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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 12:00
Jean-Pierre Marielle, un comédien si attachant...

 

 

Un acteur très secret qui n'a jamais aimé qu'on parle de ses histoires personnelles... c'est Jean Pierre Marielle.

 

L’essayiste et romancier Stéphane Koechlin vient de publier une biographie de l'acteur intitulé "Jean-Pierre Marielle- Le lyrique et le baroque".

Invité lors du Festival de la Biographie à Nîmes, il a présenté son ouvrage :

"Il m'a fallu quatre ans pour cerner ce grand acteur qui finalement fait partie de l'histoire... il n'est pas qu'un acteur de cinéma, il a fait une grande carrière théâtrale, il a été au début de la télévision, et il a vraiment marqué l'histoire du théâtre, du cinéma, de la télévision, au vingtième siècle."

 

"Jean-Pierre Marielle est mort, il y a quelques mois. On n'a pas l'impression que vous l'ayez rencontré" ? demande le journaliste qui interviewe l'auteur.

"Les gens croient que je suis un vil opportuniste, parce que le livre sort juste après sa mort, mais j'avais commencé le livre il y a 4 ans, et à l'époque, j'espérais le rencontrer, mais finalement, je ne l'ai pas rencontré parce que j'ai appris qu'il avait des problèmes de mémoire... vous savez, il y a une espèce de voile pudique autour de la maladie d'Alzeimher...

 

Et il ne fallait pas le dire parce qu'il tournait encore à l'époque... les assureurs, quand un acteur est malade, ne veulent plus engager l'acteur... donc, il fallait suggérer de manière très délicate qu'il avait peut-être des problèmes de mémoire.

 

Et au moment où je termine le livre, il meurt, ce qui m'a permis finalement d'ajouter un malheureux dernier chapitre.

 

Au début des années 60, il doit tourner un film avec Marina Vlady, il doit jouer un rôle de jeune premier, il renonce alors à un film avec Belmondo, Cartouche, il devait jouer le rôle d'un lieutenant de Belmondo, un second rôle...

 

Et là il a enfin la possibilité de jouer un rôle de séducteur, qui est déchiré entre trois femmes, et il se dit : "C'est le moment où jamais, je vais devenir le nouveau Gérard Philippe, ça va être génial..."

 

Malheureusement, le film est un flop, et on trouve que Jean-Pierre Marielle est dans ce rôle-là d'un ennui abyssal, on le traite de "cow-boy de Bougival", bref, il se fait dégommer par la critique.

 

Et, là, ça va repousser son accession aux premiers rôles de 10 ans en arrière parce que les producteurs penseront que Jean-Pierre Marielle n'est pas capable d'assumer un premier rôle.

Par la suite, Marielle a refusé de jouer un certain nombre de navets : il sélectionnait ses films, à la différence de Galabru, par exemple.

 

Il y a eu des films qui ont marqué, "Les galettes de Pont-Aven", dont la qualité a été reconnue bien des années plus tard, parce que sur le moment, la critique était parfaitement acerbe, et puis, il y a eu cette consécration, alors qu'il est une personne âgée, sur un rôle qu'il ne devait pas avoir, c'est : "Tous les matins du monde..."

"Les Galettes de Pont-Aven", c'est quand même un film assez cru, c'est l'histoire d'un représentant de commerce qui plaque tout pour devenir peintre, il va à Pont-Aven, la capitale de la peinture, et il devient obsédé par les culs de femmes, la première scène est remarquable : il se réveille, il dégage délicatement les fesses de sa femme, il met une lampe et il peint le cul de sa femme...

A l'époque, le film a été très mal reçu, éreinté par la critique.

 

Ce film a tout de même permis à Marielle de s'épanouir artistiquement, mais il faudra effectivement attendre "Tous les matins du monde" pour qu'il soit consacré comme un très grand acteur.

 

Marielle s'est toujours défini comme un acteur de théâtre avant d'être un acteur de cinéma... c'était peut-être une coquetterie, parce que le cinéma n'était pas très gentil avec lui, donc, il s'est dit : bon, je suis acteur de théâtre, et effectivement, très tôt il a commencé à avoir de très bons rôles au théâtre.

