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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 14:40
Nouvelle campagne de fouilles près du rempart romain à Nîmes...

 

 

Tout au long du mois d'août 2017, une équipe d'étudiants sous la direction de l'archéologue Richard Pellé de l’INRAP a entrepris une nouvelle campagne de fouilles, sur la colline Mautaury, près du rempart romain, à Nîmes...

 

De nouvelles découvertes en perspective : près de la tour, en bas de la colline, les archéologues ont mis au jour un dépotoir comportant quelques céramiques entières ainsi que de nombreux débris à reconstituer...

Ils ont aussi découvert des morceaux de fûts de colonnes ornés de feuilles d'acanthe : vraisemblablement les vestiges d'un temple romain...

Une nécropole comportant de nombreuses tombes a été en partie fouillée : pour l'instant, la datation est incertaine.

 

Plus haut, près de la tour centrale, une porte dont on voit les gros blocs de pierres a été dégagée : tout près, à la base de l'enceinte romaine, on peut admirer le mur de parements et ses pierres régulières. Devant ce mur, les archéologues ont dégagé un alignement de roches qui pourrait avoir été un banc utilisé par les ouvriers qui ont construit le rempart...

 

Dans la tour du bas, un muret d'époque plus récente a été découvert...

 

J'ai eu la chance d'accéder au chantier de fouilles et de discuter avec quelques étudiants qui participaient à cette aventure...

Dur labeur que celui des archéologues : ils travaillent sous un soleil accablant, remuant et déplaçant des pierres, ils oeuvrent avec la plus grande minutie, quadrillant le terrain...

 

Et encore cette année, du mobilier archéologique a été retrouvé, des vases, des monnaies, des as romains, des clous de chaussures etc… attestant de la vie du chantier et du statut d’une partie des ouvriers.

Le rempart  fut construit un siècle avant l'amphithéâtre et probablement en l'an 15 ou 20  après JC.  Le chantier fut colossal et nécessita de nombreuses professions différentes.

Le rempart culminait à 9m de haut mais nous savons que le chemin de ronde était certainement à une dizaine de mètres du sol. 

Les trois tours qui ont été découvertes sur la colline Montaury ont trois architectures différentes, ce qui constitue un ensemble vraiment original et exceptionnel...

 

On ne peut qu'admirer ces ouvrages venus du passé qui ont traversé les siècles, la solidité, l'épaisseur des murailles, la beauté des formes dans les alignements de pierres.

Tous ces vestiges témoins de l'histoire antique de Nîmes viennent encore enrichir le patrimoine de cette ville aux nombreux monuments : la Maison Carrée, les Arènes, le temple de Diane...

Le site sur lequel se trouvent ces tours romaines mérite d'être mis en valeur.

Il faut espérer que les fouilles se poursuivront l'année prochaine, car ce site doit receler encore bien des trésors...

 

A suivre, donc...

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous invite à visiter la tour centrale...

Fouilles dans la tour en bas de la colline Montaury

Fouilles dans la tour en bas de la colline Montaury

Le rempart romain : on voit une partie du parement en bas...

Le rempart romain : on voit une partie du parement en bas...

Entrée de la tour centrale...

Entrée de la tour centrale...

Le rempart...

Le rempart...

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 11:36
Les Jardins de la Fontaine à Nîmes : un retour aux sources...

 

 

 

Dans le cadre des journées du patrimoine...

 

Les Jardins de la Fontaine à Nîmes offrent au promeneur un cadre naturel, idéal pour se ressourcer et remonter le temps...

 

Aménagés auprès d'une source, ces jardins sont à l'origine même de la ville, c'est là que des celtes se sont d'abord installés : un peuple celte, les Volques Arécomiques, s'est établi, au VI ème siècle avant JC, près de cette source opulente, au pied du mont Cavalier, au centre de la ville actuelle.

Les Volques Arécomiques divinisent alors la Source, lui consacrent un sanctuaire. C'est là que le dieu Nemausos associé à la fontaine fut vénéré.

 

Plus tard, Nîmes devint colonie romaine, au Ier siècle avant JC.

Les Jardins gardent de cette période romaine de somptueux monuments...

 

D'abord, des escaliers de marbre de forme arrondie qui descendent vers la source, puis le Temple de Diane, qui n'est vraisemblablement pas un temple et qui n'était donc pas "de Diane"... le nymphée, et enfin, la Tour Magne bâtie sur des fondations celtes.

