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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 10:22
Prendre le temps de manger...

 

Prendre le temps de manger, prendre le temps de savourer... est-ce possible alors que le prêt à consommer envahit nos supermarchés ?

Est-ce possible à notre époque où la plupart des cuisines sont équipées de four à micro-ondes ?

Nous en perdons le goût et la saveur des aliments...

 

Avec les aliments ultra transformés, nous nous gavons de sucre et de sel...

Comment dès lors pouvons-nous apprécier ce que nous mangeons ? 

 

D'ailleurs, nous ne mangeons plus, nous engloutissons...

Dans les années 60, on imaginait ce que pourrait être la nourriture du futur : "des pilules pour le dîner, des distributeurs de repas domestiques pouvaient servir des plats de lasagnes synthétiques, des poulets rôtis, ou encore des gâteaux chimiques au chocolat"... "une nourriture instantanée, le fantasme d'une culture obsédée par la vitesse..."

Nous n'en sommes pas loin...

 

Repas consommés en un quart d'heure devant téléviseur ou ordinateur, mode du fast-food, hyperconnexion dans le monde du travail... nous ne prenons plus le temps de nous nourrir...

 

Evidemment, de telles habitudes ne peuvent que nuire à notre santé.

Les taux d'obésité explosent : "nous nous jetons sur une nourriture industrielle saturée de sucres et de graisses."

 

Nous vivons dans un système où la vitesse est devenue la vertu cardinale...

"En visant des rendements toujours plus élevés, l'agriculture industrielle nuit aussi gravement aux ressources vivantes, à l'environnement, et même aux consommateurs."

Est-ce un bon calcul ?

"Nous devons ensuite dépenser des fortunes pour réparer les dégâts causés par l'agriculture industrielle sur l'environnement et la santé publique."

 

Il est donc important de faire des choix alimentaires plus judicieux...

Manger des fruits, des légumes, des amandes, des noix, plutôt que des plats transformés...

Cuisiner simple pour retrouver le vrai goût des aliments...

Cuisiner des légumes, les assaisonner avec de l'huile d'olive, du citron, retrouver le véritable goût des aliments en évitant trop de sel et trop de sucre...

 

 

 

 

Source : Eloge de la lenteur de Carl Honoré

Prendre le temps de manger...
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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 11:28
Une fleur solaire : l'immortelle...

 

 

Des parfums emplis de douceur, des feuillages aux teintes subtiles de vert tendre, des fleurs solaires, rayonnantes...

Une pure merveille de la nature ! Telle est l'immortelle, la fleur des dieux...

L'hélichryse, du grec ἑλίχρυσος, la fleur d'or a tous les atouts pour séduire...

 

Un reportage sur France 2 lui était consacré le dimanche 18 juillet...

"Direction la Corse pour une histoire de famille, de tradition et d'attachement à la terre, où l'on ne compte ni son temps, ni ses efforts.

Au coeur de la Balagne, il y a quelques semaines, la récolte d'une plante jaune, très convoitée, a eu lieu. Elle pousse dans le maquis et porte le nom d'immortelle. Certains la considèrent comme une fleur sacrée.

Les anciens l'utilisaient pour soigner un rhume ou cicatriser leurs blessures.

Aujourd'hui, son huile essentielle aux multiples vertus est très convoitée.

Noëlle, Milou, deux amies sont à la tête de l'une des plus anciennes entreprises d'huiles essentielles de Corse.

30 ans plus tard, leurs enfants ont suivi le même chemin, et cela, quel qu'en soit le prix.

 

On voit alors des femmes courbées, en train de couper des immortelles, avec une une simple serpe.

Au nord de la Corse, il existe une plante qui ressemble à un soleil : on l'appelle l'immortelle : Noëlle et Milou lui ont consacré leur vie, et leurs enfants ensuite.

D'aussi loin qu'on s'en souvienne, cette plante a soigné les habitants de l'île, et pour certains, elle réparerait même les âmes !

L'immortelle ne fleurit qu'en juin, alors, Noëlle et Milou ont seulement 4 semaines pour la récolter.

"Moi, je préfère la coupe à la main, ça agresse moins la plante, ça l'abîme moins, la coupe est plus régulière, si le dos suivait davantage, ce serait mieux...", déclare Noëlle.

