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4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 12:43
Des révoltes dans l'armée russe ?

 

Une solde versée aux mobilisés russes qui s'avère très décevante... Le compte n'y est pas ! Des promesses non tenues qui suscitent des réactions de révolte...

 

"L'armée ukrainienne poursuit sa progression et les forces russes semblent sur le point de quitter Kherson dans le sud de l'Ukraine... et voici que le Kremlin est confronté à un autre problème : la grogne de certains mobilisés qui se plaignent de ne pas être assez payés... parfois, très loin de ce qu'on leur a promis.

 

Depuis plusieurs semaines, les plaintes remontent sur les réseaux sociaux, et ces derniers jours, le mouvement semble prendre une certaine ampleur.

 

Et dans quelques centres de formation, il y aurait même eu des révoltes. Une vidéo circule depuis deux jours sur les réseaux sociaux russes : on y voit une centaine d'hommes rassemblés autour de deux officiers dans la cour d'un centre d'entraînement dans le centre de la Russie européenne...

 

Rien qu'au ton, on comprend que ces mobilisés ne sont pas contents...

"Quand je suis allé au bureau de recrutement, explique un soldat, le commissaire-militaire m' a dit que d'ici deux trois jours, je toucherai 300 000 roubles..."

"Ce n'est pas possible", répondent les officiers. Les soldats protestent. D'après certains médias, ils se seraient mis en grève ! Et il aurait fallu l'intervention de CRS version russe pour mater la mutinerie.

 

Cet épisode n'est pourtant pas le premier...

Le gouvernement russe a laissé le soin aux régions de payer les soldats mobilisés, et manifestement tous ne sont pas logés à la même enseigne. En Bachkirie, les familles racontent qu'elles n'ont reçu que 1800 roubles, 30 euros depuis le départ des pères de famille. 

Une misère !

 

Il y a 15 jours Vladimir Poutine avait pourtant promis que les mobilisés ne toucheraient pas moins de 195 000 roubles par mois, soit 4 fois le salaire médian en Russie.

Mais, manifestement, les désirs du Kremlin ne sont pas des ordres pour tout le monde.

 

Par ailleurs, alors que la mobilisation partielle est officiellement terminée, les témoignages affluent de Russes qui reçoivent encore des convocations pour se rendre aux bureaux de recrutement. Il semble y avoir un gros décalage entre le discours du ministère russe de la défense et la réalité..."

 

Des soldats mal équipés, mal entraînés, mal payés, décidément l'armée russe est à la peine...

Face à cette incurie du pouvoir russe, Vladimir Poutine a donc choisi la stratégie de la terreur : bombarder des cibles civiles, des sites énergétiques pour priver les Ukrainiens d'eau, d'électricité, leur rendre la vie impossible. La Russie poursuit son offensive sur les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, privant des millions de personnes d’électricité et de chauffage.

 

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h00-aurelie-kieffer-du-jeudi-03-novembre-2022-7828956

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-est-a-nous/guerre-en-ukraine-le-salaire-de-la-peur-pour-les-soldats-russes_5404627.html

Des révoltes dans l'armée russe ?
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24 octobre 2022 1 24 /10 /octobre /2022 11:35
Vladimir Poutine a-t-il perdu la guerre ?

 

Problèmes de paiement des soldats mobilisés en Russie, problèmes d'équipements, d'entraînements... décidément, l'armée russe est à la peine...

Est-il bien raisonnable d'envoyer des soldats mal préparés, mal équipés, faire la guerre ?

 

Kadyrov, l'allié Tchétchène de Poutine, a même proposé d'envoyer ses fils sur le front : des adolescents âgés de 14, 15 et 16 ans. 

Quelle folie ! On les voit sur une vidéo lourdement armés : mise en scène, propagande, images truquées ? Probablement...

 

Certains se hasardent à dire que Vladimir Poutine a perdu la guerre. C'est ce qu'affirme le Général français Michel Yakovleff : "Poutine a perdu la guerre, mais il ne l'a pas encore compris".

 

"Après bientôt huit mois de conflit, la Russie semble plus que jamais en difficulté en Ukraine. Dorénavant incapable d'avancer dans le Donbass, elle a, en septembre, subi une défaite majeure face aux forces ukrainiennes dans la région de Kharkiv. Dans l'oblast de Kherson, dans le sud du pays, où ses forces sont cernées depuis plusieurs semaines par l'armée ukrainienne, la situation reste difficile."

 

Les bombardements de sites civils, centrales électriques, installations énergétiques, sont une façon de semer la terreur en Ukraine... Ces attaques rendent les populations très vulnérables avec l'arrivée prochaine du froid et de l'hiver. Une nouvelle guerre du froid a commencé.

