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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 11:26
Merveilleux chants de Noël !

 

Des chants emplis de gaieté, des chants traditionnels qui évoquent les Noëls de notre enfance... on ne peut qu'être séduit par ces musiques anciennes...

 

La chorale Tutti Canti a donné un magnifique récital de ces chants d'autrefois.

 

On écoute d'abord une mélodie rythmée par un petit tambourin : bonne humeur, enthousiasme sont communicatifs... Les spectateurs sont sous le charme...

 

Puis, place à un chant que tout le monde connaît en Provence : La Cambo me fai mau ... écrit par Nicolas Saboly, il raconte l'histoire d'un berger qui demande qu'on selle son cheval pour aller saluer l'enfant Jésus, car il a mal à la jambe : là encore, on est emporté par le rythme vif de la musique...

"La cambo me fai mau,
Bouto sello, bouto sello
La cambo me fai mau,
Bouto sello à moun chivau."

 

On est aussi séduit par cette mélodie apaisante : Tant crie-t-on Noël. Un chant qui évoque dans un style poétique les charmes de l'hiver : "Dans le bois flambe le houx, et l'hiver rentre chez nous."

Rythmé par triangles et tambourin, le chant "Berger, écoutez" nous entraîne dans des notes emplies de gaieté.

Comment ne pas être ébloui par cette mélodie "Un soir que les bergers...", une chanson de Noël du Béarn ?

 

"Un soir que les bergers rassemblés dans la lande,
Surveillaient leurs troupeaux à l'heure de minuit,
Ils virent tout à coup une clarté si grande,
Que celle d'un beau jour qui luit.


Un sauveur vous est né sous une forme humaine ;
Pour vous Il a voulu se faire tout petit.
Bergers, vous le verrez dans la ville prochaine,
La ville du grand roi David.

 
Il est dans un crèche au jour de sa naissance,
N'ayant autour de lui que ses pauvres parents,
N'attendez pas de voir cette magnificence
Qu'on voit autour des rois du temps."

 

Puis, c'est un court hymne en latin qui nous apaise : "Non nobis", une prière d'action de grâce.

"Non nobis, non nobis, Domine
Sed nomini tuo da gloriam.

Non pas à nous Seigneur, non pas à nous,
Mais à Ton Nom (seul), donne la gloire."

 

C'est ensuite un appel à "Toute la nature humaine" pour aller célébrer l'enfant qui vient de naître : rythmé par un tambourin, ce chant plein de vivacité nous entraîne dans son sillage.

 

Une chanson humoristique des Frères Jacques nous emporte alors dans un tourbillon de jeux de mots...


"C'était un Shah, tait un Shah, tait un Shah,
Un Pacha plein d'argent, Shah Persan si puissant
Que dans son, que dans son, que dans son, son harem
Toutes les femmes lui disaient Shah Shah Shah comme on
t'aime!
Mais malgré ses mi-mi, ses mi-mi, ses milliards,
Le Pacha, Shah Shah Shah, avait bien le cafard,
Des pé-pé, des pé-pé, des pétroles il était saturé...

Car son rêve...
C'était d'voir pousser l'gazon...
Devant son pa-pa...
Son palais en toutes saisons..."

 

Puis, c'est un "kyrie" apaisant qui nous berce de ses notes si douces et mélancoliques... magnifique !

 

C'est encore un chant traditionnel du Béarn qui évoque les Rois mages :

"Nous sommes trois souverains princes
De l'Orient
Qui voyageons de nos provinces
En Occident
Pour honorer le Roi des rois
Dans sa naissance
Et recevoir les douces lois
Que donne son enfance

Le firmament fait sous le voile
De cette nuit
Scintiller une belle étoile
Qui nous conduit
Nous nous guidons par les beaux feux
Qu'elle fait naître
Nous allons accomplir nos vœux...

 

Une chanson napolitaine : La palummela qui nous séduit avec ses belles sonorités de la langue italienne...

 "Palummella, zompa e vola
addo sta nennella mia…
Non fermate pe’ la via,
vola, zompa ch’ella la…
 Cola scella la saluta,
falle festa falle festa attuorno attuorno…
e le ha di ca, notte e ghiuorno
ie sto sempe ie sto sempe souchpira"

 

"Colombe, saute, et vole
vers ma petite chérie
Ne t’arrête pas en route,
vole, saute, car elle est là
 Avec ton aile, salue-la,
fais lui fête, tourne lui autour
Et dis-lui que nuit et jour
je soupire toujours après elle."

