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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 17:52

Photo1366 

 

Crépuscule, tel est le titre de ce poème de Victor Hugo, extrait des Contemplations : et c'est bien un paysage de crépuscule que décrit le poète... On perçoit cette thématique à travers certains termes : "L'étang mystérieux, les branches... noires, l'ombre, la nuit tombe, un toit noir, l'étoile aux cieux, l'ange du soir, ses ailes obscures".


Le crépuscule est, d'après l'étymologie même du mot, "la petite obscurité", un diminutif latin de l'adjectif "creper" qui signifie "sombre"... C'est le moment où le soir tombe, où les formes s'estompent peu à peu... C'est, aussi, le symbole de la vie qui s'achève, et c'est ce symbole que développe Victor Hugo, tout au long du poème.

 

"L'étang mystérieux" évoqué, au début du texte, devient, ainsi, "un suaire aux blanches moires", superbe image même de la mort qui guette chacun d'entre nous... Cet étang est personnifié, puisqu'il "frissonne". Ces frissons suggèrent bien le froid, la peur, l'angoisse de ce paysage imprégné de mort.

 

Et pourtant, dans ce paysage sombre qui semble voué à la mort, on perçoit, dès la première strophe, la lumière de Vénus, à la fois astre du soir et déesse de l'amour.

Des questions sont posées et animent le texte : "Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ? Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ? "

 

Qui parle ainsi ? On a l'impression d'une nature vivante et vibrante... Une ambiance de fête surgit, à travers les questions ou certains détails : "Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines ; L'herbe s'éveille et parle aux sépulcres dormants." On entrevoit une communication entre le monde des morts et celui des vivants...

 

La nature, symbole de vie s'exprime à travers un simple "brin d'herbe". Et cette nature invite des couples qui passent, à l'amour, de manière pressante, grâce à de nombreux impératifs : "Aimez, vous qui vivez ! Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe ; Soyez heureux... Vivez ! faites envie."

 

Les exclamations soulignent une forme d'enthousiasme : face à la mort qui menace, il ne faut pas laisser passer le temps et en profiter pour "aimer".

 

Cette invitation très épicurienne s'oppose au tableau sombre qui est peint au début du poème...

 

Le texte fait de contrastes traduit bien une sorte d'urgence : face à cette obscurité qui nous menace, il faut vivre intensément.

"Les mortes" s'opposent aux "belles" d'autrefois... "le ver luisant" surgit dans "l'ombre." Dieu fait "tressaillir" le "tombeau"...


Des sensations sont mises en jeu : visuelle, auditive, tactile : une étoile apparaît, associée à la lumière, on perçoit le bruit du "pas lourd" du "faucheur", la nuit qui arrive donne aussi une impression de "fraîcheur."

 

Cette évocation très sensuelle vient compléter l'invitation à l'amour qui réapparaît dans la dernière strophe : "Aimez-vous !"

Associée au mois "où les fraises sont mûres", cette invitation prend tout son sens face au temps qui passe, qui fait mûrir les fruits...

 

Le vent, quant à lui, devient un "ange rêveur" qui "Mêle, en les emportant sur ses ailes obscures, Les prières des morts, aux baisers des vivants".

 

Voilà l'ultime opposition du poème qui réunit le monde des morts à celui des vivants : c'est comme si cet ange surgi du ciel voulait transmettre la nécessité urgente de vivre en montrant aux êtres humains cette association inéluctable de la vie et de la mort... Aimer devient une façon de communier avec le monde des morts, un moyen de les retrouver, de leur rendre hommage.

 

Voilà un magnifique poème bâti sur des contrastes, où la nature vibre, semble lancer des messages aux humains que nous sommes.

 

Elle parle, pose des questions, montre toute la beauté du monde, grâce à des effets de sonorités... fricatives et sifflantes dans ces deux vers, par exemple : "Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ? Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?" Certaines répétitions soulignent le lyrisme, un élan, une volonté de mettre en évidence tous les spectacles de la nature qui sont aussi une occasion d'aimer, de vivre en symbiose avec le monde qui nous entoure.

