes font leur métier et se livrent à un  battage médiatique, autour de la coupe du monde.

Il s'agit de dramatiser, de mettre en scène, de "romancer" le football...

 

Le Brésil a perdu ? Certes, il s'est fait battre à plate couture, et le score est impressionnant : 7 / 1 !

 

Mais, ce sport tient aussi à la chance, à la réussite, au moral : n'oublions pas que l'équipe du Brésil était privée de son meilleur joueur, grièvement blessé lors d' un match précédent !

 

Certes, la victoire de l'Allemagne est écrasante, si écrasante que certains en viennent à se demander si les allemands ne sont pas dopés !

 

Existe-t-il des contrôles anti-dopages, lors de la coupe du monde ?

En tout cas, il n'en est pas question, alors qu'on en parle, pour le tour de France, par exemple...

 

On a pu voir, aussi, des supporters brésiliens en larmes, se cachant le visage, comme si la honte les submergeait.

Il est vrai que le football est, particulièrement, populaire au Brésil : c'est le sport favori de tout un peuple.

 

Pour autant, l'excès de ces réactions montre que certains sont comme hypnotisés, fascinés, subjugués par ce sport.

 

Pleurer pour un match de foot ? Comme si un tel événement pouvait avoir des conséquences sur la vie réelle des gens, comme si d'autres événements bien plus dramatiques n'avaient pas plus d'importance : problèmes de société, misère, détresses...

 

Les festivités de la coupe du monde permettent, sans doute, de les oublier.

 

Cette dramatisation autour du foot est savamment orchestrée par les médias avec des titres racoleurs, démesurés : il faut bien attirer le chaland !

 

La défaite des Brésiliens contre l'Allemagne a été vécue comme un drame national, voire un châtiment collectif par certains...

 

On voit bien que la démesure de la coupe du monde, des infrastructures construites en toute hâte, au mépris de la sécurité des ouvriers brésiliens, a de quoi choquer... beaucoup plus que la défaite du Brésil, dans cette compétition.

 

On voit bien que la coupe du monde ne profite guère aux plus miséreux, qu'elle enrichit des sponsors au détriment des pauvres : oui, cela de quoi choquer !

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 17:00

 

Trophee-de-la-Coupe-du-monde-.jpg

 

 

La coupe du monde ! On ne parle que de la coupe du monde, en ce moment ! Mais, au fait, quel est ce trophée qui sera remis aux vainqueurs ? Quelle est cette palme remportée par la meilleure équipe ? En fait, on est bien loin de la simple couronne de lauriers offerte aux athlètes émérites de l'antiquité... on est bien loin de cette simplicité.


Le comble du clinquant, du bling bling se trouve condensé dans cet objet. Couleur d'or, ce trophée brille de mille feux et ne fait pas dans la discrétion.

 

C'est un sculpteur italien Silvio Gazzaniga qui est à l'origine de cette "Coupe du monde FIFA". Cet objet en or massif 18 carats, haut de 36 centimètres, et pesant 5 kilos représente deux athlètes, dos à dos, dont les bras s'élèvent vers le ciel et soutiennent la planète. Sa base est composée de deux disques de malachite, sur lequels on peut apposer les noms de 17 équipes... chaque vainqueur en reçoit une copie plaqué or, qu'il peut conserver.

 

Cette "coupe", créée en 1974, ressemble à une sorte de lingot d'or boursouflé... Image pleine d'orgueil et de démesure ! Voilà un objet qui consacre le triomphe du mauvais goût !

 

On vit bien dans un monde où le brillant, le clinquant s'imposent : cette coupe ne fait pas exception à la règle : elle doit se voir de loin, elle doit donner une impression de richesse.

 

Si l'éclat de la couleur domine, la forme de l'objet, elle, ne brille ni par la distinction, ni par la sobriété : la terre est représentée au sommet, comme si le football avait pour but de conquérir le monde...
 
L'objet ne vise qu'à attirer l'attention, à concentrer les regards. Cette coupe n'est même pas une vraie coupe, et elle correspond, parfaitement, à tout le battage médiatique qui entoure cette manifestation sportive.
 
