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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 16:54

 

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François Fillon, ancien Premier ministre , était, ce mercredi 7 mai, l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC. 

Il propose "un choc" à l'allemande : le modèle allemand, encore et toujours ! Nicolas Sarkozy nous avait déjà abreuvé de sa fameuse convergence avec l'Allemagne et voilà que François Fillon revient à la charge... 

 

On peut parler de charge à la hussarde, car les propositions de François Fillon nous invitent, encore une fois, à l'austérité et à la régression : n'est-ce pas ce même François Fillon qui avait envisagé un report de la retraite à 67 ans ?

 

"Il faut un choc, revenir sur le temps de travail, redonner aux entreprises le droit de négocier le temps de travail, passer l'ensemble de la fonction publique à 39 heures, en en réduisant les efffectifs, il faut baisser les charges sociales des entreprises de façon significative,, pour faire la même chose que les allemands puisque ce sont nos concurrents et nos partenaires en Europe", a déclaré François Fillon. 

 

Il faudrait, donc, que les infirmières, les policiers, les enseignants, tous les salariés travaillent encore plus, alors que beaucoup sont, déjà, au bord du burn out.

 

On voit se dessiner un programme ultra-libéral où les difficultés des salariés ne sont même pas prises en compte, où les régressions sociales sont à l'ordre du jour, où les français sont, encore une fois, invités à suivre le modèle allemand.

 

Tout cela sent le réchauffé : on croit entendre le discours et le programme d'un certain Nicolas Sarkozy, dont les Français ont perçu les limites.

 

François Fillon parle de "choc" mais qui en subirait les conséquences ? Qui serait immanquablement visé par ce choc ?

 

Toujours les mêmes victimes désignées : les gens du peuple, les salariés, les gens les plus modestes.

 

On voit se profiler partout en Europe des politiques régressives : l'humain n'a plus sa place, les profits l'emportent sur tout le reste : les gens doivent trouver du travail, peu importe s'ils reçoivent un salaire de misère, peu importe s'ils sont accablés de tâches de plus en plus lourdes.

 

Au fond, l'ex-premier ministre, sous ses dehors pleins de bonhommie, se révèle encore plus dangereux que Nicolas Sarkozy lui-même : on voit ce qui se profile à l'horizon, si la droite revenait au pouvoir, les mesures prises par le gouvernement seraient drastiques et viseraient encore les personnes les plus défavorisées.

 

François Fillon se propose ainsi de redresser l'économie française, mais à quel prix ?

On constate, une fois de plus, que les hommes politiques n'ont qu'une seule solution à nous proposer : l'austérité.

 

On constate que François Fillon est bien à l'image de l'ex-président de la république : une droite dure qui n'hésite pas à accabler les gens modestes, à alourdir leurs charges de travail, alors que certains souffrent de burn out, et ont même des difficultés à boucler leurs fins de mois.

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x1...

 

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 17:52

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On vit dans un monde d'outrances et d'oublis : les informations nous submergent, nous emportent dans leurs flots et leur flux incessant...

On peut lire certains articles qui ressemblent à des diatribes sans nuances : ce qui est excessif, outrancier est dangereux ... 

 

Certains critiquent, de manière virulente, le président de la République, François Hollande avec des propos proches de l'injure, de l'invective pure et simple : on retrouve des qualificatifs, maintes fois utilisés, "le mou, le faible, l'incapable". Et certains disent même qu'ils seraient tentés de préférer son prédécesseur !!

 

Ces gens ont-ils totalement oublié la présidence de Nicolas Sarkozy et ses multiples échecs ? Ont-ils oublié les manipulations grossières auxquelles il s'est livré ?

 

Les français semblent être, parfois, de véritables girouettes : certes, le gouvernement socialiste est en train d'échouer dans ses tentatives pour redresser la situation, mais le gouvernement précédent de droite n'a pas fait mieux ! Loin de là !

