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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 16:48

 

ensi ret

La mort a frappé une jeune enseignante de 34 ans, la mort a frappé une institutrice, alors qu'elle se trouvait à l'intérieur de son établissement... C'est une mère d'élève, connue des services de police, qui a agressé au couteau la jeune femme.

 

Les faits se sont déroulés ce vendredi 4 juillet, le matin, à l'ouverture des classes, dans l'école primaire publique Edouard Herriot, situé dans le quartier Lapanouse, près du Stadium municipal de la préfecture du Tarn.

 

Mourir alors qu'on accomplit son travail, dans une salle de classe, être attaquée au couteau devant de jeunes enfants, voilà des faits graves, intolérables.

 

La violence de nos sociétés est partout, mais elle gagne, de plus en plus, les établissements scolaires : violences verbales, agressions physiques, mise en cause des enseignants...

 

Il faut le rappeler : l'enseignement est un métier majoritairement féminin : difficile d'être confrontée à la violence ordinaire de certains élèves ou de certains parents...

Difficile de se rendre au travail, la peur au ventre dans une angoisse permanente de ce qui peut se passer.

 

Difficile de concevoir qu'une telle peur puisse exister dans un métier de transmission, de partage, dans une fonction où l'on est en contact avec des enfants ou des adolescents.

 

Difficile de l'admettre, mais cette peur existe : certaines enseignantes peuvent en témoigner... la peur de se retrouver face à des classes difficiles, devant des élèves sans motivation, en butte à des insultes, à des propos déplacés et malveillants.

 

La peur d'entrer en classe alors que les effectifs sont pléthoriques, que certains élèves n'ont nulle envie de travailler...

 

Les parents s'immiscent, de plus en plus, dans le travail fourni par l'enseignant : certains contestent les notes, les sanctions, parfois même la pégagogie des professeurs, ce qui est un comble, car, en matière de pédagogie, les parents ne sont pas vraiment à même de donner des conseils.

 

On parle, parfois, de la tyrannie des parents d'élèves : ils pratiquent une ingérence inadaptée, dans le monde éducatif.

 

Bien sûr, on est, avec ce fait divers, dans une dimension dramatique : cette violence qui aboutit à la mort d'une enseignante est exceptionnelle. Mais force est de constater que le climat est parfois délétère, que les enseignants sont contestés dans leur rôle même, alors que leur tâche est de plus en plus complexe.

 

Le contexte, la crise font que les parents rejettent toute la responsabilité de l'échec de leurs enfants sur le personnel enseignant : les professeurs n'ont pas les compétences pour régler tous les problèmes inhérents à cette société, ils sont, avant tout, des pédagogues, mais ne peuvent jouer tous les rôles : assistante sociale, conseiller d'orientation, éducation à la morale etc.

 

De la violence verbale qui devient fréquente, à la violence physique, qui est plus rare, mais qui existe, le pas peut être vite franchi.

 

Une enseignante est morte, à la veille des vacances, le dernier jour de l'année scolaire : ce fait est intolérable....

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 16:47
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"C'était l'heure indécise et exquise qui ne dit ni oui ni non. Il y avait, déjà, assez de nuit, pour qu'on pût s'y perdre à quelque distance, et encore assez de jour pour qu'on pût s'y reconnaître de près", a écrit Victor Hugo dans son roman, Les Misérables.
 
L'heure exquise nous fait rêver, nous emporte dans ses replis de lumières atténuées...
 
L'adjectif "exquis" vient du verbe latin "quaerere", "chercher, rechercher" précédé de la préposition "ex". Ce mot brille de ses sonorités de gutturales et de sifflante, étonnant contraste de consonnes, éclatantes et douce....
 
Ce mot élogieux marque l'excellence, une forme de délicatesse, de perfection, il équivaut à un superlatif et peut s'appliquer à de la nourriture, à des mets, mais aussi à des êtres, des objets, des moments...
 
De nombreux termes appartiennent à cette famille : "question, conquérir, acquérir, requête, requérir, enquête"...
 
Mais l'adjectif "exquis", par sa forme différente, son préfixe se détache de l'ensemble : il exprime une sorte d'élégance, de raffinement uniques.
 
