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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:43

 

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Le printemps associé à l'amour, voilà un thème éternel : le printemps fait naître des passions inoubliables et parfois inaltérables.

 

C'est ce motif que l'on retrouve dans une chanson de Hugues Auffray : le constat initial, "Les filles sont jolies dès que le printemps est là" s'oppose aux "serments oubliés" et perdus, dès que le printemps s'est envolé... Le contraste est saississant entre l'idée de beauté et une impression d'abandon et d'oubli... L'amoureux éconduit a, malgré tout, l'espoir de retrouver un réconfort, avec le renouveau.

 

On perçoit une attente associée à la saison des amours, attente d'une "fille en organdi", image d'élégance, de jeunesse... Le cadre champêtre, "une prairie" contribue à une impression de liberté, de bonheur espéré.

 

Le "chemin", les "soirées qui se font chaudes" évoquent, aussi, bien cette saison de renouveau...

 

L'attente est vaine, mais les souvenirs sont tenaces : souvenir du regard de la jeune fille, souvenir des adieux.... L'image hante le coeur de l'amoureux qui ne peut s'en détacher, comme le suggère le préfixe "re" qui marque un retour perpétuel dans de nombreux mots : "revient, je repense, je revois, je crois la retrouver." 

 

Le printemps fait ressurgir des espérances, et le rêve s'évanouit avec sa disparition : le printemps reste, ainsi, uni à l'idée d'un amour qui n'en finit pas.

 

Le texte nous fait voir la douleur d'aimer dans le dernier couplet : on perçoit une envie de mourir... L'amour est, alors, lié à la "brûlure, la "douleur" et la "blessure", des mots très forts qui soulignent le désespoir, la tristesse de la séparation...

 

Le poème est bâti sur une progression : d'abord, le printemps fait naître des images joyeuses de "jolies filles" puis, l'amoureux en vient à ressentir un désir de mort.

 

Le refrain insiste sur l'idée du temps qui passe, mais qui ne referme pas le chagrin et les blessures... Le mot "temps" répété suggère bien la succession des saisons qui défilent, mais qui ne parviennent pas à faire oublier l'amour perdu.

 

La mélodie légère souligne le bonheur qu'apporte le printemps mais par les retours lancinants, elle met en évidence les tourments de l'amoureux.

 

Avec simplicité, harmonie, cette chanson nous fait ressentir toute la douceur et l'insouciance du printemps mais, aussi, les souffrances causées, parfois, par le sentiment amoureux...

 

Tout en nuances, le texte nous rend sensibles la délicatesse du printemps ainsi que les difficultés d'aimer.

 

 

http://youtu.be/lxjBFeqn1CU

 

http://youtu.be/HedHEyYNuBI

 

 

seringa libre Dinkum

 

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Première photo sous la vidéo  auteur : Dinkum  creative commons



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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 09:04
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"Un joli bois de pins tout étincelant de lumière dégringole devant moi jusqu'au bas de la côte", c'est ainsi qu' Alphonse Daudet évoque les paysages de Provence, dans Les lettres de mon moulin, au début de son récit...
 
Le verbe "dégringoler" nous étonne par ses sonorités de gutturale répétée, par ses voyelles variées dont l'une est nasalisée : le mot semble mimer le geste maladroit de celui ou de celle qui tombe brusquement ! Aussitôt, on voit une chute brutale qui nous fait sourire...
 
Joli mot que la dégringolade ! Un mot sympathique malgré la réalité qu'il évoque !
 
Ces termes "dégringoler, dégringolade" semblent avoir pour origine l'ancien français "gringole" qui désignait une colline. Avec le préfixe dé- ajouté à ce radical, on voit le point de départ de la chute et sa rapidité...
 
Ces mots nous emportent vers les collines de Provence, aux chemins pentus et caillouteux, vers des "gringoles" parfumées de thym, de romarins, aux senteurs de pins du midi !
 
Le nom"gringole" fleure bon le sud, le mistral, les calanques qui descendent vers la mer.
 
Aussitôt, les parfums iodés et ambrés de la mer nous montent à la tête !
 