Une tactique de la terreur qui discrédite l'armée russe...  l'objectif : détruire les infrastructures ukrainiennes, dans le seul but de rendre l’hiver impossible pour les citoyens ukrainiens...

 

"L'un des gros problèmes avec la mobilisation tardive lancée par Vladimir Poutine, c'est que la Russie est confrontée à un cruel manque d'encadrement pour préparer les 300 000 hommes qu'elle veut recruter."

 

Les Russes ont été contraints de s'engager pour aller combattre les Ukrainiens, une mobilisation forcée :  cette armée russe n'a donc aucune envie d'aller se battre en Ukraine et cela va vite se ressentir sur sa motivation.

La Russie manquerait aussi de matériels et de munitions...

 

Certains redoutent que Vladimir Poutine ait recours à l'arme nucléaire, mais les conséquences pourraient être alors dramatiques pour la Russie et le monde : on pourrait se diriger vers une troisième guerre mondiale apocalyptique.

 

Source :

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/general-michel-yakovleff-poutine-a-perdu-la-guerre-mais-il-ne-l-a-pas-encore-compris_2182214.html

 

 

 

 

Vladimir Poutine a-t-il perdu la guerre ?
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26 septembre 2022 1 26 /09 /septembre /2022 11:15
Russie : le choix de l'exil...

 

"Des files d'attente impressionnantes à l'aéroport de Moscou... aux postes frontières, en voiture ou à pied, des milliers de Russes ont fait le choix de l'exil, depuis l'annonce d'une mobilisation des réservistes par Vladimir Poutine pour le front ukrainien.

Des hommes, des femmes, des enfants prennent la direction de la Turquie, de la Finlande mais aussi de la Géorgie.

 

Plus de 20 kilomètres de file d'attente aujourd'hui pour passer en Géorgie : dans des milliers de voitures, des Russes fuyant la mobilisation des réservistes décrétée par Vladimir Poutine.

Les voici côté Géorgien après deux à trois jours d'embouteillages.

A Tbilissi, la capitale du pays, nouvelle file d'attente pour se procurer une carte Sim et téléphoner localement.

 

Valises sur le trottoir des hommes expliquent que jusqu’à présent, les Russes laissent passer presque tout le monde, moyennant parfois des pots de vin, jusqu’à 180 euros.

Souvent ces hommes disent qu’ils n’ont pas encore été convoqués par les autorités militaires, mais ils partent par précaution. 

"C’est allé trop loin. Ce que nous propose le gouvernement ne me convient pas. On a deux solutions : soit on est mobilisé et on va au front, soit on va en prison, si on refuse. Bien sûr tout le monde ne sera pas mobilisé, mais tu ne sais pas si ça va tomber sur toi ou sur quelqu’un d’autre", dit un Russe.

"J'ai eu peur, enfin, j'ai pas eu peur d'aller à la guerre, j'ai peur que la situation en Russie se dégrade, qu'il n' y ait plus du tout d'emplois par exemple.", explique un autre Russe.

 

Deux autres Russes sont eux aussi arrivés récemment, l'un était en voyage professionnel, au moment de l'annonce de la mobilisation, l'autre était en vacances en Géorgie. Tous les deux ont décidé de s'installer à Tbilissi.

 

Ils racontent ce que vivent leurs amis restés en Russie : "Tous se demandent comment se cacher, comment éviter la mobilisation, comment contourner les bureaux de recrutement militaire, comment sortir le moins possible, ne pas prendre le métro, par exemple, parce qu'il y a des caméras de surveillance."

 

Ces nouveaux arrivants russes ne sont pas forcément les bienvenus en Géorgie. Sur un graffiti récent, ils sont invités avec des mots assez crus, à rentrer chez eux."

 

Les témoignages recueillis lors de ce reportage montrent un refus de la guerre et une volonté d'y échapper : de nombreux Russes refusent le sacrifice exigé par Poutine.

 

Le front ou la prison : évidemment, beaucoup de Russes, face à cette alternative, choisissent de fuir...  il reste à connaître le nombre exact de ces exilés.

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/mobilisation-des-reservistes-par-vladimir-poutine-des-milliers-de-russes-font-le-choix-de-lexil_5380792.html

 

 

Russie : le choix de l'exil...
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9 septembre 2022 5 09 /09 /septembre /2022 12:09
"Poutine n'est pas la Russie..."

 

Il s'appelle Pavel Filatiev, ce soldat russe a fui la Russie, refusant une guerre qu'il juge désastreuse et inutile...

