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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 08:56
L'Allemagne prête pour la curée ?

 

 

 

La curée, on peut le rappeler, c'est toute l'avidité avec laquelle le chasseur se rue sur sa proie et procède à toutes sortes de pillages.

L'Allemagne se prépare-t-elle à la curée, après avoir imposé aux grecs un énième plan d'austérité ?

Que dire ? Face à la crise grecque, les allemands ont montré une intransigeance démesurée, ils ont humilié les grecs, leur imposant un nouvelle cure d'austérité qui risque de conduire ce pays encore au bord du gouffre...

Aucun assouplissement dans les sacrifices demandés aux grecs, aucune pitié, aucun sentiment de honte...

Et pourtant, l'Allemagne profite honteusement du marasme et de la dette grecque : l'Allemagne a réalisé plus de 100 milliards d'euros d'économies budgétaires depuis le début de la crise grecque, soit un peu plus de 3% de son PIB, selon un article paru dans le journal Le Figaro.

Et dorénavant, voilà l'Allemagne triomphante, prête à racheter à bas prix les avoirs grecs : 14 aéroports régionaux ont été, ainsi, vendus à une société publique allemande, pour un prix démesurément bas.

On le voit : l'Allemagne est prête à s'enrichir et  prospérer, grâce aux difficultés que connaissent les grecs...

L'Allemagne prête à la curée se veut conquérante, et semble vouloir bâtir un nouvel empire, et sans coup férir, cette fois !

L'Allemagne a voulu imposer partout, en Europe, une politique austéritaire qui conduit au chômage, à la misère, au désarroi grandissant des peuples...
Les européens doivent-ils se plier à ses diktats, alors que l'Allemagne tire un profit éhonté de la crise ?

S'agit-il de construire un nouvel empire allemand, s'agit-il de dompter les peuples européens et de les soumettre, cette fois, par la finance et l'argent ?

Le profit domine notre monde, il attise les convoitises, et l'Allemagne ne se prive pas de convoiter les biens des grecs, en les rachetant à bas prix !

Une honte dénoncée par la gauche allemande, elle -même, en la personne de Gregor Gysi, chef du parti de gauche, Die Linke.

Son discours est sans équivoque : il accuse le pouvoir allemand d'acculer les grecs, de les condamner à un non remboursement de la dette.

De plus, cet homme politique nous apprend que "le gouvernement grec n’est pas autorisé à licencier ou à embaucher, ni directeurs ni managers de banque." 
Et il précise : "Les institutions européennes sont responsables de cela. Comment voulez-vous dans ces conditions combattre la corruption ? C’est une limitation insensée de la souveraineté grecque."

L'Allemagne a-t-elle, donc, pour but d'engloutir la Grèce, de dépecer ses biens pour s'en emparer ? Il semble que ce soit, là, l'objectif recherché... Une honte et un déshonneur pour le gouvernement allemand et pour l'Europe!

 

 

L'article du Figaro :


http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/08/10/20002-20150810ARTFIG00238-la-crise-grecque-a-largement-profite-a-l-allemagne.php 


https://youtu.be/Gq6toyvCXuU




 

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 13:11
Avec la crise grecque, l'Europe connaît des heures sombres...

 

 


Avec la crise grecque, l'Europe connaît des heures sombres, elle montre ses incohérences, ses fractures, ses limites, elle montre aussi des déséquilibres dangereux : c'est l'Allemagne qui impose ses règles, c'est l'Allemagne qui donne des directives... l'austérité devient le maître mot de la politique européenne.


Or, tout le monde le sait, cette politique anéantit les plus faibles et enrichit les plus nantis. Les allemands eux-mêmes en ont fait la triste expérience : précarité, salaires de misères, mini-jobs, flexibilité.


L’Allemagne crée de plus en plus de pauvres, hypothéquant les chances de nombreux jeunes. Un enfant, né dans la pauvreté ou la précarité aura les plus grandes difficultés à sortir de cette situation, une fois adulte. Ce sont ainsi 2 millions et demi d’enfants qui seraient concernés soit 19,4% des jeunes de moins de 18 ans. 


De nombreux retraités sont, aussi, paupérisés en Allemagne, 

Et c'est ce modèle mortifère que l'Allemagne veut imposer à toute l'Europe.

L'Allemagne, présentée comme un pays riche, a produit de la pauvreté, de l'inquiétude, du désarroi...

