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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 13:29
Le corps de l'anthropocène...

 

L'anthropocène : que désigne ce nom mystérieux ?

Ce néologisme, construit à partir du grec ancien "ἄνθρωπος, anthropos, être humain" et " καινός, kainos,  nouveau", apparaît au début des années 1990, pour signifier que l'influence des activités humaines sur le système terrestre est désormais prépondérante. 

 

La terre est dégradée, polluée dans toutes ses dimensions : l'air est pollué à cause de l'accumulation de gaz dans l'atmosphère, les glaces polaires sont en train de fondre, on assiste aussi à un effondrement de la biodiversité accéléré par le réchauffement climatique, l'eau, les mers, les océans sont asphyxiés par la pollution.

Ainsi, l'homme détruit son environnement, la planète qui lui permet de vivre. Nos sociétés consuméristes sont à l'origine de cette dégradation.

 

Et on peut remarquer que "cette entrée dans la société consumériste altère aussi profondément les corps et la physiologie des consommateurs."

Nous mangeons de plus en plus de graisses, si bien que l'obésité explose.

"Aux Etats-Unis, en deux siècles, la quantité de graisse ingérée a été multipliée par 5 et celle de sucre par 15 !"

La consommation de viande et de produits laitiers s'est également accélérée.

 

"Une alimentation fortement carnée et sucrée, dominée par des produits transformés si concentrés en calories que le sentiment de satiété en est retardé..."

 

Conséquences : une augmentation des maladies chroniques : cancers, obésité, maladies cardiovasculaires.

La société de consommation pollue l'environnement mais pollue aussi l'être humain lui-même.

 

Que dire de ces substances toxiques introduites dans les aliments ultra-transformés ? Additifs, colorants, substances chimiques de synthèse...

N'oublions pas les résidus de pesticides présents dans nos fruits et nos légumes, car notre agriculture intensive utilise de nombreux polluants qui souillent la terre.

 

Enfin, l'automobile a aussi façonné le corps de l'anthropocène : la motorisation a entraîné une diminution de l'activité physique, l'être humain ne marche plus, il roule...

Et que dire des écrans qui sont venus accroître la sédentarité de l'homme ? Des écrans qui se multiplient et devant lesquels les êtres humains passent de plus en plus de temps.

Ainsi, se modifient la morphologie et la physiologie humaines : plus d’une personne sur quatre dans le monde pourrait être obèse en 2045.

En France, 20 millions de patients souffrent de maladies chroniques, soit un tiers de la population. Ces maladies entraînent souvent une détérioration de la qualité de vie des patients. Elles sont à l'origine de nombreuses complications graves, d'invalidités et de souffrances physiques et morales.

Ainsi, le consumérisme en vient à dégrader non seulement la planète mais aussi les humains eux-mêmes...

Pouvons-nous continuer cette course effrénée qui nous entraîne dans une consommation infinie ?

 

 

 

 

 

Source : L'événement Anthropocène, un livre de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz

 

 

 

Le corps de l'anthropocène...
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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 09:49
Un Noël particulier...

 

Avec la crise du Covid, cette année, la fête de Noël s'annonce différente : pas de grands rassemblements familiaux, pas de grands repas de Noël...

 

Et si on en profitait pour mettre un peu plus de frugalité dans nos menus ?

Plus de simplicité dans les plats, plus de naturel...

Evitons les aliments transformés qu'on nous propose à tout va : pâtés en croûte au foie de canard, pains d'épices, gougères aux quatre saveurs, saucisses costumées, canapés, petits fours, sapin brioche au coeur fondant, tielles sétoises, cakes, black burgers au saumon fumé, saucisses cocktail, verrines aux écrevisses, poivrons, artichauts marinés, feuilletés au ris de veau et aux morilles, parmentier de poulet, de canard, coquilles Saint-Jacques à la Normande... etc. j'en passe et des meilleures... une véritable orgie consumériste...

 

Moins de cadeaux aussi : de nos jours, la plupart des enfants sont submergés de cadeaux, ce qui les laisse indifférents et blasés...

Trop, c'est trop !