Sa fille Lilla et Maria, la fille de Milou les ont rejointes à la cueillette, il y a deux ans.

"L'immortelle, moi je dirai que ça sent un peu le miel, il y en a qui disent que ça sent les épices..." nous dit Lilla.

 

On voit ces femmes faire des gros ballots de fleurs d'immortelles, dans des draps : 25 ou 30 kg le ballot.

Puis, les cueilleuses quittent le soleil brûlant du maquis pour la chaleur moite de leur distillerie.

Dans la cuve, on met environ 500 à 550 kg d'immortelles, et les 500 kg d'immortelles vont donner à peine une bouteille d'huile essentielle, une huile qui guérit toutes les blessures.

 

Certains racontent qu'elle soignerait même les bleus de l'âme.

Francesca, elle, a appris à connaître les plantes du maquis avec son père, berger. Francesca ne distille pas ses plantes, pour en extraire les vertus, elle les fait macérer dans de l'huile d'olive.

"Ce savoir là se perd, et il y a de moins en moins de personnes qui se soignent avec les plantes..." regrette Francesca.

 

Noëlle et Milou ont su aussi se moderniser : elles ont planté une vingtaine d'hectares de champs d'immortelles où la récolte peut se faire au tracteur. C'est Lysandre, le fils aîné de Noëlle qui s'en charge.

Les 3 enfants ont hérité de la passion des immortelles..."

 

 

"Le temps insulaire est décanté par les siècles, pour n'en garder que l'or. L'or du temps... où le passé et le présent sont mêlés, où nos ancêtres sont toujours présents et bienveillants. Gardiens de nos légendes, de nos contes, de nos croyances..."

 

Magnifique message où l'on décèle toute l'importance du passé : nous avons tous besoin d'être ancrés dans le passé, ce passé qui nous a construits, qui constitue notre histoire...

 

Pour mémoire :

 

L’huile essentielle d’immortelle est la plus conseillée pour soigner les hématomes causés par des chutes ou des blessures en tout genre. Le produit est également efficace contre la couperose, les vergetures et même les varicosités. C'est également une huile essentielle anti-inflammatoire.

 

Elle est célèbre pour ses effets anti-âges. D’une manière générale, l’huile essentielle d’immortelle peut être appliquée par hydrolat ou massage. 

 

 

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/19h-le-dimanche/20h30-le-dimanche-du-dimanche-18-juillet-2021_4687075.html

 

 

 

 

 

Une fleur solaire : l'immortelle...
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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 08:55
Inquiétantes sécheresses...

 

En Californie, d'inquiétantes sécheresses... un reportage diffusé sur France 2 met en évidence un véritable désastre écologique...

 

"Ce devrait être un bassin rempli d'eau en ce mois de mai : c'est un trou de terre sèche et craquée : dans un  ranch, au centre de la Californie, la sécheresse sévit... sur des rochers, des traces anciennes du niveau de l'eau.

" Je n'ai jamais vu cette réserve d'eau asséchée au mois de mai, jamais vu ça. Chaque goutte d'eau qui est tombée a été absorbée par le sol et rien n'a été stocké dans ce réservoir, pas une seule goutte...", se désole le propriétaire du ranch.

 

Moitié moins de pluie, peu de neige dans les montagnes de la Sierra Nevada, les vaches cherchent l'ombre et le fermier a dû réduire le troupeau.

 

"On n'a environ qu'un tiers du fourrage par rapport à une année habituelle. A cause de ce manque de nourriture, on a dû vendre près d'un quart de notre troupeau..."

Du bétail qui a soif, pas assez d'eau et pourtant, ici, elle est indispensable, car la vallée de Tulare vit d'agriculture.

 

A perte de vue, des arbres : oranges, pêches, pistaches, deux tiers des fruits d'Amérique poussent ici, 80 % des amandes consommées dans le monde.

Et depuis plusieurs semaines, les champs d'amandiers ressemblent à des cimetières. Des arbres qu'on abat, faute de pouvoir les irriguer.

"ça me brise le coeur, mais nous n'avons pas assez d'eau, on ne peut pas les garder", déplore le directeur d'une plantation.