Voilà aussi des oliviers qui dégringolent les collines !
 
Ces mots nous emmènent vers les rivages du sud, vers la Méditerranée aux mille lumières, aux éclats de vents, aux ondes lumineuses...
 
On sent la garrigue, les fleurs de thym, les odeurs de fenouil, de lauriers...
 
Des images de bonheurs, de vacances, de rires défilent sous nos yeux, des images de bleu, de blanches collines de calcaires !
 
On dégringole des chemins de campagne, on découvre les collines du sud chères à Cézanne, la Sainte Victoire, la chaîne de l'Estaque, on dévale des sentiers.
 
On lézarde au soleil, on se gorge de lumières, de senteurs de la terre, on voit des mas, des champs de lavandes tout bleus.
 
On s'imprègne d'odeurs, de ciels lumineux, de mistral !
 
On avance vers des calanques bleutées, vers la mer aux mille reflets de vagues bruissantes, on s'enivre de l'odeur des pins mêlée à celle de l'onde amère...
 
On admire des paysages lumineux, des "gringoles", où ruissellent des pins, des oliviers, où s'accrochent du thym, de la menthe sauvage.
 
On respire un air de liberté...
 
 
 
 
 
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Premières photos en haut de l'article et sous l'article : Sébastien Thébault  Creative commons
Autres : Christelle et rosemar



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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 16:45

chaussures

 Nos sociétés ne sont qu'apparences, illusions : le jeu social passe souvent par ce que l'on appelle le "cirage de pompes", basse flatterie qui vise à bien se placer, à conquérir, à séduire !

 

Cette pratique se généralise parfois, mais elle concerne, surtout, les grands de ce monde : d'ailleurs, il est encore des gens de cette catégorie qui se font réellement cirer les pompes : c'est le cas de ce conseiller de notre président : Aquilino Morelle...

 

Le nom même du personnage fait rêver : il semble tout droit sorti d'un roman policier, un nom aux consonnances exotiques et mystérieuses.

 

Le prénom d'origine espagnole "Aquilino" semble promettre, déjà, un avenir conquérant : "aquila", en latin, signifie l'aigle... 

Quant au nom "Morelle", il évoque une plante souvent toxique qui produit des fruits colorés.

 

L'ensemble, nom et prénom fait songer à quelque malfrat espagnol : en fait, on n'est pas loin de la réalité : non content de se faire cirer les pompes à l'Elysée, ce personnage, haut en couleurs, se serait déjà distingué dans des affaires douteuses...

 

Encore un conseiller de président qui ne fait pas dans la dentelle ! Après les révélations concernant Patrick Buisson, voilà un homme proche d'un président en exercice qui se retrouve compromis dans des affaires louches...

 

Goût du luxe, conflit d'intérêt : ce personnage sulfureux côtoie, pourtant, les plus hautes sphères de l'état.

 

C'est comme si le pouvoir attirait le mal, un désir de conquêtes et de richesses incroyable et démesuré...

 

C'est comme si le pouvoir rendait aveugles ceux qui l'exercent : le choix d'un conseiller n'est-il pas primordial et essentiel ?

 

C'est comme si le pouvoir était complètement coupé des préoccupations et des soucis du peuple : alors que la crise sévit, que certains peinent à survivre, un conseiller d'un président "socialiste" affiche un goût immodéré pour des chaussures de luxe et il serait même soupçonné d’avoir travaillé, en secret, pour des laboratoires pharmaceutiques, alors qu' il était inspecteur général des affaires sociales.
 
Comment ne pas se révolter face à ces malfrats de la politique, ces hommes véreux pour qui seul l'argent compte ?
 
Si les français sont invités à faire des sacrifices, alors que les politiques se gorgent de plaisirs frelatés, d'un superflu démesuré, on est en droit de se demander à qui profite la crise...
 
On a, sans cesse, l'impression que la crise ne concerne et ne doit concerner que les gens du commun, les gens ordinaires qui travaillent, pour gagner durement leur vie.
 