 

Le bassin de la source révèle des flots transparents dans lesquels ondulent des algues... Des escaliers en double demi-lune bordent la fontaine.

 

La source qui jaillit là, des profondeurs de la terre, a permis la fondation de la ville : sans elle, Nîmes n'existerait pas.

Ce bassin procure toutes sortes de sensations au promeneur : les teintes changeantes de l'eau, ses murmures, sa fraîcheur, ses senteurs d'algues...

 

A proximité, se trouve le Temple de Diane, un édifice en ruines qui date vraisemblablement de l'époque d'Auguste... Ce bâtiment semble avoir été plutôt une bibliothèque. On voit encore, de nos jours, une salle voûtée, flanquée d'escaliers.

Sur le mur latéral nord, on peut admirer cinq niches rectangulaires surmontées en alternance de frontons triangulaires et semi-circulaires. Entre chaque niche s'élevait une colonne.

Ce bâtiment, entouré de pins, est empli d'une poésie mélancolique...  colonnes décimées, pierres polies et patinées par le temps, murs écroulés,  il est entouré de mystères car on en ignore encore la fonction première : bibliothèque, lieu de rencontres ou lieu de culte consacré à Nemausus ou panthéon ?

 

Sur les hauteurs des Jardins, se dresse, en majesté, la Tour Magne... Ce monument gallo-romain faisait partie de l'enceinte romaine.

Composée d'un soubassement octogonal, cette tour était haute de 36 mètres à l'époque romaine. Tour de guet, symbole de puissance, ce bâtiment surplombait la ville.

 

Le nymphée, situé face au temple de Diane, constituait le coeur du sanctuaire : c'était un vaste bassin rectangulaire, bordé sur 3 côtés par un portique.

Au milieu, se dressait un socle décoré d'une frise qui est encore visible, de nos jours...

Ce nymphée a été réaménagé au XVIIIème siècle, agrémenté de statues : au centre une représentation féminine de la ville de Nîmes, et sur les angles, des angelots et des vasques somptueuses.

 

Ainsi, les Jardins de la Fontaine sont l'occasion de percevoir toute la richesse de notre patrimoine, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours.

 

 

 

Elisée Reclus décrit magnifiquement la source de Nîmes dans son ouvrage Histoire d'un ruisseau :

 

 

"Plus près de nous, dans le midi de la France, mais encore sur ce versant méditerranéen qui, par ses rochers blancs, sa végétation, son climat, ressemble plus à l'Afrique et à la Syrie qu'à l'Europe tempérée, une fontaine, celle de Nîmes, nous raconte les bienfaits immenses des eaux de source. En dehors de la ville, s'ouvre un amphithéâtre de rochers revêtus de pins dont les tiges supérieures sont inclinées par le vent qui descend de la tour Magne : c'est au fond de cet amphithéâtre, entre des murailles blanches aux balustre de marbre, que s'étend le bassin de la fontaine. A l'entour sont épars quelques restes de constructions antiques. Au bord se dressent les ruines d'un temple des nymphes que l'on croyait jadis avoir été consacré à Diane, la chaste déesse, sans doute à cause de la beauté des nuits, alors que sur les eaux, l'orbe de la lune se reflète en une longue traînée frémissante. Au-dessous de la terrasse du temple, un double hémicycle de marbre borde la fontaine, et ses marches, où les jeunes filles venaient autrefois puiser l'eau, descendent sous le flot transparent. La source elle-même est d'un azur insondable au regard. Jaillissant du fond d'un gouffre ouvert en entonnoir, la gerbe d'eau s'épanouit en montant et s'étale circulairement à la surface. Comme un énorme bouquet de verdure qui se déploie hors d'un vase, les herbes aquatiques aux feuilles argentées qui croissent autour de l'abîme et les algues limoneuses aux longs cordages enguirlandés cèdent à la pression de l'eau qui s'épanche et se recourbent en dehors vers le pourtour du bassin ; à travers leurs couches épaisses le courant s'ouvre de larges détroits aux rives flottantes et serpentines."

 

 

 

 

Photos : rosemar

Le temple de Diane

Le temple de Diane

Le Nymphée

Le Nymphée

Le Nymphée

Le Nymphée

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 10:53
Une felouque sur les bords du Nil...

 



Barque noire, voile blanche, une felouque sur les bords du Nil...Sur l'eau moirée, surface bleue de gris, la coque sombre se dessine avec netteté...