Non, l'Europe ne connaît pas la guerre, mais elle subit une guerre économique qui anéantit les peuples : un nouveau prolétariat voit le jour, dès lors, on assiste à de véritables régressions : mépris de l'être humain, des fossés qui se creusent entre les riches et les pauvres, la précarité qui s'installe...


Les allemands pauvres souffrent et subissent les diktats de leur gouvernement, et ce modèle semble s'imposer en Europe.

La Grèce a obtenu un report de sa dette, mais à quel prix ? Hausse de la TVA, retraite à 67 ans, privatisations, baisse des salaires...

Les grecs sont, quoi qu'il en soit, encore accablés par des plans d'austérité qui les écrasent et les empêchent d'envisager un espoir dans l'avenir...

L'Europe, sous l'impulsion d'une Allemagne inflexible, s'engage dans une voie périlleuse : celle de l'austérité, de la violence faite aux peuples, celle de la régression sociale...

Faut-il appauvrir et asservir les peuples pour que l'Europe survive ? 

La position de l'Allemagne dans la crise grecque est aussi un message adressé aux autres pays européens : le refus de l'austérité peut conduire au pire, à une mise sous tutelle, à des mesures d'austérité encore plus grandes...

Un message qui s'adresse aux espagnols, aux italiens, aux français : il faut absolument se conformer à une rigueur budgétaire, quitte à sacrifier les plus pauvres, quitte à tuer les gens à la tâche, quitte à leur enlever toute dignité et tout espoir.

Ce message signe la mort d'une Europe sociale et humaine, tournée vers une idée de bonheur et d'humanisme.

Ce message montre que l'Europe a perdu sa vocation première : assurer une sécurité, permettre aux hommes d'espérer un avenir meilleur...

Des incidents se sont produits, hier, devant le parlement grec : des affrontements violents ont opposé des manifestants et les forces de l'ordre...

Comment le peuple grec peut-il désormais réagir ? Les grecs ont voté contre l'austérité et on leur impose, à nouveau, des mesures régressives dans de nombreux domaines.

Une fois de plus, l'Europe fait fi de la volonté des peuples, elle annihile leur vote et anéantit leur avenir et leurs espoirs.
 

 

 

Un article du Figaro... Allemagne : la pauvreté à son plus haut niveau...

 
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/02/19/97002-20150219FILWWW00353-allemagne-la-pauvrete-a-son-plus-haut-niveau.php

 


 


 

 

Avec la crise grecque, l'Europe connaît des heures sombres...
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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 12:21
L'Allemagne et l'économie du hard-discount...

 

 

 



Face à la crise grecque, l'Europe a laissé éclater ses dissensions, on perçoit une Europe fracturée : les allemands restent intransigeants et figés sur leurs positions, ainsi que les pays du Nord... la Grèce, malgré une restructuration de sa dette, reste, encore et toujours, soumise à des plans d'austérité, alors que cette politique fait des ravages en Europe...


Mais peu importent le destin et le bonheur des peuples, ce qui compte, c'est la bonne santé de l'économie, des banques, des financiers qui doivent être, à tout prix, rassurés...

Ce sont des allemands qui, ne l'oublions pas, ont inventé le hard discount : lancé en 1948, en Allemagne, par les frères Albrecht, le hard-discount a connu un essor considérable depuis la fin des années 1960, dans ce pays, avec des magasins comme Lidl, Norma et Aldi, puis, à la fin des années 1980, dans d'autres pays européens.


Certes, cette innovation correspondait à une économie d'après-guerre, mais ce concept a été largement exploité, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.


Une économie pour les pauvres, une économie de subsistance, des aliments et des produits à bas prix, une exploitation à outrance dans le domaine de l'agriculture et de l'élevage pour obtenir les prix les plus bas, tel est le système sur lequel repose le hard-discount.

Ceux qui ont inventé ce concept et ceux qui l'ont exploité se sont considérablement enrichis...

Dorénavant, avec l'Europe et ses politiques de restriction, le hard-discount semble avoir de beaux jours devant lui, dans la plupart des pays, en Allemagne même où le nombre de pauvres ne cesse de croître, en Grèce, en Espagne, au Portugal, où l'austérité aggrave, sans cesse, le chômage, et la précarité.


C'est l'Allemagne qui est à l'origine du hard-discount, on ne s'en étonnera pas, car ce pays, adepte d'une austérité dévastatrice, envisage d'étendre cette politique partout en Europe, et notamment en Grèce, accablée, ces dernières années, par des plans d'austérité intenables pour l'économie de ce pays.

