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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 08:09
Le supermarché du futur...

 

Vous imaginez des caddies dopés à l'intelligence artificielle ? Des caddies avec des capteurs visuels intégrés dans le guidon ?

Des caddies qui vous délivrent votre liste de courses hebdomadaires...

Des caddies qui connaissent vos habitudes de consommation...

Des caddies qui se déplacent tout seuls et qui guident le client vers ses produits préférés...

Des caisses à reconnaissance faciale seront mises en place...

Le ticket de caisse sera enregistré dans une application de smartphone... donc plus besoin de caissière...

Le caddie se reconduira tout seul jusqu'à sa rangée...

 

C'est ainsi que Kai-Fu Lee imagine le supermarché du futur dans son ouvrage intitulé "I. A. la plus grande mutation de l'histoire".

Mais quelle horreur !

Un monde qui nous prive de notre mémoire, un monde où l'on n'agit plus, où les objets prennent le pouvoir, est-ce là un monde enviable ?

L'homme a besoin d'agir, de se remémorer, d'être en contact avec les autres...

On perçoit tous les dangers de l'intelligence artificielle : une déshumanisation...

L’entreprise new-yorkaise Caper a déjà mis au point des caddies connectés pourvus d’intelligence artificielle. Ces chariots nouvelle génération scannent alors automatiquement les codes-barres des articles choisis par le client. Le caddy high-tech favoriserait ainsi l’apparition de magasins sans caisse.

Et d'ailleurs, on voit déjà se dessiner cette déshumanisation dans nos supermarchés : caisses automatiques qui se multiplient, paiements par carte bancaire, diminution du nombre de caissières, moins de personnel...

Et ce sera pire avec l'apport de l'Intelligence Artificielle...

Un monde de machines, un monde qui va créer encore plus de chômage et de dépendance aux machines...

 

Comme le dit Sylvain Tesson, dans un article paru sur le journal Marianne, "le progrès des choses n'est pas le progrès de l'homme... Ce qui est neuf n'est pas forcément mieux."

 

Et Sylvain Tesson de citer un texte de Giono dans lequel "l'écrivain utilise l'exemple des allumettes qu'on sortait de sa poche pour allumer sa cigarette, son cigare, sa pipe... ça marchait très bien. Mais comme le progrès déteste la perfection, puisqu'il faut toujours faire mieux, on a inventé le briquet.

On met de l'essence dedans, ça pue, on s'en fout plein les doigts... Puis on a progressé encore, le briquet est devenu jetable : on allume et on jette, comme l'allumette. C'est ça, le progrès..."

 

Et Sylvain Tesson précise : "Prenez un marteau : il est au service de l'homme. Il enfonce le clou. L'homme, lui, est au service de l' iPhone. Il l'alimente, le nourrit d'informations, le programme, lui obéit, et finalement lui répond."

 

 

 

 

 

 

Le supermarché du futur...
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 08:11
Encore un recul de l'âge de la retraite ? Quelle honte !

 

Et on reparle du recul de l'âge de la retraite ! Alors que le travail se fait rare, que le nombre de chômeurs ne cesse de croître, il serait question d'un recul progressif de l'âge de la retraite, jusqu'à 64 ans...

Une honte !

"Il faut travailler plus", on connaît ce refrain !

Que dire ? Chômeurs, employés à temps partiel, jeunes en quête de travail correctement rémunéré, précaires... "Si tous ces gens avaient un emploi formé et rémunéré en conséquence, le problème de l'équilibre financier des régimes de retraites à long terme serait en partie réglé, car qui dit salaire dit cotisations sociales.", écrit fort justement Jack Dion dans un article du journal Marianne.

Et il précise : "C'est la crise de l'emploi qui crée le déficit, pas l'âge de départ à la retraite."

Et de rajouter : "Au passage, on justifiait la chose par l'augmentation de l'espérance de vie, en oubliant que celle-ci n'évolue pas de manière similaire pour tout le monde."