 

Ce sont tous les hommes politiques qui sont inefficaces, face à la mondialisation et à l'Europe qui impose ses directives...

Ce sont tous les hommes politiques qui se montrent impuissants, face à la crise qui nous submerge : les seules solutions proposées sont l'austérité et la rigueur, un peu partout en Europe.

 

Les socialistes déçoivent, une fois de plus, beaucoup de français... mais qu'aurait donc fait la droite, si elle était restée au pouvoir ? 

 

Il convient de se poser la question ! D'ailleurs, les français, dans leur majorité, ont décidé de ne pas réelire l'ancien président : ils ont, encore, tenté l'alternance et une fois de plus, ils en perçoivent les limites car les politiques dites de "droite et de gauche" se ressemblent fort !

 

Avons-nous, vraiment, le choix de nos hommes politiques ? Ils se valent, à bien des égards !

Petits arrangements entre amis, favoritisme, népotisme, promesses non tenues, déclarations de surface, un microcosme qui semble vivre en cercle fermé...

 

Un microcosme de gens qui ne perçoivent pas vraiment les difficultés du peuple laborieux, ou qui font semblant de les percevoir, et qui se contentent de beaux discours de commisération.

 

Notre monde est rempli de mensonges, surtout dans le domaine politique, et les français peuvent être légitimement désabusés... de là à se tourner de nouveau vers Nicolas Sarkozy pour en espérer un quelconque secours, est-ce concevable ? 

 

L'outrance et l'oubli, voilà ce qui nous caractérise ! N'oublions pas et essayons de tirer des enseignements de ces échecs : renouveler la classe politique paraît être une nécessité mais la politique pourra-t-elle jamais se passer d'immoralité ?

 

Notre histoire est jalonnée d'un tissu de mensonges, de vérités cachées, masquées : on nous fait, sans cesse, espérer et miroiter un avenir meilleur mais n'est-ce pas une façon de maintenir les peuples sous le joug et de les emprisonner dans de vaines espérances ?

 

On nous promet, sans cesse, une issue à la crise mais ce n'est, vraisemblablement, qu'une illusion !

 

 

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 19:21

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Dans l'obscurité de la nuit...

 

Ces faits se sont produits, il y a 65 ans, déjà ! L'injustice à son comble ! L'ignominie à son paroxysme ! Et, maintenant, encore, de nos jours, cette injustice n'a été, ni réparée, ni même reconnue ! Est-ce ainsi que les hommes vivent, est-ce ainsi que les politiques annihilent des êtres humains ?

 

En 1948, un gouvernement socialiste envoie l'armée contre des mineurs grévistes, de pauvres gens qui souffrent et travaillent durement, des ouvriers qui essaient de défendre leurs droits à travailler dans des conditions décentes.

 

Ces mineurs étaient, pourtant, considérés comme des héros de la guerre : ils avaient résisté à l'occupant nazi, en 1941, en organisant des vagues successives de grèves dans les mines du Nord Pas de Calais...

 

Ces mineurs se révoltent en 1948, car on veut diminuer leurs salaires : certains sont emprisonnés, interdits de travail, privés de logements.

 

Pour eux, désormais, plus obscure sera la nuit... condamnés à vivre comme des parias, ils mènent une existence misérable.

 

Le contexte doit être évoqué : en 1948, le pouvoir socialiste s'était séparé des ministres communistes du gouvernement, un climat violent s'était instauré contre les rouges, en pleine guerre froide.

 

La grève des mineurs, considérée comme une révolte de rouges, alors qu'elle a été votée légalement, se solde par la mort de 6 ouvriers... François Mitterrand, alors porte parole du gouvernement, avait affirmé que la troupe avait le droit de tirer contre de simples ouvriers et il avait même félicité, à l'occasion, les soldats pour le sang-froid dont ils avaient fait preuve !

