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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 21:44

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"Le Brésil sous le choc, la débâcle, le cauchemar brésilien, les Brésiliens humiliés, une cicatrice indélébile, un traumatisme" : mais de quoi parle-t-on ? S'agit-il d'une catastrophe qui aurait atteint le peuple brésilien ?

 

Ces titres, lus dans la presse, évoquent la défaite du Brésil, face à l'équipe allemande lors de la demi finale de la coupe du monde : on dirait qu'un séisme s'est abattu sur cette terre d'Amérique du sud, on dirait que les Brésiliens ont subi une calamité, un désastre !

 

Il faut savoir raison garder : ce n'est qu'un match de foot ! Bien sûr, les journalistes font leur métier et se livrent à un  battage médiatique, autour de la coupe du monde.

Il s'agit de dramatiser, de mettre en scène, de "romancer" le football...

 

Le Brésil a perdu ? Certes, il s'est fait battre à plate couture, et le score est impressionnant : 7 / 1 !

 

Mais, ce sport tient aussi à la chance, à la réussite, au moral : n'oublions pas que l'équipe du Brésil était privée de son meilleur joueur, grièvement blessé lors d' un match précédent !

 

Certes, la victoire de l'Allemagne est écrasante, si écrasante que certains en viennent à se demander si les allemands ne sont pas dopés !

 

Existe-t-il des contrôles anti-dopages, lors de la coupe du monde ?

En tout cas, il n'en est pas question, alors qu'on en parle, pour le tour de France, par exemple...

 

On a pu voir, aussi, des supporters brésiliens en larmes, se cachant le visage, comme si la honte les submergeait.

Il est vrai que le football est, particulièrement, populaire au Brésil : c'est le sport favori de tout un peuple.

 

Pour autant, l'excès de ces réactions montre que certains sont comme hypnotisés, fascinés, subjugués par ce sport.

 

Pleurer pour un match de foot ? Comme si un tel événement pouvait avoir des conséquences sur la vie réelle des gens, comme si d'autres événements bien plus dramatiques n'avaient pas plus d'importance : problèmes de société, misère, détresses...

 

Les festivités de la coupe du monde permettent, sans doute, de les oublier.

 

Cette dramatisation autour du foot est savamment orchestrée par les médias avec des titres racoleurs, démesurés : il faut bien attirer le chaland !

 

La défaite des Brésiliens contre l'Allemagne a été vécue comme un drame national, voire un châtiment collectif par certains...

 

On voit bien que la démesure de la coupe du monde, des infrastructures construites en toute hâte, au mépris de la sécurité des ouvriers brésiliens, a de quoi choquer... beaucoup plus que la défaite du Brésil, dans cette compétition.

 

On voit bien que la coupe du monde ne profite guère aux plus miséreux, qu'elle enrichit des sponsors au détriment des pauvres : oui, cela de quoi choquer !

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 17:00

 

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La coupe du monde ! On ne parle que de la coupe du monde, en ce moment ! Mais, au fait, quel est ce trophée qui sera remis aux vainqueurs ? Quelle est cette palme remportée par la meilleure équipe ? En fait, on est bien loin de la simple couronne de lauriers offerte aux athlètes émérites de l'antiquité... on est bien loin de cette simplicité.


Le comble du clinquant, du bling bling se trouve condensé dans cet objet. Couleur d'or, ce trophée brille de mille feux et ne fait pas dans la discrétion.

 

C'est un sculpteur italien Silvio Gazzaniga qui est à l'origine de cette "Coupe du monde FIFA". Cet objet en or massif 18 carats, haut de 36 centimètres, et pesant 5 kilos représente deux athlètes, dos à dos, dont les bras s'élèvent vers le ciel et soutiennent la planète. Sa base est composée de deux disques de malachite, sur lequels on peut apposer les noms de 17 équipes... chaque vainqueur en reçoit une copie plaqué or, qu'il peut conserver.

 

Cette "coupe", créée en 1974, ressemble à une sorte de lingot d'or boursouflé... Image pleine d'orgueil et de démesure ! Voilà un objet qui consacre le triomphe du mauvais goût !

