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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:32
Latin grec : quand Najat Vallaud-Belkacem se dit victime de "fake news"...

 

 


 

Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de l'émission On n'est pas couché sur France 2 ce samedi 20 mai...

Interrogée sur sa réforme du collège, elle a prétendu sans arrêt sourire aux lèvres, être victime de "fake news".

 

Des rires appuyés, des paroles entrecoupées de fous rires pour arguments : voilà le spectacle que nous a offert Madame Belkacem.

 

"Le latin et le grec n'ont jamais disparu des collèges"..., a-t-elle osé déclarer, voulant ainsi défendre la réforme qu'elle a initiée.

 

Bien sûr, le latin et le grec n'ont pas été totalement évincés des enseignements de Collège, mais intégrés dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires, ils ont été donc amoindris  et réduits à peau de chagrin.

 

Mais Najat Vallaud-Belkacem s'est bien gardée d'évoquer précisément les EPI, les mettant sous le tapis, évitant d'en parler en détails.

 

Elle prétend même avoir donné la possibilité  à tous les élèves de faire du latin et du grec : "Tous les élèves sont invités à une initiation", a-t-elle affirmé.

 

Mais, elle oublie de dire que le latin et le grec ont été intégrés dans des EPI, Enseignements pratiques interdisciplinaires : le latin et le grec sont, alors, mis en relation avec d'autres disciplines et non plus étudiés en tant que disciplines à part entière.

L'étude de ces langues est bel et bien escamotée, avec cette réforme des Collèges.

Par exemple, le latin et le grec peuvent être mis en lien avec le domaine scientifique : on étudie, alors, l’astronomie dans l’Antiquité et les calendriers, le système soleil-terre-lune ou l’évolution des mesures.

Ou encore, en relation avec les SVT : on s'intéresse, alors, aux aliments, à leur conservation, à la nutrition, l'histoire de l’alimentation.

On peut aussi mêler l'EPS et les pratiques sportives dans l’Antiquité et en particulier les jeux Olympiques.

Mais on voit bien que le latin et le grec ne sont plus étudiés en tant que langues anciennes.

 

En fait, Najat Vallaud-Belkacem a su noyer le poisson... par un tour de passe-passe, en faisant référence à d'autres fausses informations qui ont été colportées à son sujet, elle a su présenter certaines de ses réformes sous un vernis flatteur.

 

De nombreux articles de presse parus sur L'Obs, Libération, Le Parisien, Le Monde mettent en cause la chroniqueuse Vanessa Burggraf, l'accusant d'avoir colporté de fausses rumeurs, lors de cette interview.

Haro sur la blonde !

 

Il est vrai que l'ancienne ministre de l'Education nationale a pu être victime, parfois, de fausses rumeurs : cours d'arabe obligatoire en Primaire, elle s'appellerait Claudine Dupont, etc.

 

Mais, en l'occurrence, concernant les humanités, le latin et le grec, la réforme du collège initiée par la ministre a fortement amenuisé le poids de ces enseignements... C'est un fait.

 

Ce n'est pas un hasard si de nombreux professeurs ont dénoncé cette réforme qui réduit considérablement ces disciplines.

 

La plupart des journaux ont publié des articles qui mettent en cause les compétences de la chroniqueuse Vanessa Burggraf, mais dans ce cas précis, Najat Valaud-Belkacem a su manoeuvrer pour se présenter comme une victime de rumeurs infondées : pour ce qui est du latin et du grec, la réalité est là... ces enseignements ont bel et bien été sacrifiés.

 

 

Le témoignage d'un professeur de lettres classiques :

 

https://www.marianne.net/debattons/idees/college-vers-la-disparition-du-latin-et-du-grec

 

 

Sur l'orthographe :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/oui-le-ministere-de-l-education-nationale-bien-impose-la-reforme

 

 

Vidéo à 32 minutes

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:49
Najat Vallaud-Belkacem au pays d'Harry Potter...

 


 

Du pouvoir de l'illusion...

Illusion d'une réforme des collèges dont les enseignants ne veulent pas, parce qu'elle empiète sur des enseignements fondamentaux...

 

Illusion des EPI ou enseignements pratiques interdisciplinaires censés mobiliser les professeurs de plusieurs disciplines sur un thème commun...