 

En 1981, quand les socialistes arrivent au pouvoir, les mineurs survivants tentent d'obtenir réparation de leur emprisonnement, de leur licenciement : deux d'entre eux ont réuni tous les documents et s'adressent à plusieurs ministres du gouvernement, mais on leur répond par des lettres qui ne sont que des faux-semblants : on leur demande, sans cesse, d'envoyer des missives à d'autres ministères plus compétents pour traiter leur problème... depuis 30 ans, ces gens sont, ainsi, ballottés de ministère en ministère...

 

Aujourd'hui, il ne reste plus que 7 mineurs survivants qui continuent à lutter pour faire reconnaître leurs droits... 

 

Est-ce ainsi que les politiques se livrent toujours à des atermoiements, méprisant les petites gens, faisant fi de leur misère, de leurs combats ?

 

Est-ce ainsi que les politiques se servent eux-mêmes des salaires exorbitants, des privilèges démesurés et dédaignent les souffrances de gens du commun pendant des décennies ?

 

Honte à cette caste politique qui ne tient pas compte des plus humbles, qui ne leur rend même pas justice !

 

Honte à eux, car ils en viennent à nier l'existence même de gens simples, courageux, pleins de dignité !

 

Honte à eux, honte à ces gens qui vivent dans leur cercle fermé et dédaignent tout le reste !

 

Le temps a passé et ces mineurs sont encore considérés comme de la piétaille, des gens qui n'ont pas d'existence ! Une façon de les nier définitivement ! Une façon de les enfermer pour toujours dans l'obscurité de la nuit...

 

Cet article a été écrit à partir du témoignage de Dominique Simonnot, journaliste qui a rédigé une enquête à ce sujet : Plus noir dans la nuit...

 

Sur France-info : le témoignage de Dominique Simonnot :

http://www.franceinfo.fr/entretiens...

 

 

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 17:40
Papillon_Provence-auteur-veronique-pagnier-copie-1.jpg
Ailes d'arentèles, friselis, aspioles, feuilles d'air, les papillons tourbillonnent, s'envolent, tissent un ballet inoui de vertiges aériens...
 
Papillons d'amaryllis, azurés, citrins, nacrés !
 
Soies, moires virevoltantes de papillons ! Chrysanlines ! Fleurs de papillons !
 
Légèreté, envol, grâce, couleurs, tout voltige, tout s'anime, tout est aérien, tout est enluminure, tout est lumières et éclats !
 
Tout s'exalte, tout scintille, tout frissonne !
 

Papillon qui palpite, tremblant, insecte léger, mouvement perpétuel d'ailes qui virevoltent dans l'air transparent...

 

Papillon plein d'élan, tourbillons, floraison, frisson, frondaison !

 

Papier d'ailes fragiles, sylphes de couleurs !

Paupières battantes, papillon ! Frisson d'éclats, de lumières !

 

Le papillon illlumine les jardins de ses teintes variées de blanc, de roux, il les enlumine de mouvements, de tournoiements : fragile, délicat, on aime le voir se poser sur les fleurs, en imiter les contours, en boire la saveur et les arômes...

 

Certaines fleurs se font aussi papillons, deviennent aériennes aux ailes déployées, elles en miment les formes, les couleurs.

 

Papillon ! Soleil retrouvé, renouveau du printemps ! La nature s'anime, s'exalte, virevolte, tremble, la nature si fragile, si douce, souvent, si volatile.

 

Le papillon semble comme emporté par un souffle d'air, comme bousculé par le vent : ses mouvements d'ailes inlassables le rendent léger, subtil, ténu !

 

 

http://youtu.be/4S3Q9t6l61E

 

http://youtu.be/0QgJr5zvx0c

 

 

 

Balsamina Impatiens auteur vinarayaj

 

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Papillon en haut de l'article  auteur : Véronique Pagnier   creative commons

 

 

 

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 16:10

 

-Petit Trianon - Belvédère - Bas-relief - Saturne auteur
Il porte un joli nom Saturne ! Un nom aux sonorités de sifflante, de dentale, de gutturale, consonnes contrastées emplies de douceur, d'éclats, de rudesse !

