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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:28

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Beau texte qui dénonce le fanatisme et l'intolérance, cette chanson, écrite par Alain Souchon, intitulée Et si en plus il n'y a personne, souligne, avec force et subtilité, toutes les incohérences des religions : au lieu d'apporter un réconfort, elles en viennent, parfois, à provoquer des conflits, des haines irréconciliables, elles sont, aussi, un instrument de manipulation redoutable...

 

La chanson s'ouvre sur trois prénoms : "Abderhamane, Martin, David", trois prénoms représentatifs des religions les plus répandues : mis sur le même plan, les trois prénoms devraient signifier une unité, une harmonie, une union...

 

Et, c'est, pourtant, la division qui l'emporte, comme le prouve la suite de la chanson.

 

Après ces apostrophes, qui interpellent chaque lecteur, l'expression : "Et si le ciel était vide" montre toutes les incohérences, la vanité des conflits religieux qui peuvent opposer les uns et les autres... On se bat, en fait, pour une entité hypothétique...

 

L'énumération qui suit restitue toutes les coutumes religieuses : "Tant de processions, tant de têtes inclinées, Tant de capuchons, Tant de mains pressées, Tant de prières empressées." L'anaphore de l'adverbe d'intensité "tant" souligne des pratiques parfois outrancières, un certain fanatisme.

 

Au passage, à l'intérieur de cette énumération, Alain Souchon nous rappelle, aussi, "les peurs" liées, depuis des siècles, à la religion, peurs entretenues, savamment, par les instances religieuses et politiques.

 

Le but est de dominer les peuples, de les asservir, ce que suggère le mot "démagogues" qui rime avec le terme "synagogues".

 

La chanson évoque, également, tous les cantiques religieux visant à endormir le peuple, à le soumettre, par des "musiques antalgiques", belle expression imagée qui insiste sur l'idée d'endoctrinement...

 

L'antithèse "tant de compassions, tant de révolvers" vient montrer que, derrière des apparences chaleureuses, se cache, parfois, une religion de haine, de violence : le fanatisme peut conduire au pire, à des actes monstrueux et inhumains...

 

On entend, ensuite, des prières représentatives de toutes les religions : "Arour hachem, Inch Allah, Are Krishhna, Alléluia", autant de références à Dieu, à sa puissance, sa volonté, sa bonté...

 

Mais des images de violence apparaissent, soudain : "Toutes les balles traçantes, Toutes les armes de poing."
On perçoit, enfin, les causes et les conséquences du fanatisme : "Toutes les femmes ignorantes, ces enfants orphelins, ces vies qui chavirent, ces yeux mouillés."

 

Et, derrière, transparaît "le vieux plaisir de zigouiller", inhérent à l'être humain. Cette expression triviale, familière vient renforcer l'idée de violence et de haine...

Le refrain vient insister, encore, sur l'inanité de tant de ferveurs et d'antagonismes : 

"Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne..."

L'angélus ou prière de l'ange met en évidence tous les bienfaits que devrait apporter la religion, mais c'est, trop souvent, l'intolérance qui l'emporte...

 

Ce texte contient l'essentiel : on y perçoit la collusion des pouvoirs religieux et politiques, les ravages provoqués par le fanatisme, la soumission et l'aveuglement des peuples...

La mélodie lancinante et entraînante, à la fois, souligne les douceurs inspirées par les religions et la façon dont elle sont dévoyées et détournées par la violence des hommes.

 

http://youtu.be/JvkMnHXtHzc

 

 

 

 

 

 

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 16:48

 

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Cette chanson, au rythme endiablé, célèbre l'hiver et ses paysages : la neige, le vent, la bise glacée... L'auteur en est James Lord Pierpont, compositeur et maître de chapelle de Boston, la chanson a été publiée pour la première fois en 1857, sous le titre de « The One-Horse Open Sleigh ». Deux années plus tard, le compositeur de Boston publie une nouvelle version de son chant avec un nouveau titre : « Jingle Bells ».


La chanson a été, ensuite, adaptée, en 1948, par Francis Blanche qui ajoute des paroles françaises, totalement différentes de celles d’origine...

