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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 10:51
Quand Emmanuel Macron se voit comme l'image inversée de François Hollande...

 

 

Manifestement, notre nouveau président Emmanuel Macron se plaît à prendre le contre-pied de son prédécesseur.

A l'inverse de François Hollande, il s'applique à tenir à distance les journalistes. Il a le souci de contrôler son image jusque dans les moindres détails.

 

Le président jupitérien est aussi à l'opposé du président normal que voulait être François Hollande : il veut imposer et incarner l'image d'un chef tout puissant.

Ce n'est pas un hasard s'il a évoqué lui-même une "présidence jupitérienne".

 

Et voilà qu'Emmanuel Macron recadre vertement son chef d'état major si bien que celui-ci est contraint de démissionner.

 Le général Pierre de Villiers, en désaccord budgétaire avec le président de la République a expliqué, ainsi, sa démission : "Je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd'hui et demain."

Une déclaration qui montre le souci qu'a ce militaire de la mission qui lui a été confiée....

 

C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République qu'un Chef d'état major quitte ses fonctions de son plein gré. 

Une véritable crise qui oppose le chef de l'état à l'armée de la République.

Comment en est-on arrivé là ?

 

C'est comme si Emmanuel Macron voulait imposer une image d'autorité et d'autoritarisme pour s'opposer à la gouvernance molle de François Hollande.

 

Ce contre-pied permanent étonne et inquiète : on perçoit une raideur, comme un automatisme de marionnette qui veut marquer une rupture après ce que fut le quinquennat précédent.

Cet autoritarisme exacerbé ne serait-il qu'une volonté de donner une image inversée de l'ancien chef de l'état ?

 

Comme s'il fallait balayer toutes les erreurs commises par François Hollande : erreurs de communication, hésitations, temporisation, volonté de ménager la chèvre et le chou.

 

Curieux début de quinquennat ! L'antithèse du précédent... mais seulement dans l'attitude et dans la manière de procéder...

Ces raideurs, ces automatismes me semblent tellement systématiques !

Cette attitude confine à une forme de puérilité.

 

Si Emmanuel Macron veut effectivement se démarquer de la politique menée par son prédécesseur, il lui faudra, sans doute, d'autres arguments.

Il lui faudra éviter les tergiversations dans sa politique économique.

Il lui faudra redresser la France, faire reculer le chômage, redonner du pouvoir d'achat aux français.

 

Pour l'instant, personne n'est dupe de ce jeu d'inversion et de parodie.

Tout cela serait même plutôt inquiétant.

L'autorité est une qualité, mais l'autoritarisme et la raideur dont a fait preuve Emmanuel Macron révèlent une personnalité qui n'accepte pas la moindre critique.

 

 

 

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 11:42
La codéine enfin interdite à la vente libre...

 


 

Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a décidé d’interdire la vente libre des médicaments à la codéine.

Sage décision qui aurait dû intervenir plus tôt, car la codéine a été utilisée par des adolescents ou de jeunes adultes pour des "fins récréatives" et a provoqué des accidents graves.

 

Jusqu’à présent, ces médicaments (des antalgiques et des sirops pour la toux) pouvaient être délivrés sans ordonnance.

 

Dérivée de l'opium, la codéine était détournée pour devenir une véritable drogue. Depuis le début de l'année 2017, deux jeunes sont décédés d'une surdose de ces antidouleurs pris à des fins récréatives.

 

D'ailleurs, de nombreux autres médicaments en vente libre sont aussi dangereux que la codéine : je pense notamment à l'ibuprofène qui a des effets délétères sur le coeur.

Or, l'ibuprofène est très fréquemment consommé en automédication : l'Agence européenne du médicament souligne bien les dangers cardio-vasculaires de cet anti-inflammatoire non stéroïdien.

 

De nombreux médicaments en vente libre comportent ainsi des effets secondaires dangereux : il serait temps de les soumettre à prescription médicale, il serait temps aussi que les médecins ne les prescrivent plus à tort et à travers.