 

Dans ce poème, la nature entière semble vivante, l'amour est présenté comme une loi universelle, et divine... On perçoit comme une sorte d'animisme présent dans tout le texte. La beauté de cette poésie, dans les personnifications, les images traduit et retranscrit la splendeur du monde : les moires de l'étang, l'étoile de Vénus devenue "fleur de lumière."...

 

On est sensible à une forme de panthéisme exprimé par le poète : tout semble divin dans la nature évoquée, on entrevoit aussi une sorte de communication entre les vivants et les morts, eux qui semblent nous inciter à vivre intensément, à aimer le monde...

 

Le poème :

 

 

L’étang mystérieux, suaire aux blanches moires,
Frissonne ; au fond du bois la clairière apparaît ;
Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;
Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?
 
Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?
Vous qui passez dans l’ombre, êtes-vous des amants ?
Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines ;
L’herbe s’éveille et parle aux sépulcres dormants.
 
Que dit-il, le brin d’herbe ? et que répond la tombe ?
Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs.
Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe ;
Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs.
 
Dieu veut qu’on ait aimé. Vivez ! faites envie,
Ô couples qui passez sous le vert coudrier.
Tout ce que dans la tombe, en sortant de la vie,
On emporta d’amour, on l’emploie à prier.
 
Les mortes d’aujourd’hui furent jadis les belles.
Le ver luisant dans l’ombre erre avec son flambeau.
Le vent fait tressaillir, au milieu des javelles,
Le brin d’herbe, et Dieu fait tressaillir le tombeau.
 
La forme d’un toit noir dessine une chaumière ;
On entend dans les prés le pas lourd du faucheur ;
L’étoile aux cieux, ainsi qu’une fleur de lumière,
Ouvre et fait rayonner sa splendide fraîcheur.
 
Aimez-vous ! c’est le mois où les fraises sont mûres.
L’ange du soir rêveur, qui flotte dans les vents,
Mêle, en les emportant sur ses ailes obscures,
Les prières des morts aux baisers des vivants.
Photos : rosemar
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 16:35

agapes auteur Peter Gugerell

"Vous avez un chef de tout premier ordre, Madame, dit M. de Norpois. Et ce n’est pas peu de chose. Moi qui ai eu, à l’étranger, à tenir un certain train de maison, je sais combien il est souvent difficile de trouver un parfait maître queux. Ce sont de véritables agapes auxquelles vous nous avez conviés là...", c'est ainsi que le marquis de Norpois, ambassadeur et diplomate vante la qualité d'un repas offert par la mère du narrateur, dans le roman de Marcel Proust, A l'ombre des jeunes filles en fleur.

 

Repas copieux et joyeux entre amis... les agapes révèlent une amitié, une convivialité. 

 

Les agapes sont, à la fois, signes d'harmonie et d'abondance : dérivé d'un verbe grec " ἀγαπῶ, agapo" qui signifie "aimer" les agapes réunissent des amis qui festoient... 

Symboles d'amitié, de convivialité, les agapes invitent à des réunions, à des repas copieux où l'on partage nourriture, propos joyeux, regards complices...

 

Vive les agapes ! Ce mot, souvent employé au pluriel, résonne de sa voyelle "a" redoublée, de ses consonnes gutturale et labiale !

 

Il semble, en écoutant ce mot, qu'on entende des cris de joie, des rires... on aime toujours se retrouver, autour d'un festin plantureux.

 

Ce nom a, d'abord, été utilisé dans un sens religieux : dans le christianisme ancien, c'est un repas à caractère religieux, dont le but est d'entretenir l' "amour", en grec "ἀγάπη", dans la communauté chrétienne. Le terme "agapé" désigne, en fait, à l'origine les liens du sang qui unissent une famille...

 

Puis, le mot évoque, plus simplement, des repas abondants entre amis...

Il est bon de s'adonner à des agapes !

 

C'est l'occasion de plaisanter, de rire, d'échanger, de communiquer maintes impressions sur le monde.

C'est l'occasion de discuter, de deviser, au sens ancien du terme, c'est à dire, de se livrer à un partage de pensées, d'idées...

 

Les agapes permettent aussi de goûter à une nourriture de choix, de savourer différents mets... foie gras, saumon, langoustes, crevettes, saint-jacques, granité aux oranges, bouchées aux noisettes, bûche au chocolat, etc. Les agapes promettent un partage de saveurs.

