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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 08:09
Le supermarché du futur...

 

Vous imaginez des caddies dopés à l'intelligence artificielle ? Des caddies avec des capteurs visuels intégrés dans le guidon ?

Des caddies qui vous délivrent votre liste de courses hebdomadaires...

Des caddies qui connaissent vos habitudes de consommation...

Des caddies qui se déplacent tout seuls et qui guident le client vers ses produits préférés...

Des caisses à reconnaissance faciale seront mises en place...

Le ticket de caisse sera enregistré dans une application de smartphone... donc plus besoin de caissière...

Le caddie se reconduira tout seul jusqu'à sa rangée...

 

C'est ainsi que Kai-Fu Lee imagine le supermarché du futur dans son ouvrage intitulé "I. A. la plus grande mutation de l'histoire".

Mais quelle horreur !

Un monde qui nous prive de notre mémoire, un monde où l'on n'agit plus, où les objets prennent le pouvoir, est-ce là un monde enviable ?

L'homme a besoin d'agir, de se remémorer, d'être en contact avec les autres...

On perçoit tous les dangers de l'intelligence artificielle : une déshumanisation...

L’entreprise new-yorkaise Caper a déjà mis au point des caddies connectés pourvus d’intelligence artificielle. Ces chariots nouvelle génération scannent alors automatiquement les codes-barres des articles choisis par le client. Le caddy high-tech favoriserait ainsi l’apparition de magasins sans caisse.

Et d'ailleurs, on voit déjà se dessiner cette déshumanisation dans nos supermarchés : caisses automatiques qui se multiplient, paiements par carte bancaire, diminution du nombre de caissières, moins de personnel...

Et ce sera pire avec l'apport de l'Intelligence Artificielle...

Un monde de machines, un monde qui va créer encore plus de chômage et de dépendance aux machines...

 

Comme le dit Sylvain Tesson, dans un article paru sur le journal Marianne, "le progrès des choses n'est pas le progrès de l'homme... Ce qui est neuf n'est pas forcément mieux."

 

Et Sylvain Tesson de citer un texte de Giono dans lequel "l'écrivain utilise l'exemple des allumettes qu'on sortait de sa poche pour allumer sa cigarette, son cigare, sa pipe... ça marchait très bien. Mais comme le progrès déteste la perfection, puisqu'il faut toujours faire mieux, on a inventé le briquet.

On met de l'essence dedans, ça pue, on s'en fout plein les doigts... Puis on a progressé encore, le briquet est devenu jetable : on allume et on jette, comme l'allumette. C'est ça, le progrès..."

 

Et Sylvain Tesson précise : "Prenez un marteau : il est au service de l'homme. Il enfonce le clou. L'homme, lui, est au service de l' iPhone. Il l'alimente, le nourrit d'informations, le programme, lui obéit, et finalement lui répond."

 

 

 

 

 

 

Le supermarché du futur...
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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 11:21
Xi Jinping au programme !

 

 

Xi Jinping au programme ! Pour la rentrée des classes en Chine, cette année, surgit une nouvelle matière : désormais, "la pensée de Xi Jinping" sera enseignée dans les écoles primaires. 

Dès l'âge de six ans, les petits Chinois auront droit à ce nouvel enseignement...

 

L'endoctrinement dès le plus jeune âge : c'est ainsi que fonctionnent les sociétés oppressives et autoritaires...

 

"Culte de la personnalité, manipulation idéologique, la pensée du chef hissée au rang de parole d'évangile... cela fait penser au petit livre rouge de Mao.

Un programme d'endoctrinement à vaste échelle qui vise à modeler les cerveaux : "elle aidera les jeunes à établir des convictions marxistes et l'amour de la patrie", disent les textes officiels...

 

Faut-il y voir un durcissement du pouvoir, un avertissement envers quiconque oserait contester l'idéologie officielle ?

C'est bien le message qui est en filigrane : tolérance zéro pour la dissidence qui caractérise le régime Xi Jinping.

