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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 12:52
Sur les traces de Vincent Munier et Sylvain Tesson...

 

Magnifique ouvrage qui laisse une large place aux somptueuses photographies de Vincent Munier, illustrées par quelques textes ciselés de Sylvain Tesson.

Un ouvrage consacré au Tibet, où les deux aventuriers sont partis à la recherche de la panthère des Neiges.

 

Mais le livre ne se réduit pas à la seule panthère des neiges, puisqu'on peut y admirer toute une faune sauvage inconnue sous nos latitudes.

Une large place est faite aussi aux paysages enneigés et montagneux du Tibet.

L'ouvrage s'ouvre justement sur une photographie nocturne où l'on aperçoit des montagnes parsemées de neige, un ciel légèrement voilé par des nuées vaporeuses qui laissent entrevoir une lune dorée toute en rondeur.

Une véritable toile, un tableau dans les tons de bleu d'où émergent des sommets blancs de neige...

Une première image propice à la rêverie...

 

Le livre nous permet ainsi de voyager et de découvrir des animaux insolites...

Magie de la photographie ! Et Munier est un artiste dans ce domaine...

On admire des silhouettes de cervidés, de loups qui surgissent dans le lointain sur des sommets inaccessibles.

On côtoie des animaux qui paraissent à la fois étranges et familiers... un lièvre laineux aux oreilles géantes, au regard d'ambre,  une mésange de Hume, un chat de Pallas, des klangs ou ânes sauvages, un pika à lèvres noires...

 

Une gazelle du Tibet, des yacks sauvages...

On croise leurs regards curieux, étonnés, fascinants...

"Des apparitions, commente Sylvain Tesson, à la beauté parfaite, de saints surgissements..."

Comment ne pas être ébloui par le regard de ce chat de Pallas qui nous observe avec curiosité ?

Comment ne pas admirer sa toison chatoyante ?

On aime aussi cette niverolle à cou roux, aux teintes douces, au regard sombre qui semble scruter l'objectif...

Ou encore ces gazelles du Tibet qui gambadent dans la neige, silhouettes graciles et élégantes auréolées par un vol de niverolles.

Ou encore ces panthères des neiges qui nous observent intégrées dans un paysage minéral, comme si elles se fondaient dans la pierre.

Un ouvrage qui favorise l'émerveillement face à des animaux sauvages en pleine liberté...

 

Un regard tendre, curieux, admiratif pour ces animaux d'une beauté unique...

 

Certains de ces animaux  sont classés dans les espèces menacées d'extinction.

 

https://www.babelio.com/livres/Munier-Tibet--mineral-animal/1178769

 

http://www.photoby.fr/fr/3643-tibet

 

 

Sur les traces de Vincent Munier et Sylvain Tesson...
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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 12:52
Magnifique ! Le photographe des neiges...

 

Des images féeriques de glace et de neige... le froid, le vent, des paysages de montagnes chaotiques, des dangers, des précipices, des falaises, rien n'arrête le photographe des neiges, Jérémie Villet.

Nous suivons ce photographe animalier en quête de faune sauvage lors d'un reportage diffusé sur France 2.

Jérémie Villet nous emmène dans un monde sauvage et tout blanc, il en ramène des photos qui ressemblent à des oeuvres d'art.

Et ce soir-là, il nous fait découvrir le monde mystérieux du Mont-Blanc.

Il est en quête de la perdrix blanche et du lièvre blanc..., le lagopède et le blanchon.

Le photographe part pour plusieurs jours à la recherche de ces espèces rares.

 

L'aventure commence par une longue ascension où l'on peut admirer un chamois qui gambade dans la neige... puis un bouquetin dont la silhouette se détache sur les sommets à la nuit tombée...

De l'autre côté du col, à 2300 mètres d'altitude environ, la neige est enfin là.

 

Et c'est là que Jérémie Villet repère des traces d'un lièvre blanc profondément enfoncées dans la neige.

On le voit alors s'installer pour la nuit avec un simple sur sac étanche et un duvet.

