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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 12:58
Un temple romain au coeur de la ville...

 

 

On est comme ébloui par ce bâtiment construit il y a plus de 2000 ans : posé sur un socle de 2 mètres de haut, ce temple romain plein d'élégance et de majesté attire tous les regards.

 

Au détour d'une rue, on découvre ce somptueux monument au centre de la ville de Nîmes...

Belle apparition d'un temple romain qui étonne par son remarquable état de conservation...

Il faut dire que la Maison Carrée a été récemment rénovée et qu'elle a pu ainsi retrouver son lustre d'autrefois...

 

Le temple a été réalisé en pierre de Lens, extraite d'une carrière située à 30 km de Nîmes. On admire la qualité de la pierre qui fait songer à du marbre. Une pierre si lumineuse aux teintes d'ocre et de roses...

 

Le raffinement des décors est une merveille : chacune des 30 colonnes qui entourent le monument est cannelée et les chapiteaux corinthiens sont ornés de délicates feuilles d'acanthe qui font songer à de la dentelle par leur finesse, leur délicatesse. 

Au dessus de l'architrave, on peut admirer une frise constituée de décors différents : une frise à rinceaux, des rosaces, des feuilles d'acanthe, fleurons et liserons, une grecque, des têtes de lions...

L'architecture comporte deux parties distinctes : le pronaos ouvert sur la ville, et la cella, salle fermée sans fenêtre, dans laquelle pénétraient les prêtres chargés d'apporter les offrandes liées au culte.

 

Inspirée par les temples d'Apollon et de Mars Ultor à Rome, la Maison Carrée séduit par l'harmonie de ses proportions. C'est le seul temple du monde antique complètement conservé.

 

La Maison Carrée doit son exceptionnel état de conservation à une utilisation sans interruption depuis le XIe siècle. Elle a été tour à tour maison consulaire, écurie, appartement, église. Après la Révolution française, elle devient le siège de la première préfecture du Gard, puis est aménagée en archives départementales.

 

Ce monument au coeur de la ville de Nîmes était un temple du culte impérial : construit entre 2 et 5 après J.C., il occupait à l'origine l'extrémité du forum, il était dédié aux Princes de la jeunesse, Caius et Lucius César, petits fils d'Auguste, destinés à lui succéder.

 

 

Source : Nîmes, au fil de l'histoire de Francine Cabane et Danièle Jean...

 

 

 

http://www.maisoncarree.eu/monument/architecture/le-decor-sculpte/frise/

 

 

 

Un temple romain au coeur de la ville...
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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 08:33
Un concert de jazz dans un somptueux décor...

 

C'est l'été : les festivals de musique reprennent timidement après la crise du coronavirus...

 

La ville de Nîmes a retrouvé ses JEUDIS DE NIMES  consacrés à la musique et à la danse : en ce jeudi 2 juillet, elle accueillait l'orchestre syncopatique venu donner un concert devant la Maison Carrée...

 

Un cadre somptueux, un écrin vieux de 2000 ans, un temple romain magnifiquement conservé, avec ses colonnes élégantes ornées de feuilles d'acanthes, avec ses pierres aux teintes de miel et de rose...

 

Sous un ciel bleu lavande, à peine parcouru par de légers nuages d'été, ce concert a permis d' apprécier de nombreux airs de jazz traditionnels...

 

L'Orchestre Syncopatique tire ses influences et son esprit des orchestres de la Nouvelle Orléans avec des musiciens tels que Louis Amstrong, Bix Beiderbecke ou encore Benny Goodman. 

 

Une musique festive, chargée d'histoire... une musique familière réjouissante qui donne envie de danser, de taper du pied...

 

Une musique entraînante et rythmée qui nous invite à la fête, au délassement de l'été : un bon moment de détente et d'harmonie...

 

Les quatre jeunes musiciens originaires de Montpellier ont animé une soirée de jazz qui a fait voyager le public dans l'espace et le temps...

 

Le cadre a ajouté un cachet particulier à ce concert : on pouvait admirer la majesté de la Maison Carrée, ses décors raffinés, son architecture élégante...