"A son arrivée en France, dans les toilettes de l'aéroport Paris Charles de Gaulle, le premier geste symbolique de Pavel Filatiev est de détruire tous ses papiers :

"Voilà, ce sont mes papiers, ma carte d'identité militaire", dit-il, en se filmant avec son portable et il déchire le document...

"Mon passeport de citoyen russe..." Et il le déchire à nouveau. Puis il jette le tout dans la cuvette des toilettes...

"J'aime la Russie, j'aime les Russes, mais Poutine n'est pas la Russie, le gouvernement n'est pas la Russie... Poutine, va te faire voir !", déclare le militaire.

 

Après 48 heures dans un centre de rétention, des journalistes rencontrent l'ancien militaire de 34 ans, désormais considéré comme déserteur par la Russie...

Il va faire avec son avocate une demande de droit d'asile. Son témoignage est accablant sur la guerre en Ukraine, menée par Vladimir Poutine :

 

"On s'entretuait entre militaires russes et ukrainiens, mais je voyais qu'on était aussi en train de tuer des civils, il y a eu beaucoup de civils tués..

Bien sûr, j'ai pu être cruel parfois, mais je ne pouvais pas accepter ce qui se passait : nous arrivions et nous détruisions des villes entières, on rasait tout."

 

Pavel Filatiev était un soldat d'élite, un commando parachutiste, il affirme n'avoir commis aucune exaction. Il était prêt à mourir pour son pays, mais après deux mois de guerre en première ligne, il dénonce une guerre inutile.

"Aujourd'hui, beaucoup de militaires russes refusent tout simplement d'aller à la guerre, et ceux qui y vont n'ont pas de motivation. C'est pour cela que Poutine essaie de recruter des gens en prison et des vieux."

 

Blessé en mai, le soldat d'élite est écarté de la ligne de front. Finis les tranchées et les combats, c'est à l'hôpital qu'il va commencer à écrire sur la guerre.

Son récit est intitulé ZOV, un appel à l'aide équivalent à un SOS : il y raconte la désorganisation de l'armée russe et les morts inutiles.

Un site internet russe publie des extraits puis la chaîne d'un militant des droits de l'homme invite Pavel Filatiev.

 

"Vous êtes le seul à briser le silence dans l'armée russe. Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes devenu l'homme à abattre ?" interroge une journaliste.

"Moi, je voulais juste réveiller les consciences, que les gens se rendent compte de ce qui est vrai... Si vous allumez la télévision, vous allez entendre les Russes dire qu'ils chassent les nazis d'Ukraine, que cette opération, c'est pour libérer la population de ces nazis.

J'ai appris que mon commandement avait demandé 15 ans de prison pour moi, en m'accusant de diffamation contre l'armée. Mais se retrouver en prison en Russie, c'est être à la merci de l'état : on peut être torturé, humilié... c'est une bonne raison pour quitter le pays.

J'étais devenu pour eux un traître, un ennemi."

 

Dès lors, il a peur pour sa vie et doit quitter le pays dès que possible... après un mois de cavale, il est exfiltré par des lanceurs d'alerte et est arrivé à Paris, il y a quelques jours.

 

"Aujourd'hui, je pense que beaucoup de Russes ne veulent pas de cette guerre, malgré ce que raconte le pouvoir. L'Ukraine, c'est une honte pour notre pays.", déclare encore Pavel Filatiev.

 

“Je sais que je ne peux pas dire le mot ‘guerre’. C’est interdit. Mais je le dis quand même : c’est la guerre. Les soldats des deux camps meurent, tout comme les civils qui ont la malchance de vivre dans un pays contre lequel on a lancé cette guerre, appelée ’opération militaire spéciale’. J’ai 33 ans maintenant et toute ma vie je n’ai dit que la vérité.”

Ainsi commence le récit de ce témoin de la guerre en Ukraine.

 

Il y dépeint une armée russe en lambeaux, à peine équipée et manquant de formation, "dans le même état que ce qu'est devenue la Russie ces dernières années". 

"D'année en année, le bazar et la corruption deviennent de plus en plus prégnants", explique Pavel Filatiev. "La corruption, le désordre, le je-m'en-foutisme ont dépassé les limites de l'acceptable", ajoute-t-il, racontant avoir très vite déchanté après avoir signé son contrat. 

 

Un témoignage qui en dit long sur l'état de l'armée russe et qui peut expliquer les revers subis par cette armée... 

 

 

Sources :

 

https://www.courrierinternational.com/article/guerre-en-ukraine-pavel-filatiev-soldat-russe-transfuge-demande-l-asile-a-la-france

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-un-soldat-russe-desabuse-trouve-refuge-en-france_5342386.html

 

 

 

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29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 12:11
L'armée russe recrute...