Comme pour la nourriture, les excès ne sont pas bons...

 

"Alors qu'ils ne reçurent pendant longtemps qu'une orange dans leur soulier jusqu'au milieu du siècle dernier... les enfants n'ont pas seulement acquis le droit de désirer et de faire commande de leurs désirs. Ils y sont pour ainsi dire poussés avec la plus grande énergie par des adultes qui se repaissent de leur joie et se font les auxiliaires consentants de la main bien visible du marché...."écrit fort justement Stéphane Floccari, dans son ouvrage intitulé Survivre à Noël.

Les enfants rois sont désormais au centre de la société de consommation. Les enfants reçoivent tant de cadeaux !

 

Et les adultes eux-mêmes ne sont pas en reste : l'usage s'est répandu d'offrir des cadeaux à tout un chacun, et pas seulement aux enfants...

Ainsi, se perd l'esprit de Noël...

 

Qu'est-ce que la fête de Noël ? Quel est le message originel ? C'est bien sûr, celui de la crèche où un enfant est né dans la pauvreté, il y a deux mille ans, un enfant qui symbolise toute la richesse de l'amour.

 

Ce message a été oublié, perverti, car Noël est devenu dans nos sociétés une fête de la consommation, une célébration du capitalisme triomphant : que de richesses étalées dans les "temples de la consommation" que sont les grandes surfaces !

Quel luxe ! Quelle opulence !

Oublié l'esprit de Noël ! Oublié le message originel !

 

Alors, il faut souhaiter que ce Noël soit l'occasion de revenir à plus de simplicité et de retenue...

Mais, on peut en douter, car des habitudes sont installées...

 

 

 

 

Un Noël particulier...
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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 12:22
Retour à la normale...

 

Après deux confinements successifs, tout le monde aspire à un retour à la normale, le plus rapidement possible...

Oui, mais c'est quoi un retour à la normale ?

 

Retour de la pollution ? retour des embouteillages ? retour au travail, retour à l'open-space ? Retour de la vie normale, donc...

 

Retour du "métro-boulot-dodo", retour du train-train quotidien, des bonnes vieilles habitudes...

 

Retour des repas dans les fast-foods, retour de la routine, de la vie d'avant, quoi...

 

Vous vous souvenez ? C'était, il n'y a pas si longtemps, avant qu'un virus ne vienne perturber notre vie ordinaire, notre quotidien...

Magasins, restaurants, bars fermés, mesures de distanciation, masques, gel hydroalcoolique, télétravail, toute une façon de vivre bouleversée par le coronavirus.

 

Alors, comment ne pas souhaiter un retour à la normale ?

Un retour au monde d'avant... celui auquel on s'était habitué depuis des lustres...

Un monde pollué, une nature saccagée, des espèces animales menacées en voie de disparition, une mondialisation débridée, une compétition effrénée...

Une éducation sacrifiée, des enseignants dévalorisés, un savoir méprisé...

 

 

Un monde où les salariés déjà accablés de travail sont contraints de travailler toujours plus, toujours plus longtemps...

Un monde où les exclus, les SDF sont de plus en plus nombreux.

Un monde où le chômage est endémique...

Un monde où certains sont de plus en plus riches et d'autres de plus en plus pauvres...

Un monde normal, quoi...

 

Un monde où nous sommes abreuvés de publicités qui nous poussent à consommer toutes sortes de produits...

Un monde où la malbouffe est institutionnalisée, où on nous vend une multitude d'aliments transformés...

Un monde qui favorise la croissance consumériste...

Un monde dans lequel règne un tourisme débridé...

 

Un monde où le réchauffement climatique fait des ravages... un monde où des forêts sont régulièrement dévastées par des incendies...

 

Bref, un retour à la normale...

 

 

 

Retour à la normale...
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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 11:48
Notre horizon : la consommation...

 

 

Par curiosité, je me suis rendue ce samedi 28 novembre dans le centre de ma ville : c'était le premier jour d'ouverture pour les petits commerces, après un mois de confinement.