 

Dès le début, on voit un "long chemin" couvert de neige : la redondance "tout blanc de neige blanche" souligne l'épaisseur du tapis qui recouvre le sol, transformant le paysage en une nuée éclatante...

 

On perçoit le lent cheminement d'un vieux monsieur qui avance péniblement avec sa canne, image traditionnelle du père Noël.

Le vent personnifié se met à chanter une "romance", comme pour encourager le personnage.

Le vent semble, même, lui remémorer un chant de son enfance, pour lui insuffler de l'énergie : VIVE LE VENT !

 

Les sonorités de fricatives, de sifflantes donnent un air de fête et de bonheur à ce chant...

Vive le vent, vive le vent
Vive le vent d´hiver
Qui s´en vsifflant, soufflant
Dans les grands sapins verts...
Oh ! Vive le temps, vive le temps
Vive le temps d´hiver

Les voyelles nasalisées "an" ajoutent une note de gaieté à l'ensemble...

 

Le décor est évoqué : de grands sapins verts, des boules de neige, l'approche du jour de l'an, l'occasion de souhaiter une bonne année à une grand-mère...

On suit le personnage du père Noël qui descend vers le village : la description de l'intérieur des maisons est pleine de charmes, on voit "l'ombre qui danse au coin du feu", une ambiance de Noël, un feu de cheminée qui crépite, qui apporte chaleur et lumière, qui fait virevolter les silhouettes, et qui magnifie le décor.

 

On entrevoit une atmosphère de fête et de convivialité, puisque la table est prête pour  recevoir des invités...

Cette chanson de Noël insuffle à tous une impression de bonheur et de gaieté : on est comme entraîné par le souffle du vent, on ressent cette bise glacée et vivifiante...

 

La mélodie exaltante nous fait ressentir toutes les joies de l'hiver : beauté des paysages, vents qui tourbillonnent et nous poussent à lutter, à réagir.

 

Voilà un bel hymne à l'hiver et surtout à ses fêtes : Noël, le jour de l'an, occasions de se réunir, dans une ambiance chaleureuse autour d'un feu de bois...

 

 

http://youtu.be/aHwLer5ek4U

 

http://youtu.be/MiMtcga4gA8

 

 

http://youtu.be/E1L6ty1jGI4

 

http://youtu.be/4dX0nIE6JL8

 

 

 

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 17:03
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Texte emblématique du début de la seconde guerre mondiale, cette chanson dont les paroles ont été écrites par Louis Poterat, la musique composée par Nino Rastelli, inspirée par un air de Puccini, a connu un succès mondial... 
 
Ce simple titre "J'attendrai" est familier, pour beaucoup de gens : le verbe "attendre" employé au futur, à 4 reprises, dans le refrain, accentue l'idée de l'attente interminable du retour de celui qui est parti à la guerre. Des compléments et un adverbe de temps viennent ponctuer le texte et souligner la longueur de l'attente : "le jour et la nuit, toujours..."
 
Le son "ou" répété, les nombreuses voyelles nasalisées ralentissent le rythme et viennent insister sur cette idée d'attente infinie...
"J'attendrai
Le jour et la nuit, j'attendrai toujours
Ton retour
J'attendrai
Car l'oiseau qui s'enfuit vient chercher l'oubli
Dans son nid
Le temps passe et court
En battant tristement
Dans mon cœur si lourd
Et pourtant, j'attendrai
Ton retour..."
 
L'évocation de l'oiseau qui revient vers son nid donne, tout de même, de l'espoir à celui ou celle qui attend.
 
Mais, le thème du temps qui passe s'impose, avec le champ lexical de la tristesse :"tristement, coeur si lourd".
 
Les symboles de ce temps qui passe sont bien révélateurs : "des fleurs qui pâlissent, le feu qui s'éteint, une ombre qui s'avance et glisse", autant de belles images qui soulignent la fuite du temps.
 
L'horloge, aussi, rythme le temps et souligne de ses battements réguliers, la lassitude de l'attente : "les sons las" ne sont que le reflet de la fatigue éprouvée par celui ou celle qui est dans l'attente de l'être aimé...
 