En Roumanie, des fermes gigantesques ont été mises en place, pour pratiquer un élevage à outrance, dans des conditions déplorables pour l'environnement.

Ces fermes alimentent la filière hard-discount : des produits à bas prix inondent les marchés pour nourrir les pauvres.


Et le nombre de pauvres n'a pas fini de croître, avec une Allemagne qui veut imposer à tous une économie de guerre...

Une nourriture peu chère, de qualité médiocre, réservée aux pauvres, des conditions de travail inhumaines, pour ceux qui oeuvrent dans les usines hard-discount...

Qui peut vouloir d'un tel modèle ?

C'est pourtant ce qui est en train de se développer dans de nombreux pays : des magasins pour les pauvres, d'autres pour les riches, des déséquilibres s'installent, créant des injustices inadmissibles.

L'économie que l'Allemagne veut imposer à la Grèce, c'est celle du hard-discount, une économie pour les pauvres : les classes moyennes et les plus démunis vont être encore gravement affectés par l'austérité à venir...

Le libéralisme fou est à l'oeuvre : fondé sur une croissance infinie, sur le gigantisme, sur l'appauvrissement des peuples, ce libéralisme insensé court à sa propre perte.

 

 

 

L'usine aux dix mille porcs en Allemagne :

 

http://www.reporterre.net/En-Allemagne-pire-que-la-ferme

 

 

L'élevage porcin en Roumanie :

 


 http://television.telerama.fr/television/justin-bridou-aoste-cochonou-tout-n-est-pas-bon-dans-leurs-cochons,94476.php
 

 

http://lekiosqueauxcanards.com/justin-bridou-et-consorts-un-scandale-economique-et-environnemental

 




 

 

L'Allemagne et l'économie du hard-discount...
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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 11:29
Les grecs entre le rocher de Sisyphe et le tonneau des Danaïdes...

 



En ces temps d'incertitude pour l'Europe, les mythes grecs inspirent les journalistes et les éditorialistes : certains évoquent, comme l'avait fait l'ex-ministre grec de l'économie Yanis Varoufakis, le mythe de Sisyphe, d'autres celui des Danaïdes...


Le rocher de Sisyphe, c'est cette dette sans cesse renouvelée qui accable les grecs, le tonneau des Danaïdes, c'est l'allègement de cette même dette, consenti aux grecs...

Ceux qui veulent accuser les grecs parlent de toutes les dépenses engagées pour aider les grecs, un véritable tonneau des Danaïdes et ceux qui les soutiennent évoquent le rocher de la dette et le mythe de Sisyphe...

Où est la vérité ?

Face aux mesures d'austérité qui ont été prises en Grèce, face à l'échec de ces mesures, on peut constater que les grecs se trouvent bien accablés par un rocher qui ne cesse de les affaiblir.


La Grèce devenue le tonneau des Danaïdes de l'Europe ? La Grèce, un puits sans fond qui écrase les autres peuples ?


Un reportage diffusé, lors du journal de 20 heures, sur France 2 montrait un petit pays, la Slovaquie : ses habitants se plaignaient de devoir payer indéfiniment pour les grecs, faisant des comparaisons de salaires, de retraites...

Pour eux, la Grèce symbolise un tonneau des Danaïdes inadmissible, d'autant qu'ils souffrent, eux-mêmes, de l'austérité et qu'ils essaient de redresser l'économie de leur pays.

L'Europe semble générer, ainsi, des oppositions, des hostilités entre les peuples, certains en viennent à jalouser et à accuser les grecs...

Mais la crise, en Grèce, a frappé durement, aussi, toute la population, les plus âgés, les jeunes : les grecs subissent le chômage, la précarité, ils ont été accablés, ces dernières années, par une économie de guerre.

Le peuple grec est-il coupable ? Il ne fait que survivre dans des conditions difficiles.

Les responsables, ce sont les dirigeants grecs qui ont menti, lors de l'entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001, ce sont les technocrates à courte vue de l'eurogroupe qui pratiquent obstinément une politique d'austérité qui ne fonctionne pas.

Les coupables, ce sont les hommes politiques corrompus qui nous gouvernent : il suffit de regarder du côté de l'Espagne pour en être persuadé, le gouvernement espagnol croule sous les scandales financiers.

Les coupables, ce sont les financiers qui spéculent sur la dette, qui l'entretiennent pour s'enrichir toujours plus.