 

Mais l'industrie et les lobbies du médicaments sont tout puissants, à tel point que la publicité sur ces substances est autorisée et diffusée amplement.

J'estime que de telles publicités devraient être interdites.

Pour l'ibuprofène souvent prescrit, en cas d'inflammation, les effets indésirables sont les suivants : augmentation du risque de crise cardiaque, réactions allergiques cutanées, respiratoires, plus exceptionnellement, des nausées, une raideur de la nuque.

On signale, aussi, de possibles troubles digestifs : maux d'estomac, nausées, diarrhées, constipation.

Exceptionnellement, on pourra éprouver des vertiges, une insuffisance rénale.

 

De tels effets secondaires pour un médicament en vente libre, dont on fait régulièrement la promotion sur les médias, est-ce possible, est-ce normal ?

 

Nous vivons dans une société de consommation où même les médicaments deviennent des produits de consommation courante, alors qu'ils comportent de graves dangers.

 

Il s'agit pour les laboratoires de générer le maximum de profits, et parfois au détriment de la santé des gens...

 

On se souvient, tous, du scandale du Médiator qui a fait des milliers de victimes... on commence à mettre en cause les statines utilisées dans les maladies cardio-vasculaires.

 

Il convient de mener des études approfondies et sérieuses sur certains de ces médicaments aux effets dévastateurs...

 

 


 

 

 

 

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 08:15
Les aller-retours du gouvernement...

 

 

Des réformes annoncées puis reportées : suppression de la taxe d'habitation, réforme de l'ISF, généralisation du tiers payant... 

Et puis, finalement ces réformes qui semblaient ajournées seront effectivement mises en place, dès l'année prochaine, à moins d'un nouveau revirement du gouvernement...

 

Tout cela laisse une impression de flou et d'improvisation.

Ces valses hésitations sont surprenantes et inquiétantes.

 

Où va le nouveau gouvernement ? Il semble que, face aux remous de l'opinion publique, on louvoie, on décide puis on revient en arrière...

On retrouve là le président du "et en même temps" qui dit une chose et son contraire...

On retrouve une gouvernance qui bringueballe... qui hésite.

 

Ainsi, dans un communiqué, le premier syndicat de médecins libéraux, la CSMF, se dit "inquiète des hésitations de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn", et se demande "finalement quelle politique va être suivie." Le syndicat "réaffirme son opposition déterminée à un tiers payant généralisé, pour tout le monde et pour tout." 

 

Pour la taxe d'habitation,  Edouard Philippe parlait d'une réforme "d'ici à la fin du quinquennat."
Finalement, cette mesure commencera dès l'an prochain. Le dispositif bénéficiera au total à 18 millions de ménages et coûtera plus de 10 milliards d'euros par an à l'État.

 L'ISF sera bien modifié à partir de l'an prochain pour ne taxer que les biens immobiliers et non plus le capital, ce qui a pour objectif de séduire les entreprises et les investisseurs.
 

Evidemment, ces tergiversations ne sont pas sans rappeler celles du quinquennat précédent...

Emmanuel Macron en digne héritier de François Hollande a beau vouloir se démarquer de son prédécesseur par son style jupitérien, sa communication contrôlée, il retombe dans les travers que l'on connaît.

 

Décidément voilà une  marche et une démarche qui semblent bien chaotiques, peu assurées. 

Tout cela fait désordre pour un parti qui se veut "en marche", mais qui ne sait pas trop où il va...

Tout cela n'augure pas une politique ferme et solide...

 

Pour ce qui concerne les vaccins obligatoires, là encore, le gouvernement a fait machine arrière et envisage une clause d'exemption.  Les familles qui seraient opposées à la vaccination obligatoire de leur enfant contre onze nouvelles maladies pourraient bénéficier d'une dispense...

Sage décision, mais on perçoit encore un revirement étrange...

 

Que penser ? S'agit-il d'une tactique savamment orchestrée ou de louvoiements dus à une forme d'impréparation et d'amateurisme ?