La crise ne vaut que pour les pauvres : les gens de pouvoir, les grands de ce monde continuent, eux, à s'engraisser, à prospérer de manière éhontée et scandaleuse.
 
Le cirage de pompes existe encore et, au sens propre ! Certains achètent le service de cireurs, pour entretenir leur luxueuse collection de chaussures !
 
Est-ce que ces gens ont conscience de vivre dans un pays en crise ?
 
Est-ce que ces gens ont une idée, si petite soit-elle, de ce que peut être la vie des salariés, payés au smic ?

Aquilino Morelle a-t-il déjà oublié ses origines modestes ? Le pouvoir grise-t-il les gens au point qu'ils en viennent à renier toute morale, tout sens de l'éthique ?

 

Le pouvoir est-il moral ?

 

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 17:51
coccinelle auteur cayron gilbert
 
Coccinelle ! Adalie ! Ecarlate, corallines, éclats de rouge, amarante, sur le vert des feuilles, elle brille de lumières, elle rutile et s'embrase de spinelles sombres...
 
Cascatelle de rouge ! Ruisselet de feu !
 
Aspiole, génie des feuilles, fée des arbres, la coccinelle s'empourpre de rouges et de noirs...
 
Nymphe des bois et des fleurs, subtile, divine pointille de lumières de pourpre !
 
Poinçon de flammes sur les feuillages, on ne voit qu'elle, si petite, si légère, si rouge ! 
 
Pétales brillants, perles d'aubes rougeoyantes, embrasements de feux !
 
Lucioles rouges, étincelles d'éclats, les coccinelles ! Surprises de vermillon, de kermès, les coccinelles s'éblouissent de lumière !
 
Brillances, vivacités, lueurs de rouges ! Embruns de rouille sur les fleurs du printemps, les coccinelles mettent des couleurs vives sur le monde...
 
Rouge, noirs, lucidité, transparence de l'air, leurs teintes diffusent le bonheur, la vénusté, l'éclat...
 
Finesse, légèreté de coccinelle !
 
Humilité, étoile ardente de pourpre sur le vert des feuillages, coquelicot, incarnat, corail, sang de lumières !
 
Douce et vive, lumineuse et noire, subtile et flamboyante coccinelle !
 
 
 
 
 
 
 
coccinelle 4

Coccinelle en haut de l'article  auteur : Cayron Gilbert   creative commons  



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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 18:34
coquelicots-auteur-guy-MOLL.jpg

Le thème de la femme-fleur parcourt la littérature : Ronsard a célébré la femme maintes fois, en l'assimilant à un bouquet de fleurs... On se souvient de l'ode à Cassandre : "Mignonne, allons voir si la rose... " Ronsard évoque la fragilité de la fleur, symbole du temps qui passe si vite et en profite pour lancer une invitation à l'amour. On retrouve ce motif dans une chanson d'Angelo Branduardi, intitulée Coquelicots dans la récolte.

Dans ce poème, la jeune fille est comparée à un bouquet éblouissant de fleurs sauvages, image de beauté, de grâce, de liberté, un bouquet à venir, rempli de promesses...
 
Le poème s'ouvre sur l'évocation de "chaudes nuits d'été", et sur une expression où l'on fait ce constat : "Tu as grandi", le tutoiement souligne une familiarité et en même temps, évoque l'univers de la jeunesse. Des désirs représentés par de "Grands Feux "ont commencé, alors, à naître : on peut voir, là, une allusion à l'adolescence.
 
Les champs sont transformés en "un lit couleur de joie", image pleine de sensualité... Le coquelicot deviendra bouquet prêt à être cueilli et la jeune fille pourra se mettre en quête de celui qui viendra ramasser le bouquet.
 
Le coquelicot, couleur de feu et d'amarante représente bien, ici, le désir amoureux : les sonorités éclatantes de la consonne gutturale "k" traduisent la violence du désir qui se révèle.
 
Les danses, les farandoles de séduction se mettent en place... L'image des feux associés à l'amour revient, pour signifier la force de l'ardeur qui naît...
 