Il nous fait entrer dans le monde des saveurs, de la cuisine : il nous fait goûter et savourer des plats légers, pleins de finesse.
 
Il nous berce de rêves : associé à la douceur, à la beauté, le mot définit,aussi, une excellence, un bonheur suprême.
 
L'heure exquise, une fleur exquise...  une rose d'automne, plus rare que celle du printemps, est plus qu'une autre exquise...
 
Cet adjectif semble moins utilisé dans le langage moderne : on lui préfère des mots plus ordinaires et plus banals : super, extra, des abréviations à la mode...
 
Retrouvons l'usage de ces mots, à l'étymologie révélatrice : ce qui est exquis est rare et recherché, ce qui est exquis relève d'une forme de recherche, de quête.
 
Ce qui est exquis exige des efforts, une forme d'attente...
 
Ainsi, l'étymologie de cet adjectif dévoile des sens cachés, qui ne sont pas évidents, elle nous montre, comme souvent, l'essence de ce mot, sa signification première.
 
L'étymologie révèle la vérité des mots, elle est primordiale, pour en comprendre le sens : il faut la préserver et conserver l'usage de tous ces mots qu'on a tendance à oublier, et qui sont réservés à un langage soutenu.
 
Le mot"exquis" paraît un peu désuet et périmé : il est, pourtant, plein de saveurs, d'authenticité, de sens.
 
L'heure exquise nous berce de ses teintes adoucies : elle a le charme de l'incertitude lorsque le soir tombe, que les formes s'estompent dans une nouvelle harmonie...
 
L'heure exquise nous séduit de sa douceur, de sa tendresse et nous emporte vers des rêves de renouveau..
 
L'heure exquise nous offre des moments de plénitude, de poésie...
 
 
 
Photos : rosemar                
 
 
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 16:39

ecole

 

Faut-il supprimer les mauvaises notes ? A quoi servent, donc, les notes ? Après tout, ce serait sympa si les profs ne mettaient que de bonnes notes, à tous leurs élèves...

 

La moyenne pour tous, quels que soient le contenu, les fautes d'orthographe, les erreurs de raisonnement ! Il s'agit, selon les textes officiels de pratiquer "l'évaluation positive".

 

Il faut positiver ! L'essentiel est de ne pas traumatiser les jeunes, de leur éviter des déceptions trop dures...

 

Ainsi, le ministère de l'Education nationale souhaite installer, en primaire et au collège, un nouveau barème de notation pour la dictée. Le principe ? "Se baser sur la compétence des élèves et non sur la sanction."
 
Une grille proposera trois types de compétences : "l'accord des noms, l'accord des verbes et l'orthographe des mots... Il s'agit de valoriser certaines de ces compétences."
 
"L'élève ne doit pas perdre l’estime de soi, ni la confiance en soi qui font souvent défaut."
 
Mais, l'école n'est-elle pas, aussi, un apprentissage de la vie ? N'est-il pas utile de rencontrer des obstacles, pour les dépasser ?
 
Tout le monde est amené à surmonter des déceptions, des difficultés dans la vie courante, dans l'univers du travail, par exemple.

Par ailleurs, la note est un repère qui permet de voir une progression, ou, à l'inverse, des difficultés croissantes : faut-il simplement se contenter de préciser : telle compétence est atteinte, telle autre ne l'est pas ?

 

Comment l'élève pourra-t-il percevoir son niveau ?

 

Nos sociétés ont tendance, dans le domaine éducatif, à vouloir aplanir toutes les difficultés : on a allégé, pendant des années, les cours de grammaire et d'orthographe, jugeant que ces disciplines étaient trop rebutantes.

 

Or, les résultats sont là : à force de raboter certains cours, de nombreux élèves se retrouvent en difficulté...

 

Certains ne maîtrisent plus les conjugaisons, notamment les emplois du passé simple, ne savent plus reconnaître les différentes valeurs des subordonnées, ou encore ont des hésitations sur la voix active, la voix passive, notions pourtant essentielles.

