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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 13:24
Galets aux formes oblongues ou arrondies...






Les galets aux formes oblongues ou arrondies resplendissent de lumières, sous les flots : ils s'étirent de reflets, de blondeurs sous le soleil éclatant du sud.

Ils déploient des teintes variées de bruns, blanc, de roses, de pourpres.

Polis par l'eau, les galets aux arrondis pleins de douceurs, révèlent des formes apaisantes et lisses.

Le mot suggère bien la solidité de la substance, grâce à la gutturale "g", empreinte d'âpreté et de rudesse.

Les voyelles "a", "e" s'arrondissent comme pour nous montrer les ovales adoucis de la pierre.

Les galets sculptés par l'eau laissent voir la fluidité des vagues.

Les galets font, parfois, apparaître des micas, des étoiles brillantes, éblouissantes au regard.

Certains sont, même, sculptés par la main de l'homme et deviennent de véritables oeuvres d'art, tel ce galet ramené d'un de mes voyages en Grèce : le bas-relief d'un éphèbe au profil harmonieux...

Ce galet lumineux, d'un blanc de lys, laisse apparaître le profil d'un jeune grec, avec un oeil vu de face, à la manière antique.

Le front ceint d'un bandeau, cet éphèbe aux cheveux savamment bouclés, sourit légèrement. Le menton volontaire, le nez droit, la sérénité du visage, l'oeil épanoui donnent à ce portrait une harmonie pleine de douceur.

Ce galet, souvenir d'un voyage en Grèce, si doux au toucher évoque toute la statuaire antique : des marbres blancs, des formes élégantes, simples, des oeuvres d'art empreintes d'harmonie, de beauté.

Ce simple galet, taillé révèle un goût délicat, un charme fait de modestie, de retenue.

Des éclats de brillance nimbent légèrement la pierre...

Le visage si doux de cet éphèbe, sa limpidité émeuvent : ce galet fait surgir des images de villes antiques : Delphes et sa vallée des oliviers, Olympie, Cap Sounion, Athènes...

 

Le mot "galet", en lui-même suggère des images méditerranéennes, des flots redoublés qui s'enroulent et déferlent sur des plages irradiées de soleil, des embruns marins, des reflets éblouissants...


 





Photos : Pixabay et rosemar

Galets aux formes oblongues ou arrondies...
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 09:19
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...

 

 


Le samedi 20 mai 2017, était organisée la 13 ème édition de la nuit européenne des Musées, l'occasion de voir des expositions présentées au Carré d'Art de Nîmes...

 

Une exposition d'art contemporain, c'est toujours un peu une découverte entre étonnement, perplexité, scepticisme, curiosité, amusement, doute...

 

La première exposition intitulée Du verbe à la communication faisait appel à un art du questionnement, de la réflexion : des artistes attachés aux mots, à la phrase, au verbe présentent des oeuvres qui n'ont pas pour but de plaire visuellement mais plutôt d'interroger l'art, d'y découvrir des dimensions politiques et sociales.

 

C'est ce que l'on appelle de l'art conceptuel : l'art est défini non par les propriétés esthétiques des objets ou des œuvres, mais seulement par le concept ou l'idée de l'art.

 

On découvrait d'abord une toile du 19ème siècle : une Annonciation dévernie et allégée d'une partie de sa couche picturale par Fabrice Samyn.

Le dévernissage serait une invitation à aller au delà du vernis superficiel du tableau : le personnage principal n'est pas la Vierge Marie, c'est Saint Jean et ce qui est encore plus important, c'est le message qu'il écrit : "Et factum verbum est caro, Et le verbe s'est fait chair."

Il s'agit donc de représenter l'incarnation du verbe.

A côté, une photographie de Joseph Kosuth : un extrait de dictionnaire, un négatif agrandi, la définition du mot "abstract", une façon de représenter ce qui est irreprésentable : l'abstrait est, ainsi, concrétisé par cette définition du mot. L'artiste rend visible ce qui  ne l'est pas.