 

Une bonne ambiance faite de gaieté, de partage, de rythmes...

 

Une soirée sympathique qui permettait de renouer avec les spectacles musicaux, après la crise du coronavirus...

 

"LE JAZZ EST UN MONDE
 (QUI REND) HEUREUX
"Voilà une musique à consommer sur place", comme le disait Sartre. En concert donc. On associe d’abord le jazz à des salles fermées plus ou moins grandes : depuis la « boîte » jusqu’à Pleyel en passant par le club, le bar… C’est une ambiance, volontiers sombre et en noir et blanc, comme le clavier d’un piano. On apprécie la musique mais aussi les performances, la virtuosité, le feeling des musiciens. Car le jazz se regarde aussi, à l’intérieur… et à l’extérieur."

 

"Pour comprendre que le jazz est une musique heureuse, regardez Jazz on a Summer’s Day, un film de Bert Stern et Aram Avakian tourné au festival de Newport en 1958, non loin des régates, des voiliers de luxe…

Situé à équidistance de New York et de Boston, c’est le père de tous les festivals de jazz. Il est né en 1954 (lui aussi…). Son créateur était l’imprésario, pianiste et producteur mythique George Wein, Bostonien pur jus, qui fut tenancier de club de jazz à La Nouvelle-Orléans et professeur d’université avant de gérer stars et concerts.

Le festival de Newport se déroule devant la mer. De la mer toute bleue. Jazz on a Summer’s Day montre cela : un jazz balnéaire heureux. Et une foule de stars sur scène. Louis Armstrong, Thelonious Monk, Chuck Berry, Mahalia Jackson…

Le jour et la nuit. De l’improvisation pure et du gospel, du rythm’n’blues joyeux et des sons introvertis. Armstrong jouant When the Saints Go Marching In comme il se doit et Anita O’Day dynamitant en douceur Tea for Two. Un jazz de plaisir, une musique paisible."

Didier Pourquery Petit éloge du Jazz


 

Autres vidéos, liens :

https://youtu.be/XrPnZAVpnQw

 

https://youtu.be/V6fAeEUb_6w

 

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 12:40
Anna Gould et Boni de Castellane... vous connaissez ?

 

Anna Gould, jeune héritière américaine, qui épousa le comte Boniface de Castellane, un dandy désargenté de l'aristocratie française... vous connaissez ? C'est la rencontre improbable de deux êtres que tout sépare...

La rencontre et le choc de deux cultures, si différentes, de deux caractères bien trempés, de deux milieux contrastés, de deux personnalités.

 

Boni de Castellane issu d'une illustre et antique lignée originaire de Provence (la Maison de Castellane) est né en 1867... Anna Gould, elle, est une richissime orpheline, la fille de l'homme le plus riche d'Amérique, elle est née en 1875. Ils se marient en 1895.

 

Laure Hillerin a consacré un ouvrage à ces deux vies tumultueuses.

Invitée lors du festival de la Biographie à Nîmes, Laure Hillerin évoque d'abord le Palais Rose...

Quand elle était jeune, elle passait souvent devant le Palais Rose, à Paris, avant sa destruction... "c'est un magnifique hôtel particulier dont la construction a été lancée par Boni de Castellane, à l'angle de l'avenue Foch et de l'avenue Malakoff, dans le 16ème arrondissement... il a été détruit en 1969. C'est une des hontes de l'époque de l'avoir détruit."

 

Ce qui a intéressé aussi Laure Hillerin, "c'est cette espèce de choc entre deux cultures, la culture française dans le sens le plus traditionnel et classique et la culture américaine du self-made man : le père d'Anna Gould était un véritable brigand, il avait fait sa fortune en une génération, ce qui est quand même assez exceptionnel... c'était quelqu'un qui n'avait pas le moindre scrupule. Anna Gould avait été élevée dans ce culte de l'argent et le mépris de tous ceux qui n'étaient pas capables de gagner de l'argent.

 

Lui était l'héritier d'une vieille famille française, il était passionné par l'art et par la politique et il s'était un peu trompé de siècle puisque son siècle de prédilection était le 17 ème siècle, le siècle d'or, le siècle de Louis XIV.