 

On vit bien dans un monde où le brillant, le clinquant s'imposent : cette coupe ne fait pas exception à la règle : elle doit se voir de loin, elle doit donner une impression de richesse.

 

Si l'éclat de la couleur domine, la forme de l'objet, elle, ne brille ni par la distinction, ni par la sobriété : la terre est représentée au sommet, comme si le football avait pour but de conquérir le monde...
 
L'objet ne vise qu'à attirer l'attention, à concentrer les regards. Cette coupe n'est même pas une vraie coupe, et elle correspond, parfaitement, à tout le battage médiatique qui entoure cette manifestation sportive.
 
C'est une coupe en trompe l'oeil, un symbole de la richesse, de l'argent-roi qui l'emporte sur tout, une coupe qui rapporte des sommes colossales à des sponsors, à des profiteurs sans vergogne...
 
Voilà un objet informe, sans relief, sans grande originalité, une coupe du conformisme triomphant, une coupe qui réunit des millions de spectateurs dans une ferveur sans limites, parfois....
Objet de vénération, d'admiration, d'enthousiasme, la coupe du monde mobilise tous les esprits : on a gagné ! On a perdu !
 
Avec cette fausse coupe, le clinquant est à l'honneur, l'or devient une image triomphale, l'or semble être glorifié, magnifié, comme s'il ne l'était pas assez ,dans le monde moderne.
 
L'or devient l'essentiel, une sorte de but à atteindre : c'est bien, là, une des représentations de nos sociétés, basées sur la possession, la consommation, l'avoir.
 
Cet objet cristallise, en lui, l'essence de notre monde, un monde fait de clinquant : une image superficielle, où manque une véritable transcendance, une image factice, à travers laquelle on nous fait croire que le sport doit être lié à la richesse...
 
Certes, les sportifs méritent d'être récompensés pour leurs efforts, leur courage... Mais, on aimerait plus de simplicité et de modestie dans ce trophée.
 
Certains pourront dire que "la coupe"n'est pas l'essentiel, mais c'est, pourtant, un symbole, ce devrait être une façon d'évoquer les véritables valeurs du sport.
 
Si on le met en scène sous la forme d'un lingot d' or, on perçoit ce que le sport est devenu : une affaire d'argent, une entreprise commerciale, à l'échelle planétaire.
 
Le sport est d'abord une distraction, un amusement qui permet de se dépasser... Avec ce trophée, il est, encore, présenté comme une machine commerciale douteuse et clinquante !
 
 
 

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 16:11

 

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Une photo, devant la maison de notre enfance : c'est l'été, on sent la chaleur de la terre de Provence. Sur la terrasse dépouillée, nous posons, mon frère et moi : mon frère doit avoir 10 ans, moi, 8.

 

Nos tenues sont légères : shorts, chemise sans manche pour mon frère, menu caraco pour moi, sandales aux pieds...Nous sommes très proches, le bras de mon frère est posé sur mes épaules.

 

Nous sourions, pour la photo bien sûr, mais nous rayonnons, aussi, du bonheur de ce jour d'été : nous sommes encore des enfants pleins d'espoir, de vie, de promesses... Le temps des jeux, des rires, des rêves... et, en plus, pour cette photo, le temps des vacances, des loisirs, de la plage, des petits bonheurs partagés.

 

La maison est austère et peu confortable, une maison à l'ancienne sans commodités, mais nous sourions à la vie qui s'ouvre devant nous. Notre avenir nous paraît flamboyant, plein d'étincelles, de découvertes.

 

L'enfance, c'est bien ce moment de la vie où l'on s'imagine maître du monde... un moment où l'on est triomphant, sûr d'un avenir meilleur...

 

Nous nous dirigeons, alors, vers le 21ème siècle, plein de promesses, de renouveau, de progrès inouis.

 

Notre univers est, pourtant, bien modeste : fils et fille d'ouvrier, notre vie est simple, économe. Nous sommes des gens humbles, réservés, comme le sont nos parents.