 

Peut-on ainsi sacrifier des disciplines qui permettent de mieux s'exprimer, de mieux réfléchir, de mieux organiser ses idées ?

 

Cette année, au cours de la session 2014 du baccalauréat, les correcteurs ont été invités à noter généreusement les épreuves de mathématiques et de physique, les sujets ayant été jugés trop difficiles !

 

Après une pétition lancée par les élèves, l'inspection générale a demandé aux correcteurs de remonter les notes de l'épreuve de physique-chimie du bac S !

Quand les élèves, eux-mêmes, interfèrent sur la notation, quelle crédibilité peut-on accorder aux résultats ? A force de lénification, le baccalauréat est en train de perdre toute sa valeur.

 

Quand tous les élèves auront obtenu le bac, quand ils auront tous de bonnes notes, on pourra se poser cette question : quelle est la crédibilité des enseignants ? Quel est leur rôle ? Valoriser, sans vraiment mettre en évidence les carences et les difficultés, relève de la pure démagogie.

 

Le redoublement a, déjà, été supprimé : sauf exception, la plupart des élèves passent dans la classe supérieure, cet enjeu, pourtant essentiel, a disparu....

Quels repères donnons-nous aux élèves, si nous éliminons, devant eux, tous les obstacles ?

 

L'effort, la persérance, la volonté, le mérite sont des vertus essentielles : en faisant disparaître les notes, le redoublement, en voulant aplanir les difficultés, on en vient à nier ces vertus...

 

D'ailleurs, nos sociétés ont tendance à magnifier d'autres valeurs : l'argent-roi, les apparences, le clinquant... 

Dans tous les cas, la sélection se fait et se fera de plus en plus dans les universités où arrivent des élèves qui n'ont, parfois, pas les compétences requises.

 

http://youtu.be/n0lpvvyKyeI

 

 

 

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:34

 

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La boîte à coeurs recèle des photos familiales : depuis longtemps, on range les photos, dans ce récipient, en carton rouge, orné de coeurs sur le couvercle... des coeurs garnis de papillons, de fleurs, chats, oiseaux, poules...

 

La boîte à coeurs renferme bien des souvenirs : photos d'enfance, d'autrefois, ou d'un passé plus récent... Elle déborde de souvenirs... Mes grands parents, mes parents y sont enfermés, mes frère et soeur, toute la famille, des amis sont, là, dans la boîte à coeurs...

 

Alors qu'on stocke, maintenant, les photos sur un ordinateur, on constituait, autrefois, des albums photos, ou bien on rangeait les clichés dans des boîtes.

 

Le carton est bien usagé : s'il a gardé sa couleur rouge d'origine, les différents dessins qui l'ornent commencent à s'estomper...

 

La boîte déborde de photos qui ont tendance à s'échapper, dès qu'on soulève le couvercle... 

 

Beaucoup de photos en noir et blanc témoignent d'un passé où les clichés en couleur étaient encore l'exception. Le charme du noir et blanc, c'est celui d'un certain mystère, on peut imaginer les couleurs, percevoir ou non la clarté du ciel, la lumière...

 

On a l'impression de voir des films d'autrefois, une ambiance plus feutrée, moins criarde, plus sereine, même.

 

La plupart des personnes qui figurent sur ces photos ont disparu, elles restent, pourtant, des souvenirs bien vivants et vivaces.

 

Et dès qu'on ouvre la boîte à coeur, le souvenir se fait, encore, plus présent.

Les gens revivent, ressurgissent sous nos yeux : on revoit leurs gestes, on entend leur voix, on entrevoit des lieux du passé, des moments, des instants de bonheur, de souffrances, de doutes, d'espoir...

 

On retrouve des regards, des sourires, on perçoit des détresses, on voit la vie avec ses bonheurs et ses drames...

On comprend aussi toute la briéveté de ces vies, toute leur fragilité.

 

On entrevoit des faiblesses, mais aussi du courage devant l'adversité, une envie d'être heureux, malgré tout.

 

On perçoit la misère de certains, la dureté de leur vie : celle des gens qui vivaient, autrefois, à la campagne ou à la ville, sans commodités, sans confort.