 

Cet art conceptuel, on le voit, doit être expliqué pour être bien compris.

Un art intellectuel, assez hermétique... un art qui exige d'être décrypté, décortiqué.

Certaines oeuvres restent malgré tout assez obscures et lointaines.

 

Une autre exposition intitulée A différent way to move était également visible : elle permettait d'approcher les formes du minimalisme, à travers la musique, la danse, le texte, le film, des performances.

 

J'avoue que certaines "oeuvres" exposées m'ont laissée perplexe : des morceaux de plomb dispersés sur le parquet, un accrochage de tissu inquiétant sur un mur, oeuvre de Robert Morris, des tapisseries, deux boîtes en contreplaqués posées à même le sol... c'est là le summum de l'art moderne : peut-on appeler cela de l''art ?

Je m'interroge...

 

En revanche, j'ai pu apprécier des oeuves plus classiques : deux mosaïques avec de superbes dégradés de couleurs, d'autres tableaux dans un style naïf aux teintes vives de Etel Adnan, ou encore une oeuvre de Sylvain Fraysse, un fusain qui fait apparaître un personnage féminin au bord de l'eau : on a l'impression de sentir le vent, le mouvement léger des vagues et d'entrer dans le paysage...

 

Des films étaient également présentés : lavage de mains au savon d'Alep, mouvements de danse, gestes d'une main qui s'agite.


Le film intitulé Le savon d'Alep de Jaime Pitarch a requis la participation de plus de 400 personnes de différentes origines sociales filmées, durant 5 heures, dans le studio de l’artiste.
On retrouve le geste universel de se laver les mains, la même action se répétant jusqu’à la disparition du savon. La présence du savon lui-même serait une métaphore de la cité d’Alep, de son histoire et de la tragédie actuelle. On y trouve ensuite l’idée que les pays occidentaux n’agissent pas pour différentes raisons liées à des stratégies géopolitiques.

 

Une performance était, aussi, mise en scène : des cordes avec des noeuds posées sur une planche inclinée étaient l'occasion pour deux jeunes femmes de se livrer à des mouvements chorégraphiques : j'avoue n'avoir pas bien perçu la signification de cette performance.

 

En tout cas, le mérite de cette exposition est, sans doute, d'amener le spectateur à se poser des questions, à faire des recherches, à s'intéresser à de nouvelles formes artistiques.

 

Mais je me dis que cet art moderne est souvent trop élitiste : il n'est pas directement accessible à la sensibilité, il exige des explications compliquées, et il ressemble parfois à une forme d'escroquerie...

 

"Comment l’art contemporain s’y prend-il pour être simultanément élitiste et populaire, ou incompréhensible et accessible ? D’abord parce que étant d’une qualité variable, il a besoin, pour prospérer, de recourir au sentiment que ce qui est inaccessible est génial. Comment vendrait-on des chiens en bulle, des baignoires amputées, des pastèques sur piédestal et d’autres produits dont le minimalisme recouvre la vacuité, sans parier sur le snobisme d’un spectateur qui, flatté d’en pressentir le sens caché, excommunie les sceptiques comme un troupeau de grincheux réactionnaires ?", écrivent Raphaël Enthoven et Adèle Van Reeth.

 

L'art contemporain symbole de snobisme ? C'est là une caractéristique de notre monde voué souvent, hélas, à ce qui est artificiel et finalement très superficiel.

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
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Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 10:13
Pissarro : tout le charme d'un tableau champêtre...

 

 

Un tableau champêtre aux teintes claires et rayonnantes : sous un pommier, quatre personnages participent à une récolte de ces fruits que l'on entrevoit à peine dans l'arbre.

 

Voilà un véritable hymne à la nature : sous un soleil éclatant, un paysan gaule les pommes, alors que deux femmes accroupies ramassent les fruits à même le sol.

 

On les voit, le dos cassé, penchées vers le sol remplir des paniers en osier... Les gestes, la posture des personnages restituent la dureté de la tâche...

