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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:56

 

étoiles 2

La couleur "rose", qui ouvre cette chanson célèbre d'Alain Souchon, évoque bien un monde factice, artificiel, celui qui nous est proposé dans nos sociétés de perpétuelle consommation : une "vie en rose" qui n'est qu'une façade : une vie où il s'agit "d'avoir" des "quantités de choses".

 

Le mot "avoir" répété sous différentes formes, verbale ou nominale souligne ce besoin avide de posséder toujours plus, qui caractérise nos sociétés... La reprise du nom "choses" renvoie aussi à cet univers d'objets qui nous envahissent.

 

Ces objets deviennent une quête incessante et cette recherche n'est qu'une illusion comme le soulignent le verbe "croire", les mots redondants,"dérision, dérisoires."

 

Le pronom indéfini "on", employé à plusieurs reprises, montre que nous subissons une sorte d'endoctrinement : "on nous propose, on nous fait croire, on nous inflige, on nous parle."

Et cet endoctrinement se fait de manière anonyme, dans une forme de consensus...

 

Plus loin, sont évoqués des cartons d'emballage, "des gens lavés, hors d'usage" : les gens en viennent à perdre leur âme, pour consommer et acheter quantités d'objets.

 

Et, au lieu du bonheur promis au début de la chanson, c'est le vocabulaire de la tristesse qui l'emporte :"tristes, affliger"... Par l'emploi du pronom "nous ", l'auteur montre que nous sommes tous abusés par ce monde de la consommation : le terme familier "cons" accentue cette tromperie généralisée...

 

Grâce à des néologismes formés sur des noms propres, Alain Souchon met en exergue, aussi, l'importance que prennent les marques et certaines personnalités dans nos sociétés : "On nous Claudia Schieffer/On nous Paul-Loup Sulitzer/Oh le mal qu'on peut nous faire."

Le choix de ces deux noms propres n'est pas dû au hasard : la mode, le monde du business, de l'édition font de ces personnalités, des sortes d'icônes inaccessibles...

 

On crée, ainsi, des mythes qui servent à favoriser la consommation, qui anéantissent l'individu et le rendent malades, ce que révèle le champ lexical de la souffrance : "mal, ravager, pâles."
 
Le refrain vient souligner l'aspiration à un idéal qui manque à nos sociétés : "les étoiles, les voiles"sont évoquées, éclatants symboles d'infini, de liberté...
 
La foule a besoin de sentiments, d'évasion, elle a besoin d'échapper à cette consommation effrénée, dans laquelle elle est, irrémédiablement, entraînée.
 
On le voit : cette chanson dénonce, avec une grande acuité, l'essentiel de nos modes de vie basée sur la croissance, le consumérisme, la soif de conquérir toujours plus de richesses et de biens.
 
La mélodie, qui s'adoucit dans le refrain, avec des sonorités de finales féminines donne envie de s'évader de ce monde qu'on nous impose.
 
Cette chanson qui date des années 90 reste, plus que jamais, d'une brûlante actualité, car notre monde de consumérisme s'accélère.
 
Alain Souchon met bien en évidence les tares et les travers de nos sociétés fondées sur l'avoir, sur l'argent : un univers déshumanisé, sans âme, qui conduit au désespoir : l'homme est oublié et perdu.
 
Il serait temps, sans doute, de retrouver des idéaux, un humanisme, une vraie créativité.... Il serait temps de se tourner vers une société plus humaine, vers un véritable bonheur, un monde où l'argent n'est pas la valeur essentielle, un monde plus simple, plus harmonieux et plus juste.
 
Voilà une magnifique dénonciation de ce qu'est devenu notre univers, cerné par les objets et la marchandisation !
 
 
 
 
 
 
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 18:02

 

caravansérail Bernard gagnon
"Le caravansérail est formé d'une cour immense entre quatre murs. Sur deux faces, une galerie couverte pour les chevaux ; aux quatre angles, une chambre pour les voyageurs." Voilà la description d'un caravansérail que fait Eugène Fromentin, dans son récit de voyage, intitulé Un été au Sahara...