 

Mais notre avenir nous paraît incroyablement heureux et superbe ! Notre avenir sera conquérant, notre avenir sera brillant ! C'est ainsi que nous voulons voir le monde !

 

Nos sourires sont, d'ailleurs, éblouissants et prouvent notre confiance dans le futur...

Quelle superbe image de l'enfance ! Tous les enfants sont ainsi, sans doute... presque tous les enfants rayonnent, mais il me semble que nous rayonnons d'une maniére plus particulière et intense.

 

Bien sûr, le temps a passé, nous ne sommes plus des enfants : certains rêves se sont effondrés et évanouis, la vie nous a forgés, façonnés, nous a meurtris, nous a éloignés  l'un de l'autre.

 

Le monde nous a déçus, parfois.. souvent, il nous a éblouis. Nous avons beaucoup appris de nos expériences, de notre vie, de nos malheurs, de nos joies, de nos peines.

 

On espérait, sans doute, un avenir meilleur : il aurait dû logiquement être meilleur : c'était, là, la courbe prévue... mais non, la courbe semble s'inverser, le monde semble basculer : la crise, les marchés, le chômage qui s'accroît, l'avenir de plus en plus incertain et inquiet.

 

Ce monde nous a rendus inquiets : est-ce le temps qui passe ou le monde dans lequel nous vivons ?

 

Oui, ce monde est une époque de bouleversements merveilleux, mais aussi un monde d'angoisse, de peur, face à l'incertitude de l'avenir, face au chômage, aux problèmes de pollution, de société, face à la crise qui accable les peuples, aux régressions qui nous menacent... Nos parents et nos grands parents ont connu des guerres, des conflits atroces qui ont déchiré l'Europe... Et nous, ne sommes-nous pas confrontés à de nouvelles craintes, à de nouveaux tourments ?

 

Le monde des hommes ne reste-t-il pas celui de l'inquiétude, de l'incertitude, de la peur ?

 

Le monde des hommes n'est-il pas voué à être trouble, obscur, ténébreux ?

 

 

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Photos : Christelle et rosemar



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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 17:51

 

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L'amphore, comme nous le dit l'étymologie du mot, est un récipient que l'on tient des deux côtés : c'est l'origine même de ce nom, venu de deux termes grecs : "amphis, des deux côtés" et "phoreo, porter"...

 

Ce grand vase à deux anses dans lequel on conservait du vin, du miel, de l'huile, du garum, révèle des formes épurées.

 

La simplicité, la pureté de ce récipient utilitaire étonnent : on perçoit, là, de véritables oeuvres d'art.

 

La couleur claire, comme marbrée, le col évasé, la base arrondie, ovalisée donnent un aspect décoratif à ces objets.

 

Les amphores, par leurs formes allongées, font songer à des colonnes de temples... Elles s'élancent en hauteur, avec une base très étroite.

Le col évasé se termine par un rebord ourlé qui évoque le haut d'une colonne.

 

Des deux côtés, les anses symétriques dessinent des arabesques, et contribuent à une sorte d'harmonie.

 

L'amphore est, souvent, irisée de couleurs de roses, atténuées.

 

C'est bien l'harmonie qui préside à l'ensemble : on perçoit le geste habile du potier qui a fabriqué l'objet, on perçoit une sensibilité pleine de simplicité.

 

Comment ne pas admirer tant de clarté, de pureté, de naturel, d'élégance ?

 

Cet objet modeste, reproduit à des milliers d'exemplaires, semble, pourtant, avoir une valeur d'exception.

 

Il existe, aussi, des amphores de petites dimensions appelées "amphorisques" : sortes de modèles réduits, elles étaient utilisées pour y placer des onguents, des parfums.

 

Le raffinement, la sobriété de l'amphore nous éblouissent : formes, teintes,  silhouette allurée.