 

Le monde a tellement évolué : on a des difficultés à imaginer qu'on pouvait vivre sans électricité, sans eau courante, sans réfrigérateur !

 

Je revois, avec émotion, la photo de ma grand-mère maternelle, prénommée Rose, alors qu'elle était petite fille, avec ses deux soeurs devant la ferme familiale : vêtues de robes qui ressemblent à des sarraus rayés, les fillettes ont un air bien triste et ne sourient même pas pour la photo.

 

Derrière elles, le décor est misérable : des outils agricoles entassés, aucun ornement, aucune fleur pour égayer la cour de la ferme.

 

La boîte à coeurs permet de voir, ainsi, l'évolution du temps, les progrès accomplis, une nouvelle façon de vivre, même si d'autres problèmes ont vu le jour...

 

La boîte à coeurs recèle des trésors du passé, elle est l'histoire de toute une famille, sa mémoire... il faut la garder précieusement...

 

http://youtu.be/-IRIqII4z_c

 

http://youtu.be/V8MFX6W4O2c

 

 

 

 
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 16:48

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Le football est, certainement, le sport le plus populaire, celui qui suscite le plus d'enthousiasme de la part des supporters, notamment lors de la coupe du monde... Les spectateurs vibrent devant la victoire de leurs équipes, manifestent leur joie mais ce bonheur se transforme, parfois, en débordements et en exactions déplorables...

 

Ainsi, 74 personnes ont été interpellées dans la nuit de jeudi à vendredi, en France, lors d'incidents qui ont accompagné des manifestations saluant la qualification de l'équipe nationale algérienne, en huitième de finale du Mondial de football.

 

Les principaux incidents se sont déroulés à Lyon, Vaux-en-Velin, Saint-Priest, Lille, Roubaix et Marseille. A Lyon, des commerces ont été saccagés, des pompiers pris pour cibles, et plusieurs dizaines de véhicules ont été incendiés.

 

Même si ces incidents restent limités, ils n'en sont pas moins inadmissibles : quel est l'intérêt de manifester sa joie, en se livrant à des destructions purement gratuites ?

 

Ces actes de vandalisme se reproduisent assez souvent et dévalorisent complètement ces supporters qui se comportent comme des sauvages.

 

Il faut imaginer le désarroi des automobilistes qui voient, ainsi, leur voiture saccagée : le plus souvent, ce sont de pauvres gens qui se retrouvent victimes de ces délits.

La "fête" du football se transforme en un véritable cauchemar, pour ceux qui subissent ces actes de violence...

 

Mais ce n'est là qu'un aspect de cette "fête" : combien de suspicions accompagnent certains matchs ? Arbitrages troubles, achats d'influences, corruption, arrangements douteux entre certaines équipes... 

 

Parfois, c'est le hasard pur et simple qui fait gagner un camp : la pratique des tirs au but, si les deux équipes n'arrivent pas à se départager, en est une illustration parfaite...

 

Et, après tant de suspicions, on en vient à fêter la victoire, parfois, faussée d'une équipe ?

 

Tricheries, argent, ruses en tous genres, enthousiasme : certains disent que le football est l'image même de la vie et du monde moderne...

 

C'est, d'une certaine façon, dire et admettre que tout est permis : on peut mentir, tricher, payer pour gagner, remporter des matchs...

 

Que dire aussi de toute la publicité qui encadre cette"fête" du sport ? La coupe du monde devient la vitrine de marchands qui n'hésitent pas à exploiter de pauvres gens dans des pays en difficulté...

 

Quels exemples sont donnés à travers ce sport ? Qu'est ce qui est moral ?

Quels sont les repères ? Et si, même dans le domaine sportif, ces repères sont perdus, que reste-t-il ?

 

Le sport ne doit-il pas être un exemple de courage, d'efforts, de solidarité pour les jeunes générations ? Que deviennent ces valeurs si l'on admet que l'on peut acheter des matchs, tricher, mentir ?

 

Si le sport n'est plus que le reflet de nos sociétés où les politiques revêtent le masque du mensonge, n'hésitent pas à abattre, à écraser l'autre, garde-t-il encore toute sa valeur, toute sa force ?