La voile, triangle de lumière, s'élance sur l'azur, elle s'arrondit sensiblement, sous la brise légère, aérienne, pleine de finesse.

La voile s'étire, s'envole, devient aile de mouette, elle envahit le paysage, le vert des arbres, les rives sableuses.


La voile semble, même, survoler le navire. Dans le lointain, les rives verdoyantes montrent des bouquets d'arbres, des étendues sableuses, des oasis touffues.

Le Nil déroule ses eaux lisses ou ridées de vagues, il emporte la felouque vers des horizons lumineux...

On croirait voir une felouque d'autrefois, au temps de l'Egypte ancienne, une embarcation si rustique, si simple, une scène venue du passé.


La barque paraît, à la fois, fragile et triomphante, avec sa coque de bois couleur d'ébène et sa voile effilée.

Des silhouettes lointaines s'agitent sur la barque...

Tout un passé revit sous nos yeux, celui de l'Egypte à l'histoire somptueuse, celui des Pharaons, des pyramides, des obélisques, des temples gravés de bas-reliefs mystérieux, aux arrondis de hiéroglyphes...

Séthi premier, le bras levé, impérieux, en toute majesté, portant le pschent, la double couronne, symbole de pouvoir dans l'Egypte antique, le visage paré de la barbe royale, Douaour.

Nefertiti, Ramsès, Toutankhamon, des noms aux consonances anciennes surgissent du passé.

La barque nous emmène vers ces mondes oubliés et lointains, elle nous transporte vers des rives mythiques et mystérieuses...

Abydos, et le temple de Séthi, en adoration devant des divinités, Dendera, le temple d'Hathor, la "dorée", déesse de l'amour, de la joie et de l'ivresse... Louxor, la ville éternelle, Louxor, l'ancienne Thèbes, le temple de Karnak, aux colonnes impérieuses et imposantes, les colosses de Memnon
,
 figures d' Aménophis III, le pharaon du soleil  idéalisé par l'architecte Amenhotep, fils de Hapou.

La vallée des Rois, et ses tombes royales, Toutankhamon, Hatchepsout, des trésors somptueux.

Des dieux de l'Egypte antique surgissent : Rê, créateur, Khépri, Atoum, les trois soleils égyptiens... Khépri renaissant, chaque jour, Rê triomphant à son zénith, Atoum, qui se couche dans des rayons d'or.

Anubis, le sombre, patron des embaumeurs, grand chien noir couché sur son socle, Aton, le disque solaire, Bastet, déesse de la joie, de la musique, tantôt chatte, tantôt lionne, Horus, le faucon, Isis, déesse maternelle, Khnoum, la fécondité, Mout, la déesse vautour, Osiris, dieu des morts, Sobek, le dieu crocodile, associé aux rives verdoyantes du Nil...

La felouque nous fait rêver à ce lointain passé, nous transporte vers des rives et des escales merveilleuses : Karnak, Philae, Abou Simbel, Edfou...



 

 

 

Photos : rosemar

Une felouque sur les bords du Nil...
Une felouque sur les bords du Nil...
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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 07:11
Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....

 

 


Une nouvelle visite des fouilles près du rempart romain, sur la colline Montaury, à Nîmes, m'a permis d'avoir une vue d'ensemble du site : trois tours ont été dégagées près de l'enceinte romaine...

 

La visite menée par Jean François Dufaud, un passionné d'archéologie, s'organisait à partir du sommet de la colline : l'occasion de découvrir une première tour, à demi dégagée puisqu'elle côtoie le mur près de la route qui mène à un bâtiment de la Croix rouge.

 

Là, se trouve vraisemblablement une poterne qui mériterait d'être mise au jour, car ce lieu de passage réserve souvent des surprises et des objets intéressants pour les archéologues.

 

Les fouilles à venir pourront, peut-être, révéler cette poterne, s'il était possible de déplacer l'axe routier qui jouxte cette tour, en la détournant au sud.

 

On a mis au jour dans la couche d'épierrement de cette tour des "rougnes", des débris, des monnaies qui datent de l'époque d'Arcadius, empereur du 4ème siècle.

 

Dans la couche de construction de la tour, on a découvert des vases à boire.

 

Le rempart et les tours ont été vraisemblablement construits entre 5 et 20 après JC. L’enceinte est constituée d'un blocage entièrement revêtu à l’époque romaine d’un parement de moellons en pierre de Roquemaillère, un calcaire dur de provenance locale. Ce mur, d'apparence rustique impressionne par sa hauteur, ses blocs bruts... 