Quand on emprunte de l'argent à 1%, pour le prêter aux grecs, avec des intérêts à 5 ou 6%, parfois plus, on voit bien que le système de la dette est indigne : c'est une spéculation permanente qui n'a d'autre résultat que d'anéantir les peuples les plus faibles...

Les coupables, ce sont tous ceux qui pratiquent l'évasion fiscale, qui échappent à l'impôt, alors qu'ils sont les plus fortunés.

Que va devenir la Grèce ? Les grecs ont su faire preuve de courage et nous ont donné une leçon de démocratie, en organisant un référendum qui a permis au peuple de décider.

Mais, il semble que le gouvernement d'Alexis Tsipras a décidé de se soumettre encore aux diktats européens...

Les dernières propositions montrent que ce gouvernement cède encore à la pression des créanciers : Alexis Tsipras vient d'accepter la majeure partie des mesures imposées par  l'eurogroupe.

Dès lors, on peut se poser bien des questions sur l'avenir de la Grèce et sur le fonctionnement de l'Europe.

A quoi a servi le référendum, si le gouvernement Tsipras adopte la plupart des mesures d'austérité de l'eurogroupe ?

Il semble qu'on retourne à la case-départ : la démission du ministre des finances, Yanis Varoufakis semblait être, déjà, une démission face à l'Europe des banquiers et de la finance...

La déception est au rendez-vous pour les grecs et pour l'Europe.

Oui, la déception est réelle : on a l'impression que l'Europe tourne à vide et que l'on revient à une sorte de statu-quo : la Grèce et les autres pays voués à des plans d'austérité qui n'en finiront jamais...





Les idées reçues sur la Grèce :
 

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/07/08/des-grecs-depensiers-inconstants-et-malhonnetes-le-tour-des-idees-recues_4675766_4355770.html

 

Le mythe des Danaïdes :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dana%C3%AFdes

 

Les grecs entre le rocher de Sisyphe et le tonneau des Danaïdes...
Les grecs entre le rocher de Sisyphe et le tonneau des Danaïdes...
Les grecs entre le rocher de Sisyphe et le tonneau des Danaïdes...
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 16:28
Le Grec, ce pelé, ce galeux...

 

 

 

Les clichés ont la vie dure : les grecs présentés comme des paresseux, des voleurs, des menteurs, des tricheurs... Qui peut le croire ?

Comment le peuple grec peut-il être, ainsi, vilipendé ? Accepteriez-vous de telles calomnies, si vous en étiez la cible ?

Après cinq années d'austérité, les grecs ont voté pour un nouveau parti, Syriza,  afin de  sortir de cette impasse qui les mène vers le désespoir, ils ont choisi une autre route.

L'Europe les a acculés vers un gouffre, un abîme de misères et de désarrois : ils ne sont pas les seuls à être accablés par ces diktats implacables d'un eurogroupe intransigeant : les espagnols subissent, de plein fouet, la crise et se tournent, eux aussi, vers d'autres voies : Podémos représente, pour eux, un espoir d'échapper à des mesures d'austérité qui les ont accablés, d'autant que le gouvernement de Mariano Rajoy baigne dans un océan de corruptions...

Les Grecs, plus que d'autres, ont souffert de cures d'austérité implacables : ce petit pays, de tradition agricole, se voit maintenant la cible de toutes les critiques.

Coupables de tous les maux, jugés responsables d'une dette impossible à acquitter, montrés du doigt, les grecs sur la sellette n'ont fait qu'essayer de sortir d'une impasse...

 

L'impasse, c'est l'Europe, telle qu'elle a été conçue : une Europe de la dette qui enrichit les banquiers et appauvrit le peuple.

Qui peut vouloir de cette Europe ?

Le grec, ce pelé, ce galeux, ce misérable doit être sacrifié sur l'autel de la dette : "Haro sur le baudet !", comme l'écrivait La Fontaine, dans sa célèbre fable, Les animaux malades de la peste.

La commission européenne souveraine a décidé que les Grecs étaient coupables et devaient être punis, comme l'âne de la fable...

Encore plus d'austérité et de misères ! Encore plus de détresses !

Peu importe, si le peuple souffre : n'est-il pas fait pour souffrir depuis la nuit des temps ?
Peu importe, si les injustices triomphent, il faut que les plus riches prospèrent et que les plus pauvres se soumettent...

Encore et toujours, la loi du plus fort ! Décidément le monde n'évolue guère...

"La raison du plus fort est toujours la meilleure", écrivait, aussi, La Fontaine...

Est-il possible de se rebeller contre cet ordre établi ? Est-il possible de lutter contre la commission européenne, de contester ses décisions ?