L'adjectif "curieuse" , le verbe "chercher" utilisés dans le refrain soulignent bien la quête amoureuse.
 
La jeune fille est comparée à une "branche", "la plus belle" que l'on essaie d'atteindre, puis à une "pomme nouvelle", symbole du désir et de la fragilité, une pomme destinée à être croquée et "mordue".
 
Voilà le coquelicot dans la récolte, prêt à être cueilli : la fleur, image même de la fragilité, du désir flamboyant symbolise, à merveille, cet âge où le désir fleurit, où l'adolescence se fait jour et connaît de nouveaux émois.
 
Le poème met bien en évidence la quête du désir amoureux mais aussi ses dangers et ses difficultés : la "pomme mordue" suggère, peut-être, une forme de blessure.
 
La mélodie à la fois douce et lancinante nous fait percevoir toute l'ambivalence de l'amour : quête et douleurs sont associées. 
 
On trouve dans ce poème tout un art de la suggestion et, en même temps, une grande force d'évocation dans les images.
 
La mélodie, légère, douce correspond bien à ce monde de l'adolescence si fragile...
 
 
 
 
 
coquelicot creative commons auteur arnaud 25
coquelicots-Robert Vonnoh
Coquelicots   auteurs : Guy Moll    / Arnaud 25  creative commons



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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 15:20

 

fonctionnaire
 

Haro sur les fonctionnaires ! Des nantis, des privilégiés, des profiteurs ! Un article paru sur le journal Le point fustige, ainsi, les fonctionnaires et préconise d'aligner le système des retraites des fonctionnaires sur celui des salariés du privé ! Voilà la solution pour résoudre tous les problèmes ! Aggraver encore la pauvreté de certains fonctionnaires qui touchent des retraites misérables et ils sont légion !

 

Pratiquer, ainsi, la division dans un pays en crise est proprement scandaleux ! Rendre les fonctionnaires responsables de tous les maux est indigne...

 

D'autant plus indigne, que les fonctionnaires sont tenus dorénavant à un total de 42 annuités pour l'obtention de la retraite, d'autant que certains gagnent durement et modestement leur vie, d'autant que les conditions de travail s'alourdissent un peu partout, car l'état s'attache à faire des économies...

 

Le métier d'enseignant, lui-même, n'attire plus les vocations : le ministère peine à trouver des candidats pour les concours d'enseignement : pourquoi ? Quelle est l'explication, alors que cette profession est présentée comme si avantageuse par certains, alors que le régime de retraite paraît si attractif ??

 

Haro sur les fonctionnaires ! On peut bien mépriser ces gens qui ne connaissent jamais le chômage ! Histoire de satisfaire ceux qui le connaissent ! 

 

De tels propos qui instaurent une division permanente sont dangereux : les fonctionnaires, s'ils sont épargnés par le chômage, ne sont pas épargnés par la crise et notamment les petits fonctionnaires...

 

L'alignement par le bas est à la mode : il s'agit de raboter, de grignoter tous les acquis sociaux et de faire payer la crise aux plus pauvres, aux plus démunis...

 

Comment peut-on tolérer de telles prises de positions face aux scandales financiers, aux paradis fiscaux qui perdurent, face aux gaspillages en tous genres des impôts des contribuables ? Les fonctionnaires sont, aussi, assujettis à l'impôt et ne peuvent en aucun cas frauder...

 

Le journaliste du Point dit qu'il faut rétablir "la justice" en alignant le système des retraites mais enfin quelle justice ? Celle qui consiste à appauvrir des gens humbles ? Car on ne parle pas, ici, des hauts fonctionnaires qui, eux, possèdent de vrais privilèges !

 

Quelle justice ? Celle qui consiste à désespérer des gens qui sont entrés dans la fonction publique, en connaissant les avantages et les inconvénients du métier qu'il avaient choisi d'exercer : mutations dans des régions lointaines, ordres de mission imposés, salaires peu attractifs ?