Le mot "caravansérail" nous éblouit avec ses cinq syllabes, ses sonorités variées et contrastées de gutturales, de fricative, de sifflante, sa voyelle "a" répétée... Le mot nous laisse entrevoir un long cortège de voyageurs, une colonne de nomades dans le désert, des chameliers, des oasis enfin retrouvées...
 
Il nous étonne par ses échos, ses redondances : terme rare, réalité perdue et lointaine, le caravansérail nous emporte vers un orient mystérieux, des déserts arides, des paysages inondés de soleil et de lumières.
 
Composé de deux mots exotiques, ce terme oriental désigne une vaste hôtellerie, où logent des caravanes, des voyageurs et des bêtes de somme.

Le terme "caravan"" est issu du persan "karvan" et s'applique à un groupe de voyageurs, le nom "sérail" vient du turc "saray" qui évoque un palais, une grande maison, une cour...

 
Lieu d'échanges, lieu de rencontres et de repos, le caravansérail est l'image même d'une sorte de halte, d'apaisement après un long voyage dans le désert...
 
Ce mot suscite le rêve, le dépaysement, l'immensité des paysages désertiques... 
 
Il suggère de grandes demeures orientales, des décors simples ou plus somptueux, des façades blanches, des ciels, des oasis irradiés de luminosité.
 
Le désert et ses mystères, ses éblouissements, du sable à perte de vue, des ondoyances de dunes....
 
Des ciels d'une immensité étoilée, des couleurs chatoyantes de sable doré, roux, blanc, des vaguelettes sur les dunes, des éclats d'ocre...
 
Le caravansérail est, aussi, un hâvre de paix, de bonheur : après une longue marche dans le désert, on peut s'y reposer, se détendre, évoquer ses voyages.
 
Mot à la fois apaisant et plein d'exotisme, le caravansérail résonne de sonorités poétiques, éclatantes de mystères et d'étrangeté...
 
Voilà un mot peu commun qui séduit l'imagination : lié à des paysages lointains, à la magie de l'orient, le caravansérail nous attire, nous donne envie de partir à l'aventure... de découvrir de nouveaux horizons...
 
Le caravansérail nous offre des promesses : des paysages étonnants aux teintes contrastées, la solitude d'un monde encore intact.
 
C'est ce monde que décrit Eugène Fromentin, dans son récit de voyages, il évoque notamment les ciels algériens avec une poésie et une délicatesse dignes d'un peintre :
 
"Le soleil allait se coucher et dorait, empourprait, émaillait de feu une multitude de petits nuages détachés du grand rideau noir étendu sur nos têtes, et rangés comme une frange d'écume au bord d'une mer troublée. Au delà commençait l'azur ; et alors, à des profondeurs qui n'avaient pas de limites, à travers des limpidités inconnues, on apercevait le pays céleste du bleu. Des brises chaudes montaient, avec je ne sais quelles odeurs confuses et quelle musique aérienne, du fond de ce village en fleurs ; les dattiers, agités doucement, ondoyaient avec des rayons d'or dans les palmes ; et l'on entendait courir, sous la forêt paisible, des bruits d'eau mêlés aux froissements légers du feuillage, à des chants d'oiseaux, à des sons de flûte. En même temps un muezzin, qu'on ne voyait pas, se mit à chanter la prière du soir, la répétant quatre fois aux quatre points de l'horizon, et sur un mode si passionné, avec de tels accents, que tout semblait se taire pour l'écouter. Le lendemain, même beauté dans l'air et même fête partout. Alors, seulement, je me donnai le plaisir de regarder ce qui se passait au nord du village, et le hasard me rendit témoin d'un phénomène en effet très singulier. Tout ce côté du ciel était sombre et présentait l'aspect d'un énorme océan de nuages, dont le dernier flot venait pour ainsi dire s'abattre et se rouler sur l'extrême arête de la montagne. Mais la montagne, comme une solide falaise, semblait le repousser au large ; et, sur toute la ligne orientale du Djebel-Sahari, il y avait un remous violent exactement pareil à celui d'une forte marée. Derrière, descendaient lugubrement les traînées grises d'un vaste déluge ; puis, tout à fait au fond, une montagne éloignée montrait sa tête couverte de légers frimas. Il pleuvait à torrents dans la vallée du Metlili, et quinze lieues plus loin, il neigeait.
 