"Si on les laissait en terre, ils prendraient tellement de retard, ils s'abîmeraient tellement, ce serait irréversible."

La machine va arracher 5000 arbres, cela représente 15 % de la production d'amandes, c'est la première fois que l'exploitation se résout à cela, par manque d'eau.

"Ces arbres sont dans la force de l'âge, ce sont des adultes magnifiques, c'est le moment où ils pourraient fournir le plus d'amandes."

Il faut dire que les amandiers sont gourmands en eau. Mais, l'exploitation ne gaspille pas sa ressource.

"Comme vous pouvez le voir, il n'y a pas d'eau qui stagne, l'eau qui sort du tuyau va entièrement à l'irrigation.", explique le fermier.

 

Les fermes ont mis des centaines d'hectares en jachère, elles n'ont de toute façon plus accès à l'eau de surface, celle qui coule dans le canal et qui provient des montagnes... elle est réservée aux villes.

Alors, dans la vallée, les agriculteurs forent des puits pour pomper les nappes phréatiques.

Il n' y a aucune limite au nombre de puits, aucune limite non plus à la quantité d'eau que les fermes peuvent pomper.

Et bien sûr, le niveau des nappes phréatiques baisse.

 

La sécheresse est-elle accentuée par l'agriculture intensive ? Partout, des champs : les fermiers pompent toute l'eau. De plus, l'eau est contaminée par des pesticides. L'eau du robinet n'est pas consommable : elle sert pour la vaisselle ou pour la douche.

 

Pollution, baisse des nappes souterraines, sécheresse dans l'une des plus fertiles vallées d'Amérique..."

 

D'après un rapport du GIEC, la moitié de la planète risque ainsi une pénurie d'eau dans les années à venir.

 

Que dire de la terrible canicule qui sévit actuellement au Canada ? Plus de 700 morts, 150 incendies en cours...

 

A Madagascar,  le dérèglement climatique est encore à l'origine de la sécheresse dans le Sud : les habitants du Sud malgache désespèrent depuis trois ans de voir la pluie tomber.  La sécheresse est à l'origine d'une terrible famine qui frappe des milliers de villageois. C'est le premier pays au monde à connaître la faim, à cause du réchauffement climatique, selon l'ONU.

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/etats-unis-la-californie-severement-frappee-par-la-secheresse_4637529.html

 

 

https://www.facebook.com/infofrance2/videos/madagascar-famine-li%C3%A9e-au-r%C3%A9chauffement-climatique/4289463767784471/

 

 

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 08:32
Des souris australiennes et des hommes...

 

On se moque souvent de celles et de ceux qui ont peur des souris : "ce n'est pas la petite bête qui va manger la grosse", dit-on souvent...

 

Et, pourtant, ce qui se passe en Australie a de quoi susciter bien des inquiétudes : 

Après les sécheresses, les feux de forêt et les inondations, des régions entières du sud-est de l’Australie luttent désormais contre une invasion de millions de souris qui ravagent les cultures et s’attaquent aux réserves de céréales. Les agriculteurs de l’État de Nouvelle-Galles du Sud ont noté une “hausse spectaculaire” de ces petits rongeurs qui grouillent dans les silos à grains et les granges.

Les images de ces souris invasives sont impressionnantes !

 

 Sur des vidéos cauchemardesques qui ont fait le tour du monde, des milliers de souris grouillent dans les granges, dans les habitations et se déplacent par hordes à vive allure. 

Une véritable invasion , un fléau contre lequel il est difficile de lutter...

 

"Les souris grouillent au pied des silos à grains : ces rongeurs dévorent les récoltes, envahissent les tracteurs, les moteurs, et même les maisons.

C'est du jamais vu en Australie : les dégâts pour les agriculteurs sont monumentaux, les souris ont désintégré le foin : "On ne peut même plus le prendre entre nos mains, les souris l’ont désintégré. Il n’y a plus rien que l’on puisse faire avec ce foin, il faut tout recommencer", explique un jeune fermier dépité.

Les souris sont même à l'intérieur des silos, une machine crache une pluie de rongeurs : invraisemblable !

