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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 20:02

 

Brigitte-Bardot-2004_pics_390.jpg

 

 

En ces temps difficiles, en ces temps de déballage politique et médiatique, enfin, une voix s'élève pour oser apporter son soutien à François Hollande...

 

Brigittte Bardot qui a, un moment, soutenu le front national, rallie la cause du président : "C'est le seul président, aussi étonnant que cela puisse paraître, qui respecte les choses que je lui demande, a-t-elle affirmé. Je ne dis pas qu'il les accomplisse, mais enfin, il a envoyé Nicolas Hulot en Afrique à la suite de mon coup de téléphone sur les éléphants."

 

Selon Brigitte Bardot, "le pire" président avait été Nicolas Sarkozy, pour lequel elle avait eu un profond "dégoût" en raison de promesses non tenues, ce qui l'avait poussée à soutenir Marine Le Pen aux élections de 2012.

 

Certes, l'actrice n'évoque pas le bilan politique et économique de François Hollande, mais elle le présente comme un interlocuteur qui l'écoute et répond à ses attentes, concernant la cause animale...

 

Beaucoup n'ont pas manqué d'ironiser sur ce soutien inespéré et inattendu, disant que Brigitte Bardot a "toujours été sensible aux espèces menacées"...

 

De fait, François Hollande, en position de fragilité, attaqué de toutes parts, par son ex-compagne, par les frondeurs, par les sondages a bien besoin de ces encouragements.

 

Sur un point, Brigitte Bardot me semble avoir un jugement particulièrement avisé et pertinent concernant Nicolas Sarkozy, qu'elle juge comme "le pire des présidents" !

 

Face aux propos médisants et destructeurs de Valérie Trierweiler qui s'applique à "tuer" l'image de François Hollande, cette déclaration de Brigitte Bardot tend à redorer le blason du chef de l'état.

 

Bien sûr, certains pourront encore ironiser sur l'âge de l'actrice, sur ses revirements d'opinion, mais elle semble sincère dans ses propos.

 

L'homme, le président ont été malmenés et maltraités dans le dernier "ouvrage" de Valérie Trierweiler qui présente François Hollande comme un être insensible, cruel, sans état d'âme... un jugement sans nuance et vengeur qui mérite, sans doute, d'être corrigé... 


La conjoncture est difficile, la croissance en berne, les déficits perdurent, le chômage s'aggrave.

On a l'impression que l'Europe asphyxie les peuples par des réglementations inadaptées, par des mesures d'austérité : c'est d'abord l'Europe et son fonctionnement qu'il faut modifier pour avancer.

 

Les français ne se sont pas trompés, eux qui ont voté contre le traité de constitution européenne en 2005, mais leur vote a été confisqué et jugé sans valeur...

 

Les français avaient bien vu que leur intérêt n'était pas de s'engager dans une Europe du libéralisme économique, de l'austérité, et de la misère.

 

Désormais, les chefs d'état sont pris dans ce réseau complexe de la politique européenne : gouvernent-ils encore vraiment, ont-ils le pouvoir d'infléchir les décisions prises par la commission européenne ?

 

Oui, c'est l'ensemble de la politique de l'Europe qu'il faut revoir !

 

Brigitte Bardot apporte un témoignage favorable au président, complètement à contre-courant, car les critiques accablent le chef de l'état : elle ne suit pas la tendance du moment et, en ce sens, sa déclaration mérite, peut-être, d'être entendue...

 

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 16:58

 

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Chacun souhaite préserver sa vie privée : c'est du moins l'impression que l'on a... En tant qu'enseignante, exposée souvent, au regard des élèves, je tiens particulièrement à ce que ma vie privée soit protégée.

 

Pourtant, on assiste, ces derniers temps, à une divulgation inquiétante de faits intimes qui concernent des personnalités, des hommes et des femmes politiques : il semble que ces gens soient prêts à toutes les révélations concernant les aspects personnels de leur vie...