 

Ces objets qui nous sont parvenus par delà les siècles, nous émeuvent par leur histoire : on en a retrouvé dans nombre de bateaux naufragés, car les amphores ont été transportées et diffusées à travers toute la Méditerranée : amphores phéniciennes, grecques, égyptiennes, gauloises, amphores romaines...

 

Les amphores empilées dans les navires romains, à fond de cale, permettaient le transport de nombreux produits.

 

Ces vases, purement utilitaires, semblent être, pourtant, l'oeuvre d'artistes pleins de savoir-faire et de talent.

 

L'amphore, aux formes élancées et aériennes n'est-elle pas un symbole même de simplicité, de finesse, d'harmonie ?

 

 

http://youtu.be/YuGQipKhtGA

 

http://youtu.be/uJLXyBzMci0

 

 

 

 

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Photos : Christophe F. et rosemar



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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 16:48

 

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La mort a frappé une jeune enseignante de 34 ans, la mort a frappé une institutrice, alors qu'elle se trouvait à l'intérieur de son établissement... C'est une mère d'élève, connue des services de police, qui a agressé au couteau la jeune femme.

 

Les faits se sont déroulés ce vendredi 4 juillet, le matin, à l'ouverture des classes, dans l'école primaire publique Edouard Herriot, situé dans le quartier Lapanouse, près du Stadium municipal de la préfecture du Tarn.

 

Mourir alors qu'on accomplit son travail, dans une salle de classe, être attaquée au couteau devant de jeunes enfants, voilà des faits graves, intolérables.

 

La violence de nos sociétés est partout, mais elle gagne, de plus en plus, les établissements scolaires : violences verbales, agressions physiques, mise en cause des enseignants...

 

Il faut le rappeler : l'enseignement est un métier majoritairement féminin : difficile d'être confrontée à la violence ordinaire de certains élèves ou de certains parents...

Difficile de se rendre au travail, la peur au ventre dans une angoisse permanente de ce qui peut se passer.

 

Difficile de concevoir qu'une telle peur puisse exister dans un métier de transmission, de partage, dans une fonction où l'on est en contact avec des enfants ou des adolescents.

 

Difficile de l'admettre, mais cette peur existe : certaines enseignantes peuvent en témoigner... la peur de se retrouver face à des classes difficiles, devant des élèves sans motivation, en butte à des insultes, à des propos déplacés et malveillants.

 

La peur d'entrer en classe alors que les effectifs sont pléthoriques, que certains élèves n'ont nulle envie de travailler...

 

Les parents s'immiscent, de plus en plus, dans le travail fourni par l'enseignant : certains contestent les notes, les sanctions, parfois même la pégagogie des professeurs, ce qui est un comble, car, en matière de pédagogie, les parents ne sont pas vraiment à même de donner des conseils.

 

On parle, parfois, de la tyrannie des parents d'élèves : ils pratiquent une ingérence inadaptée, dans le monde éducatif.

 

Bien sûr, on est, avec ce fait divers, dans une dimension dramatique : cette violence qui aboutit à la mort d'une enseignante est exceptionnelle. Mais force est de constater que le climat est parfois délétère, que les enseignants sont contestés dans leur rôle même, alors que leur tâche est de plus en plus complexe.

 

Le contexte, la crise font que les parents rejettent toute la responsabilité de l'échec de leurs enfants sur le personnel enseignant : les professeurs n'ont pas les compétences pour régler tous les problèmes inhérents à cette société, ils sont, avant tout, des pédagogues, mais ne peuvent jouer tous les rôles : assistante sociale, conseiller d'orientation, éducation à la morale etc.

 

De la violence verbale qui devient fréquente, à la violence physique, qui est plus rare, mais qui existe, le pas peut être vite franchi.

 

Une enseignante est morte, à la veille des vacances, le dernier jour de l'année scolaire : ce fait est intolérable....

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 16:47
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"C'était l'heure indécise et exquise qui ne dit ni oui ni non. Il y avait, déjà, assez de nuit, pour qu'on pût s'y perdre à quelque distance, et encore assez de jour pour qu'on pût s'y reconnaître de près", a écrit Victor Hugo dans son roman, Les Misérables.
 