L'éternel printemps souriait sur nos têtes."
 
 
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Photos : en haut de l'article Bernard Guignon  / deuxième photo sous l'article : Luca Galuzzi creative commons



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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:59

 

bac

Mon métier d'enseignante m'amène à côtoyer, tous les jours, des adolescentes et des adolescents... Et, j'en prends conscience, de plus en plus : ces jeunes vivent dans un autre monde que le mien...

 

Je suis consternée, souvent, par leurs comportements : ils n'ont, même plus, la capacité d'écouter, de se concentrer en classe : la simple écoute leur demande des efforts surhumains.

 

Certains n'ont pas la volonté de prendre le cours, de s'intéresser aux textes étudiés en classe, certains s'accordent le droit de bavarder, comme si c'était une preuve de sociabilité.

 

Certains vivent dans le paraître permanent : montres voyantes, tenues provocantes, certains se croient dans un salon de coiffure, se recoiffent, s'observent dans un miroir, ont l'oeil rivé sur leur portable...

 

Oui, ces adolescents vivent dans un autre monde : celui des apparences, du rire, de l'irrespect, de l'indifférence au travail des autres.

 

Leur monde n'est pas le mien : cernés par les écrans, par internet, ils semblent obnubilés par les images et ils en oublient, parfois, la véritable réflexion qui exige recherches et attention.

 

On perçoit, parfois, un manque de pudeur dans le comportement : ce sont des baisers très appuyés dans les couloirs du lycée, des attitudes provocantes...

 

Quels exemples ont-ils sous les yeux ? Sur internet, toutes sortes de sites douteux leur sont accessibles : pornographie, sexualité étalée, photos dégradantes...

La valeur travail existe-t-elle pour eux ? On peut en douter, au vu de leur paresse, du laisser-aller dont ils font preuve...

 

Certains se permettent même de renverser les valeurs, de mettre en cause le comportement de l'enseignant, de l'accuser d'être insultant, alors qu'eux mêmes bafouent les règles élémentaires du savoir-vivre...

 

Soutenus par leurs parents qui voient en eux de petits anges, les adolescents d'aujourd'hui semblent avoir tous les droits et toutes les excuses pour mentir, sécher les cours, ne pas faire leur travail !

 

Mais vers quel univers de laxisme les pousse-t-on ? Est-ce rendre service à ces adolescents que de tout leur pardonner, de tout leur offrir sur un plateau ?

 

Pour ma part, je considère que ces adolescents doivent être recadrés : je n'hésite plus à sanctionner, exclure, chaque fois que les bornes sont dépassées...

Mais, pour autant, même les sanctions ne semblent pas les émouvoir ou les impressionner : ils semblent indifférents et même, parfois, fiers de la punition qui les a frappés.

 

Face à ces extra-terrestres, je me sens, quelque peu, démunie : confrontée à des problèmes de drogue, de laisser-aller, de refus de la discipline, j'essaie de survivre... et d'inculquer des règles de conduite à des jeunes qui semblent avoir perdu leurs repères.

 

Oui, ces adolescents vivent dans un monde qui n'est pas le mien : je m'inquiète de leur insouciance, de leur inconscience.

 

Leur monde est celui de l'argent, des apparences, et aussi, celui du refus de la culture qui est, pourtant, si utile et indispensable : j'essaie de leur en montrer l'importance, mais j'ai souvent l'impression de ne pouvoir les atteindre...

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 17:58

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Dentelles de menthe ! Dentelles de parfums, dentelles de verdures !

 

Feuilles de menthe marbrées, veloutées, damassées, damasquinées... Eclats de verts !

 

Les pétales de menthe tissent des réseaux somptueux, aux impressions de verts. Des reliefs parcourent les feuilles, des cahots, des îlots de verdures, des oasis dorées.

 

Des dessins enluminent la menthe, la décorent de mille veines, de motifs d'arabesques, de lunules, de rivières, de cascatelles.

 

Les parfums se volatilisent autour des feuilles, pleins de fraîcheur, de soleil et de lumières. Les parfums enroulent, de leurs volutes brumeuses, la menthe aux fleurs de bleu...

 

Les parfums de verts enivrent le jardin du printemps, le bercent de tourbillons...