 

On est séduit aussi par cette évocation de l'hiver et de son cortège :

 

"C’est l’hiver et son cortège
Qui arrive tout blanc de neige
Et met dans son capuchon
Les toits rouges des maisons. Bis

 D’abord il appelle le vent
Qui sifflote entre ses dents
Et lui dit: « Va et emporte
Au loin tout’s les feuilles mortes. Bis

 Ensuite il appelle le froid
Et lui dit: « Viens avec moi
Dessinons des fleurs de gel
Aux fenêtres des chapelles." Bis

On se laisse encore bercer par cette célèbre Barcarolle napolitaine :

 

Sul mare luccica l'astro d'argento.
Placida è l'onda, prospero è il vento.
Sul mare luccica l'astro d'argento.
Placida è l'onda, prospero è il vento.
Venite all'agile barchetta mia,
Santa Lucia! Santa Lucia!
Venite all'agile barchetta mia,
Santa Lucia! Santa Lucia!

 

Sur la mer miroite l'astre d'argent,
L'onde est calme, le vent est favorable,
Sur la mer miroite l'astre d'argent,
L'onde est calme, le vent est favorable,
Venez sur mon agile petite barque
Sainte Lucie ! Sainte Lucie !
Venez sur mon agile petite barque
Sainte Lucie ! Sainte Lucie !

 

Le récital s'achève avec le célèbre Ave verum de Mozart : on est ému par la simplicité et la beauté de ce chant religieux :

 

"Ave verum corpus natum de Maria Virgine
Vere passum, immolatum in cruce pro homine,
Cuius latus perforatum fluxit aqua et sanguine,
Esto nobis prægustatum in mortis examine.

 

Je te salue, vrai corps né de la Vierge Marie,
Qui a vraiment souffert et a été immolé sur la croix pour l'homme,
Toi dont le côté transpercé a laissé couler du sang et de l'eau.
Puissions nous te recevoir à l'heure de la mort."

 

Ce concert a été donné au profit de l'ONG Action contre la faim.

Créée en 1979, cette association  lutte contre la faim dans le monde. Sa mission est de sauver des vies en éliminant la faim par la prévention, la détection et le traitement de la sous-nutrition, en particulier pendant et après les situations d’urgence liées aux conflits et aux catastrophes naturelles.
 

 

 

 

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 12:11
Les chanteurs d'oiseaux aux Jardins de la Fontaine...

 

Ils arrivent, à pas feutrés, dans leur costume sombre, ils scrutent attentivement le ciel et les arbres, ils écoutent le silence.... et soudain, après un geste d'envol, le cri strident d'un oiseau traverse le jardin... puis on écoute un autre chant, modulé. aux notes variées...

 

Les chanteurs d'oiseaux parlent aux oiseaux qui leur répondent... 

Et le public alentour tend l'oreille... un moment de recueillement intense... c'est si rare dans notre monde de bruits où tout s'accélère.

 

Les arbres bruissent de chansons : les oiseaux sont là, bien cachés dans les bosquets, fauvettes, rouges-gorges, mésanges, passereaux...

Sur le chemin, dans la montée vers les hauteurs du jardin, les oiseaux se font de plus en plus présents, leurs voix rayonnent et les deux chanteurs nous invitent à les suivre d'un coup de sifflet.

On ne voit pas les oiseaux, qui fuient les regards, mais on écoute avec bonheur leurs chants mélodieux.

 

Un peu plus haut dans le jardin, soudain, la réponse des oiseaux aux sifflets des chanteurs se fait plus nette, plus précise... et réitérée...

Quel est ce mystère ? C'est, en fait, une mise en scène bien orchestrée : entre les arbres, on voit apparaître un musicien avec son saxophone. Lui aussi imite les oiseaux avec son instrument. Il descend lentement les marches et rejoint le public.

 

Puis, on assiste à une sorte de duel musical entre le musicien et les chanteurs d'oiseaux : c'est à celui qui fera le plus de bruit pour impressionner l'autre.

Le musicien accompagne les sifflets des chanteurs et les voix des oiseaux.

Les chanteurs imitent ensuite des gallinacés en quête de nourriture, scrutant le sol avec avidité.

Et ça caquette allègrement, en choeur,  avec le musicien qui joue un air de Carmen, le tout s'achevant sur un cocorico tonitruant.

En chemin, on rencontre une promeneuse avec son chien : les gallinacés défient l'animal de leur caquètements insistants, et le chien s'éloigne après un moment de stupeur.

Le concert se poursuit au son du saxophone...

Une canne empruntée à un des spectateurs devient perchoir pour les chanteurs d'oiseaux qui finissent par se disputer la place.

Les chanteurs font aussi participer le public à leur conversation avec les oiseaux : ils interpellent les spectateurs par des cris et ceux-ci leur répondent.

Sur l'air de la Vie en rose, on assiste alors à une scène cocasse et amusante de séduction amoureuse entre deux oiseaux qui ont des attitudes bien humaines...

 

Humour, invention, poésie... Jean Boucault et Johnny Rasse captivent leur auditoire : ils nous entraînent dans leur sillage à la rencontre des oiseaux, de leurs chants, de leurs moeurs...

Les deux chanteurs nous offrent un beau moment de détente et d'harmonie dans un cadre magnifique : les hauteurs sauvages et boisées des Jardins de la Fontaine, à Nîmes.

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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