L'heure exquise nous fait rêver, nous emporte dans ses replis de lumières atténuées...
 
L'adjectif "exquis" vient du verbe latin "quaerere", "chercher, rechercher" précédé de la préposition "ex". Ce mot brille de ses sonorités de gutturales et de sifflante, étonnant contraste de consonnes, éclatantes et douce....
 
Ce mot élogieux marque l'excellence, une forme de délicatesse, de perfection, il équivaut à un superlatif et peut s'appliquer à de la nourriture, à des mets, mais aussi à des êtres, des objets, des moments...
 
De nombreux termes appartiennent à cette famille : "question, conquérir, acquérir, requête, requérir, enquête"...
 
Mais l'adjectif "exquis", par sa forme différente, son préfixe se détache de l'ensemble : il exprime une sorte d'élégance, de raffinement uniques.
 
Il nous fait entrer dans le monde des saveurs, de la cuisine : il nous fait goûter et savourer des plats légers, pleins de finesse.
 
Il nous berce de rêves : associé à la douceur, à la beauté, le mot définit,aussi, une excellence, un bonheur suprême.
 
L'heure exquise, une fleur exquise...  une rose d'automne, plus rare que celle du printemps, est plus qu'une autre exquise...
 
Cet adjectif semble moins utilisé dans le langage moderne : on lui préfère des mots plus ordinaires et plus banals : super, extra, des abréviations à la mode...
 
Retrouvons l'usage de ces mots, à l'étymologie révélatrice : ce qui est exquis est rare et recherché, ce qui est exquis relève d'une forme de recherche, de quête.
 
Ce qui est exquis exige des efforts, une forme d'attente...
 
Ainsi, l'étymologie de cet adjectif dévoile des sens cachés, qui ne sont pas évidents, elle nous montre, comme souvent, l'essence de ce mot, sa signification première.
 
L'étymologie révèle la vérité des mots, elle est primordiale, pour en comprendre le sens : il faut la préserver et conserver l'usage de tous ces mots qu'on a tendance à oublier, et qui sont réservés à un langage soutenu.
 
Le mot"exquis" paraît un peu désuet et périmé : il est, pourtant, plein de saveurs, d'authenticité, de sens.
 
L'heure exquise nous berce de ses teintes adoucies : elle a le charme de l'incertitude lorsque le soir tombe, que les formes s'estompent dans une nouvelle harmonie...
 
L'heure exquise nous séduit de sa douceur, de sa tendresse et nous emporte vers des rêves de renouveau..
 
L'heure exquise nous offre des moments de plénitude, de poésie...
 
 
 
Photos : rosemar                
 
 
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 16:39

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Faut-il supprimer les mauvaises notes ? A quoi servent, donc, les notes ? Après tout, ce serait sympa si les profs ne mettaient que de bonnes notes, à tous leurs élèves...

 

La moyenne pour tous, quels que soient le contenu, les fautes d'orthographe, les erreurs de raisonnement ! Il s'agit, selon les textes officiels de pratiquer "l'évaluation positive".

 

Il faut positiver ! L'essentiel est de ne pas traumatiser les jeunes, de leur éviter des déceptions trop dures...

 

Ainsi, le ministère de l'Education nationale souhaite installer, en primaire et au collège, un nouveau barème de notation pour la dictée. Le principe ? "Se baser sur la compétence des élèves et non sur la sanction."
 
Une grille proposera trois types de compétences : "l'accord des noms, l'accord des verbes et l'orthographe des mots... Il s'agit de valoriser certaines de ces compétences."
 
"L'élève ne doit pas perdre l’estime de soi, ni la confiance en soi qui font souvent défaut."
 
Mais, l'école n'est-elle pas, aussi, un apprentissage de la vie ? N'est-il pas utile de rencontrer des obstacles, pour les dépasser ?
 
Tout le monde est amené à surmonter des déceptions, des difficultés dans la vie courante, dans l'univers du travail, par exemple.