 

Illusion derrière laquelle se cache encore et toujours la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem qui refuse de voir les réalités du terrain, et les difficultés rencontrées par les enseignants pour la mise en oeuvre de ces EPI...

 

Ce vendredi 17 mars, Najat Vallaud-Belkacem, en visite au collège Argote d'Orthez, dans les Pyrénées-Orientales a parfaitement illustré la vacuité et l'illusion de sa réforme.

 

On ne pouvait mieux mettre en évidence les "chimères" des enseignements pratiques interdisciplinaires !

On ne pouvait mieux démontrer l'imposture de ces nouveaux enseignements.

 Un enseignement pratique interdisciplinaire autour de Harry Potter : voilà ce que venait célébrer la ministre... elle a d'ailleurs pris part au jeu : elle a revêtu une cape noire bordée de rouge, afin de se livrer avec quelques élèves à une partie de quidditch, le sport national des sorciers.

Quand l'enseignement devient un jeu de sorciers et de magiciens...

C'est bien là l'illusion à laquelle se livre le ministère.

 

Il s'agit donc de distraire les élèves, car c'est bien connu : les élèves s'ennuient à l'école... ils perdent leur temps.

 

Il faut donc transfomer le collège en un club Méditerranée où l'on passe du bon temps...

Et pour ce faire, on n'hésite pas à sacrifier des heures de français, de mathématiques, de langues.

 

La société du divertissement s'impose même dans les collèges. Comme si les élèves n'étaient pas assez abreuvés de jeux et d'écrans de toutes sortes.

Comme si de nombreux élèves n'avaient pas de difficultés de lecture, comme si on pouvait se passer d'enseignements fondamentaux tels que la grammaire et l'orthographe...

Comme s'il était bon de gommer les difficultés qui sont formatrices...

 

L'école doit rester une école de l'effort, car l'effort permet de progresser.

La réforme des collèges prétend annihiler et faire disparaître l'ennui, grâce à l'interdisciplinarité... ne nous leurrons pas : ce n'est pas en gommant les difficultés, que l'ennui va s'effacer, bien au contraire : c'est en se confrontant à des obstacles que l'élève a envie de progresser.
 

 

 


 

 

 

 

 

Najat Vallaud-Belkacem au pays d'Harry Potter...
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 10:54
De curieux stages de formation pour les enseignants...

 

 

 

Lorsqu'une réforme est engagée dans l'éducation, on impose souvent aux enseignants des stages de formation : les inspecteurs qui se chargent de mener à bien ces journées donnent, alors, de nouvelles directives aux professeurs.


 
Certains témoignages concernant ces stages sont particulièrement consternants : le jargon grammatical préconisé par les inspecteurs devient, ainsi, de plus en plus alambiqué et inadapté.


 
Utiliser des termes nouveaux pour des notions grammaticales ne permet, en aucun cas, de résoudre les difficultés des élèves... bien au contraire.


 
On tend à substituer un terme à un autre, pour donner l'impression d'innover, mais le résultat est le plus souvent catastrophique...


 
Selon les recommandations des inspecteurs, le terme "prédicat" pourrait, donc, remplacer le "complément d'objet" ou le"complément circonstanciel"...


 
Pourtant, le mot "complément" est indubitablement plus clair et plus parlant que le terme "prédicat", car les élèves comprennent aussitôt que le "complément" complète le verbe.

 

Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ?
Encore une fois, le langage jargonnant plaît aux inspecteurs et aux instances de l'éducation nationale ! 
On imagine le désarroi des élèves face à cette nouvelle terminologie !


 
Autre aberration et non des moindres : pour un stage portant sur la grammaire, on invite les enseignants à travailler sur une interview de Kev Adams, cet acteur et humoriste plébiscité par les jeunes.


Une façon de mettre en évidence un niveau de langue familier, certes, mais, on perçoit la démagogie d'un tel exercice : pourquoi ne pas travailler plutôt sur des textes de théâtre, plus littéraires ?


 
Autre fantaisie qui confère à l'élève le droit de se tromper et de persister dans son erreur : s'il justifie une réponse erronée par une explication convaincante, on considérera qu'il a raison.