 

Véritables fêtes du goût, de l'amitié, les agapes sont une façon de célébrer un événement plus ou moins important...

 

J'aime les agapes : en écrivant cette phrase, j'utilise une forme de redondance puisque le mot "agapes" est issu, lui-même, du verbe "aimer", en grec...

Comment pourrait-on ne pas apprécier les agapes ?

 

Mot lumineux, mot rare, isolé, au sens mystérieux, il nous révèle toutes ses richesses !

 

Ce mot peu usité mérite d'être réhabilité, son sens premier évoque une sorte de fraternité, une union des âmes et des coeurs, des liens intenses.

 

Issu du verbe "aimer", ce nom nous montre toutes les ressources et les nuances de la langue française : "agapes, festin, banquet, ripailles", de nombreux mots peuvent être utilisés, en cette occasion...

 

Livrons-nous à des agapes ! Faisons retentir ce mot plein de bonheurs et de partages !

 

Je vous invite à des agapes réitérées ! Je vous invite à célébrer des fêtes, à organiser maintes agapes, à une convivialité chaleureuse !

 

 

http://youtu.be/-ShiyDntp3U

 

http://youtu.be/Z7XnNeaSta8

 

 

 

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Photos : 1  Peter Gugerell   2 DocteurCosmos  3 JiElle  4 rmkoske    creative commons

 



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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:11

 

coupe auteur xavoun

Partout, dans tous les médias, sur google, la coupe du monde de football envahit les écrans : impossible d'y échapper : chaque jour, nous avons droit à tous les compte-rendus des matchs, à des commentaires sur les décisions, souvent contestables et contestés, de certains arbitres, à des éloges dithyrambiques de telle équipe qui vient de remporter un match !

 

Quel cirque médiatique ! Quel tapage ! Tout cela, pour célébrer une fête associée à tant d'argent, à tant de gaspillages !

 

Assez ! La coupe est pleine !

 

Certains diront que, dans nos sociétés, tout tourne autour de l'argent, et que le football ne déroge pas à cette règle : l'argent roi....

 

Certes, mais dans ce domaine, on atteint des sommets, un paroxysme d'indécence : il suffit de voir le montant des salaires de certains joueurs de foot, pour en être persuadé...

 

"Panem et circenses", on est bien, là, dans les jeux du cirque d'autrefois... La différence est que ces jeux sont, dorénavant, planétaires et sont diffusés à grands renforts de publicités par tous les médias qui nous entourent.

 

Alors que des pauvres crient famine, qu'ils manifestent, au Brésil même, où est organisée cette coupe du monde, cette fête qui consacre le règne de l'argent, où de fausses idoles sont encensées, n'est-elle pas le comble de l'indécence ?


Certains diront qu'ils sont des passionnés du football, que c'est, là, un divertissement pour les yeux, une fête du sport, des corps qui se dépensent, de l'esprit qui ruse pour l'emporter sur l'adversaire...

 

Mais que reste-t-il de tout cela, face à ce déferlement médiatique, face à cette façon d'idolâtrer des joueurs de foot qui gagnent des millions ?

Quelle indécence !

 

Certains diront qu'il est bon de se divertir et d'oublier les réalités du monde qui sont si dures.

 

Mais faut-il les oublier en participant à une fête qui ne fait qu'amplifier les inégalités, dans le pays même où se déroule la coupe du monde ?

 

Faut-il oublier les manifestations des Brésilens qui souffrent, qui ont vu des dépenses somptueuses faites pour cette organisation de la coupe du monde, faut-il oublier la misère du peuple sacrifié, en la circonstance ?

 

En France, même, des passionnés de foot louent des téléviseurs géants pour mieux visualiser les rencontres : ils dépensent, ainsi, beaucoup d'argent pour accéder à ce spectacle.

 

Quelle est cette folie du foot ? N'est-elle pas savamment orchestrée par les médias ?

 

Je refuse d'y participer ! Je refuse d' être, ainsi, accaparée et obnubilée par un événement médiatique !

 

Pour qui aime véritablement le football, le vrai et non celui qui est mis en scène et médiatisé à travers des pseudo-dieux du stade, il convient d'aller sur un terrain pour pratiquer ce sport. Il convient d'aller courir, de s'aérer !