 

Une seule femme observe attentivement la scène, immobile, les yeux fixés sur le pommier.

 

Le soleil est là, il illumine le paysage et on voit l'ombre portée de l'arbre sur le sol...

 

Tout autour, plusieurs paniers débordent de fruits...

 

On voit, aussi, le geste précis du paysan qui tient une gaule dans ses mains...

 

Tout autour, à l'arrière plan, des champs aux teintes de xanthe éclatant, des tons chauds qui éclairent la toile...

 

Pissaro nous fait percevoir la texture des paniers en osier, la lumière qui irradie le paysage,  les vêtements  sont simples, des tabliers sur de longues jupes pour les personnages féminins, un gilet brun et un pantalon rustique pour le paysan.

 

Au loin, on peut apercevoir une charrette, des arbres qui s'arrondissent sur l'horizon...

 

On retrouve, dans ce tableau, un des thèmes de prédilection des impressionnistes : la nature, des gens humbles, des paysans qui s'activent.

 

La technique impressionniste est parfaitement maîtrisée : par petites touches, elle restitue les éclats de la lumière sur le paysage...

 

Les teintes de bruns, pour les paniers, les vêtements permettent de souligner les personnages et le travail qu'ils accomplissent.

 

Scène familière, simple, ce tableau magnifie le travail des paysans, leurs gestes attentifs, il montre la difficulté de leur labeur : le corps des femmes est disloqué, penché en avant.

Moins connu que Cézanne et Monet, Camille Pissarro a pourtant peint plus de 1500 tableaux, il est le premier des impressionnistes, il a expérimenté différentes techniques, dont le pointillisme qui consiste à juxtaposer de légères touches de couleurs...

 

 

 

Une exposition Pissarro a lieu au Musée du Luxembourg du 16 mars au 9 juillet.

 

http://museeduluxembourg.fr/expositions/pissarro-eragny

 

 

http://culturebox.francetvinfo.fr/arts/peinture/pissarro-aux-sources-de-l-impressionnisme-au-musee-marmottan-253077

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:13
Cultiver son étonnement et son imagination...

 

 


 

Cultiver son étonnement, s'émerveiller du monde, de ses métamorphoses, au fil des saisons, saisir les couleurs changeantes du ciel, capturer des odeurs, des sons, des senteurs de lavande, de romarin, de thym, la musique de l'eau, le bruissement des arbres...

 

S'étonner, c'est cultiver aussi son imagination, c'est percevoir des fusions de sensations, des harmonies nouvelles...

 

"Tout change, panta rei, tout coule, tout est en mouvement...", affirmait Héraclite.

La nature nous offre des mutations incessantes : les arbres ont encore leurs allures d'hiver, et voilà que de près, on perçoit de légers bourgeons sur les branches...

Des bourgeons satinés, dorés, cuivrés aux teintes nuancées....

 

L'eau révèle des reflets changeants, des tableaux étonnants pleins de mystères et d'étrangeté.

 

L'imagination suscitée par l'étonnement est créatrice : c'est elle qui nourrit un peintre, un écrivain, un sculpteur, un artiste, un compositeur.

 

Quand Cézanne peint la Sainte Victoire, il ne se contente pas de reproduire la réalité : il fait appel à son émerveillement, à son imagination, les couleurs sont éclatantes, les arbres stylisés, le paysage magnifié...

De même quand Giono évoque la campagne provençale, il nous montre une nature vivante, animée, il la dépeint comme si elle était un être humain.

La nature devient une entité mystérieuse, remplie de signes, de symboles.

 

Nous oublions trop souvent de nous étonner de tant de choses : le renouvellement des saisons, des couchers de soleil, chaque soir, différents...

La stupeur n'est plus à la mode... c'est de ce radical que vient, d'ailleurs, notre adjectif "stupide"...., comme si la stupeur était une preuve de bêtise.

Etonnons-nous devant la beauté du monde !

Etonnons-nous des merveilles de la nature !

 

Soyons attentifs au rythme des saisons, à leur variété, leurs couleurs nuancées...