C'est une coupe en trompe l'oeil, un symbole de la richesse, de l'argent-roi qui l'emporte sur tout, une coupe qui rapporte des sommes colossales à des sponsors, à des profiteurs sans vergogne...
 
Voilà un objet informe, sans relief, sans grande originalité, une coupe du conformisme triomphant, une coupe qui réunit des millions de spectateurs dans une ferveur sans limites, parfois....
Objet de vénération, d'admiration, d'enthousiasme, la coupe du monde mobilise tous les esprits : on a gagné ! On a perdu !
 
Avec cette fausse coupe, le clinquant est à l'honneur, l'or devient une image triomphale, l'or semble être glorifié, magnifié, comme s'il ne l'était pas assez ,dans le monde moderne.
 
L'or devient l'essentiel, une sorte de but à atteindre : c'est bien, là, une des représentations de nos sociétés, basées sur la possession, la consommation, l'avoir.
 
Cet objet cristallise, en lui, l'essence de notre monde, un monde fait de clinquant : une image superficielle, où manque une véritable transcendance, une image factice, à travers laquelle on nous fait croire que le sport doit être lié à la richesse...
 
Certes, les sportifs méritent d'être récompensés pour leurs efforts, leur courage... Mais, on aimerait plus de simplicité et de modestie dans ce trophée.
 
Certains pourront dire que "la coupe"n'est pas l'essentiel, mais c'est, pourtant, un symbole, ce devrait être une façon d'évoquer les véritables valeurs du sport.
 
Si on le met en scène sous la forme d'un lingot d' or, on perçoit ce que le sport est devenu : une affaire d'argent, une entreprise commerciale, à l'échelle planétaire.
 
Le sport est d'abord une distraction, un amusement qui permet de se dépasser... Avec ce trophée, il est, encore, présenté comme une machine commerciale douteuse et clinquante !
 
 
 

 

coupe du monde

 

coupe du monde 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 16:11

 

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Une photo, devant la maison de notre enfance : c'est l'été, on sent la chaleur de la terre de Provence. Sur la terrasse dépouillée, nous posons, mon frère et moi : mon frère doit avoir 10 ans, moi, 8.

 

Nos tenues sont légères : shorts, chemise sans manche pour mon frère, menu caraco pour moi, sandales aux pieds...Nous sommes très proches, le bras de mon frère est posé sur mes épaules.

 

Nous sourions, pour la photo bien sûr, mais nous rayonnons, aussi, du bonheur de ce jour d'été : nous sommes encore des enfants pleins d'espoir, de vie, de promesses... Le temps des jeux, des rires, des rêves... et, en plus, pour cette photo, le temps des vacances, des loisirs, de la plage, des petits bonheurs partagés.

 

La maison est austère et peu confortable, une maison à l'ancienne sans commodités, mais nous sourions à la vie qui s'ouvre devant nous. Notre avenir nous paraît flamboyant, plein d'étincelles, de découvertes.

 

L'enfance, c'est bien ce moment de la vie où l'on s'imagine maître du monde... un moment où l'on est triomphant, sûr d'un avenir meilleur...

 

Nous nous dirigeons, alors, vers le 21ème siècle, plein de promesses, de renouveau, de progrès inouis.

 

Notre univers est, pourtant, bien modeste : fils et fille d'ouvrier, notre vie est simple, économe. Nous sommes des gens humbles, réservés, comme le sont nos parents.

 

Mais notre avenir nous paraît incroyablement heureux et superbe ! Notre avenir sera conquérant, notre avenir sera brillant ! C'est ainsi que nous voulons voir le monde !

 

Nos sourires sont, d'ailleurs, éblouissants et prouvent notre confiance dans le futur...

Quelle superbe image de l'enfance ! Tous les enfants sont ainsi, sans doute... presque tous les enfants rayonnent, mais il me semble que nous rayonnons d'une maniére plus particulière et intense.

 

Bien sûr, le temps a passé, nous ne sommes plus des enfants : certains rêves se sont effondrés et évanouis, la vie nous a forgés, façonnés, nous a meurtris, nous a éloignés  l'un de l'autre.