 

Boni de Castellane était un dandy dans le sens héroïque du terme, ces dandys qui font face en toutes circonstances et qui continuent à porter haut, c'était aussi un homme politique puisqu'il a été député pendant 4 mandatures.

Et puis, il avait le culte de l'art et de la beauté. Comme sa famille était ruinée, il avait cherché à épouser une riche américaine, pas vraiment par amour de l'argent mais pour assouvir sa passion de l'art, ses rêves de beauté, d'architecture.

 

A l'époque, on se moque souvent d'Anna Gould, de sa laideur avec ce bon mot : "Elle est plus belle vue de dot".

 

Boni de Casttellane a commencé par acheter un magnifique château dans les Yvelines, le château du Marais. Il avait été élevé dans le goût de la beauté classique, il avait beaucoup d'admiration pour Versailles et ses jardins.

La première chose qu'il a faite, après son mariage, c'est d'acheter des terrains pour faire construire le Palais Rose avec l'argent de sa femme...

L'idée était de ressusciter le Trianon et en même temps d'y loger l'escalier des ambassadeurs de Versailles, construit par Louis XIV."

 

Le mariage, d'intérêt et non d'amour, ne fut jamais heureux.

 

Anna Gould, bientôt lassé des frasques de son mari quitte le Palais Rose, avec ses 3 enfants. En janvier 1906, elle demande la séparation de corps. Le divorce est prononcé le 5 novembre 1906.

Boni quitte aussi le palais Rose inachevé, et il n'y remettra plus les pieds. Il devient courtier en objets d’art où son goût inné fait merveille...

Anna Gould se remarie civilement le 7 juillet 1908 avec un cousin de son premier mari, Hélie de Talleyrand-Périgord (1859-1937), prince de Sagan, puis duc de Talleyrand. Elle meurt en 1961, à l'âge de 86 ans.

Boni de Castellane meurt à Paris en 1932, à l'âge de 65 ans.

"On évoque souvent les relations de Boni avec Marcel Proust : l'écrivain avait besoin de lui pour certains aspects du personnage de Charlus, car Boni était un grand spécialiste de la politique étrangère, c'était une amitié téléguidée, ils ont échangé une vingtaine de lettres et se sont vus pendant deux ans...

Faut-il lire les mémoires de Boni de Castellane ? Il a écrit ses mémoires en deux tomes, le premier : Comment j'ai découvert l'Amérique ? Ce volume là est très drôle...

Dans le second dont le titre est formidable : L'art d'être pauvre et c'est vrai qu'il a eu l'art d'être pauvre, car après, il s'est retrouvé sans un rond, séparé de ses enfants, il a rebondi en faisant l'antiquaire parce qu'il avait un goût extraordinaire, le second volume est assez prudent et moins amusant. Comme disait un de ses amis, "l'humour est resté dans l'encrier"...

Anna Gould, elle, avait un gros problème avec l'écriture. Elle a beaucoup écrit à ses fils pendant la guerre, mais elle écrivait à peu près comme une enfant de 6 ans, elle avait un vocabulaire très limité."

 

Donc, ils étaient on ne peut plus mal assortis : lui était un homme très élégant, très cultivé, elle est toujours resté avec son côté très fière d'être américaine... "personne n'arrive à la cheville des américains, ceux qui n'ont pas d'argent sont méprisables..."

 

Etonnante rencontre de deux êtres que tout séparait ! La culture, l'aspect physique, l'argent... deux mondes si différents !

 

 

 

 

 

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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 08:33
Nîmes redevient Nemausus...

 

 

Des légionnaires romains qui déambulent dans les rues, des barbares vêtus de peaux de bête qui discutent bruyamment sur les trottoirs, des serveuses en toge aux terrasses des cafés, une reconstitution d'un camp romain.... le temps d'un week-end, la ville de Nîmes est redevenue NEMAUSUS, antique cité romaine...

 

Les enfants et les adultes ont pu s'initier à l'art de la poterie, de la mosaïque, à l'architecture, au travail du cuir et redécouvrir des pratiques anciennes.