Est-il possible de consulter le peuple par un référendum ? Sacrilège !

Crime de lèse-majesté ! Les peuples sont là pour obéir et cette règle semble intangible !

L'Europe a sacrifié ses peuples, mais elle n'est pas coupable, elle a anéanti des vies, provoqué des suicides, des exils, mais elle n'est pas coupable...

Le Grec, lui, a tenté de survivre dans des conditions difficiles : coupes budgétaires, baisse des salaires, des pensions, restrictions.

Qu'il soit maudit, lui qui n'accepte pas l'austérité de la dette !


Qu'il soit maudit, ce pelé, ce galeux, ce misérable !



 

 

La fable de La Fontaine : Les animaux malades de la peste

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/les_animaux_malades_de_la_peste.html

 

 

 

Le Grec, ce pelé, ce galeux...
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 14:36
Imposer au peuple grec une retraite à 67 ans, une honte !

 

 

La mode est au recul de l'âge de la retraite : elle est passée de 60 ans à 62 ans, en France et bientôt, ce sera probablement 65 puis 67 ans... Il paraît, d'après les statistiques, que les gens vivent plus longtemps, oui, mais dans quel état de santé ?

De plus, si l'on fait travailler les gens jusqu'à cet âge avancé, il n'est pas douteux que leur santé va connaître des pathologies encore plus lourdes...

Autant dire aux salariés : vous êtes condamnés à travailler jusqu'à épuisement des forces, et ainsi, seront résolus les problèmes liés aux retraites...

Le recul de l'âge de la retraite à 67 ans, c'est ce qu'exige l'eurogroupe pour les grecs : dans un pays qui connaît un chômage galopant, est-il raisonnable d'envisager de telles solutions ?

Les dirigeants européens semblent ne plus avoir le sens des réalités : l'austérité passe par des mesures totalement aberrantes qui asphyxient les peuples et les réduisent à néant...

A n'en pas douter, le plan proposé aux grecs va aggraver, à nouveau, la situation de ce pays : aucune croissance, aucun véritable rééquilibrage financier, aucune réduction de la dette.


L'Europe et ses technocrates sont-ils encore crédibles ? Les solutions proposées, jusqu'à présent, n'ont fait qu'amplifier et alourdir les difficultés de la Grèce.

L'intransigeance figée de l'Eurogroupe ressemble de plus en plus à un déni de réalité et à un mépris des peuples.

Qui peut être accusé de vol, de tricherie, et de mensonges ? Sûrement pas le peuple grec, mais assurément tous ces technocrates européens qui se gavent de privilèges et qui acculent les petits salariés à la misère et au désespoir !

Honte à ces dirigeants européens ! On devrait leur imposer à eux, une vraie cure d'austérité : baisse des salaires, recul de l'âge de la retraite, augmentation d'impôts...

Pourquoi les cures d'austérité seraient-elles réservées aux pauvres ?

L'Europe et ses dirigeants dépensent des sommes d'argent colossales pour toutes sortes de réunions, de congrès.

Et dans tous les pays, c'est l'austérité pour les plus pauvres qui est appliquée.

Comment ne pas se révolter contre tant d'injustices et d'incohérences ?

On ne peut que le constater : l'Europe est dirigée par des incapables, sûrs de leurs privilèges, ils n'hésitent pas, dans un renversement des rôles, à accuser les grecs de tous les maux et ne voient même plus leur propre incompétence pleine d'auto-suffisance...

Les grecs ont fait des concessions mutiples, jusqu' à accepter un report progressif de l'âge de la retraite à 67 ans : il vaut mieux, sans doute, qu'ils sortent de l'euro pour éviter le pire, et pour échapper à toutes sortes de mesures qui écrasent les pauvres gens.

Oui, il vaut mieux que les peuples échappent à ce  piège infernal d'une austérité grandissante qui n'aura jamais de fin...



 

Sept économistes se déclarent en faveur de la Grèce :

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/06/05/des-economistes-se-declarent-en-faveur-de-la-grece_1323765?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

 

 

Ce n'est pas la Grèce qui est déraisonnable :

http://trends.levif.be/economie/politique-economique/ce-n-est-pas-la-grece-qui-est-deraisonnable-ce-sont-les-creanciers/article-normal-401169.html?utm_source=Newsletter-18/06/2015&utm_medi

 

 

http://www.reporterre.net/spip.php?page=redirect&id_article=2995

 

 

 

 

 

 

 

Imposer au peuple grec une retraite à 67 ans, une honte !
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:06
La défaite de l'Europe...

