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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 09:42
Ouvre ta fenêtre au jour...

 

 


Une chanson printanière qui invite à la curiosité et à la découverte de la nature, c'est un véritable hymne aux bonheurs simples que nous offre Charles Trénet...

 

La chanson s'ouvre sur une succession d'interrogations qui soulignent une attention au monde.

Tout d'abord une question qui évoque "dans le bois", un "lumineux coquelicot"... Et on découvre qu'il s'agit d'une image pour suggérer un "soleil matinal", "plus matinal que les jolis yeux" d'une amoureuse...

 

Le texte lui est adressé à la deuxième personne comme le montre l'expression  "tes jolis yeux"... et il revêt, ainsi, une allure familière.

 

Après avoir mis en jeu la sensation visuelle, grâce à l'image du coquelicot, le poète nous invite à écouter le réveil de la nature : "Quel est, dans le ciel, cet écho, ce cocorico ?"

Il nous fait entendre les échos sonores du chant du coq, à l'aube.

 

Puis, il nous incite à observer attentivement cette nature, dans le moindre détail, avec "cette goutte sur la joue d'une fleur", qui symbolise la rosée du matin et "des larmes de bonheur"...

Le poète magnifie, ainsi la fleur, grâce à cette personnification...

 

L'emploi de déictiques, dans le premier couplet, semble suggérer la présence de tous les éléments du décor.

La nature entière associée à "l'ardeur" est elle-même personnifiée : "Elle a vingt ans"... 

 

Les nombreux impératifs qui se succèdent : "ouvre les yeux. Réveille-toi... ouvre ton coeur, ouvre ta fenêtre, laisse entrer" donnent du dynamisme et de la vitalité au texte...

 

Les verbes utilisés sont le plus souvent des verbes d'action ou de mouvement qui suggèrent aussi une vigueur et une énergie renouvelées.

 

Il s'agit de célébrer l'amour, la lumière, la liberté... il s'agit de rendre hommage de la manière la plus simple à la lumière, en disant tout simplement : "bonjour."

Les activités proposées sont elles-mêmes très simples : "Cueille la fleur, chante, va-t-en courir sur les chemins..."

Les chemins qui deviennent sous la plume du poète : "de la nature les lignes de la main", nouvelle personnification qui humanise la campagne environnante...

 

Puis le bonheur d'un bain dans la rivière, puis celui de se sécher au soleil sont évoqués et suggérés avec empressement, toujours grâce à des impératifs.

 

L'humour n'est pas oublié dans cette remarque : "N'assieds pas ton derrière Sur les orties familières."

 

Le poème s'achève sur le thème de la fuite du temps et sur une invitation à profiter du temps présent...

La mélodie légère, sautillante, enjouée est, en elle-même, une véritable invitation au bonheur.

 

 

Les paroles : 

 

http://www.paroles.net/charles-trenet/paroles-ah-dis-ah-dis-ah-dis-bonjour

 

 

Quel est, dans le bois, ce lumineux coquelicot ?
C'est le soleil plus matinal que tes jolis yeux ma chérie.
Quel est, dans le ciel, cet écho, ce cocorico ?
C'est la chanson d'un jeune coq qui chante sur la prairie.
Quelle est cette goutte sur la joue de cette fleur ?
C'est la rosée qui met partout qui met des larmes de bonheur.
Quelle est cette ardeur qui vient avec le gai printemps ?
ouvre les yeux. Réveille-toi. La nature a vingt ans.

Ouvre ton cœur à l'amour.
Ouvre ta fenêtre au jour.
Laisse entrer chez toi le gai soleil et dis,
Ah dis, ah dis, ah dis : Ah Bonjour !
Cueille la fleur, la plus belle.
Chante une chanson nouvelle
Et va-t'en courir sur les chemins
Qui sont de la nature les lignes de la main.

Prends un bain dans la rivière.
Sèche-toi dans la clairière
Et n'assieds pas ton derrière
Sur les orties familières...
Dis-toi que le temps est court,
Qu'il faut penser à l'amour.
Ouvre ton cœur et ta fenêtre au jour
Et dis : Ah dis, ah dis, ah dis : Ah Bonjour !

 


 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 11:57
Il pleut dans ma chambre, j'écoute la pluie...

 



Une chanson qui nous fait entendre, dès les premières notes, le murmure de la pluie, une chanson joyeuse et lumineuse sur la pluie qui tombe... seul Charles Trénet pouvait nous offrir un texte et une mélodie si entraînante sur ce thème.

 

La pluie est souvent synonyme de tristesse, de pleurs, mais Trénet nous en fait percevoir toute la gaieté et tout le bonheur...

 

La première phrase nous surprend : "Il pleut dans ma chambre...", voilà de quoi se lamenter, et se plaindre puisque la pluie tombe aussi sur le lit du poète qui vit peut-être dans une mansarde mal isolée...

 

Et pourtant, le poète évoque la pluie en des termes élogieux, il est attentif à son chant mélodieux : "J'écoute la pluie / Douce pluie de septembre"... 

La nature s'anime grâce à des personnifications : Le jardin frissonne toutes les fleurs ont pleuré / Pour la venue de l'automne / Et pour la fin de l'été... Certes, les fleurs pleurent pour regretter la fin de l'été, mais la pluie vient animer le paysage : on l'entend "fredonner sur un rythme joyeux...", dans une nouvelle personnification.

 

Le poète restitue alors de manière rythmée et joyeuse ce chant et cette poésie de la pluie : "Tip et tap et tip top et tip /
Et tip tip et tip / Et tip top et tap."