 

Un reportage lors du JT de France 2 évoquait aussi ce sujet :

"Travailler deux ans de plus et prendre sa retraite à 64 ans au lieu de 62, le sujet est sur la table, au lendemain des élections régionales.

Dans une menuiserie de la région parisienne, cette nouvelle inquiète : un architecte de 60 ans qui prévoit de partir dans deux ans, témoigne :

"J'ai commencé à m'intéresser à la retraite cette année : ça fait peur des changements comme ça, c'est décevant."

 

Bien plus jeune, un menuisier s'alarme de devoir exercer plus longtemps ce métier physique.

"Des fois, on prend la retraite et on meurt deux ans ou cinq ans, après, on n'en profite pas. Franchement, c'est pas bien du tout."

Une évidence : certains travaux pénibles ne permettent pas de profiter pleinement de la retraite : quelle injustice !

 

"Le gouvernement voudrait augmenter rapidement l'âge de départ à la retraite de 6 mois par génération, en clair : un salarié né en 1961 travaillerait 6 mois mois de plus, jusqu'à 62, 5 ans. Et à la fin de la réforme un natif de 1964 pourrait prendre sa retraite deux ans plus tard qu'aujourd'hui, à 64 ans.

Mais à moins d'un an de la présidentielle, une telle réforme pourrait de nouveau pousser les Français dans la rue.

Selon le journal Les Echos, elle permettrait de dégager 14 milliards d'euros, à l'horizon 2026, ce dont doutent les syndicats.

 

"Aujourd'hui, une personne sur deux qui prend sa retraite n'est pas en emploi. Elle est au chômage, en invalidité. Donc, si vous leur demandez de travailler plus longtemps, elles seront plus longtemps au chômage, plus longtemps en invalidité, et les économies qu'on fera côté retraite, on les transférera sur d'autres budgets sociaux.", déclare Frédéric Sève, secrétaire national de la CFDT. 

Des remarques frappées au coin du bon sens...

 

Hélas, comme l'écrit Jack Dion, la France est soumise aux diktats européens, "à la commission de Bruxelles qui somme les gouvernements des pays de l'UE d'en revenir au plus vite aux normes comptables qui tiennent lieu de bréviaire."

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/retraite/reforme-bientot-une-retraite-a-64-ans_4682291.html

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 08:18
Une semaine décisive... une de plus !

 

Les semaines décisives se suivent et se ressemblent : on attend sans arrêt la nouvelle décision, celle qui devrait arrêter le virus, celle qui devrait enfin résoudre la situation inextricable dans laquelle nous sommes empêtrés depuis plus d'un an.

Que va décider le gouvernement ? Privilégier l'économie ou la santé ?

 

Face à l'encombrement des hôpitaux et des services de réanimation, la marge de manoeuvre est étroite et compliquée.

Les médecins tirent la sonnette d'alarme : ils vont devoir trier les patients, faire des choix difficiles.

 

De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l'erreur du confinement : il fallait, disait-on, "laisser faire le virus" pour atteindre une forme d'immunité collective.

Il s'agissait de "liquider le virus en liquidant les inutiles et malheureux vieillards... une façon de fortifier l'espèce, en somme."

Un raisonnement pour le moins "moralement douteux."

D'autant que le Covid frappe dorénavant des personnes de plus en plus jeunes, avec le variant anglais qui prospère...

 

D'un autre côté, le secteur économique ne doit pas être négligé : il a pris une telle ampleur dans nos sociétés, qu'on ne peut le mettre de côté.

Là encore, des gens souffrent : les étudiants privés de cours, sans travail, ont parfois des difficultés à survivre, des salariés perdent leur boulot, se retrouvent au chômage, les familles sont à la peine...

 

Oui, décidément, les décisions sont difficiles à prendre : un dilemme difficile à trancher.

Des morts d'un côté, des victimes de la crise et du confinement, de l'autre.

Que faire ?

Il est probable qu'on s'achemine inéluctablement vers une nouvelle période de confinement plus strict.