 

 

 

La Grèce mise au pied du mur, la Grèce sommée, encore et toujours, d'appliquer des plans d'austérité qui ont été catastrophiques pour le pays, la Grèce sacrifiée au nom d'une rigidité intransigeante, la Grèce va probablement quitter la zone euro.

Le premier ministre acculé par l'eurogroupe a pris la décision d'organiser un référendum : le peuple grec devra décider s'il accepte le énième plan d'austérité concocté par les brillants technocrates de l'euro-groupe.

On peut parler d'une véritable défaite de l'Europe qui ressemble, de plus en plus, à un véritable château de cartes, comme je le disais dans un article précédent.

L'Europe a échoué, car elle est devenue un système technocratique, figé sur ses positions, incapable de tenir compte des difficultés rencontrées par les peuples.

Bien que de nombreuses voix se soient élevées, maintes fois, pour dénoncer cette politique de l'austérité qui anéantit les travailleurs, les retraités, qui les pousse au désespoir, les dirigeants européens restent aveugles et sourds face à la détresse des grecs.

Le référendum annoncé par Alexis Tsipras a mis un coup d'arrêt aux négociations entre la Grèce et ses partenaires.

Le référendum n'est-il pas la "bête noire" de l'Europe ? 

Consulter les peuples ? A quoi bon ? D'autant que ces consultations ont abouti parfois à des annulations pures et simples...

L'Europe n'aime pas les référendums, une façon de mépriser la démocratie, et les désirs des peuples, une façon d'annihiler leurs volontés.

L'Europe décide pour les peuples, faisant fi de leur bonheur : que de temps perdu à accabler les grecs de plans d'austérité pour en arriver à ce résultat !

L'Europe a échoué, car le FMI, l'eurogroupe semblent porter des oeillères : partout les politiques d'austérité ont créé du chômage, ont appauvri les gens les plus humbles, ont entraîné des drames humains...

L'Espagne, l'Italie, le Portugal, la France connaissent des difficultés : l'avenir est incertain, inquiétant.

Qui peut encore vouloir de cette Europe du désespoir et de la misère ?

A quoi sert d'appauvrir encore et toujours le peuple grec ?

A quoi sert de poursuivre obstinément une politique qui a échoué ?

L'Europe gouvernée par des banquiers, très éloignés des préoccupations des gens simples, a perdu toute crédibilité.

Fondée sur le règne de l'argent, l'Europe n'est plus viable car elle ne correspond plus aux aspirations des peuples.

Loin du rêve initial, loin d'une Europe de la justice et du partage, elle est devenue une terre de désunion et de rejet...


 

Un article sur le système des retraites en Grèce : ( les retraites ont constitué la pierre d'achoppement des négociations...)

 

http://www.europe1.fr/economie/grece-le-systeme-de-retraites-est-il-si-genereux-que-ca-1358194

 

 

La défaite de l'Europe...
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 17:03
Une Angleterre à deux vitesses : l'image même de ce que devient l'Europe...

 

 

L'Angleterre affiche une bonne santé économique : le taux de chômage est passé de plus de 8% en 2010, à 5,6% en mars 2015 ; le nombre de personnes ayant un travail n'a jamais été aussi élevé, et l'inflation est tombée à zéro !

La croissance est au rendez-vous, les riches prospèrent de plus en plus...

Vive la croissance ! Elle est d'ailleurs l'objectif premier de la plupart des pays européens.

Mais, face à ce bilan économique florissant, de nombreux britanniques souffrent, vivent, même, dans un état de précarité indécent.


Ainsi, deux millions de britanniques sont mal nourris.  Dans ce pays, de plus en plus de gens fréquentent les banques alimentaires ou des associations caritatives, pour se nourrir... "Le nombre de personnes s'étant tournées vers un réseau pour obtenir de la nourriture d'urgence est passé de 61 648 entre 2010 et 2011 à 913 138 entre 2013 et 2014, soit un nombre multiplié par 15 en trois ans", selon les chiffres révélés dans un article paru sur le journal Le Monde.

 On voit se dessiner l'image d'une Angleterre à deux vitesses : celle des britanniques huppés qui fréquentent les hippodromes, vivent dans des quartiers chics, ont une espérance de vie qui ne cesse de croître, et celle des miséreux qui habitent des quartiers pauvres, déshérités, où les gens sont acculés à la désespérance...