L'exemple cité est le suivant :
« S’il écrit “Les cadeaux que Lucie a reçue lui ont plue”, nous sommes en droit (ô généreuse inspection) de lui demander des comptes sur ses accords défaillants des participes passés. Mais si l’élève répond “Ben on parle de Lucie, or Lucie est une fille, donc j’ai mis des E”, eh bien cet élève, qui a fait preuve d’une capacité à justifier ses erreurs… a finalement raison ! »


 
Culture amoindrie, laxisme dans les exigences demandées aux élèves : c'est bien la tendance générale impulsée par la dernière réforme des collèges, que l'on retrouve dans les consignes données par les inspecteurs au cours de ces stages.


 
La ministre de l'éducation, Najat Vallaud-Belkacem qui vient de présenter ses voeux aux personnels de l'enseignement est, encore une fois, dans un déni de réalité : elle persiste et signe, affirmant que sa réforme va dans le bon sens, alors que les professeurs la jugent inadaptée et inconséquente.


 
Les stages auxquels les enseignants doivent se soumettre sont, également, la preuve de l'ineptie de ces réformes engagées en dépit du bon sens, des réformes qui tendent à amoindrir les connaissances de base, pourtant indispensables à la formation des élèves.

 

 
 
 

 

 

Source : un article de Marianne 

 

http://www.marianne.net/quand-profs-francais-planchent-interview-kev-adams-100248973.html

 

L'exercice sur l'interview de Kev Adams

L'exercice sur l'interview de Kev Adams

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:46
La gauche a-t-elle trahi l'école ?

 

 



Des réformes successives ont affaibli notre système scolaire : renoncement à de véritables cours de grammaire, à l'orthographe, à l'enseignement de connaissances au profit d'une pédagogie de la découverte...

Au nom de l'égalitarisme, on a sacrifié des disciplines essentielles.

Ces réformes avaient pour but de mettre l'élève au centre de l'école, comme s'il pouvait, de lui-même, construire des savoirs, comme s'il était apte à tout découvrir par lui-même.

Mais, enfin, l'enseignant n'a-t-il pas pour mission première de transmettre des connaissances, d'en montrer l'importance, de donner une structuration à la pensée ?

Et cette pensée passe forcément par l'apprentissage de la grammaire et du vocabulaire.

Comment pourrait-on penser quand on n'a pas les mots à sa disposition pour le faire, comment pourrait-on réfléchiir quand on ne maîtrise pas sa langue ?

Pendant des années, on a imposé aux enseignants des évaluations, en début d'année de sixième, de seconde, des évaluations complexes, particulièrement difficiles à corriger, avec des codages très compliqués.

Des évaluations qui n'avaient pas grand intérêt : en fait, un enseignant perçoit très rapidement les défaillances et les lacunes d'un élève, quand il corrige une première rédaction...

Ces évaluations ont été, ensuite, remisées au placard, on les a abandonnées sans tambour ni trompette, car de toutes façons, elles n'avaient pas grande utilité....

L'école a été un champ d'expérimentation à large échelle : on a voulu la réformer à tout prix, sans arrêt, sans vérifier la valeur des réformes mises en place.

L'innovation, la rénovation étaient les maîtres mots dans le domaine éducatif et le gouvernement actuel a poursuivi dans cette voie...

La réforme des collèges menée par Najat-Vallaud Belkacem parachève cette oeuvre de destructuration de l'école : amoindrissement des enseignements fondamentaux, mise en place des EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, quasi-suppression du latin et du grec.

Les EPI qui croisent les disciplines ont pour but de rendre l'enseignement plus attrayant et plus ludique pour les élèves, mais ils risquent de conduire à un affaiblissement des savoirs fondamentaux, ils empiètent sur les apprentissages de base.

La suppression annoncée du latin et du grec sonne aussi le glas de l'enseignement des savoirs : notre culture est fondée sur ces langues, notre littérature doit beaucoup aux auteurs anciens.

On ne peut, ainsi, mépriser notre passé sans dommage : nous devons nous appuyer sur ce passé commun pour garder des repères...