Le maître du temps, Saturne chez les romains, a inspiré une chanson pleine de charme et d'humour à Georges Brassens...

 

Qualifié de "morne", de "taciturne", au début du texte, le dieu Saturne apparaît froid, impitoyable, lointain, inaccessible au commun des mortels.

 

"Dieu inquiétant", mystérieux, tel est bien ce maître du temps qui passe, malgré son joli nom.

 

On le voit s'amuser à "bousculer les roses", jeu cruel, car le dieu joue à blesser, de sa marque, des fleurs fragiles, symboles et raccourcis saisissants de la vie humaine.

 

Un jeu de mots subtil apparaît alors : "le temps tue le temps, comme il peut"...L'expression "tuer le temps" semble prendre, ici, tout son sens, car Saturne s'amuse à pousser les roses vers le déclin et la mort...

 

Soudain, le poète s'adresse à la femme qu'il aime, de manière familière, avec une apostrophe élogieuse "ma belle ". Et, il prend conscience de la fuite du temps : c'est elle, la victime du temps... D'une manière imagée et somptueuse, Georges Brassens évoque un changement subtil : "Toi qui as payé la gabelle / Un grain de sel dans tes cheveux."

 

L'expression répétée suggère bien l'action inexorable du temps, mais le poète commente, aussitôt, en associant la "belle" à "l'automne" et affirme, familèrement, la beauté de sa bien-aimée : "c'est pas vilain, les fleurs d'automne."

 

L'image de la fleur réapparaît et sa splendeur semble inaltérable.

 

L'invitation qui suit est pleine de charmes et d'insistance, avec l'impératif répété "viens", avec l'apostrophe, "ma favorite" qui magnifie la femme, avec cette demande pressante, pour visiter le jardin et "effeuiller la marguerite."

 

Le poète réaffirme l'idée de beauté, en employant le pluriel : "je sais par coeur toutes tes grâces..." Et, à la fin du poème, par une belle inversion, Saturne, si puissant, apparaît vaincu...

 

Belle parodie de ces poèmes d'antan, où le temps est victorieux, où les poètes essaient de convaincre de toutes jeunes filles de les aimer, car le temps presse et détruit inexorablement toutes beautés !

 

Et la jeune fille en fleur, appelée de manière amusante "la petite pisseuse d'en face", est invitée à aller "se rhabiller".

 

La mélodie, assez lente et pesante, semble mimer le rythme du temps qui passe.

 

On perçoit, dans cette chanson, tout l'art de Georges Brassens : le poète mêle, harmonieusement, des références littéraires, un langage familier, un humour plein d'élégance...

 

 

http://youtu.be/bOpfbj5-rGg

 

 

 

 

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saturne versailles auteur urban

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Photos : auteurs : Starus / Urban / Rufus46/ Twice25  creative commons



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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:29

muguet

 

Friselis de blancs ! Basquines légères ! Fleur de Mai ! Maia, déesse du renouveau, déesse de la lumière retrouvée... Fleur du printemps aux parfums subtils...

 

Eclats de guipures perlées de blancs ! Les brins légers rayonnent de leur teintes de lin !

 

Les brins lumineux répandent des senteurs anisées, des prairies de verts, des herbes douces, des embruns de printemps.

 

Les fleurs de petites corolles s'étagent sur la tige diaphane, elles se superposent, s'entrelacent, elles forment des grappes, des pampres de lumières...

 

Perles enveloppées par des feuilles irisées de verts, les fleurs se hissent, montrent leurs éclats de soie blanche, leur fragilité.

 

Dentelles et festons de blancs s'entrecroisent sur les feuilles ligneuses de vert tendre.

Ruisseaux de luminosités, cascades de blancs sur la tige !

 

Parfums étoilés, parfums de la terre !

 

La fleur de Mai aux senteurs d'anis, de regain, de renouveau, aux petites corolles en pluie de perles blanches fait cascader des embruns d'écumes... des veloutines éclatantes de parfums...