C'est lui qui, le premier, a interprété Beckett, tout le théâtre anglais, Harold Pinter....

Il a joué Clérambard de Marcel Aymé, et, là, le succès était énorme.

 

Et Marielle, alors, a toujours dit qu'il ne pensait pas au cinéma. Il y songeait de temps en temps parce que le cinéma lui permettait de mettre du beurre dans les épinards.

Mais le théâtre était pour lui quelque chose de très important.

 

Et d'ailleurs, au Conservatoire, quand un apprenti acteur faisait du cinéma, il était très mal vu... C'était un prostitué, une prostituée parce que le cinéma était assez méprisé dans les années 50, c'était quelque chose de  superficiel, de frivole...

 

Marielle, c'est le rôle du grand imbécile du cinéma français : pathétique, se croyant génial, alors que c'est un crétin fini... il a très bien joué ce rôle, cela lui a plu pendant un certain temps, puis il en en a eu un peu marre de jouer ce type de rôle."

 

L'auteur de sa biographie a rencontré ses femmes, ses proches, son fils... ce qui lui a permis d'approcher mieux le personnage.

 

 

 

 

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 09:38
Bienvenue chez les Ch'tis... moi aussi j'ai vécu une mutation dans le Nord-Pas-de-Calais...

 

Comme le personnage du film Bienvenue chez les Ch'tis, Philippe Abrams, j'ai été mutée, au début de ma carrière, dans le Nord-Pas-de-Calais, plus exactement à Montreuil-sur-Mer, non loin de Berck.

Ce fut mon premier poste d'enseignante dans un collège...

 

Pour moi qui suis née à Marseille, cette mutation dans le Nord de la France était un véritable exil, loin de ma famille, de mes amis.

On l'oublie trop souvent : les professeurs sont, en début de carrière, souvent envoyés loin de leur région d'origine. Il faut, alors, s'adapter à un environnement, un climat très différents.

Et ce n'est pas facile : dès les vacances d'été, il a fallu partir, trouver un logement, avant la rentrée de septembre.

 

Ce fut, je m'en souviens, un été glacial : pluie, vent, fraîcheur des températures...

Dans la petite ville de Montreuil, il a fallu prospecter pour obtenir un logement : j'ai visité des appartements insalubres, humides, inconfortables, et j'ai dû me résoudre à louer un appartement au fond d'un couloir obscur, qui donnait sur une cour intérieure, sans lumière.

Les murs suintaient l'humidité... et j'ai vécu là pendant environ deux années, avant de pouvoir intégrer un logement neuf qui venait d'être construit.

 

J'ai connu des hivers rudes, la neige, des canalisations gelées, j'ai connu des printemps froids, humides.

 

Alors, bien sûr, l'accueil des gens du Nord est chaleureux, bienveillant, mais on se sent tout de même comme débarqué dans une terre étrangère.

Tout est différent : l'accent, le climat, le vocabulaire, les paysages...

 

Alors, bien sûr, la ville de Montreuil-sur -Mer est pittoresque, charmante avec ses anciens remparts, ses vallées verdoyantes.

Mais, comment oublier sa terre d'origine, sa famille ?

 

Après cinq longues années passées dans le Nord, je n'avais qu'une envie : retrouver le sud, la douceur de son climat, la Méditerranée...

J'ai pu alors retrouver ma terre natale, grâce à une demande de mutation.

 

Bien sûr, mon exil forcé fut, malgré tout, une expérience enrichissante : la découverte d'une région, de ses habitants, de ses paysages.

Mais, ce fut aussi une rude épreuve : quand on commence à exercer le métier d'enseignant, on manque d'expérience, on est confronté à des difficultés, et le fait de se retrouver loin de sa terre natale complique la tâche.

Non, je n'ai pas pleuré quand j'ai quitté le Nord Pas-de-Calais. J'étais ravie de retrouver mes racines, ma famille. 

Bien sûr, le film Bienvenue chez les Ch'tis véhicule des clichés, des stéréotypes, les traits sont caricaturés, comme souvent dans une comédie, mais j'y ai retrouvé une ambiance, un fond de vérité...