 

Au pied de la tour centrale, une autre belle découverte : un vase, une urne en céramique locale, totalement vide, mais l'intérieur a révélé des résidus de vin rouge, et de l'huile de nigelle, extraite du cumin noir, un remède que l'on disait universel dans l'antiquité : on affirmait que cette huile pouvait soigner tout sauf la mort. Cette urne était un dépôt votif...

 

Près de la tour centrale, on peut admirer des éléments du parapet qui se trouvait au dessus du rempart : ce parapet suivait la pente de la colline : de gros blocs de pierre montrent l'aspect monumental de cette architecture.

 

La tour en bas de la colline comportait, sans doute, une façade décagonale sur la hauteur, on a mis au jour, a côté, une sépulture, un caveau funéraire tardif, dont la datation est difficile : l'ensemble a été pillé... A l'intérieur, les archéologues ont dégagé un fémur humain adulte preuve d'une inhumation et un enfant qui a été enseveli en position foetale : des dépôts partiels de faune, chiens, cochons ont été, aussi, retrouvés. S'agit-il d'offrandes funéraires ? C'est possible.

 

Il semble que les trois tours avaient des architectures très différentes : celle du haut était circulaire, celle du bas décagonale, en élévation.

 

L'ensemble, mur et tours, est monumental et mérite d'être mis en valeur.

 

On admire la maîtrise technique de ces constructions bâties il y a 2000 ans, on admire ce savoir-faire des romains qui nous ont transmis des monuments remarquables à l'épreuve du temps. 

 

De prochaines fouilles sont prévues et programmées dès ce mois d'août 2017 : elles révéleront encore peut-être bien des surprises aux archéologues.

 

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....
Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....
Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....
Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....
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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 12:00
Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux...

 

 



Le mot "colonne" évoque immanquablement des temples antiques, aux proportions harmonieuses, aux teintes de marbre blanc : des vestiges du passé dont on perçoit la beauté, la pureté…


Le Parthénon, à Athènes, le temple de Poséidon à Cap Sounion, la Maison Carrée à Nïmes, le temple d’Apollon à Delphes…

Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux, et abrupt, au pied des Phédriades ! Tout autour quelques cyprès lancent leurs fuseaux sur l'azur ! 

Des cyprès qui rivalisent avec l'élégance de ces colonnes tronquées...

Le vert et l'ocre se côtoient, dans ce site vertigineux !

La Vallée des Temples qui fait surgir, soudain, dans les paysages, ces colonnes antiques, aux teintes d'opales...


On voit des formes élancées s’élever vers le ciel, des cannelures régulières, parfois des fûts de colonnes effondrées…


Toute une poésie associée à ces marbres antiques !


On voit des paysages méditerranéens, des ciels d’un bleu infini, des colonnes doriques, ioniques, corinthiennes, qui nous montrent des formes variées, élégantes.


On admire des volutes, des enroulements, on est sensible à des délicatesses de feuilles d’acanthes, on aime, aussi, la simplicité brute des colonnes doriques.


La colonne n' a-t-elle pas une dimension spirituelle ? S’élevant vers le ciel, elle rejoint le monde divin.


Les colonnes forment des alignements harmonieux, des figures si raffinées...


Le mot suggère, lui-même, solidité et élégance, grâce à la gutturale initiale "c", et à la voyelle "o" réitérée qui retentit comme un écho sonore.


Le mot est, bien sûr, ancien et remonte au latin "columna".

Il pourrait être en relation avec le terme "colline" : encore un mot venu du latin "collis" qui suggère des paysages du sud !
 

La colonne nous fait pénétrer dans un monde mystique : les temples de l'antiquité égyptienne déroulent, aussi, des colonnes imposantes, dont on perçoit la magnificence.

Temples grecs, romains ou égyptiens, les colonnes nous séduisent par leur élégance, leur beauté.

Les colonnes nous font voyager dans le temps, suggèrent des formes aériennes, élancées, des teintes éclatantes de marbre...

Les colonnes évoquent le sud, la Méditerranée, le temps des vacances, des voyages et des découvertes...

 

 

 

 

Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux...
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 15:59
L'incroyable destin de Bata l'Egyptien...

 

 

 

 

 

Le plaisir de raconter des histoires inspirées de l'antiquité égyptienne, le bonheur de dire, de faire vibrer les spectateurs, de les étonner, de les amuser... c'est tout ce que l'on trouve dans ce spectacle musical....