Trop souvent blasés par toutes sortes d'images et toutes sortes d'écrans, nous oublions d'observer ce qui nous entoure...

 

Pourtant, la nature nous offre des spectacles uniques, une variété inouie de formes, de couleurs, de textures.

 

Il suffit d'observer un helleborus niger pour en percevoir toute l'élégance, la délicatesse, le charme de ces pétales aux teintes éblouissantes.

Il convient d'admirer les couleurs éclatantes des primevères, quand la saison est revenue.

On peut s'attarder à contempler un coucher de soleil, des nuances variées de roses et de rouges, des nuées éclaboussées de xanthe et de pourpre...

 


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Cultiver son étonnement et son imagination...
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 13:19
Tout le charme d'un tableau de Vermeer...

 

 

 

 

 

Vermeer, peintre néerlandais du 17 ème siècle a peint souvent des personnages dans des intérieurs somptueux : la lumière fait vivre ses toiles, elle se reflète dans le décor, des meubles, un vase, une aiguière...

 

Dans un de ses tableaux les plus célèbres, intitulé La jeune fille à la perle, Vermeer peint le portrait d'une jeune fille à la beauté radieuse : le tableau est centré sur le visage de la jeune fille : elle porte une perle à l'oreille gauche, petit bijou sur lequel se concentre la lumière.

 

La jeune fille, de profil, tourne son visage vers le peintre : les yeux, la bouche sont mis en valeur par un glacis qui les illumine et les éclaire.

 

Le vêtement somptueux de la jeune femme apparaît soyeux, couleur d'or sous un col blanc. La tête est couverte d'un turban d'un bleu vif et profond. De ce turban, retombe avec de légers plis un tissu soyeux et flamboyant...

 

Le visage enfantin révèle à la fois pureté et sensualité. Le peintre a su souligner l'aspect angélique de la jeune fille : les traits sont fins, les sourcils à peine marqués.

 

De grands yeux sombres observent le peintre et le spectateur du tableau. Le fond obscur, par contraste, montre bien le caractère lumineux et limpide du visage.

 

L'artiste a su mettre en valeur dans l'obscurité de la toile la perle étincelante de la jeune fille : le bijou semble comme en suspension sous l'oreille de la demoiselle, il attire le regard par sa brillance, ses reflets...

 

Vermeer semble jouer sans cesse dans ce tableau de l'ambiguité : sensualité et innocence se mêlent ici habilement : d'ailleurs, la perle est à la fois symbole de pureté et de vanité : bijou discret, elle reflète aussi une certaine richesse, un désir de briller...

 

Ce portrait nous étonne par sa fraîcheur, sa vie : la jeune fille semble s'animer sous nos yeux, tourner la tête vers le spectateur du tableau... Le regard lui-même plein de vivacité nous émeut...

 

Simplicité, élégance, charme, sensualité caractérisent ce portrait. Ce tableau d'une jeune fille peint au 17 ème siècle nous touche par sa modernité et son caractère intemporel...

 

La toile a été peinte vers 1665, elle mesure 45 sur 40 cm. 

 


L’exposition Vermeer se tiendra du 22 février au 22 mai, et s’inscrit dans une saison du Louvre dédiée au Siècle d’or hollandais : 12 toiles de Vermeer seront exposées.

 

 

http://www.20minutes.fr/culture/2017311-20170220-vermeer-exposition-louvre-tord-cou-legende-genie-solitaire

 

 

http://presse.louvre.fr/vermeer-et-les-maitres-de-la-peinture-de-genre/

 

http://www.lepoint.fr/arts/visitez-avant-tout-le-monde-l-exposition-vermeer-au-louvre-21-02-2017-2106449_36.php

 

http://youtu.be/EXRZGzRw-4M

 

http://youtu.be/fExnuHGgZDQ

 

 

http://youtu.be/34rJhdkQUtQ

 

 

 

 

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 12:16
Un bel hommage aux impressionnistes : la féerie des eaux à Nîmes...

