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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 13:29
Le corps de l'anthropocène...

 

L'anthropocène : que désigne ce nom mystérieux ?

Ce néologisme, construit à partir du grec ancien "ἄνθρωπος, anthropos, être humain" et " καινός, kainos,  nouveau", apparaît au début des années 1990, pour signifier que l'influence des activités humaines sur le système terrestre est désormais prépondérante. 

 

La terre est dégradée, polluée dans toutes ses dimensions : l'air est pollué à cause de l'accumulation de gaz dans l'atmosphère, les glaces polaires sont en train de fondre, on assiste aussi à un effondrement de la biodiversité accéléré par le réchauffement climatique, l'eau, les mers, les océans sont asphyxiés par la pollution.

Ainsi, l'homme détruit son environnement, la planète qui lui permet de vivre. Nos sociétés consuméristes sont à l'origine de cette dégradation.

 

Et on peut remarquer que "cette entrée dans la société consumériste altère aussi profondément les corps et la physiologie des consommateurs."

Nous mangeons de plus en plus de graisses, si bien que l'obésité explose.

"Aux Etats-Unis, en deux siècles, la quantité de graisse ingérée a été multipliée par 5 et celle de sucre par 15 !"

La consommation de viande et de produits laitiers s'est également accélérée.

 

"Une alimentation fortement carnée et sucrée, dominée par des produits transformés si concentrés en calories que le sentiment de satiété en est retardé..."

 

Conséquences : une augmentation des maladies chroniques : cancers, obésité, maladies cardiovasculaires.

La société de consommation pollue l'environnement mais pollue aussi l'être humain lui-même.

 

Que dire de ces substances toxiques introduites dans les aliments ultra-transformés ? Additifs, colorants, substances chimiques de synthèse...

N'oublions pas les résidus de pesticides présents dans nos fruits et nos légumes, car notre agriculture intensive utilise de nombreux polluants qui souillent la terre.

 

Enfin, l'automobile a aussi façonné le corps de l'anthropocène : la motorisation a entraîné une diminution de l'activité physique, l'être humain ne marche plus, il roule...

Et que dire des écrans qui sont venus accroître la sédentarité de l'homme ? Des écrans qui se multiplient et devant lesquels les êtres humains passent de plus en plus de temps.

Ainsi, se modifient la morphologie et la physiologie humaines : plus d’une personne sur quatre dans le monde pourrait être obèse en 2045.

En France, 20 millions de patients souffrent de maladies chroniques, soit un tiers de la population. Ces maladies entraînent souvent une détérioration de la qualité de vie des patients. Elles sont à l'origine de nombreuses complications graves, d'invalidités et de souffrances physiques et morales.

Ainsi, le consumérisme en vient à dégrader non seulement la planète mais aussi les humains eux-mêmes...

Pouvons-nous continuer cette course effrénée qui nous entraîne dans une consommation infinie ?

 

 

 

 

 

Source : L'événement Anthropocène, un livre de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz

 

 

 

Le corps de l'anthropocène...
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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 09:46
Une ferme géante dans la ville...

 

C'est indéniable : dans nos villes bétonnées, nous perdons le contact avec la nature... nous ne connaissons plus les noms d'arbres, de fleurs, nous ne côtoyons plus les animaux de la ferme : poules, coqs, oies, vaches, moutons, lapins dont il existe tant de variétés et de races !

 

Les Journées Méditerranéennes des Saveurs ont permis aux Nîmoises et aux Nîmois de se reconnecter avec la nature, le monde paysan, le travail des éleveurs...

Une ferme géante s'est installée le temps d'un week-end non loin des Arènes...

 

Des odeurs de fumier, de bétail ont envahi les rues du centre ville...

 

Les enfants, les adultes étaient ravis de découvrir toutes sortes de races de vaches : Gasconne des Pyrénées, Aubrac, Salers, Charolaise, Limousine etc.

On les voyait ruminer paisiblement dans leurs box, des images apaisantes...

Des veaux se bousculaient, approchaient familièrement leur museau du public...

Les enfants étaient impressionnés par la puissance, la taille imposante de ces animaux.

 

Ils s'attardaient volontiers auprès des chevaux, des ânes, des lapins, des moutons...

Raïole, Caussenarde des garrigues, Tarasconnaise, Lacaune, Mérinos d'Arles, Blanche du Massif Central, autant de noms pittoresques de races de moutons...