Inéluctablement, l'imagination intervient, alors : on entend des bruits, on espère vainement.
 
Le texte s'achève sur un impératif répété "reviens", comme une prière adressée à celui qui n'est plus là.
 
Le thème du temps réapparaît, avec l'évocation "des jours et des nuits", l'absence se traduit par des "jours froids", et, à nouveau, avec une idée de tristesse.
 
Le vocabulaire affectif "si doux, émouvoir, tendresse, tes bras "accompagne cet espoir, une façon de provoquer un retour si attendu.
 
La mélodie semble osciller entre tristesse et espoir : la mélancolie se perçoit dans l'attente prolongée et qui n'en finit pas...
 
Nos parents et grands-parents ont fredonné cette chanson, elle a marqué la période de la guerre, au cours de laquelle de nombreux couples ont été séparés.
 
Elle reste liée à une période difficile, mais on perçoit dans le texte, l'espoir qui portait les gens, leur attente d'un renouveau...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 16:05

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Cette chanson, écrite pour les paroles par Julien Clerc, intitulée Lili voulait aller danser, se présente comme un véritable scénario de polar : dès le début, on voit un personnage qui paraît familier, puisqu'il est désigné par son prénom "Tony", on le découvre alors qu'il "entre dans un snack bar"...

 

L'heure est glauque : "minuit moins l' quart"... Un autre personnage, la serveuse du snack, dont le surnom, sous la forme d'un diminutif affectueux, "Lili", est tout aussi familier, apparaît "nerveuse", impatiente de voir partir un dernier client, qui "sucre son café", et qui semble, ainsi, s'attarder...

 

Le décor est planté, comme dans un film noir, on voit tout le mobilier habituel d'un snack : "la télé, le juke box qui hurle un air de Fats Domino", un chanteur américain de rythm and blues, l'un des pionniers du rock 'n' roll. 

 

"De quoi vous mettre des fourmis dans les pieds !" semble dire une voix off... Cette expression populaire est le point de départ du thème essentiel de la chanson : "Lili voulait aller danser le rock'n roll."

 

La phrase est répétée 6 fois dans le refrain, marquant une envie irrépressible et irrésistible de la jeune femme : et, de fait, devant le rythme effréné de la chanson, on a envie de danser avec elle !

 

Survient alors un dialogue, un discours direct des deux héros de l'histoire : on entend leur voix, comme dans un film, "Lili, fais moi un hot dog", s'exclame Tony...

 

On voit "Lili fermer son numéro de vogue" et adresser des reproches à Tony : le retard du jeune homme l'empêche d'assouvir sa passion pour la danse.

 

Les gestes des personnages sont bien observés et évoqués, comme dans un scénario de film : la jeune fille "remet du make up", le jeune homme "garnit de ketch up son hot dog" : ces mots d'origine anglo-américaine renvoient bien à l'univers du rock...

On voit, alors, une scène de dépit amoureux : la jeune fille furieuse menace son amoureux : "tu ne m'reverras plus", dit-elle. Le futur semble irrémédiable... Mais une expression imagée intervient, pour évoquer un geste de Tony : "il lui a mis son couteau sur le coeur". 

 

La scène semble tourner à la tragédie : la dramatisation est à son comble !

Mais il s'agit, en fait, d'une déclaration d'amour et d'une demande en mariage : on assiste à un coup de théâtre !!

 

Cependant, Tony se livre à un véritable chantage : Lili devra renoncer à sa passion pour la danse...

Le scénario s'achève, avec les larmes de bonheur de Lili qui accepte, émue, d'épouser son Tony et de ne plus aller danser.

 

Cette chanson au rythme effréné fait penser à une véritable parodie d'un polar américain : tout y est, les personnages stéréotypés, le décor, les dialogues familiers...

 

On est sensible à l'humour de cette parodie, l'ensemble est rempli de gaieté, de bonheur...

 

C'est aussi un bel hymne au rock'n roll, et à la joie de vivre !