 

 



Célébrer l'impressionnisme, ce mouvement pictural qui a donné naissance à tant d'oeuvres inoubliables, c'est là une belle idée pour illustrer un spectacle nocturne : la féerie des eaux à Nîmes...

Dans le cadre somptueux des Jardins de la Fontaine, ce spectacle a été l'occasion d'évoquer des peintres aux noms légendaires : Van Gogh, Cézanne, Monet, Manet, Degas, Caillebotte, Guillaumin, Renoir, Sysley et tant d'autres.

L'eau, le feu, le mouvement, le jaillissement des couleurs : quels meilleurs moyens pour symboliser et suggérer  l'art éblouissant et inventif des impressionnistes ?

Des images féeriques ont été projetées sur les murs immenses du jardin.

Le spectacle s'ouvre sur des portraits ou autoportraits de ces peintres : on reconnaît leurs visages, leurs noms s'affichent et défilent sur les murs de pierres du jardin...

Puis, c'est une explosion et une éclosion de fleurs et de couleurs...


Tour à tour, sont mis en scène les différents thèmes abordés par les impressionnistes : les tournesols de Van Gogh tourbilllonnent, des paysages surgissent : soleils rougeoyants, marines où l'on admire des voiliers ondoyants sur des mers houleuses, décors d'arbres foisonnants...

Soudain, apparaît une fleur géante, butinée par un papillon, une campagne verdoyante se peuple de personnages féminins en robes longues, des couleurs s'enflamment, avec des myriades de papillons tourbillonnants.

Des jets d'eau aux teintes de feux et de flammes embrasent, alors, le ciel, comme pour signifier toute l'ardeur et la passion de ces peintres.

Puis, des silhouettes graciles apparaissent, en mouvements légers : on reconnaît des danseuses, le thème de prédilection de Degas. Soudain, on perçoit plus distinctement une seule danseuse qui virevolte, dans son corset blanc, et on admire une ronde de danseuses aux mouvements cadencés, pleins de charmes.

Le nymphée s'illumine de jets d'eau géants qui traversent la nuit...

Un accordéoniste égrène sa musique et fait naître des images de bals populaires... Un couple danse une valse musette, les couples se multiplient, alors, sous des éclats de feux d'artifices et des chapeaux lancés à la volée...

Des éclats de feux et d'ors jaillissent dans la nuit... ils montent vers le ciel étoilé, la Grande Ourse et rejoignent les astres de la nuit.

Un soleil se lève, lumineux, il se transforme en fleurs géantes, irradiées de lumières....

Le spectacle fait revivre tant de thèmes qui ont inspiré les impressionnistes : des scènes familières, peintes par Renoir, des paysages de campagne provençale magnifiés par Van Gogh, des jardins fleuris de Monet.


"Le bal du Moulin de la Galette, La danse à la ville, à la campagne, Les tournesols, Champ de blé avec cyprès, Les nymphéas", tant de tableaux surgissent dans la nuit...


Cette soirée festive qui a réuni un public nombreux et populaire a permis à chacun de redécouvrir ces peintres de génie que furent les impressionnistes.

Les jets d'eau ont fait naître des explosions de couleurs, les images ont évoqué tant de chefs d'oeuvre célèbres, ont permis de mettre en scène toute la créativité de ces artistes qui ont su innover aussi bien dans la technique picturale que dans les thèmes traités....

Les impressionnistes n'ont-ils pas représenté avec passion le monde quotidien ? La nature, les jardins, la vie moderne, les bals, les portraits de gens simples... Ils ont su mettre en évidence toute la poésie, tout le charme des paysages, des arbres, des fleurs...






     
 Photo et vidéos : rosemar

Portraits de peintres...

Les tournesols tourbillonnent...

De somptueux jets d'eau dans la nuit...

Soleils et marines...

Un festival de couleurs...

Fleurs et paysages champêtres...

Rouge passion !

Les danseuses...

Des éclats de bleu

Le bal musette

Soleil et fleurs, des éclats de feux dans la nuit

Le nymphée nimbé de jets d'eau : waouh !