 

Un guitariste ponctue le récit de quelques interludes chantés, accompagné d'un joueur de triangle.

 

L'histoire nous emmène au bord du Nil, dans un monde lointain, où l'on retrouve tous les travers de l'humanité : jalousie, convoitise, mensonges, vengeances, haines...

 

Deux frères que tout réunit sont mis en scène, deux frères qui semblent vivre dans la plus parfaite harmonie : Bata et Anoup.

 

Mais l'épouse d'Anoup succombe aux charmes irrésistibles de Bata...

 

C'est le début d'un récit riche en rebondissements de toutes sortes qui nous conduisent au coeur des croyances égyptiennes : divinités qui interviennent dans le destin humain, mort, résurrections, réincarnations...

 

Le conteur montre une virtuosité étonnante, faisant vivre les personnages, maîtrisant parfaitement cette histoire aux mille replis et rebondissements...

 

Il jongle avec les multiples personnages, leur caractère, il se fond dans leur personnalité, parvient à maintenir l'intérêt et l'attention du spectateur, pendant plus d'une heure...

 

Le guitariste qui l'accompagne reprend certains motifs de l'histoire, avec entrain et vivacité.

 

L'émotion est au rendez-vous : on rit des jeux de mots du conteur qui mêle habilement les réalités modernes à ce conte d'un autre temps, on frémit devant les malheurs du héros, on s'apitoie devant ses mésaventures.

Le récit nous plonge dans l'histoire de l'Egypte antique, avec sa magie, ses divinités solaires, animales, ses croyances...

 

Des noms pleins de poésie : Sinouhé, Sobek, Minnéa, Râ, Hathor, Néfer, Osiris, Toth, Anubis....

On s'imprègne des croyances égyptiennes, avec l'évocation de l'au-delà, la pesée des destins, le sort réservé aux damnés de la terre...

On entrevoit aussi la morale de ce récit : un destin qui semble tracé d'avance n'est pas inéluctable.

 

L'espoir, le courage peuvent transformer le monde et changer le cours d'une vie.

 

L'histoire nous donne, ainsi, une leçon de vie : ne pas perdre espoir, faire face aux difficultés et aux multiples obstacles que l'on rencontre, persévérer dans les efforts, aller de l'avant, pour vaincre toutes ces embûches.

De plus, le récit met en scène la cruauté des puissants qui s'ennuient et se plaisent à torturer les plus humbles.

 

On admire tout le travail de mémorisation du comédien qui arrive à retenir les méandres d'une histoire si complexe...

 

L'évocation de l'Egypte moderne n'est pas oubliée : Le Caire, avec ses souks, les épices aux teintes dorées, la misère du peuple, le Nil, fleuve sacré...

 

 

 

 

Ce spectacle créé par la Compagnie du Capitaine est inspiré d'un récit antique : Le conte des deux frères...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conte_des_deux_fr%C3%A8res

 

 

 

 

 

 

L'incroyable destin de Bata l'Egyptien...
L'incroyable destin de Bata l'Egyptien...
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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 12:16
Sous le signe de Cléopâtre...

 

 

 

 

Deux journées consacrées à Cléopâtre : ce fut l'occasion d'évoquer ce personnage mythique qui a inspiré tant de légendes, de tableaux, d'oeuvres cinématographiques.

 

La ville de Nîmes a, ainsi, pendant deux jours, rendu hommage à la reine la plus célèbre de l'antiquité...

 

Des jeux romains ont été reconstitués dans le cadre somptueux des Arènes de la cité :  exercices équestres, courses de chevaux, chars de combats et gladiateurs, évocation de la bataille navale d'Actium, où s'affrontèrent la marine d'Octave et celle de Marc Antoine et Cléopâtre.

 

Cléopâtre ! Ce seul nom suscite le rêve ! Un personnage entouré de mystères, au destin d'exception, un personnage fascinant qui attise encore tant de curiosités....

 

Cléopâtre, reine d'Egypte a été maintes fois représentée et mise en scène, Cléopâtre la séductrice, à la beauté divine fut, aussi, un esprit cultivé et brillant.

 

Une femme moderne, libre, une reine magnifiée par la légende...

 

Elle qui séduisit César, Marc Antoine, elle qui était issue d'une famille d'origine grecque, Cléopâtre a laissé son empreinte sur l'histoire du monde et de l'Egypte.