 

On ne peut, sans cesse, faire payer la crise aux gens qui travaillent, qui peinent à gagner leur vie, qui souffrent : d'autres solutions existent, les écarts se creusent, sans cesse, entre les plus riches et les plus pauvres, il faut lutter contre les fraudes fiscales, taxer l'argent caché des puissants !

 

Les cibles que vise ce journaliste ne sont que des leurres, les fonctionnaires sont devenus des boucs émissaires dans une société en crise : il faut s'attaquer aux gens qui profitent de la crise, qui s'enrichissent grâce à elle et non l'inverse !

 

A-t-on le droit de propager ainsi la division entre les salariés, de désigner à la vindicte populaire une catégorie de travailleurs ? 

 

Assez de leurres, assez de faux semblants ! On vit dans uns société de déni et de mensonge permanent ! Il est temps de percevoir les réalités : notre monde en oublie de condamner ceux qui sont les vrais privilégiés, ceux qui sont à l'origine même de la crise !

 

L'article du journal, Le Point :

 

http://www.lepoint.fr/economie/gele...

 

 

 fonctionnaire-copie-1

 

 



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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 17:47

 

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Des chaloupes de nuages envahissent le ciel, de leurs ombres de gris et de blancs....

Belles chaloupes de nuées sur le bleu du ciel, beau foisonnement d'écumes sur l'azur !
 
Chaloupes de vagues, chaloupes de verdures au printemps, quand les rameaux ondoient sous le souffle des vents.
 
Chaloupes de clartés matinales au rougeoiement de l'aurore !
Le mot chaloupe désigne, d'abord, une embarcation, un grand canot de transport : issu de l'ancien français, "chaloppe", "coquille de noix", c'est un dérivé du nom "eschale ou écale, écaille" qui est une enveloppe de certains fruits, noix, noisette, amande, formant une sorte d'écorce coriace, une coquille...

 

Ce mot aux sonorités de chuintante, de labiale, de voyelles variées évoque aussi, par association d'idées, les flots de la mer, ses plis et ses replis, son tangage et ses roulis.

 

La mer toujours en mouvement fait "chalouper" les navires, elle fait virevolter les embruns... la mer, toujours bercée de flux et de reflux, danse sous nos yeux...

On voit des moutonnements, des foisonnements de vagues, des veloutines d'écumes, des brouées de bleu, de verts.

 

Le verbe "chalouper" désigne, également, une démarche ondulante et ondoyante, on peut marcher ou danser en se balançant latéralement, comme pourrait le faire une chaloupe.

 

Le mot "chaloupe" peut être employé, aussi, de manière figurée : une chaloupe de nuages suggère un paquet, un groupe de nuages dans le ciel... une façon de restituer l'ondoiement des nuages dans le ciel qui font songer à des navires à la dérive...

 

Ce mot nous emporte dans des tourbillons d'écumes, de mouvements, un balancement inlassable, celui de l'onde amère, celui des tempêtes de la mer !

 

Ce mot nous fait chavirer, nous enivre de turbulences, de flottements... il nous fait entendre des enroulements de vagues, le bruissement incessant des flots... des ondes hérissées ou plus douces...

 

Ce mot nous bouscule, nous fait tanguer, nous fait percevoir le roulis des vagues, il nous berce de rêves de voyages....

 

Il nous emporte sur les flots tumultueux de la mer vers de nouvelles rives.

 

Coquille, chaloupe, deux mots qui semblent éloignées par le sens mais dont on perçoit la parenté grâce à l'étymologie, deux mots qui se rejoignent : la chaloupe se laisse emporter par les flots comme une coquille de noix...

 

 

 

http://youtu.be/Xj0jFsxhgCc

 

 

 

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Photos : Christelle et rosemar



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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 16:17

 

ecole

 

Le problème du recrutement des enseignants se fait de plus en plus aigu : posez la question autour de vous... Qui veut, désormais, entrer dans l'enseignement ?

 

Qui veut être muté, en début de carrière, dans une région lointaine, inconnue ? Qui veut affronter la violence ordinaire, l'indiscipline des élèves ?

 

Qui accepte d'être déconsidéré, méprisé dans une société où l'autorité des professeurs est sans cesse contestée par les parents, par les élèves eux-mêmes ?