Par ailleurs, la note est un repère qui permet de voir une progression, ou, à l'inverse, des difficultés croissantes : faut-il simplement se contenter de préciser : telle compétence est atteinte, telle autre ne l'est pas ?

 

Comment l'élève pourra-t-il percevoir son niveau ?

 

Nos sociétés ont tendance, dans le domaine éducatif, à vouloir aplanir toutes les difficultés : on a allégé, pendant des années, les cours de grammaire et d'orthographe, jugeant que ces disciplines étaient trop rebutantes.

 

Or, les résultats sont là : à force de raboter certains cours, de nombreux élèves se retrouvent en difficulté...

 

Certains ne maîtrisent plus les conjugaisons, notamment les emplois du passé simple, ne savent plus reconnaître les différentes valeurs des subordonnées, ou encore ont des hésitations sur la voix active, la voix passive, notions pourtant essentielles.

 

Peut-on ainsi sacrifier des disciplines qui permettent de mieux s'exprimer, de mieux réfléchir, de mieux organiser ses idées ?

 

Cette année, au cours de la session 2014 du baccalauréat, les correcteurs ont été invités à noter généreusement les épreuves de mathématiques et de physique, les sujets ayant été jugés trop difficiles !

 

Après une pétition lancée par les élèves, l'inspection générale a demandé aux correcteurs de remonter les notes de l'épreuve de physique-chimie du bac S !

Quand les élèves, eux-mêmes, interfèrent sur la notation, quelle crédibilité peut-on accorder aux résultats ? A force de lénification, le baccalauréat est en train de perdre toute sa valeur.

 

Quand tous les élèves auront obtenu le bac, quand ils auront tous de bonnes notes, on pourra se poser cette question : quelle est la crédibilité des enseignants ? Quel est leur rôle ? Valoriser, sans vraiment mettre en évidence les carences et les difficultés, relève de la pure démagogie.

 

Le redoublement a, déjà, été supprimé : sauf exception, la plupart des élèves passent dans la classe supérieure, cet enjeu, pourtant essentiel, a disparu....

Quels repères donnons-nous aux élèves, si nous éliminons, devant eux, tous les obstacles ?

 

L'effort, la persérance, la volonté, le mérite sont des vertus essentielles : en faisant disparaître les notes, le redoublement, en voulant aplanir les difficultés, on en vient à nier ces vertus...

 

D'ailleurs, nos sociétés ont tendance à magnifier d'autres valeurs : l'argent-roi, les apparences, le clinquant... 

Dans tous les cas, la sélection se fait et se fera de plus en plus dans les universités où arrivent des élèves qui n'ont, parfois, pas les compétences requises.

 

http://youtu.be/n0lpvvyKyeI

 

 

 

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:34

 

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La boîte à coeurs recèle des photos familiales : depuis longtemps, on range les photos, dans ce récipient, en carton rouge, orné de coeurs sur le couvercle... des coeurs garnis de papillons, de fleurs, chats, oiseaux, poules...

 

La boîte à coeurs renferme bien des souvenirs : photos d'enfance, d'autrefois, ou d'un passé plus récent... Elle déborde de souvenirs... Mes grands parents, mes parents y sont enfermés, mes frère et soeur, toute la famille, des amis sont, là, dans la boîte à coeurs...

 

Alors qu'on stocke, maintenant, les photos sur un ordinateur, on constituait, autrefois, des albums photos, ou bien on rangeait les clichés dans des boîtes.

 

Le carton est bien usagé : s'il a gardé sa couleur rouge d'origine, les différents dessins qui l'ornent commencent à s'estomper...

 

La boîte déborde de photos qui ont tendance à s'échapper, dès qu'on soulève le couvercle... 

 

Beaucoup de photos en noir et blanc témoignent d'un passé où les clichés en couleur étaient encore l'exception. Le charme du noir et blanc, c'est celui d'un certain mystère, on peut imaginer les couleurs, percevoir ou non la clarté du ciel, la lumière...

 

On a l'impression de voir des films d'autrefois, une ambiance plus feutrée, moins criarde, plus sereine, même.