 

Notre photographe s'endort rapidement malgré le froid et le vent. Une nuit peuplée de rêves comme ceux qui l'ont poussé à devenir photographe des neiges.

On aperçoit alors quelques unes des photos qu'il a ramenés de ses voyages : une paire d'yeux dans la neige, un rapace qui déploie ses ailes, un bouquetin, un cerf...

Des photos qui sont très apaisantes, et, en même temps, elles parlent de réalités qui sont très difficiles, le sauvage, le froid, le blizzard, des combats de mouflons...

 

Le lendemain, notre photographe est réveillé par le chant d'un lagopède, un bruit bizarre, un peu guttural.

Le mauvais temps arrive, la neige tombe... ce qui réjouit Jérémie Villet.

"J'aime beaucoup, ça fait comme du papier à dessin dans lequel on va aller chercher un détail.", commente-t-il.

Puis, c'est le départ à la recherche des lagopèdes...

"Surtout ne pas parler, ne pas faire de bruit, rester calme, avancer tout doucement, se fondre dans le décor pour mieux observer la faune sauvage..."

Soudain, le photographe aperçoit les oreilles d'un blanchon qui dépassent dans la neige.

Jérémie Villet pourrait s'approcher mais il  ne va pas le faire... il ne veut pas le pourchasser, mais le suivre parce qu'il va laisser des traces.

En chemin, il croise un lagopède, une perdrix blanche, un oiseau blanc au regard et au bec sombres.

"Elle gonfle son plumage pour tenir dans le froid et la pluie. Comme une boule de porcelaine toute fragile.

Malheureusement, on pense que dans 50 ans, il n'y en aura plus, ça subit terriblement le réchauffement climatique."

Le lendemain, après une nuit dans un refuge, Jérémie repart sur la piste du blanchon, dans un secteur encore plus reculé, derrière une crête difficile à atteindre quand la neige est profonde.

Il repère des traces du lièvre, et un peu plus loin, l'animal apparaît.

"C'est complètement pur, quand tu le vois, ça paraît tellement fragile, juste des petites oreilles et un oeil.

C'est incroyable d'être dans la nature et pour une fois, nous les hommes de ne pas interférer avec rien... Tu as l'impression que c'est un privilège !"

 

MAGNIFIQUE !

 

 

 

https://www.france.tv/france-2/20h30-en-fetes/2141593-le-photographe-des-neiges.html

 

 

 

Magnifique ! Le photographe des neiges...
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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 09:46
Une ferme géante dans la ville...

 

C'est indéniable : dans nos villes bétonnées, nous perdons le contact avec la nature... nous ne connaissons plus les noms d'arbres, de fleurs, nous ne côtoyons plus les animaux de la ferme : poules, coqs, oies, vaches, moutons, lapins dont il existe tant de variétés et de races !

 

Les Journées Méditerranéennes des Saveurs ont permis aux Nîmoises et aux Nîmois de se reconnecter avec la nature, le monde paysan, le travail des éleveurs...

Une ferme géante s'est installée le temps d'un week-end non loin des Arènes...

 

Des odeurs de fumier, de bétail ont envahi les rues du centre ville...

 

Les enfants, les adultes étaient ravis de découvrir toutes sortes de races de vaches : Gasconne des Pyrénées, Aubrac, Salers, Charolaise, Limousine etc.

On les voyait ruminer paisiblement dans leurs box, des images apaisantes...

Des veaux se bousculaient, approchaient familièrement leur museau du public...

Les enfants étaient impressionnés par la puissance, la taille imposante de ces animaux.

 

Ils s'attardaient volontiers auprès des chevaux, des ânes, des lapins, des moutons...

Raïole, Caussenarde des garrigues, Tarasconnaise, Lacaune, Mérinos d'Arles, Blanche du Massif Central, autant de noms pittoresques de races de moutons...

Les Shetlands d'Audabiac remportaient un vif succès auprès des enfants...