 

Les feuilles légères, souples s'enrobent de ces douceurs printanières, de ces épis de blé vert.

 

Les feuilles finement dentelées, ouvragées font voir leurs teintes d'écumes vertes, sous le soleil !

 

Des brouées de vert s'épanouissent sur les feuilles, des brouées traversées par le soleil, des brouées de brillance et d'éclats !

 

Des nuées d'arantèles se dessinent, en transparence, sous la lumière... Des nuées de senteurs se répandent et s'enroulent, autour des feuilles...

 

Les parfums prégnants et subtils de la menthe exaltent le bonheur du printemps...

 

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 18:17

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La poésie, l'art sont sources de bonheur et d'harmonie : les poètes créent, souvent, des oeuvres inoubliables, des chansons qui restent gravées dans les esprits... Le temps passe, mais on n'oublie pas les chansons de Brassens, Ferrat, Brel et tous les autres.

 

Charles Trénet a écrit une de ses plus belles chansons sur ce thème : L'âme des poètes. Le texte s'ouvre sur l'adverbe "longtemps" répété à trois reprises, ce qui permet de souligner l'écoulement irrémédiable du temps. Les voyelles nasalisées "on, an" suggèrent le balancement inlassable des âges et des époques qui se succèdent.

 

Mais, bien que le temps ait accompli son oeuvre, que les poètes soient partis, leurs chansons restent vivantes, éblouissantes, elles sont d'ailleurs personnifiées, grâce à un verbe de mouvement, dans l'expression : " leurs chansons courent encore dans les rues."

 

Et c'est "la foule" qui les chante, les fait revivre, les anime d'un nouveau souffle. On perçoit, là, tout le succès populaire de ces chansons d'autrefois : peu importe si les paroles sont, parfois, un peu modifiées... On garde l'air en mémoire et il suffit de chanter : "la la la... la la la li..."

 

Le poète imagine, alors, que sa propre chanson pourra un jour "bercer un chagrin", faire oublier la tristesse du monde, ou encore accompagner un bonheur, apporter un sourire à un mendiant, endormir un enfant.

 

Ces différentes situations évoquées montrent que ces musiques nous accompagnent, en maintes circonstances, tout au long de nos vies.

 

Ainsi, l'âme des poètes reste bien vivante, elle est symbolisée par leurs chansons pleines d'harmonie, de poésie, de tendresses, de bonheurs et de larmes.

 

Ces chansons sont, de plus, universelles : elles parlent au coeur de chacun d'entre nous : Filles et garçons/ Bourgeois, artistes /Ou vagabonds : l'énumération et les jeux d'oppositions soulignent la diversité du public.

 

La poésie est liée, dès les origines, à la musique : Charles Trénet nous le rappelle dans cette chanson, elle fait, aussi, partie de nos vies, elle nous berce dans maintes occasions, adoucit les souffrances, les dénonce parfois, les met en évidence.

 

La mélodie de cette chanson légère, aérienne mime des musiques qui virevoltent dans l'air ! La simplicité du texte nous touche et nous fait percevoir toute l'importance que revêt la poésie...

 

L'âme des poètes survit à travers leurs oeuvres, elle nous accompagne et nous séduit par la sensibilité, l'émotion qui s'expriment dans la musique, les textes, les mots...

 

 

http://youtu.be/6cDnV5c7Y3s

 

 

http://youtu.be/1hfCVJUXHRs

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 16:33

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Une barcarolle ! Voilà un terme musical qui résonne d'échos, avec ses consonnes variées : labiale, gutturales, des effets de répétitions avec la voyelle "a" dupliquée, ce qui peut suggérer des vocalises !

 

Curieusement, ce mot est lié au nom "barque", puisqu'il désigne, à l'origine, le chant des gondoliers, souvent improvisé, un chant qui évoque le balancement d'une barque !

Ce mot vient de l'italien, "barcairuolo", le marinier : les dérivés sont peu nombreux, "barquette, barge, embarcation, embarquer, débarquer."

 

Ce vocable nous transporte dans le domaine fluvial et maritime, en même temps qu'il nous berce de musiques, pleines de tendresse, de romantisme.