 

 

 

 

Bienvenue chez les Ch'tis... moi aussi j'ai vécu une mutation dans le Nord-Pas-de-Calais...
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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 15:03
Un acteur si sympathique  : Jean-Pierre Kalfon...

 

Jean-Pierre Kalfon vient de faire paraître sa biographie : Tout va bien m'man... Avec un certain humour, il évoque de nombreux épisodes de sa vie.

 

Il a fugué de chez ses parents alors qu'il avait 15 ans : il a très tôt été attiré par le métier de musicien, puis il a pris des cours de théâtre, de danse.

 

Il s'est vite intéressé plus particulièrement au théâtre, puis il a été acteur de cinéma, de télévision.

 

Né en 1938, Jean-Pierre Kalfon restitue toute une ambiance : celle de la guerre, et de l'après guerre, des moments difficiles, sans doute, mais il sait les raconter avec beaucoup de tendresse et d'humour.

 

"Mes parents d'origine modeste étaient des gens formidables, ils m'aimaient, faisaient tout pour me donner ce qu'ils pouvaient,  mais comme beaucoup de gens, à cette époque, ils ne savaient pas trop communiquer avec les enfants. La transmission n'avait pas l'importance qu'elle a de nos jours."

 

Venu présenter son livre au Festival de la biographie, à Nîmes, l'acteur a lu de nombreux extraits de son ouvrage, avec bonhomie.

 

Il raconte qu'il aurait pu mal tourner quand il a fui le domicile de ses parents, mais il n'était "pas très doué comme voyou..." Il a préféré faire le voyou à l'écran.

Sa carrière a été très éclectique : musique, danse, théâtre, cinéma, télévision, une carrière éparpillée.

 

L'acteur évoque aussi les tickets de rationnement : "Mes parents et leurs amis ne parlaient que de ces fameux coupons, et plus généralement de ravitaillement, ainsi que des différents moyens de se nourrir, après ces temps de privation, cette obsession se comprenait... A l'époque, les parents ne savaient pas trop communiquer avec les enfants, ils les élevaient, c'était déjà assez difficile...

Mes parents étaient des gens adorables, efficaces pour le quotidien, mais qui n'avaient pas la moindre idée de ce que peut être la transmission, tellement fashion de nos jours..."

 

Le récit est émaillé d'anecdotes amusantes : "On m'habillait façon Tintin, pantalon de golf et chemisette à manches courtes... Arriva aussi la vogue des cols roulés, un de mes amis en avait un du plus beau vert... Je voulais le même. Maman m'a dit alors : "Je vais t'en tricoter un, mon chéri, elle en a parfaitement maillé un à l'endroit et à l'envers, pendant 6 mois. Le pull terminé, l'été était là et la mode passait."

On retrouve là l'ambiance d'une famille modeste de l'après guerre : on n'achetait pas les vêtements, on les confectionnait soi-même...

 

Autre anecdote : la rencontre avec les femmes, l'éveil de la sexualité, toujours racontés avec beaucoup d'humour.

 

Jean-Pierre Kalfon évoque enfin les films qui ont jalonné sa carrière : Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre, Les uns et les autres de Claude Lelouch, Mille milliards de Dollars, Saint-Cyr, Canicule...

 

Voilà un beau moment qui nous a fait découvrir un acteur sympathique, émouvant, un être humain proche de nous...

Et en l'écoutant, de nombreux spectateurs pouvaient s'identifier à cet acteur issu d'un milieu modeste...

 

 

 

 

 

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 11:42
Rencontre avec un cinéaste : Jean-Jacques Annaud...

 

Invité au Festival de la biographie, à Nîmes Jean-Jacques Annaud a évoqué sa carrière, son amour du cinéma : il fait d'abord ses armes en réalisant de nombreux films publicitaires...

 

Puis, ce sera, en 1976, La victoire en chantant, un premier film qui lui vaut l'oscar de meilleur film étranger. Dès lors, les nombreux projets de ce voyageur infatigable le conduiront aux quatre coins du monde, en Côte d'Ivoire, au Canada, en Argentine, en Allemagne, en Espagne, au Kenya, en Italie, en Écosse, au Vietnam, en Tunisie, au Qatar, en Mongolie...