Les Shetlands d'Audabiac remportaient un vif succès auprès des enfants...

On pouvait découvrir des variétés étonnantes de pigeons : le cravaté italien, le pigeon paon, de poules : wyandottes noires, d'autres au plumage chamarré de blanc et de noir...

Des lapins : gris de Touraine, Sallander, Fauve de Bourgogne, Bélier noir, Fech Feu...

Des oies : Rollen, oies de Sam, des poules gardoises à la crête rouge vif, Gournay...

Des dindons : le Bronzé d'Amérique, des chèvres : Saanen, Alpines, du Massif central...

 

Alors, bien sûr, dans une telle exposition, les animaux sont parqués, domestiqués, encagés, ce n'est pas la panthère des neiges traquée par Sylvain Tesson.

Mais, on est sensible à la beauté des plumages, des fourrures, à la puissance de certaines espèces.

On baigne dans un monde d'odeurs du terroir...

On entend un tintamarre de cris, de meuglements, de glapissements, de bourdonnements...

Quelle ambiance ! On a vraiment l'impression d'être à la campagne !

 

 

 

 

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 11:16
Au fil de l'eau : une ressource qui s'épuise...

 

Dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la Francophonie... du 14 au 22 mars 2020... Dis-moi dix mots : au fil de l'eau...

 

La magie de l'eau ! Sa fluidité, ses transparences, ses mystères, les symboles qu'elle représente : la vie, la pureté, la fraîcheur...

 

L'eau peut être fontaine, source, rivière, fleuve, torrent, lac, mer, océan, pluie, rosée du matin...

 

Que de mots sont associés à l'eau ! Des mots anciens car l'eau est à l'origine de la vie et elle a toujours accompagné l'homme...

 

On admire depuis toujours sa fluidité : venu du latin "fluo" et plus anciennement du grec φλύω, le mot restitue bien avec sa fricative initiale cette caractéristique de l'eau, un radical que l'on retrouve dans le nom "le fleuve".

 

On est parfois surpris par une "ondée" : une pluie soudaine, souvent bienvenue et bienveillante... Là encore, le mot remonte au latin "unda", et plus anciennement au grec "ὕδωρ"... L'ondée rafraîchissante embellit les jardins, magnifie les fleurs, régénère les arbres...

 

Et l'eau ruisselle, se répand, devient petits ruisseaux ondulants... des mots anciens, venus du latin populaire rivuscellus, diminutif de rivus "petit cours d’eau", "rivière".

 

L'eau est encore si bienveillante quand elle fait naître des "oasis" dans un désert hostile... l'oasis, lieu de verdure aux palmes alanguies nous fait rêver... le mot nous promet une halte reposante, emplie de fraîcheur, de luxuriance...

Ce mot venu du grec"ὄασις" a, aussi, des origines égyptiennes : issu de langues anciennes, il revêt un caractère mystérieux, étrange, d'autant que ce nom est resté intact au fil des siècles.

 

L'eau peut aussi devenir "mangrove", formation végétale caractéristique des littoraux marins tropicaux, où dominent les palétuviers...

La mangrove joue un rôle écologique essentiel dans la conservation des littoraux tropicaux. ... La mangrove abrite une grande biodiversité animale. Certains poissons viennent s'y reproduire, d'autres y assurent leur croissance.

 

L'eau peut se faire aussi oeuvre d'art, elle permet de dessiner des "aquarelles", peintures légères sur papier avec des couleurs transparentes délayées dans de l'eau... des paysages, des arbres, des portraits naissent alors sous la main experte des artistes...

On reconnaît immédiatement l'ancienneté du mot : il vient bien sûr du latin "aqua"... un radical que l'on retrouve dans les termes "aqueduc, aquarium, aquatique."

 

Plus étrange encore, pour les Belges, l'eau peut être "spitante", chez nous elle serait plutôt pétillante... Et quelle agréable sensation procure cette eau pétillante au plus fort de la chaleur de l'été ! Elle stimule les papilles...

 

Mais l'eau peut soudain devenir turbulente, terrifiante quand tumultueuse, elle "engloutit" des rues, quand elle se fait torrentielle et qu'elle inonde des paysages entiers.

Et voici encore un mot ancien puisqu 'il est issu du verbe latin "inglutire", "avaler gloutonnement, faire disparaître dans un gouffre."

Quel verbe expressif dans ses sonorités de consonnes : gutturale "gu", dentale "t"!