 

Fleur si douce, si légère aux senteurs étonnantes !

 

Reine des bois, des arbres, du printemps qui commence ! Quelle simplicité ! quelle vénusté !

 

http://youtu.be/c1dZoWHKCAs

 

 

http://youtu.be/df-eLzao63I

 

 

 http://youtu.be/eaPJKz1o0R4

 

 

 

 

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 Dernière photo : Michel Claquin



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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 15:11

 

écoles reut

 

Malgré des campagnes visant à recruter des enseignants, le ministère peine à trouver des candidats pour les concours d'entrée dans la profession : la crise ne cesse de s'aggraver, notamment en mathématiques et en lettres classiques...

 

La moitié des postes de professeur de mathématiques n’ont pas été pourvus, lors de la séance exceptionnelle 2014 du concours externe du Capes, selon les chiffres officiels.
 
Le précédent ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, avait, en effet, décidé d’intercaler une session exceptionnelle des concours des professeurs entre les sessions annuelles 2013 et 2014, pour relancer le recrutement des enseignants.
 
Pour le Capes externe de lettres classiques, on compte presque deux fois moins d’admissibles (156) que de postes à pourvoir (300). Le nombre des admis, c’est-à-dire ayant réussi les oraux, n’est pas encore connu.
 
Au fond, qui peut s'étonner de ces chiffres ? Dans une société où les enseignants sont déconsidérés, rendus responsables de tous les maux du monde moderne, le métier connaît une désaffection grandissante.
 
L'indiscipline des élèves devient le quotidien de beaucoup d'enseignants, dans les écoles, les collèges et les lycées : bavardages, insolences répétées, démission et comportement de certains parents qui en viennent à contester des punitions...
 
Ce métier exigeant n'attire plus les vocations : le travail s'alourdit, les copies à corriger se multiplient, dans des classes de plus en plus chargées...
 
Certains élèves se retrouvent en lycée, alors qu'ils n'ont ni le niveau ni la volonté de poursuivre des études : quel gâchis !
 
Des réformes improvisées ont été engagées pendant des années et elles ont produit des effets désastreux !
 
La situation en devient ubuesque : on crée des postes, on l'annonce à grands renforts de publicités, on se livre même à des campagnes coûteuses de recrutement, mais on n'arrive pas à pourvoir ces postes, alors que le chômage s'accroît !
 
Apparemment, cette profession n'est pas le paradis que décrivent certains, puisqu'on trouve si peu de candidats pour l'exercer !
 
"Un métier de paresseux, toujours en vacances, toujours en grève !" Que de clichés les enseignants sont-ils obligés de subir, alors que la réalité est tout autre !
 
Une société qui sacrifie son enseignement est-elle une société d'avenir ? 
 
Face à cette crise du recrutement, la tâche du nouveau ministre de l'éducation Benoît Hamon risque de se révéler bien complexe et difficile : de fait, Vincent Peillon, son prédécesseur, n'a réglé aucun des problèmes...
 
Annoncer des créations de postes n'a aucun intérêt, si on n'arrive pas à les pourvoir et c'est bien la situation à laquelle se retrouve confronté le ministère !
 
On a, sans arrêt, l'impression que les hommes politiques se contentent de déclarations qui se veulent rassurantes, mais que leur action est totalement inefficace...
 
Agir pour l'éducation est pourtant essentiel ! Mais, comme souvent dans nos sociétés, les apparences l'emportent : on se satisfait de faux semblants, et on laisse perdurer les problèmes !
 
Il faut redonner de la valeur à l'enseignement, il faut en montrer l'importance... supprimer les notes, les redoublements, contester les punitions, n'est-ce pas anéantir la fonction des enseignants ?
 
Au fond, la crise de l'enseignement n'est que le reflet de notre monde : les apparences l'emportent sur tout le reste, il faut absolument atteindre un taux de réussite important au baccalauréat, même si, dans les faits, le niveau des élèves reste médiocre...
 