Une vie passionnante vouée au septième art... Il raconte son parcours dans un ouvrage intitulé Une vie pour le cinéma.

 

De nombreux films du cinéaste restent gravés dans nos mémoires : La guerre du feu, L’ours, Le nom de la rose, L’amant, Sept ans au Tibet, Stalingrad…

Ces films sont devenus des classiques. 

 

Bien sûr, tout d'abord Le nom de la rose, adaptation d'un roman de Umberto Eco.

Magnifique film qui nous transporte au Moyen âge dans une abbaye bénédictine du Nord de l'Italie... Morts suspectes, mystère, angoisses... un polar médiéval qui célèbre le rire subversif, véritable danger pour l'église et les pouvoirs en place.

 

On se souvient aussi de La guerre du feu : une épopée préhistorique dont le thème central est le feu, ce symbole de la technique, et donc de la supériorité de l'homme sur les autres espèces.

Jean-Jacques Annaud nous  livre, dans ce film, une conception de l’homme optimiste : ce dernier est un être de connaissance, en perpétuel progrès. La technologie lui permet de passer de l’ignorance au savoir. Ainsi, l'homme apparaît responsable: personne, ni rien excepté lui-même, ne peut le sauver.

Une des prouesses de Jean-Jacques Annaud est de réaliser un film sans réel dialogue : les personnages s'expriment dans un langage primitif.

 

Eh oui ! Le cinéma est avant tout un art de l'image et Jean-Jacques Annaud aime à nous le rappeler.

Quatre ans pour réaliser La guerre du feu !"Quand j'ai commencé le film, mes cheveux étaient bruns, quand je l'ai terminé quatre ans plus tard, ils étaient blancs..."

 

"J'étais enfin là où je voulais être dans un cinéma qui fait fi du dialogue, donc de la littérature, au profit de l'expression visuelle et sonore. J'avais envie de me plonger dans la communication non verbale, j'ai poursuivi dans cette voie avec L'ours et j'ai trouvé mon bonheur là-dedans..."

 

Jean-Jacques Annaud insiste aussi  sur l'importance de la création au cinéma : dans son métier, il a pris des risques, il a cherché à innover et, en ce sens, il se présente comme un véritable créateur.

 

 

 

 

https://www.challenges.fr/cinema/la-guerre-du-feu-l-age-de-pierre-selon-annaud_552217

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 08:53
Vous avez dit "harcèlement" ?

 

 

 

Une publicité pour le cinéma a suscité une polémique : certains y ont vu une promotion du harcèlement...

Le spot s'intitule "Les plus grandes histoires se vivent au cinéma". Il est l'œuvre du réalisateur  Xavier Giannoli et vante les mérites de la carte illimitée des cinémas Pathé Gaumont.

 

On y voit un jeune homme repérer une spectatrice dans une salle. Au fil des séances, il cherche sa présence et son regard. Elle commence par ne pas se montrer très réceptive, puis peu à peu la jeune femme se laisse finalement charmer par les regards muets du jeune homme et l'invite même à s'asseoir à côté d'elle...

Tout un art de la séduction est déployé par le jeune homme... séduction qui passe par le regard, l'attention à l'autre, la recherche de l'autre.

 

Et certains de dénoncer une banalisation du harcèlement !

On est stupéfait devant une telle réaction.

 

Comme si le coup de foudre n'existait pas et devait être réprimé, comme si la séduction ne faisait pas partie de la vie...

Jusqu'où peut aller le féminisme mal placé ?

Vers quelle société se dirige-t-on si le puritanisme triomphe et si l'on voit le mal partout ?

Qui n'a jamais connu un coup de foudre ? Faudrait-il le réprimer, interdire les regards ?

Triste monde, dans lequel il ne serait plus permis de séduire !

Triste monde dans lequel un regard attentif et appuyé devient du harcèlement !

 

Je trouve le film de Xavier Giannoli plein de délicatesse et de charme : le jeune homme suit parfois la jeune femme mais il le fait avec tact et retenue.

