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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 16:57

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Quand des enfants meurent, à cause de la folie meurtrière des hommes, quand des enfants meurent, sous des bombes, victimes de la haine, de la fureur, de l'horreur de la guerre, comment pourrait-on l'accepter ?

 

Quand des enfants, à l'avenir rayonnant, sont anéantis par la violence inouie d'armes modernes, quand des enfants sont fauchés par le déchaînement de conflits sans fin, comment ne pas se révolter ?

 

Un reportage, lors du journal télévisé de 20 heures, sur France 2, le samedi 19 Juillet, nous montre deux jeunes enfants palestiniens enveloppés dans des linceuls, victimes d'une guerre aveugle : ils ont été atteints par une bombe israélienne, dans leur maison, où ils se croyaient à l'abri.

 

Deux enfants de 4 et 7 ans sont ramenés dans ces linceuls chez eux, avant d'être conduits au cimetière et enterrés.

 

La bombe a traversé le mur de la cuisine, et les a ensevelis sous les décombres.

On voit le désarroi, les larmes, la détresse des parents, de toute une famille en deuil... on voit l'aberration, l'horreur d'une guerre qui atteint des innocents, des enfants dont l'avenir aurait pu être brillant.

 

Devant la morgue de Gaza, des parents pleurent, des scènes qui se répètent inlassablement : 73 enfants sont morts, depuis le début de l'offensive israélienne.

On a envie de dire et de crier, face à ces images : Assez ! Assez de massacres, assez de tueries gratuites, assez d'horreurs !

 

Assez d'ignominies ! On ne peut, ainsi, lancer des bombes à l'aveuglette !

La guerre n'est pas un jeu virtuel, et quand elle atteint les plus faibles, les plus fragiles, des enfants sans défense, elle est encore plus ignoble !

 

Assez de barbaries ! Vit-on, vraiment, au xxI ème siècle ?

Après tant de siècles de guerres inutiles et vaines, les peuples ne sont-il pas capables de percevoir que tous ces conflits sont la pire des solutions ?

 

Autour d'Israël et de la Palestine, c'est l'escalade sans fin de la violence.

Il faut que les deux camps prennent, enfin, conscience que la mort de jeunes enfants, de victimes civiles entretient une haine irréconciliable.

 

L'engrenage infernal se met en place : il faut que les israéliens accordent aux Palestiniens le droit de vivre dans leur pays, il faut qu'ils arrêtent la colonisation, à marche forcée, des territoires palestiniens.

 

Il faut que, de part et d'autre, un accord soit trouvé et que cessent les pires abominations qui soient.

La mort d'un enfant n'est pas acceptable, comment les israéliens, eux-mêmes, ne prennent-ils pas conscience qu'ils desservent à tout jamais, leur propre cause, en tuant des enfants ?

 

Comment peuvent-ils continuer à vivre en conscience, en pensant à la mort de ces enfants ?

Comment peut-on admettre de telles horreurs ?

 Les Palestiniens ont le droit de vivre dans leur pays : on ne peut leur contester ce droit, ils ne peuvent être chassés de leur patrie.

La droite israélienne au pouvoir mène une politique de va-t-en guerre qui conduit à une violence folle et aveugle : il faut dénoncer cette attitude irresponsable !

 

L'extrémisme, le fanatisme des deux camps, celui du Hamas et du gouvernement israélien doivent cesser.

 

Quand des enfants meurent, l'humanité, les valeurs humaines s'effondrent, il ne reste plus que l'horreur d'un avenir sans issue.

 

 

Le journal de France 2 : le reportage à 10 minutes 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-j...

 

 

 

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Published by rosemar - dans guerre actualités
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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 17:46
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Ruissellement de fleurs sur les lianes souples, embrasement de blancs sur les tiges ligneuses... Eclats de lumières et de senteurs !
 
Le jasmin rayonnant s'éparpille, s'épanche en bouquets lumineux.
 
Le jasmin, fleur orientale, aux parfums enivrants nous charme et nous entraîne dans un sillage parfumé : une fleur suave dont l’odeur prégnante nous suit, nous emporte vers des rivages lointains, des oasis, des palmiers, les splendeurs du désert, des barcanes dorées, des paysages irradiés de luminosités.
 