On pouvait découvrir des variétés étonnantes de pigeons : le cravaté italien, le pigeon paon, de poules : wyandottes noires, d'autres au plumage chamarré de blanc et de noir...

Des lapins : gris de Touraine, Sallander, Fauve de Bourgogne, Bélier noir, Fech Feu...

Des oies : Rollen, oies de Sam, des poules gardoises à la crête rouge vif, Gournay...

Des dindons : le Bronzé d'Amérique, des chèvres : Saanen, Alpines, du Massif central...

 

Alors, bien sûr, dans une telle exposition, les animaux sont parqués, domestiqués, encagés, ce n'est pas la panthère des neiges traquée par Sylvain Tesson.

Mais, on est sensible à la beauté des plumages, des fourrures, à la puissance de certaines espèces.

On baigne dans un monde d'odeurs du terroir...

On entend un tintamarre de cris, de meuglements, de glapissements, de bourdonnements...

Quelle ambiance ! On a vraiment l'impression d'être à la campagne !

 

 

 

 

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 08:58
Il est où le bonheur ? Il est là...

 

C'est l'été : le moment des vacances et des grandes migrations... Nous avons pris l'habitude de partir en vacances, de découvrir le monde : voyages de découvertes vers l'ailleurs...

 

Pourtant, souvent, nous ne connaissons même pas le pays dans lequel nous vivons, les campagnes environnantes, les parcs, les jardins de nos villes...

 

Est-il besoin de partir loin pour faire des découvertes ?

Il est où le bonheur ? Il est là tout près de nous, à portée de mains...

 

Comme l'écrit Aurélien Barrau dans son ouvrage intitulé "Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité", "Il n'est peut-être pas nécessaire de faire 10000 kilomètres en avion pour découvrir des animaux merveilleux, des paysages insoupçonnés et des humains sidérants. Toute une magie mystérieuse de l'ici est sans doute à réapprendre, pour le meilleur."

"Avant de désirer parcourir la planète pour découvrir l'altérité, a-t-on seulement pensé à parler avec son voisin de palier ? Avons-nous seulement commencé à regarder vraiment les animaux et les arbres qui nous entourent ?"

 

Connaissez-vous les oiseaux qui peuplent nos jardins ? Savez-vous les reconnaître, savez-vous différencier leurs chants ?

Bergeronnettes, merles, mésanges, fauvettes, pinsons, moineaux, rouges-gorges,... une symphonie dans les arbres...

 

 

Est-ce que vous êtes capable de donner un nom à tous les insectes qui bruissent dans les alentours ?

Cigales, cétoines dorées, bourdons, coccinelles, hannetons, phasmes, scarabées, lucioles, etc.

 

Savez-vous toutes les espèces de papillons qui viennent butiner nos fleurs ?

Connaissez-vous le Tircis, la Belle-Dame, le Vulcain, le Citron, la Sylvaine, la Mégère, le Flambé ?

 

Et les arbres qui nous entourent, savez-vous les nommer ? Peupliers, chênes, cyprès, bouleaux, micocouliers, cèdres, marronniers, tilleuls, cytises, hêtres etc.

Tant de merveilles à découvrir !

Il nous faut réapprendre à porter attention au monde, à écouter le chant des oiseaux, à observer les couleurs des paysages, les formes des arbres, des herbes, des fleurs, à contempler un coucher de soleil...

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 11:00
Sur la piste des créatures fabuleuses : le loup...

 

 

Depuis les contes de notre enfance, le loup hante nos imaginations... il suscite l'effroi, la peur : on le connaît si mal...

 

Baptiste Morizot nous entraîne sur la piste de ces créatures fabuleuses : les loups et d'autres mammifères...

 

Baptiste Morizot nous le dit : " Les créatures fabuleuses, ce ne sont pas des dragons, des licornes ou des monstres comme il y en a dans les livres d'images. Ce sont les êtres vivants qui habitent juste à côté de nous, dans les forêts, dans les montagnes, parfois, juste à l'autre bout du jardin."