Des réformes menées par le gouvernement conservateur de David Cameron ont aggravé la situation des plus pauvres : diminution des allocations, sanctions contre les chômeurs...

Oui, l'économie anglaise se porte bien, mais au mépris des gens les plus pauvres dont les salaires sont dérisoires....

Dans ce pays, le système de santé est défaillant, les inégalités ne cessent de croître, la flexibilité est triomphante...

L'Angleterre n'est-elle pas l'image même de l'Europe soumise aux diktats de la croissance, qui en vient à mépriser le bien-être, la santé, la vie des salariés qui travaillent ?

De nombreux pays voient, ainsi, grandir les inégalités... la flexibilité dans le monde du travail a tendance à s'imposer là où le chômage progresse...

L'Allemagne elle-même, à l'économie pleine de superbe, connaît ces difficultés : les écarts s'accroissent entre les nantis et les petits salariés...

Où va donc l'Europe ? Vers un monde inégalitaire, où règnent des injustices flagrantes, éhontées, vers une forme de désespérance pour les plus démunis.

L'Europe, conçue sur des principes économiques, nous conduit vers des précipices, des abîmes de souffrances.

L'Europe  a-t-elle pour objectif d' accentuer la précarité, le désarroi, la misère des plus humbles, alors que les plus nantis ne cessent de s'enrichir ? Où est l'erreur ?

Cette Europe ne sert que les banquiers, un petit nombre, une oligarchie de gens puissants, dépourvus de toute morale...

Cette Europe n'est pas celle qui correspond aux aspirations des peuples : il faut la reconstruire sur des bases humanistes.

Les technocrates européens ne voient plus l'intérêt des peuples, ils ne pensent qu'à satisfaire les marchés, le monde des banques.

 

Quand la pauvreté ét la précarité s'installent dans de nombreux pays européens, les peuples ne peuvent souscrire béatement à de telles politiques, qui ne leur offrent aucune perspective...

 

 

 

 

 

Une Angleterre à deux vitesses : l'image même de ce que devient l'Europe...
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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 16:56
Quand un ministre allemand donne des leçons à la France...

 


Quand un ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, déclare que la France a besoin de réformes, qu'il donne des leçons au gouvernement français, on peut parler d'une forme d'arrogance et d'ingérence dans la politique d'un pays voisin...


"La France serait contente que quelqu'un force le Parlement à adopter des réformes courageuses, mais c'est difficile, c'est la démocratie." a-t-il notamment déclaré, le jeudi 16 avril, lors d'un débat, à Washington... Ce ministre semble, même, regretter l'existence d'une forme de démocratie, dans notre pays !

Le ministre a, aussi, évoqué les réformes, selon lui,  "très réussies", menées en Espagne, sous la supervision de la "Troïka".

 

Les espagnols qui vivent à l'heure de l'austérité et des régressions sociales apprécieront un tel jugement, on peut l'imaginer !

M. Schäuble n'a, sans doute, pas perçu encore tous les dégâts générés par les poltiques d'austérité menées en Europe, sous l'impulsion de la Troika...

L'économie allemande est florsissante et triomphante, nous dit-on... mais à quel prix ?

Au prix de millions de travailleurs sacrifiés, au prix d'emplois précaires mal rémunérés, au prix d'une grande misère sociale.

On aimerait plus de modestie et de réserve de la part d'un ministre, fût-il allemand : l'Europe, sous le joug de l'austérité, souffre... des gens se suicident en raison du chômage, de la pauvreté.

Alors, parler de réussite de ces politiques relève d'une forme d'inconscience... Les espagnols qui souffrent de la crise n'ont qu'une hâte : changer de politique, en changeant de gouvernement...

La corruption qui règne dans ce pays atteint des sommets : quelle réussite !

La Grèce, elle même, n'est pas tirée d'affaires, même si les négociations se poursuivent avec l'Eurogroupe.

L'Italie n'est pas mieux lotie, et elle pourrait, elle aussi, sortir de la zone euro, alors qu'elle est, de plus, confrontée à un afflux de migrants, et qu'elle n'est guère assistée par l'Europe.


La Troïka, tant vantée par M. Schäuble, n'a pas fini son oeuvre de "supervision" et de saccage des économies.

Alors que les banquiers prospèrent, que certains s'enrichissent de manière éhontée, que la pauvreté ne cesse de croître, que les écarts se creusent entre les plus riches et les plus pauvres, on nous vante, encore, les vertus de l'austérité ??