La gauche a-t-elle trahi l'école ? Hélas, les bonnes intentions ne suffisent pas pour remettre l'école sur pied : une réflexion profonde s'impose pour faire en sorte de remettre le savoir au coeur de l'école.

Les faux-semblants sont terrifiants, et ils conduisent au pire : il serait temps de réfléchir aux conséquences de toutes les réformes engagées et d'en dresser un bilan.



 

 

 

La gauche a-t-elle trahi l'école ?
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 12:07
Notre école doit redevenir une école de l'effort...

 

 

 

 

Notre école doit redevenir une école de l'effort. Depuis de nombreuses années, la volonté de nos gouvernants et de certains pédagogues a été de gommer les efforts dans le domaine de l'éducation...

 

L'orthographe mettait en jeu des règles jugées trop complexes : cet enseignement a été jeté aux oubliettes...

La grammaire posait trop de problèmes à nos jeunes élèves... Qu'à cela ne tienne, on a éliminé cette discipline pourtant essentielle des programmes. 

On a instauré des dictées à trous, des dictées préparées, gommant, ainsi les obstacles, les leçons de grammaire ont été sacrifiées sur l'autel de la facilité.

 

Et, encore une fois, la nouvelle réforme des collèges mise en place, dès cette année, va dans ce sens.

 

A quoi bon étudier le latin et le grec, ces langues anciennes, aux déclinaisons si complexes ? Il fallait, donc, les éliminer quasiment du cursus scolaire, en les intégrant dans des EPI...

Les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires ont, aussi, pour objectif de rendre l'enseignement plus ludique...

 

Mais que devient la notion d'effort, indispensable dans toute éducation ?

L'effort ne fait-il pas partie de la vie ?

N'est-ce pas notre lot quotidien ? Il nous faut faire des efforts pour travailler, pour gérer une maison, pour garder une certaine forme physique...

 

En voulant supprimer ou gommer les efforts, notre école perd le contact avec la vie même.

Il faut renoncer à toute cette démagogie qui entoure notre système éducatif, il faut condamner le laxisme.

Les enfants n'ont-ils pas besoin d'un cadre rigoureux pour s'épanouir ?

 

Relisons les textes de Rabelais sur l'éducation : le jeune Gargantua à qui ses premiers maîtres n'inculquent pas le sens de l'effort, devient paresseux, stupide, prétentieux, insolent, incapable d'apprendre et de progresser...

A l'image même de nombreux élèves d'aujourd'hui car on ne leur montre pas l'importance et la valeur de l'effort...

Un autre maître Ponocrates redresse la situation, en montrant au jeune Gargantua l'importance des apprentissages, la valeur de la culture...

Ces textes datent du 16 ème siècle, nos ministres feraient bien de s'en inspirer.

 

Les efforts permettent à chacun de progresser, d'aller de l'avant et les enfants comme les adolescents ne doivent pas en être exemptés...

L'effort, c'est depuis longtemps, l'école de la vie... Il faut réhabiliter cette notion d'effort dans notre enseignement.

C'est, quoi qu'on en dise, l'effort qui rend heureux, qui stimule, c'est l'effort qui nous porte tout au long de notre vie.

Sans effort, la vie n'a plus de sens. Sans effort, les élèves ne peuvent se dépasser, se projeter vers l'avenir.

 

 

 

 

 

Notre école doit redevenir une école de l'effort...
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 07:43
Cette année, la rentrée des enseignants a lieu au mois d'août...

 

 

 

Eh bien, oui, cette année, pour la première fois, le mois d'août s'achève avec la journée de pré-rentrée des enseignants qui a lieu ce mercredi 31 août.

Les élèves, eux, sont accueillis dans les établissements scolaires, dès le 1er septembre...

 

Peu à peu, le ministère grignote les vacances des enseignants : de nombreux professeurs ont corrigé le baccalauréat jusqu'au 10 juillet, et leur temps de congé se réduit, ainsi, comme peau de chagrin.

 

Alors que l'été est encore bien présent, est-il raisonnable d'avancer la rentrée scolaire au tout début du mois de septembre ?

C'est absurde : il y a quelques années, la rentrée avait lieu vers la mi-septembre, ce qui permettait aux élèves un temps de réadaptation, après leurs vacances...