Petite fleur étoilée, de couleur blanche, le jasmin nous emmène vers des oasis parfumées : d’abord, petit bouton rose incurvé, la fleur s’ouvre, enfin, en grappes d’étoiles éclatantes de blancheur et dévoile sa beauté discrète et élégante…
 
Une multitude, des myriades de fleurs aux pétales délicats et fragiles nous sont, alors, offertes. Des bouquets harmonieux de pétales blancs de neige explosent sous nos yeux.
 
Quelle élégance et quelle simplicité dans ces fleurs aux teintes immaculées !
 
Le feuillage très léger, presque aérien s’efface derrière tant de fleurs. Les feuilles effilées s’allongent sur des tiges fines. Telle une liane, la plante grimpante s’enroule et se hisse partout, forme des cascades, répandant largement le parfum de la fleur.
 
Le jasmin, plante solaire, aime une lumière éclatante... celle du sud, celle qui ne ménage pas ses rayons et enflamme les paysages, celle qui embrase les jardins du midi… celle qui éblouit le regard et inonde la terre de chaleurs et d’ardeurs.
 
Fleur du soleil, de l’été triomphant, son parfum capiteux nous enivre, nous séduit... les fleurs envahissent les murs des terrasses et des jardins, pour le plaisir des sens...
 
 
 
 
 
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-Jasmin Michelsberg
Photo en haut de l'article : B. navez      wikimédia commons



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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 17:57

 

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Le hasard d'une rencontre espérée, le bonheur entrevu, alors que les âmes sont "grises", un bonheur que l'on sent fragile, tels sont les motifs de cette chanson de Mouloudji : Un jour, tu verras...

 

En même temps, une sorte de certitude transparaît, à travers l'emploi du futur : "tu verras, on se rencontrera, nous nous regarderons, Et nous nous sourirons... nous irons... Il y aura un bal."

 

Le poète s'adresse à quelqu'un qu'il ne connaît pas, mais la force de l'espoir le conduit à affirmer une rencontre prochaine : le tutoiement, "tu verras" marque une familiarité, une proximité évidentes...

 

La réunion des deux amoureux semble assurée, quel que soit le lieu, ou le moment.

Regards, sourires, gestes identiques scellent une union de deux âmes... Le pronom "nous", utilisé à plusieurs reprises, marque cet accord.

 

Une inquiétude se fait jour, pourtant, avec l'évocation du temps qui passe "si vite."

Il faut presque "cacher" son bonheur dans le soir qui tombe, pour le préserver : on perçoit, là, toute la fragilité de ces instants volés dans une vie de doute, de douleurs...

L'évocation du bal qui suit est pleine de mélancolie : brume, pauvreté sont au rendez-vous.
 
Seuls, les pavés sont "doux", l'air du bal musette est "le plus beau", des termes élogieux qui atténuent la tristesse du paysage.
 
L'aveugle qui joue de l'orgue de barbarie complète ce tableau, empreint, à la fois de joie et de mélancolie.
 
La danse est, enfin, l'occasion de se réunir, loin du monde : il s'agit de "danser l'amour, les yeux dans les yeux", mais le poète évoque aussi "une fin du monde", "une nuit profonde", symboles, sans doute de l'oubli du monde extérieur, de ses angoisses.
 
La certitude de la rencontre est, ensuite, réaffirmée dans le refrain : "Tu verras, on se rencontrera"...
 
Le texte oscille entre mélancolie, tendresse et bonheur rayonnant...
 
On perçoit, là, toute l'ambiguité de la vie :  dureté du monde, pauvreté, ciel gris, joie rêvée, douceur espérée.
 
La mélodie restitue cette ambiance de douce mélancolie.
 
Poème plein d'émotions, de sensibilité, cette chanson réveille en nous des sentiments nuancés de tristesse, et de bonheur...
 
 
 
 
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Photos : rosemar



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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 17:56
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"L'auberge du Donjon n'avait pas grande apparence, mais j'aime ces masures aux poutres noircies par le temps et la fumée de l'âtre, ces auberges de l'époque des diligences, bâtisses branlantes qui ne seront bientôt plus qu'un souvenir", a écrit Gaston Leroux dans son roman, Le mystère de la chambre jaune...
 
Une "masure" ! Voilà un mot qui comporte des résonances particulières : il évoque, comme la "chaumine", une certaine pauvreté, la misère de ceux qui habitent ces lieux.
 