 

"Six mois après le début de ce qu'elle appelle "une opération militaire spéciale", trouver de nouveaux soldats est pour l'armée russe un défi de taille...

Dans un immense forum militaire, près de Moscou, à côté des chars alignés et des fusils d'assaut, les bureaux de recrutement sont en bonne place...

"Il va falloir que tu passes un examen médical sur ton lieu de résidence..." dit la recruteuse à un jeune homme.

Il n'a que 17 ans mais il veut déjà s'engager...

"Cette opération spéciale, ça ne t'inquiète pas ?" demande une journaliste.

"Non, parce que, pour moi, c'est clair : je veux protéger mon pays natal. Peu importe que ce soit dangereux ou non. Je peux dire que je suis prêt à sacrifier ma vie pour mon pays, pour ma patrie.", répond le jeune garçon.

 

Mais, pour convaincre ces futures recrues, l'armée russe n'utilise pas que l'argument patriotique... en opération, un soldat peut gagner plus de 3000 euros par mois, quatre fois le salaire moyen !

"Les soldes sont très correctes et ça pour tous les soldats. Il y a aussi beaucoup d'avantages et des primes.", commente une recruteuse.

Si l'armée propose à ses recrues de confortables avantages financiers, si la région de Saint-Pétersbourg promet à chaque nouvel engagé un accès privilégié au parc pour ses enfants, et même un terrain pour faire bâtir sa maison, c'est que Moscou aurait cruellement besoin d'hommes.

Même si la Russie ne communique pas officiellement sur les pertes subies, il lui faut remplacer les nombreux soldats tués, blessés ou faits prisonniers sur le champ de bataille.

Pour l'heure, Vladimir Poutine se refuse à en appeler à une mobilisation générale.

Les jeunes Russes n'y sont pas favorables non plus...

"Je ne vois pas l'intérêt de tout cela, c'est des bêtises, franchement, non merci..." déclare un jeune Russe.

"Pour moi, la mobilisation générale de toute la Russie, cela n'a pas de sens.", affirme un autre.

 

Pour renforcer les effectifs des troupes pro Moscou, des profils d'un nouveau genre seraient désormais courtisés : des détenus russes.

Il y a quelques jours, la télévision officielle relayait pour la première fois l'histoire d'un prisonnier de droit commun, libéré pour aller combattre en Ukraine et tué peu après son arrivée.

Des journalistes ont pu obtenir ce qui est présenté comme l'enregistrement d'un ex-détenu d'une prison du centre de la Russie.

Il y raconterait son recrutement non pas par l'armée, mais par le groupe de mercenaires Wagner.

"Nous avons signé une demande de grâce en deux exemplaires. J'ai aussi signé un document disant que j'acceptais de participer à l'opération militaire en Ukraine. Il n'y avait rien d'indiqué sur la durée de l'engagement. Au début, la prison a sélectionné 400 personnes et à la fin, 68 ont été retenus."

Ce témoignage qui n'a pas pu être authentifié de manière indépendante a été confié aux journalistes par une responsable d'une ONG de défense des droits des prisonniers.

Selon elle, les détenus engagés ont reçu la promesse d'une libération après 6 mois de combat.

"Pour les prisonniers, le plus important, c'est d'avoir une chance de quitter la prison, parce qu'il n'y a pas de chose plus affreuse, y compris la guerre, que les prisons russes, avec les tortures et les violences. Selon nous, environ 3000 prisonniers ont déjà été recrutés et plus de 1000 ont été envoyés au combat."

Ces chiffres sont ils plausibles ? Les recrutements de prisonniers sont-ils institutionnalisés ?

Contactés les services pénitentiaires russes n'ont pas répondu aux sollicitations des journalistes."

 

Le Kremlin vient de publier un décret qui prévoit d'augmenter ses effectifs combattants de 10% à compter du 1er janvier 2023. 137.000 soldats sont ainsi attendus pour rallier les rangs de l'armée russe.

 

C'est certain, malgré l'expression utilisée par le Kremlin : "une opération militaire spéciale", la Russie mène une véritable guerre contre l'Ukraine...

Et la guerre tue, la guerre détruit, elle tue des Ukrainiens, des soldats, mais aussi des civils, hommes, femmes, enfants, elle tue aussi des soldats russes...

L'euphémisme employé par Vladimir Poutine n'empêche pas toutes les horreurs et les abominations de la guerre.

C'est dans les langages totalitaires que l'emploi de l'euphémisme comme contour ou détour de la réalité est le plus perturbant, car il s'agit ici de faire passer l'expression euphémique pour la réalité elle-même,

Il s'agit là d'une forme de novlangue, telle qu'elle a été définie par Georges Orwell dans son célèbre roman 1984.