Le culte de la personnalité se développe en Chine depuis 5 ans et cela va crescendo.

 

Affirmation d'une Chine émergente jadis humiliée, qui s'affirme aux 4 coins du monde, qui met le commerce au service de la puissance diplomatique, une plus grande autonomie nationale face aux circuits commerciaux, davantage de consommation intérieure, l'idée d'une autosuffisance accrue de la Chine, un nationalisme de plus en plus accentué face au reste du monde.

 

Le ministère de l’éducation nationale a bien précisé dans les textes relatifs à ces "nouveaux enseignements obligatoires" que l’objectif était de "s’assurer que la "pensée Xi" entre bien dans les cerveaux des élèves."

On ne peut être plus explicite : il s'agit d'endoctriner les jeunes cerveaux malléables.

 

Ainsi, les écoles primaires s’attacheront à "cultiver chez les enfants l’amour de la patrie, du parti communiste et du socialisme afin qu’ils suivent le parti dès l’enfance."

 

L'enseignement au service d'une idéologie et d'un chef unique : c'est terrifiant !

 

Imaginez : la pensée de Macron enseignée dans les écoles françaises ! La pensée du Président érigée en un dogme irréfutable !

Un cauchemar !

Autre nouveauté qui s'annonce en Chine : des élèves de primaire seront surveillés grâce à une puce électronique. Ce nouveau dispositif, mis en place dans une école de la ville de Zhuhai, permet de renforcer la sécurité des élèves... . Cette puce électronique permet notamment de collecter des informations concernant la trajectoire des élèves ou le temps qu’ils passent dans les différentes zones de l’établissement scolaire.

Cette nouvelle technologie permet également aux parents de pouvoir communiquer avec leur enfant via une messagerie. Les enfants n’étant pas autorisés à utiliser leur téléphone portable en Chine, la puce électronique leur permet d’échanger avec leurs parents.

Est-ce ce monde de surveillance généralisée qui nous attend ?

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/monde/la-pensee-de-xi-jinping-desormais-enseignee-en-chine-des-6-ans-08-09-2021-2442201_24.php

 

 

 

https://asialyst.com/fr/2021/09/06/chine-pensee-xi-jinping-desormais-enseignee-ecole-primaire/

 

 

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/l-heure-du-monde/segments/chronique/368896/chine-enseignement-xi-jinping-hdm

 

 

https://www.lepoint.fr/monde/chine-des-eleves-de-primaire-surveilles-grace-a-une-puce-electronique-10-09-2021-2442452_24.php

Xi Jinping au programme !
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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 11:33
En un quart d'heure !

 

Le "quick commerce", vous connaissez ? Le dogme de la rapidité encore et toujours à l'oeuvre...

 "La ville du quart d’heure c’est la nouvelle utopie : comprenez une ville où vous avez tout sous la main en un quart d’heure, la possibilité de faire ses courses, ses procédures administratives et ainsi de suite dans ce périmètre-là. J’imagine qu’il y a de longues explications psychosociales pour comprendre pourquoi le quart d’heure est devenue le laps de temps supportable dans cet océan d’impatience qu’est notre civilisation, le “tout, tout de suite” n’acceptant donc d’être modulé que par le quart d’heure."

Faire ses courses sur son smartphone, être livré en un quart d'heure ! C'est la promesse du "quick commerce" !

Chic alors ! On consomme en "économisant du temps" !

Mais où est le plaisir ?

On ne peut plus choisir ses fruits, ses légumes, les regarder, les soupeser... on ne peut plus s'attarder dans les rayons...

On connaissait les fast-food, voici que le fast-service se met à connaître un vif succès.

Voici venu le temps du commerce servi à domicile...

Oui, mais servi par qui ?

Servi par ces nouveaux esclaves des temps modernes : on les voit circuler à vélo dans nos villes encombrées, chargés de sacs lourds de victuailles...