 

On a assisté au déballage de la vie privée de François Hollande, "grâce" à la publication du livre de son ex-compagne, Valérie Trierweiler : un succès d'édition sans précédent, les français étant apparemment friands de ces récits d'alcôve, d'une qualité douteuse.

 

Ces jours-ci, on apprend une liaison entre Aurélie Filipetti et Arnaud Montebourg : des photos de leur "idylle" ont été publiées dans Paris Match : loin d'apparaître comme des photos volées, ces clichés semblent révéler une forme de complaisance : le couple semble poser devant l'objectif.

 

La sacro-sainte vie privée paraît, ainsi, ne plus avoir de valeur : elle est, même, étalée aux yeux de tous, comme par un plaisir de se montrer, de paraître...

 

A l'heure du portable, des photos à outrance, certains se font les adeptes d'attitudes ostentatoires, inadaptées.

On vit à l'heure de la société du paraître, des selfies en tous genres...

 

Arnaud Montebourg n'est-il pas l'archétype du "m'as-tu vu " ? Un vrai professionnel du spectacle et des déclarations à l'emporte-pièce, un personnage qui vit plus dans les apparences, que dans l'action et l'efficacité.

 

Adepte du coup d'éclat, des effets de manche, Arnaud Montebourg est assez peu crédible dans ses protestations pour préserver sa vie privée : certes, comme tout homme politique, il a droit au respect de sa vie intime mais ne s'est-il pas, maintes fois, exposé lui-même ?

 

Toutes ces histoires privées n'ont, au fond, pas grand intérêt même si elles révèlent bien des personnalités avides de se montrer.

 

Il serait temps de revenir à l'essentiel : le quotidien des français, le chômage, les difficultés que rencontrent les gens.

On aimerait s'intéresser aux fondamentaux, à la politique économique, à ce qui peut permettre un véritable redressement productif du pays, pour reprendre la dénomination du ministère d' Arnaud Montebourg.

 

Oui, vraiment tous ces coups médiatiques sont orchestrés habilement par des gens qui aiment les caméras et leur propre image...

 

Ces gens sont tellement habitués aux objectifs des photographes qu'ils semblent prendre un malin plaisir à se mettre en scène...

 

Une fois evincés ou éloignés du pouvoir, ils semblent, encore, vouloir occuper le devant de la scène, à tout prix.

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:18

aquilino-morelle 4

C'est ce que l'on pourrait appeler la loi des séries : après la publication du "livre" de Valérie Trierweiler qui s'attache à démontrer l'inhumanité du président de la République, son mépris des pauvres et des plus humbles, voilà que l'ancien conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle tire à boulets rouges sur le président...

 

Ce personnage dénonce une "purification ethnique " au gouvernement ! Il apporte, à l'occasion, son soutien à Arnaud Montebourg, lui aussi, évincé du gouvernement, pour cause de contestation de la politique mené par le président...

 

Tout cela fait penser à une sorte de fronde organisée par tous ceux qui ont été bannis ou répudiés par le président de la République.

 

On apprend, aussi, que l'ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg file le parfait amour avec Aurélie Filippetti, l'ex-ministre de la culture !

Cette dernière avait rallié les frondeurs et avait démissionné spontanément du gouvernement !

 

Autre affaire : la femme d' Aquilino Morelle, Laurence Engel, a été, elle même, pendant un certain temps, directrice de cabinet d'Aurélie Filippetti... Elle semble avoir été nommée à ce poste, grâce à l'intervention opportune de David Kessler, chargé de la culture et des médias à l'Elysée. 

 

Tout ce beau monde, après avoir côtoyé les arcanes du pouvoir, se détourne du président, et dénonce son action à la tête de l'état.

 

Les propos de Valérie Trierweiler, comme ceux d' Aquilino Morelle frisent l'indécence et le délire verbal : parler "d'épuration ethnique", en l'occurrence, paraît pour le moins démesuré...

 

Il semble que ces gens, attirés par le pouvoir, ne supportent pas d'en avoir été bannis, et d'avoir été exclus des privilèges qui leur avaient été accordés.