"Ce sont les animaux réels qui sont fabuleux."

 

Et Baptiste Morizot nous entraîne dans une vallée des Alpes : la Clarée.

Là, vit une meute de loups.

L'auteur nous montre comment distinguer des empreintes de chiens et celles des loups.

 

Et il raconte un de ses pistages...

On le suit dans la neige, en train de chercher et d'examiner des empreintes de loups...

Merveilleux voyage dans des paysages somptueux !

Soudain, notre aventurier aperçoit des traces de loups "qui tournent en rond", ce qui est inhabituel pour des empreintes de loups.

Ce sont bien des empreintes de loups mais avec un comportement de chiens.

Quelle est cette énigme ?

Deux loups qui se comportent comme des louveteaux, c'est à dire comme des enfants...

Après enquête et déductions, Baptiste Morizot comprend qu'il s'agit de loups amoureux.

Comme les humains, les loups jouent, font l'enfant quand ils sont amoureux : "cela crée un cocon d'intimité, agréable et rassurant..."

Une bien jolie conclusion de ce pistage...

 

Baptiste Morizot nous entraîne dans bien d'autres aventures, encore sur la piste des loups, mais aussi à la découverte des abeilles, des araignées épeires, des arbres, des ours, des lynx, de la panthère des neiges...

Et il nous invite à observer tous ces êtres vivants qui nous entourent : les arbres, les oiseaux, les insectes...

"Qui rend la planète vivable ? Nous massacrons en masse les pollinisateurs avec des pratiques agricoles qui passent par l'usage massif de pesticides, par une mécanisation à outrance, alors que les pollinisateurs rendent notre vie vivable... nous ne pouvons pas continuer à habiter cette planète sans eux..." nous dit Baptiste Morizot.

Une mise en garde essentielle...

 

 

 

Sources : des ouvrages de Baptiste Morizot

Pister les créatures fabuleuses

 

Manières d'être vivant

 

https://www.liberation.fr/debats/2018/12/25/baptiste-morizot-sur-la-piste-du-loup-l-homme-depourvu-de-nez-doit-eveiller-l-oeil-qui-voit-l-invisi_1699669

 

 

 

Sur la piste des créatures fabuleuses : le loup...
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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 10:51
Est-ce que ce monde est sérieux ?

 

Comment dire la barbarie de la corrida ? Comment restituer la souffrance de l'animal voué à être sacrifié dans l'arène ?

Francis Cabrel a fait le choix judicieux de nous faire entendre les pensées d'un taureau qui s'exprime à la première personne : il personnifie l'animal qui retrouve ainsi toute sa dignité et toute sa noblesse.

 

Le poète nous fait voir le taureau, au moment même où il va entrer dans l'arène, enfermé, isolé dans une "chambre noire", un lieu effrayant alors que l'animal perçoit des bruits de fête au bout du couloir : le contraste est saisissant entre l'obscurité et la gaieté de l'ambiance créée par les hommes : "on s'amuse, on chante... les fanfares"....

Le contraste est saisissant aussi entre la solitude du taureau et la foule compacte représentée par le pronom indéfini "on" et plus loin par le mot au pluriel : "les fanfares".

L'animal est assailli de sensations, visuelles, auditives, particulièrement intenses : "la chambre noire", puis "le grand jour", le bruit du "verrou", les chants de la foule.

Et tout d'un coup, après une longue attente, le taureau découvre brutalement "le grand jour"...

 

On entre alors dans les pensées de l'animal, qui évoluent vers la compréhension de la situation : il est acculé, obligé d'avancer dans l'arène et d'affronter cette "danseuse ridicule"...

Le torero désigné par cette métaphore est dévalorisé et rabaissé grâce à l'emploi du féminin. Vêtu de son costume clinquant, il se réduit à une image grotesque.

 

Dès lors, l'animal n' a plus qu'une solution : avancer, combattre.