 

Il convient de ne pas rester figé devant les écrans ! Il convient de ne pas se laisser dominer par la fureur et la passion des compétitions !

 

Derrière cette façade, se cachent tant d'injustices, d'inégalités, de démesure !

 

 

coupe du monde

 

 

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 15:56

 

bac 15

 

Le mois de juin est entamé : c'est le mois du baccalauréat... de multiples convocations sont adressées aux professeurs des lycées, pour la correction des épreuves qui se déroulent jusqu'au 9 juillet, environ : qui a dit que les enseignants disposaient de deux mois de vacances ?

 

Les professeurs correcteurs sont convoqués dans des villes distantes de leur lieu de résidence et de travail : il leur faut aller récupérer les copies, parfois à 50 km, parfois au delà, les corriger, puis les ramener dans le centre d'examen...

 

En français, les enseignants doivent, aussi, faire passer les épreuves orales du baccalauréat le plus souvent, à nouveau, dans des établissements éloignés de leur lieu de résidence : ces examens durent environ 6 jours du matin 8 heures, jusqu'au soir 18 heures, avec une pause pour le repas d'une heure et demie... ces épreuves sont précédées d'une demi journée de préparation dans l'établissement d'interrogation : les professeurs consultent les listes de textes, les programmes étudiés par les élèves et préparent les questions posées.


Les conditions de ces interrogations sont éprouvantes : les professeurs sont enfermés toute la journée dans des salles non climatisées et voient défiler les élèves : impossible de faire une pause, ne serait-ce que pour aller aux toilettes...

 

On le voit : le baccalauréat est de plus en plus complexe à organiser : certains professeurs sont convoqués à plusieurs centaines de kilomètres de leur lieu d'exercice : fatigue et dépenses sont au rendez-vous...

Oui, le baccalauréat devient une véritable machine infernale, coûteuse, difficile à gérer pour l'ensemble des personnels.

 

Il faut, aussi, assurer la surveillance de toutes les épeuves écrites : philo, physique-chimie, français, histoire, mathématiques etc.

En fin d'année, la fatigue se fait sentir et cet examen constitue une sorte de marathon qui accroît encore le stress.

 

Il suffit qu'un enseignant ait des soucis de santé pour que l'équilibre fragile de cette colossale entreprise soit compromis : il faut trouver, en catastrophe, des remplaçants.

 

Cet examen de fin de cycle s'est complexifié au fil des années : multiplication des options, programmes obligatoires, journée de préparation à l'oral.

Jusqu'où pourra-t-on aller ? Avec cette complexité accrue, il est probable qu'on arrivera, un jour, à saturation et qu'on supprimera le bacccalauréat : c'est peut-être le but recherché, d'ailleurs...

 

Cet examen mobilise, pendant un mois environ, le personnel administratif, les enseignants, et la tâche est, souvent, lourde.

Le baccalauréat concerne aussi de plus en plus d'élèves qui sont admis en lycée : ce surcroît de candidats alourdit le travail...

 

Au regard de toutes les contraintes, de toutes les tâches demandées aux enseignants, on comprend que le baccalauréat devient de plus en plus ingérable : on voudrait le faire disparaître qu'on ne s'y prendrait pas autrement...

 

C'est probablement ce qui va se produire dans les années à venir.... A terme, il sera remplacé par un contrôle continu qui a tendance à se mettre, déjà, en place avec les nombreux bacs blancs organisés, pendant l'année, dans les différents établissements.

 

Le baccalauréat mérite-t-il d'être maintenu ? N'a-t-il pas perdu de sa valeur et de son prestige ? Ne faudrait-il pas le revaloriser, en renforçant les exigences ?

 

Demain, une grève probable de la SNCF risque de perturber les épreuves de philosophie : on perçoit, là, une fois de plus, toute la fragilité de cet examen. Si certains candidats sont en retard, le ministère a prévu qu'ils soient acceptés, même avec une heure de retard : mais, dans ce cas précis, comment empêcher les fraudes et les fuites possibles ?

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 17:17

 

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Voici revenu le temps des baignades, voici revenu le temps de la nature retrouvée, de l'harmonie, de la fusion avec les éléments...