 

 Une première barcarolle officielle apparaît en 1699 dans un ballet de Campra, Le Carnaval de Venise. Campra, compositeur français peu connu, a participé au renouveau de l'opéra français. En 1710, Campra compose une nouvelle barcarolle qu'il insère dans ses Fêtes vénitiennes.

 

Fils d'un père d'origine piémontaise, installé à Aix en Provence, André Campra a signé des oeuvres religieuses et profanes, on lui doit des opéras, des ballets, et des barcarolles...

 

On le voit : dès les origines, la barcarolle est associée à l'Italie, à la somptueuse ville de Venise, à ses gondoliers...

 

Venise et ses palais, Venise et ses magnifiques paysages de lagune, Venise et ses canaux pittoresques, ses îles, ses campaniles.

Venise et sa magie, ses murs de pierre d'ocre, ses reflets mystérieux dans l'eau, Venise la miroitante.

 

On connaît aussi la très célèbre Barcarolle des Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach.

 

Cette musique aux airs langoureux fait rêver, elle nous emporte dans une nuit d'amour pleine d'ivresses, de douceurs : musique légère, aérienne, subtile, elle nous berce d'émotions, elle transcende et sublime le monde...

 

Que de sensibilité dans cette barcarolle ! Que de finesse !

 

Les voix transmettent une émotion unique, un enthousiasme, des frissons !

La barcarolle nous introduit dans un monde plein de poésie : liée au balancement inlassable de l'onde, cette musique nous berce de rêves !
 
La barcarolle fait naître des images d'aube aux teintes de bouquets de roses, des ciels pleins de douceurs, des reflets ondoyants, des lumières apaisées.
 
La barcarolle nous invite à voyager vers le sud, vers des paysages aux teintes lumineuses...
 

http://youtu.be/LbbfU0akfLE

http://youtu.be/smF4DWj6ug0

http://youtu.be/BosgEAOZc4U

http://youtu.be/vh7AsOZVEVI

 

 

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 17:40

 

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Jean François Copé a décidé d'adopter une attitude de déni dans l'affaire Bygmalion : il n'est coupable de rien, il n'était au courant de rien, et il n'a découvert le système des fausses factures que tardivement...

 

Il réaffirme hautement son intégrité et son honnêteté.

 

Pourtant, comment pouvait-il ignorer les faits ? Après avoir usurpé le poste de président de l'UMP, lors d'élections truquées et pour le moins douteuses, Jean François Copé nous sert le couplet de l'homme politique candide et innocent.

 

Comment pourrait-on le croire ? A moins de le soupçonner d'incompétence et d'incapacité, on voit que le déni devient une tactique adoptée, maintes fois, par les hommes politiques de tous les partis.

 

On vit dans un monde de déni permanent : certains ont tendance à nier les évidences, à refuser la réalité, à se renfermer dans une attitude de refus total des responsabilités.

Ce n'est pas par hasard que les hommes politiques sont appelés "responsables".

Jean François Copé est donc bien un irresponsable : il ne savait même pas ce qui se passait à l'intérieur de son propre parti !?

 

On a, encore, en tête l'affaire Cahuzac, ancien ministre du budget, mis en examen pour blanchiment d'argent, provenant d'une fraude fiscale. Lui aussi avait nié superbement les faits, puis avait été rattrapé par les preuves accablantes qui pesaient sur lui.

 

La dénégation est à la mode, elle est partout : dans le monde politique mais aussi, de plus en plus, chez les adolescents, certains en viennent à nier les faits les plus évidents, et lorsqu'ils sont démasqués, ils se justifient de leur propre mensonge : ils ont voulu se rassurer eux-mêmes, n'hésitant pas, parfois, au passage, à mettre en cause les autres.

 

C'est bien l'attitude de Jean François Copé : lui-même n'est pas coupable, ce sont ses collaborateurs qui l'ont abusé et trompé !

Société du déni et du renversement total : c'est bien dans ce monde que nous vivons !

 

Qui est coupable de la dette ? Les plus pauvres, bien sûr, puisqu' ils doivent en payer le prix et pendant ce temps, des financiers sans vergogne s'enrichissent de taux d'intérêt exorbitants !