L'avenir nous le dira mais on est perplexe face à de tels aller-retours.

 

 

 

 

 

 

Les aller-retours du gouvernement...
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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:16
Les fonctionnaires dans le viseur du gouvernement...

 

 

Gel du point d'indice, rétablissement de la journée de carence, suppression de 120 000 fonctionnaires, le secteur public est promis par le nouveau gouvernement à des mesures d'économie et d'austérité.

 

J'anticipe les commentaires hargneux de certains à l'encontre des fonctionnaires, ces "privilégiés" de la République.

 

Comme si les fonctionnaires n'étaient pas indispensables dans les écoles, dans les hôpitaux, dans tous les services publics...

Comme si les fonctionnaires étaient des paresseux, des parasites, des inutiles, alors qu'ils sont au service de la population...

 

Mais, voilà, c'est le grand retour en arrière : on se croirait revenu sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, le grand pourfendeur des enseignants et des fonctionnaires...

 

C'est Nicolas Sarkozy qui avait supprimé un grand nombre de postes d'enseignants, c'est ce même Nicolas Sarkozy qui avait eu l'idée  de mettre en place une journée de carence pour les fonctionnaires.

 

Cette journée avait été instaurée par le gouvernement de F. Fillon en 2011 : l’objectif était de générer des économies, de lutter contre l’absentéisme et d’aligner les fonctionnaires sur les salariés du privé, autant de prétextes fallacieux, surtout une occasion d’opposer secteur public et privé, de créer des divisions, des fractures…

Une étude indiquait alors que l'absentéisme global, c'est-à-dire de courte et de longue durée, avait augmenté : entre 2011 et 2012, la durée des arrêts maladie de 15 jours et plus a augmenté de 35%.


On peut le rappeler : 80% des salariés du privé voient leurs jours de carence "compensés" par leur entreprise... le délai de carence de 3 jours dans le secteur privé n’est appliqué que dans un petit nombre d’entreprises grâce à des accords avec les salariés.
 


Rappelons aussi que l’absentéisme n’est pas plus élevé dans la fonction publique que dans le privé : il est temps de tordre le cou à des idées préconçues, à des préjugés d’un autre âge…

 
Les fonctionnaires, on le sait, sont souvent désignés à la vindicte générale, des boucs émissaires auxquels on s’attaque volontiers en mettant en avant quelques privilèges et en oubliant les difficultés auxquelles ils sont confrontés : salaires peu attractifs, obligation de se soumettre à des mutations, travail au service d’un public souvent grincheux, peu reconnaissant…

 

Les fonctionnaires vont-ils devenir la cible du nouveau gouvernement ? Les mesures envisagées vont dans ce sens.

On a trouvé des boucs émissaires pour résoudre les problèmes budgétaires...

 

C'est Gérald Darmanin, ministre des comptes publics qui a annoncé le rétablissement de la journée de carence pour les fonctionnaires : l'ancien porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy applique les recettes de son mentor.

Ainsi, on en revient à des mesures éculées, déjà appliquées, comme si ces mesures avaient été efficaces.

C'est le grand retour de la politique menée par Nicolas Sarkozy : on en a vu les effets dévastateurs.
 
 

 

 

 

 

Les fonctionnaires dans le viseur du gouvernement...
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 09:03
Bruno Lemaire, le nouvel Hermès...

 

 

Décidément la mythologie inspire nos hommes politiques : après Emmanuel Macron et sa présidence jupitérienne, voici qu'un nouveau héros mythologique est mis à contribution.

 

Bruno Lemaire, en visite à New York, avait pour but de rassurer les investisseurs américains sur la fiscalité française et il n'a pas hésité à se lancer dans des comparaisons hasardeuses.

 

" Les temps ont changé, je sais qu'il y a des gens qui doutent de la France. certains restent sceptiques, à propos de ces changements. 'Nous attendons, nous verrons', disent-ils. Ils verront. Emmanuel Macron est Jupiter, je suis Hermès, le messager...", a-t-il déclaré pompeusement, en anglais.