 

Elle fit trembler Rome, elle fut l'ennemie exécrée des romains : on se souvient de l'ode du poète Horace, sur la mort de Cléopâtre, "Nunc est bibendum, Maintenant, il faut boire"... il faut boire pour célébrer la victoire d'Actium, se réjouir de la mort de la reine, mais il faut, aussi, célébrer, admirer son courage, sa détermination, sa volonté d'échapper à son vainqueur...

Cette ode est, malgré tout, une façon de rendre hommage à la reine d'Egypte...

 

A Nîmes, les deux journées consacrées à cette héroïne de l'antiquité ont permis aux enfants et aux adultes de découvrir cette reine à travers différentes représentations depuis l'antiquité jusqu'à nos jours : bas reliefs, sculptures, tableaux, films, bande dessinée...

 

Les enfants ont été conviés, dans le jardin de la ville, à des activités ludiques : confection de masques de Cléopâtre, jeux de construction de pyramides, découverte de l'archéologie, grâce à des simulations de fouilles, initiation à des jeux antiques, spectacle de théâtre improvisé, mettant en scène Cléopâtre et des protagonistes célèbres de cette époque...

 

Un stand était, aussi, consacré à la médecine égyptienne qui utilisait des végétaux, ail, oignon, pavot, orge, mais aussi, des excréments de lézards, de crocodiles...

 

Sur les visages des enfants, on pouvait lire curiosité, étonnement, bonheurs des découvertes...

 

Des enfants et des adolescents ont pris plaisir à  revêtir des toges antiques, des tuniques, des pagnes, de robes longues plissées et évasées, pour se fondre dans l'atmosphère de l'époque.

 

Ces deux journées ont permis à chacun de redécouvrir Cléopâtre, ce personnage devenu mythique, qui suscite encore de nos jours la curiosité et le rêve...

 

Pour mieux connaître Cléopâtre : une biographie...

 

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/groupe-homonymes/Cl%C3%A9op%C3%A2tre/113829

 

Le poème d'Horace :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nunc_est_bibendum

 

http://www.espace-horace.org/iter2/ode_I_37.htm

 

Le programme de ces journées :

 

http://arenes-nimes.com/fr/grands-jeux-romains-cleopatre

 

 

Photo : en haut de l'article : représentation de Cléopâtre sur le temple d'Isis à Philae

 

Photos : rosemar

 

Sous le signe de Cléopâtre...
Sculpture égyptienne

Sculpture égyptienne

Sculpture romaine du 1er siècle av J C

Sculpture romaine du 1er siècle av J C

Sculpture en marbre 1er siècle av J C

Sculpture en marbre 1er siècle av J C

Sculpture romaine

Sculpture romaine

Cléopâtre : un dessin de Michel-Ange

Cléopâtre : un dessin de Michel-Ange

Charles Natoire : Arrivée de Cléopâtre à Tarse 1756

Charles Natoire : Arrivée de Cléopâtre à Tarse 1756

La mort de Cléopâtre   Girolamo Marchesi

La mort de Cléopâtre Girolamo Marchesi

Cléopâtre devant César de Jean Léon Gérôme

Cléopâtre devant César de Jean Léon Gérôme

Sous le signe de Cléopâtre...
Cléopâtre dans la BD Astérix et Cléopâtre   Uderzo

Cléopâtre dans la BD Astérix et Cléopâtre Uderzo

Sous le signe de Cléopâtre...

a

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 12:30
Fouilles romaines à Nîmes...

 

 

Dans le cadre des journées du patrimoine...


J'ai eu la chance et le privilège d'accéder, cet été, à un chantier de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : les fouilles se sont déroulées pendant tout le mois d'août, sur la colline Montaury, sous la direction de l'archéologue Richard Pellé.

L'accès était quelque peu difficile et abrupt, puisque le chantier se trouve au sommet de cette colline pentue...

Entrer sur un chantier de fouilles, c'est un peu comme pénétrer dans un sanctuaire, un lieu mystérieux et magique : on entrevoit des trésors de découvertes... la terre remuée, de tous côtés, laisse imaginer tout le travail entrepris par les archéologues, sur le site.

Ces fouilles ont permis de dégager les fondations et la base d'une tour de 11 mètres de diamètre, cette tour devait avoir une hauteur d'une dizaine de mètres, elle aurait été érigée entre 5 et 20 avant JC.