 

Et parfois plus rien n'empêche le passage de l'eau, elle s'emporte et emporte tout sur son passage : alors, tout s'en va à vau-l'eau...

Ce nom "eau" a lui-même des origines anciennes puisqu'il est issu à nouveau du latin "aqua", par une dérivation populaire : "aqua" est devenu au XIe siècle egua et ewe, au XIIe siècle aive, aigue, eve puis eaue.

 

Enfin, on ne peut oublier la chanson de l'eau, ses murmures, ses bruissements, ses glouglous... ou encore le bruit d'un corps ou d'un objet qui tombe dans l'eau : "Plouf !", une onomatopée sympathique... 

 

Hélas, l'eau est devenue une ressource menacée : pollution, surexploitation, gaspillages, prélèvement des eaux souterraines, agriculture intensive. Un million de personnes meurent chaque année de maladies liées au manque d'eau potable et c'est la mauvaise gestion humaine de l'eau qui en est la cause.

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-au-fil-de-leau

 

 

Les dix mots :

 

aquarelle (nom)
à vau-l'eau (adv.)
engloutir (v.)
fluide (adj.)
mangrove (nom)
oasis (nom)
ondée (nom)
plouf (interj.)
ruisseler (v.)
spitant (adj.)

 

 

Au fil de l'eau : une ressource qui s'épuise...
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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 08:28
Non, la canicule, ce n'est pas fini...

 

On a beaucoup parlé des effets dévastateurs de la canicule, lorsque la majeure partie de la France était impactée par ce phénomène, alors que la capitale elle-même et sa région étaient affectées par une chaleur intense.

 

Depuis quelques jours, la canicule a disparu des écrans de télévision, et des informations nationales.

 

Pourtant, la canicule sévit encore et perdure dans le sud de la France, dans nombre de départements : les journées sont torrides et l'on attend avec impatience la nuit tombée pour trouver une fraîcheur salvatrice...

La nuit, il convient de dormir toutes fenêtres ouvertes, afin d'éviter les coups de chaleur.

Dans la journée, les gens se replient chez eux, à l'abri de leurs volets, ils évitent de sortir pendant les heures les plus chaudes.

 

L'après-midi, les rues sont désertes, les jardins publics sont vides.

Le loueur de vélos pour enfants a installé des petits parasols sur chacun de ses engins, mais les enfants ne se pressent pas pour venir pédaler sous la canicule... Les mules, elles aussi, ne font plus recette : elles restent immobiles sous la chaleur.

 

La canicule a fait aussi des dégâts considérables dans le sud : des vignobles entiers ont été brûlés par l'ardeur du soleil.

La sécheresse est terrible et dans certains départements, des restrictions d'eau ont été imposées.

 

Non, la canicule n'est pas terminée, elle continue à faire des ravages : les personnes âgées, malades en souffrent terriblement.

Les agriculteurs en subissent les conséquences dramatiques pour leurs récoltes et leurs productions.

 

A l'avenir, ces canicules désastreuses risquent de se multiplier. Il serait temps que soient prises des décisions afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre : chacun d'entre nous doit oeuvrer sans doute pour éviter ce réchauffement de la planète... évitons d'acheter des ventilateurs ou des climatiseurs car ces appareils consomment beaucoup d'énergie... évitons d'utiliser sans arrêt pour le moindre déplacement nos voitures, afin de restreindre la pollution.

Pensons à éteindre les lumières quand on quitte une pièce.

 

Dans certains pays, la canicule est dramatique : en Inde, les températures atteignent plus de 50 degrés : de nombreux habitants sont privés d'eau, et les femmes sont contraintes de parcourir des kilomètres afin d'aller récupérer de l'eau dans des puits de plus en plus asséchés.

Comment survivre dans de telles conditions ?

Selon l'ONU, deux tiers de la population mondiale seraient exposés d'ici 2030 à une pénurie d'eau.

 

 

 

 

 

 

Non, la canicule, ce n'est pas fini...
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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 10:24
Les minuscules vont-ils disparaître ?

 

 

 

Libellules, papillons, scarabées, abeilles : ces insectes sont de plus en plus menacés, sont-ils donc voués à disparaître ?

Selon un article, publié dans une revue scientifique de référence "Biological Conservation", une extinction massive des insectes n'est plus un scénario de science fiction, mais une réalité : 40% des espèces sont aujourd'hui en déclin.