Il a osé ! 

 

Il semble que nos hommes politiques se distinguent par leur manque de modestie et de mesure.

Il est vrai que notre régime présidentiel ressemble depuis longtemps à une monarchie.

Il est vrai que nos représentants politiques sont de plus en plus éloignés des réalités que connaissent les français.

 

Des Dieux dans l'Olympe, gavés de privilèges, capricieux, hautains, imbus de leur prestige et de leur autorité : c'est aussi l'image que véhiculent ces comparaisons à la mode.

Des Dieux qui décident du destin des hommes, sans se soucier de leur détresse.

Des Dieux qui s'arrogent tous les droits, méprisant la piétaille humaine.

Jupiter, le roi des Dieux, gouverne la terre, le ciel, il impose sa puissance et son autorité.

Il est vrai que la France, après le quinquennat mou de François Hollande, a besoin de retrouver une autorité, mais vouloir ainsi diviniser le pouvoir relève d'une grande arrogance.

On peut le rappeler : Hermès, dans la mythologie grecque, est le fils de Zeus, équivalent jupitérien du roi des dieux.

Hermès, Jupiter, les métaphores mythologiques sont décidément à la mode...

Et, aussitôt, certains n'ont pas manqué d'ironiser : "Voilà que Bruno Lemaire se croit sorti de la cuisse de Jupiter !"

 

Eh oui ! il serait utile pour nos hommes politiques imbus de leur image de retrouver le contact avec les dures réalités que connaissent les français.

Ils sont trop souvent déconnectés de cette réalité... ils ne voient plus les difficultés des humbles, ils ne perçoivent plus les problèmes des gens modestes...

 

Les dieux de la mythologie vivaient dans l'Olympe, sur des hauteurs inaccessibles : les dieux y passaient leur temps à festoyer, se nourrissant de nectar et d'ambroisie.

 

Et, trop souvent, nos hommes politiques donnent ainsi l'impression de vivre dans un monde à part, gavés de privilèges et d'honneurs...

 

 

 

 

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 09:49
Quand Jupiter dérape...

 

 

 

La parole jupitérienne se fait rare : Emmanuel Macron semble vouloir éviter de communiquer avec les journalistes, depuis sa récente élection...

 

Ainsi, la traditionnelle interview du 14 juillet est annulée... 

 

Pourtant, il a fallu qu'Emmanuel Macron se distingue encore par ses propos, lors de l'inauguration de station F, le plus grand incubateur de start-up, créé par Xavier Niel le PDG de Free.

 

Sur 34 000 mètres carrés, plus d'un millier de start-up doivent être accueillies dans un bâtiment, qui abritait jusqu'en 2006 des installations de la SNCF, ce qui  a manifestement inspiré le président de la République pour son discours inaugural.

 

"Ne pensez pas une seule seconde que si, demain, vous réussissez vos investissements ou votre start-up, la chose est faite. Non, parce que vous aurez appris dans une gare, et une gare, c'est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien, parce que c'est un lieu où on passe, parce que c'est un lieu qu'on partage."

 

On perçoit dans ces propos qui opposent les "gens qui réussissent à des gens qui ne sont rien" une forme de mépris.

 

Un mépris à l'égard de ces gens modestes réduits à néant par cette seule expression...

 

On le voit : le propos est maladroit, inadapté...

Ce discours avait, pourtant, dû être préparé, pensé, il me semble...

 

Jupiter sur son nuage semble bien éloigné de ces gens qui, pour lui, ne sont rien...

Jupiter dans son Olympe ferait mieux de redescendre de son monde pour mieux penser ses discours.

 

La parole présidentielle doit être mesurée, pondérée, réfléchie, mais Emmanuel Macron a une fâcheuse tendance à exercer sa morgue à l'égard des gens modestes qui travaillent dans des conditions difficiles.