 

Doux bruissement des vagues, brise marine légère, splendeurs de lumières qui se reflètent sur le sable et sur la mer.

 

Dans le lointain, des voiles blanches irisées de lumières... une immensité marine de vert, de bleu et d'ocre... les vagues s'enroulent sur la grève, dans un mouvement perpétuel et inlassable...

 

Des flots d'écumes se déroulent, se diffusent sur les bords.

 

Des mouettes rasent la mer et le sable... blanches et moirées de leurs teintes d'azur, elles s'immobilisent sur les éblouissements de sable et offrent le spectacle de leurs éclats de blancs.

 

Voici revenu le temps des ondes qui submergent, qui emportent les corps, fluidité marine, souplesse retrouvée, agilité des gestes.

 

L'onde amère nous emporte vers de nouveaux bonheurs, de nouvelles rencontres, des accords de couleurs vertes.

 

On goûte les flots, on s'en imprègne, on retrouve des accords perdus, on se perd dans les vagues, abîme insondable.

 

Les ondes résistent, se soulèvent, s'emportent : elles se répandent en écumes de bonheurs, elles offrent leur douceur, leur velouté et leur rudesse...

 

L'eau âpre nous fait glisser vers de nouveaux mondes, vers la liberté, des élans de renouveau...

Douces senteurs marines sur la peau, éclats de sel, d'ambre, de lueurs.

 

Détente et harmonie de la mer qui nous emporte vers le large, loin du monde, loin des terres habitées, loin des tracas de la vie...

 

Les flots se hérissent de clartés lumineuses, les flots nous font entendre leurs voix sans cesse renouvelées et volubiles.

 

La mer nous enveloppe de ses replis amers, elle nous berce de murmures, elle nous entraîne vers des rives de bonheurs...

 

Voici revenu le temps des splendeurs marines !

 

http://youtu.be/rRbyZ3eD-9M

 

http://youtu.be/NkdDlV1M10c

 

 

 

 

 

 

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Photos : Christelle et rosemar



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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 15:43
-Dianthus_-auteur-nordzee23.JPG
"Elle voulait ne pas paraître embarrassée ; mais elle sentait que le plus vif incarnat colorait ses joues..." a écrit Félicité de Genlis, dans son roman historique, Mlle de la Fayette ou le siècle de Louis XIII. Dans cet extrait, Melle de la Fayette laisse voir son trouble et rougit de pudeur, à l'approche du roi...
  
L'ncarnat désigne une couleur rouge vive et claire : ce mot, dérivé du latin "caro, carnis" la chair, évoque une teinte à la fois éclatante et discrète, entre la couleur de la cerise et celle de la rose.
 
Les mots de cette famille sont nombreux : "chair, charnel, carne, carné, carnation, carnier, carnaval, carnage, carnassier, carnivore, incarnat, incarner, incarnation, caroncule, charcutier, charogne..."
 
Le terme "incarnat" a un sens plus poétique : associé à la couleur de la peau, il suggère, souvent, une forme de pudeur, un rouge-rose qui monte aux joues...
 
Ce mot qui peut être un adjectif ou un nom commun masculin est empreint de mystères : on n'en saisit pas immédiatement le sens et l'origine...
 
Mot rare, peu usité, il suscite la curiosité avec ses sonorités de gutturales "k" "r", sa voyelle "a" répétée comme dans un écho...
 
L'incarnat évoque des teintes de roses pourprées, des éclats de rouge, des aurores naissantes.
 
L'ncarnat suggère des colères, des pudeurs soudaines, des embrasements...
 
Il nous fait voir des pastels de rose-rouge, des fleurs aux teintes douces, anthémis, géraniums, althéas, centaurées, balsamine, dianthus, fleurs divines.
 
Saponaires, fleurs d'églantiers...
 
L'incarnat est associé à des visages qui s'empourprent, à des teints éclatants, à des sentiments variés...
 
Voilà un mot à redécouvrir : lié à la sensation visuelle, il fait surgir des couleurs nouvelles, différentes, des roses vifs pleins d'harmonie.
 
Un ciel incarnat peut évoquer une aurore rougeoyante, le houx se couvre de baies d'incarnat, une flamme s'anime de teintes d'incarnat...
 