 

On assiste, ainsi, à une sorte de réaction en chaîne, comme un effet "boule de neige", tous ces bannis ne respectent plus rien et en viennent à des déclarations débridées, sans mesure...

 

Aquilino Morelle, ex-conseiller de Hollande à l'Elysée, critique sévèrement la politique économique du gouvernement en affirmant que ni Hollande, ni Valls, ni le nouveau ministre de l'Economie Emmanuel Macron ne parviendront à redresser la France. Aquilino Morelle va même plus loin, affirmant que la politique actuelle rendra la France dépendante de l'Allemagne. "Angela Merkel va nous traiter comme nous le méritons, comme des laquais", a-t-il déclaré.
 
Il convient de se poser cette question : comment nous traitait Angela Merkel, sous la gouvernance de Nicolas Sarkozy ? L'Allemagne toute puissante en matière d'économie gouverne l'Europe, et donne ses orientations depuis des années... 
 
Dans tous les cas, ces opposants au pouvoir, après avoir adulé son représentant semblent pris d'une sorte d'hystérie collective, tant les accusations portées par les uns et les autres sont, parfois, délirantes !
 
François Hollande, sous le feu de toutes ces critiques, aura fort à faire, pour redresser la situation : en fait, on le voit bien, beaucoup de ceux qui l'accusent des pires maux, "épuration ethnique" ou "mépris des plus pauvres" ont une vengeance à assouvir et ils ne paraissent plus crédibles, en raison de la virulence des propos adressés au président de la République...
Selon Aquilino Morelle, ces déclarations auraient été tenues en privé et n'étaient pas destinées à être publiées,  mais peu importe, elles reflètent un état d'esprit déplorable, une forme d'hybris et de démesure peu digne d'un responsable politique.
Aurelie-Filippetti-et-Arnaud-Montebourg
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 16:34
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"La poésie est une partition, elle rend compte de la musique des choses invisibles... de la nuit, du vent, de la nostalgie", a écrit la romancière italienne, Margaret Mazzantini dans son ouvrage intitulé, Venir au monde...

 

Issu du grec ancien "νόστος nóstos", le retour, et "ἄλγος algos", la douleur, ce mot "la nostalgie" désigne, d'abord, le "mal du pays".

 

Ulysse, le héros grec éprouve la nostalgie de son pays : son périple en Méditerranée le conduit vers des rivages lointains, l'éloigne de sa patrie, Ithaque... Le terme "nostos" revient souvent dans l'Odyssée : Ulysse erre, longtemps, sur les flots avant de rejoindre son île, sa femme, sa famille... Il a soif de ce "retour" tant attendu.

 

Et en homme sage et prudent, Ulysse refuse, même, l'immortalité que lui propose la divine Calypso, pour privilégier la vie auprès des siens et pour retrouver sa mère patrie.

 

La nostalgie est bien, d'abord, la souffrance causée par le regret obsédant de la patrie, puis le mot évoque le regret du passé...

 

Voilà un nom aux sonorités suggestives ! Sifflante "s", dentale, chuintante composent un ensemble harmonieux, alors que les voyelles contrastées et diverses introduisent une distorsion.

 

La nostalgie semble, ainsi, à la fois douce et douloureuse : on s'y complait souvent, on se réfugie dans le passé, pour oublier un présent insatisfaisant et décevant...

 

On revoit des décors, des visages, des paysages d'autrefois, on les magnifie, on les auréole de mille vertus.

 

Qui n'a jamais éprouvé de nostalgie ? Au fil des années, elle nous accompagne, nous rassure, nous fait voyager dans le temps et l'espace.

 

"C'est la fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie", comme le dit si bien Grand corps malade, dans un de ses textes...

 

C'est un univers lointain retrouvé, une goulée de bonheur et de mélancolie.

 

C'est, parfois, la nostalgie de l'enfance, des êtres qu'on a connus autrefois, des lieux du passé.