Une façon de séduire tout à fait décente...

 

Ne l'oublions pas, le coup de foudre a donné naissance aux plus belles pages de notre littérature, il a inspiré de nombreuses oeuvres cinématographiques : faudrait-il censurer ces romans, ces films où la rencontre amoureuse est évoquée avec sensibilité, émotion ?

Ce motif est un lieu commun de la littérature sentimentale, il permet d'ouvrir des perspectives, de lancer un personnage dans une aventure amoureuse, d'orienter son destin.

Ces pages, ces images sont empreintes de beauté, d'émotions, de sensibilité : on y perçoit l'intensité du sentiment amoureux, les perturbations qu'il provoque, les métamorphoses qu'il génère.

Assez de puritanisme ! Nous vivons dans un monde ouvert où les rencontres sont possibles, alors que dans certains pays, cette liberté n'existe même pas...

 

 

 

 

 

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/culture/harcelement-ou-romantisme-une-publicite-pour-le-cinema-divise-28-09-2018-2258701_3.php

 

 

 

Vous avez dit "harcèlement" ?
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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 10:44
Le rire bénéfique pour la santé...

 

 

 

Le rire permet la satire, il  est dénonciateur. Dans son oeuvre théâtrale, Molière fustige et raille des défauts universels, et il utilise, pour ce faire, un moyen imparable : le rire. Les comédies de Molière font appel à toutes sortes de procédés pour susciter le rire... comique de gestes, de mots, comique de situation, de répétition...

 

Molière ridiculise ainsi tous les travers humains : la cupidité, la bêtise, l'inconscience, la vanité, l'hypocrisie... le rire comporte une dimension satirique, le rire est salvateur...

Comme l'écrit André Comte-Sponville, "Molière, c'est une leçon de sagesse. Mieux vaut rire que pleurer, mieux vaut dédaigner que haïr...

 

Selon certains chercheurs, le rire serait aussi bénéfique et utile pour la santé : des études récentes le prouvent.

Ainsi, le professeur Gilbert Deray, chef du service de néphrologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, insiste sur les bienfaits du rire.

 

C'est une évidence : le rire procure un réconfort, il détend l'esprit, il apporte un bien-être. 

Mais, de nos jours, les occasions de rire deviennent de plus en plus rares : l'actualité déverse quotidiennement  son lot de nouvelles alarmantes, inquiétantes. Et on ne se laisse plus aller à ce bonheur d'éclater de rire...

Et, pourtant, le rire est essentiel à notre équilibre...

 

"C'est un acteur majeur de notre santé et un facteur d'intégration, pur produit de l'évolution des espèces", affirme Gilbert Deray.

Pour lui, "prendre en charge une maladie d'Alzheimer, un cancer, un infarctus du myocarde ou un diabète en ajoutant du rire au sein de l'ordonnance est une nécessité."

 

Voilà un remède qui paraît bien séduisant ! Gratuit, sans effets secondaires, agréable à mettre en oeuvre...

La thérapie par le rire pourrait agir sur les gènes, notamment les gènes impliqués dans la réponse immunitaire...

"La pratique de séances de rire augmente le nombre de certains globules blancs, les lymphocytes T tueurs, qui nous protègent contre les tumeurs et les infections"... précise le médecin.

Le rire pourrait donc bien jouer un rôle préventif contre certaines maladies.

 

Il nous reste à trouver des occasions de rire dans un monde où les humoristes peinent à se faire entendre...

Il nous reste à cultiver la bonne humeur : certains spectacles nous y invitent, films, pièces de théâtre.

Et ne l'oublions pas : le rire est communicatif, il se répand dans une foule, il se propage, il se prolonge et fait du bien.

Mais il est vrai que même dans nos sociétés, il est des gens qui n'ont guère la possibilité de rire et de s'épanouir : le chômage, un travail mal rémunéré peuvent isoler et exclure d'une forme de sociabilité.

 

 

 

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/pour-vivre-en-bonne-sante-riez-09-05-2018-2217170_57.php

 

 

 

 

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 09:57
Jusqu'où ira le culte de la laïcité ?