Le final : la fête des couleurs

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 13:52
La carafe, un objet et un mot qui chante...

 

 

 

Pour le plaisir et la poésie des mots : la "carafe" !

 

La carafe est un objet qui chante, qui fait roucouler l'eau, un véritable objet d'art, parfois, aux couleurs chatoyantes, aux motifs d'une variété inouie, parfois translucide, de façon à révéler son contenu : eau, vin, jus de fruits...



Le mot "carafe" nous fait admirer des formes pansues, il nous fait entendre des sonorités variées de gutturales "c" et "r", de fricative "f", beau contraste de rudesse, et de douceur....

Douceur et fluidité de l'eau qu'elle contient, solidité de la substance et du vase....

La reprise de la voyelle "a" peut suggérer la cascade de l'eau qui coule de la carafe...

Joli bruit de l'eau qui glougloute et se déverse ! Jolie musique de l'eau qui lance des volutes harmonieuses de notes dans le verre....

On voit souvent, sur les miniatures persanes anciennes, des motifs de carafes, au col évasé, à la base arrondie, aux couleurs de lapis lazuli, pierres d'azur, ornées de serpents, de dragons, ou serties de rayures....

Posées à même le sol, ou sur des tapis soyeux, ces carafes dressent leur col étroit, leurs formes élégantes de récipient oriental...

Le mot est lui-même oriental, comme le suggèrent les sonorités langoureuses, la voyelle "a" réitérée, la douceur de la fricative "f", à la fin du mot...

On entrevoit des décors somptueux de palais orientaux, des richesses de tapis aux motifs chatoyants, des arabesques...

Ce mot entre aussi dans des expressions argotiques ou familières "tomber, rester en carafe"... on se retrouve, alors, abandonné "en carafe", comme une cruche, expression peu valorisante....

Ce terme peut, aussi, désigner familièrement la tête de quelqu'un, la carafe suggérant des formes arrondies...

J'aime ce mot venu d'orient, aux sonorités exotiques, devenues si familières....

J'aime ce mot aux échos de voyelle répétée, qui désigne un récipient plein d'élégance et de charme...

La carafe nous fait rêver à un monde oriental, au goût raffiné, à des tapis garnis de carafes somptueuses, à des repas arrosés de vins subtils.

La carafe nous amuse, aussi, quand elle prend un sens familier : ce mot utilisé dans des contextes variés peut susciter le rire, la sympathie, mais aussi l'admiration pour des formes élégantes....

La carafe évoque un raffinement très oriental, tout un art de vivre, dans la lenteur et l'harmonie.

Le mot nous fait accéder à diverses sensations : auditive, avec le doux bruit de l'eau, olfactive, grâce aux parfums de vins contenus dans le flacon, gustative quand on savoure le contenu, tactile, quand on perçoit la fraîcheur de  l'eau, visuelle quand on admire les motifs et les couleurs de l'objet...
 

 

 

 

 

Photos : rosemar

La carafe, un objet et un mot qui chante...
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 11:37
La fesse mérite bien un hommage et une célébration !

 

 



La fesse ! Un mot banni du grand monde, un mot honni de tous !

Et, pourtant, la fesse a la cote, elle plaît aux regards, attise les attentions et les tentations, elle s'affiche sur des panneaux publicitaires, la fesse se veut séduisante, emplie de rondeurs et de souplesse.

Les fesses sont redondantes, à un double titre : elles vont par paires et révèlent des rondeurs...

Le mot en lui-même se veut séducteur, avec ses sonorités affriolantes de fricative "f", et de sifflante "s" redoublée, comme si le mot mimait la redondance des deux masses charnues qui les constituent...

Et même si ce mot ancien, venu d'un verbe latin "findere", "fendre", et du participe passé de ce verbe "fissa", désigne à l'origine "la fente", la fesse a des allures attrayantes.

La fesse peut être hautaine, altière, ou plus évasive, fuyante. 