 

http://youtu.be/gLtySdXjKJA

 

 

 

http://youtu.be/Yxd_g77aM5A

 

 

 

 

 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 17:37

 

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Destin, hasard, fatalité, autant de mots pour exprimer une puissance mystérieuse à qui les anciens attribuaient le pouvoir de déterminer, d’avance et d’une façon irrévocable, la suite des événements !

 

Dans une chanson interprétée par Tino Rossi, le destin est personnifié, grâce à des apostrophes répétées, grâce à l'emploi de la deuxième personne du singulier...

 

La musique a été composée par Alex Alstone, les paroles écrites par Jacques Larue et André Hornez.

 

Le mot Destin, placé en début de vers, est mis en relief : associé à des verbes d'action "frapper, emporter", le destin semble tout balayer sur son passage.

 

Il apparaît, en même temps, très familier, puisqu'il "frappe à la porte", comme pourrait le faire un voisin venu nous rendre visite.

 

Il parvient, aussi, à métamorphoser complètement le monde : d'un jour monotone, il peut faire le beau temps, véritable inversion que traduit le contraste des mots : "automne, printemps"...

 

Une question est posée, traduisant l'incertitude : "Est-ce l'amour que tu m'apportes, ou bien est-ce un bonheur sans lendemain ?"

D'autres oppositions apparaissent : "Joies frivoles, lourds chagrins". On perçoit un bel effet de chiasme dans la place des adjectifs : ce procédé peut souligner, encore, la versatilité du destin qui nous entraîne dans ses replis.

 

Une succession de comparaisons suggère le tourbillon dans lequel nous emporte le destin : étoiles qui tournent, voile qui suit les caprices du vent, nuit qui succède au jour...

 

Entité familière et souveraine, à la fois, le destin semble nous accompagner en toutes circonstances, à tous moments, avec l'emploi des adverbes de temps "aujourd'hui, demain", ou encore le complément de lieu "sur le chemin".

 

La simple phrase qui revient, "C'est le destin" traduit une sorte d'acceptation et de soumission de tous les hommes.

 

La mélodie restitue cette ronde inlassable du destin : ponctuée par le mot destin qui revient de manière insistante, soulignée par une prononciation appuyée de la première syllabe : des-, par l'emploi récurrent de la deuxième personne du singulier, la musique, à la fois ténébreuse et légère, met en évidence la toute puissance du destin...

 

http://youtu.be/8eUjl71B9gI

 

 

 

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:01

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Cette chanson, pleine d'émotions, interprétée avec une grande sensibilité par Françoise Hardy, évoque un thème éternel : l'amitié...

Les paroles ont été écrites par Jean-Max Rivière, la musique composée par Gérard Bourgeois.

 

La poésie de l'évocation nous touche dès le début, on perçoit une confidence, grâce à l'emploi de la première personne : l'amitié semble arriver comme par miracle, grâce à cette phrase : "Beaucoup de mes amis sont venus des nuages..." Cette image restitue une impression de bonheur inattendu, d'harmonie, de beauté...

 

"Soleil et pluie" les accompagnent, belle expression imagée qui transcrit, à la fois, les joies et les peines partagées.

Associés aux cycles du temps, les amis ont créé une nouvelle saison, celle "des amitiés sincères".

 

L'amitié est assimilée à "la plus belle des saisons" des quatre de la terre : elle est, ainsi, magnifiée par un superlatif, par une image qui la transforme en une saison essentielle.

 

Ces amis deviennent, même, les" plus beaux des paysages", magnifique comparaison qui en montre toute l'importance.

Métamorphosés en "oiseaux de passage", à la fidélité inébranlable, car ils reviennent, vers les mêmes lieux, les amis sont présentés comme une image de beauté, de liberté.

 

"Tendresse et tristesse" sont unies à la rime, pour suggérer le partage qu'implique l'amitié : moments de bonheurs et de peines qui alternent.

Les amis procurent réconfort et chaleur, l'idée est exprimée de manière concrète : "ils viennent se chauffer chez moi", comme devant un feu de bois.


On voit, alors, apparaître la deuxième personne du singulier dans un discours direct : "Et toi aussi, tu viendras"...

La chanteuse semble s'adresser, ainsi, à chacun d'entre nous, avec familiarité...