 

 

 

La laïcité est une spécificité française : "principe de séparation de la société civile et de la société religieuse et d'impartialité de l'État à l'égard des confessions religieuses", la laïcité repose sur la liberté de conscience, l'égalité de tous devant la loi quelles que soient les croyances ou les convictions de chacun.

La laïcité est un bon moyen d'assurer la coexistence pacifique des religions, c'est certain... elle maintient une neutralité de l'Etat.

 

Mais la laïcité ne doit pas devenir elle-même un culte, un dogme au point d'interdire à de jeunes élèves la projection d'un film sous prétexte qu'on y parle de Jésus.

Ainsi, apparemment mal renseignées sur le sujet d'un film qui raconte la Nativité, des enseignantes ont  suspendu la séance à laquelle assistaient leurs élèves, à Langon, en Gironde.

Selon ces enseignantes, ce film d'animation américain n'était pas en accord avec le principe républicain de laïcité à l'école...

 

Le titre "L'étoile de Noël" était pourtant suffisamment explicite...

Dans tous les cas, la suspension de la séance paraît aller dans le sens d'une radicalité dangereuse.

On ne doit pas sombrer dans une forme d'intégrisme laïque : la culture religieuse ne devrait pas être un problème.

 

Notre civilisation n'est-elle pas fondée sur cette culture chrétienne ? En témoignent de nombreuses oeuvres architecturales, picturales, la musique sacrée.

Et il faudrait renoncer à cette culture ?

C'est absurde...

 

De la même façon, on ne devrait pas s'offusquer de voir des crèches installées dans des lieux publics : ce sont là des symboles de paix, de fraternité et d'unité.

La plupart des musulmans ne sont pas eux-mêmes choqués par ces crèches.

Symbole de tolérance, d'amour, d'espoir : c'est bien là tout ce que représente une crèche...

 

Ces mots sont-ils devenus obscènes ? Ces symboles n'ont-ils plus de sens ?

Assez de terrorisme autour du principe de laïcité !

Il est des valeurs essentielles qu'il convient de préserver !

Il convient aussi de ne pas renier notre culture, de l'expliquer, d'en montrer la richesse et la diversité.

Oui, notre culture est empreinte de 2000 ans de christianisme : faut-il en avoir honte ?

Faudrait-il renoncer à la musique religieuse, occulter l'art sacré, cacher les églises ?

Tout cela n'a plus de sens si la laïcité invite à censurer tout ce qui constitue notre culture.

On peut alors parler d'un véritable extrémisme qui ne correspond plus du tout à la définition de la laïcité.

Comment pourrait-on renier les valeurs véhiculées par la tradition chrétienne qui nous ont été transmises par nos aïeux, des valeurs spirituelles, morales, culturelles ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu'où ira le culte de la laïcité ?
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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 11:41
La clope au cinéma...

 

 

On a beau fustiger les déclarations de la ministre de la santé Agnès Buzyn, la cigarette a connu et connaît encore trop souvent ses heures de gloire au cinéma...

 

Une promotion soutenue par les industriels du tabac, une publicité récurrente pour mettre en évidence une certaine beauté du geste, une élégance...

 

La cigarette a été, ainsi, souvent associée à une émancipation de la femme : on se souvient de Lauren Bacall qui, cigarette à la main, soulignait par le geste, la finesse de ses mains, et affirmait sa personnalité.

 

La cigarette a été souvent magnifiée au cinéma : moment de détente, de complicité ou de tension, la cigarette est mise en scène dans de nombreux films, comme si elle était indispensable aux scénarios.

Bien sûr, il n'est pas question de supprimer la cigarette de tous les écrans : ce n'est ni souhaitable ni possible.

Mais il conviendrait sans doute d'accorder moins de place au tabac qui comporte des dangers pour la santé.

On assiste à une esthétisation et une valorisation du tabac par les stars.

"En y regardant de plus près, on s'est aperçu que le tabac était mis en scène de manière plutôt positive par les réalisateurs ou au travers de personnages sympathiques vertueux ou représentant la loi", déclare Sylviane Ratte qui a mené une étude sur le sujet.