 

Et ce n'est pas la première fois qu'il dérape... On se souvient de ses propos sur les "illettrées" de Gad, on se souvient de ce qu'il avait dit à un gréviste qui le prenait à partie : "Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler."

 

L'Elysée, face à la polémique soulevée par ces mots, rappelle le contexte : la réussite dont parle Emmanuel Macron n'est pas seulement professionnelle... elle concerne "la vie personnelle, le fait de faire réussir les autres, de combler des inégalités..."

 

Il n'empêche : la formule utilisée est pour le moins maladroite : "ceux qui ne sont rien" sont les sacrifiés de la crise, "ceux qui ne sont rien" opposés à "ceux qui réussissent" semblent être désignés du doigt, méprisés, annihilés par cette seule expression.

 

On le voit : Emmanuel Macron s'applique à contrôler sa communication, mais commet bien des maladresses.

 

Dans ce domaine, c'est sûr, il a encore des progrès à accomplir...

 

 

 

 

 

Quand Jupiter dérape...
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 07:58
En France, mourir d'être une femme ?

 


 

L'idée est scandaleuse, terrifiante : on peut mourir en France, parce qu'on est une femme.

 

Une journaliste a recensé depuis un an toutes les affaires où des femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Titiou Lecoq a publié les résultats de son enquête dans le journal Slate.

 

En France, dans notre pays, une femme meurt tous les trois jours, assassinée : le plus souvent, il s'agit de meurtres prémédités.

 

Et la journaliste n'hésite pas à parler de "féminicides" : les hommes tuent des femmes parce qu'ils considèrent qu'elles sont leur propriété...

 

Un archaïsme qui transforme la femme en objet, qui fait d'elle un être inférieur, voué au désir des hommes...

Un archaïsme intolérable qui doit être absolument dénoncé...

Un archaïsme qu'on du mal à concevoir dans notre pays, la France, un pays qui se veut à la pointe de la modernité, qui prône et promeut l'égalité des sexes.

 

Titiou Lecoq évoque même des crimes de discrimination dans la mesure où les hommes qui tuent des femmes se considèrent comme des êtres supérieurs ayant droit de vie et de mort sur leur entourage.

 

La liste est longue de celles qui meurent non pas comme on le dit "sous les coups de leur conjoint", mais, assassinées avec préméditation et détermination.

 

Les résultats de cette enquête sont glaçants : en France, le pays des droits de l'homme, la femme peut mourir parce qu'elle est une femme.

 

Tous ces meurtres sont occultés par les médias : on n'en parle pas si ce n'est dans la rubrique Faits divers et si on en parle, on minimise : on parle de crime passionnel et on en vient à justifier l'horreur.

 

Ainsi, malgré les apparences, malgré les progrès de l'émancipation de la femme dans notre pays, des femmes meurent victimes d'homicides volontaires.

 

Qu'ont-elles fait pour mériter d'être tuées ? Le plus souvent, elles ont voulu être libres, échapper à leur bourreau, elles ont voulu fuir la tyrannie d'un homme.

 

Titiou Lecoq cite les prénoms de toutes ces femmes anonymes, victimes de leur conjoint, pour leur restituer une forme d'identité.

 

"Toutes les catégories socio-professionnelles sont représentées. Tuer sa femme est un acte très bien partagé dans la société", précise la journaliste.

 

Face à toutes les horreurs énumérées par Titiou Lecoq, on prend conscience de la gravité du problème : elle cite des cas précis, avec des circonstances aggravantes.

 

Une simple journée de sensibilisation à la violence masculine ne peut plus suffire, il faut dénoncer régulièrement et inlassablement ce qui constitue une honte pour notre société.

 

 

L'article de Slate :

http://www.slate.fr/story/147429/mourir-parce-quon-est-une-femme

 

 

 

 

 

 

 

En France, mourir d'être une femme ?
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 13:28
La canicule s'installe...

 

 

 

38 degrés à Bordeaux, 37 à Angers, la canicule s'installe en France sous un ciel sans nuages, et pourtant, nous ne sommes qu'au mois de juin...