Mais l'amitié est faite, aussi, de liberté, comme le suggère le vers suivant : Tu pourras repartir au fin fond des nuages..." On revient, ici, à l'image initiale : les amis associés à de beaux nuages dans le ciel.

 

L'amitié est un échange perpétuel, fait de sourires, de tendresse, face au désarroi, à la tristesse.

Le dernier couplet montre une sorte d'inversion des rôles : "Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne /Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne...".

Evoquant les vicissitudes de la vie, la chanteuse se voit volontiers, aller, elle-même rechercher cette amitié chez un seul être, qui lui offrira chaleur et réconfort : on retrouve l'image du coeur qui se chauffe au bois de l'amitié.

 

Dans tout le texte, de nombreuses sonorités de sifflantes restituent toute la douceur de l'amitié : " soleil, la saison des amitiés sincères, cette douceur des plus beaux paysages, la fidélité des oiseaux de passage, infinie tendresse, la tristesse, on ne sait pas ce que la vie nous donne..."

 

La mélodie, remplie de sensibilité, souligne toute la tendresse et la poésie de cet hymne à l'amitié...

 

http://youtu.be/qlDJt3No86E

 

http://youtu.be/rMY0S9rdNZ0

 

http://youtu.be/qB_8bbThFqQ

 

 

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:08

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Chanson sur la pluie, chanson d'amour et d'attente, ce texte intitulé Il pleut sur la route, écrit par Chamfleury, sur une musique de Henry Himmel, oscille entre tristesse du paysage et espoir.

 

La chanson s'ouvre sur l'évocation de l'orage, qui envahit le paysage : l'amoureux guette, en vain, tous les bruits et semble perdre espoir... le ciel lui-même se couvre de boue : on assiste à une sorte de renversement, le ciel et la terre semblent se confondre dans une même couleur...

 

Mais, malgré ce ciel d'orage, l'amoureux est, toujours, dans l'attente de sa bien aimée : l'amour s'oppose au décor rempli de tristesse qui vient d'être dépeint : "l'amour se rit de tout"...

 

Beau contraste d'atmosphère ! L'amour transforme le jour le plus sombre en une espérance démesurée.

Le moment du rendez-vous est évoqué : "ce soir"... il est donc imminent, et suscite l'espoir, associé au verbe "chanter", plein de gaîté.

 

Le refrain insiste sur la pluie qui inonde la route et qui conduit vers la jeune femme : le personnage, attentif à tous les sons, semble entendre des bruits de pas.

Le décor obscur, le silence, les frissons restituent une inquiétude qui se traduit, aussi, par une interro-négative : "ne viendrais-tu pas ?" L'emploi du conditionnel souligne bien les incertitudes de l'amoureux...

 

On entend, ainsi, directement la voix du personnage, qui semble d'autant plus proche de nous. On suit son cheminement, on vit son attente, ses espoirs, ses doutes.

 

L'espoir renaît dans la strophe suivante, avec l'emploi du futur qui marque une certitude : "tu viendras quand même"

 

Mais le refrain vient briser à nouveau cet élan, avec la phrase répétée : "Ne viendrais-tu pas ?"

 

Le coeur qui bat transcrit l'émotion de l'amoureux à la fin de la chanson.

La musique, sur un air de tango, s'adapte parfaitement à ce mélange de bonheur et de doute.

 

On est sensible, aussi, au petit grésillement rétro de l'enregistrement qui contribue au charme de la mélodie : c'est comme si l'on entendait une forme d'émotion, de sensibilité : ce grésillement souligne même des embûches, des difficultés, des tourments...

 

Cette chanson, dans sa simplicité, ses effets de contrastes, l'alternance entre espoir et désarroi restitue bien tous les tourments de l'amour, ses incertitudes...

 

 

 

 

http://youtu.be/Nsgjk6kSmUk

 

http://youtu.be/uBgxbIKKr-o

 

 

 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 17:06

 

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Cette chanson, composée par Julien Clerc, écrite par Luc Plamondon, nous emporte dans un rythme endiablé, celui du rock qui a séduit toute une génération...