 

Les jeunes, en particulier, se laissent influencer par les images cinématographiques : ils commencent à fumer de plus en plus tôt, voulant imiter les acteurs qui sont, pour eux, des modèles.

Nul doute que les lobbies du tabac ont un poids dans l'industrie cinématographique et qu'ils agissent dans l'ombre pour promouvoir la cigarette.

 

Ces lobbies sont tout puissants et le cinéma est un vecteur de promotion très influent.

"Nous pensons que la plupart des images fortes autour des cigarettes et de la tabagie sont créées par le cinéma et la télévision", peut-on lire dans une archive de Philip Morris datée de 1989. "Les films et les personnalités ont plus d’influence sur les consommateurs qu’une affiche statique d’un paquet de cigarettes."

 

Sans interdire le tabac au cinéma, il convient de ne pas en faire la publicité.

Il convient de diminuer la présence du tabac sur les écrans.

C'est aussi un enjeu de santé publique...

 

 

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2003/05/31/288050-tabac-et-cinema-les-liaisons-dangereuses.html#

 

 

 

 

 

La clope au cinéma...
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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 08:14
Jeanne et le tourbillon de la vie...

 

Une étoile s'en est allée...

 

Jeanne Moreau nous a quittés ce lundi 31 juillet, à l'âge de 89 ans : actrice, comédienne de théâtre, réalisatrice, chanteuse, Jeanne Moreau a marqué de son empreinte le cinéma français.

 

Comment ne pas se souvenir de cette chanson du film Jules et Jim, Le tourbillon de la vie ?

Une petite musique que l'on doit à Serge Rezvani.

Et aussi l'histoire de la rencontre fatale d'une femme mystérieuse désignée seulement par le pronom "elle".

 

La description nous laisse entrevoir ses mains, serties de "bagues et de bracelets", "sa voix, ses yeux, l'ovale de son visage."

Et c'est un véritable coup de foudre qui est évoqué, comme le suggère l'emploi du passé simple qui traduit une instantanéité : "une voix qui m"enjôla, femme fatale qui me fut fatale." L'adverbe "sitôt" vient souligner l'immédiateté de la passion amoureuse.

Le verbe "enjôler" restitue l'idée d'un envoûtement quasi-magique.

 

Le coup de foudre est réciproque, ce que révèle l'utilisation du pronom "on" qui réunit les deux amoureux :

"On s'est connu, on s'est reconnu, 
On s'est perdu de vue, on s'est r'perdu d'vue 
On s'est retrouvé, on s'est réchauffé, 
Puis on s'est séparé. "

 

Ce jeu amoureux aboutit, pourtant, à une séparation sans drame. Le ton et la mélodie sont légers, sautillants et traduisent tout le bonheur et toute la  liberté d'une vie insouciante.

Ainsi, chacun repart "dans le tourbillon de la vie."

Et puis, les hasards de la vie offrent l'occasion d'une nouvelle rencontre où l'émotion est encore plus vive :


"Au son des banjos je l'ai reconnue. 
Ce curieux sourire qui m'avait tant plu. 
Sa voix si fatale, son beau visage pâle 
M'émurent plus que jamais."

Le thème du temps qui passe ajoute une note mélancolique à cette chanson, d'autant que le poète s'enivre pour oublier.

Mais il se réveille sous les baisers de l'amante retrouvée et la voilà "retombée dans ses bras..."

Dès lors la conclusion paraît évidente :

"Quand on s'est connu, 
Quand on s'est reconnu, 
Pourquoi s’perdre de vue, 
Se reperdre de vue ?" 

Mieux vaut rester "tous les deux enlacés...."

Cette chanson reflète bien cet esprit de liberté qui anima Jeanne Moreau tout au long de sa vie : elle a été par sa vie une ambassadrice de la femme libre et moderne.

Elle a milité pour la libération des femmes, pour l'avortement, pour la cause des sans-papiers.

Jeanne Moreau reste à jamais une femme éprise d'amour et de liberté...

 

 

 

 

 

Jeanne et le tourbillon de la vie...
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 08:30
Une soirée télévisée surprenante sur ARTE...