Une canicule qui nous vient du sud : en Espagne, les températures frôlent, depuis plusieurs jours, 40 degrés.

 

Au Portugal, un incendie dramatique a ravagé la région de Leiria, faisant 62 morts et 62 blessés. Les fortes chaleurs ont aggravé cette tragédie.

De nombreuses victimes ont été piégées par le feu, dans leur voiture.

 

Ce lundi 19 juin, cet incendie attisé par le vent et la canicule n'est toujours pas maîtrisé.

"C'est sans doute la plus grande tragédie que nous ayons connue ces dernières années sur le front des incendies de forêts", a déclaré le premier ministre portugais.

 

Dans le sud de la France, depuis le début de juin les températures sont celles d'un mois de juillet : l'atmosphère est étouffante dans certaines villes et une alerte canicule a été lancée... une situation exceptionnelle en cette période de l'année...

Et la chaleur va s'accentuer dans les jours qui viennent, avec des températures qui dépassent 21 degrés, dès la matinée.

 
Les canicules extrêmes tendent, ainsi, à se généraliser : une étude menée par l'institut de Potsdam et une université de Madrid prévoit des vagues de chaleur de plus en plus importantes.
 
Les responsables seraient les hommes eux-mêmes, leurs activités produisant des gaz à effet de serre.

La pollution atmosphérique détraque le climat et des phénomènes extrêmes se produisent : tempêtes, ouragans, tornades, inondations, sécheresse, incendies...

 

Les catastrophes risquent de se multiplier et les hommes, la nature en subissent les conséquences dramatiques.

Il serait temps de prendre des mesures pour protéger notre planète, la préserver.


Quand des forêts sont dévastées par des incendies, l'équilibre général de la planète est rompu et menacé. Les arbres sont les poumons de la terre, sans eux, nous ne saurions vivre.


 
Et l'homme ne fait pas suffisamment d'efforts pour résoudre les problèmes qu'il génère. Partout, il se livre à une exploitation à outrance des ressources : pétrole, gaz de schiste avec tous les risques qui découlent des méthodes d'extraction souvent douloureuses pour la planète : pollution chimique, destruction des écosystèmes, dégradation de sites naturels.

L'homme se conduit comme un véritable prédateur : il en vient à détruire la planète qui lui sert de refuge.
 
 

 

 

 

 

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 08:40
Sébastien Ginet : l'ignoble mensonge...

 

 

 

 Pour justifier un retard lors d’un rendez-vous avec les journalistes de France 3, Sébastien Ginet, candidat LR aux élections législatives dans la 2nde circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, avait évoqué la mort de sa mère à la suite d'un cancer du pancréas.... La rédaction de la chaîne avait alors vérifié ses propos et constaté que la mère du candidat était en bonne santé.

 

On sait que les hommes politiques n'hésitent pas à mentir, dans maintes occasions, notamment pour séduire des électeurs et leur promettre monts et merveilles.

 

Mais, en l'occurrence, le mensonge imaginé par ce candidat LR est particulièrement ignoble.

 

Une telle réaction infantile de la part d'un homme politique apparaît inquiétante et irresponsable, une excuse de collégien attardé, un comportement indécent et indigne...

Les hommes politiques seraient-ils prêts à tuer père et mère pour parvenir à leurs fins ?

L'image que donne Sébastien Ginet de la politique est déplorable.

 

Le candidat a essayé de se défendre ainsi :

"Dans une campagne malsaine où je ne cesse d'être attaqué (...) je suis victime d'une grosse fatigue en même temps que d'une réelle déprime et j'ai commis un écart de langage en même temps qu'un mensonge pour me justifier, ce que j'ai aussitôt regretté mais il était trop tard."

Le pauvre homme ! Une "victime" attaquée de toutes parts !

On croirait entendre les discours de François Fillon qui aurait été victime d'une cabale...

"Un écart de langage" ? Un doux euphémisme pour qualifier une affabulation indigne....