 

L'amour évoqué dans le couplet suivant contribue au bonheur du narrateur, d'autant qu'il parle à la deuxième personne, s'adressant à son amoureuse, affirmant sa présence : "Demain le jour fleurira sur vos lèvres /, Mon amour, et la pluie qui calme notre fièvre / Sera loin très loin dans la mer".

 

Les futurs utilisés marquent une certitude, et l'amour associé à l'image de la fleur semble pouvoir se renouveler grâce à la pluie, bien que celle-ci apaise les ardeurs amoureuses représentées par la métaphore de la "fièvre."

Puis, Trénet énumère tous les effets bénéfiques de la pluie sur la nature, en employant à nouveau des personnifications amusantes, empreintes de gaieté : "Demain les bois auront fait leur toilette Et les toits peints de frais auront un air de fête Les oiseaux contents de ce shampooing Ne se plaindront point..."

 

La nature humanisée s'anime joyeusement sous nos yeux.

"Il pleut dans ma chambre
Il pleut dans mon cœur", poursuit le poète, parodiant le célèbre texte de Verlaine : "il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville..."

 

Mais, pour Trénet, la pluie devient un symbole de joie absolue, il refuse d'en voir les aspects négatifs et il nous emmène dans un univers radieux où tout est harmonie et gaieté...

La pluie chante "un air moqueur"... comme si elle se jouait des êtres humains, elle semble dotée de sentiments...

 

L'évocation des "beaux champignons qui poussent", du "vent qui joue du violon" vient compléter le tableau champêtre.

 

Enfin, les chats de gouttière viennent souligner de leur danse le son mélodieux de la pluie : on les voit danser "en rond", comme des enfants.

 

Quelle gaieté dans cet hymne à la pluie ! La mélodie rythmée et sautillante nous fait percevoir la "chanson de la pluie".

 

 

Une version plus longue de la chanson :

 

https://youtu.be/pzK9S-HOTNs


 

 

 

 

Photos : Pixabay

Il pleut dans ma chambre, j'écoute la pluie...
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:51
Pour fleur bleue...



 

 

Tout le monde connaît cette expression associée à un amour naïf et rêveur : "fleur bleue".

Charles Trénet en a fait une chanson où il énumère toutes sortes de bonheurs liés à l'amour, une chanson pétillante où le poète égrène des images et des sensations empreintes de charmes.

 

Sensation olfactive, d'abord avec "un doux parfum qu'on respire", puis sensation visuelle, grâce à "un regard qui vous attire"... à "deux grands yeux qui s'abandonnent", et enfin, une sensation auditive, dans l'évocation d'une "chanson qu'on fredonne..."

Le poète imagine un personnage de jeune fille qu'il appelle "fleur bleue", symbole de beauté, de séduction.


Le regard est souligné par deux fois, comme c'est souvent le cas, lors d'une rencontre amoureuse, et les "mots difficiles à dire" suggèrent une déclaration d'amour qui tarde à venir...


L'expression "fleur bleue" qui ponctue le texte renvoie aussi à un romantisme exacerbé et remplit de joie le poète : elle restitue une légèreté, une insouciance, un bonheur qui revient sans cesse...

Dès lors, on peut envoyer à "la belle" des messages d'amour sous la forme de "pneumatiques".

Le pronom indéfini "on" marque une généralisation, et comme une extension du sentiment amoureux.

Et forcément, le monde se transforme, grâce à l'amour : "les dimanches deviennent poétiques",  le poète met du "cosmétique" dans les cheveux, pour séduire la demoiselle.

Les serments d'amour rendent heureux...  sauf que , soudain,"fleur bleue" succombe aux charmes d'un autre personnage, "un dragon à moustache".

On assiste, ainsi, à un brusque renversement de situation exprimé dans un style amusant et familier, grâce au verbe "plaquer", à l'expression "c'est vache !", et au juron "morbleu !"

Le désespoir éclate, alors, dans des larmes renouvelées, ce que suggère bien la répétition du mot :

"Larmes aux yeux,
Larmes aux yeux,
Larmes aux yeux."


Solitude, désarroi sont évoqués, mais soudain, à nouveau, un coup de théâtre semble se produire : on croit voir réapparaître "Fleur bleue".

Mais, fausse joie ! Non, ce n'est pas elle, mais "une assez grosse dame". On passe de manière comique et caricaturale du rire au drame...

Les saisons se déroulent, alors, dans la monotonie, "sans fleur bleue", et la chanson, elle-même, devient "ennuyeuse".

Mais, tout cela ne prête pas à conséquence quand on est "fleur bleue" : le poète qui parle, enfin, à la première personne, affirme avoir toute une liste de "fleurs bleues".

Il fait l'éloge de ces "amourettes passagères" et "légères", ces "fleurs bleues".

Tout au long de cette chanson, Charles Trénet nous montre toute sa virtuosité et s'amuse de cette expression "fleur bleue", qu'il fait vivre et virevolter, avec légèreté.

Le texte parodique énumère tous les lieux communs associés au sentiment amoureux : sensations agréables, exaltation, coeur qui bat, désarroi, tristesse, émotions...


Le poète nous emporte dans un récit plein de rebondissements et d'inventivité, dans un tourbillon étourdissant de gaieté et de joies...

La mélodie dansante et sautillante nous entraîne, avec elle, dans un monde de plaisirs et de bonheurs simples...


 

 

 

Les paroles :

 

http://www.charles-trenet.net/chansons/fleurbleue.html

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fleur_bleue_(chanson)




 

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