Avec ses sonorités contrastées de sifflante, de gutturale, ses voyelles variées, ce mot nous étonne et nous invite à la découverte...
 
Le nom " masure", habitation misérable, qui tombe en ruines, vient du verbe latin "manere", "rester, demeurer."
 
Curieusement, le terme "manoir" appartient à la même famille de mots... pourtant, ce mot désigne, lui, une demeure somptueuse.
 
Un "manoir" évoque la résidence ou la demeure d'un noble, un logis seigneurial, ce bâtiment est, parfois, désigné, aussi, par le terme "gentilhommière", l'habitation d'un "gentil", c'est-à-dire d'un noble de naissance.
 
On le voit : tout un monde sépare la "masure" du "manoir" !
 
La "masure" appartient aux plus pauvres, le"manoir" est réservé à des privilégiés.
 
Un même radical pour deux termes antinomiques : le seul élément qui rapproche ces deux substantifs est l'idée de demeure où l'on vit...
 
D'autres termes sont plus neutres : "la maison, le mas", mots formés encore sur le même radical.
 
On perçoit bien toute la richesse et la diversité des dérivations de la langue française : issus d'une même racine verbale, ces mots suggèrent différentes habitations de la plus humble, à la plus somptueuse.
 
C'est comme si la société, dans son ensemble, était représentée par tous ces termes : pauvres, riches, gens modestes ou plus huppés, gens de la ville, de la campagne...
 
En Provence, le "mas" est  une ferme, une habitation modeste, associée à une vie rurale.
 
Un autre mot, encore, doit être rattaché à cette famille : le terme "manant" qui a, d'abord, le sens d'habitant, de résident....puis il désigne un roturier, un paysan qui réside dans un village, il prend enfin une connotation péjorative et s'applique à un personnage grossier, mal élevé.
 
Curieuse famille de mots liée à différentes catégories sociales ! 
 
On voit bien que le mot "manoir" s'oppose à la pauvre "masure" : ce terme avec son suffixe -oir revêt une dimension mystérieuse : on imagine un château, une demeure imposante, des dépendances, un domaine...
 
La masure, quant à elle, nous fait voir ses lézardes, un toit qui s'écroule, des murs en détresse...
 
J'aime ces mots qui forment des contrastes : "le manoir, le château, la masure, la chaumine, la chaumière, la bastide", que de termes différents ! On perçoit encore, à travers ces exemples, toute la richesse de la langue française !
 
La pauvre masure et le manoir somptueux se rejoignent par leur radical : étonnant rapprochement de deux mots antinomiques ! 
 
 
 
 
 
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Paul Cézanne - Masures sous la neige
chateau libre
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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 18:58

journal, Gabriel van Dievoet, projet page LE JOURNAL

Le journal citoyen Agoravox se modernise et adopte une nouvelle présentation... enfin, quand je dis qu'il se modernise, et tente une évolution, c'est une façon de parler, car la nouvelle édition est assez désastreuse...


Les articles se présentent, dorénavant, en file indienne, les uns au dessus des autres, dans une longue colonne, la date de parution n'apparaît plus, en bas de l'article, tant qu'on ne l'a pas ouvert...

 

Les différents étages du journal ont disparu : c'est une présentation uniforme et monotone, sans attraits...

 

Jusqu'alors, on pouvait visualiser différents titres et débuts d'articles, en même temps, car ils étaient placés l'un à côté de l'autre, avec un classement en fonction de l'audience.

 

Vive la modernité !

 

Apparemment, ni les lecteurs, ni les rédacteurs n'ont été prévenus de ces changements : on ne leur a même pas demandé leur avis !

 

L'édition précédente figure en bas de journal, ce qui alourdit encore, un peu plus, la présentation en colonne uniforme...

 

Pourquoi ces modifications qui vont dans le sens d'une uniformité ?

 

Beaucoup de sites connaissent, ainsi, des évolutions : c'est, aussi, le cas d'overblog, dont les nouveaux blogs présentent de nombreux inconvénients : difficulté pour intégrer des photos dans un article, commentaires qui peuvent se décrocher, pagination parfois compliquée...

 

La modernité, à tout prix, nous entraîne vers des dérives et des régressions : ainsi, le nouveau système internet Windows 8 pose des problèmes à de nombreux utilisateurs, un système si innovant qu'il en devient trop complexe...

 

Avec sa nouvelle présentation, le journal Agoravox, s'aligne sur d'autres publications et perd une forme d'originalité : c'est dommage !