On nous vante, encore, les vertus du modèle allemand, avec son cortège de misères et de désarrois ?

Nous n'en voulons pas, nous ne voulons pas de cette "hubris" qui vise à détruire les peuples, au nom du profit !

Nous ne voulons pas de ces emplois précaires, à temps partiel et mal payés, nous ne voulons pas de la précarisation des retraités, nous refusons le recul de l'âge de la retraite jusqu'à 67  ans ! 

 

Non, nous ne voulons pas du "modèle" allemand...


 

Quand un ministre allemand donne des leçons à la France...
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:44
Les allemands, un peuple discipliné...

 

 On présente souvent les allemands comme un peuple discipliné, apte à se soumettre à des contraintes : un peuple, au fond, qui ne se révolte pas, qui a d'ailleurs accepté des sacrifices pour affronter la réunificaton des deux Allemagne, puis pour faire face à la crise : emplois précaires, pauvreté, misère....La discipline des allemands est d'ailleurs légendaire et donnée comme un exemple à suivre !




Les allemands ont le goût de l'ordre, de la clarté. Je me souviens de cet économiste et professeur de droit allemand Marcus Kerber qui déclarait :"Tout ce qui n'est pas clair n'est pas allemand ". Il fustigeait même la France, affirmant "qu'elle se permettait un train de vie inapproprié" 


Les Allemands sont, d'ailleurs, souvent opposés aux pays du Sud, réputés plus laxistes, plus contestataires, voire parfois moins efficaces et performants.


Qu'en est -il exactement ? La discipline est-elle, dans toutes les circonstances, une qualité ? Un peuple doit-il subir, se soumettre, accepter les directives d'une autorité, quelle qu'elle soit ? Par exemple, l'autorité des marchés, du pouvoir politique ?


Les Français, c'est indéniable, sont plus contestaires, plus libres d'esprit, de réflexion : ils n'aiment guère se soumettre... est-ce pour autant un défaut ? Ils sont aptes à l'esprit critique, à la remise en cause, ils défendent leurs acquis sociaux avec courage, ils contestent, souvent, le pouvoir politique...

Si l'on écoute nombre de responsables politiques, l'Allemagne serait un modèle : il est vrai que ses entreprises sont performantes, qu'elle ignore le problème du chômage. Mais, la pauvreté, la précarité règnent, aussi, dans ce pays, sans cesse, présenté comme une référence.

L'actualité récente révèle, aussi, des failles avec le crash de l'A 320 de la Germanwings : le pilote incriminé était atteint de troubles psychiques graves, il n'aurait pas dû poursuivre ses activités... Au nom de la rigueur budgétaire, la compagnie aérienne Lufthansa a négligé gravement le suivi médical de ce pilote qui a provoqué la mort de 150 passagers.


Regardons, aussi, en arrière : le vingtième siècle a vu naître la pire des horreurs qui soit : la volonté affirmée par un régime d'exterminer un peuple, de l'anéantir, en créant de véritables usines de destruction et d'extinction. 

Le régime nazi a soumis à son autorité tout un peuple qui a accepté ce qui s'est passé : l'horreur absolue, une horreur si grande, que, même en France, certains responsables n'ont pas voulu voir la réalité .

Dans tous les cas, le peuple allemand a accepté ces horreurs, il ne s'est pas révolté, il a été discipliné, soumis à ce qui peut être considéré comme la pire des abominations. Ce peuple s'est soumis aveuglément à un dictateur sanguinaire et féroce...

On peut, dès lors, se poser la question : la discipline est-elle toujours une qualité, si un peuple se soumet à une autorité injuste, aveugle, bornée, faite d'intolérance ou de racisme ?


Mon but n'est pas, ici, de raviver de vieilles haines, mais l'histoire nous livre bien des enseignements : essayons de les méditer, d'en dégager des leçons. Un peuple discipliné est- il vraiment un peuple à imiter ??

La crise menace l'Europe : elle nous vient des marchés financiers, des banques, du monde de l'argent. Faut-il se soumettre à ce monde ? Faut -il se révolter ??

Faut -il être discipliné, obéissant, accepter les régressions sociales, le diktat des marchés ? Ou faut-il se rebeller ?

Les révoltes grondent un peu partout en Europe et elles sont légitimes.
 
L'acceptation aveugle d'une autorité inflexible peut conduire au pire : l'histoire nous l'a démontré. La contestation, la remise en cause de mesures iniques ne sont-elles pas indispensables ?






 

Les allemands, un peuple discipliné...
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