 

Encore une innovation qui ne résout aucun problème : ce n'est pas en gagnant quelques jours de cours que les élèves vont pouvoir mieux travailler.

De plus, les enseignants de collège vont devoir s'adapter à la nouvelle réforme mise en place, dès cette année, et cette prérentrée prématurée ne va pas faciliter leur travail.

 

Les EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, présentés comme une panacée, risquent de désorganiser les cours et de créer de nombreux problèmes...

Encore une réforme que vont devoir expérimenter les professeurs, encore une lubie du ministère qui provoque mécontentements et fureur de la part des acteurs de l'éducation.

Cette rentrée est donc placée sous le signe de la contestation puisqu'une grève est déjà prévue et programmée, dès le 8 septembre.

 

Décidément, en matière d'éducation, le gouvernement "socialiste" a réussi l'exploit de mécontenter à la fois les enseignants et les parents d'élèves.

D'abord, on se souvient de cette réforme catastrophique des rythmes scolaires, sous la houlette de Vincent Peillon qui s'est rapidement éclipsé, après avoir désorganisé les écoles primaires...

Puis, ce fut un passage éclair de Benoit Hamon... qu'on a à peine vu, et on a assisté, enfin,  au "bouquet final" : la réforme des collèges initiée par Najat Vallaud-Belkacem...

 

Une réforme placée sous le signe de la démagogie : le latin et le grec ont été sacrifiés, intégrés dans des EPI... cette réforme tend à supprimer ces enseignements optionnels, pourtant très formateurs, elle supprime aussi les classes bi-langues, et surtout, elle ne restaure pas la place essentielle que doit occuper le savoir, dans une société moderne.

 

En ce qui concerne les EPI, les enseignants vont devoir jongler pour croiser des disciplines aussi diverses que l'EPS et le français par exemple !

Quant à la constitution des emplois du temps, les chefs d'établissements vont se retrouver devant un casse-tête.

 

La "gauche" a, ainsi, déçu dans ce secteur essentiel : l'éducation qui représente l'avenir d'un pays.

Le fiasco est total : encore des réformes mal conçues, faites dans la précipitation, au mépris de l'avis des enseignants.

 

 

Un article sur la réforme des collèges :

 

http://www.lepoint.fr/societe/reforme-du-college-voyage-en-absurdie-30-08-2016-2064609_23.php

 

 

 

 

 

Cette année, la rentrée des enseignants a lieu au mois d'août...
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:51
Au mépris de l'effort...

 

 


L'école subit, depuis des années, un assaut de la part de pédagogues qui visent à nier la notion d'effort : pendant des décennies, a régné la pédagogie de la découverte : l'enfant devait découvrir, par lui-même, le savoir, sans trop d'efforts...


On a voulu simplifier l'orthographe, alléger la grammaire, la rendre attractive, on a gommé des difficultés pour que l'élève se sente plus à l'aise.

Mais à force de gommer et d'effacer les obstacles, les élèves perdent aussi le goût de l'effort et de la persévérance.


Non seulement ils perdent le goût de l'effort, mais, ils ne peuvent acquérir les connaissances nécessaires à une bonne maîtrise de la langue.

"Les élèves s'ennuient au collège", affirme notre ministre de l'éducation nationale : on leur a offert une forme de laisser-aller, de passivité...  comment pourraient-ils ne pas s'ennuyer ?

C'est une fois qu'on a franchi des obstacles que l'on peut mieux aller de l'avant, progresser, avoir envie d'acquérir d'autres savoirs et d'autres compétences...

Les difficultés sont nécessaires dans toute progression, elles font partie de la vie, et on éprouve une satisfaction sans bornes à les avoir dépassées et franchies...

La nouvelle et énième réforme du collège va encore dans ce sens, et c'est déplorable !

On veut supprimer le latin et le grec, les intégrer dans des EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, et d'une certaine façon aplanir encore les désagréments de l'apprentissage de ces langues qui sont, pourtant, tellement formatrices...

J'ai entendu un jour une inspectrice me dire : "Vos élèves prennent trop de notes en cours, l'ambiance est trop studieuse !"

Etre studieux à l'école était donc devenu un problème : "des bavardages ! de la vie ! du mouvement !" Voilà ce qu'apprécient les inspecteurs !!