 

Les articles publiés sont moins nombreux, moins mis en valeur avec la présentation sous forme de colonne : quel est l'intérêt d'uniformiser ainsi les journaux ?

La standardisation semble gagner du terrain et s'imposer un peu partout...

Un journal citoyen devrait, pourtant, se démarquer du reste de la presse et refuser le conformisme...

 

Il faut craindre pour l'audience de ce journal qui risque, encore, de perdre des lecteurs, devant le peu d'attractivité de la présentation...

 

On peut remarquer que toutes ces évolutions nous sont, le plus souvent, imposées : on ne trouve plus, désormais, dans les magasins, que des ordinateurs équipés du système windows 8... On n'a pas demandé aux lecteurs et aux rédacteurs d'agoravox leur avis : ils ont, soudain, découvert, une présentation différente de leur journal...

 

Nous sommes, donc, contraints d'accepter tous ces changements, même si nous n'y adhérons pas : nous vivons dans une société où nous sommes assujettis à des évolutions permanentes qui ne sont pas forcément des progrès...

 

 

Journal amusant n1



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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 17:16

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Une photo prise sur la terrasse de la maison de notre enfance...

Mon frère et moi, nous dansons le twist...

 

Petite robe légère de couleur claire, serrée à la taille, le bras tendu vers l'avant, je donne l'impression de suivre le rythme de la musique, mon frère, en short et tricot rayé, fait de même, les bras balancés, les jambes légèrement pliées.

 

En regardant cette photo en noir et blanc, on entend, aussitôt, l'air chaloupé de la musique, on revit une époque, un autre temps, celui d'une certaine envie de liberté.

 

Le soleil projette l'ombre de mon frère sur le sol, et on perçoit le mouvement du bras vers l'avant.

 

C'est l'été, et nous savourons le bonheur d'une danse improvisée, mais nous posons visiblement pour la photo...

 

Concentrés, le visage penché, nous vibrons au rythme de la musique.... Nous twistons à l'unisson, dans une harmonie de gestes.

 

C'est le temps de l'insouciance, de la liberté, du bonheur des vacances... Le décor de la terrasse est ancien, le mur lézardé, le volet en bois entrouvert laisse voir sa vétusté.

 

Nous sommes devant l'entrée de la maison, on voit les lanières du rideau en plastique qui ornent la porte.

 

Nos visages sont cachés et nous donnons vraiment l'impression d'être concentrés sur la danse et la musique...

 

Bel instant de détente et d'harmonie ! Nos gestes sont semblables, l'attitude est la même, ainsi que la posture du corps.

 

La silhouette noire de mon frère, ombre portée sur le sol est comme stylisée, sorte d'ombre chinoise qui symbolise bien le twist...

 

On vit la musique, l'instant présent.

Avec cette photo, toute une époque ressurgit... Le twist, c'était une certaine émancipation dans les mouvements, une jeunesse qui se délivrait du carcan des contraintes, un déchaînement de gestes parfois, une joie débordante... une façon de conquérir le monde...

 

C'était aussi une danse accessible à tous : tout le monde pouvait danser le twist, sans même l'avoir appris... simplicité, rythme endiablé, liberté, audace, tout favorisait le succès de cette danse.

 

Une absence de contraintes étonnante, le bonheur de bouger, gesticuler avec aisance...

Toute une époque !

 

C'était une envie de se libérer qui était, sans nul doute, bénéfique dans une société trop sclérosée, régie par des règles trop contraignantes...

Le fait est que la libération s'est poursuivie et a atteint parfois ses limites dans le monde actuel.

 

Le twist a marqué une époque, une génération, il reste comme une étape essentielle dans le déroulement du temps.

 

Et cette photo reste, bien qu'elle soit figée, comme un instantané de vie, de mouvements, de liberté, de bonheur...

 

http://youtu.be/KxQZQ86jJHg

 

http://youtu.be/BqvUkmnDVkM

 

http://youtu.be/eZkC9KC_QwQ

 

 

 

 

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 14:24

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Le Brésil vient de subir une dernière défaite, lors de cette coupe du Monde 2014 : face aux Pays-Bas, l'équipe du Brésil a montré ses faiblesses, "une défense en perdition, une attaque stérile", disent les commentateurs...

