Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 07:11
Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....

 

 


Une nouvelle visite des fouilles près du rempart romain, sur la colline Montaury, à Nîmes, m'a permis d'avoir une vue d'ensemble du site : trois tours ont été dégagées près de l'enceinte romaine...

 

La visite menée par Jean François Dufaud, un passionné d'archéologie, s'organisait à partir du sommet de la colline : l'occasion de découvrir une première tour, à demi dégagée puisqu'elle côtoie le mur près de la route qui mène à un bâtiment de la Croix rouge.

 

Là, se trouve vraisemblablement une poterne qui mériterait d'être mise au jour, car ce lieu de passage réserve souvent des surprises et des objets intéressants pour les archéologues.

 

Les fouilles à venir pourront, peut-être, révéler cette poterne, s'il était possible de déplacer l'axe routier qui jouxte cette tour, en la détournant au sud.

 

On a mis au jour dans la couche d'épierrement de cette tour des "rougnes", des débris, des monnaies qui datent de l'époque d'Arcadius, empereur du 4ème siècle.

 

Dans la couche de construction de la tour, on a découvert des vases à boire.

 

Le rempart et les tours ont été vraisemblablement construits entre 5 et 20 après JC. L’enceinte est constituée d'un blocage entièrement revêtu à l’époque romaine d’un parement de moellons en pierre de Roquemaillère, un calcaire dur de provenance locale. Ce mur, d'apparence rustique impressionne par sa hauteur, ses blocs bruts... 

 

Au pied de la tour centrale, une autre belle découverte : un vase, une urne en céramique locale, totalement vide, mais l'intérieur a révélé des résidus de vin rouge, et de l'huile de nigelle, extraite du cumin noir, un remède que l'on disait universel dans l'antiquité : on affirmait que cette huile pouvait soigner tout sauf la mort. Cette urne était un dépôt votif...

 

Près de la tour centrale, on peut admirer des éléments du parapet qui se trouvait au dessus du rempart : ce parapet suivait la pente de la colline : de gros blocs de pierre montrent l'aspect monumental de cette architecture.

 

La tour en bas de la colline comportait, sans doute, une façade décagonale sur la hauteur, on a mis au jour, a côté, une sépulture, un caveau funéraire tardif, dont la datation est difficile : l'ensemble a été pillé... A l'intérieur, les archéologues ont dégagé un fémur humain adulte preuve d'une inhumation et un enfant qui a été enseveli en position foetale : des dépôts partiels de faune, chiens, cochons ont été, aussi, retrouvés. S'agit-il d'offrandes funéraires ? C'est possible.

 

Il semble que les trois tours avaient des architectures très différentes : celle du haut était circulaire, celle du bas décagonale, en élévation.

 

L'ensemble, mur et tours, est monumental et mérite d'être mis en valeur.

 

On admire la maîtrise technique de ces constructions bâties il y a 2000 ans, on admire ce savoir-faire des romains qui nous ont transmis des monuments remarquables à l'épreuve du temps. 

 

De prochaines fouilles sont prévues et programmées dès ce mois d'août 2017 : elles révéleront encore peut-être bien des surprises aux archéologues.

 

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....
Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....
Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....
Nouvelles découvertes près du rempart romain à Nîmes....
Repost 0
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 12:47
Fouilles à Nîmes, près du rempart romain...

 

 

 

Cette année, encore, des fouilles se sont poursuivies, au mois d'août, près de l'enceinte de la ville romaine, à Nîmes : deux nouvelles tours viennent d'être dégagées, au milieu et en bas de la muraille, sur la colline Montaury.

Depuis la route, on peut voir, près du rempart, la base de la tour du bas, en arc de cercle qui devait compléter la défense de la ville antique.

Tout autour, on peut découvrir le travail de terrassement des pelleteuses, des éboulis de pierres, la terre remuée.

Cette nouvelle campagne de fouilles permettra, sans doute, de mettre à jour, près de ces vestiges romains, des objets, des vases, grâce auxquels on pourra reconstituer une partie du passé romain de la ville de Nïmes.