La question réitérée : "Est-ce que ce monde est sérieux ?" montre bien l'absurdité de la situation à laquelle est confronté le taureau : des gens qui se réjouissent d'un combat à venir.

 

L'animal évoque ensuite son pays d'origine l'Andalousie et ses "prairies bordées de cactus"... pour se donner du courage face à l'adversaire désigné encore par des termes péjoratifs : "ce pantin, ce minus".

L'homme est d'ailleurs mis sur le même plan que son chapeau dans l'expression : "lui et son chapeau", il est ainsi ravalé au rang d'objet, méprisable.

 

Et on perçoit la hargne de l'animal acculé à combattre : "Je vais l’attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil..."

Et de rajouter avec une assurance marquée par l'emploi du futur :

"Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles..."

 

Mais le voilà frappé et terrassé par des coups violents, contraint de "s'incliner".

Et à nouveau, l'animal ne comprend pas qui sont ces êtres qui l'entourent : il pose une question dénonciatrice : les toreros sont assimilés à des "acrobates, Avec leurs costumes de papier" et aussi à des "poupées".

Ces métaphores, cette féminisation les discréditent et les ridiculisent à nouveau.

"Ils sortent d’où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier?
J’ai jamais appris à me battre
Contre des poupées..."

 

Face à la douleur, seul le sable de l'arène réconforte l'animal, ainsi que le souvenir de son Andalousie natale.

On le voit aussi "prier pour que tout s'arrête."

 

Le dernier couplet met en scène la mort en direct du taureau avec des contrastes poignants qui soulignent la cruauté dont sont capables les humains : le rire, la danse devant la mort.

"Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombe."

 

Le texte s'achève avec ces paroles en espagnol, une invitation à danser encore autour de la mort des taureaux, comme une tradition qui se perpétue inlassablement :

"Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar...
Y mataremos otros

Oui, oui mec
Danse, danse
Faut danser de nouveau
Et nous en tuerons d’autres
D'autres vies, d'autres taureaux
Et nous en tuerons d'autres
Allez viens
Venez, venez danser… "

 

La mélodie d'abord sombre, ténébreuse restitue bien la cruauté de la corrida, puis elle s'anime au rythme de la fête, et s'emporte pour évoquer l'agonie terrible de l'animal.

Cette dénonciation de la tauromachie met bien en évidence la violence des hommes, leur inconscience face à la douleur, leur mépris du vivant.

 

Le texte :

 

https://www.paroles.net/francis-cabrel/paroles-la-corrida

 

 

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 08:39
L'antre du diable...

 

L'antre du diable... il s'agit d'une image, bien sûr... 

 

Mais quand on voit les images de ces marchés d'animaux qui ont lieu en Chine, on est atterré par cet entassement hétéroclite d'animaux...

 

Des cadavres de chauve-souris sont proposés à la vente pour la médecine traditionnelle, des chiens et des chats sont entassés dans des cages, des pangolins, des reptiles... des oiseaux, des bruants auréoles, une espèce de passereaux en danger d'extinction. Ces oiseaux sont traditionnellement mangés en Chine.

C'est un bric-à-brac d'animaux sauvages entassés les uns sur les autres, un réservoir de contagion, l'antre du diable...

 

Les excréments d'une espèce de chauve-souris servent à soigner les affections oculaires tandis que les parties du corps sont séchées et ajoutées à du vin. Elles peuvent être aussi broyées en poudre pour ingestion orale comme moyen de détoxifier le corps. Les deux pratiques pourraient être très risquées si un animal était infecté par un coronavirus.  Un comble, le gouvernement chinois a par exemple recommandé un traitement à base de bile d'ours contre le Covid-19...

 

La médecine traditionnelle chinoise, qui s'appuie sur d'anciennes croyances prêtant aux animaux des vertus thérapeutiques, est un puissant moteur de ce commerce et aussi un vecteur dangereux de virus et de maladies.

 

Chiens, chauve-souris, pangolins... Sur des étals des marchés en Chine, de la viande d’animaux sauvages est vendue au mépris de toutes normes et précautions sanitaires. Déjà responsable de l’épidémie du SRAS, cette pratique serait à l’origine de la pandémie du Covid-19.