 

Après avoir été battu à plate couture par des Allemands triomphants, le Brésil, patrie du football connaît, encore, une amère défaite.


Mais, l'essentiel, dans le sport, n'est-il pas de participer ? Les échecs peuvent permettre de se corriger, de progresser, de renaître, après un bilan, une analyse de la situation.

 

La défaite la plus terrible n'est pas celle d'une équipe de football... au Brésil, la défaite, c'est la situation de nombre de gens qui est précaire... la défaite, c'est la corruption qui règne un peu partout, ainsi que l'insécurité.

 

La classe politique est, elle-même, corrompue : l'organisation de la coupe du monde a connu de graves problèmes : des ouvriers sont morts dans la construction des stades, des gens modestes ont, même, été expulsés de leur logement, tout cela en l'honneur de la coupe du monde.

 

La plus grande défaite du Brésil est dans ce constat : le mépris du peuple, les difficultés qu'ont vécues les Brésiliens, les manifestations qui ont été étouffées par le pouvoir politique en place.

 

Après cette coupe du monde, le réveil va être difficile pour les Brésiliens qui souffrent : après la fête, et les larmes, les vraies raisons de pleurer risquent de réapparaître bien douloureusement.

 

Un certain nombre de Brésiliens, eux-mêmes, souhaitaient la défaite de leur équipe de football, car, en cas de victoire, le pouvoir en place aurait, alors, pu bénéficier de ce tremplin, pour remporter les prochaines élections.

 

La politique et le football font, désormais, bon ménage : une victoire, lors d'une coupe du monde, peut, même, redorer le blason d'un gouvernement en perdition !

 

Le Brésil a perdu ? Mais il a, surtout, perdu  ses espoirs de renaissance : le monde politique l'a trahi : la plus grande défaite du Brésil, c'est la misère, ce sont les bidonvilles, les souffrances d'un peuple, qu'on est, même, prêt à sacrifier pour une coupe du monde...

 

La facture de cette coupe du monde est lourde : près de 8 miliards d'euros dépensés alors que les hôpitaux, les écoles souffrent, dans ce pays, de carences inadmissibles. L'organisation de ce Mondial de foot s'est faite sans l'aval des populations, à la "hussarde"...

 

Après la folie et l'hystérie de ce Mondial, que restera-t-il aux Brésiliens ? Des infrastructures démesurées, vides de sens, des stades colossaux désertés....

 

Que leur restera t-il encore ? Des favelas qui se multiplient, qui accroissent la misère des peuples...

 

Quand la "fête" sera finie, elle aura un goût et des relents d'amertume : les Brésiliens auront subi, là, leur ultime défaite...

 

 

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 17:35

 

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Barcanes ondoyantes, plis soyeux sur les enluminures de sable, écumes de la mer... Une mouette s'est posée sur le sable doré, couleurs de lumières et de nuit.

 

Impassible, elle hume la couleur du sable, elle respire l'air marin, le goûte, s'en imprègne.

 

Veloutines duveteuses, aux tons scintillants...

Eclairs de blancs sur le sable blanc, elle attire tous les regards, statue presque immobile, aux plumes d'azur.

 

Elle observe la mer, le paysage marin, la réverbération du sable et des flots... Elle s'est posée, lentement, sur la plage irradiée de lumières, après avoir rasé les flots.

 

Image de sérénité, de calme, d'harmonie, soudain arrivée sur la terre des hommes.

Image de bonheur aux teintes éblouissantes... Image d'insouciance tranquille posée sur le sable.

 

Mouvements légers de tête, tournoiement, la mouette se repaît du spectacle de la mer.

 

Flux et reflux, douceur apaisée des flots, murmures incessants des vagues qui la bercent.

Immensité de la mer qui se perd sur l'infini, la mer et ses rebonds aux caprices impérieux...

 

La mer, la liberté, la lumière, les couleurs de bleus nuancés, les odeurs d'embruns enivrantes.

Le large, l'aventure, la découverte, l'infini...

 

La mer insondable, aux replis secrets, pleine de mystères et d'étrangeté, la mer, monde de douceur et d'âpreté !

 

Une mouette s'est posée sur le sable : un instant de clarté et de grâce dans le monde des hommes, un moment de lumières, d'une infinie douceur...