Un nouveau tour de vis, donc !

Mais va-t-on pour autant résoudre la situation ?

Nouveau confinement, puis ralentissement de l'épidémie, puis relâchement, puis retour en force du virus...

On en est là : il va falloir vivre avec la bête à picots, le communovirus...

Et si la pandémie durait cinq ans, dix ans ou plus ? Le virus du VIH fêtera bientôt ses 40 ans sans jamais avoir quitté la scène, même brièvement.

Nous sommes encore dans une situation incertaine : qui peut prévoir ce qui va se passer ?

 

 

Sources :

 

Un livre de Jean-Luc Nancy : Un trop humain virus

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner

 

https://www.pentalog.fr/blog/pandemie-coronavirus-impact-economique

 

 

 

 

Une semaine décisive... une de plus !
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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 09:34
Un autre danger de la crise sanitaire : l'hyperconnexion...

 

On évoque souvent les conséquences économiques de la crise sanitaire du Coronavirus : de fait, elles risquent d'être dramatiques, explosion du chômage, de la pauvreté, des inégalités...

Mais on oublie souvent les dangers de l'hyperconnexion liés à la pandémie de Covid-19.

 

Les nouvelles technologies sont utiles, c'est certain, mais l'usage que nous en faisons est loin d'être sans risques.

"Les applications nous rendent dépendants, captent notre attention, et peuvent parfois nous enfermer dans un isolement intellectuel."

L'objectif des GAFAM est de monopoliser et retenir notre attention...

 

Et avec le confinement, le couvre-feu, les gens ont encore plus tendance à se réfugier derrière des écrans.

 

Qui est le grand gagnant de cette crise ? Incontestablement, c'est Amazon qui a fait des chiffres de ventes record.

Et qu' y a t-il derrière Amazon ? "toute une industrie d'employés précaires qui sont payés une misère pour que l'illusion du numérique fonctionne."

"Amazon crée des emplois mais en détruit aussi beaucoup."

Ainsi, les gens prennent l'habitude de ne plus se déplacer pour faire leurs achats : les centres villes sont désertés.

"Une façon de détruire le tissu social et les échanges humains."

 

Que dire du télétravail ? Là encore, on perd le contact avec autrui, l'éloignement bloque les relations humaines.

L'outil numérique a ses limites : les enseignants en ont fait l'amère expérience... certains élèves ont décroché, malgré les efforts déployés par les professeurs.

La distance empêche la communion, le partage.

 

Les lieux de culture étant fermés, les gens se réfugient encore plus derrière leurs écrans : au lieu d'aller au cinéma, au concert, les gens regardent des vidéos en streaming sur internet.

Ainsi, tout nous pousse à une forme de sédentarité : assis devant des écrans, nous en oublions la vraie vie, le contact avec le monde et les autres.

Nous sommes saturés d'images, de sons, car nous passons de plus en plus de temps devant des écrans... cette abondance aboutit à une sorte d'abrutissement... nous finissons par ne plus regarder, ne plus entendre...

Face à ces écrans, nous perdons aussi le sens du contact charnel avec le monde.

 

Le danger, c'est le repli sur soi, une société encore plus égoïste et individualiste.

Ainsi se profile une société du sans contact.

 

Il faut veiller à ce que les pratiques actuelles du numérique ne se perpétuent pas : il ne faut surtout pas, par exemple, que l'enseignement à distance s'installe durablement.

 

 

 

 

Sources : un article paru dans L'humanité : Les méfaits d'une société sans contact... une interview de François Saltiel auteur d'un ouvrage intitulé : La société du sans contact.

 

https://editions.flammarion.com/la-societe-du-sans-contact/9782081515987

 

 

Un autre danger de la crise sanitaire : l'hyperconnexion...
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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 11:32
Covid-19 : hésitations... retournements...

 

 

Simple grippe ou virus féroce ? Le masque ou pas le masque ? Vaccin ou pas, seconde vague ou pas ? Confinement urgent ou pas ?