Coccinelles, fraises, groseilles, pommes rougeoyantes peuvent révéler des tons proches de l'incarnat... Les feuilles d'automne se couvrent parfois de marbrures, d'éclats d'incarnat...
 
 
Couleur vive et nuancée, l'incarnat fait naître de nombreuses images chaleureuses !
 
 
 
 
Photos : en haut : Nordzee23  / en bas de l'article  1ère photo : Jnn   creative commons
autres : rosemar
 dipladénia auteur JNN
 
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 14:46

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Des gens très riches, des gens qui occupent des fonctions de responsabilité politique et qui se rendent coupables de fraude fiscale, de mensonges, tel est le profil indigne et honteux du couple Balkany.

 

Après maintes dénégations, Isabelle Balkany a avoué, enfin, avoir fraudé le fisc : propriétaire d'une somptueuse villa, au luxe éhonté, sur l'île de Saint-Martin aux Antilles, le couple a "oublié" de la déclarer et a, ainsi, échappé à l'ISF...

 

Cette demeure louée à prix d'or a généré, aussi, de nombreux bénéfices...

 

Une honte ! Une infâmie ! Dans un temps de crise, dans un temps de misère sociale, ces gens qui détiennent tous les pouvoirs n'ont même pas le respect du pays dans lequel ils vivent et ne pensent qu'à s'enrichir, encore plus !

 

La fraude est conséquente : Madame Balkany a admis ne pas avoir payé l'ISF, sur cette maison, depuis 1997 !

Quels sont ces riches qui refusent de se soumettre à l'impôt alors que les pauvres, eux, ne peuvent y échapper ?

Quels sont ces riches qui utilisent tous les moyens, mensonges, fraudes, pour ne pas payer leur dû ?

 

L'acquisition même de cette maison de Saint Martin reste assez ténébreuse : héritage ou argent détourné des marchés publics des HLM des hauts de Seine ?

 

Le couple Balkany serait aussi propriétaire d'une villa à Marrakech, mais la preuve n'a pas, encore, été établie.

 

Quand on voit les photos de la villa Pamplemousse, à Saint Martin, on est au bord de l'écoeurement : tant de luxe pour des gens qui vivent dans un pays en crise !

Immense piscine, jardin exotique de plus d'un hectare, chambres et salles de bains luxueuses, une intendante, une femme de ménage et un jardinier. Une demeure somptueuse qui montre un enrichissement démesuré et suspect...

 

Le couple est soupçonné, depuis longtemps, de trafic, détournement d'argent, dénis, mensonges, une longue série de méfaits.

 Les Balkany ne déclarent que leurs revenus d'élus, de l'ordre de 12.500 euros mensuels, mais ils seraient, en fait, des propriétaires cachés, derrière une cascade de sociétés écrans et de comptes off shore.

 

Honte aux menteurs, aux fraudeurs, aux agioteurs, aux trafiquants en tous genres !

Alors que ces gens méritent mille fois la prison et l'opprobre, on les voit encore caracoler, pleins d'assurance, d'aplomb et de morgue.

 

Quand l'argent devient le mobile unique de responsables politiques, quand l'argent est au centre de toutes les convoitises, on ne peut que condamner, stigmatiser et dénoncer ceux qui se rendent coupables de tant d'indignité.

 

Pendant des années, ce couple de notables a échappé à la justice : il est temps de rétablir cette justice et de mettre un terme à un système politique perverti par l'argent et le pouvoir qu'il génère...

 

Il faut exiger que soient punis ces profiteurs de la republique ! Il faut absolument que les gens de pouvoir corrompus par l'argent soient, enfin, dénoncés et jugés !

 

L'argent honteux des Balkany constitue un scandale dans une société qui se veut évoluée et démocratique... L'argent honteux des Balkany ne doit plus leur permettre d'échapper aux sanctions qu'ils méritent...

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 17:28

 

BAC 7-copie-1

Ce mardi 10 juin, les professeurs de lettres étaient convoqués pour la préparation de l'oral des épreuves anticipées de français, qui concernent les élèves de première...