"Transmettre des connaissances" ? Du superflu ! De l'inutile ou presque !

Au fond, les efforts qu'accomplissaient mes élèves n'étaient pas du tout valorisés : pourquoi prenaient-ils tant de notes inutiles ? Pourquoi étaient-ils si attentifs ?

Tout cela devenait suspect et incongru !

Mais vers quels abîmes d'ignorance et de passivité nous ont conduits toutes ces réformes qui ont visé à amoindrir les programmes ?

Quel gâchis ! Le constat est éloquent : en voulant aplanir les obstacles, l'école a perdu sa fonction première et fondamentale d'apprentissage de la vie.

Un jour, ma soeur, professeur dans un collège a entendu un de ses élèves lui dire : "Mais à quoi bon travailler ? Mon père qui est chômeur est cent fois plus heureux que vous !!"

Les enseignants, face à cette démission devant l'effort, ont perdu tout pouvoir devant leurs élèves : parfois, même, ce sont les élèves qui prennent le pouvoir et font la loi !

L'école doit former les élèves à l'effort, au travail, elle doit montrer que l'effort est valorisant parce qu'il permet de dépasser certaines difficultés.

Or, depuis des années, c'est l'inverse qui se produit, on fait l'éloge de la facilité... On conduit les élèves vers une forme de laisser-aller et de paresse...

 

 

 

 

 

Au mépris de l'effort...
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 16:33
Nicolas Sarkozy vole au secours de l'école !

 

 

On l'attendait au détour du chemin, voilà que Nicolas Sarkozy commente la réforme des collèges de Najat Vallaud-Belkacem !


Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a affirmé que l'école de la République était "en danger", dénonçant, lors d'un meeting aux Pavillons-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, la réforme des collèges qu'il juge "désastreuse pour notre République". 


Oui, on perçoit, là, le grand problème de nos hommes politiques : ils passent leur temps à critiquer le pouvoir en place, quand ils sont dans l'opposition, et dès qu'ils sont au pouvoir, ils commettent les mêmes erreurs.


Certes, la réforme des collèges, proposée par Najat Vallaud-Belkacem est une régression, elle menace des enseignements essentiels comme le latin, le grec, l'allemand... Elle ne met pas, suffisamment, l'accent sur l'importance des apprentissages la grammaire, l'orthographe...


Pour justes que soient les critiques de l'ancien président de la République, lui et ses ministres n'ont guère brillé dans la gestion du ministère de l'éducation nationale : suppression massive de postes, suppression de l'année de stages pour les jeunes enseignants, mépris de la culture...


Pendant les 5 années du mandat de Nicolas Sarkozy, l'école a été mise à mal, les enseignants ont été méprisés et déconsidérés.

Les lettres classiques ont été sacrifiées, au nom de logiques comptables et dans un souci de rentabilité, les heures d'enseignement ont été réduites en fonction des effectifs, placées en fin de journée, ce qui décourageait les élèves motivés.

En lycée, les heures appelées pompeusement "accompagnements personnalisés", sont effectuées en classe complète...

Il semble, donc, que l'actuel gouvernement ne fait que poursuivre la politique de sape et de saccage de l'éducation.


Il semble que l'on retrouve encore et toujours cette volonté de détruire l'école de la République...

Pourquoi votons-nous, dans la mesure où, dans de nombreux domaines, les politiques menées par les uns et les autres se ressemblent ?

Quelle est l'alternative ?

Certes, le gouvernement socialiste a promis de recruter de nouveaux enseignants, mais sur le terrain, la situation n'évolue pas : des classes de 36 élèves en lycée, donc des charges de travail très lourdes, des contraintes administratives de plus en plus nombreuses, des missions toujours plus complexes : il m'est arrivé de devoir aller chercher des copies du baccalauréat, dans une ville située à plus de 50 km de mon domicile, et il a fallu les retourner, après correction...


Il m'est arrivé d'être convoquée pour une réunion d'information sur le déroulement d'épreuves du bac, une réunion totalement inutile puisque des consignes écrites suffisaient à cette information !