On apprécie la fesse pulpeuse, ronde, gourmande. On aime la fesse charnue, moelleuse.


La fesse mérite bien un blason, tant elle suggère de rondeurs, tant elle est mise en valeur dans la silhouette, au centre du corps, tant elle est faite pour chalouper au rythme d'une démarche ondoyante et légère...

Ce mot, d'ordinaire employé au pluriel, prend encore plus de relief quand il est utilisé au singulier !


L'arrière-train, le derrière, le pétard, le postérieur n'ont pas le charme de la fesse...

Alors que ces mots pétaradent, la fesse, elle, se fait murmure léger, caresse subtile.

Elle appelle et suscite l'intérêt, elle fascine, elle déborde de sensualité et de douceur.


Dès qu'elle apparaît, le regard s'attarde, se fait insistant, comme captivé et happé par cette rondeur vue de dos...


Et le regard se fait d'autant plus insistant que l'on peut observer, sans être vu !


Les fesses traduisent aussi un équilibre, celui de tout corps humain où le nombre pair règne en maître : deux yeux, deux oreilles, deux mains, deux seins, deux jambes, deux fesses...

Le mot discret, avec ses voyelles feutrées, semble être prononcé comme dans un souffle, la fesse est d'ailleurs souvent aérienne, quand elle se balance avec élégance et distinction.

Elle se glisse et se love dans des pantalons moulants, pour mieux attirer l'attention, elle est objet de séduction...

La fesse s'enfle de rondeurs apaisantes, elle évoque des paysages, des lunes rondes, des pentes douces, des reliefs pleins de charmes.

Elle suggère des astres pleins, des mondes à découvrir...

Elle nous fait voir des fruits pulpeux, aux formes arrondies et sensuelles.


La Vénus Callipyge, l'Aphrodite grecque exercent une fascination, depuis la nuit des temps : statues de l'antiquité, aux lignes épurées, aux fesses bien rondes et modelées, les Vénus Callipyges hantent l'imagination, comme d'ailleurs, les statues de kouros antiques aux fesses musclées et fermes...

Les Vénus belles fesses peuplent les chansons paillardes, elles suscitent l'enthousiasme et attirent les esthètes, les amateurs d'art.


La fesse, ce terme jugé trivial et vulgaire, mérite bien un hommage et une célébration !

     
 

 

 

 

La fesse mérite bien un hommage et une célébration !
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 15:32
Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...

 



La colline Saint Jacques domine la ville de Cavaillon : bloc rocheux calcaire, cette colline abrite une chapelle du XII ème siècle, dans le plus pur style roman...

L'édifice de dimensions modestes, encadré par un cyprès et deux pins nous fait voir une architecture simple, dépouillée, pleine de charmes : trois voûtes sont visibles dans l'entrée dans une harmonie et un équilibre apaisant, la voûte centrale étant plus haute que les deux autres...

Les murs de pierre contribuent à l'allure rustique de l'ensemble...

Le cadre champêtre, la simplicité primitive de l'édifice accentuent l'impression de paix qui se dégage de ce monument religieux.

On est sensible à des contrastes de couleurs : le vert de la végétation fait ressortir la pureté des murs aux teintes d'opale de la chapelle.

La vue que nous offrent les hauteurs de la colline Saint Jacques est magnifique : les toits et les tuiles aux couleurs d'ocre de Cavaillon, le Lubéron, le mont Ventoux, la Durance...

Le panorama permet d'enlacer du regard le paysage environnant, avec ses constructions humaines et une nature intacte.


L'ascension de la colline offre, aussi, de beaux moments de paix : le bloc rocheux se gravit d'abord grâce à des escaliers, puis un chemin pierreux et pentu.


Des oliviers, des chênes, des pins s'accrochent sur la pente, répandant des senteurs enivrantes, des effluves d'une nature sauvage.


On aperçoit d'en bas la chapelle qui domine la colline de son clocher : éclairée par le soleil, les murs de pierre de l'édifice attirent tous les regards et donnent envie d'atteindre ce monument placé en hauteur...