 

La plupart des personnes qui figurent sur ces photos ont disparu, elles restent, pourtant, des souvenirs bien vivants et vivaces.

 

Et dès qu'on ouvre la boîte à coeur, le souvenir se fait, encore, plus présent.

Les gens revivent, ressurgissent sous nos yeux : on revoit leurs gestes, on entend leur voix, on entrevoit des lieux du passé, des moments, des instants de bonheur, de souffrances, de doutes, d'espoir...

 

On retrouve des regards, des sourires, on perçoit des détresses, on voit la vie avec ses bonheurs et ses drames...

On comprend aussi toute la briéveté de ces vies, toute leur fragilité.

 

On entrevoit des faiblesses, mais aussi du courage devant l'adversité, une envie d'être heureux, malgré tout.

 

On perçoit la misère de certains, la dureté de leur vie : celle des gens qui vivaient, autrefois, à la campagne ou à la ville, sans commodités, sans confort.

 

Le monde a tellement évolué : on a des difficultés à imaginer qu'on pouvait vivre sans électricité, sans eau courante, sans réfrigérateur !

 

Je revois, avec émotion, la photo de ma grand-mère maternelle, prénommée Rose, alors qu'elle était petite fille, avec ses deux soeurs devant la ferme familiale : vêtues de robes qui ressemblent à des sarraus rayés, les fillettes ont un air bien triste et ne sourient même pas pour la photo.

 

Derrière elles, le décor est misérable : des outils agricoles entassés, aucun ornement, aucune fleur pour égayer la cour de la ferme.

 

La boîte à coeurs permet de voir, ainsi, l'évolution du temps, les progrès accomplis, une nouvelle façon de vivre, même si d'autres problèmes ont vu le jour...

 

La boîte à coeurs recèle des trésors du passé, elle est l'histoire de toute une famille, sa mémoire... il faut la garder précieusement...

 

http://youtu.be/-IRIqII4z_c

 

http://youtu.be/V8MFX6W4O2c

 

 

 

 
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 16:48

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Le football est, certainement, le sport le plus populaire, celui qui suscite le plus d'enthousiasme de la part des supporters, notamment lors de la coupe du monde... Les spectateurs vibrent devant la victoire de leurs équipes, manifestent leur joie mais ce bonheur se transforme, parfois, en débordements et en exactions déplorables...

 

Ainsi, 74 personnes ont été interpellées dans la nuit de jeudi à vendredi, en France, lors d'incidents qui ont accompagné des manifestations saluant la qualification de l'équipe nationale algérienne, en huitième de finale du Mondial de football.

 

Les principaux incidents se sont déroulés à Lyon, Vaux-en-Velin, Saint-Priest, Lille, Roubaix et Marseille. A Lyon, des commerces ont été saccagés, des pompiers pris pour cibles, et plusieurs dizaines de véhicules ont été incendiés.

 

Même si ces incidents restent limités, ils n'en sont pas moins inadmissibles : quel est l'intérêt de manifester sa joie, en se livrant à des destructions purement gratuites ?

 

Ces actes de vandalisme se reproduisent assez souvent et dévalorisent complètement ces supporters qui se comportent comme des sauvages.

 

Il faut imaginer le désarroi des automobilistes qui voient, ainsi, leur voiture saccagée : le plus souvent, ce sont de pauvres gens qui se retrouvent victimes de ces délits.

La "fête" du football se transforme en un véritable cauchemar, pour ceux qui subissent ces actes de violence...

 

Mais ce n'est là qu'un aspect de cette "fête" : combien de suspicions accompagnent certains matchs ? Arbitrages troubles, achats d'influences, corruption, arrangements douteux entre certaines équipes... 

 

Parfois, c'est le hasard pur et simple qui fait gagner un camp : la pratique des tirs au but, si les deux équipes n'arrivent pas à se départager, en est une illustration parfaite...

 

Et, après tant de suspicions, on en vient à fêter la victoire, parfois, faussée d'une équipe ?