"Aujourd'hui, nous avons besoin d'un produit hyperpuissant, l'équivalent du NAPALM pour les pulvériser et s'en débarrasser", déclare Adam John Marshall, ministre de l'agriculture de la Nouvelle-Galles du Sud.

D'excellentes récoltes, un climat doux, voilà pourquoi les rongeurs se sont autant reproduits.

Si le froid n'arrive pas avec l'hiver, fin juin, les autorités australiennes disent que la situation sera hors de contrôle."


"Si nous n’avons plus d’hivers rigoureux, les souris auront de quoi survivre toute l’année, alors cela va devenir chronique",  estime M. Bateman, professeur associé à l’université Curtin en Australie-Occidentale.

Cette épidémie inquiète car elle dure depuis des mois.

Comment juguler un tel fléau ?

Le gouvernement envisage d'utiliser un puissant pesticide, la bromadiolone, qui n’a pas encore été approuvé par les autorités. Mais, cet anticoagulant présente l'inconvénient de rester plus longtemps dans l'organisme des souris. Les experts redoutent donc qu’il ne tue également les animaux qui mangeront ensuite les souris empoisonnées.

En somme, le remède risque d'être pire que le mal : ce produit pourrait empoisonner les humains à travers la chaîne alimentaire.

Ainsi, le dérèglement du climat, le réchauffement créent des déséquilibres dangereux : l'homme menacé par des souris...

Qui aurait cru cela possible ?

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/monde/australie-les-fermiers-envahis-par-des-millions-de-souris_4663769.html

 

https://www.leparisien.fr/video/video-australie-les-agriculteurs-face-a-la-pire-invasion-de-souris-jamais-enregistree-14-06-2021-ATWJGLMBGREF7FRV53WH5GZAO4.php

 

 

 

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 13:29
Le corps de l'anthropocène...

 

L'anthropocène : que désigne ce nom mystérieux ?

Ce néologisme, construit à partir du grec ancien "ἄνθρωπος, anthropos, être humain" et " καινός, kainos,  nouveau", apparaît au début des années 1990, pour signifier que l'influence des activités humaines sur le système terrestre est désormais prépondérante. 

 

La terre est dégradée, polluée dans toutes ses dimensions : l'air est pollué à cause de l'accumulation de gaz dans l'atmosphère, les glaces polaires sont en train de fondre, on assiste aussi à un effondrement de la biodiversité accéléré par le réchauffement climatique, l'eau, les mers, les océans sont asphyxiés par la pollution.

Ainsi, l'homme détruit son environnement, la planète qui lui permet de vivre. Nos sociétés consuméristes sont à l'origine de cette dégradation.

 

Et on peut remarquer que "cette entrée dans la société consumériste altère aussi profondément les corps et la physiologie des consommateurs."

Nous mangeons de plus en plus de graisses, si bien que l'obésité explose.

"Aux Etats-Unis, en deux siècles, la quantité de graisse ingérée a été multipliée par 5 et celle de sucre par 15 !"

La consommation de viande et de produits laitiers s'est également accélérée.

 

"Une alimentation fortement carnée et sucrée, dominée par des produits transformés si concentrés en calories que le sentiment de satiété en est retardé..."

 

Conséquences : une augmentation des maladies chroniques : cancers, obésité, maladies cardiovasculaires.

La société de consommation pollue l'environnement mais pollue aussi l'être humain lui-même.

 

Que dire de ces substances toxiques introduites dans les aliments ultra-transformés ? Additifs, colorants, substances chimiques de synthèse...

N'oublions pas les résidus de pesticides présents dans nos fruits et nos légumes, car notre agriculture intensive utilise de nombreux polluants qui souillent la terre.

 

Enfin, l'automobile a aussi façonné le corps de l'anthropocène : la motorisation a entraîné une diminution de l'activité physique, l'être humain ne marche plus, il roule...

Et que dire des écrans qui sont venus accroître la sédentarité de l'homme ? Des écrans qui se multiplient et devant lesquels les êtres humains passent de plus en plus de temps.

Ainsi, se modifient la morphologie et la physiologie humaines : plus d’une personne sur quatre dans le monde pourrait être obèse en 2045.