Comme l'écrit Christian Clot, "chacun a son avis, ses certitudes... Les persuasions sont fortes", les convictions aussi...

 

Et face aux contradictions qui nous submergent, nous sommes tout de même un peu perdus.

Certaines sommités médicales ont minimisé l'épidémie, d'autres l'ont peut-être dramatisée ?

Qui détient la vérité ?

 

D'ailleurs, il leur arrive de se contredire... La science elle-même hésite...

Jean-François Delfraissy déclarait dimanche : "On a affaire à un virus diabolique et beaucoup plus intelligent qu'on ne le pense". Une curieuse personnification du virus ! Une déclaration alarmiste propre à semer la panique... "un abus de langage", disent certains scientifiques.

 

Il faut dire que le professeur Delfraissy se montrait favorable à un nouveau troisième confinement...

"Plus on prend une décision rapide, plus elle est efficace et peut être de durée limitée", a déclaré, dimanche, le président du conseil scientifique. 

Puis, revirement : 

Le professeur nuançait ce mardi 26 janvier ses propos sur l’urgence d’un troisième confinement dans une interview. Un changement de tempo également martelé par plusieurs membres du gouvernement. 

Un rétropédalage qui déroute alors que le gouvernement s’interroge sur la pertinence d’un troisième confinement.

 

A quel scientifique se vouer ? On a l'impression que tous se contredisent... une véritable cacophonie.

Dans tous les cas, il serait plus sage pour des hommes de science de ne pas faire de déclaration à l'emporte-pièce !

 

Les décisions politiques sont difficiles à prendre dans un tel contexte : que faire ?

Le gouvernement temporise et remet sa décision à plus tard.

 

Il est sûr que les conséquences d'un troisième confinement peuvent être dramatiques : fatigue des familles, surcharge mentale démesurée, avenir incertain, sombre, notamment pour les jeunes et les étudiants, chômage, dette qui explosent.

 

Qui paiera ?

Une chose est sûre : nous ne pourrons pas continuer à poursuivre une croissance exponentielle, à épuiser la nature et ses ressources : comme l'écrit Christian Clot, "parmi les causes prouvées du virus, nous pouvons pointer la réduction des espaces naturels et notre consommation débridée d'animaux sauvages."

Le Covid devrait être une opportunité pour changer notre rapport au monde : il y va sans doute de notre propre survie.

 

 

 

 

 

Covid-19 : hésitations... retournements...
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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 12:22
Retour à la normale...

 

Après deux confinements successifs, tout le monde aspire à un retour à la normale, le plus rapidement possible...

Oui, mais c'est quoi un retour à la normale ?

 

Retour de la pollution ? retour des embouteillages ? retour au travail, retour à l'open-space ? Retour de la vie normale, donc...

 

Retour du "métro-boulot-dodo", retour du train-train quotidien, des bonnes vieilles habitudes...

 

Retour des repas dans les fast-foods, retour de la routine, de la vie d'avant, quoi...

 

Vous vous souvenez ? C'était, il n'y a pas si longtemps, avant qu'un virus ne vienne perturber notre vie ordinaire, notre quotidien...

Magasins, restaurants, bars fermés, mesures de distanciation, masques, gel hydroalcoolique, télétravail, toute une façon de vivre bouleversée par le coronavirus.

 

Alors, comment ne pas souhaiter un retour à la normale ?

Un retour au monde d'avant... celui auquel on s'était habitué depuis des lustres...

Un monde pollué, une nature saccagée, des espèces animales menacées en voie de disparition, une mondialisation débridée, une compétition effrénée...

Une éducation sacrifiée, des enseignants dévalorisés, un savoir méprisé...

 

 

Un monde où les salariés déjà accablés de travail sont contraints de travailler toujours plus, toujours plus longtemps...

Un monde où les exclus, les SDF sont de plus en plus nombreux.

Un monde où le chômage est endémique...