 

 

 

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Photos : en haut de l'article : Christelle /  en bas : Huguette S.  et rosemar



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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 18:46
fenêtre prison Tangopaso

Un héros emprisonné qui trouve du charme à un paysage entrevu de la fenêtre de sa geôle, voilà le thème surprenant et inattendu d'un extrait du roman de Stendhal, La chartreuse de Parme... (partie II chapitre 18)
 
Fabrice Del Dongo, jeune aristocrate italien, victime d'une vengeance, est enfermé dans la citadelle de Parme. Le gouverneur de cette forteresse est le général Fabio Conti, que Fabrice avait croisé, avec sa fille Clélia, sept ans plus tôt.
 
Le héros décrit un paysage somptueux, celui qu'il admire des fenêtres grillées de sa prison : la focalisation interne permet de restituer la vision de Fabrice, une vision idyllique, pleine d'harmonie.
 
La description est, à la fois, réaliste et empreinte de poésie : de nombreuses indications permettent de situer la scène : des noms propres de lieux évoquent l'Italie : "la chaîne des Alpes, Trévise, le Mont Cenis, Turin, Parme, le Mont Viso..."
 
Grâce à certains détails précis, le lecteur peut, aussi, visualiser le décor : la volière que Fabrice Del Dongo aperçoit se trouve "à cinq ou six pieds en contrebas". On apprend, aussi, que "la fenêtre de la volière n’était pas à plus de vingt-cinq pieds de l’une des siennes."
 
Les sensations visuelles, auditives nous font vivre la scène que le héros a sous les yeux : on perçoit, en même temps que le personnage, les "jolis cages d'oiseaux", "les derniers rayons du crépuscule", "la lune qui se lève majestueusement", "un brillant crépuscule rouge orangé"...
 
On entend le chant des oiseaux.
 
Quelques indications temporelles ponctuent le texte : "huit heures et demie du soir, deux heures".
 
Mais, la peinture de ce paysage vaut, surtout, par son charme et sa poésie : l'adjectif "sublime" employé à deux reprises dans l'extrait, a une valeur d'hyperbole : on ressent l'admiration du héros devant ce tableau...
 
On assiste, d'abord, à un superbe coucher de soleil, thème romantique par excellence, avec "les derniers rayons du crépuscule".... Les couleurs du couchant sont évoquées, dans une harmonie de teintes chaleureuses, " un brillant crépuscule rouge orangé."
 
Les montagnes sont comme redessinées par l'éclat du couchant... De nombreux termes élogieux sont employés : "sublime, joli, majestueusement, parfaitement, admirant, charmer, douceurs."
 
La prison devient un lieu de bonheur, pour Fabrice : associée à la belle Clélia, elle semble ne présenter que des avantages.
 
On entrevoit, d'ailleurs, dès le début de l'extrait, l'enthousiasme du personnage, quand il "court" vers les fenêtres de sa geôle.
 
La scène se transforme en un véritable "spectacle" à admirer... Les couleurs, la lumière, la lune, les pensées du jeune homme qui vont vers Clélia Conti, tout contribue à une forme d'harmonie, à une joie de vivre.
 
Dans cette page, Stendhal nous fait voir, à travers les yeux de son personnage, un véritable tableau, encadré par les fenêtres de la prison, une véritable oeuvre d'art. Les sonorités qui accompagnent le lever de la lune, fricatives, sifflantes, chuintantes contribuent à la splendeur de l'évocation... Les voyelles nasalisées "on, an" semblent suggérer les reliefs du décor dans la phrase : "à l’autre extrémité de l’horizon, au couchant, un brillant crépuscule rouge orangé dessinait parfaitement les contours du mont Viso et des autres pics des Alpes qui remontent de Nice vers le Mont-Cenis et Turin."
 
L'enthousiasme du jeune homme, sa joie transparaissent dans la peinture du paysage : formes, couleurs sont magnifiées... Cet extrait ressemble à un véritable tableau.
Le texte :
 