 


 
Ce soir là, je m'apprête à regarder un programme alléchant sur ARTE : tout d'abord, un film de Spike Jonze intitulé Her, une histoire moderne qui aborde le thème de la solitude dans nos sociétés déshumanisées.


 
Le héros de ce film Théodore est un homme sensible, inconsolable à la suite d'une rupture amoureuse. Il acquiert alors un logiciel informatique, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de Samantha, une voix féminine pleine de charme, intelligente, et particulièrement drôle... c'est alors que commence un jeu de séduction et les deux personnages tombent amoureux l'un de l'autre.


 
On le voit : un thème passionnant qui évoque l'emprise des ordinateurs dans le monde moderne...
Mais, hélas, au bout d'un quart d'heure, l'image se fige, puis apparaît ce message : "no signal".


J'essaie alors de changer de chaîne, je passe sur la 5 : l'image est figée également. C'est ce que l'on appelle les aléas de la TNT...
Je retourne sur ARTE : l'image est toujours immuable...
Après une dizaine de minutes, le film redémarre...


 
Le temps de voir une scène torride entre Théodore et la voix de Samantha, un accouplement virtuel par le truchement de l'informatique.... soudain, c'est à nouveau une image figée qui apparaît. Nouvelle panne de la TNT qui décidément pose parfois bien des problèmes.
 
C'est ainsi que les progrès annoncés deviennent des régressions.


Plus tard, le film recommence avec un troisième personnage : apparemment, une femme chargée de jouer le rôle de Samantha afin de concrétiser la relation virtuelle entre les deux personnages...


Nouvelle scène torride : nouvelle interruption... J'essaie alors d'aller sur mon ordinateur pour visionner la suite, mais la machine me dit que ce programme n'est pas disponible sur internet...

 

Le film s'achève sans que j'aie pu connaître la fin de l'histoire...
 
Deuxième partie de la soirée : un spectacle chorégraphique intitulé La fiesta présenté au festival d'Avignon dans la Cour d'honneur du palais des Papes.
 
De quoi susciter et aiguiser ma curiosité... Et miraculeusement, dès le début de ce programme, la TNT fonctionne à nouveau...
Je vais pouvoir visionner ce spectacle donné, en plein air, dans un décor grandiose et somptueux...
Ce soir, c'est La fiesta sur ARTE, enfin si l'on peut dire...

 
Car, dès le début, je suis décontenancée par ce que j'ai sous les yeux.
Cette soirée consacrée au flamenco me laisse perplexe : il s'agirait de revenir aux origines de cet art, comme l'affirme Israël Galvan, le concepteur de ce spectacle...
 
"On a cherché à revenir à la sonorité primitive, brute, originelle du flamenco qui est sauvage... il y a des cris, des murmures..." explique le chorégraphe.


 
Sur la scène, quelques chaises vides, une estrade, une table... deux personnages, un homme, une femme s'avancent en silence et s'assoient. Ils se mettent à crier et lancer des onomatopées, tout en tapant des mains...
Puis, deux hommes en jogging apparaissent en tapant également des mains...


 
La femme caquette, glousse, l'homme hurle des "ah oh" prolongés.
Ces cris, ces glapissements d'animaux m'insupportent assez vite...

Soudain, on entend et on voit des tambourinements de pieds sur le sol, on découvre, alors, Israël Galvan qui descend les escaliers de la Cour du palais des Papes, en rampant, tel un animal...
 
Voilà de l'art contemporain à l'état brut : j'ai vraiment des difficultés à apprécier ce genre de spectacle où l'esthétique est absente.


 
Bientôt, j'éteins mon poste de télévision.


Voilà une soirée vraiment surprenante sur ARTE...


Entre les pannes de la TNT et l'art contemporain, je me dis que la modernité est parfois décevante.
Je me dis que notre art est décadent, que notre technique est bien fragile.

Je me dis que les nouvelles formes d'art sont déconcertantes et que les progrès nous réservent bien des surprises...
 
 

 

 Vidéo : La Fiesta

 

 

 

https://youtu.be/iM0yyuMTQMo

 

 

 

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