Encore un danger pour les petits commerces traditionnels et même pour les grands commerces...

 

"Car cette idée repose en effet sur des “dark commerces”, autrement dit des entrepôts situés par exemple en sous-sol, situés là où nous habitons, mais proposés à des loyers bien inférieurs que les commerces, tout simplement parce qu’ils sont moins accessibles et ils ne serviraient qu’à ces plateformes de livraison. Mais aussi et surtout, cette ville du quart d’heure ne peut exister que grâce à des forçats du quart d’heure."

"Des forçats du quart d’heure obligés de courir, ou plus précisément de pédaler, pour être dans les délais."

Et qui utilise ces forçats, ces livreurs précaires ?

Je me pose la question... pour ma part, je m'y refuse...

Qui utilise ce quick commerce ?

En fait ces sites  font de grosses Promotions, et s’affichent massivement dans le métro pour présenter la nouvelle distribution. Ainsi, des gens modestes ayant peu de moyens peuvent se laisser tenter par ce nouveau mode de consommation...

Ces services de livraison à domicile ultrarapides sont donc promis à un bel avenir, hélas !

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/l-humeur-du-matin-par-guillaume-erner/l-humeur-du-jour-emission-du-jeudi-02-septembre-2021

 

 

 

https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/07/08/cest-quoi-le-quick-commerce-la-nouvelle-revolution-du-commerce-alimentaire/

En un quart d'heure !
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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 08:33
Une société du prêt-à-jeter...

 

Nous vivons dans une société où tout nous pousse à consommer : les publicités omniprésentes, la mode, les cartes de crédit, les soldes, les petits prix, les commerces qui regorgent de toutes sortes de produits...

Et si nous ne consommons pas, l'économie est à la peine, la sacro-sainte croissance est menacée.

Nous vivons dans une société d'hyperconsommation...

 

Et comme l'écrit Konrad Paul Liessman, "la société de consommation devrait en fait s'appeler la société du prêt-à-jeter, et pas seulement, parce que la stratégie dominante pour se débarrasser des objets consiste encore et toujours à les jeter au lieu de les recycler.

Au delà de cette pratique, jeter devient l'une des formes essentielles de l'utilisation d'un bien : on le voit, on l'achète, on le jette."

"Jette, achète...", telle est la devise de nos sociétés...

 

Les fabricants eux-mêmes font en sorte que les produits soient rapidement périmés : c'est le règne de l'obsolescence programmée.

La mode vestimentaire ne cesse de se renouveler : nouveaux modèles, nouvelles formes, nouveaux coloris, nouvelles longueurs, etc.

Les smartphones sont conçus pour ne durer que deux années.

Et Konrad Paul Liessmann d'évoquer les pics de consommation à Noël : "On achète une énorme quantité d'articles qui, sans avoir été utilisés -ils sont même souvent restés dans leur emballage d'origine- prennent très vite le chemin de la poubelle."

 

Nous jetons aussi des tonnes de nourriture. Chaque année, ce sont 1,3 milliards de tonnes de nourritures qui sont jetées ou perdues sur l’ensemble du globe !

Cette masse correspond à 1/3 des aliments que l’on produit sur la planète ! Paradoxalement, quelque 815 millions d’individus souffrent de la faim dans le monde.

 Plus on a accès à de grandes quantités de nourriture, plus on gaspille. Un Malien jette en moyenne 9 fois moins qu’un Français ou un Américain par an : 11kg contre 95kg ! Plus on peut consommer, plus on consomme. Rien qu'avec ce que l'Europe jette chaque année, on pourrait nourrir 1 milliard de personnes.

 

Ainsi, comme l'écrit Konrad Paul Liessmann, "les déchets sont l'affaire de l'homme. La nature ne connaît pas de déchets : tout ce qui voit le jour et meurt au cours du cycle naturel est réintroduit dans celui-ci, se transforme, change d'apparence, de forme, de fonction, mais rien n'est mis au rebut... Seul l'homme produit des déchets."