 

A quoi sert le sport, sinon à se dépasser, à surmonter des difficultés, à apprendre une forme de solidarité dans une équipe ?

 

Que deviennent ces objectifs si des matchs sont truqués, arbitrés de manière douteuse ?

 

Le vainqueur de cette coupe du monde aura-t-il même mérité ce trophée ? Quelle supercherie ! Quelle mascarade !

 

Le football, cerné par l'argent-roi de nos sociétés, devient un monde où les véritables valeurs du sport semblent être oubliées...

 

Certains footballeurs, payés comme des nababs, deviennent même des héros, ils sont magnifiés par la presse, encensés, comme s'ils étaient à l'origine d'exploits !

 

Le sport, le vrai, celui qui récompense l'effort, le courage, le mérite, n'est-il pas en train de disparaître, dans ces compétitions ?

 

 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 16:39

cigale

Alséides, citharèdes aux couleurs d'ambre, éloquentes cigales, vous voici, enfin revenues !

 

Hyléores aux noms de lumières, aux trilles sonores, aux ailes diaprées !

 

Enfin, les nymphes de l'été commencent à bruire et grésiller dans les pins du midi, elles font resplendir, enfin, la rondeur des pins, les cèdres tourbillonnants, les cyprès ciselés de verts et de noirs.


Brunes cigales du midi, ramages et murmures prégnants qui enserrent les paysages du sud ! 

 

Les pins lumineux se remplissent de ces éblouissements de voix, de ces paroles chaleureuses, de ces frémissements intenses...

 

Cigale ! Nymphe aux ailes d'or, dryade, hamadryade ! Somptueuse habitante des pins rayonnants de l'été !

 

Chants de lumières ! Dans le lointain, les arbres teints de verts, aux mille nuances écoutent, paisibles, les voix sereines et impérieuses des cigales !

 

Majestueuses, les cigales envahissent les jardins, font retentir leurs voix à l'unisson dans une souveraine harmonie...

 

Dans le lointain, les cigales s'emparent de l'espace, envahissent le ciel, la terre, les arbres, elles font vibrer le monde de lumières !

 

Elles se gorgent de vie, de soleil, inondent les paysages de leur crissement sonore...

 

Elles remplissent la nature de leurs voix renouvelées, de leurs paroles douces comme le miel.

 

Les cigales sont là, enfin ! Elles annoncent la saison des merveilles, le moment des bonheurs simples retrouvés...

 

Elles disent l'harmonie du monde : voix, couleurs, éclats de lumières, caresse des chants du soleil, murmures infinis, splendeur des arbres.

 

Elles disent les chaleurs sourdes, les pins retentissants d'ardeurs, les collines du sud, les chemins irradiés de luminosités...

 

Elles racontent toutes les ivresses, toutes les sensations, tous les plaisirs de l'été rayonnant...

 

 

http://youtu.be/df-eLzao63I

 

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 16:30

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On nous vend, vraiment, n'importe quoi : dans le domaine alimentaire, les scandales sont récurrents : viande de cheval étiquetée "boeuf", poissons dont on ignore l'origine dans des plats préparés, pizzas au fromage synthétique...

 

Mais, d'autres secteurs de l'industrie s'appliquent, aussi, à fabriquer des produits de qualité médiocre, à des prix vraiment excessifs...

 

La dernière expérience que j'ai faite est révélatrice : j'ai voulu acheter un bon shampoing, en y mettant le prix... On pense, souvent, que les produits vendus en pharmacie ou en parapharmacie sont de qualité.

 

On se fie, souvent, à l'emballage, au nom , à la composition : on regarde les effets annoncés : soin réparateur, par exemple.

 

On a, parfois, l'impression d'acheter un produit bio, quand on lit la mention : "sans parabène, sans sulfate", d'autant que le nom de la marque nous le fait croire, en l'occurrence, ici, "biocyte".

 

Sous la marque, apparaît le nom du shampoing : "kératine forte"... Quand on sait que les cheveux sont constitués essentiellement de kératine, on se dit qu'un tel produit doit être efficace !