 

Vous imaginez ? Au menu : grenouilles écorchées vivantes, soupes de serpent, rats et têtes de louveteaux.
A Wuhan, comme dans bien d’autres villes chinoises, les marchés douteux sont pléthore, quand ils ne sont pas illégaux.

Comment le gouvernement chinois peut-il tolérer de telles pratiques ?

 

On se croirait au Moyen Age dans un bazar où perdurent des superstitions, où l'on applique des recettes magiques d'un autre temps.

On se croirait dans l'antre du diable... et cela fait froid dans le dos.

 

Si en Chine, on ne respecte pas des règles d'hygiène élémentaires, on risque fort de voir se propager de nouveaux virus mortifères...

Des virus à couronne qui nous obligent alors à mettre en oeuvre des mesures sanitaires drastiques, qui nous contraignent au confinement, à l'arrêt de nos activités, de nos écoles, à la négation de la vie même.

 

 

 

https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/virus-nouveaux-virus-viennent-ils-souvent-chine-13454/

 

https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/18816-covid-19-linquietude-renait-autour-des-marches-asiatiques-danimaux-sauvages/

 

 

https://www.cnews.fr/monde/2020-03-30/des-marches-danimaux-sauvages-auraient-deja-rouvert-en-chine-941936

 

 

L'antre du diable...
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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 14:32
Le chat derrière les feuillages...

 

 

 

 

Caché derrière les feuillages, il m'observe, l'oeil aux aguets, l'oreille dressée : il est à l'affût...

 

 

Les yeux en amande, le museau rosé, il attend patiemment, parfaitement immobile...

 

 

Au moindre mouvement, il est prêt à s'enfuir, mais il me laisse le temps de l'admirer...

 

 

Le temps d'admirer sa toison blanche irisée de gris, ses beaux yeux verts, ses oreilles droites... son doux pelage soyeux... son joli minois...

 

 

Le temps d'admirer sa beauté d'animal farouche...

 

 

Quelle splendeur derrière les feuillages !

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Le chat derrière les feuillages...
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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 11:58
Le business des croquettes...

 

 

Propriétaires de chats et de chiens, vous croyez bien nourrir vos animaux avec des croquettes ? Détrompez-vous ! Ces croquettes  payés à prix d'or sont souvent dangereuses et néfastes. C'est une nourriture industrielle dont les effets peuvent être dévastateurs.

Un reportage diffusé sur France 5 analyse le business des croquettes... et voici ce qu'on découvre :

 

 

En France, une famille sur deux possède un animal de compagnie, un record en Europe... de quoi aiguiser l'appétit de bien des fabricants de croquettes pour chats et chiens.

Des emballages soignés, des produits variés : le premium ou haut de gamme se développe de plus en plus. Les gens veulent donner le meilleur à leur animal.

 

L'enjeu est colossal : le rayon animalerie est le deuxième rayon de l'épicerie...

L'offre est pléthorique : du bio, du light, des saveurs insolites à la truite, au lapin, et même des produits très étudiés que l'on dirait tout droit sortis d'un cabinet de vétérinaire.

 

Les emballages permettent d'attirer les clients : les fabricants vantent l'idée de vitalité, des produits sains, naturels, du plaisir.

Ce sont pourtant des produits industriels. Deux géants se partagent le marché : le suisse Nestlé et l'américain Mars. L'an dernier, en France, le chiffre d'affaires du secteur a atteint 3,4 milliards d'euros !

 

Mais quelle est la composition exacte de ces croquettes ?

On y trouve parfois des sous-produits animaux, c'est à dire des restes des abattoirs : les bas morceaux et les carcasses, des foies, des coeurs, des croupions...

Cette marchandise est peu chère. En fait, une entreprise familiale en Normandie à 60 km de Caen est la seule à utiliser ces restes de viandes fraîches.