 

Un marché antique proposait des ateliers culinaires, des dégustations de vins romains, des textiles, des bijoux anciens, des pièces de monnaie, des cosmétiques au lait d'ânesse, des vins, du miel, du jus de raisins, des parfums et senteurs de l'antiquité...

 

On pouvait découvrir d'anciennes pratiques magiques : clous utilisés comme amulettes, phylactères, lunule, bulla, phallus, mano fica, tintinnabula...

Ainsi, les représentations  de phallus étaient très fréquentes à l'époque romaine, il s'agit d'un symbole de virilité et de fécondité, mais il avait aussi une signification obscène. On retrouve la bipolarité qui fonde habituellement le sacré et donne une puissance magique : d'un côté la virilité comme force positive, de l'autre, la répulsion attachée à la vue de ce qui est interdit. Par la magie de la transgression du tabou, de telles figurations deviennent des armes défensives contre toute menace...

 

On pouvait aussi s'initier à différents jeux de société antiques : les dés, les noix, les osselets, le latroncule, la marelle, le stomachion....

 

Ce fut l'occasion d'une belle convivialité : un banquet romain, des danseuses, des combats de gladiateurs, des spectacles à tous les coins de rues ou presque...

 

Les Arènes de la ville ont aussi accueilli, cette année, les Rois Barbares, magnifique reconstitution d'un épisode de l'histoire antique : l'empereur Hadrien dont le passage à Nîmes est avéré en 122 après JC offre alors aux citoyens de Nemausus des Grands jeux. Dans la deuxième partie du spectacle, l'empereur évoque le passé glorieux de Rome... les Romains ont dû affronter entre 113 et 101 avant JC les Rois Barbares et l'invasion des Cimbres, des Teutons, et des Ambrons.

 

Partis de l'actuel Danemark, ces barbares ont vaincu les Romains à Arausio (Orange), mais le sénat et le peuple de Rome font appel au général Marius qui réussit finalement à les vaincre près d'Aix en Provence en 102 avant JC.

Ce spectacle haut en couleurs a attiré un public nombreux  : combat de gladiateurs, course de chars, reconstitution de batailles...

 

 

 

 

 

 

 

Nîmes redevient Nemausus...
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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 11:06
"Notre époque ne serait-elle pas digne des flèches ?" Sylvain Tesson...

 

 

La flèche de Notre Dame qui s'effondre sous l'effet d'un incendie.... Faut-il voir là un signe, un symbole ?

"Comme si notre époque n'était pas digne des flèches", déclare Sylvain Tesson.... comme si notre époque trop préoccupée de matérialisme et d'efficacité à court terme, avait perdu de vue l'essentiel : le sens de la beauté, la force d'un héritage culturel qui nous réunit...

Notre Dame oubliée, que nous ne voyions plus, s'est affaissée sous nos yeux...

 

Oui, le patrimoine est important : c'est une part de notre histoire, de notre littérature, de nos arts...

C'est une part de nous-mêmes...

 

Qui ignore dans le monde le nom de Quasimodo, la figure d'Esméralda ? Qui ne connaît le nom même de Notre Dame de Paris ?

Le roman de Victor Hugo a célébré cette cathédrale devenue un symbole de la ville de Paris... une référence.

 

Dans un monde où prime l'économie, où s'impose le règne de l'argent, nous devons retrouver de vraies valeurs : celles qui nous relient au passé, à nos ancêtres, à tous ceux qui nous ont précédés et qui nous ont transmis une culture, des monuments uniques, exceptionnels.

Nous devons préserver ces monuments, nous devons les sauver : ils appartiennent à notre histoire...


Une oeuvre d'art qui disparaît, c'est une défaite de la réflexion et de la pensée, c'est nier le geste d'un artiste, d'un artisan, leur travail, leur génie, c'est nier l'être humain...

Comme le déclare Alain Finkielkraut, il ne s'agit pas de sauver Notre Dame en vue des Jeux Olympiques, non, il s'agit de sauver un monument qui est une partie de nous-mêmes, qui nous structure.