 

Il reste à tester le produit dont on attend des merveilles, d'après la notice : "cheveux réparés, fortifiés, volume retrouvé"...

 

Avec un prix de plus de 12 euros, ce shampoing devrait être bénéfique !

 

Pourtant, après un premier essai, c'est une succession de déconvenues : les cheveux sont impossibles à démêler, ils sont poisseux, rigidifiés, ternes, ils ressemblent à des baguettes, ils ont perdu leur souplesse.

 

Bien sûr, il est impossible de ramener le produit en magasin, mais quelle tromperie sur la marchandise !

 

Il ne reste plus qu'à jeter le produit et à éviter, dorénavant, cette marque : pour autant, la dépense a été conséquente.

 

On nous vend, vraiment, n'importe quoi, mais qui peut échapper à ce système de marketing ? Emballage vert qui va dans le sens de l'écologie, promesses d'efficacité, dorures sur le carton... On se laisse, même, abuser par le prix qui semble être un garant de qualité...

 

Comment éviter de tels abus, de telles tromperies sur la marchandise ? Face à la multiplication des marques, on est, souvent, tenté de tester différents produits mais on est déçu.

 

Les produits cosmétiques, notamment, sont de plus en plus diversifiés et il est difficile de faire un choix : un produit peu cher vendu en supermarché est, parfois, plus performant et plus efficace qu'un autre.

La cherté ne garantit pas du tout la qualité !

 

Je vous invite, donc, à dénoncer ces mauvais produits vendus à des prix excessifs ! Je vous invite à révéler vos propres déconvenues, concernant tel ou tel achat : ainsi, il est possible de créer un réseau qui sera utile à tous.

 

Face à un monde féroce, dans lequel on nous incite à consommer tout et n'importe quoi, il est important de réagir, de mettre en garde, de refuser de tels abus !

 

Dans un monde de consommation, où les pires produits sont mis en vente, il est important de faire part de différentes expériences utiles aux autres !

Il serait bon, aussi, de révéler les bons produits que chacun et chacune ont pu tester et évaluer...

 

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 17:04
fée SophieAnderson

"Le pouvoir enivrant qui change l'homme en dieu ; 
L'amour, miel et poison, l'amour philtre de feu, 
Fait du souffle mêlé de l'homme et de la femme, 
Des frissons de la chair et des rêves de l'âme", a écrit Victor Hugo dans un poème intitulé Noces et Festins, extrait du recueil, Les chants du crépuscule... Hugo, dans ce texte, met en scène les festins des grands de ce monde, repas démesurés faits de plaisirs et d'excès.
 
Le mot"philtre", qui apparaît dans ce poème, évoque la puissance de l'amour, à travers une image, mais ce nom désigne, le plus souvent, un breuvage magique destiné à inspirer l'amour : l'étymologie même révèle bien le sens premier, "philtron" en grec est formé sur le verbe grec "philein, aimer", que l'on retrouve dans nombre de mots : philosophe, philanthrope, bibliophile, philharmonie...
 
Ce terme est, donc, forgé à partir du radical du verbe, auquel on a ajouté un suffixe -tron, à valeur d'instrument : le philtre est ce qui sert à susciter l'amour...
 
Lié à la magie, à la sorcellerie, le philtre nous entraîne dans un univers mystérieux, inquiétant, celui des contes où tout est possible, celui des légendes anciennes, comme celle de Tristan et Iseult...
 
Tristan et Iseut forment un couple mythique. Leur histoire illustre la force irrésistible de la passion amoureuse, force symbolisée par le philtre qui leur fait braver l'ordre social, le mariage. Ce récit relate les principaux moments de la passion irrésistible qui lie le chevalier Tristan et l'épouse de son oncle le roi Marc
 
On songe, aussi, à la légende du poète latin Lucrèce, auteur du De Natura rerum, empoisonné par un philtre et rendu fou, légende purement fantaisiste qui a visé à discréditer Lucrèce, esprit lucide, s'il en fut, grand pourfendeur des religions et des superstitions, justement...
 