Un monde où certains sont de plus en plus riches et d'autres de plus en plus pauvres...

Un monde normal, quoi...

 

Un monde où nous sommes abreuvés de publicités qui nous poussent à consommer toutes sortes de produits...

Un monde où la malbouffe est institutionnalisée, où on nous vend une multitude d'aliments transformés...

Un monde qui favorise la croissance consumériste...

Un monde dans lequel règne un tourisme débridé...

 

Un monde où le réchauffement climatique fait des ravages... un monde où des forêts sont régulièrement dévastées par des incendies...

 

Bref, un retour à la normale...

 

 

 

Retour à la normale...
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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 12:04
Bientôt, le chariot connecté...

 

La connexion est partout : téléphones, ordinateurs, montres, téléviseurs... et bientôt peut-être des chariots connectés dans les supermarchés.

 

Vous imaginez :

Ce chariot permettra une reconnaissance des produits achetés.
Il pourra guider le consommateur à travers le magasin selon ses critères de produits et de promotion.

 Il permettra d'éviter l’attente et le passage en caisse...

 

"Pour le déverrouiller, pas de chaînette ni de fente pour la pièce de monnaie : il suffit de passer par un écran tactile, où l’on rentre son numéro de téléphone et un code personnel."

 

 "Il faut vivre avec son temps",  affirme le président du groupe Monoprix, Jean-Paul Mochet.

Cette enseigne est la première en France à proposer ce service.

 

Décidément, on n'arrête pas "le progrès" : la connexion s'impose partout, et, bien sûr, elle menace le monde du travail, elle crée du chômage.

Finies les caissières dans les supermarchés : elles seront désormais inutiles.

Finie aussi une forme de convivialité : avec le chariot connecté, on entre dans un monde impersonnel, inhumain... finis les contacts avec le personnel du magasin.

 

Le chariot pourra aussi afficher des publicités en lien avec ce que le consommateur convoite et également lui indiquer diverses promotions effectuées à travers le magasin. 

Un chariot publicitaire ! La publicité est déjà si envahissante, mais, là, on atteint des sommets !

Une façon de pousser à la consommation, d'inciter les gens à l'achat compulsif.

 

Un chariot muni d'un GPS qui guide le client dans les grandes surfaces !

Nous voilà transformés en robots acheteurs, conditionnés par un chariot connecté !

Et c'est ce que l'on appelle un chariot intelligent ! Un chariot qui pense pour le consommateur, un chariot qui fait de lui un toutou docile...

C''est effrayant !

 

Comme l'écrit Nicolas Hulot, "l'être humain utilise des machines sans forcément s'interroger sur l'apport de leurs performances sur son épanouissement. D'autre part, il se paie tout ce qu'il veut sans se limiter. La science et l'économie semblent avoir dépassé sa conscience."

 

 

 

 

https://www.nouvelobs.com/economie/20200909.OBS33075/le-chariot-connecte-debarque-chez-monoprix.html

 

 

Bientôt, le chariot connecté...
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25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 10:38
Tout nous incite à consommer...

 

 

Tout nous incite à consommer : les publicités qui sont omniprésentes sur toutes sortes d'écrans, le crédit facile, les cartes bleues, les supermarchés, la croissance qu'il convient de doper...

N'oublions pas l'obsolescence programmée qui nous oblige à renouveler de nombreux produits de consommation.

Comment  échapper à la surconsommation ? Est-ce possible ?

 

On nous demande sans arrêt de consommer, "c'est bon pour la croissance !", nous dit-on.

Changer de voiture, acheter un nouveau portable, s'habiller selon la dernière mode, etc.

La publicité est particulièrement efficace sur internet : elle cible nos centres d'intérêt, nos goûts. J'ai récemment fait l'acquisition d'une carte à la Fnac. Depuis, je reçois régulièrement dans ma boîte mail des publicités pour des ouvrages susceptibles de m'intéresser...

 

C'est le monde de la finance qui nous gouverne, ce sont les marchés qui font la loi.