Qui est responsable des déficits ? Les citoyens que nous sommes sont, évidemment, en cause et contraints d'en supporter les conséquences !

Qui doit subir les effets de la crise, alors que celle-ci est de la responsabilité du monde des affaires et des banques ?

 

On peut, aussi, rappeler le déni de démocratie, lors du vote des français en 2005 : les électeurs ont voté, par référendum, contre le traité européen et ce vote a été rapidement escamoté et dénié...

 

Partout le déni !

Et bien sûr, les hommes politiques, en tête, donnent l'exemple déplorable et délétère de ce comportement !

 

Il est temps de se révolter et de s'insurger contre cette société du déni permanent où l'exemple est donné au plus haut niveau, où les gens les plus humbles sont rendus responsables d'une situation qu'ils ne maîtrisent pas !

 

Assez d'indécence et de mépris ! On ne peut plus tolérer une société fondée sur l'injustice, la négation des réalités, le déni pur et simple de la vérité.

 

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 18:04

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La soirée électorale qui s'est déroulée, Dimanche 25 mai, a mis en exergue la victoire du front national, la défaite de l'UMP et du parti socialiste, lors du scrutin européen. Mais, on a peu évoqué le taux d'abstention, comme si cette composante n'était pas essentielle : en France, on compte un taux d'abstention d'environ 57 %...

 

Plus de la moitié des électeurs ne se sont pas déplacés pour voter : comment ne pas voir, là, un désaveu ?

 

Ce sont les fondements mêmes de l'Europe qui ont été remis en cause : qui peut adhérer à une Europe de la récession, une Europe qui a été imposée à certains peuples sans consentement ni adhésion véritables, notamment en France ?

 

L'Europe n'a pas mobilisé les français : elle semble ne pas intéresser les gens, parce qu'elle est, pour l'essentiel, une dictature de la finance, parce qu'elle impose une politique d'austérité dans de nombreux pays.

 

Le système de la dette est indigne : on a fait payer des pays en difficulté en les soumettant à des taux d'intérêt exorbitants... les grecs, les espagnols ont souffert et souffrent encore, ils ont dû subir des mesures de rigueur drastique.

 

Comment pourrait-on adhérer à ce système inique ? Qui peut décemment approuver tous ces sacrifices ?

 

Beaucoup d'électeurs sont, sans doute, persuadés de la nécessité d'une union européenne mais ils ne perçoivent pas l'efficacité de la politique menée par les instances qui dirigent l'Europe.

 

Chômages, précarité, incertitudes dominent en Europe : la dimension humaine est totalement oubliée.

 

Les financiers et les banques prospèrent, alors que le peuple subit de plein fouet la crise : est-ce tolérable et admissible ?

 

La dérégulation est toujours de mise dans le domaine bancaire : les banques peuvent faire tout et n'importe quoi : les peuples doivent-ils en payer le prix ?

Alors que les plus riches continuent à s'enrichir, les plus pauvres subissent tous les contrecoups de la crise : on ne peut accepter une telle situation qui génère toujours plus de misères et de désarrois.

 

L'Europe est nécessaire, mais elle doit imposer de vraies règles au monde financier et non se contenter de normes dérisoires, dans différents domaines.

Dans de nombreux commentaires, on affirme que le front national est devenu le premier parti de France : c'est méconnaître le taux d'abstention qui atteint encore des niveaux records.

 

L'abstention reste une des composantes essentielles de ces élections : elle montre surtout une désapprobation de la politique menée par les dirigeants européens.

 

L'abstention ne veut pas dire que les électeurs se désintéressent de l'Europe : elle signifie que la politique engagée n'est pas la bonne et qu'il faut en changer au plus vite !

 

L'Europe doit vraiment donner une impulsion nouvelle à sa gestion des affaires pour empêcher le système bancaire de s'emballer, pour imposer des règles précises à des financiers qui ont perdu tout sens de l'humanité et qui n'ont qu'un but : générer des profits au détriment du peuple et des gens les plus humbles.

 

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:02

 

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Mentir pour paraître, mentir pour s'illusionner soi-même, mentir pour le plaisir de tromper, et d'abuser autrui : dans nos sociétés, le mensonge est à l'honneur, il s'érige en principe, il se pare, même, de mille vertus !