 

Parmi les espèces les plus menacées, les abeilles dont la surmortalité inquiète les apiculteurs.

Sont mises en cause l'utilisation de pesticides, comme les néonicotinoïdes, mais aussi la perte d'habitat des insectes liée aux activités humaines et au dérèglement climatique.

On assiste à une vraie désertification.

 

Ce déclin fait songer à la disparition des dinosaures...

Après la mort des dinosaures, ces espèces géantes, allons nous assister impuissants à l'extinction des insectes, ces espèces minuscules ?

 

Cette extinction menace aussi, bien sûr, la survie des oiseaux et des reptiles qui se nourrissent de ces insectes et elle compromet la pollinisation de toutes nos cultures.

Pour stopper ce massacre, de nombreux scientifiques préconisent l'interdiction de la plupart des pesticides.

 

On le sait... les abeilles sont en danger : depuis des années, des colonies entières sont décimées en raison d'une agriculture intensive, de la monoculture, et de l'utilisation de ces pesticides.

Certains miels sont eux-mêmes pollués  et contiennent des résidus dangereux, il est donc urgent d'agir pour interdire ces substances délétères.

 

On imagine, qu'en la circonstance, le lobbying bat son plein, et que nombre d'intérêts sont en jeu, dans cette bataille contre les pesticides.

Ainsi, des intérêts financiers colossaux menacent les abeilles et notre planète entière.

Sans les abeilles, plus de pollinisation, sans les abeilles, un grand nombre de cultures sont vouées à l'extinction pure et simple...

Sans les abeilles, l'homme lui-même est menacé car des équilibres écologiques essentiels sont mis en péril.
 

A long terme, c'est la survie de l'espèce humaine qui est compromise dans un environnement privé d'insectes.

 

 

Sources :

https://www.franceculture.fr/ecologie-et-environnement/pourquoi-ny-a-t-il-plus-dinsectes-sur-vos-pare-brises

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/environnement-les-insectes-en-voie-d-extinction_3187167.html

 

 

Les minuscules vont-ils disparaître ?
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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 11:51
J'ai lu le nouveau Houellebecq... et j'ai aimé...

 

 

Drôle, bouleversant, pathétique, le nouveau roman de Houellebecq est arrivé... Un roman qui reflète les réalités de notre temps : le capitalisme qui génère incertitudes et angoisses, les autoroutes et leurs défilés de camions interminables, l'agriculture en perdition, les paysans en détresse, l'horreur des élevages en batterie, la mondialisation, la solitude de l'homme moderne... et bien sûr l'usage d'antidépresseurs dont les effets peuvent être délétères, ce  qui donne son titre au roman Sérotonine, l'hormone du bonheur.

 

Non, ce n'est pas un roman à suspense, mais on ne le lâche pas : Houellebecq pratique l'esthétique de la surprise, de l'étonnement, un humour constamment décalé dans des situations douloureuses et difficiles.

Il dépeint le dérisoire de la vie. 

 

Non, ce n'est pas un roman de style classique : on suit les méandres de la  pensée du narrateur dans de longues phrases sinueuses. Ce n'est pas un hasard si on parle de style Houellebecquien : le style de cet auteur est bien caractéristique.

 

"Montrer la médiocrité du monde, sur le fond d'une aspiration à l'infini...", c'est ainsi qu' Agathe Novak-Lechevalier définit le style de Houellebecq.

 

Alors bien sûr, on retrouve sous la plume de Houellebecq un langage cru, parfois choquant : on y parle de "bite", de "chatte", et les aventures sexuelles du personnage principal Florent-Claude Labrouste jalonnent le roman.

Houellebecq n'oublie pas de passer en revue toutes sortes de déviances sexuelles : zoophilie, pédophilie, nymphomanie...

 

Le monde qu'il décrit est assez désespérant, mais la figure de Camille vient apporter un réconfort au narrateur : une image de jeunesse, de pureté et d'innocence.

Camille est un personnage lumineux, plein de générosité et d'empathie.

Et c'est à cause d'une banale "histoire de cul" que le narrateur perd celle qu'il aime.

 

On est ému aussi par le personnage d'Aymeric, ce fils d'aristocrate devenu agriculteur qui ne parvient plus tout simplement à vivre de son travail... il s'exprime ainsi : "Moi j'essaie de monter quelque chose, je me crève au boulot, je me lève tous les jours à cinq heures, je passe mes soirées dans la comptabilité- et le résultat, en fin de compte, c'est que j'appauvris ma famille."