Dans la plupart des croquettes, on ne trouve pas des morceaux de viandes, mais des protéines animales transformées : les carcasses sont broyées, cuites, séchées, réduites en poudre pour obtenir des farines animales.

Sabots, cornes, peaux, poils, laine entrent dans la composition de ces farines. Pas de muscle, aucun morceau noble...

De plus, des céréales sont utilisées : un mélange de blé, de maïs et de riz. L'amidon sert de colle pour agglomérer les ingrédients.

Les céréales sont encore moins chères que la viande : les fabricants n'hésitent donc pas à forcer la dose.

Mais ces céréales peuvent être très dangereuses pour les animaux, elles peuvent développer des mycotoxines, des moisissures qui ont des conséquences sur la santé des chats et des chiens... démangeaisons, système immunitaire affaibli, problèmes de reproduction, petits mal formés, non viables...

 

De plus, les céréales contiennent des glucides : les chiens et les chats sont des carnivores et n'ont pas besoin de glucides, ils n'ont pas l'anatomie pour absorber des céréales en grande quantité.

Ainsi, certains animaux souffrent de diabète... En France, 27% des chats, 40% des chiens sont obèses. D'autres développent des dermatites.

Les glucides ne sont même pas clairement indiqués sur l'emballage des produits.

 

Ainsi, même nos animaux domestiques sont victimes de l'industrie agro-alimentaire...

 

 

 

 

 

Le business des croquettes...
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17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 11:19
J'ai assisté à une Becerrada...

 

Savez-vous ce qu'est une Becerrada ? C'est une petite corrida pour des apprentis toreros avec des becerros, mot espagnol signifiant : veau, taurillon, qui désigne le petit mâle du taureau de combat...

 Ici, pas de banderilles et pas de mise à mort.

 

Pour le reste, les rituels de la corrida sont quasiment respectés. L'occasion pour les jeunes de faire démonstration de leur talent et pour les écoles taurines d'expliquer les rudiments de l'art tauromachique à un public curieux, en partie composé de touristes et de novices.

Cette corrida est scandée par de la musique, un orchestre qui joue des airs espagnols...

Lors de la Feria de Nîmes, j'ai assisté à une Becerrada : un spectacle où le sang ne coule pas, où le taureau n'est pas encore voué à la mort.

On peut admirer le courage de ces adolescents, apprentis toreros, on peut être ébloui par les couleurs flamboyantes de leurs capes, on peut être entraîné par le rythme des musiques espagnoles.

 

Pour autant, la violence n'est pas absente de cette petite corrida.

Le spectacle est dur, féroce : les jeunes taureaux pleins de fougue sont parfois imprévisibles.

Et une antenne de la Croix Rouge est présente, près des arènes, en cas d'accident... le danger est constamment présent et les jeunes toreros sont exposés à recevoir des coups de corne.

La poussière vole, la tension est palpable...

Le taureau lui-même est mis à mal, fatigué par les différentes passes : parfois il s'effondre, s'affaisse sur ses pattes, mord la poussière...

On assiste aussi à des simulacres de mises à mort : le toréador mime le geste avec le bras et la main.

Et quand il s'agit de faire rentrer le petit taureau dans sa bétaillère, tout le monde est à la peine : l'animal est rétif et on le malmène à nouveau...

Eh bien, je trouve ce spectacle assez cruel, même si ce n'est pas une véritable corrida.

On est loin de la course landaise... 

La corrida met en scène un combat, "certes le torero risque sa vie. Mais cette lutte est au départ biaisée, truquée. Son scénario exige l'affaiblissement de la bête par des moyens abjects. Homo sapiens appartient lui aussi au règne animal, il est proche des autres mammifères. Il est bien placé, par conséquent, pour apprécier le caractère mauvais de la douleur et du stress, que rien ne l'autorise à infliger gratuitement, par négligence, cruauté ou appât du gain, aux autres animaux... ", comme l'écrit Axel Kahn dans son ouvrage intitulé L'éthique dans tous ses états.

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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