On parle souvent de "philtre d'amour" mais on voit que l'expression est, en fait,  un pléonasme, puisque le mot "philtre" contient en lui-même le radical du verbe grec : "philein, aimer."
 
J'aime ce mot qui remonte à l'antiquité, qui a conservé son radical ancien, qui parle à tous, car la racine phil- se retrouve dans de nombreux dérivés...
 
Mot plein de douceur avec sa fricative "f", plein de rudesse avec sa gutturale "r", le philtre restitue toute l'ambiguité du sens de ce terme : il est censé provoquer l'amour, d'une manière artificielle....
 
La graphie même du mot qui comporte un phi grec, consonne aspirée, lui confère un aspect mystérieux et exotique.
 
Quelle est cette mixture aux pouvoirs magiques ? Quels ingrédients la composent ?
 
Le philtre reste du domaine du conte, du récit mythique, de ces temps anciens où l'on croyait encore en la magie, aux pouvoirs des sorcières, des fées, des sylphes....
 
Le philtre nous fait songer à des histoires extraordinaires, à des personnages mystérieux, à des récits fantastiques, pleins d'émotions. On voit apparaître des fées aux noms étranges et pleins de poésie : Mélusine, Morgane, Viviane, Fata, la fée des lilas, Ondine...
 
On entre dans un univers rêvé, celui de l'enfance, celui de Merlin, l'enchanteur, celui des sortilèges, celui de nombreuses légendes du Moyen-âge...
 
Le philtre, le poison, l'élixir, le breuvage, la potion magique censés procurer l'amour ! Que de mots lumineux et sombres, à la fois, pour évoquer cette boisson secrète et mystérieuse !
 
 
 
 
 
 
 
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:25

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La coupe du monde de football attire et draine des millions de spectateurs : c'est indéniable, on sent une ferveur des fans de foot, une fierté nationale, une envie de se réunir derrière l'équipe de son pays, notamment en France...

 

"On a gagné !", c'est ce que l'on entend dire lorsque la France remporte un match... comme si chacun avait participé à la victoire !

 

Certains se passionnent pour cette coupe du monde : ce sont des connaisseurs, ils ont, parfois, pratiqué ce sport et en gardent de bons souvenirs.

 

Pour autant, peut-on oublier tout ce qui entoure l'organisation de ces coupes du monde ? Peut-on oublier et occulter le désespoir des Brésiliens dont les manifestations ont été virulentes contre les nombreuses expulsions qui ont précédé cette "fête" du football ? Pour construire des stades, le gouvernement brésilien a délogé nombre de pauvres gens...

 

Peut-on oublier la colère des Brésiliens ? Au lieu de consacrer de l'argent à des infrastructures utiles et indispensables à ce pays, dans le domaine de la santé, de l'éducation, de la sécurité, on a préféré privilégier la coupe du monde.

 

A qui va profiter cette coupe du monde ? Aux Brésiliens ? Qui peut le croire ? Le prix des transports n'a cessé d'augmenter dans ce pays... Qui en supporte les conséquences ?

 

On peut aimer le football, mais peut-on refuser de voir les réalités et toutes les conséquences que subissent les populations dont les pays organisent ces coupes du monde ?

 

On peut être un passionné de ce sport mais on ne peut occulter tout le reste : les Brésiliens eux-mêmes sont de fervents adeptes de ce sport, mais ils ne peuvent accepter tous les sacrifices qui leur sont demandés...

 

 Nombre de brésiliens se sont élevés ces dernières semaines contre les dépenses exorbitantes du gouvernement brésilien pour accueillir l’événement, étant donné la situation économique très difficile de certains habitants de ce pays.

 

Comment ne pas voir l'excès, la démesure qui entourent ce sport ? Certains supporters, eux-mêmes, passent de la haine à l'adulation...

 

Le football, en tant que sport ne mérite aucune haine : c'est ce qui entoure le football qui est, parfois, haïssable, c'est l'hybris qui l'accompagne.