On peut admirer, au bas de l'édifice, des pierres taillées avec précision, en parfait état de conservation... on peut contempler, également, des blocs de pierres impressionnants qui ont été dégagés.

La tour, de forme oblongue, suscite la curiosité par ses dimensions, par son style, sa construction inhabituelle.

Les fouilles ont permis, aussi, de mettre au jour des monnaies romaines, deux as de Nîmes, des fragments de céramiques, une coupe cassée, un morceau de corniche en marbre.

Tout près des vestiges, le rempart romain, aux pierres inégales et cahotiques montre ses contours incertains, sa hauteur imposante.

Le cadre est somptueux, car si le terrain a été défriché pour le besoin des fouilles, tout autour, se dressent des pins, une végétation dense, et des senteurs de menthe sauvage nous accompagnent sur ces hauteurs, comme pour exalter la beauté du lieu...

Le mur romain lui-même, édifié en 16 avant JC, offre un décor rustique et sauvage à l'ensemble.

On imagine la majesté de cette tour, mise au jour sur une colline de Nîmes, surplombant la ville.
On imagine toute la puissance, toute la beauté de l'édifice.

Un squelette, sans crâne, a été trouvé, au centre de la tour : il daterait de l'époque chrétienne : qui est cet être enfoui dans ce lieu ?
 Sa position allongée sur le ventre est propre aux sépultures de l'Antiquité tardive, peut-être du début du Moyen ÂgeCette découverte contribue à redoubler l'enthousiasme et la curiosité des archéologues et du public...
Affaire à suivre donc...


On prend conscience, en visitant ces fouilles, de tout le patrimoine qui reste à découvrir, en France : à Nîmes, par exemple, on peut supposer sans se tromper, que de nombreux vestiges sont encore enfouis un peu partout, dans la ville.

Et de nouvelles fouilles révèleront, sans nul doute, de nouvelles merveilles. La France, riche de son patrimoine culturel et architectural, recèle encore de nombreux sites à explorer : il faut préserver ces trésors venus de l'antiquité, riches d'enseignements, si lointains dans le temps, et qui suscitent tant de curiosité, d'émotions, de rêves...




http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/gard/nimes/les-fouilles-archeologiques-ont-debute-sur-l-enceinte-antique-de-nimes-788709.html

 

 

 

 

Photos : rosemar

La tour près du rempart romain

La tour près du rempart romain

La base de la tour et ses alignements de pierres

La base de la tour et ses alignements de pierres

Fouilles romaines à Nîmes...
Fouilles romaines à Nîmes...
Bloc de pierre

Bloc de pierre

Fouilles romaines à Nîmes...
Fouilles romaines à Nîmes...
Une corniche

Une corniche

Une ouverture bloquée par des pierres

Une ouverture bloquée par des pierres

Fouilles romaines à Nîmes...
Le mur romain

Le mur romain

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 17:16

 

ARLES-18.jpg

 

Les fouilles récentes, menées dans le Rhône, ont permis de faire ressurgir tout un pan du passé de la ville d'Arles, colonie romaine fondée par Jules César en 46 avant J. C.

 

Une barge romaine, datant du premier siècle après J C, a été découverte dans le Rhône et reconstituée : ce chaland, de plus de 30 mètres, est exposé dans le musée, avec sa lourde cargaison de pierres. Ces pierres servaient, sans doute, à paver les rues, à construire des maisons, notamment en Camargue. C’est la première fois qu’un bateau d’époque romaine est, ainsi, présenté au public, avec la quasi-totalité de son équipement de bord : de la vaisselle, des outils, du bois de chauffage coupé....

 

Etonnante technique et savoir-faire des charpentiers de l'époque ! On peut, d'ailleurs, voir leurs outils : gros maillets d'une taille impressionnante, pointes, sandales cloutées...

 

Des amphores encadrent la barque de leurs teintes claires et ocrées.

 

On peut admirer différents vestiges dégagés dans le Rhône : un buste de César, d'une étonnante vérité dans l'expression, de nombreux chapiteaux corinthiens, une antéfixe en forme de masque tragique, une statuette d'un captif gaulois en bronze, un relief en bronze doré d'une victoire.

 

On peut s'attarder devant une statue en marbre de Neptune aux cheveux et à la barbe bouclée.