 

Les hommes politiques mentent sans vergogne, ils abusent de leur pouvoir et ils n'hésitent pas à nous promettre monts et merveilles, sans souci de vérité : une surenchère de promesses ne s'impose-t-elle pas, lors des campagnes électorales ?

 

Les adolescents mentent de plus de plus, ils s'inventent de bonnes notes, ils n'hésitent pas à tromper leurs parents sur leurs résultats scolaires et les parents les croient aveuglément...

 

Le mensonge est à l'honneur, le mensonge est à la mode : mentir devient un mode de vie, une stratégie, une façon de se mettre en valeur.

 

La honte n'accompagne même plus le mensonge : on se satisfait d'apparences, on privilégie le paraître, au détriment de l'être.

 

Le mensonge est partout : on nous vend des produits dont on nous cache, parfois, l'origine, on nous vend des médicaments qui se révèlent être des poisons dangereux.

 

On nous vend des systèmes informatiques de plus en plus performants, mais parfois, difficiles à utiliser.

 

On nous vend des produits destinés à se périmer très rapidement, qu'il faut renouveler sans arrêt.

 

Les médias nous mentent, aussi, en falsifiant des informations, en sélectionnant des images. Qui peut, désormais, démêler le vrai du faux ?

 

Qui connaît la vérité ? Il arrive qu'on apprenne certaines réalités des années après, car les informations immédiates sont souvent trompeuses, tronquées, erronées.

Que se passe-t-il en Syrie, en Ukraine ? Comment fonctionne l'Europe ? Quels sont les pouvoirs du parlement européen ?

 

Les informations s'enchaînent très rapidement sur les médias traditionnels et on n'a pas le temps d'en vérifier le contenu, on est souvent dépassé par un flot de messages.

 

Que sait-on ? Ce que l'on veut bien nous dire... et la vérité est souvent falsifiée... Nos propres soucis, nos angoisses, le travail, sa lourdeur, les tâches répétitives nous empêchent aussi d'accéder à la vérité : avons-nous, vraiment, le temps de nous informer ?

 

Quand les salariés sont écrasés de fatigue et de travail, ont-ils la possibilité de se poser des questions, de remettre en cause des vérités établies ?

 

C'est ainsi que fonctionnent nos "démocraties" : nous sommes dans une illusion d'accès aux informations, mais combien de réalités nous sont cachées ?

 

Par exemple, qui évoque précisément les prêts toxiques générés, encore, par les banques ? Qui remet en cause le fonctionnement de ces banques ?

 

On évite de parler des vrais problèmes, on protège un système bancaire qui continue à polluer nos vies et qui est, pourtant, à l'origine même de la crise...

 

 

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 17:56

géranium 2

 

Feuilles larges, épanouies, arrondies, feuilles-fleurs de géranium, en forme de nuées de vert, feuilles somptueuses, d'opaline !

 

De fines branches parcourent la feuille, au sommet, apparaissent des bouquets de verdures, la feuille semble réunir des bois, des arbres...

 

Les feuilles veloutées, aux embruns parfumés, se couvrent parfois d'ombres de vert, de lunules plus claires, les bords se froissent de légers plis, formant des collines, des rebonds, des vagues frémissantes...

 

La feuille devient fleur d'écumes, flots bondissants, elle se fait dentelle sur les bords, elle s'arrondit de pétales lumineux.

 

Les parfums se répandent, entourent les fleurs et les feuilles, parfums volubiles et rayonnants.

 

La feuille devient arbre de printemps à la verdure foisonnante, aux chaloupes de verts...

 

Un arbre rayonnant de lumières, aux brouées vertes, un arbre qui semble onduler sous le vent léger du printemps.

 

La feuille se marbre de nuances, s'irradie de lumières, formant des résilles, des enluminures, des ombres, des pointilles de verts.

 

La feuille resplendit de pampilles ondulantes, de pampres verdoyants.

 

Les fleurs de couleurs vives se parent de ces verdures dentelées.

 

Les parfums s'épanouissent autour des feuilles aux bords froissés....

 

http://youtu.be/wLYQG2LmMiU

 

http://youtu.be/eaPJKz1o0R4

 

 

 

 

géranium

 

Photo1288




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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