La principale rue commerçante était envahie de monde : une foule compacte qui investissait les trottoirs, des files d'attente, des voitures coincées dans des embouteillages...

 

Une réussite pour les commerçants privés d'activité lors de deux confinements, une aubaine pour ces gens qui n'avaient qu'une hâte : travailler, ouvrir leur boutique.

L'approche de la fête de Noël est un moment crucial, essentiel pour les petits commerces....

On voyait les gens déambuler dans les rues, portant des paquets, faisant provisions de cadeaux en vue des prochaines festivités...

 

Ainsi, nous sommes voués à une perpétuelle consommation tout au long de l'année, car les fêtes s'enchaînent et nous entraînent dans leur sillage de frénésie consumériste.

Travailler, gagner de l'argent pour consommer... C'est là l'horizon que l'on nous propose...

Dans les supermarchés, les rayons débordent de victuailles de toutes sortes...

Nous sommes invités à la grande goinfrerie de Noël et comme toutes sortes de mets sont accessibles, nous nous laissons tenter : nous vivons dans une société de consommation.

On ne peut y échapper. Qui penserait ne pas fêter Noël ?

 

On le voit bien : quand les commerces ferment, une grande partie de notre société est à l'arrêt.

Ne sommes-nous pas formatés et conditionnés pour consommer ? 

Ne sommes-nous pas formatés par la publicité, par les différents médias qui nous incitent à consommer, et même à surconsommer ?

 

Les produits que nous consommons sont souvent des produits de luxe, du superflu... 

Laissons la parole au philosophe André Comte-Sponville : "Un tel luxe est d'autant plus choquant qu'il constitue, d'évidence, une perversion du message de Noël. Un enfant est né, il y a quelque deux mille ans, pauvre parmi les pauvres, pour célébrer, sans faste ni puissance, l'unique richesse de l'amour. Il fut un temps où on se demandait si le capitalisme était compatible avec cette éthique-là, celle des Evangiles, si le christianisme, en sa pureté, n'était pas une réfutation terrible de ce qui fait vivre nos sociétés. Vieilles lunes, semble-t-il. On se demande maintenant si les Evangiles ne sont pas réfutés plutôt par le capitalisme..."

 

Et nous en oublions souvent tous les plaisirs gratuits que peut nous offrir la nature... Nous en venons même à négliger cette nature, à la malmener, à la polluer, la piller, la saccager pour satisfaire toutes sortes de désirs superflus.

Pourrons-nous sortir de ce système qui nous entraîne inexorablement à notre perte ?

Un système qui détruit la planète sur laquelle nous vivons...

"C'est la nature qu'il faut défendre comme si notre vie en dépendait... parce que c'est le cas..." telle est la phrase de conclusion d'un documentaire diffusé sur ARTE, intitulé "H2O, l'eau, la vie et nous".

Oui, nous dépendons de la nature : il serait temps d'en prendre conscience.

"Une chose est certaine : il est impossible de continuer sur la trajectoire actuelle. Qu'on le veuille ou non, ça ne durera pas. L'inquiétude qui se dessine ici est aussi une chance sans précédent.", écrit Aurélien Barrau, astrophysicien au CNRS, dans son ouvrage intitulé : Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité.

 

 

 

 

 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 11:42
En temps de confinement, il faut tout de même se ravitailler...

 

 

On ne peut y échapper : il faut se nourrir et en temps de confinement, il est indispensable de faire ses courses.

Je me suis donc rendue au supermarché le plus proche. Pour atteindre le magasin, une circulation très fluide et réduite : quelques rares voitures sur la route. C'est là un effets bénéfiques du confinement : les routes sont dégagées, la pollution s'estompe...

Arrivée sur place, je découvre un parking pratiquement vide, alors qu'en temps ordinaire, il est saturé.

Evidemment, la galerie marchande est fermée : une seule entrée est accessible et les clients sont canalisés.

A l'intérieur, encore peu de monde : les gens circulent lentement et à distance.

 

Un haut-parleur diffuse des messages : des consignes de sécurité, des conseils pour maintenir une distance de 1 mètre entre chaque client.