Car nous avons tous besoin de nous inscrire dans une histoire, nous avons tous besoin de repères, de phares pour nous éclairer.

 

Que d'oeuvres ont été consacrées à Notre Dame ! Romans, poésies, tableaux... quelle diversité, et que d'hommages rendus à cette cathédrale !

Un monument qui a inspiré tant de chefs d'oeuvre ne peut pas disparaître.

 

Et les Parisiens ne se sont pas trompés, eux qui se sont attroupés et réunis autour de Notre Dame incendiée, eux qui se sont émus de cette catastrophe.

La vision de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris s’effondrant lundi 15 avril, sous l’effet d’un violent incendie parti des combles, a en fait bouleversé le monde entier.

 

 

Source : La grande librairie

 

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-11/973355-notre-dame-histoire-et-litterature.html

 

 

 

 

"Notre époque ne serait-elle pas digne des flèches ?" Sylvain Tesson...
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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 12:15
L'amphithéâtre romain de Nîmes enfin restauré : une renaissance...

 

 

Un prestigieux monument du passé qui renaît sous la main de spécialistes de la pierre, c'est un bel hommage à ceux qui autrefois ont conçu et bâti cet édifice...

 

Même si l'Amphithéâtre de Nîmes est le mieux conservé du monde romain, il n'a pas échappé aux outrages du temps, de la pollution, du climat...

Une campagne de restauration de ce monument a été lancée par la Ville.

 

Les façades ont été en partie nettoyées et réparées sous le contrôle de spécialistes, archéologues, géologues, historiens, conservateurs du patrimoine.

 

Cette opération a mis en évidence la fragilité du monument...

Ainsi, le système d'évacuation des eaux de pluie conçu à l'époque romaine a cessé de fonctionner et les infiltrations au coeur de la pierre sont nombreuses...

Il faut imaginer que ce monument a été maintes fois réutilisé au cours des siècles : forteresse, château, construction d'habitations dans les arènes...

Il a donc été remanié, dégradé au fil du temps...

Et sa restauration exige des compétences de toutes sortes, notamment des architectes...

Le monument est impressionnant par sa taille, son aspect massif, l'ingéniosité de sa conception.

Comment ne pas admirer les techniques de construction de ce bâtiment qui a traversé 2000 ans d'histoire ?

Ce monument qui a connu de féroces combats de gladiateurs, une foule de spectateurs venus assister à ces affrontements sanglants, avait un caractère idéologique : construit à la gloire de l'empereur, c'était un lieu de spectacle mais aussi un lieu de célébration du pouvoir.

Aucune inscription n'a permis de dater exactement le monument : il date peut-être de l'époque de l'empereur Trajan.

133 mètres de long, 101 mètres de large, deux niveaux de 60 arcades, l'amphithéâtre peut contenir vingt deux mille spectateurs ! 

 

Aujourd'hui, il accueille des corridas et courses camarguaises ainsi que diverses manifestations culturelles : concerts, reconstitutions historiques...

Personnellement, je ne suis pas une adepte des corridas : la cruauté de ces spectacles qui rappelle les combats de gladiateurs d'autrefois me rebute.

Mais les concerts organisés dans ces Arènes sont l'occasion de faire revivre ce monument : admirable caisse de résonance pour tous les artistes qui viennent chanter dans ce lieu mythique !

Enfin, ce somptueux monument peut être visité tout au long de l'année...

 

 

 

Un webdocumentaire dédié à l'histoire des Arènes :

 

https://arenes-webdoc.nimes.fr/

 

 

 

 

 

L'amphithéâtre romain de Nîmes enfin restauré : une renaissance...
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 09:50
Le château de Saumane et le marquis de Sade...

 

 

Le château de Saumane de Vaucluse réserve aux visiteurs bien des surprises... construit sur les hauteurs du village, ce château qui date du XIIème siècle a été maintes fois transformé : une bâtisse hétéroclite où se mêlent forteresse médiévale, bastion de style Renaissance, château remanié du XVIIème et du XVIIIème siècles.