On fait semblant de créer des postes, alors que ces postes risquent de ne pas être pourvus !
 
ecole




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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:54
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"Un pin se débat, craque, se tord, s'écroule dans une pétarade d'étincelles. Une flammèche fuse dans l'herbe sèche", a écrit Jean Giono dans un de ses plus célèbres romans, inséré dans la Trilogie de Pan : Colline.
 
 Une flammèche ! Quelles douces sonorités pour ce mot ! La fricative initiale est empreinte de suavité et de tendresse, comme la chuintante "ch" et la labiale au centre du mot...
 
De fait, le nom "flammèche", formé sur le terme flamme, désigne une petite parcelle enflammée qui s'élève d'un brasier : une étincelle de feu qui brille, qui virevolte dans l'air.
 
La flammèche paraît bien ténue, bien légère, sompueuse d'éclats...
 
Le feu, les flammes attirent le regard, réchauffent les corps et les coeurs.
 
Que de mots formés sur ce radical : flamber, flamboyer, flamboyant, enflammer, flambeau, flamboiement, flammerole !
 
Que de mots pleins de lumières et d'éclats ! Que de mots où l'on voit pétiller des flammes, s'embraser du bois dans une cheminée...
 
Le nom "flamme" vient d'un verbe "flagro" briller, l'adjectif "flagrant" est dérivé de ce verbe et signifie dans un premier sens : brûlant...
 
Le terme "feu' est issu, lui, du latin "focus", le foyer : on retrouve la fricative "f" associée au feu, une consonne qui pourrait mimer le bruit des flammes attisées par le vent.
 
Le verbe "flamboyer" jette encore plus d'éclats grâce à l'ajout d'un suffixe -oyer qui marque la répétition, la fréquence.
 
On le voit, les dérivations nombreuses permettent d'ajouter différentes nuances, pleines de subtilités : la flammèche, petite flamme fait intervenir un suffixe -èche peu fréquent, original.
 
La flammèche, si ténue, a pourtant un pouvoir d'embrasement intense, elle peut déclencher des incendies dévastateurs, elle peut avoir des conséquences terribles !
 
Mais, la flammèche nous fait entendre, aussi, des sonorités pleines de charme, de poésie... Elle révèle des images légères, virevoltantes, on peut voir naître des flammèches de nuages, de feuilles, de fleurs !
 
On peut admirer des flammèches de lumières, de joie, de bonheur !
 
Les flammèches pétillent, illuminent le monde de leurs traits, de leurs enluminures d'or !
 
Ce mot plein de poésie fait naître de nombreuses images, des émotions, des rêves : il peut être associé à différentes sensations, visuelle, olfactive, tactile, auditive !
 
Chrysanthes, odeurs de bois brûlés, chaleur du feu, crépitements, friselis de flammes !
 
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Deux premières photos  auteur : kallerna  creative commons



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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:53


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Le journal de 13 heures sur France 2, ce dimanche 27 avril est un concentré assez étonnant de notre monde : après la canonisation historique de deux papes sanctifiés, Jean XXIII et Jean Paul II, d'autres sujets variés sont évoqués par Marie Drucker : le rachat envisagé du groupe français, Alstom par Général électric, l'entreprise pourrait, ainsi,  passer sous contrôle américain... L'Allemand Siemens est également intéressé par ce rachat.

 

Puis, on apprend que deux policiers sont impliqués dans une affaire de viol en réunion dans les locaux du 36 quai des orfèvres : une touriste canadienne a porté plainte, les ploliciers sont même soupçonnés d'avoir fait disparaître des preuves !

 

On en vient à des rivalités qui opposent deux rapeurs illustres, dont les gains sont exorbitants : Rohff et Booba... Rohff est accusé d'avoir agressé un vendeur d'une boutique qui appartient à son rival...

 

Rohff avait, pourtant, dénoncé dans ses chansons les dangers de la violence : mais les deux rapeurs se sont longtemps affrontés verbalement sur la toile... Ces rivalités sont même devenues leurs fonds de commerce.