 

Le monde nous a déçus, parfois.. souvent, il nous a éblouis. Nous avons beaucoup appris de nos expériences, de notre vie, de nos malheurs, de nos joies, de nos peines.

 

On espérait, sans doute, un avenir meilleur : il aurait dû logiquement être meilleur : c'était, là, la courbe prévue... mais non, la courbe semble s'inverser, le monde semble basculer : la crise, les marchés, le chômage qui s'accroît, l'avenir de plus en plus incertain et inquiet.

 

Ce monde nous a rendus inquiets : est-ce le temps qui passe ou le monde dans lequel nous vivons ?

 

Oui, ce monde est une époque de bouleversements merveilleux, mais aussi un monde d'angoisse, de peur, face à l'incertitude de l'avenir, face au chômage, aux problèmes de pollution, de société, face à la crise qui accable les peuples, aux régressions qui nous menacent... Nos parents et nos grands parents ont connu des guerres, des conflits atroces qui ont déchiré l'Europe... Et nous, ne sommes-nous pas confrontés à de nouvelles craintes, à de nouveaux tourments ?

 

Le monde des hommes ne reste-t-il pas celui de l'inquiétude, de l'incertitude, de la peur ?

 

Le monde des hommes n'est-il pas voué à être trouble, obscur, ténébreux ?

 

 

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Photos : Christelle et rosemar



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Published by rosemar - dans souvenirs enfance été
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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 17:51

 

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L'amphore, comme nous le dit l'étymologie du mot, est un récipient que l'on tient des deux côtés : c'est l'origine même de ce nom, venu de deux termes grecs : "amphis, des deux côtés" et "phoreo, porter"...

 

Ce grand vase à deux anses dans lequel on conservait du vin, du miel, de l'huile, du garum, révèle des formes épurées.

 

La simplicité, la pureté de ce récipient utilitaire étonnent : on perçoit, là, de véritables oeuvres d'art.

 

La couleur claire, comme marbrée, le col évasé, la base arrondie, ovalisée donnent un aspect décoratif à ces objets.

 

Les amphores, par leurs formes allongées, font songer à des colonnes de temples... Elles s'élancent en hauteur, avec une base très étroite.

Le col évasé se termine par un rebord ourlé qui évoque le haut d'une colonne.

 

Des deux côtés, les anses symétriques dessinent des arabesques, et contribuent à une sorte d'harmonie.

 

L'amphore est, souvent, irisée de couleurs de roses, atténuées.

 

C'est bien l'harmonie qui préside à l'ensemble : on perçoit le geste habile du potier qui a fabriqué l'objet, on perçoit une sensibilité pleine de simplicité.

 

Comment ne pas admirer tant de clarté, de pureté, de naturel, d'élégance ?

 

Cet objet modeste, reproduit à des milliers d'exemplaires, semble, pourtant, avoir une valeur d'exception.

 

Il existe, aussi, des amphores de petites dimensions appelées "amphorisques" : sortes de modèles réduits, elles étaient utilisées pour y placer des onguents, des parfums.

 

Le raffinement, la sobriété de l'amphore nous éblouissent : formes, teintes,  silhouette allurée.

 

Ces objets qui nous sont parvenus par delà les siècles, nous émeuvent par leur histoire : on en a retrouvé dans nombre de bateaux naufragés, car les amphores ont été transportées et diffusées à travers toute la Méditerranée : amphores phéniciennes, grecques, égyptiennes, gauloises, amphores romaines...

 

Les amphores empilées dans les navires romains, à fond de cale, permettaient le transport de nombreux produits.

 

Ces vases, purement utilitaires, semblent être, pourtant, l'oeuvre d'artistes pleins de savoir-faire et de talent.

 

L'amphore, aux formes élancées et aériennes n'est-elle pas un symbole même de simplicité, de finesse, d'harmonie ?

 

 

http://youtu.be/YuGQipKhtGA

 

http://youtu.be/uJLXyBzMci0

 

 

 

 

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Photos : Christophe F. et rosemar



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