 

Ce sont des images qui ressurgissent, une terrasse, une maison, un jardin, des parfums de fleurs ou d'arbres, un air de musique.

 

Un mimosa odorant aux couleurs de xanthe éclatant, des roses épanouies, d'un rouge sombre aux senteurs prégnantes...

Des sourires, des larmes, de la tristesse, du bonheur enfui, des moments chaleureux...

 

La nostalgie ! Le mot lui-même nous fait rêver et voyager, avec son déroulement de voyelles contrastées, avec ses sonorités éblouissantes.

 

Si la nostalgie est associée, par ses origines, à la souffrance, elle nous berce aussi de sa douce musique, elle nous fait revivre des moments intenses du passé, elle nous accompagne sur le chemin de la vie.

 

Mot issu de deux radicaux grecs, la nostalgie renvoie à des origines lointaines et mythiques : elle comporte une part de rêve...

 

 

 

 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 16:08

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La rumeur est terrible : elle s'insinue, partout, sur internet, elle répand des ignominies, des fausses nouvelles, des propos, parfois, infamants et indignes.

 

Depuis qu'elle est au gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation nationale est victime de nombreuses rumeurs. Ce sont, d'ailleurs, parfois, de pures insultes véhiculées par des médias, comme Agoravox : elle est décrite, dans un article paru, le 28 août, comme une "petite cruche arriviste", sans que l'auteur argumente, d'une quelconque façon, sur de telles accusations. Najat Vallaud-Belkacem apparaît même, dans cet article, comme une sorte de "cancer" qui nécessiterait une "désinfection" !

 

Ces propos sont une véritable insulte, une forme de diffamation inadmissible !

Comment peut-on diffuser de telles insanités ? Il faudrait veiller à ne pas laisser dire n'importe quoi ! 

 

Najat Vallaud-Belkacem a été, également, visée, ces jours-ci, par une rumeur diffusée sur les réseaux sociaux en rapport avec ses origines marocaines. 
Samedi, une fausse circulaire datant du 28 août a été émise sur Twitter. Le courrier adressé aux maires proposait, disait-on, "une heure hebdomadaire consacrée à la découverte de la langue arabe" en guise d'activité périscolaire prévue dans le cadre du réaménagement des rythmes scolaires. 
 
Ce document est, bien sûr, un faux, la signature de Najat Vallaud-Belkacem a été imitée et reproduite grâce à un scanner...
 
Une autre rumeur s'est répandue au début du mois de septembre, toujours en relation avec les origines de Najat Vallaud-Belkacem : son vrai nom serait "Claudine Dupont". Elle aurait abandonné son identité et aurait ainsi accéléré et favorisé sa carrière politique !                
 
Internet devient, parfois, le creuset de fausses rumeurs qui visent à déstabiliser, voire anéantir la réputation de personnes en vue.
 
De tels procédés sont indignes ! Les faussaires pullulent, de plus en plus, sur la toile !
 
Vive la liberté d'expression ! Mais, quand certains se permettent d'insulter, de dénigrer, de répandre de fausses accusations, la limite est atteinte.
 
Certains se livrent à des "jeux" dangereux : comment peut-on "s'amuser" ainsi ? Quand on diffuse des informations sur internet, qu'on prend la peine d'écrire, il faudrait veiller à un minimum de réflexion et de responsabilité !
 
La rumeur est une des pires choses qui soient : d'ailleurs, tout le monde peut en être, un jour, la victime et elle peut faire des ravages !
 
Assez d'irresponsabilités sur la toile ! Diffuser de fausses informations, diffamer quelqu'un, c'est se dégrader soi-même !
 
L'insulte gratuite, la diffamation sont du même ordre : elles découlent d'un manque total de réflexion et témoignent d'un mépris de l'humanité !
 
Quand la critique d'un gouvernement passe par des insultes proférées sans réflexion, par des rumeurs infondées, on peut se poser bien des questions sur la qualité de ceux qui émettent et diffusent de telles informations !
 