Un autre message est diffusé afin de rassurer les clients : on affirme que tout le mobilier, tous les caddies sont désinfectés et nettoyés régulièrement...

Alors, là, vraiment j'ai des doutes : il me paraît impossible que le personnel assure le nettoyage des caddies, d'ailleurs, le nombre de vendeurs est très limité....

 

Bien sûr, le rayon des pâtes et du riz a été dévalisé... les clients se sont précipités dès l'annonce du confinement sur ces denrées faciles à conserver. On ne trouve plus de désinfectant, plus d'alcool.

Mais on peut acheter encore des fruits, des légumes et tous les autres produits de consommation habituels.

 

Dans les allées, certains sont équipés de masques, d'autres portent des gants, des gants de ville ou des gants en plastique... C'est hallucinant.

J'ai comme l'impression d'être dans un film de science-fiction où les gens sont contraints de se protéger d'un virus venu d'une autre planète... mais non, c'est la réalité.

Je pense à mes parents, à mes grand-parents qui ont vécu des guerres, mais qui n'auraient jamais imaginé un tel scénario.

 

Le silence règne dans le magasin... une ambiance morne, lugubre, les gens ne s'attardent guère et se hâtent de finir leurs courses.

L'employé chargé de peser les fruits et les légumes est équipé lui aussi de gants, mais il arbore un large sourire qui se veut rassurant.

Au rayon librairie devant lequel je passe, il n'y a personne... les gens sont venus essentiellement pour se ravitailler.

 

Après avoir rempli mon caddie, je me dirige vers les caisses : aucune attente, la caissière est protégée par un plexiglas, elle porte des gants bien étanches.

Je suis tout de même soulagée de sortir du magasin : cette ambiance de suspicion, de protection est lourde, pesante, inquiétante, même si elle est nécessaire.

Devons-nous nous protéger ainsi à chaque sortie ? Devons-nous mettre des masques, porter des gants ? Est-ce vraiment utile ?

Le masque ne présente-t-il pas aussi certains dangers ? Les aliments et les emballages peuvent-ils être contaminés ? Je suis assaillie de questions pour lesquelles je n'ai pas vraiment de réponse.

 

 

 

 

 

En temps de confinement, il faut tout de même se ravitailler...
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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 11:40
Bientôt, les distributeurs automatiques de pizzas...

 

Nous avons tous l'habitude de récupérer de l'argent dans des distributeurs automatiques... 

 

Dans les supermarchés, les caisses automatiques se développent...

 

Les machines deviennent de plus en plus présentes dans le monde moderne : toujours plus efficaces, plus performantes, autonomes...

 

Et voilà qu'un nouveau business apparaît : la machine à pizzas...

Les acteurs de la distribution automatique conçoivent des machines connectées pour s’adapter aux besoins des consommateurs. Idéales pour une consommation nomade, elles permettent par exemple aux clients de déguster une pizza à toute heure du jour ou de la nuit.

 

Il faut dire que la pizza connaît un succès considérable : il s'en consomme plus de 30 milliards par an !

On connaît les livreurs de pizzas qui distribuent un peu partout ces préparations industrielles faites à la va vite.

 

Mais une nouvelle étape a été franchie avec les distributeurs automatiques de pizzas...

 

Que dire de la qualité des produits ainsi distribués ? Forcément, il ne faut pas attendre des miracles...

 

Ces pizzas sont des aliments ultra-transformés, pas vraiment diététiques : elles contiennent généralement deux fois plus de calories, trois fois plus de sucres libres et deux fois plus de sodium, sans compter qu'elles fournissent beaucoup moins de protéines, de fibres, de vitamines et de minéraux.

Et que dire des ingrédients utilisés ? Le plus souvent, on n'en connaît même pas la provenance...

 

Rien ne vaut une pizza traditionnelle façonnée par un artisan spécialiste, le pizzaiolo.

 

Avec les machines automatiques, cette préparation populaire devient un produit industriel.

C'est bien sûr au consommateur de faire le choix de la qualité, de vérifier ce qu'il achète et consomme.

Mais, hélas ! Ce sont souvent les plus pauvres qui sont victimes de cette malbouffe peu chère.