 

Et le philosophe de conclure : "Aller jusqu'à produire des objets, ce qui est parfois très énergivore, pour qu'ils se retrouvent à la poubelle sans même avoir été utilisés, frôle le cynisme quand d'innombrables personnes n'ont toujours pas le strict nécessaire pour vivre."

Le recyclage est sans doute une des solutions au problème... mais il faudrait aussi repenser notre façon de produire et de consommer... 

Vaste programme !

 

 

 

https://toogoodtogo.fr/fr/blog/penseataplanete-gaspillage-alimentaire-2019

 

 

 

 

Une société du prêt-à-jeter...
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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 10:44
De l'art invisible...

 

En matière d'art contemporain, on aura tout vu : des oeuvres éphémères, des performances, des tableaux vides, mais là on atteint des sommets !

Voilà qu'un artiste, un sculpteur vend des oeuvres invisibles !

 

Salvatore Garau, un artiste italien, est très en vogue en ce moment. Il expose des sculptures invisibles.

Cet artiste italien a réussi à vendre une œuvre invisible aux enchères pour 15 000 euros ! On peut dire qu'il a trouvé le filon pour s'enrichir à bon compte !

 

Mais quel est le gogo qui s'est rendu acquéreur d'une telle supercherie ? On ne connaît pas le nom de l'acheteur qui s'est laissé ainsi gruger...

Pour Salvatore Garau, sa sculpture invisible existe bel et bien, et elle est une "parfaite métaphore de l'époque que nous vivons", explique-t-il à L'Unione Sarda.

"Ça fait des années que je pense à ces sculptures invisibles. Mais ce n'est que maintenant que j'ai décidé de les exposer, car c'est une parfaite métaphore de l'époque que nous vivons", estime l'artiste italien de 67 ans...

 

Une façon de susciter l'imagination du spectateur. Cet artiste est surtout un génie de l'arnaque et de la supercherie !

Vendre du vent ! Incroyable ! Et ça marche !

 

Mais quelle époque !

Il est vrai qu'on nous vend toutes sortes de produits inutiles, futiles, dans une société de consommation débridée.

Alors pourquoi pas une oeuvre d'art invisible ?

 

Une façon de fustiger une époque où les objets matériels nous envahissent ? où nous accumulons toutes sortes d'objets de consommation inutiles.

La publicité nous incite à acheter toujours plus, elle est répétitive, envahissante, elle se veut attractive, accompagnée de musique.

Nous accumulons ainsi toutes sortes de biens : des meubles, des téléphones, des objets connectés, des vêtements...

"Le monde que nous rencontrons, chaque fois que nous sortons dans la rue, que nous entrons dans les magasins est un monde riche, fascinant et beau.", disait Georges Pérec.

Tout nous pousse à consommer et à entasser...

 

Alors, le vide peut devenir lui-même, au bout du compte, fascinant !

A moins que l'artiste n'ait voulu signifier que notre époque est vide, dépourvue d'âme, de spiritualité, de projets...

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/monde/un-artiste-vend-une-oeuvre-inexistante-pour-15-000-euros-02-06-2021-2429218_24.php

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 11:04
Retour au monde d'avant...

 

Des terrasses bondées, un flot continu de voitures, des embouteillages, des rues envahies de touristes et de passants : c'est le retour au monde d'avant...

 

La foule se presse et se bouscule dans les magasins : les files d'attente s'allongent devant les boutiques, c'est le rush sur la mode de printemps.

Dans les rues, difficile de circuler, les voitures s'accumulent... la pollution s'intensifie, les odeurs d'essence se propagent.

Devant les boutiques, les gens s'impatientent, sont pressés de rentrer pour faire leurs achats.

Au supermarché, encore des files d'attente pour passer à la caisse...

Les gens se précipitent vers les rayons de vêtements, de chaussures, de petites culottes, qui ont été fermés pendant le confinement.