 

Le texte, écrit à la première personne, évoque un amateur de rock, un coeur de rocker, depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte : dans le premier couplet, on voit un "enfant de choeur", qui apprécie les musiques de son époque... tel un vrai rocker rebelle, il refuse l'école et préfère vivre pour ses "idoles"... On croit revivre toute une époque, celle où les jeunes gens étaient fascinés par "des idoles"... d'autant qu'on entend ce cri de ralliement des rockers : "yéyéyé !"

 

Puis, vient l'évocation de l'adolescence : modernité et rock obligent, des termes anglais sont utilisés, pour rendre compte de cette période : "teenager, outsider"... Le rocker, épris de liberté, veut fuir l'univers familial, voler de ses propres ailes, et il le fait...

 

On perçoit un être épris de liberté : c'est bien ce que représente cette musique rock, caractérisée par sa vivacité, une forme de folie.

 

Les parents de l'adolescent sont mis en scène : le père qui cherche à protéger son fils et qui, à cours d'argument, lui reproche de risquer de "faire mourir sa mère"...

La mère, à qui le jeune homme n'ose pas dire toute sa tendresse et son amour.

 

Le refrain montre bien, au fond, toute la pudeur de ce coeur de rocker, un être sensible, mais qui refuse de le montrer. "Avec mon coeur de rocker /J'ai jamais su dire je t'aime /Oui mais maman j' t' aimais quand même / Comme personne ne t'a jamais aimé."

 

L'âge adulte, l'amour montrent, encore, un être attaché à la liberté, puisque le personnage n'est pas très fidèle, bien que totalement amoureux de la fille qui l'a quitté.

 

Le texte est plein de vie : comme on entendait les paroles du père, dans un discours direct, on entend celles de la jeune fille : "tu vas finir ta vie tout seul" affirme-t-elle.

 

Le refrain revient, avec une variante, le nom "maman' étant remplacé par le mot "baby", encore un terme anglais, bien dans la mouvance du rock.

 

On sent, dans ce coeur de rocker, malgré sa volonté d'indépendance, toute la tendresse du monde, avec une déclaration d'amour appuyée, d'abord à la mère, puis à l'amante...
 
Le refrain fait, d'ailleurs, intervenir, à plusieurs reprises, les gutturales "r" et "k" qui traduisent une certaine âpreté et  la labiale "m" qui restitue la tendresse, l'affectivité de ce rocker.
 
Cette chanson, à la mélodie entraînante, au texte plein de sensibilité et d'émotion cachée, reflète, aussi, parfaitement l'univers du rock : liberté, envie de vivre intensément, attendrissement.
Le choeur, scandé par le rythme d'une batterie, reprend, avec entrain, le refrain, pour souligner les paroles et le titre même de la chanson...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
coeur libre



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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:47

 

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Le ciel bleu qui danse dans les yeux de la femme aimée, le bleu d'un tango qui chante pour les amoureux : c'est ainsi que s'ouvre cette chanson interprétée par Tino Rossi : les paroles ont été écrites par Jacques Plante, la musique composée par Leroy Anderson.

 

Dès le début, sont associés le bleu du ciel, les yeux de la jeune femme, le bleu d'un tango : fusion de sensations étonnante : couleur, air de musique se correspondent dans une danse virevoltante... sensations visuelle, auditive se rejoignent.

 

Le poète s'adresse à la jeune femme, en employant la deuxième personne du singulier : "Donne-moi ton cœur/ Donne-moi ta vie /Revivons le bonheur /Du jour où je t'ai suivie..."

 

Les impératifs restituent l'exaltation du poète qui veut revenir aux premiers jours de la rencontre amoureuse, pour retrouver un amour intact.

La sensation auditive s'impose, alors : le chant du tango se fait plus intense, et le poète hésite : est-ce le vent musicien ou son coeur qui bat ?

 

Belle interrogation remplie de poésie ! Le vent est personnifié, et on voit bien que c'est le sentiment amoureux qui prédomine.

 

L'auteur exprime le bonheur de la présence de l'être aimé, même si le rêve l'emporte comme le suggère le verbe "flotter". Le "beu pastel" initial devient, d'ailleurs, "bleu indigo du soir."