 

Ce château est célèbre parce qu'il abrita le marquis de Sade durant son enfance : à l'intérieur du bâtiment, une exposition est dédiée à ce personnage sulfureux dont la vie tumultueuse défraya la chronique.

 

 

Dans la montée qui mène à la forteresse, chacun peut admirer d'immenses pins sur l'escarpement : ils se détachent sur un ciel d'un bleu lapis-lazuli.

Le chant des cigales, les senteurs de pins s'exacerbent dans la chaleur de cette après-midi d'été.

 

Lorsque nous entrons dans l'enceinte,  nous sommes immédiatement impressionnés par l'épaisseur des murs. Les fenêtres laissent entrevoir un paysage verdoyant d'arbres : pins, cyprès, cèdres.

 

Rigueur architecturale et raffinement libertin se côtoient dans cet édifice somptueux.

 

A l'intérieur, nous découvrons une cheminée artistiquement agrémentée de feuillages en reliefs, une chapelle richement décorée, des fresques : une fête galante représentant deux jeunes filles à la fontaine, une scène pastorale encadrée de gypseries aux motifs de roses, ou encore des nobles visitant un monument antique, d'autres scènes champêtres, des plafonds somptueusement décorés...

 

Un escalier voûté en caissons déroule des marches usées par le temps : nous sommes, alors, subjugués par l'architecture ordonnée et rigoureuse de la voûte...

La chambre du marquis de Sade, ornée de fresques aux teintes de rouilles sur des panneaux encadrés d'or, révèle luxe et élégance.

 

Une exposition nous fait, aussi, découvrir la vie et l'oeuvre du célèbre Marquis...

Donatien Alphonse François, marquis de Sade appartient à une vieille famille aristocratique provençale : il passe donc une partie de son enfance en Provence.

 

De quatre à dix ans, son éducation est confiée à son oncle, l’abbé Jacques-François de Sade, qui l’héberge dans ce château de Saumane, près de L'Isle-sur-la-Sorgue.

 

Adulte, il se livre au libertinage des gens de sa caste qui se croient au dessus des lois.

 Le 17 mai 1763, il épouse Renée Pélagie de Montreuil, de noblesse récente, mais fortunée. Il ne s' assagit pas pour autant et fait, dans la même année, son premier séjour en prison pour « débauches outrées ». En 1768, il est à nouveau incarcéré six mois pour avoir enlevé et torturé une passante. Il donne fêtes et bals dans son domaine provençal de La Coste, voyage en Italie, notamment avec sa belle-sœur, dont il s'est épris.

 

L'exposition évoque, notamment, le séjour que les deux amants firent à Venise.

En Juillet 1772, le marquis et sa maîtresse quittent la Provence, traversent les Alpes, se rendent à Venise, capitale de la peinture et de l'opéra.

La vie vénitienne est décrite grâce à des tableaux, des gravures : le carnaval, les gondoles, les courtisanes...

 

On peut, à loisir, admirer des reproductions de toiles de Pietro Longhi, Le Ridotto, de Canaletto, de Michele Marieschi, de Francesco Guardi : des vues du grand canal, des îles...

 

Chacun de ces tableaux est illustré par un extrait représentatif de l'oeuvre de Sade.

 

On découvre aussi l'arbre généalogique de la famille de Sade qui remonte au Moyen âge : on est étonné de voir que figure dans ce lignage Laure de Noves, jeune Avignonnaise dont s'est épris le poète italien Pétrarque et qu'il célèbre maintes fois dans ses poèmes.

L'abbé Jacques François de Sade s'était passionné pour cette aïeule prestigieuse : il avait réuni de nombreux documents qui prouvent ce lien familial et avait même composé des Mémoires pour la vie de François Pétrarque.

Cet abbé semble lui-même avoir mené une vie très libre : c'est ce qu'on appelait, à l'époque, un libertin éclairé et cultivé.

 

La biographie du marquis de Sade est longuement évoquée sur des panneaux illustrés, le libertinage sadien nous est présenté... le marquis se nourrit de philosophie matérialiste : "il n'existe, selon lui, que la nature qui n'est dirigée par aucune entité métaphysique. Nous sommes entraînés par une force irrésistible, sans jamais pouvoir choisir les goûts que la nature a mis en nous. Ainsi, la nature aime le crime et nous pousse à assouvir nos désirs."