 

Le centre d'examen est situé à une cinquantaine de kilomètres de mon lieu de résidence : il faudra, pour les 6 jours de l'oral, faire les voyages, le matin et le soir.

 

Les locaux sont vétustes, et les interrogations vont se dérouler au quatrième et dernier étage du bâtiment, sous les toits, dans des salles très chaudes, où la climatisation n'est pas prévue...

 

La demi-journée de préparation consiste à consulter les listes de textes étudiés par les élèves, à prévoir différentes questions, à organiser le travail d'interrogation.

 

Après un parcours en voiture, sans encombre, j'arrive dans l'établissement concerné, je me dirige vers la salle des professeurs pour demander où se déroule la réunion de préparation : un surveillant me dit qu'il faut, d'abord, monter au troisième étage, passer au secrétariat, avant de me rendre au CDI, lieu de rendez-vous des professeurs.

 

Je gravis donc les trois étages, et après avoir parcouru un long couloir, je rencontre le proviseur adjoint du lycée : il m'informe que la réunion a bien lieu au CDI et que j'ai monté 3 étages pour rien : sa mauvaise humeur est visible, j'ai été mal renseignée mais, en fait, c'est moi la coupable !

 

Finalement, je me rends au CDI, où je retrouve quelques collègues : nous signons la feuille de présence et nous commençons à observer les listes...

 

Nous préparons différentes questions, puis nous demandons au proviseur s'il ne serait pas possible de prévoir d'autres salles d'interrogation, moins chaudes et plus aérées !

 

La demande paraît tout à fait incongrue ! Le planning est prévu depuis longtemps et chaque année les interrogations de français ont lieu au dernier étage, à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet...

 

Nous allons, donc, devoir passer 6 jours dans des conditions extrêmes, dans des salles incorfortables, de véritables fournaises, car l'établissement, mal conçu, est une sorte de préfabriqué qui accumule la chaleur !

 

Il est vrai que nous ne sommes que des profs, de misérables profs : et même l'administration à tendance à nous considérer comme de la piétaille, des gens de peu d'importance que l'on peut traiter n'importe comment !

 

Mauvais accueil, mauvaise humeur ! C'est souvent le lot des enseignants quand ils se retrouvent face à l'administration ! J'en ai fait, plusieurs fois, l'expérience...

 

Les conditions de travail sont pénibles, et, en plus, l'accueil est, parfois, déplorable...

Les enseignants fatigués, en fin d'année, souvent stressés doivent accomplir des tâches difficiles, ils doivent bien accueillir les élèves, bien les noter, mais ils sont eux-mêmes déconsidérés et souvent méprisés.

 

Il arrive, aussi, que des professeurs soient convoqués dans des villes lointaines pour des réunions totalement inutiles, où on leur donne des consignes de correction qu'ils auraient pu facilement consulter sur internet ! A l'heure de la crise, les économies ne sont même pas à l'ordre du jour !

 

Les enseignants doivent, ainsi, se plier à des contraintes absurdes, au gré de la volonté des inspecteurs ou de l'administration.

 

Ne serait-il pas temps de prendre conscience de tout ce gâchis d'énergies gaspillées, de tâches mal organisées ?

 

Ne serait-il pas temps de prévoir des conditions d'accueil plus humaines pour les enseignants ?

 

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 18:37

 

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Nouveau dérapage verbal au Front national, mais ce n'est que la suite d'une longue série : c'est, encore, Jean Marie Le Pen qui se signale par des déclarations intempestives : il est vrai que le président d'honneur du front national a, dorénavant, l'excuse de l'âge, mais on sait que c'est, là, une tendance qui remonte à fort longtemps...

 

Dans un billet d'humeur, diffusé sur le site du parti, évoquant les artistes qui se sont engagés contre le front national, lors de la campagne des européennes, Jean Marie Le Pen a déclaré : "on fera une fournée, la prochaine fois", en parlant de Noah, ou de Patrick Bruel...

 

Devant le tollé provoqué par ces propos, au sein même du front national, Jean Marie Le Pen refuse de prendre le mot "fournée" au sens littéral et traite d'imbéciles ceux qui interprètent mal cette expression !

 

Louis Alliot lui-même trouve cette déclaration "consternante" : la vidéo a, d'ailleurs, été retirée du site du front national...