 

Une tête d'Aphrodite attire tout particulièrement l'attention : sur un fond de mur rouge, le marbre blanc laisse voir toute la pureté des traits : des cheveux ondulants encadrent l'ovale du visage. Découverte, plus anciennement, dans les ruines du théâtre antique d'Arles en 1823, cette tête avait d'abord été identifiée comme la représentation de l'impératrice Livie, l'épouse d'Auguste ultérieurement divinisée.

 

Une danseuse ou ménade, sur un bas relief laisse contempler les plis ondoyants de sa tunique, admirable restitution de mouvements.

 

On peut découvrir, aussi, les énormes pieux de fondation du cirque, faits de bois variés : chêne, pin sylvestre, pin parasol.

 

Pour les amateurs d'épigraphie, des stèles funéraires offrent leurs inscriptions à déchiffrer. Mosaïques, sarcophages, maquettes de vaisseaux complètent cet ensemble.

 

On peut, à loisir, observer la minutie des artisans de l'époque : fioles à onguents, amphorisques, poids en forme de bustes, vases à tête humaine, poteries en forme d'oiseaux, toute une collection de lampes à huile aux motifs en reliefs.

Sur un monument funéraire, on peut voir caracoler un cheval de course, crinière au vent.


C'est évidemment le chaland, disposé au centre du musée, imposant et impressionnant, dans ses dimensions, qui attire tous les regards...

 

Il a été reconstitué minutieusement, pièce par pièce, et son état de conservation est remarquable : protégé par les limons du fleuve, ce bateau de commerce nous est parvenu, quasiment intact.

 

On est sensible à l'art et  la technique mis en oeuvre dans la construction de ce navire, on est étonné de l'habileté des artistes qui ont créé tant d'objets raffinés.

 

Les fouilles menées, récemment, dans le Rhône ont été particulièrement fructueuses. Ce musée, aux attraits divers, est l'occasion d'une plongée dans l'antiquité gallo-romaine.

On peut espérer, encore, de nouvelles découvertes de ces trésors de l'époque romaine ! Le fleuve recèle encore bien des mystères et les prochaines fouilles révèleront, sans doute, d'autres aspects passionnants de la civilisation gallo-romaine...

 

http://youtu.be/VO7ysD6NdUY

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 14:18

 

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Au sommet des colonnes, des forêts somptueuses de feuilles d'acanthe se hérissent, se dressent, et retombent en corolles.

 

Issu du grec ancien, "ανθός, anthos", la "fleur", le mot "acanthe" désigne une plante, aux feuilles épineuses et acérées...


Les feuilles d'acanthe composent de véritables motifs, en volutes, sur les chapiteaux corinthiens : des retombées de feuilles, pleines d'élégance, s'épanouissent, en haut des colonnes.

Le mot résonne de sa voyelle "a" reprise sous une forme nasalisée, "an", comme un écho sonore, il retentit de ses consonnes, gutturale et dentale.

 

Ce mot rappelle d'autres noms de fleurs : anthémis, chrysanthe, chrysanthéme, amaranthe, aux sonorités éblouissantes.

Les feuilles d'acanthe nous font voir des formes voluptueuses, des enroulements, des vagues, des motifs délicats.

 

Sur les hautes colonnes élancées, on admire des encorbellements, des subtilités de feuilles, celles-ci débordent sur la colonne, elles s'épanchent, formant des embruns, des dentelles finement ouvragées.

 

L'acanthe orne les colonnes, les sublime, en fait des oeuvres d'art lumineuses, l'acanthe dessine des fleurs d'élégance, des corolles épanouies, des basquines légères.

 

Les colonnes se parent de ces souplesses de feuilles, de ces friselis, de ces frémissements subtils.

 

Les feuilles découpées forment des réseaux et les colonnes se drapent de tissus, de mailles, d'étoffes dentelées d'une blancheur étonnante...

 

Les éclats de feuilles se multiplient en haut des colonnes, ils composent des motifs en relief, des arabesques, des épis de lumières.

 

Belle harmonie de formes pour ces oeuvres sculptées par des artistes d'autrefois, grecs ou romains...

Belle pureté dans les lignes qui se croisent et s'entrecroisent !

 

Des forêts de motifs, de nervures se dessinent...

 

Certaines feuilles semblent se mouvoir, chavirer, s'enrouler sur elles mêmes, comme agitées par des souffles d'air.

 

http://youtu.be/X-77I_VFNm8

 

http://youtu.be/PuyYc0gINbU

 

 

 

 

 

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Photos : 1-2-3 : rosemar / 4 : Meneerke Bloem / 5 : Sony Mavica   créative commons

 



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