J'ai eu, encore, cette année, le bonheur et le privilège de m'aventurer sur ce chantier de fouilles, de prendre quelques photos, de voir l'ampleur des travaux, et même de discuter avec les étudiants qui travaillent sur le site... des étudiants en archéologie venus de diverses régions de France :  Strasbourg,  Montpellier, Nîmes...

Il est éprouvant pour eux de travailler, en plein été, sous un soleil de plomb... il faut remuer des pierres, les déplacer, enlever des souches d'arbre qui entravent la progression des fouilles, faire des relevés précis et détaillés.

Curieusement, en découvrant le chantier de fouilles, on a l'impression d'entrer dans un sanctuaire, un lieu sacré, on a l'impression de franchir le mur du temps, de visiter un autre monde si lointain, si mystérieux...

De ces vieilles pierres se dégage une incroyable poésie... un bond de 2000 ans dans le passé ! On imagine ce que pouvait représenter ce rempart qui mesurait 6 kilomètres, à l'époque d'Auguste.

A proximité des tours, se dresse cet antique rempart romain qui déroule un chaos de pierres, aux teintes et aux formes variées. Des pins avaient envahi la colline Montaury, on les a sacrifiés, pour retrouver les vestiges de ces monuments.

Si, à l'extérieur, on voit des pierres irrégulières, l'intérieur des bâtiments révèle un appareil très régulier et des alignements méticuleux.

Comment ne pas être ému par ces vestiges qui remontent, sans doute, au premier siècle avant J C ? Comment ne pas admirer le talent et la maîtrise technique mise en oeuvre dans cette architecture ?

Les romains étaient passés maîtres dans l'art de la construction de ponts, de murs d'enceinte, de temples.

Ce qui est étonnant, c'est que ces tours sont, désormais, coincées entre des bâtiments récents, d'un côté des immeubles, de l'autre, des maisons individuelles.

Ainsi, se mêlent le passé et le présent, l'antiquité et la modernité.

On connaît, bien sûr, les grands monuments de la ville de Nîmes : la Maison carrée, les Arènes, le temple de Diane intégré dans les Jardins de la Fontaine...

Mais, ces tours de défense ou d'ornement nous étonnent par leur magnificence : c'est, encore, une nouvelle découverte qui permettra d'avancer dans la connaissance de l'antiquité...


On pourra, bientôt, disposer d'un compte-rendu plus détaillé de cette campagne de fouilles...


A suivre...


Un article sur ces fouilles :

http://www.objectifgard.com/2016/08/24/nimes-rempart-augusteen-plus-original-monde-romain/


Un article sur l'enceinte augustéenne de Nîmes :

http://www.nemausensis.com/Nimes/remparts/FouillesRemparts.html


     
Photos et vidéos : rosemar

Une souche près de la tour du bas...

Une souche près de la tour du bas...

Un dallage de pierres près de la tour située en bas des remparts...

Un dallage de pierres près de la tour située en bas des remparts...

La tour dégagée en bas des remparts...

La tour dégagée en bas des remparts...

Le mur intérieur de la tour

Le mur intérieur de la tour

La tour vue de l'extérieur

La tour vue de l'extérieur

Une grosse pierre taillée

Une grosse pierre taillée

La tour du bas vue de l'extérieur...

La tour du bas vue de l'extérieur...

On voit bien, sur cette photo, l'épaisseur du mur de la tour...

On voit bien, sur cette photo, l'épaisseur du mur de la tour...

La tour au centre de la colline et des blocs de pierre...

La tour au centre de la colline et des blocs de pierre...

La tour au centre de la colline...

La tour au centre de la colline...

Le site...

Le site...

Fouilles à Nîmes, près du rempart romain...

Les archéologues s'activent pour fouiller la tour en bas des remparts...

Les fouilles au milieu de la colline : mise à jour de la tour centrale...