 

"L’élu municipal moscovite, Alexeï Gorinov, a ainsi été condamné à sept ans de prison vendredi 8 juillet pour avoir dénoncé l’assaut russe contre l’Ukraine...

Alexeï Gorinov avait, lors d’une session du conseil municipal à la mi-mars, qualifié le conflit en Ukraine de "guerre", et non "d’opération militaire spéciale", comme le veut la terminologie officielle. Demandant à ses collègues une minute de silence, le député avait également évoqué la mort d’enfants en Ukraine, ce qui, selon la juge, ne correspond pas aux informations délivrées par le ministère de la défense russe dans ses points presse quotidiens."

On assiste là à une répression de toutes les oppositions et contestations et à une remise en cause des réalités de la guerre...

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-la-russie-en-mal-de-soldats_5324482.html

 

https://www.latribune.fr/economie/international/guerre-en-ukraine-l-armee-russe-veut-gonfler-de-10-ses-effectifs-928585.html

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/07/08/guerre-en-ukraine-alexei-gorinov-elu-municipal-russe-condamne-a-sept-ans-de-prison-pour-avoir-denonce-le-conflit_6134004_3210.html

L'armée russe recrute...
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20 juillet 2022 3 20 /07 /juillet /2022 08:36
Mercenaire au service de Vladimir Poutine...

 

"Il est le premier et le seul ancien mercenaire de Wagner à parler à visage découvert...

 

Marat Gabidullin a passé 4 ans dans les rangs de cette milice ultra secrète, une milice qui officiellement n'existe pas en Russie mais est pourtant le bras armé du Kremlin.

 

"On nous a poussés dans l'enfer et personne ne répondait officiellement, personne ne devait rendre des comptes. J'ai compris qu'on était utilisé au gré des besoins de Moscou comme de la chair à canon.", témoigne Marat Gabidullin.

A 48 ans, il entend parler de Wagner, après 3 ans en prison pour meurtre, il ne peut plus servir dans l'armée russe, les mercenaires sont beaucoup moins regardants sur le casier judiciaire et le salaire est attractif.

"On touchait plus que la moyenne russe et quand on était en mission, on avait le même salaire qu'un cadre supérieur : plus de 3000 euros."

 

Il est envoyé dans le Donbass en 2015, puis en Syrie et participe à la libération de Palmyre alors aux mains de Daesh.

Lui affirme n'avoir jamais commis ni même assisté à des exactions mais il n'est pas étonné que les preuves s'accumulent contre Wagner.

 

"On ne nous a pas enseigné de code de conduite, le seul objectif était militaire, les gens de Wagner n'existent pas officiellement, donc ils savent qu'ils n'auront jamais à répondre de leurs actes. Dans d'autres détachements, il y a eu des failles : les commandants étaient moins regardants, ils avaient moins de scrupules que moi."

 

Et c'est quand il parle de son ancien patron, le fondateur de Wagner, Dmitri Outkine, qu'il est le plus critique.

"Lui, il est sans foi ni loi, aucun principe moral. Pour lui, la fin justifie toujours les moyens : qu'importent les pertes !"

 

De son histoire, Marat Gabidullin a écrit un livre : il a conscience des risques.

"C'est sûr que je vais avoir peur, je vais me retourner pour vérifier qui est derrière moi, mais ça vaut le coup. Il faut bien que quelqu'un parle..."

 

Aujourd'hui, des dizaines de mercenaires de Wagner seraient morts au front en Ukraine mais dans l'anonymat.

Ils ne seront jamais comptés dans les statistiques officielles de Moscou..."

 

Mais qui sont donc ces mercenaires du groupe Wagner ? Certains d'entre eux seraient, comme Marat Gabidullin, des détenus qui bénéficient d'une remise de peine...

Se battre en Ukraine contre une remise de peine. C'est ce que propose le groupe Wagner, société militaire privée associée à la présidence russe, à des détenus de droit commun. Après plus de quatre mois de guerre en Ukraine, l'armée russe semble souffrir d'un manque d'effectif. Le président russe Vladimir Poutine n'a pas décrété la mobilisation générale, donc il peine à assurer une rotation des troupes au combat. Pour éviter une pénurie de combattants, le groupe Wagner recrute dans les prisons russes en échange de remise de peine.

Ainsi, pour recruter des soldats, Poutine serait peu regardant sur leur passé... La racaille au service de Vladimir Poutine...