En France, 20 millions de patients souffrent de maladies chroniques, soit un tiers de la population. Ces maladies entraînent souvent une détérioration de la qualité de vie des patients. Elles sont à l'origine de nombreuses complications graves, d'invalidités et de souffrances physiques et morales.

Ainsi, le consumérisme en vient à dégrader non seulement la planète mais aussi les humains eux-mêmes...

Pouvons-nous continuer cette course effrénée qui nous entraîne dans une consommation infinie ?

 

 

 

 

 

Source : L'événement Anthropocène, un livre de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz

 

 

 

Le corps de l'anthropocène...
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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 09:46
Une ferme géante dans la ville...

 

C'est indéniable : dans nos villes bétonnées, nous perdons le contact avec la nature... nous ne connaissons plus les noms d'arbres, de fleurs, nous ne côtoyons plus les animaux de la ferme : poules, coqs, oies, vaches, moutons, lapins dont il existe tant de variétés et de races !

 

Les Journées Méditerranéennes des Saveurs ont permis aux Nîmoises et aux Nîmois de se reconnecter avec la nature, le monde paysan, le travail des éleveurs...

Une ferme géante s'est installée le temps d'un week-end non loin des Arènes...

 

Des odeurs de fumier, de bétail ont envahi les rues du centre ville...

 

Les enfants, les adultes étaient ravis de découvrir toutes sortes de races de vaches : Gasconne des Pyrénées, Aubrac, Salers, Charolaise, Limousine etc.

On les voyait ruminer paisiblement dans leurs box, des images apaisantes...

Des veaux se bousculaient, approchaient familièrement leur museau du public...

Les enfants étaient impressionnés par la puissance, la taille imposante de ces animaux.

 

Ils s'attardaient volontiers auprès des chevaux, des ânes, des lapins, des moutons...

Raïole, Caussenarde des garrigues, Tarasconnaise, Lacaune, Mérinos d'Arles, Blanche du Massif Central, autant de noms pittoresques de races de moutons...

Les Shetlands d'Audabiac remportaient un vif succès auprès des enfants...

On pouvait découvrir des variétés étonnantes de pigeons : le cravaté italien, le pigeon paon, de poules : wyandottes noires, d'autres au plumage chamarré de blanc et de noir...

Des lapins : gris de Touraine, Sallander, Fauve de Bourgogne, Bélier noir, Fech Feu...

Des oies : Rollen, oies de Sam, des poules gardoises à la crête rouge vif, Gournay...

Des dindons : le Bronzé d'Amérique, des chèvres : Saanen, Alpines, du Massif central...

 

Alors, bien sûr, dans une telle exposition, les animaux sont parqués, domestiqués, encagés, ce n'est pas la panthère des neiges traquée par Sylvain Tesson.

Mais, on est sensible à la beauté des plumages, des fourrures, à la puissance de certaines espèces.

On baigne dans un monde d'odeurs du terroir...

On entend un tintamarre de cris, de meuglements, de glapissements, de bourdonnements...

Quelle ambiance ! On a vraiment l'impression d'être à la campagne !

 

 

 

 

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 11:16
Au fil de l'eau : une ressource qui s'épuise...

 

Dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la Francophonie... du 14 au 22 mars 2020... Dis-moi dix mots : au fil de l'eau...

 

La magie de l'eau ! Sa fluidité, ses transparences, ses mystères, les symboles qu'elle représente : la vie, la pureté, la fraîcheur...

 

L'eau peut être fontaine, source, rivière, fleuve, torrent, lac, mer, océan, pluie, rosée du matin...

 

Que de mots sont associés à l'eau ! Des mots anciens car l'eau est à l'origine de la vie et elle a toujours accompagné l'homme...

 

On admire depuis toujours sa fluidité : venu du latin "fluo" et plus anciennement du grec φλύω, le mot restitue bien avec sa fricative initiale cette caractéristique de l'eau, un radical que l'on retrouve dans le nom "le fleuve".

 

On est parfois surpris par une "ondée" : une pluie soudaine, souvent bienvenue et bienveillante... Là encore, le mot remonte au latin "unda", et plus anciennement au grec "ὕδωρ"... L'ondée rafraîchissante embellit les jardins, magnifie les fleurs, régénère les arbres...