Repost 0
23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 17:16

 

ARLES-18.jpg

 

Les fouilles récentes, menées dans le Rhône, ont permis de faire ressurgir tout un pan du passé de la ville d'Arles, colonie romaine fondée par Jules César en 46 avant J. C.

 

Une barge romaine, datant du premier siècle après J C, a été découverte dans le Rhône et reconstituée : ce chaland, de plus de 30 mètres, est exposé dans le musée, avec sa lourde cargaison de pierres. Ces pierres servaient, sans doute, à paver les rues, à construire des maisons, notamment en Camargue. C’est la première fois qu’un bateau d’époque romaine est, ainsi, présenté au public, avec la quasi-totalité de son équipement de bord : de la vaisselle, des outils, du bois de chauffage coupé....

 

Etonnante technique et savoir-faire des charpentiers de l'époque ! On peut, d'ailleurs, voir leurs outils : gros maillets d'une taille impressionnante, pointes, sandales cloutées...

 

Des amphores encadrent la barque de leurs teintes claires et ocrées.

 

On peut admirer différents vestiges dégagés dans le Rhône : un buste de César, d'une étonnante vérité dans l'expression, de nombreux chapiteaux corinthiens, une antéfixe en forme de masque tragique, une statuette d'un captif gaulois en bronze, un relief en bronze doré d'une victoire.

 

On peut s'attarder devant une statue en marbre de Neptune aux cheveux et à la barbe bouclée.

 

Une tête d'Aphrodite attire tout particulièrement l'attention : sur un fond de mur rouge, le marbre blanc laisse voir toute la pureté des traits : des cheveux ondulants encadrent l'ovale du visage. Découverte, plus anciennement, dans les ruines du théâtre antique d'Arles en 1823, cette tête avait d'abord été identifiée comme la représentation de l'impératrice Livie, l'épouse d'Auguste ultérieurement divinisée.

 

Une danseuse ou ménade, sur un bas relief laisse contempler les plis ondoyants de sa tunique, admirable restitution de mouvements.

 

On peut découvrir, aussi, les énormes pieux de fondation du cirque, faits de bois variés : chêne, pin sylvestre, pin parasol.

 

Pour les amateurs d'épigraphie, des stèles funéraires offrent leurs inscriptions à déchiffrer. Mosaïques, sarcophages, maquettes de vaisseaux complètent cet ensemble.

 

On peut, à loisir, observer la minutie des artisans de l'époque : fioles à onguents, amphorisques, poids en forme de bustes, vases à tête humaine, poteries en forme d'oiseaux, toute une collection de lampes à huile aux motifs en reliefs.

Sur un monument funéraire, on peut voir caracoler un cheval de course, crinière au vent.


C'est évidemment le chaland, disposé au centre du musée, imposant et impressionnant, dans ses dimensions, qui attire tous les regards...

 

Il a été reconstitué minutieusement, pièce par pièce, et son état de conservation est remarquable : protégé par les limons du fleuve, ce bateau de commerce nous est parvenu, quasiment intact.

 

On est sensible à l'art et  la technique mis en oeuvre dans la construction de ce navire, on est étonné de l'habileté des artistes qui ont créé tant d'objets raffinés.

 

Les fouilles menées, récemment, dans le Rhône ont été particulièrement fructueuses. Ce musée, aux attraits divers, est l'occasion d'une plongée dans l'antiquité gallo-romaine.

On peut espérer, encore, de nouvelles découvertes de ces trésors de l'époque romaine ! Le fleuve recèle encore bien des mystères et les prochaines fouilles révèleront, sans doute, d'autres aspects passionnants de la civilisation gallo-romaine...

 

http://youtu.be/VO7ysD6NdUY

 

 

 

 

ARLES-19.jpg

 

ARLES-17.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARLES-5.jpg

 

 

ARLES-16.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARLES-20.jpg

 

 

ARLES-2-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARLES-15.jpg

 

ARLES-12.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARLES-13.jpg

 

ARLES-11.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARLES-9.jpg

 

ARLES-14.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1445.jpg

 

ARLES.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar



Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/