 

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/vladimir-poutine/russie-marat-gabidullin-ancien-mercenaire-du-groupe-wagner-temoigne-et-accable-lamilice_5129827.html

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-le-groupe-wagner-recrute-des-prisonniers-russes-en-promesse-d-une-remise-de-peine_5249809.html

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19 avril 2022 2 19 /04 /avril /2022 12:08
Ces mères russes qui ont perdu leurs fils et qui adhèrent au récit de Poutine...

 

Terrifiant ! Elles sont Russes, elles ont perdu leurs fils à la guerre, et les perçoivent comme des héros partis pour combattre le nazisme en Ukraine...

Ce sont des soldats très jeunes, presque des adolescents, ils sont morts en Ukraine, et leurs mères adhèrent totalement au récit de Poutine.

A Louga, en Russie, une de ces mères revient tous les jours sur la tombe de son fils : Nikita avait 20 ans, engagé dans un régiment de cavalerie russe, il est mort au combat près de Karkhiv, fin mars.

20 ans seulement ! Un tout jeune homme envoyé faire la guerre en Ukraine, envoyé à la mort, par la décision d'un seul chef qui détient tous les pouvoirs : Vladimir Poutine.

Comment peut-on envoyer des jeunes gens inexpérimentés faire la guerre ? Quelle abomination !

 

"Comme c'est un tankiste, on nous a d'abord dit que seul son tank avait été dynamité, puis plus tard on a appris que toute l'unité avait été attaquée, il avait de nombreuses blessures..." commente la mère de Nikita.

Son corps a été rapatrié 12 jours plus tard dans un cercueil fermé.

Lors de l'enterrement, un élu de la ville a dit qu'il s'était sacrifié pour combattre les néonazis et les nazis nationalistes.

"Que personne ne dise que ce petit garçon était parti là bas pour assassiner, non ! Il est allé défendre les civils, sauver des enfants cachés dans les caves, pour que tout aille bien pour eux" affirme la grand-mère de Nikita.

"Vous le considérez comme un héros ?", interroge un journaliste.

"Oui, bien sûr, évidemment !"

 

Malgré la disparition de leur enfant, cette famille soutient "l'opération spéciale", comme la qualifie toujours le pouvoir.

 

Dans ce cimetière, le tankiste de 20 ans n'est pas un cas isolé. Il y a quelques jours, un autre soldat a été enterré ici et d'autres soldats devraient bientôt être enterrés dans les prochains jours, les prochaines semaines.

Dans le cimetière de Louga, tout est prêt pour recevoir ces dépouilles de soldats.

Dans cette petite ville de 30 000 habitants à 700 km de Moscou, on est fier de son armée. Quelques voitures affichent des aides de soutien.

Le grand-père de Nikita avait combattu les nazis d'Hitler, le petit fils voulait faire pareil.

 

La mère montre alors les photos de son fils enfant, puis en habit militaire.

Cette famille n'a aucun doute sur le comportement de son fils à la guerre exemplaire ni sur celui des autres unités russes.

"Tout ça, comme Boutcha, ce sont des mises en scène pour salir nos garçons qui ont une mission absolument différente, vous voyez. Si nous avions voulu écraser réellement l'Ukraine, nous l'aurions fait. Mais, là, avec nos opérations très précises sur le terrain, on perd tous nos enfants.", se désole la grand-mère.

Un discours largement partagé en Russie...

 

La mère de Nikita, elle, ne souhaite plus s'exprimer, il lui reste un seul garçon de 15 ans : l'adolescent voulait s'engager plus tard dans l'armée. Cette fois, elle a refusé.

 

Selon l’OTAN, les pertes de l'armée russe seraient estimées entre 7 000 et 15 000 hommes.

. En Russie, la guerre et la mort font partie du récit national, révisé par la propagande. 

 

Par ailleurs, on ne sait pas ce que sont devenus les marins du Moskva, le bateau russe coulé par un missile ukrainien. Sur le Facebook russe, le père d'un marin ne cache pas sa colère, depuis jeudi, il est sans nouvelles de son fils...

"Il a été signalé que tout l'équipage avait été évacué. C'est un mensonge ! Mensonge flagrant et cynique !

Un autre sous-officier de marine serait manquant, selon son épouse.

Interrogée par un journaliste indépendant russe, une mère dont le fils a survécu affirme qu'il y aurait une quarantaine de morts.

Difficile de connaître la vérité : la propagande et la désinformation encore et toujours...

 

 

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-en-russie-enterrer-les-soldats-sur-fond-de-propagande_5086054.html

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-le-mystere-autour-du-sauvetage-de-l-equipage-du-navire-russe-moksva_5089099.html

 

 

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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 11:46
Le "déraillement" de Poutine et ses tragiques conséquences...