Les contraintes se multiplient à l'infini : journée de préparation au bac, établissement des listes de textes étudiés au bac qui doivent être accessibles en format numérique, mais également sur support-papier donné aux élèves, bacs blancs écrits, oraux, devoirs communs etc.


Les enseignants deviennent des girouettes, des marionnettes : la hiérarchie ne perçoit pas, souvent, tout le travail acompli sur le terrain et ne voit dans les enseignants que des exécutants au service d'un pouvoir aveugle, borné...


Et les politiques, éloignés de la réalité, dans leur bulle, ont beau metttre en évidence tout le travail accompli par les professeurs, ils n'en tiennent plus vraiment compte et alourdissent, sans arrêt, leurs tâches.


Le ministère peine à recruter des enseignants : il ne faut plus s'en étonner !


 

 

Nicolas Sarkozy vole au secours de l'école !
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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 16:48
Pour sauver le latin et le grec...

 

 

C'est bien d'un sauvetage dont il est question, ici : les humanités, le latin et le grec, ont été, depuis des années, sacrifiées, au nom de la rentabilité...



Les professeurs de lettres classiques ont dû se battre, pour défendre leurs droits à enseigner ces disciplines : sans cesse concurrencées par de nouvelles options, les humanités ont été reléguées, mises au rebut, placées, dans les emplois du temps des élèves, en fin de journée....
 

De plus en plus, dans les établissements scolaires, les enseignements optionnels sont mis en concurrence : portugais, occitan, théâtre, arts plastiques, cinéma, danse,  latin, grec...

Les enseignants usent de tous les subterfuges, pour attirer les élèves  : des réunions sont même organisées, des "shows médiatiques", au cours desquels, les professeurs se livrent, devant les parents d'élèves, à une promotion de leur propre discipline...


La démagogie est à l'oeuvre : il faut "capturer" le plus grand nombre d'adeptes :  pour atteindre le public le plus large possible, il convient de faire preuve de la plus grande indulgence, séduire les élèves par un enseignement attractif, facile, par des bonnes notes...


Les lycées se transforment, ainsi, en entreprises commerciales où il s'agit de vendre les produits les plus attractifs...

Pour ma part, je me refuse à entrer dans ce jeu qui transforme le métier d'enseignant en une activité commerciale.

Il devrait être évident, pour tous, que le grec et le latin sont le substrat de notre culture, nos sources premières, que ces disciplines sont le fondement de notre langue : d'une certaine façon, nous parlons, tous, grec et latin, en utilisant notre propre langue, le français...

Vocabulaire familier ou scientifique, la plupart des mots que nous employons nous viennent du latin et du grec.
La plupart des termes de la stylistique, de la grammaire sont issus de ces langues.

Notre littérature, dans son ensemble, s'inspire des auteurs de l'antiquité : les grands genres littéraires ne sont-ils pas nés en Grèce ? Théâtre, comédie, tragédie, poésie, fable, discours, éloges.....

Dès lors, peut-on passer sous silence et occulter ces enseignements ?

Il est vrai que la culture n'est plus valorisée dans nos sociétés, elle devient, même, parfois suspecte, alors qu'elle permet à chacun un épanouissement et une ouverture.

La culture littéraire est essentielle pour comprendre le monde qui nous entoure, elle suscite critique, réflexion, rigueur, esprit d'analyse...

La culture classique constitue un apport capital, dans un monde de technicité grandissante, où les mathématiques sont triomphantes.


Il faut, sans doute, rétablir des équilibres perdus : la filière littéraire a été, depuis des années, laissée à l'abandon, mise au rebut, il faut lui redonner toute sa valeur, en offrant des perpectives à ceux qui choisissent cette voie...


Il paraît, aussi,  normal d'offrir à chacun la possibilité d'apprendre conjointement le latin et le grec dans tous les établissements... or, cette possibilité n'existe pas dans nombre de lycées et de collèges.

Pour sauver le latin et le grec, il convient de revaloriser ces enseignements, d'en montrer toutes les richesses, tous les apports.

Oui, ces disciplines sont exigeantes, elles demandent des efforts, de la persévérance, de l'ambition, une volonté d'apprendre, et c'est pourquoi elles doivent être préservées, une façon, sans doute, de combattre une certaine facilité, un laisser-aller qui envahissent nos sociétés.