 

Et l'eau ruisselle, se répand, devient petits ruisseaux ondulants... des mots anciens, venus du latin populaire rivuscellus, diminutif de rivus "petit cours d’eau", "rivière".

 

L'eau est encore si bienveillante quand elle fait naître des "oasis" dans un désert hostile... l'oasis, lieu de verdure aux palmes alanguies nous fait rêver... le mot nous promet une halte reposante, emplie de fraîcheur, de luxuriance...

Ce mot venu du grec"ὄασις" a, aussi, des origines égyptiennes : issu de langues anciennes, il revêt un caractère mystérieux, étrange, d'autant que ce nom est resté intact au fil des siècles.

 

L'eau peut aussi devenir "mangrove", formation végétale caractéristique des littoraux marins tropicaux, où dominent les palétuviers...

La mangrove joue un rôle écologique essentiel dans la conservation des littoraux tropicaux. ... La mangrove abrite une grande biodiversité animale. Certains poissons viennent s'y reproduire, d'autres y assurent leur croissance.

 

L'eau peut se faire aussi oeuvre d'art, elle permet de dessiner des "aquarelles", peintures légères sur papier avec des couleurs transparentes délayées dans de l'eau... des paysages, des arbres, des portraits naissent alors sous la main experte des artistes...

On reconnaît immédiatement l'ancienneté du mot : il vient bien sûr du latin "aqua"... un radical que l'on retrouve dans les termes "aqueduc, aquarium, aquatique."

 

Plus étrange encore, pour les Belges, l'eau peut être "spitante", chez nous elle serait plutôt pétillante... Et quelle agréable sensation procure cette eau pétillante au plus fort de la chaleur de l'été ! Elle stimule les papilles...

 

Mais l'eau peut soudain devenir turbulente, terrifiante quand tumultueuse, elle "engloutit" des rues, quand elle se fait torrentielle et qu'elle inonde des paysages entiers.

Et voici encore un mot ancien puisqu 'il est issu du verbe latin "inglutire", "avaler gloutonnement, faire disparaître dans un gouffre."

Quel verbe expressif dans ses sonorités de consonnes : gutturale "gu", dentale "t"!

 

Et parfois plus rien n'empêche le passage de l'eau, elle s'emporte et emporte tout sur son passage : alors, tout s'en va à vau-l'eau...

Ce nom "eau" a lui-même des origines anciennes puisqu'il est issu à nouveau du latin "aqua", par une dérivation populaire : "aqua" est devenu au XIe siècle egua et ewe, au XIIe siècle aive, aigue, eve puis eaue.

 

Enfin, on ne peut oublier la chanson de l'eau, ses murmures, ses bruissements, ses glouglous... ou encore le bruit d'un corps ou d'un objet qui tombe dans l'eau : "Plouf !", une onomatopée sympathique... 

 

Hélas, l'eau est devenue une ressource menacée : pollution, surexploitation, gaspillages, prélèvement des eaux souterraines, agriculture intensive. Un million de personnes meurent chaque année de maladies liées au manque d'eau potable et c'est la mauvaise gestion humaine de l'eau qui en est la cause.

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-au-fil-de-leau

 

 

Les dix mots :

 

aquarelle (nom)
à vau-l'eau (adv.)
engloutir (v.)
fluide (adj.)
mangrove (nom)
oasis (nom)
ondée (nom)
plouf (interj.)
ruisseler (v.)
spitant (adj.)

 

 

Au fil de l'eau : une ressource qui s'épuise...
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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 08:28
Non, la canicule, ce n'est pas fini...

 

On a beaucoup parlé des effets dévastateurs de la canicule, lorsque la majeure partie de la France était impactée par ce phénomène, alors que la capitale elle-même et sa région étaient affectées par une chaleur intense.

 

Depuis quelques jours, la canicule a disparu des écrans de télévision, et des informations nationales.

 

Pourtant, la canicule sévit encore et perdure dans le sud de la France, dans nombre de départements : les journées sont torrides et l'on attend avec impatience la nuit tombée pour trouver une fraîcheur salvatrice...