Manifestement, ils se discréditent eux-mêmes... 
 
S'il est salutaire de critiquer et de dénoncer, il faut le faire dans un certain respect de la vérité et de l'honnêteté, sinon, la critique se retourne, inéluctablement, contre celui ou celle qui l'a proférée...
najat 3



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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 17:36

 

fenouil-auteur-Carsten-Niehaus-creative-commons.JPG

 

L'été, le bel été nous apporte mille bonheurs, offerts par la nature : lors d'une promenade à Fontaine de Vaucluse, sur le chemin du retour, nous apercevons des ronciers, chargés de mûres noires, gorgées de soleil : la cueillette commence, mes petites nièces profitent de l'aubaine... les baies sauvages, aux grains d'ébène, font épanouir leurs fruits, emplis de sucs savoureux : nos mains d'adultes se fraient un chemin, à travers les ronces afin d'éviter les épines...

 

La cueillette est abondante : je tends ma main pleine de fruits aux deux fillettes, qui, en un rien de temps, happent les baies avec avidité.

 

Les fruits disparaissent aussitôt.... Je traite les fillettes de "galapiats"... Elles me regardent, étonnées de ce mot dont elles ignorent le sens, elles sourient de bonheur : elles adorent être traitées de "galapiats", d'autant qu'elles se gavent des fruits sombres.

 

Le mot "galapiats" leur a plu : elles exigent d'autres fruits, et nos mains recommencent leur quête : même avidité, même bonheur des fruits cueillis dans la nature, sous un soleil éclatant, dans un vacarme insensé de cigales.

 

Je goûte, moi aussi, quelques fruits, au goût sucré, aux teintes sombres...

 

Les baies des mûres, si petites, si légères sont vite englouties...

Après avoir vidé les ronciers, une autre quête voit le jour, sur le sentier.

 

Attirés par les ombelles des fenouils qui se haussent sur les bords, nous cueillons des branches rigides, aux senteurs d'anis.

L'odeur irise les alentours, les fleurs légères de fenouils aux teintes d'ocre forment des petits parasols de lumières...

 

Les fleurs dessinent de subtils embruns d'ocres, elles illuminent le sentier de leurs teintes douces. Elles sont si souples et si légères, qu'elles semblent danser dans les souffles du vent...

 

Les bois rigides du fenouil résistent à la coupe, il faut les tordre pour en prélever les branches solides.

 

Nous cueillons des brassées de fenouil, le parfum anisé se répand, s'exacerbe sous la chaleur redoublée de l'été.

 

Nouveau bonheur, nouvelle cueillette aux tons de verts et de xanthe...

 

Après le goût parfumé des mûres, voilà les senteurs anisées du fenouil qui nous enivrent.

 

Nous rejoignons la voiture, chargés de ces branches odorantes et les déposons à l'arrière : les senteurs redoublent, sous l'effet de la chaleur, à l'intérieur de l'habitacle...

 

Fenêtres ouvertes, nous nous imprégnons de l'odeur captivante des fenouils et de la nature environnante...

 

http://youtu.be/LWy0FkqVVTQ

 

http://youtu.be/L25hMOeXvg0

 

http://youtu.be/jkoHfa0WPeU

 

 

 

 

 

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 15:12

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Voilà un mauvais livre qui promet de connaître un beau succès d'édition : on se l'arrache dans les librairies, c'est, bien sûr, le livre de Valérie Trierweiler, l'ex-compagne du président de la République.

 

Un livre qui joue sur la curiosité de chacun, sur les affaires privées des grands de ce monde, sur des histoires de coeur.

 

Mais qui peut avoir envie de s'intéresser à ce déballage, à ce qui se dit et se fait, en privé, dans un couple ?

 

Le fait que le principal intéressé soit le président de la République attire les foules avides d'histoires croustillantes, mais ce livre où Valérie Trierweiler règle ses comptes peut-il vraiment avoir valeur de témoignage ?