 

Et, bien sûr, en consommant toujours plus, nous épuisons la terre et ses ressources.

Nous détruisons la planète qui croule sous nos déchets...

 

De plus en plus, nous en prenons conscience : il faudrait faire preuve de frugalité, économiser les énergies, recycler, supprimer l'emploi des pesticides, arrêter de polluer la planète.

 

Nous sommes ainsi, sans cesse, pris entre deux injonctions opposées et contradictoires : la croissance et l'écologie...

Comment concilier croissance et écologie ?

On voit bien qu'on vit dans un monde schizophrénique, un monde totalement fou... Un monde gangrené par l'hybris, la démesure...

 

De plus en plus on insiste sur l'urgence écologique : il faut sauver la planète ! Mais d'un autre côté, il faut réduire le chômage, doper la croissance...

Comment résoudre ce dilemme ?

Il convient sans doute de refuser la surconsommation, de résister aux multiples tentations qui nous environnent.

Il convient de ne pas céder à ce qui est devenu une véritable addiction à la consommation.

Le bonheur ne peut se réduire à consommer indéfiniment : la société de consommation génère plus de frustrations que de satisfactions.

Nous avons besoin d'autres horizons pour un avenir meilleur : les hommes politiques, les penseurs, les philosophes se doivent de nous montrer la voie, et d'inventer d'autres solutions, une culture qui ne se réduise pas à la seule consommation de biens matériels.

 

 

 

 

 

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 11:30
Le culte du jeunisme... selon Michel Drucker...

 

La vieillesse n'est plus synonyme de sagesse, d'expérience, elle est trop souvent dévalorisée dans nos sociétés d'apparence.

Les vieux sont jugés ringards, dépassés, obsolètes : tout incite les gens à rester jeunes, la mode, l'industrie des cosmétiques qui nous vend toutes sortes de produits pour masquer les rides.

 

La publicité, les magazines véhiculent des images de femmes parfaites, jeunes, idéalement belles.

La télévision fait appel à des présentateurs et des journalistes jeunes, et les anciens sont évincés.

 

C'est ce phénomène qu'évoque Michel Drucker dans son ouvrage Il faut du temps pour rester jeune...

Invité au festival de la biographie à Nîmes, afin de présenter son livre, Michel Drucker déplore cette éviction des anciens de la télévision...

 

"Il y a deux ans, j’ai eu l’âge de ne plus faire trop partie du paysage télévisuel puisqu’on a supprimé Vivement dimanche pour “rajeunir les marques”. J’en ai souffert, j’ai eu envie d’abandonner. J’ai 76 ans et, en même temps, je ne me trouve pas vieux, même si je suis le dernier des Mohicans. Tout part de là. D’une blessure, d’interrogations, d’un trouble et d’une forme de combat face au jeunisme ambiant."

"J’ai tout fait pour rester jeune, puisque c’est ainsi qu’il faut paraître. En tout cas pour leur prouver que, même s’il est écrit “1942” sur ma carte d’identité, je suis encore en forme. C’est une question de mental. De volonté. Et j’en ai beaucoup."

 

La santé, ça se cultive, c'est vrai : une bonne hygiène de vie, du sport, une bonne alimentation contribuent à l'entretenir.

Mais tout le monde n'a pas la chance de rester en bonne santé : fragilité, maladies, déficiences.

 

Il est vrai que de nombreuses figures célèbres de la télévision ont dû passer la main : Patrick Poivre d'Arvor, Julien Lepers, Claire Chazal, William Leymergie, David Pujadas, Georges Pernoud, etc

C'est là un phénomène révélateur de nos sociétés qui pratiquent le culte de la jeunesse.

Place aux jeunes, bien sûr, mais  des gens qui ont fait leur preuve méritent considération et respect : il est regrettable que nos sociétés aient tendance à reléguer les gens d'un certain âge.

Il convient de réhabiliter les valeurs de l'expérience et du savoir-faire.