Dans ce but, voici un appel de l'Association des Professeurs de Lettres au président de la République pour l'avenir des langues anciennes et de l'école...

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-latin-la-lettre-a-hollande-04-05-2015-1925962_2134.php

 

 

Pour sauver le latin et le grec...
Pour sauver le latin et le grec...
Pour sauver le latin et le grec...
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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 16:43
Le parti socialiste : de l'art de perdre un électorat précieux...

 

 



La réforme des collèges, préparée à la hâte, prévue pour la rentrée 2016, n'en finit pas de susciter des contestations et des controverses : les lettres classiques menacées de disparition, l'enseignement de l'allemand et les sections européennes mis en péril, l'histoire tronquée dans ses programmes...


Les enseignants, on le sait, ont tendance à voter à gauche, et ils constituent une partie conséquente de l'électorat du parti socialiste et de la gauche...


Avec ces réformes qui soulèvent tant de problèmes, qui mécontentent nombre d'enseignants, on peut le dire : le gouvernement en place est en train de miner la confiance des enseignants dans les décisions qui sont prises...

Les vacances scolaires, elles-mêmes, sont adaptées à la volonté et aux diktats des lobbies du tourisme.

Comment les enseignants peuvent-ils ne pas s'alarmer face à toutes ces mesures qui vont à l'encontre du bon sens ?

Les professeurs d'histoire s'inquiètent, à juste titre, des nouveaux programmes fixés par l'éducation nationale : on y distingue les sujets obligatoires et des sujets facultatifs, ces derniers étant laissés à l’appréciation des enseignants... "Ainsi, l'étude de l'Islam sera obligatoire, mais celle du christianisme médiéval facultative - ceux qui choisiront de l'enseigner devront le faire uniquement sous l'angle de l' "emprise de l'Eglise sur les mentalités rurales. "

On est sidéré de constater que nos propres racines, en l'occurrence, le christianisme médiéval, deviennent un enseignement facultatif.

Faut-il donc avoir honte de notre passé, faut-il renier nos origines ?

Cette réforme des collèges a été, une fois de plus, bâclée, faite dans la précipitation et sans aucune concertation préalable, puisqu'elle provoque tant de rejets et de réactions négatives.

Vers quel gouffre se dirige le gouvernement ? Le secteur éducatif devait être la priorité et il est sacrifié à des intérêts commerciaux, à une idéologie de la culpabilité, de la repentance...

L'histoire, notre histoire est faite d'errements, de fautes, d'erreurs, mais peut-on la réduire à cela ?

La réforme privilégie, aussi, les enseignements interdisciplinaires, méthode qui paraît séduisante, mais l'interdisciplinarité, si elle peut comporter occasionnellement, un intérêt, ne saurait être systématisée sans danger : éparpillement, morcellement, dispersion et dilution des connaissances...

L' enseignement qui est proposé se veut, avant tout, ludique, amusant, mais peut-on sacrifier, dans ce domaine, la notion d'effort, la valeur des apprentissages ?

On ne peut construire une réforme, sans le consentement des acteurs principaux de l'éducation : les enseignants...

Le parti socialiste est-il en train de scier la branche sur laquelle il s'est appuyé ?

A n'en pas douter, c'est ce qui risque de se produire : la gouvernance de Nicolas Sarkozy avait laminé l'éducation nationale par des suppressions de postes, par la suppression de l'année de stages pour les nouveaux enseignants, et ce gouvernement est en train de prendre le même chemin.

Les socialistes veulent-ils renoncer au pouvoir ? 

S'agit-il de préparer une nouvelle alternance ?

Encore une fois, on a cette fâcheuse impression, mais c'est peut-être le but de nos politiques que de se passer alternativement la balle du pouvoir ?

L'alternance devient une sorte d'habitude, dans le monde politique, et il semble que l'on veuille nous soumettre à cette loi...

L'éducation devait être une priorité du gouvernement en place : de toute évidence, la réforme des collèges ne satisfait personne. Les vacances scolaires sont, même, réajustées pour favoriser le secteur touristique...


Où est la priorité ? 





 

Le parti socialiste : de l'art de perdre un électorat précieux...
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