 

Rancoeur, vengeance, haine sont au coeur de cette publication : livre d'amour ou livre de haine ? Les deux, affirme Valérie Trierveiller, mais on voit bien que ce livre est, avant tout, dénonciateur et très critique à l'égard du président de la République.


Un homme froid, sans sentiment ? C'est ainsi que Valérie Trierweiler présente François Hollande. Comment cette femme intelligente a-t-elle pu se laisser attirer par un homme si effrayant ?

 

Comment a-t-elle pu accepter d'aimer un homme si peu aimant et si peu aimable ? N'apparaît-elle pas, dès lors, elle-même, comme l'archétype de la froideur, de l'indifférence ?

 

Etait-elle simplement attirée par les sphères du pouvoir ? Etait-elle une ambitieuse exacerbée au point d'apprécier un homme, sans élégance et sans galanterie ?

 

En écrivant ce livre, au fond, Valérie Trierveiller se révèle, sans doute, plus elle-même, qu'elle ne révèle François Hollande...

 

On voit, en elle, une ambitieuse, prête à tout accepter, pour accéder à une forme de notoriété et de reconnaissance, une femme prête à se venger de tout affront, prête à tout déballer, peut-être même à mentir, à falsifier la réalité...

 

Certains voient, en elle, plutôt, une femme de caractère qui n'hésite pas à donner coup pour coup, qui met en oeuvre une juste vengeance, qui réplique à un homme qui l'a trahie.

 

Apparemment, elle n'a pas froid aux yeux, elle n'a peur de rien mais "cafarder" comme elle le fait, est-ce une attitude digne d'une journaliste ?

 

Il faut bien le rappeler : Valérie Trierweiler n'avait pas hésité à séduire François Hollande, à l'éloigner de sa compagne Ségolène Royal.

Juste retour des choses d'ici bas ! Elle a, elle-même, été trompée, elle qui n' avait pas hésité à séduire un homme marié.

 

Désormais, il semble que tout le monde soit prêt à livrer à la curée un président qui se trouve déjà empêtré dans mille difficultés politiques : le chômage, la crise, le mécontement général...

 

Celle qui prétend l'avoir aimé participe, aussi, à cette curée : il faut sonner l'hallali pour terrasser l'ennemi ! 

Curieuse façon d'aimer !


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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 16:41
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"Tout crépuscule est double, aurore et soir. Cette formidable chrysalide qu'on appelle l'univers tressaille éternellement de sentir à la fois agoniser la chenille et s'éveiller le papillon", a écrit Victor Hugo, dans un de ses ouvrages, intitulé Philosophie, Commencement d'un livre.
                  
Le mot "chrysalide" rayonne de ses sonorités : gutturales, sifflante, dentale, voyelle "i" dupliquée... Ce nom est issu du grec ancien "chrysos" qui désigne l'or...
 
La chrysalide se nuance de reflets dorés : avant de devenir papillon, la chenille se mue en chrysalide.
 
Etat intermédiaire, la chrysalide annonce le papillon à venir, elle est pleine de promesses, elle permet un renouveau, un embellissement, une métamorphose merveilleuse.
 
Associée à l'or, la chrysalide révèle des éclats, des transparences lumineuses, elle évoque d'autres mots : chrysanthe, chrysanthème, chrysolithe....
 
Noms de fleurs, nom de pierre, le radical du mot "chrysos" a donné naissance à quelques mots isolés et rares : on songe, ainsi, à l'adjectif "chryséléphantin"...
 
La graphie même du mot révèle son origine grecque, le "ch" initial, le "y" qui vient de la voyelle "upsilon".
 
La chrysalide nous emmène dans un univers poétique et mystérieux : liée à l'idée de transformation et de métamorphose, ce mot implique une mutation étonnante...
 
C'est comme si la chrysalide permettait une nouvelle naissance, un renouveau complet, surprenant.
 
Le mot lui-même suggère cette métamorphose, comme une transmutation alchimique : la chrysalide se couvre d'or pour une renaissance.
 