 

 

 

 

 

Source : un article paru sur Marianne

Bientôt, les distributeurs automatiques de pizzas...
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26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 08:58
Encore l'enfer de la Noël...

 

Ce lundi 23 décembre, je me rends au supermarché pour faire mes derniers achats de Noël... sur la route, soudain, ça bloque : un bouchon dans une station service empêche d'avancer. 

La circulation est à l'arrêt... les gens klaxonnent, s'impatientent, vocifèrent... C'est l'enfer de la Noël... au bout d'un long moment d'attente, on peut finalement circuler.

 

Arrivée au supermarché, je parviens tout de même à trouver assez facilement une place sur le parking.

Mais, à l'intérieur du magasin, c'est la cohue : une foule dense arpente les rayons de nourriture, en quête de victuailles.

 

Au rayon des produits surgelés, plus de langouste : l'étal a été dévalisé....

On trouve seulement des crevettes et des gambas, mais je n'ai pas confiance car le produit a été conditionné en Inde. Je préfère m'abstenir.

 

Les gens circulent difficilement avec leurs caddies, tant les allées sont encombrées.

Des employés viennent encore remplir les rayons avec des chariots roulants : des gâteaux, des panettones, des pâtisseries de toutes sortes.

 

C'est la folie de Noël qui s'empare des clients, c'est la fièvre consumériste qui les saisit invariablement en cette période de l'année.

Pour ma part, j'essaie d'effectuer mes courses le plus rapidement possible car je veux sortir de cet enfer...

J'achète des légumes et des fruits, du poulet, quelques chocolats et des marrons à offrir... j'achète aussi un livre, La panthère des neiges de Sylvain Tesson, encore un cadeau pour la Noël.

 

Je discute brièvement avec l'employé chargé de peser les fruits et légumes : il déclare qu'il n'aime pas la Noël, je lui réponds : "oui, c'est infernal, ici... mais Noël, c'est aussi la fête de la famille et des enfants..."

 

Lui ne voudrait fêter que la lumière... et en effet, c'est une façon de remonter aux origines... Il me dit aussi qu'il déteste souhaiter de "bonnes fêtes"... Il est vrai que c'est là un souhait convenu et répétitif.

Je lui dis donc que je ne lui souhaite pas de bonnes fêtes, et il me lance alors un Merci tonitruant...

 

Je me dirige, au milieu d'un dédale de caddies, vers les caisses mais il faut faire tout le tour du magasin pour rejoindre la file de clients qui est interminable...

Il faut encore attendre, piétiner pour pouvoir payer ses achats.

 

Je sors enfin du magasin, ravie de pouvoir m'échapper de cet enfer consumériste...

 

 

 

 

 

Encore l'enfer de la Noël...
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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 12:56
ça déborde !

 

Noël approche : les magasins, les supermarchés regorgent de nourriture, des produits sophistiqués, des préparations de toutes sortes qui envahissent les rayons.

Chaque année, on a l'impression qu'on nous incite plus encore à une consommation pléthorique et dangereuse...

 

Jugez plutôt :

"Oeufs de lompe, poivrons à la ricotta, olives manzanilla à la méditerranéenne, accras, ktipiti extra, mini involtini, tzatziki, tarama aux Saint-Jacques, tapenade, guacamole à la mexicaine, blinis moelleux, saumons sauvages, saumons de Laponie, d'Ecosse, de Norvège, escargots de Bourgogne, feuilletés aux escargots, noix de Saint-Jacques farcies, roulés de jambon, bouchées au fromage frais, bouchées apéritives...

 

Pâtés en croûte au foie de canard, pains d'épices, gougères aux quatre saveurs, saucisses costumées, canapés, petits fours, sapin brioche au coeur fondant, tielles sétoises, cakes, black burgers au saumon fumé, saucisses cocktail, verrines aux écrevisses, poivrons, artichauts marinés, feuilletés au ris de veau et aux morilles, parmentier de poulet, de canard, coquilles Saint-Jacques à la Normande...