 

Philippe de Lara, philosophe et maître de conférence en science politique à Paris nous explique la situation en Ukraine et évoque le basculement de Poutine :

"Le moment du déraillement de Poutine, c'est Poutine 1 :  il était encore premier ministre de Eltsine, avant même qu'il ne devienne président, la façon dont il a déclenché, par des moyens peu glorieux, la deuxième guerre de Tchétchénie, et dont il l'a conduite, était un geste de rupture avec l'Occident.

 

L'une des meilleures oeuvres sur la Russie post-soviétique, c'est celle d'Anna  Politkovskaïa qui a beaucoup enquêté sur la guerre de Tchétchénie, elle a été assassinée en 2006 pour ça et quand on lit ses ouvrages, on comprend l'importance qu'elle donne à cette guerre (bien sûr, il y a un aspect humanitaire de dénonciation, de l'horreur, des massacres) elle a compris  et expliqué alors que la Russie changeait de nature...

(Dans la Russie du début des années 2000, Anna Politkovskaïa était devenue dangereuse pour le pouvoir car elle était la journaliste qui défiait le Président, Vladimir Poutine… Une insoumise qu’on ne pouvait pas arrêter avec des menaces. Travailleuse infatigable, elle était persuadée que le courage civique individuel finirait par avoir raison de l’État despotique. Connue dans le monde entier pour ses enquêtes sur les exactions russes en Tchétchénie, les violences dans l’armée, la corruption et les mensonges des responsables politiques, elle était devenue la figure de l’opposition médiatique… Elle le paiera de sa vie.

La Tchétchénie ! Le déshonneur de la Russie !

Voici la monstrueuse et cynique déclaration de Poutine,  à la mort de cette journaliste, en 2006 : "Oui, il est vrai que cette journaliste avait pour habitude de critiquer les autorité fédérales, je pense donc qu'elle devait savoir que ce qu'elle écrivait ne pouvait pas rester sans conséquences , mais je vous rassure : son degré d'influence sur la vie politique en Russie était minime."

Une intervention du Président russe qui est à l'image de sa politique en matière de liberté de la presse et des Droits de l'homme.)

Le règne de la peur et une menace à peine voilée envers tous les opposants au régime...

Gare à ceux qui se permettent de critiquer Poutine !

On voit comment fonctionne ce régime : les opposants sont rapidement jugulés, réduits au silence, emprisonnés, voire assassinés, s'ils sont trop gênants.

Une femme, une journaliste assassinée par les sbires de Poutine. Quelle honte !)

 

Anna Politkovskaïa a compris que la page plus chaotique que démocratique de 91 à 99, donc les années Eltsine, était tournée de manière très profonde, et en particulier du fait de l'assentiment d'une partie importante de la population russe à la guerre de Tchétchénie et au comportement de l'armée russe en dépit du fait que tout le monde savait que la seconde guerre de Tchétchénie a été déclenchée en riposte à des attentats terroristes tchétchènes qui, en fait, étaient organisés par le FSB. (Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie.)

Les Américains ont été divisés et fluctuants, d'une façon générale... Georges Bush sénior était très réservé sur l'indépendance de l'Ukraine, il était obsédé par le problème de la dissémination des armes nucléaires. Il y avait un arsenal nucléaire soviétique très important en Ukraine et l'indépendance de l'Ukraine s'est faite rapidement, malgré les Etats-Unis.

Un mot sur l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN : l'indépendance a été plébiscitée en Ukraine mais pas du tout la perspective d'adhérer à l'OTAN... nous avons des sondages au moins depuis l'an 2000 et même avant sur l'opinion vis à vis des différentes possibilités d'insertion dans la communauté internationale, neutralité, adhésion à l'union eurasiatique proposée par la Russie, adhésion à l'Union Européenne, adhésion à l'OTAN... l'opinion fluctue : au début, les Ukrainiens sont très prudents, ils ont été très vite pour l'Union Européenne, c'était un peu le symbole de l'Etat de Droit : "nous méritons de vivre comme des Européens", disaient-ils, et en revanche, il y avait alors une grande hostilité à l'adhésion à l'OTAN.

Et la courbe s'est inversée d'un coup en 2014, après l'annexion de la Crimée et l'intervention russe dans le Donbass.

L'histoire de l'Ukraine, c'est l'histoire d'une bascule permanente entre l'Est et l'Ouest : il y a eu des périodes où une partie des élites s'est trouvée tout à fait à l'aise dans l'Empire russe, il y avait beaucoup d'Ukrainiens dans les élites politiques et intellectuelles, mais le paradoxe de l'Ukraine, c'est que en dépit du fait que c'est une nation très étendue entre l'Est et l'Ouest, aux portes de l'Europe, le sentiment de l'unité de cette nation a été très précoce : il y a un sentiment national en particulier lié à la langue.