Les sonorités contrastées de ce terme, pleines de charme et de poésie attirent l'attention : contraste entre la rudesse des gutturales, la douceur de la sifflante "s"... 
 
Difficultés de la transformation, apaisement du renouveau... il semble que ce mot réponde par ses sonorités à la réalité qu'il désigne.
 
Certaines chrysalides ressemblent à des bijoux ambrés, à des broches couleur d'ocres.
 
Mot rare, mot précieux, la chrysalide nous fait voir des teintes éclatantes, elle nous fait rêver à la magie des métamorphoses de certains insectes...
Elle nous fait songer au renouvellement incessant des jours, comme le suggère, si bien, Victor Hugo...
 
 
 
 
 
 
 
 
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Photo de chrysalide sous l'article : Lamiot
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 14:59

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La grande cérémonie a eu lieu, hier matin : réunion de tous les professeurs, pour préparer la nouvelle rentrée...

 

C'est l'heure des congratulations : notre lycée a encore battu des records de réussite au baccalauréat : Série L : 98 % , série ES : 95% série S : 93%.

 

Merveilleux ! En même temps, je ne peux m'empêcher de penser que ces résultats sont truqués : la tendance générale conduit, de plus en plus, vers une forme d'indulgence dans la correction des épreuves du baccalauréat.

 

Mais, l'heure est aux réjouissances et l'on passe, aussi, en revue les résultats des classes préparatoires aux différents concours : là, encore, à la satisfaction générale, les résultats dépassent les espérances. On déroule, longuement, tous ces résultats et tout le monde applaudit, bien sûr.

 

Pour le reste, les travaux de rénovation continuent dans le lycée et les enseignants devront se plier aux contraintes du bruit, de la poussière, des encombrements générés par ces aménagements.

Les professeurs pourront, toutefois, sortir de leur salle de cours et signaler aux ouvriers qu'ils font trop de bruits !

On évoque, aussi, les effectifs des classes qui restent chargés en seconde, et dans les autres niveaux, environ 35 à 36 élèves.

 

Puis, un grand apéritif est organisé pour réunir les enseignants et favoriser les retrouvailles.

L'après midi est consacrée à des réunions par discipline : les collègues de lettres sont tous présents, on accueille, cette année, deux nouvelles enseignantes, qu'il faut aider dans leur découverte de l'établissement.

On prépare, ensuite, le travail de l'année : organisation des différents bacs blancs, planning, représentations théâtrales, discussions, palabres pour choisir une oeuvre à faire lire aux élèves de seconde, en vue d'un devoir commun.


J'ose, alors, une intervention sur les difficultés de recrutement d'élèves en lettres classiques : de moins en moins d'élèves choisissent les options latin grec dans l'établissement.

Je suis, alors, prise à partie par une collègue de lettres modernes : elle affirme que le niveau d'exigences demandé aux élèves est trop élevé, sans doute !

Je lui rétorque que les horaires de ces enseignements sont trop dissuasifs : de 16 heures à 18 heures et le plus souvent, en fin de semaine, le jeudi ou le vendredi.

 

Je m'étonne tout de même de ce jugement péremptoire d'une collègue : elle aurait entendu des "échos" de parents d'élèves qui signalaient une certaine sévérité dans les notations.

 

Pourtant, comment ne pas voir que l'intérêt des élèves, c'est d'obtenir d'eux un certain niveau d'exigence ?

Or, nombre d'enseignants se laissent entraîner vers cette tendance : il faut accepter un certain laisser-aller, distribuer des bonnes notes...

Et certains se plient à ces règles absurdes, peut-être pour avoir la paix : mais à quoi sert aux élèves d'avoir leur baccalauréat, si les résultats sont faussés, et s'ils n'ont pas le niveau requis pour faire des études supérieures ?

 

De plus, je me demande comment une collègue ou des parents d'élèves peuvent réellement mettre en cause les notations d'un enseignant et juger, de l'extérieur, de leur sévérité !