 

Construite au XIIème siècle sur une place forte naturelle,  la chapelle Saint-Jacques est un charmant petit édifice au décor sobre, à l’image des chapelles rurales. Son hôte le plus célèbre fut César de Bus (1544-1607), fondateur d’une congrégation qui se consacra à l’enseignement de la doctrine chrétienne.

La colline, lieu de fondation de la ville, fut d'abord un oppidum gaulois....
 

L'ascension un peu rude pour le souffle promet de belles découvertes...


Et, de fait, quand on arrive au sommet, la vue de la chapelle, son charme pastoral sont comme un éblouissement : on perçoit, là, un bonheur évident, des lignes sans fioritures, un ensemble harmonieux...


Les lumières du couchant contribuent à cette harmonie : elles éclairent l'édifice de douces teintes, le subliment d'éclats pleins de délicatesse...


Les yeux remplis de toutes ces images, nous redescendons la colline, émerveillés, ravis et étonnés par ce lieu rustique empreint de poésie...


    

 

 

 

 

Photos : rosemar

Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...
Tout le charme d'une chapelle : la colline Saint Jacques, à Cavaillon...
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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 11:42
Tout le charme d'une toile du douanier Rousseau...

 

 

 

On connaît les paysages exotiques peints par le douanier Rousseau, cet artiste français, représentant de l'art naïf... On admire ses toiles qui font revivre une jungle peuplé d'animaux sauvages, en pleine nature...

 

Mais on connaît moins ce tableau, intitulé Une soirée au carnaval...

 

Un paysage fantomatique, sous un clair de lune, des arbres d'hiver à la ramure dépouillée qui s'élancent vers le ciel, et au pied de ces arbres, un couple comme venu de nulle part, en costume blanc....

 

L'oeil est attiré par ces personnages qui semblent poser devant un décor d'arbres entrelacés...

 

Derrière les arbres, le paysage des nuages nous offre des teintes mordorées, grises ou laiteuses... des camaïeux pleins de charme.. 

 

Pierrot et sa Colombine semblent en attente et ils nous laissent admirer leurs vêtements de carnaval, aux couleurs éclatantes et claires dans l'obscurité de la nuit...

 

Costume aux larges manches évasées pour lui, robe longue, pour elle aux tons de bleus, couverte d'un tablier blanc sur la jupe, les personnages sont éclairés par leurs vêtements et en même temps ils semblent perdus dans l'immensité de la toile.

 

En haut du tableau, à droite, une lune ronde vient couronner l'ensemble...

 

Aussi claire et lumineuse que les vêtements du couple, la lune semble complice de ces deux personnages costumés.

C'est bien un Pierrot lunaire qui est, ainsi, évoqué, avec sa colombine...

 

En haut, à gauche, trois légers nuages flottent dans l'air et quelques étoiles transpercent le ciel.

 

En bas du tableau, près des deux personnages, une cahute transparente nous étonne, d'autant plus qu'un personnage, dont on devine à peine le visage, semble observer la scène...

Est-ce le peintre lui-même qui est ici représenté, en train d'admirer Pierrot et sa Colombine ? Peut-on voir là une sorte de mise en abîme ? 

 

Ce tableau nous fait rêver, nous intrigue, et nous transporte dans un univers proche du surréalisme, avec ce paysage d'arbres démesurés, ces personnages costumés, cette lune qui en est comme le reflet...

 

On est sensible à la beauté du décor : les arbres et leurs mailles sutiles, les teintes nuancées des nuages, les contrastes de couleurs....

 

 

 

 

On peut visualiser en détail le tableau en cliquant sur l'image :

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2b/Henri_Rousseau_-_A_Carnival_Evening.jpg

 

Une exposition au Musée d'Orsay :

 

http://www.lepoint.fr/arts/visite-privee-de-l-exposition-le-douanier-rousseau-a-orsay-03-04-2016-2029672_36.php

 

Une analyse de ce tableau :

https://youtu.be/B0P7Luqe7RI

 

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