 

On a beaucoup parlé de la prochaine organisation de la coupe du monde par le Qatar, une affaire d'argent marquée par la corruption... La préparation de cette coupe du monde nécessite de gigantesques travaux. En septembre 2013, 44 ouvriers népalais sont morts en travaillant sur des chantiers dédiés à la coupe du monde dans des conditions proches de l'esclavage...

 

Au Brésil, huit ouvriers sont morts lors de la construction des stades.

 

Vive la coupe du monde ! Mais, si de pauvres ouvriers doivent mourir pour que des supporters vibrent de passion, devant des équipes adulées, peut-on l'accepter ?

 

Comment fonctionnent nos sociétés ? Il s'agit de procurer du plaisir à des foules en délire... Mais peut-on ne pas voir tout ce qui se cache derrière ces héros, ces idoles qui caracolent sur les terrains de foot ?

 

Peut-on accepter que l'organisation de coupes du monde aggrave la misère, le désarroi, entraîne la mort même de gens humbles et modestes ? Peut-on l'oublier ?

 

Mais comment peut-on, dans ces conditions, parler de l'héroïsme des joueurs de football ?

 

A lire 2 articles sur le sujet :

http://www.courrierinternational.co...

 

http://www.lemonde.fr/sport/article...

 

 

coupe du monde

 



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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 17:45
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"C'est comme une musique, une ritournelle dont on n'entendrait pas tous les mots, un chant qui laisserait son souvenir, des images, des personnages un jour rêvés... des éclats de rire, des rêves, des lettres d'amour et des tableaux blancs sur fond de cruauté insupportable, de souffrances impardonnables... Et toujours, ce même air qui reste... quelques notes lancinantes qui vous accompagnent et ne vous lâchent plus... une autre façon dorénavant de penser la mer", a écrit l'auteur italien Alessandro Baricco, dans son roman, intitulé Océan mer.
 

La ritournelle, la chanson de la mer ! Belle image qui évoque des murmures incessants, le flux et le reflux de l'onde amère !

 

Voilà un mot qui chante par son sens, par ses sonorités ! Il vient d'un nom italien  "ritornello", qui désigne la "répétition d'un motif musical", dérivé de "ritorno, le retour", auquel on a ajouté un suffixe de diminutif -elle.

 

Voilà un mot qui tourbillonne grâce à la gutturale, "r" répétée, la dentale "t" pleine d'éclats, ses différentes voyelles !

 

Son suffixe lui donne un air engageant et sympathique avec sa valeur de diminutif qu'on retrouve dans quelques mots : la ruelle, la tourelle, la margelle, la demoiselle...

Ce mot nous fait entendre des musiques, des refrains familiers : nous avons, tous, une ritournelle qui tourne dans nos têtes !


Nous avons, tous, un refrain du présent ou du passé qui nous revient, nous emporte, nous exalte et nous séduit !

 

Trois petites notes de musique et nous voilà emplis d'émotions, d'enthousiasme, de bonheur !

 

Tant de chansons, tant d'airs nous reviennent en mémoire ! Les ritournelles font partie de notre vie : que serions-nous sans la musique, sans les chansons ?

 

Tendresse, émotions, tristesse, joies, révoltes des ritournelles !

 

Musiques, airs entraînants, chants de lumières ! 

 

Les ritournelles nous emportent dans leurs tourbillons de souvenirs, elles rythment nos vies, évoquent des moments précis, des bonheurs, des peines, des êtres chers.

Les ritournelles sont l'essence même de nos souvenirs, elles nous rappellent tant d'émotions, de joies, de parcelles de bonheurs !

 

Notes de musique, refrains répétés qui s'imprègnent dans nos mémoires, les ritournelles nous sont indispensables pour apprécier le monde, le voir sous un autre jour, le redécouvrir...

 

Les ritournelles nous accompagnent en maintes circonstances, elles nous bercent de leurs airs entraînants, de leurs paroles pleines d'émotions, de sensibilité...

 

 

http://youtu.be/Tl4eqO5TT58

 

 http://youtu.be/E2Qp50o3XmQ

 

 http://youtu.be/32Qwj7xWBSc

 

 http://youtu.be/BcRplTpnHLM

 

 

 

 

 

 

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Photos : Christelle et rosemar



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