 

Booba a encaissé dix millions d'euros l'année dernière, grâce à sa marque de vêtements, rappelle le journaliste ! 

 

Quelle indécence ! Voilà des gens qui gagnent des sommes considérables et qui s'amusent à s'insulter, à se faire la guerre, à s'humilier !

 

La suite du journal est éloquente... On passe au domaine sportif : après le foot, il est question de boxe, avec le championnat du monde des lourds : on annonce la victoire, en Allemagne, de l'ukrainien Vladimir Klitschko, qui a mis KO son adversaire, un australien...

 

On apprend, au passage, que ce champion gagne la coquette somme de quinze à vingt millions d'euros par an !

 

Le journal s'achève, enfin, sur une vente aux enchères à l'hôtel Drouot : celle du mobilier du Phocéa, ancien yacht de Bernard Tapie, vente organisée par Mouna Ayoub, célèbre milliardaire et collectionneuse : on déroule le compte rendu des objets mis à prix : vaisselle, accessoires, robes de grands couturiers, cristal de Baccarat, porcelaine de Sèvres, argent ciselé...

 

On arrive au bord de l'écoeurement : après tant de luxe, après tant de sommes d'argent égrenées par le journal, on perçoit que toutes nos sociétés tournent autour de l'argent : le monde du show-biz, mais aussi celui du sport, celui des affaires, des grands de ce monde qui vivent dans une abondance immodérée.

 

Comment peut-on concevoir un monde où l'argent est au centre de tout ? Toutes les informations sont associées à ce thème, alors que la crise s'empare de l'Europe, qu'on demande à des gens modestes de se sacrifier au nom de l'Europe !

 

Ce journal télévisé n'est-il pas révélateur de notre monde ? On montre un concentré de privilégiés à une masse de gens humbles, à qui on impose des mesures d'austérité interminables.

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-j...

 

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bernard-tapie-2.jpg



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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 15:42
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Un blanc-bleu submerge la corolle, un blanc-bleu déferle et s'empare de la fleur.
Levantine ! Soie de bleuet !
 
Ondes bleutées de blanc, vagues mousseuses de splendeur, la gentiane s'éblouit de lumières !
 
Fleur de bleu sombre, la gentiane déploie ses corolles en forme de trompettes, piquetées d'un plumetis blanc orné de noirs...
 
Calices aux bords flottants de bleus, feuilles longues, menues, la gentiane fait resplendir ses teintes de lapis-lazuli, aux rayonnements de ciels d'azur...
 
Quelques nuées de blanc frôlent les corolles, font ressortir le bleu profond de la fleur.
 
Ciels de mistral, ciels superbes, ciels rayonnants nimbés de nuées légères ! Mer moutonnante d'écumes, fleur spumeuse, la gentiane reflète la mer, imite ses nuances.
 
Fleur aux teintes azurées, elle dessine des ciels bleus infinis, des transparences marines, des vagues qui déferlent, des embruns qui s'emportent...

Un blanc-bleu submerge la corolle, un blanc-bleu déferle et s'empare de la fleur !

 

Fleur sauvage, mystérieuse et secrète, la gentiane nous étonne de ses couleurs, la gentiane chante la beauté de paysages, de monts sauvages, de collines flamboyantes heurtées par le mistral, aux sentiers lumineux.

 

Le coeur s'irise de blanc, de pointes légères de bruns, de noirs.

 

La gentiane nous fait voyager vers des ciels céruléens, vers des sommets, vers des hauteurs d'air pur et transparent...

 

 

 http://youtu.be/0QgJr5zvx0c

 

 

http://youtu.be/rTst74LXpMs

 

 

 

 

 

gentiane-2-f-corageoud.JPG

 

gentiane michael gasperl

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Photos 1-2 : F corageoud  3-4 : Michael Gasperl  5 : Patrice 78500   creative commons



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