 
"Il courut aux fenêtres ; la vue qu’on avait de ces fenêtres grillées était sublime : un seul petit coin de l’horizon était caché, vers le nord-ouest, par le toit en galerie du joli palais du gouverneur, qui n’avait que deux étages ; le rez-de-chaussée était occupé par les bureaux de l’état-major ;et d’abord les yeux de Fabrice furent attirés vers une des fenêtres du second étage, où se trouvaient, dans de jolies cages, une grande quantité d’oiseaux de toutes sortes. Fabrice s’amusait à les entendre chanter, et à les voir saluer les derniers rayons du crépuscule du soir, tandis que les geôliers s’agitaient autour de lui. Cette fenêtre de la volière n’était pas à plus de vingt-cinq pieds de l’une des siennes, et se trouvait à cinq ou six pieds en contrebas, de façon qu’il plongeait sur les oiseaux. Il y avait lune ce jour-là, et au moment où Fabrice entrait dans sa prison, elle se levait majestueusement à l’horizon à droite, au-dessus de la chaîne des Alpes, vers Trévise. Il n’était que huit heures et demie du soir, et à l’autre extrémité de l’horizon, au couchant, un brillant crépuscule rouge orangé dessinait parfaitement les contours du mont Viso et des autres pics des Alpes qui remontent de Nice vers le Mont-Cenis et Turin ; sans songer autrement à son malheur, Fabrice fut ému et ravi par ce spectacle sublime.« C’est donc dans ce monde ravissant que vit Clélia Conti ! avec son âme pensive et sérieuse, elle doit jouir de cette vue plus qu’un autre ; on est ici comme dans des montagnes solitaires à cent lieues de Parme. » Ce ne fut qu’après avoir passé plus de deux heures à la fenêtre, admirant cet horizon qui parlait à son âme, et souvent aussi arrêtant sa vue sur le joli palais du gouverneur que Fabrice s’écria tout à coup : « Mais ceci est-il une prison ? est-ce là ce que j’ai tant redouté ? »Au lieu d’apercevoir à chaque pas des désagréments et des motifs d’aigreur, notre héros se laissait charmer par les douceurs de la prison."
Mont_Viso-wikimedia-commons.jpg
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Montagnes-du-jura-Alaux-auteur.jpg
Photos auteurs : en haut de l'article : Tangopaso    en bas : 2ème : Franco franco 56  3ème : Alaux



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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 17:43
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"Aux étalages débordait une efflorescence de mousselines et de dentelles, des touffes de plumes, des fleurs de soie. Un peu grisée, Pauline s'arrêtait aux vitrines", a écrit Jacques Chardonne, dans son roman intitulé Les Destinées Sentimentales...
 
La dentelle nous offre sa texture aérienne, légère... Efflorescence ! Cascatelle de fleurs et de bouquets ! Fibrilles somptueuses !
 
La dentelle nous parle de sa finesse, de ses entrelacs, de ses mailles subtiles : la dentelle ou "petite dent" tisse des réseaux de fleurs, de feuilles, d'arabesques...
 
La dentelle... c'est la splendeur des motifs... fils de soie, blancheur éclatante qui laisse entrevoir la peau rosée ou dorée...
 
Formation de diminutif, ce mot révéle la subtilité des mailles, leur légèreté...
 
La dentelle... c'est la douceur de l'été... embellissement et magnificence de la peau, fêtes, bonheurs.
 
C'est elle qui dessine mille motifs : marguerites, roses, étoiles, éclats de feuille, c'est elle qui se pare d'une blancheur de lys, d'un rose pâle très doux.
 
Honneur à la dentelle ! C'est elle qui orne les manches, le dos, discrète, légère, c'est elle encore, qui fait respirer la peau, la libère, la révèle !
 
C'est elle qui attire le regard, qui séduit, aguiche, brille, resplendit de ses fils lumineux.
 
Les fils qui s'entrecroisent, se superposent, se chevauchent forment des résilles éblouissantes.
 
Texture aérienne, nids d'abeilles pleins de finesse, la dentelle aux sonorités de dentales éclatantes, de voyelle nasalisée nous emporte dans un tourbillon de joie, de plaisirs, de sensualité !
 
La dentelle fait naître des images de bal, de danse, de rêves... de soleil, de vacances.
 
Elle danse et tresse mille réseaux, mille tableaux de douceurs, de tendresses...
 
La dentelle fait resplendir la peau, la sublime, la transforme, la dentelle éblouit les regards.
 
Elle évoque d'autres mots et d'autres tissus somptueux : mousseline, soie, organdis, voile, satin... grenadines, bayadères...
 
Grâce à son suffixe -elle de diminutif, elle rappelle aussi l'enfance, et des mots pleins de douceurs... coupelle, ombrelle, prunelle...
 
La dentelle est à l'honneur ! Elle est signe de délicatesse, de charme, de tendresse...
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