 

Tout de même, évoquer la mort fictive d'un proche, d'une mère... il faut être tombé bien bas.

 

Les hommes politiques qui devraient donner l'exemple de la probité, de l'honnêteté, de la vérité, se discréditent trop souvent par leur comportement.

Les affaires se multiplient et les français sont saturés de ces débordements.

 

Quand les hommes politiques se comportent comme des sagouins, quand ils donnent l'exemple du mensonge, de la bêtise, de la vilenie, on se dit que les enfants et les adolescents ont bien du mal à trouver des repères.

 

Sébastien Ginet est jeune encore, il a une trentaine d'années mais cela ne peut justifier de tels agissements.

Quand on se lance en politique, on se doit d'être responsable de ses actes et de ses paroles.

Sébastien Ginet serait même un spécialiste en affabulation : il s'est déjà inventé des maladies, il a menti en maintes occasions.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sébastien Ginet : l'ignoble mensonge...
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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 09:03
Communautarisme : la prise de conscience de Theresa May...

 

 


 

"Il existe, pour être franche, trop de tolérance à l'égard de l'extrémisme, dans notre pays... nous devons donc devenir beaucoup plus robustes pour l'identifier et l'effacer dans le secteur public et toute la société...nous devons vivre notre vie non pas dans des communautés distinctes et séparées mais comme un véritable Royaume Uni..." a déclaré Theresa May, après l'attentat terroriste qui a frappé encore la ville de Londres, ce samedi 3 juin.

 

Le communautarisme fait partie de la culture politique des britanniques... Ainsi, par exemple, aucune loi n'interdit le port du voile intégral au Royaume-Uni.

 

On se souvient des moqueries qu'avait suscitées le débat lancé en France sur le burkini de la part de nos amis anglais : railleries, lazzi de toutes sortes.

 

Et pourtant, le communautarisme conduit à des divisions qui fracturent nos sociétés : quand on vit en Grande-Bretagne, quand on vit en France, on se doit d'adopter les moeurs et les coutumes de ces pays, on ne peut se couper du reste de la société.

La foi religieuse est une affaire intime et ne doit pas s'exprimer dans le domaine public.

 

Les propos tenus par Theresa May montrent enfin une prise de conscience lucide et clairvoyante.

 

Il faut combattre l'extrémisme sur tous les terrains, partout où il s'exprime.

 

Comme l'affirme Michel Onfray dans son Traité d'Athéologie, "l'Islam est structurellement archaïque, il contredit tout ce que la philosophie des Lumières a obtenu depuis le 18 ème siècle en Europe et qui suppose la condamnation de la superstition, le refus de l'intolérance, l'abolition de la censure, le rejet de la tyrannie, la fin de toute religion d'Etat, la proscription de la pensée magique..."

 

L'extrémisme islamiste fonctionne dans cette logique du repli sur soi, de la haine des Lumières, du machisme, de la misogynie, de la négation des droits de l'homme.

 

Il convient de préserver nos valeurs universelles de liberté, d'égalité, de solidarité : ce sont ces valeurs qui doivent être défendues par tous.

 

Il existe en France des quartiers où les femmes sont bannies : on ne peut plus l'accepter.

On voit dans nos rues de plus en plus des jeunes filles porter le voile : une affirmation d'une identité religieuse qu'il faut combattre par l'éducation.

 

Que symbolise le voile sinon une forme de soumission de la femme, contraire à l'idée d'égalité entre les sexes ?

 

Le communautarisme divise, sépare, désunit : il conduit au repli sur soi.

Assez de naïveté et d'angélisme ! Le communautarisme conduit vers l'extrémisme : il ne peut être une solution.

Theresa May annonce la mise en place de nouvelles réglementations pour réduire l'espace d'expression des extrémistes sur Internet. Elle veut aussi consacrer davantage de moyens pour identifier et éradiquer l'extrémisme au sein de la société britannique. 


 

 

 

 

Communautarisme : la prise de conscience de Theresa May...
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