Triste constat ! Le travail  ne parvient plus à rémunérer correctement les gens, le travail ne fait qu'appauvrir ceux qui triment. 

L'agriculture est sacrifiée, "pour arriver aux standards européens"... "ce qui se passe en ce moment avec l'agriculture en France, c'est un immense plan social, le plus gros plan social à l'oeuvre à l'heure actuelle, mais c'est un plan social secret, invisible, où les gens disparaissent individuellement, dans leur coin, sans jamais donner matière à un sujet pour BFM.", déclare le narrateur.

 

Certains portraits de personnages sont particulièrement savoureux, par exemple, le docteur Azote dont les prescriptions sont pour le moins étonnantes...

Le narrateur Florent-Claude Labrouste est un anti-héros souvent pris en défaut, un être humain avec toutes sortes de faiblesses et de manques.

Pourtant, c'est souvent avec humour qu'il révèle ses failles, ses difficultés.

 

Houellebecq rend compte de notre monde : c'est un auteur réaliste qui se livre à une satire acerbe de notre société libérale, égoïste, veule, trop repliée sur elle-même.

 

Houellebecq voit, malgré tout dans l'amour la possibilité d'une transcendance, d'un bonheur que souvent l'on ne sait pas saisir et comprendre.

 

 

 

Une émission sur France Culture :

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-mystere-houellebecq

 

 

J'ai lu le nouveau Houellebecq... et j'ai aimé...
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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 08:55
Et si on revenait aux bonnes vieilles recettes ?

 

 

Bientôt, le retour de la consigne pour les bouteilles ?

Michel Vialay, député LR, a déposé une proposition de loi visant à la suppression progressive des bouteilles en plastique au profit du verre.

 

Le plastique est partout : dans les emballages, les bouteilles, la planète entière est polluée, sur terre, dans les mers, les océans...

 

Face à ce fléau planétaire, le retour à l'utilisation de bouteilles en verre paraît judicieux. On achète, alors, des bouteilles en verre un peu plus cher, et on est remboursé lorsqu'on rapporte la bouteille au magasin.

Alors, bien sûr, les bouteilles en verre sont plus lourdes, plus encombrantes, mais, malgré tout, le consommateur devrait en percevoir les avantages : le verre est plus sain que le plastique, il est réutilisable, il ne pollue pas la planète.

C'est le retour à la bonne vieille recette de la consigne...

 

Et, au fond, on voit que dans de nombreux domaines, les méthodes anciennes sont les meilleures.

Ainsi, dans l'enseignement, on a pendant des années délaissé l'apprentissage de l'orthographe et de la grammaire, mais face aux difficultés accumulées par les élèves dans ce disciplines, on en vient à réhabiliter enfin ces savoirs.

Comment a-t-on pu mettre au rebut l'apprentissage de la grammaire alors que celle-ci est indispensable pour une bonne maîtrise de la langue ?

 

On prend conscience aussi des vertus de l'effort : on a privilégié pendant des années un enseignement ludique, on a voulu gommer les difficultés, alors qu'elles sont inhérentes à la vie humaine...

Là encore, on revient à ce fondement de l'école : la notion d'effort qui est indispensable.

 

Dans le domaine alimentaire, on comprend de plus en plus l'intérêt d'une agriculture biologique sans pesticide, une agriculture qui préserve la nature, qui ne porte pas atteinte à l'environnement et aux autres espèces qui vivent sur la terre... une agriculture telle qu'on la pratiquait dans les temps anciens, une agriculture respectueuse de la planète.

 

Alors, bien sûr, l'agriculture intensive correspond à un besoin de nourrir toute la planète, mais que de gaspillages de nourriture dans nos sociétés !

 

Le passé nous donne, ainsi des leçons d'humilité, de mesure, de savoir-faire...

 

Les bonnes vieilles recettes ne sont-elles pas souvent les meilleures ?

 

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/lutte-contre-le-plastique-vers-le-retour-de-la-consigne-12-08-2018-2243064_23.php

 

 

 

 

Et si on revenait aux bonnes vieilles recettes ?
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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 08:19
Les oiseaux vont-ils disparaître ?

 

 

Alors qu'on nous promet toutes sortes de progrès technologiques, des smartphones de plus en plus performants, l'avènement de l'Intelligence artificielle, on nous annonce aussi que les oiseaux sont en train de disparaître de nos campagnes...