 

Feuilletés saumon crevettes, feuilletés champignons poulet, feuilletés fromage de chèvre, friands à la viande, saucisses de Morteau, boudins noirs antillais, boudins noirs aux pommes, boudins de Lyon à la crème, saucisses de Francfort, ballotines de jambon, ballotines de volailles, caviar d'Aquitaine, caviar Baeri, plateaux de fromages, etc."

J'en passe et des meilleures...

 

ça déborde !

Que de sophistication dans les dénominations !

On nous incite à surconsommer dans une ambiance festive : musiques, couleurs éclatantes rouge et or, emballages en plastique qui laissent voir les marchandises...

 

C'est la frénésie de Noël qui commence : la fête de la surconsommation...

Mais où est passé l'esprit de Noël ?

 

Comme l'écrit Sylvain Tesson "Etre né sur la paille, avoir échappé à Hérode et finir sur une croix, tout ça pour que le 24 décembre, les foules hystériques se battent devant les vitrines, obsédées par cette question : faudra-t-il ouvrir les magasins le dimanche au cas où l'on n'aurait pas eu le temps de remplir les hottes de Noël ras-la gueule ?"

 

Trop de consommation gâche la fête : nos sociétés nous entraînent vers des excès de toutes sortes, des excès nuisibles pour notre santé, dommageables pour la planète.

Stéphane Floccari dénonce ce phénomène dans un ouvrage intitulé "Survivre à Noël" : "C'est un moment de régression consentie et même organisée qui prend la forme d'une tempête de cadeaux... La grande affaire de la fin de l'année, c'est Noël, avec ses cadeaux, vitrines, dépenses gargantuesques et listes interminables, du moins pour ceux qui peuvent se le permettre... Nous sommes presque tous d'accord, à un moment ou à un autre, pour dénoncer cet état de fait que pourtant nous perpétuons."

 

Et, chaque année on assiste à une surenchère inquiétante... et chaque année, la foule se précipite dans cette orgie consumériste.

 

 

 

 

 

ça déborde !
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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 09:20
Mais est-ce encore du miel ?

 

 

"Doux comme le miel", "μελιηδης", disait le poète Homère pour évoquer des paroles, du vin, des fruits, soulignant, ainsi, les bienfaits de cette substance que nous offrent les abeilles...

Le miel, cette nourriture divine produite par les abeilles, est-il en train de disparaître ?

On peut le redouter car le miel devient une denrée rare en France : on est donc obligé d'importer du miel...

Mais est-ce encore du miel ? 

En 20 ans, la quantité de miel a été divisée par quatre... les récoltes se sont effondrées, car les abeilles ne vont pas bien.

 

Sur la plupart des pots que nous achetons, très peu d'indications précises sur la provenance... pire, la moitié des miels vendus viendrait de très loin, certains n'auraient même jamais vu l'intérieur d'une ruche, car désormais, en Chine, les industriels parviennent à fabriquer de faux miels...

 

Produit à partir du nectar des fleurs, le miel est pourtant, à l'origine, une substance entièrement naturelle...

85% de la matière première est importée : miels venus d'Argentine, d'Espagne, d'Ukraine, de Hongrie, d'Italie...

Une fois mélangés, ces miels ont perdu de leur traçabilité : la réglementation n'oblige pas à indiquer les pays d'origine sur l'emballage.

 

Alors, un tiers des français préfèrent acheter leur miel sur les marchés : les prix y sont plus chers, mais les gens font confiance aux vendeurs. En fait, c'est souvent un leurre. Certains apiculteurs n'hésiteraient pas à compléter leur production avec des miels étrangers. Certaines personnes trichent : du miel vendu comme français ne l'est pas.

 

Ainsi, des miels vendus sur les marchés ne sont pas conformes à l'appellation indiquée sur l'emballage. Les tromperies sont massives.

La fraude atteindrait la moitié des miels vendus sur le marché.

 

Mais il existe une fraude bien plus grave : certains industriels parviennent à fabriquer du faux miel, et en matière de contrefaçon, un pays décrocherait la palme d'or : la Chine.