La nuit, il convient de dormir toutes fenêtres ouvertes, afin d'éviter les coups de chaleur.

Dans la journée, les gens se replient chez eux, à l'abri de leurs volets, ils évitent de sortir pendant les heures les plus chaudes.

 

L'après-midi, les rues sont désertes, les jardins publics sont vides.

Le loueur de vélos pour enfants a installé des petits parasols sur chacun de ses engins, mais les enfants ne se pressent pas pour venir pédaler sous la canicule... Les mules, elles aussi, ne font plus recette : elles restent immobiles sous la chaleur.

 

La canicule a fait aussi des dégâts considérables dans le sud : des vignobles entiers ont été brûlés par l'ardeur du soleil.

La sécheresse est terrible et dans certains départements, des restrictions d'eau ont été imposées.

 

Non, la canicule n'est pas terminée, elle continue à faire des ravages : les personnes âgées, malades en souffrent terriblement.

Les agriculteurs en subissent les conséquences dramatiques pour leurs récoltes et leurs productions.

 

A l'avenir, ces canicules désastreuses risquent de se multiplier. Il serait temps que soient prises des décisions afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre : chacun d'entre nous doit oeuvrer sans doute pour éviter ce réchauffement de la planète... évitons d'acheter des ventilateurs ou des climatiseurs car ces appareils consomment beaucoup d'énergie... évitons d'utiliser sans arrêt pour le moindre déplacement nos voitures, afin de restreindre la pollution.

Pensons à éteindre les lumières quand on quitte une pièce.

 

Dans certains pays, la canicule est dramatique : en Inde, les températures atteignent plus de 50 degrés : de nombreux habitants sont privés d'eau, et les femmes sont contraintes de parcourir des kilomètres afin d'aller récupérer de l'eau dans des puits de plus en plus asséchés.

Comment survivre dans de telles conditions ?

Selon l'ONU, deux tiers de la population mondiale seraient exposés d'ici 2030 à une pénurie d'eau.

 

 

 

 

 

 

Non, la canicule, ce n'est pas fini...
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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 10:24
Les minuscules vont-ils disparaître ?

 

 

 

Libellules, papillons, scarabées, abeilles : ces insectes sont de plus en plus menacés, sont-ils donc voués à disparaître ?

Selon un article, publié dans une revue scientifique de référence "Biological Conservation", une extinction massive des insectes n'est plus un scénario de science fiction, mais une réalité : 40% des espèces sont aujourd'hui en déclin.

 

Parmi les espèces les plus menacées, les abeilles dont la surmortalité inquiète les apiculteurs.

Sont mises en cause l'utilisation de pesticides, comme les néonicotinoïdes, mais aussi la perte d'habitat des insectes liée aux activités humaines et au dérèglement climatique.

On assiste à une vraie désertification.

 

Ce déclin fait songer à la disparition des dinosaures...

Après la mort des dinosaures, ces espèces géantes, allons nous assister impuissants à l'extinction des insectes, ces espèces minuscules ?

 

Cette extinction menace aussi, bien sûr, la survie des oiseaux et des reptiles qui se nourrissent de ces insectes et elle compromet la pollinisation de toutes nos cultures.

Pour stopper ce massacre, de nombreux scientifiques préconisent l'interdiction de la plupart des pesticides.

 

On le sait... les abeilles sont en danger : depuis des années, des colonies entières sont décimées en raison d'une agriculture intensive, de la monoculture, et de l'utilisation de ces pesticides.

Certains miels sont eux-mêmes pollués  et contiennent des résidus dangereux, il est donc urgent d'agir pour interdire ces substances délétères.

 

On imagine, qu'en la circonstance, le lobbying bat son plein, et que nombre d'intérêts sont en jeu, dans cette bataille contre les pesticides.

Ainsi, des intérêts financiers colossaux menacent les abeilles et notre planète entière.

Sans les abeilles, plus de pollinisation, sans les abeilles, un grand nombre de cultures sont vouées à l'extinction pure et simple...

Sans les abeilles, l'homme lui-même est menacé car des équilibres écologiques essentiels sont mis en péril.
 

A long terme, c'est la survie de l'espèce humaine qui est compromise dans un environnement privé d'insectes.