 

Marine Le Pen a pris, aussi, ses distances avec son père, après cette nouvelle sortie controversée, qui a suscité l'émoi au sein même du Front national et provoqué une avalanche de condamnations de la part d' organisations antiracistes. Vu la "très longue expérience" de mon père, "ne pas avoir anticipé l'interprétation qui serait faite de cette formulation est une faute politique, dont le Front national subit les conséquences", a-t-elle affirmé.
 
Comment expliquer une telle expression : "faire une fournée" ? Comment ne pas y voir une allusion horrible à certains fours qui restent de triste mémoire, lors de la deuxième guerre mondiale ?
 
L'expression, telle qu'elle est employée, avec le verbe "faire" ne prête à aucune ambiguité :" faire une fournée", c'est bien mettre dans un four ! Et Jean Marie Le Pen a beau essayer de justifier ses propos, il a bien des difficultés à nous convaincre... Selon Jean Marie Le Pen, le mot désignerait, simplement, "un groupe d'artistes polémiques"...
 
On le voit : après sa victoire relative, lors des élections européennes, entachée par une forte abstention, le front national se trouve rattrapé par ses vieux démons d'antisémitisme.
 
Le front national a du mal à échapper à de vieilles tentations, à des relents de racisme, à un antisémitisme exacerbé....
 
Même si Marine Le Pen prend du recul, elle ne condamne pas totalement les propos de son père, elle parle simplement de "faute politique"....et on sait tous les dérapages commis par les membres du front national...
 
On connaît cette longue liste de déclarations suspectes, à la marge.
 
Le front national reste un parti extrémiste et dangereux, dans ses fondements mêmes et les apparences de vertu, que se donnent certains, ne sont guère crédibles...
 
Ce nouvel épisode révèle une volonté du front national de se refaire une nouvelle façade, puisque certains cadres du parti ont désavoué Jean Marie Le Pen, mais il nous montre aussi les arrière-pensées de certains, leur intolérance, leur refus de respecter certaines valeurs essentielles...
 
Comment ne pas voir se dessiner, dans ce dérapage, encore une fois, les tendances extrémistes de ce parti ?
 
Comment ne pas être inquiet, face à l'accumulation de propos dérangeants, venant des membres ou des sympathisants de ce parti ?
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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 17:29

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Flammèches et balantines de blanc-rouge avant de s'épanouir... feuilles vernissées, brillantes, aux formes de contours bien dessinés...

 

Somptueux dipladenia, aux éclats de rouge, corolles délicates, couleurs de lys et d'amarante, au coeur éclatant de xanthe !

 

Fleurs pamprées de leucite, aux boutons de flammes, si fragiles, si délicates...

 

La tige droite hisse les corolles... les feuilles miroitantes, d'un vert tendre, entourent les fleurs, les subliment, de leurs lacs de lumière.

 

La fleur aux teintes de pourpre, de lin blanc nous fait voir des aubes rougissantes, des aurores subtiles aux teintes adoucies.

 

La fleur aux formes tourbillonnantes dessine des soleils lumineux de rouge et de blanc...

 

Volubile, elle semble tourner sur elle même, en un enroulement de corolles

rayonnantes.

 

Les feuilles épaisses forment des glacis de lumières, près des fleurs... les boutons révèlent des rouges vermillons luisants, veinés de blanc.

 

Les boutons s'étirent en des flammes rutilantes !

 

La fleur ouverte dévoile un coeur flavescent, des teintes douces et dorées, des champs de lumières.

 

Le pétales à l'aspect froissé forment des vagues de roses, des pointes solaires qui s'illuminent de teintes irisées.

 

Etoiles de rouge, de blanc, de rose, les fleurs fragiles rayonnent, sur leur hampe finement dorée...

 

http://youtu.be/MvQROitrwuE

 

 

http://youtu.be/PSoVWRVVP8A

 

http://youtu.be/jAVUJKvkN7E

 

 

 

 dipladenia-4.jpg

dipladenia-auteur-Oeropium.jpg
dipladenia-auteur-JNN.jpg
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Photos : sous l'article : deuxième photo, auteur : Oeropium   troisième photo, auteur : Jnn creative commons



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