Dans une société qui privilégie le changement perpétuel, l'âge devient presque un handicap : le chômage touche de plus en plus de personnes qui ont dépassé l'âge de 50 ans.

C'est un fait : quand on travaille à la télévision, il est souvent facile de se reconvertir, c'est beaucoup moins évident pour les autres salariés...

 

L'entretien s'est achevé avec la lecture d'un texte du Général Mac Arthur sur la jeunesse :

 

"La jeunesse n’est pas une période de la vie,
elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l’imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :
on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui,
lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
Il demande comme l’enfant insatiable : Et après ?
Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini."

 

 

 

 

 

https://www.parismatch.com/People/Michel-Drucker-Le-jeunisme-c-est-demode-1573629

 

 

 

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 09:01
Les chiens-robots du futur...

 

Après l'invention japonaise du tamagotchi, animal de compagnie virtuel, voici que nous arrive d'Allemagne le chien robot capable de livrer des colis partout...

C'est Continental, l'équipementier automobile qui a conçu ce nouveau robot, avec une association spécialisée dans la robotique.

Ce robot chien livreur peut monter des marches, éviter des obstacles : c'est une voiture autonome qui sera chargée de convoyer les chiens près des lieux de livraison.

Plus de place pour l'humain qui sera ainsi remplacé par des machines intelligentes : c'en est fini du facteur venu pour nous livrer des colis, plus de discussion, plus de convivialité...

Chez Amazon, on imagine aussi de livrer les colis, au moyen de drôles d'oiseaux : des drones qui pourront atterrir dans les jardins, sur les balcons, ou les rebords de fenêtres.

Quelle place pour l'humain à l'avenir ? Quelles tâches lui seront dévolues ? Aura-t-il encore accès au travail ?

Le chômage s'accroît dans nombre de pays, comment pourra-t-on résoudre ce problème, alors que la robotique, l'intelligence artificielle connaissent un développement spectaculaire ?

Que feront les hommes du futur si aucune activité utile ne leur est proposé ?

Voici ce qu'écrit Harari dans son ouvrage Homo deus à ce sujet :

"L'aubaine technologique à venir permettra probablement de nourrir et d'entretenir des masses inutiles, sans qu'elles aient même à lever le petit doigt. Mais qu'est ce qui pourra les tenir occupées et les satisfaire ?

Les gens ont besoin de faire quelque chose, sous peine de devenir fous. Que feront-ils de leurs journées ? La drogue ou les jeux vidéo pourraient être une réponse. Les inutiles pourraient passer toujours plus de temps dans les mondes de la réalité virtuelle, en 3D qui leur procurerait bien plus d'excitation et d'intensité émotionnelle que la glauque réalité extérieure".

Ainsi, sont peu à peu grignotées et menacées les expériences humaines : expérience du travail, du contact avec la réalité, avec les autres.

Quel avenir inquiétant nous est réservé si l'humain perd sa place, si les robots envahissent notre quotidien ?

Quel espoir pour une humanité dominée par des machines, des robots ?

L'être humain a besoin de donner un sens à sa vie et ce sens a tendance à s'évanouir dans un monde robotisé...

Des robots sont conçus également pour remplacer les humains dans une conversation...

 "Nous essayons de créer une société dans laquelle humains et robots cohabitent ", explique un des concepteurs du projet..." Il rajoute même : " Je suis persuadé que les enfants et les personnes âgées apprécieront que quelqu'un les écoute."

Cette dernière remarque n'est-elle pas particulièrement inquiétante ? Comme si les enfants et les vieillards n'étaient plus écoutés par les humains eux-mêmes, comme si ce concepteur prenait conscience que les hommes ne savent plus converser entre eux et prêter attention à leur famille, leur entourage !

 

 

 

Source :

 

https://www.numerama.com/tech/454598-a-quoi-peuvent-bien-servir-les-chiens-robots-a-livrer-des-colis.html

 

 

Les chiens-robots du futur...
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