 

On le voit : il s'agit de cautionner et de justifier la vie débridée, faite de débauches, à laquelle s'est livré le marquis.

 

Les libertins peuvent, alors, expérimenter toutes les perversions, toutes les cruautés et commettre tous les crimes.

Des illustrations de ces tortures et de ces perversions sont visibles dans une petite salle réservée à un "public averti", annonce une pancarte.

 

Philosophe subversif de la liberté, débauché, libertin, le marquis de Sade continue à nous intriguer et à susciter fascination et interrogations.

Un personnage qui ne se soumet pas, un délinquant sexuel, un être épris de liberté, un poète : qui était vraiment le marquis de Sade ?

 

Le marquis garde une part de mystères, et dans tous les cas, le château de Saumane mérite qu'on s'y arrête et qu'on visite ce lieu riche d'histoires...

 

 

 

Pour mieux découvrir le marquis de Sade... une émission sur France Inter :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-des-reveurs/l-heure-des-reveurs-11-octobre-2013

 

 

Photos : rosemar

Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
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Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
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Le château de Saumane et le marquis de Sade...
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Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
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Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
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Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
Le château de Saumane et le marquis de Sade...
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Le château de Saumane et le marquis de Sade...
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 15:32
Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...

 



La colline Saint Jacques domine la ville de Cavaillon : bloc rocheux calcaire, cette colline abrite une chapelle du XII ème siècle, dans le plus pur style roman...

L'édifice de dimensions modestes, encadré par un cyprès et deux pins nous fait voir une architecture simple, dépouillée, pleine de charmes : trois voûtes sont visibles dans l'entrée dans une harmonie et un équilibre apaisant, la voûte centrale étant plus haute que les deux autres...

Les murs de pierre contribuent à l'allure rustique de l'ensemble...

Le cadre champêtre, la simplicité primitive de l'édifice accentuent l'impression de paix qui se dégage de ce monument religieux.

On est sensible à des contrastes de couleurs : le vert de la végétation fait ressortir la pureté des murs aux teintes d'opale de la chapelle.

La vue que nous offrent les hauteurs de la colline Saint Jacques est magnifique : les toits et les tuiles aux couleurs d'ocre de Cavaillon, le Lubéron, le mont Ventoux, la Durance...

Le panorama permet d'enlacer du regard le paysage environnant, avec ses constructions humaines et une nature intacte.


L'ascension de la colline offre, aussi, de beaux moments de paix : le bloc rocheux se gravit d'abord grâce à des escaliers, puis un chemin pierreux et pentu.


Des oliviers, des chênes, des pins s'accrochent sur la pente, répandant des senteurs enivrantes, des effluves d'une nature sauvage.


On aperçoit d'en bas la chapelle qui domine la colline de son clocher : éclairée par le soleil, les murs de pierre de l'édifice attirent tous les regards et donnent envie d'atteindre ce monument placé en hauteur...

 

Construite au XIIème siècle sur une place forte naturelle,  la chapelle Saint-Jacques est un charmant petit édifice au décor sobre, à l’image des chapelles rurales. Son hôte le plus célèbre fut César de Bus (1544-1607), fondateur d’une congrégation qui se consacra à l’enseignement de la doctrine chrétienne.

La colline, lieu de fondation de la ville, fut d'abord un oppidum gaulois....
 

L'ascension un peu rude pour le souffle promet de belles découvertes...


Et, de fait, quand on arrive au sommet, la vue de la chapelle, son charme pastoral sont comme un éblouissement : on perçoit, là, un bonheur évident, des lignes sans fioritures, un ensemble harmonieux...


Les lumières du couchant contribuent à cette harmonie : elles éclairent l'édifice de douces teintes, le subliment d'éclats pleins de délicatesse...


Les yeux remplis de toutes ces images, nous redescendons la colline, émerveillés, ravis et étonnés par ce lieu rustique empreint de poésie...


    

 

 

 

 

Photos : rosemar

Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...
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