Il existe une grande littérature de langue ukrainienne, dès le début du 19ème siècle.

Il 'y a pas vraiment de séparatisme dans le Donbass, il y a bien des différences entre l'Est et l'Ouest mais il est inexact de dire que l'Ouest est ukrainophone, que l'Est est russophone parce que la répartition des langues maternelles ressemble plus à une carte en peau de léopard. Il y a beaucoup de russophones à l'Ouest, les grandes villes de l'Est et du Sud sont russophones mais pas forcément les campagnes alentour.

Les soi-disant séparatistes du Donbass en 2014 sont en réalité des Russes, des supplétifs russes qui ont lancé le mouvement séparatiste... jusqu'à 2014, il n'y a jamais eu de séparatisme dans l'est de l'Ukraine, pas plus qu'à Odessa.

Quels sont les buts de guerre de Poutine ?

Une volonté de revenir aux frontières anciennes de l'Empire ?

Hubert Védrine, quant à lui, rapporte ces propos de Poutine :

Poutine disait : Celui qui ne regrette pas l'Union Soviétique n'a pas de coeur, mais celui qui veut la reconstituer n'a pas de tête.", tout le problème étant : est-ce qu'il n'a pas oublié la deuxième partie du propos ?

Et Védrine donne aussi son avis sur l'armée russe : une armée de soudards non préparée, pas encadrée, il n'y a pas de sous-officiers, les soldats sont parfois ivres, ils se livrent à des abominations : dans certains chars, on trouve des uniformes de parade, on leur avait expliqué que c'étaient des manoeuvres et qu'ils seraient bien accueillis !

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/que-nous-apprend-la-guerre-en-ukraine

 

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-mercredi-02-mars-2022

 

 

 

Le "déraillement" de Poutine et ses tragiques conséquences...
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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 12:20
Ce que révèle la crise du coronavirus...

 

 

Des hôpitaux débordés, au bord de l'asphyxie, des gens qui meurent faute d'appareils respiratoires, un manque de masques, un personnel médical en souffrance face à l'afflux des malades : face à la crise du coronavirus, on perçoit toute la misère de notre système de santé, autrefois le meilleur du monde.

Depuis des mois, l'hôpital réclame en vain des moyens supplémentaires.

 

Quant à nos dirigeants, ils n'ont pas su anticiper la crise : "gouverner, c'est prévoir", dit-on souvent, mais force est de constater que les politiques n'ont pas vu la gravité du problème.

Pourtant, l'exemple de la Chine et plus encore celui de l'Italie, pays voisin auraient dû nous servir de leçons et nous alerter sur la gravité de la situation. L'Italie toute proche a connu avant nous une crise sanitaire très grave.

 

Ainsi, le premier tour des élections municipales a été maintenu en France, en dépit de la progression de l'épidémie sur notre territoire. Bien sûr, de nombreux électeurs, eux, se sont abstenus et ne sont pas allés voter, conscients de l'irresponsabilité d'organiser des élections dans un tel contexte. Et ils ont bien fait.

 

Le maintien des élections municipales était incompatible avec l’ampleur de la contagion et les décisions annoncées dès jeudi soir par le président de la République (la fermeture des écoles). La réalité, c’est que les intérêts particuliers de certains partis politiques ont empêché que soient reportées ces élections municipales. C’est totalement irresponsable.

 

Que dire de notre armée ? Soumise à des coupes budgétaires, l'armée est à la peine pour soutenir le personnel médical : il faut plusieurs jours pour mettre en place un hôpital de campagne !

 

De manière plus générale, cette crise du coronavirus révèle la fragilité de nos sociétés et de la mondialisation libérale axée sur la croissance et le profit.

 

Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible, impalpable, sournois. Mais nous sommes désarmés, nous ne pouvons identifier notre ennemi.

Une guerre étrange qui nous oblige à rester terrés chez nous : notre pays est à l'arrêt, notre économie est à l'arrêt, les écoles, de nombreuses entreprises sont fermées, la vie sociale est interrompue.

 

Notre seul arme : le confinement, se calfeutrer chez soi.

L'angoisse risque de s'installer face à cette paralysie, mais nous n'avons que cette solution et il convient, devant la gravité de la situation, de respecter les consignes données par le gouvernement.

 

Certains salariés sont, eux, contraints d'aller travailler : ils sont, on les comprend, inquiets pour leur santé. Bien sûr, les mesures de distanciation sociale doivent impérativement être appliquées dans les locaux de l'entreprise. Mais est-ce toujours possible ?

 

 

 

 

 

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