Il est beau le progrès ! 

Il détruit notre environnement, il pollue l'air, il anéantit la terre, détruit les insectes et il fait mourir les oiseaux...

 

Adieu l'alouette Lulu et le bouvreuil, les merles et les grives qui se raréfient, où sont les serins cini, les pouillots fitis, les mésanges nonnettes, les moineaux friquets ou ordinaires, les verdiers ? Disparus les roitelets, les chardonnerets, les linottes, où sont les sittelles, les mésanges à longue queue, les rouges-gorges, les mésanges bleues et charbonnières ?

Adieu la poésie de tous ces noms aux sonorités emplies de délicatesse, de charme !

 

L'oiseau n'est-il pas un symbole de fragilité et d'élégance ?

Et il est un des premiers à souffrir de la pollution des sols et de l'air...

 

Une étude publiée ce mardi 20 mars, date officielle du début du printemps, par le Muséum d'histoire naturelle et le CNRS met en garde contre la disparition inquiétante des oiseaux dans les campagnes françaises. 

"Pour les scientifiques, ce déclin est dû à l'intensification des pratiques agricoles, avec la fin des jachères imposées par l'Union européenne et l'arrivée des néonicotinoïdes, ces insecticides tueurs d'abeilles : 85 % de la population du carabe, un coléoptère faisant partie du régime alimentaire de certains oiseaux, a disparu depuis la fin des années 1990..."

 

En France, on a perdu un tiers des oiseaux des champs : l'intensification de l'agriculture est à l'origine de cette extinction.

Les progrès nous entraînent vers des dérives inquiétantes...

Si les oiseaux sont menacés, si les insectes pollinisateurs sont menacés, nous sommes nous-mêmes menacés d'extinction...

C'est la survie de l'espèce humaine qui est en jeu..


Aux Etats-Unis, plus précisément à Harvard, des chercheurs imaginent même un avenir terrifiant pour les abeilles : les remplacer par des drones.

Depuis des années, des colonies entières d'abeilles disparaissent. Les pesticides, les prédateurs comme le frelon asiatique, des parasites, le changement climatique sont à l'origine de ce déclin. Une véritable catastrophe écologique se prépare, et plutôt que de prendre le problème à la racine, certains se lancent dans des projets monstrueux : utiliser des machines, à la place des abeilles !

 

Il serait temps de prendre conscience du déclin de certaines espèces, il serait temps de revenir à une agriculture plus raisonnable et plus respectueuse de la nature...

Cette nature si prodigue qui nous offre toute la beauté des oiseaux, leurs couleurs, leurs plumes soyeuses, leurs chants délicats...

Cette nature que l'on s'applique à détruire de maintes façons...

 

 Ces vers d'Aristophane où l'auteur grec célèbre le chant des oiseaux ne seront-ils bientôt plus qu'un lointain souvenir ?

 

 

"Ô les oiseaux chantant doux, chantant gai, chantant fort !

Compagnons des saisons sereines, 

Notes de flûtes du printemps

Et du beau temps..." (Traduction de Marguerite Yourcenar)

 

(C'est ainsi que le choeur apostrophe les oiseaux, dans une comédie antique écrite par Aristophane...)

 

 

 

 

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/les-oiseaux-des-campagnes-disparaissent-a-une-vitesse-vertigineuse_122204

 

 

 

 

Les oiseaux vont-ils disparaître ?
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 09:47
Eh oui, les insecticides ne sont pas bons pour les insectes...

 

 

 

Les populations d’insectes ont probablement chuté de près de 80 % en Europe. C’est ce que suggère une étude internationale publiée mercredi 18 octobre par la revue PLoS One, selon le journal Le Monde.

 

L'étude a été faite à partir des données de captures d’insectes réalisées depuis 1989 en Allemagne ; elle montre aussi que le déclin des abeilles domestiques n’est que la partie émergée d’un problème bien plus vaste.

 

Les responsables ? Les pratiques agricoles, l'utilisation intensive de pesticides...

Tout le monde a pu le constater : les insectes se font de plus en plus rares dans nos jardins... papillons, abeilles, scarabées, bourdons, coccinelles disparaissent.

On voit bien encore quelques espèces de papillons : piérides, citrons, tirsis, mais les autres variétés semblent s'être évanouies.