 

 

Sources :

https://www.franceculture.fr/ecologie-et-environnement/pourquoi-ny-a-t-il-plus-dinsectes-sur-vos-pare-brises

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/environnement-les-insectes-en-voie-d-extinction_3187167.html

 

 

Les minuscules vont-ils disparaître ?
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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 11:51
J'ai lu le nouveau Houellebecq... et j'ai aimé...

 

 

Drôle, bouleversant, pathétique, le nouveau roman de Houellebecq est arrivé... Un roman qui reflète les réalités de notre temps : le capitalisme qui génère incertitudes et angoisses, les autoroutes et leurs défilés de camions interminables, l'agriculture en perdition, les paysans en détresse, l'horreur des élevages en batterie, la mondialisation, la solitude de l'homme moderne... et bien sûr l'usage d'antidépresseurs dont les effets peuvent être délétères, ce  qui donne son titre au roman Sérotonine, l'hormone du bonheur.

 

Non, ce n'est pas un roman à suspense, mais on ne le lâche pas : Houellebecq pratique l'esthétique de la surprise, de l'étonnement, un humour constamment décalé dans des situations douloureuses et difficiles.

Il dépeint le dérisoire de la vie. 

 

Non, ce n'est pas un roman de style classique : on suit les méandres de la  pensée du narrateur dans de longues phrases sinueuses. Ce n'est pas un hasard si on parle de style Houellebecquien : le style de cet auteur est bien caractéristique.

 

"Montrer la médiocrité du monde, sur le fond d'une aspiration à l'infini...", c'est ainsi qu' Agathe Novak-Lechevalier définit le style de Houellebecq.

 

Alors bien sûr, on retrouve sous la plume de Houellebecq un langage cru, parfois choquant : on y parle de "bite", de "chatte", et les aventures sexuelles du personnage principal Florent-Claude Labrouste jalonnent le roman.

Houellebecq n'oublie pas de passer en revue toutes sortes de déviances sexuelles : zoophilie, pédophilie, nymphomanie...

 

Le monde qu'il décrit est assez désespérant, mais la figure de Camille vient apporter un réconfort au narrateur : une image de jeunesse, de pureté et d'innocence.

Camille est un personnage lumineux, plein de générosité et d'empathie.

Et c'est à cause d'une banale "histoire de cul" que le narrateur perd celle qu'il aime.

 

On est ému aussi par le personnage d'Aymeric, ce fils d'aristocrate devenu agriculteur qui ne parvient plus tout simplement à vivre de son travail... il s'exprime ainsi : "Moi j'essaie de monter quelque chose, je me crève au boulot, je me lève tous les jours à cinq heures, je passe mes soirées dans la comptabilité- et le résultat, en fin de compte, c'est que j'appauvris ma famille."

Triste constat ! Le travail  ne parvient plus à rémunérer correctement les gens, le travail ne fait qu'appauvrir ceux qui triment. 

L'agriculture est sacrifiée, "pour arriver aux standards européens"... "ce qui se passe en ce moment avec l'agriculture en France, c'est un immense plan social, le plus gros plan social à l'oeuvre à l'heure actuelle, mais c'est un plan social secret, invisible, où les gens disparaissent individuellement, dans leur coin, sans jamais donner matière à un sujet pour BFM.", déclare le narrateur.

 

Certains portraits de personnages sont particulièrement savoureux, par exemple, le docteur Azote dont les prescriptions sont pour le moins étonnantes...

Le narrateur Florent-Claude Labrouste est un anti-héros souvent pris en défaut, un être humain avec toutes sortes de faiblesses et de manques.

Pourtant, c'est souvent avec humour qu'il révèle ses failles, ses difficultés.

 

Houellebecq rend compte de notre monde : c'est un auteur réaliste qui se livre à une satire acerbe de notre société libérale, égoïste, veule, trop repliée sur elle-même.

 

Houellebecq voit, malgré tout dans l'amour la possibilité d'une transcendance, d'un bonheur que souvent l'on ne sait pas saisir et comprendre.

 

 

 

Une émission sur France Culture :

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-mystere-houellebecq

 

 

J'ai lu le nouveau Houellebecq... et j'ai aimé...
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