La Chine est désormais le plus gros exportateur mondial... Le nombre de ruches n'a augmenté que de 13% alors que les exportations ont explosé : 196% de hausse en 15 ans !

Un miel vendu 3 fois moins cher que ceux des apiculteurs français. Mais, un miel sans parfum, sans arôme gustatif.

 

Après analyse, on ne trouve pas de pollen dans ce miel : c'est donc un sirop de sucre, une sorte de miel 100% synthétique. Ces faux miels chinois sont si sophistiqués qu'ils sont très difficiles à détecter.

 

Et, on trouve même du glyphosate dans certains miels...

Les consommateurs doivent donc se montrer vigilants, mais il n'est pas facile de détecter les fraudes...

 

 

 

 

 

Source : un reportage sur la cinq :

 

https://www.france.tv/france-5/le-doc-du-dimanche/1099945-la-bataille-du-miel.html

 

 

 

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 11:58
Le business des croquettes...

 

 

Propriétaires de chats et de chiens, vous croyez bien nourrir vos animaux avec des croquettes ? Détrompez-vous ! Ces croquettes  payés à prix d'or sont souvent dangereuses et néfastes. C'est une nourriture industrielle dont les effets peuvent être dévastateurs.

Un reportage diffusé sur France 5 analyse le business des croquettes... et voici ce qu'on découvre :

 

 

En France, une famille sur deux possède un animal de compagnie, un record en Europe... de quoi aiguiser l'appétit de bien des fabricants de croquettes pour chats et chiens.

Des emballages soignés, des produits variés : le premium ou haut de gamme se développe de plus en plus. Les gens veulent donner le meilleur à leur animal.

 

L'enjeu est colossal : le rayon animalerie est le deuxième rayon de l'épicerie...

L'offre est pléthorique : du bio, du light, des saveurs insolites à la truite, au lapin, et même des produits très étudiés que l'on dirait tout droit sortis d'un cabinet de vétérinaire.

 

Les emballages permettent d'attirer les clients : les fabricants vantent l'idée de vitalité, des produits sains, naturels, du plaisir.

Ce sont pourtant des produits industriels. Deux géants se partagent le marché : le suisse Nestlé et l'américain Mars. L'an dernier, en France, le chiffre d'affaires du secteur a atteint 3,4 milliards d'euros !

 

Mais quelle est la composition exacte de ces croquettes ?

On y trouve parfois des sous-produits animaux, c'est à dire des restes des abattoirs : les bas morceaux et les carcasses, des foies, des coeurs, des croupions...

Cette marchandise est peu chère. En fait, une entreprise familiale en Normandie à 60 km de Caen est la seule à utiliser ces restes de viandes fraîches.

Dans la plupart des croquettes, on ne trouve pas des morceaux de viandes, mais des protéines animales transformées : les carcasses sont broyées, cuites, séchées, réduites en poudre pour obtenir des farines animales.

Sabots, cornes, peaux, poils, laine entrent dans la composition de ces farines. Pas de muscle, aucun morceau noble...

De plus, des céréales sont utilisées : un mélange de blé, de maïs et de riz. L'amidon sert de colle pour agglomérer les ingrédients.

Les céréales sont encore moins chères que la viande : les fabricants n'hésitent donc pas à forcer la dose.

Mais ces céréales peuvent être très dangereuses pour les animaux, elles peuvent développer des mycotoxines, des moisissures qui ont des conséquences sur la santé des chats et des chiens... démangeaisons, système immunitaire affaibli, problèmes de reproduction, petits mal formés, non viables...

 

De plus, les céréales contiennent des glucides : les chiens et les chats sont des carnivores et n'ont pas besoin de glucides, ils n'ont pas l'anatomie pour absorber des céréales en grande quantité.

Ainsi, certains animaux souffrent de diabète... En France, 27% des chats, 40% des chiens sont obèses. D'autres développent des dermatites.

Les glucides ne sont même pas clairement indiqués sur l'emballage des produits.

 

Ainsi, même nos animaux domestiques sont victimes de l'industrie agro-alimentaire...

 

 

 

 

 

Le business des croquettes...
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