 

La biodiversité est menacée en raison de l'activité humaine.

L'agriculture moderne utilise trop de pesticides, de désherbants, de produits chimiques toxiques.

En détruisant la nature et l'environnement, l'homme se détruit lui-même.

On ne peut continuer à épuiser, ainsi, la terre et ses ressources.


Les pesticides utilisés dans l'agriculture intensive sont en train d'anéantir les pollinisateurs.


Les néonicotinoïdes sont une famille de composants d’insecticides, dérivés de la nicotine : on imagine l'effet dévastateur de la nicotine sur des insectes fragiles, comme les abeilles !


Quand on connaît les ravages de la nicotine sur l'homme, on ne s'étonnera pas des menaces qui pèsent sur la survie des abeilles.

Ces pesticides seront interdits en France à partir de 2018... mais avec des dérogations. Dans la pratique, l’interdiction des néonicotinoïdes ne sera pas réelle avant 2020.

Et cette interdiction totale sera-t-elle vraiment appliquée en 2020 ?

On nous avait, aussi, annoncé la fin de l'utilisation du glyphosate, ce désherbant controversé susceptible de provoquer des cancers, et de nombreuses maladies chez l'homme.

Mais cette interdiction est encore reportée pour la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Comme le glyphosate a pour but d'éradiquer les plantes, il peut avoir des conséquences délétères sur la vie sauvage, il peut réduire la biodiversité  et détruire les réserves de nourriture pour les oiseaux et les insectes. 

Ce qui est inquiétant, c'est que les agriculteurs eux-mêmes sont favorables à l'utilisation de ce désherbant toxique.

Pourtant, les produits chimiques utilisés dans l'agriculture sont à l'origine de graves pathologies, souvent mortelles. 
 

Ainsi, les insecticides, les désherbants sont néfastes pour les insectes, pour la nature, la terre, l'eau, l'environnement, mais aussi pour les êtres humains...

Il serait temps pour notre agriculture d'évoluer vers des cultures biologiques respectueuses de l'homme et de l'environnement.

 

 

 

 

 

 

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 10:20
Tous contre le CETA !

 

 

 

Ce jeudi 21 septembre, le CETA, le traité de libre-échange qui unit l’Union européenne et le Canada est entré en application provisoire dans sa quasi-totalité.

Les droits de douane vont être supprimés sur 98 % des produits échangés entre l'Europe et le Canada.

 

Les grands gagnants seront, comme toujours, les grands groupes, les grandes multinationales aux dépens de l'intérêt général.

Les agriculteurs français, eux, redoutent encore une concurrence déloyale.

 

Au Canada,  on élève les boeufs avec des coûts de production beaucoup plus bas, dans des fermes industrielles aux dimensions démesurées.

 

Le boeuf canadien nourri aux farines animales, au maïs OGM, à la ractopamine, un complément alimentaire permettant d’augmenter la masse musculaire de l'animal, pourra désormais être vendu sur le marché européen.

 

Que dire du saumon génétiquement modifié, autorisé au Canada, ce fameux poisson"biochimique" qui a été surnommé à juste titre "frankenfish" ?

Le retrouvera-t-on bientôt dans nos assiettes ?

 

On le conçoit : les différences de normes d'élevage posent problème.

Les conditions de production sur le continent américain ne sont absolument pas les mêmes que chez nous.

Toutes les normes diffèrent, qu'elles soient environnementales, alimentaires, sanitaires, ou de bien-être.

 

Dès lors, les agriculteurs et les éleveurs français s'inquiètent à juste titre.

Et chacun d'entre nous peut s'inquiéter aussi de ces accords entre le Canada et l'Union européenne.

 

La traçabilité de ces viandes venues du Canada n'est même pas assurée.

De plus, ce type d'accord vise à internationaliser les échanges au lieu de les relocaliser... une hérésie environnementale.

 

Avec ce traité, on importera aussi plus de carburants issus des sables bitumineux du Canada en Europe, ce qui conduira inéluctablement à  une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, et ce qui aura un impact sur le climat.

 

A l'heure où les catastrophes climatiques se multiplient, un tel accord paraît déraisonnable et complètement inadapté.

A l'heure où l'on prend conscience des dangers du réchauffement climatique, le CETA est une aberration.

De nombreuses associations dénoncent cet accord dangereux pour notre économie, notre santé et notre environnement.

 

 

 

 

 

 

 

Tous contre le CETA !
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