 

Tricheries, argent, ruses en tous genres, enthousiasme : certains disent que le football est l'image même de la vie et du monde moderne...

 

C'est, d'une certaine façon, dire et admettre que tout est permis : on peut mentir, tricher, payer pour gagner, remporter des matchs...

 

Que dire aussi de toute la publicité qui encadre cette"fête" du sport ? La coupe du monde devient la vitrine de marchands qui n'hésitent pas à exploiter de pauvres gens dans des pays en difficulté...

 

Quels exemples sont donnés à travers ce sport ? Qu'est ce qui est moral ?

Quels sont les repères ? Et si, même dans le domaine sportif, ces repères sont perdus, que reste-t-il ?

 

Le sport ne doit-il pas être un exemple de courage, d'efforts, de solidarité pour les jeunes générations ? Que deviennent ces valeurs si l'on admet que l'on peut acheter des matchs, tricher, mentir ?

 

Si le sport n'est plus que le reflet de nos sociétés où les politiques revêtent le masque du mensonge, n'hésitent pas à abattre, à écraser l'autre, garde-t-il encore toute sa valeur, toute sa force ?

 

A quoi sert le sport, sinon à se dépasser, à surmonter des difficultés, à apprendre une forme de solidarité dans une équipe ?

 

Que deviennent ces objectifs si des matchs sont truqués, arbitrés de manière douteuse ?

 

Le vainqueur de cette coupe du monde aura-t-il même mérité ce trophée ? Quelle supercherie ! Quelle mascarade !

 

Le football, cerné par l'argent-roi de nos sociétés, devient un monde où les véritables valeurs du sport semblent être oubliées...

 

Certains footballeurs, payés comme des nababs, deviennent même des héros, ils sont magnifiés par la presse, encensés, comme s'ils étaient à l'origine d'exploits !

 

Le sport, le vrai, celui qui récompense l'effort, le courage, le mérite, n'est-il pas en train de disparaître, dans ces compétitions ?

 

 

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Published by rosemar
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 16:39

cigale

Alséides, citharèdes aux couleurs d'ambre, éloquentes cigales, vous voici, enfin revenues !

 

Hyléores aux noms de lumières, aux trilles sonores, aux ailes diaprées !

 

Enfin, les nymphes de l'été commencent à bruire et grésiller dans les pins du midi, elles font resplendir, enfin, la rondeur des pins, les cèdres tourbillonnants, les cyprès ciselés de verts et de noirs.


Brunes cigales du midi, ramages et murmures prégnants qui enserrent les paysages du sud ! 

 

Les pins lumineux se remplissent de ces éblouissements de voix, de ces paroles chaleureuses, de ces frémissements intenses...

 

Cigale ! Nymphe aux ailes d'or, dryade, hamadryade ! Somptueuse habitante des pins rayonnants de l'été !

 

Chants de lumières ! Dans le lointain, les arbres teints de verts, aux mille nuances écoutent, paisibles, les voix sereines et impérieuses des cigales !

 

Majestueuses, les cigales envahissent les jardins, font retentir leurs voix à l'unisson dans une souveraine harmonie...

 

Dans le lointain, les cigales s'emparent de l'espace, envahissent le ciel, la terre, les arbres, elles font vibrer le monde de lumières !

 

Elles se gorgent de vie, de soleil, inondent les paysages de leur crissement sonore...

 

Elles remplissent la nature de leurs voix renouvelées, de leurs paroles douces comme le miel.

 

Les cigales sont là, enfin ! Elles annoncent la saison des merveilles, le moment des bonheurs simples retrouvés...

 

Elles disent l'harmonie du monde : voix, couleurs, éclats de lumières, caresse des chants du soleil, murmures infinis, splendeur des arbres.

 

Elles disent les chaleurs sourdes, les pins retentissants d'ardeurs, les collines du sud, les chemins irradiés de luminosités...

 

Elles racontent toutes les ivresses, toutes les sensations, tous les plaisirs de l'été rayonnant...

 

 

http://youtu.be/df-eLzao63I

 

 

cigale

 

 

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