 

Qui a envie de corriger des copies de plus en plus indigestes, mal orthographiées, mal rédigées, des copies de plus en plus nombreuses, car les classes sont de plus en plus chargées ?

 

Qui souhaite entrer dans un métier où l'enseignant est taillable et corvéable à merci ? Rencontres avec les parents, organisation de bacs blancs, de devoirs communs, correction des épreuves orales du baccalauréat, parfois dans des villes fort éloignées du lieu de travail et de résidence...

 

Qui a envie d'être contrôlé par des inspecteurs qui sont totalement coupés du terrain et n'en connaissent plus la réalité ?

 

La crise du recrutement des enseignants s'intensifie et ce n'est pas étonnant : même en période de crise et de chômage, le ministère a les plus grandes difficultés pour recruter de nouveaux enseignants : les candidats aux concours se raréfient...

 

La situation en devient dramatique : une campagne a même été lancée pour promouvoir le métier de professeur ! Des vidéos manquant totalement de réalisme ont été mises en ligne... on y voit un professseur d'histoire évoquer une expérience : le but étant de rendre les élèves acteurs du cours ! Les élèves sont invités à créer un nouveau parti politique ! 

 

Comme si on pouvait, ainsi, rendre, sans cesse, les élèves acteurs d'un cours, comme si les programmes n'existaient pas, comme si l'activité d'un enseignant pouvait se limiter à animer des débats...

 

La réalité est là : dans certaines disciplines, on voit, aujourd'hui, plus de postes offerts que de candidats, et les jurys n'osent même pas les affecter tous, sur les postes, tant le niveau est, parfois, particulièrement bas.

 

Triste réalité ! Un des métiers les plus importants de nos sociétés est sacrifié à des modes : la transmission des connaissances n'est plus au coeur de ce métier, or, elle est essentielle, seules les connaissances permettent de progresser, elles sont un support indispensable de la réflexion.

 

Il faut redonner du sens, du poids à ce métier, le revaloriser non pas avec des vidéos truquées et sans intérêt, mais en remettant à l'honneur la culture, la grammaire, l'orthographe, en instaurant d'autres rapports entre enseignants et élèves : l'autorité est indispensable et les parents ne doivent pas la contester...

 

L'administration doit, aussi, soutenir les enseignants, les aider dans leur tâche, ne pas mettre en cause leurs décisions.
 
Les enseignants se retrouvent trop souvent isolés face à leur classe, leurs élèves, les parents, l'administration...
 
Oui, ce métier peut être passionnant dans l'échange avec les élèves, dans la transmission des savoirs qui est essentielle, mais à force de réformes mal pensées, hâtives, précipitées, l'enseignement a perdu de son prestige : il faut, absolument, redonner à ce métier son lustre, et en montrer toute l'importance...
L'enseignement ne devrait-il pas être une priorité dans une société moderne ? Ne devrait-il pas être au coeur et au centre de toutes les préoccupations ?
Il est temps d'arrêter les vaines réformes pour remettre, enfin,  le savoir et la culture à l'honneur !
écoles reut



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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 16:48

 

 

balsamine-auteur-jerzy-opiola.JPG

 

Aspioles de vermillons, rosaces de pourpre, balantines de fleurs enroulées sur elles-mêmes...

 

Teintes de feux, soie de papillon fragile et gracile, la balsamine enflamme ses corolles de rouges imprimées d'un blanc de lys... veloutines, pétales largement déployés offerts au regard, la balsamine libère ses éclats de couleurs...

 

Des tiges de veines rouges, des feuilles finement dentelées d'épis légers subliment les fleurs.

 

Les feuilles allongées, panaches élégants, veinées de rouge, lancent leurs flammes de verts autour des pétales, elles s'enroulent autour des fleurs somptueuses.

 

Eclats d'amarante, de blanc, la balsamine découpe ses pétales en ailes de papillons veloutées et subtiles...

 

Balsamine ! Baumes de couleurs, baumes d'élégance, de finesse !