 

Et le choeur affirme que tout l'horizon du ciel tourne, restituant le vertige d'un tango... et cette impression devient un véritable "miracle", terme religieux, très fort qui souligne les pouvoirs de la musique.

 

Le choeur entrelace ses paroles à celles du poète : il faut se laisser aller à la romance, d'autant que la lune personnifiée se penche sur les amoureux et semble veiller sur eux...

 

Les reflets changeants des cheveux de la jeune femme semblent se confondre avec une étoile qui passe... et qui emporte les voeux de l'amoureux.

 

Et le texte s'achève sur une succession d'impératifs pleins de charme et de vie... 

Donne-moi tes nuits 
Donne-moi tes jours 
Faisons de l'heure qui fuit 
Un rêve qui vivra toujours...

 

Les impératifs insistants soulignent l'invitation à l'amour, l'emploi de la première personne du pluriel, à la fin du texte, réunit les deux amoureux enlacés dans le tourbillon vertigineux de ce tango.

 

http://youtu.be/KdjoFAgCWnw

 

http://youtu.be/XTAETPchKEU

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 16:21

 

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Ce texte, plein de poésie, intitulé Chanson pour toi, mêle l'évocation de la nature au sentiment amoureux : la chanson déroule une journée, depuis l'aube jusqu'au soir : chaque moment est associé à une oeuvre d'art, à un tableau.

 

Ce poème, écrit par Michelle Senlis, mis en musique et interprété par Jean Ferrat entrelace déclaration d'amour et admiration devant les splendeurs de la nature.

L'aube est d'abord personnifiée et devient un peintre, Matisse, pour faire naître des couleurs de bleu : c'est l'heure où les papillons "se déplissent" et naissent à la vie, comme des "fleurs de grenadier", belle image qui symbolise l'aurore, le début du jour.

 

Le soleil est doté de vie, il vient "frapper" aux volets, pour réveiller le monde. Associé à un verbe d'action, le soleil devient une entité vivante. On voit aussi un cheval, au petit matin, faire jaillir de l'écume sous ses pas...

 

Le milieu du jour rayonnant se mue en Cézanne, le peintre du midi, aux paysages tourmentés par le vent du sud, le mistral : on voit des "platanes, des oliviers, un figuier", arbres de la Provence, on perçoit la chaleur accablante qui fait "se coucher les troupeaux", on entrevoit les rues désertes, écrasées de soleil, on admire toute la splendeur colorée de jaune et d'or des tableaux de Cézanne.

 

Le soir se fait estampe japonaise, puis peintures de Renoir et de Manet, où le soleil devient "un évantail déplié" qui se reflète sur l'océan, images de lumières déformées sur le miroir des ondes.

 

Même les roses semblent s'animer, à travers leur parfum qui "s'exaspère" dans le soir...

 

Le refrain insiste sur l'importance du regard : "j'ouvre les yeux et je te vois", affirmant la présence de la femme aimée, affirmant une volonté de vivre par amour, amour du monde, de la nature si présente dans ce texte.

 

Que de tableaux somptueux nous offre cette chanson, que d'artistes et d'oeuvres d'art sont suggérés ! Quelle vie transparaît dans chacune des images évoquées !

 

La nature devient oeuvre d'art, elle peint des tableaux d'une rare beauté.

 

On perçoit un bonheur d'admirer une nature variée, sans cesse renouvelée, sans cesse différente.

 

Le texte, scandé par des subordonnées de temps, "quand, lorsque", souligne l'omniprésence de l' amour pour la femme aimée qui devient ,elle aussi, un tableau à admirer.

 

Les sonorités, les nombreuses rimes féminines ajoutent de la douceur, de la tendresse à cette déclaration d'amour.

La mélodie enlevée, éblouissante fait intervenir des accords du sud, la mélodie se fait chanson andalouse aux rythmes endiablés, pleins de vie !

 

 

 

http://youtu.be/KfoFho_EOHg

http://youtu.be/lqWaa9za-i4

http://youtu.be/Y83XFl5diAE

 

 

 

 

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