Je ne me permettrai pas, pour ma part, de le faire car je sais combien les rumeurs sont suspectes, et qu'elles circulent, facilement, dans le monde de l'enseignement !

Alors que les équipes pédagogiques devraient être soudées et solidaires, ce sont, parfois, hélas, les confrontations qui prennent le dessus !

 

La rentrée est là : il va falloir s'adapter à un nouvel emploi du temps, à des effectifs chargés, à des travaux, dans le lycée, et même à des collègues qui veulent baisser les niveaux d'exigence, pour se conformer à une sorte de démagogie ambiante.

 

Si le système scolaire est en péril, c'est, justement, parce qu'on a voulu, à tout prix, effacer certaines difficultés, il est même question de supprimer la notation, au profit de cahiers d'évaluation complexes et mal conçus !

 

Il faut arrêter d'annihiler l'école : l'école a besoin, plus que jamais, de rigueur, de solidité, de fermeté !

 

 

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Published by rosemar - dans éducation
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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:34

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Les rivières, leurs courants, leurs emportements créent, souvent, une incroyable fascination, attirent tous les regards...

 

A Fontaine de Vaucluse, près d'une chute d'eau au cours tumultueux, l'eau rejaillit, rebondit en écumes tourbillonnantes, l'eau nous montre ses éclats de couleurs, ses murmures, ses fracas, l'eau virevolte, s'emporte, pleine d'émotions, de révoltes...

 

Assises sur la berge, les pieds dans l'eau, mes petites nièces observent ce spectacle : fascinées, elles sont absorbées par la transparence, la vivacité, les mouvements incessants de l'eau.

 

Nous battons des pieds dans les ondes déjà tumultueuses, nous façonnons d'autres remous, nous inventons d'autres emportements : l'eau fraîche, presque glacée nous vivifie et nous exalte.

 

L'eau déborde, des embruns nous éclaboussent, de l'eau retombe, en mille éclats sur nos vêtements d'été.

 

L'eau blanche d'écumes, moutonnante se déverse, avec bruit, après avoir franchi la chute dans une transparence limpide.

 

Les ondes laissent voir un fond d'algues et de mousses vertes.... L'eau roule, s'enroule, se déroule, se démultiplie, en écumes de candeur.

L'eau clapote, rugit, murmure sans fin : c'est un spectacle complet : couleurs de vert-bleu, de blanc, musique renouvelée des eaux, odeur des ondes et des algues, impression de fraîcheur...

 

Le regard fixé sur l'horizon, les fillettes contemplent et admirent la force tourbillonnante de l'eau, elles ne peuvent détacher leurs yeux de ce spectacle envoûtant...

Comme fascinées, elle se tiennent immobiles devant ces remous, ces mouvements incessants des flots.

D'autres acteurs interviennent, alors : des kayakistes caracolent autour de la chute d'eau, ils forment un ballet étourdissant d'acrobaties improbables : ils franchissent le barrage avec audace, disparaissent dans l'écume, reparaissent comme bondissants sur l'onde...

Quelle virtuosité ! Ils se jouent des vagues, les domptent, les apprivoisent, les caressent.

Certains décident de laisser leurs kayaks sur la berge, et remontent sur les bords, ils plongent, alors, dans les remous, se lancent dans le vide et rejoignent les tourbillons de l'eau.

Nous observons avec bonheur les gestes, les corps souples, délivrés de toute apesanteur.

Ils se fondent dans l'eau, font corps avec elle, deviennent eux mêmes fluidité, ondoyance, liberté...

 

Ils se jouent de l'eau : les voici encore qui franchissent à pieds la chute, ils dansent sur l'escarpement rocheux, à fleur d'eau, tels des funambules, ils courent à vive allure pour éviter le déséquilibre.

 

Les ondes rafraîchissantes nous font oublier la chaleur de l'été, elles nous permettent de contempler un spectacle unique, plein de mouvements et de surprises...

 

 

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