 

Sous la fleur, une tige souple s'évase, aux couleurs de roses, fine, délicate, légère !

Douceur et éclats des teintes ! 

 

Les feuilles d'un vert sombre s'éblouissent des couleurs de la fleur... Fleur de l'ombre, fleur discrète et flamboyante à la fois, la balsamine s'épanouit sous nos yeux, s'arrondit de ses calices feutrés...

 

Elle fait voltiger des papillons de fleurs, des pétales en formes d'ailes aériennes, des rosaces, des volutes, des enroulements de couleurs.

 

Elle déroule des formes voluptueuses, des couleurs contrastées, des tourbillons, des valses qui virevoltent !

 

Sur le vert foncé des feuilles, les pétales flamboient, font exploser leurs couleurs de blanc, de feux !

 

http://youtu.be/w8LL1x6J2rU

 

 http://youtu.be/r2Xdlgii-Rc

 

 

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 14:59

 

livre (2)

 

"On n’a pas évoqué une chose quand on l’a appelée par son nom. Les mots, les mots, on a beau les connaître depuis son enfance, on ne sait pas ce que c’est", a écrit Henri Barbusse, dans L’Enfer...

 

Les mots constituent un réseau, un monde complexe de significations diverses, de sons différents, d'échos, de résonnances, de musiques. Ils nous permettent de penser, de communiquer, de dire, d'exprimer tellement de nuances !

 

D'abord, ils mettent en jeu des sonorités plus ou moins douces, des voyelles plus ou moins aiguës. Les mots associés ne créent-ils pas une sorte d'harmonie musicale ? On peut, grâce à eux, entendre la violence terrifiante et terrible d'un combat, la douceur apaisée d'un soir d'automne, un moment de mélancolie alanguie.

 

On peut entendre un cri de douleur : "Ah longues nuits d'hiver de ma vie bourrelles/ Donnez moi patience et me laissez dormir !", écrit Ronsard, dans un de ses derniers poèmes, où il évoque ses souffrances, ses nuits d'insomnie.

 

Les mots chantent, crient, parlent, racontent : ils ont parfois plusieurs sens : la "grève" nous fait voir une plage qui se déroule à l'infini, ce même mot nous fait entendre des ouvriers en colère qui manifestent, qui hurlent, qui défendent leurs droits.

 

Le nom commun "pompe" désigne tantôt le faste, la magnificence, tantôt un appareil qui sert à pomper de l'eau, il peut, même, évoquer familièrement une paire de chaussures.

 

Certains termes ont un sens péjoratif, d'autres une connotation élogieuse et valorisante : un "bellâtre", une "pécore" nous sont peu sympathiques. D'autres sont dotés de suffixes à valeur affectueuse : une "fillette", une "maisonnette".

 

Les mots peuvent se combiner entre eux : véritables carambolages de mots ! Le verbe "écrabouiller" est bien la contraction de deux vocables : "écraser et bouillie".

 

Les mots comportent aussi de nombreuses connotations par association d'idées : la mer évoque l'immensité, le voyage, la liberté, le mouvement, l'évasion.

 

Les mots forment des ensembles, des familles indissociables : clamer, clameur, acclamer, déclamer, s’exclamer, proclamer, réclamer...Clara, clarifier, clarinette, Clarisse, clarté, déclarer...

 

Les mots possèdent une histoire, leur sens évolue, dérive, se modifie à travers le temps.... 

Le nom embonpoint désignait, autrefois, l' état où se trouve une personne qui est "en bon point", c'est à dire en bonne santé.
Le terme enthousiasme évoquait le fait d'être habité par une divinité, théos, en grec, c'était anciennement une "fureur prophétique ou poétique qui transporte l'esprit, et qui lui fait dire des choses surprenantes et extraordinaires."
L'adjectif superbe se disait aussi de"celui qui est orgueilleux, qui a de la présomption, une trop bonne opinion de lui-même."
 
Que de mystères dans les mots ! Que d'énigmes à découvrir, tant leur richesse est infinie !
 

 liseuse fragonard libre

 

 

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