 

C'est la ruée tant attendue vers le monde de la consommation : les vieilles habitudes reprennent, encore plus intenses, après des semaines de privation.

On compense, on rattrape le temps perdu : on se hâte de profiter...

 

Sur France 2, lors d'un reportage du journal de 20 heures, on voit des gens agglutinés, les uns près des autres aux terrasses des cafés, une foule compacte.

Finis les gestes barrières, on tombe le masque ! Un vent de liberté souffle sur les terrasses.

"C'est une question que certains responsables de bar et de restaurants doivent se poser : comment faire face à l'affluence soudainement provoquée par la réouverture ? La clientèle est enthousiaste, parfois impatiente. L'équation n'est pas simple.

Comment faire partir les clients tous les soirs avant le couvre-feu ?

Certains adoptent la méthode douce : le service s'arrête 15 minutes seulement avant l'heure fatidique... ça se fait en plusieurs rappels...

Parfois, l'évacuation est beaucoup plus directive : l'évacuation prend des allures d'opération militaire !

A moins cinq, on évacue les terrasses.

"Super frustrant, commente une jeune cliente. On passe un bon moment et on est obligé de rentrer."

 

Eh oui, c'est presque le retour à la vie d'avant, exception faite du couvre-feu.

La vie d'avant : la société de consommation, c'est ainsi qu'on l'appelle.

Est-ce étonnant ?

Ne sommes-nous pas dressés pour consommer ? Tout nous y incite : les pubs qui prolifèrent partout, pubs pour des vacances, pour des SUV luxueux, pour des comprimés de vitamines, comme si l'alimentation ne suffisait pas dans nos sociétés d'abondance, pubs pour des produits sucrés, salés, gras, etc.

Les magasins qui regorgent de produits, les crédits, les cartes bancaires, etc.

Consommer, c'est le maître-mot de nos sociétés.

On en oublie l'essentiel : la préservation de la nature, de notre planète, de notre environnement, de la beauté du monde...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement/bars-le-casse-tete-des-terrasses-et-du-couvre-feu_4634133.html

 

 

 

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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 09:19
Le succès de la mode jetable...

La mode jetable, vous connaissez ? Une industrie particulièrement prospère ! J'avoue que je suis moi-même tentée par cette mode facilement accessible, peu chère, et plutôt jolie.

Notre planète est submergée par les vêtements : 56 millions de tonnes sont vendues chaque année ! Une industrie qui a quintuplé en quelques années.

Pourquoi cette progression exponentielle ? Les coûts de production ont chuté et, grâce à la mode jetable, on peut renouveler sans arrêt sa garde-robe.

Il n'est pas rare qu'un consommateur ne porte jamais ou ne porte que très peu un vêtement acheté.

De plus, cette surproduction est toxique pour l'environnement.

 

A l'origine de cette mode jetable, une entreprise : Zara qui appartient au groupe espagnol, Inditex, leader mondial de cette industrie du vêtement.

Inditex possède plusieurs marques : Zara et Zara Home, Pull and Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho et Uterqüe.

Le patron de l'entreprise Amancio Ortega est la 6ème fortune mondiale.

 

Le secret de son succès : Ortega s'inspire des modèles haut de gamme, mais il vend ses vêtements à bas prix. Ainsi une mode élitiste devient accessible à tous.

La marque possède toute la chaîne de production, depuis les usines jusqu'aux boutiques... Ainsi, pas de perte de temps pour produire et vendre...

Une idée marketing de génie ! Les magasins vendent sans cesse des nouveautés, ce qui incite les consommateurs à revenir, une façon d'attirer la clientèle avec des prix peu élevés, afin d'éviter ce que l'on appelle "le remords du consommateur."

Autre idée de génie : Zara ne fait pratiquement pas de publicité, ce qui génère des économies.

 

Dans le passé, la mode obéissait à des critères stricts, elle ne concernait que les élites, désormais, la mode touche tout le monde.

On s'habille en fonction de ce qui nous va et nous plaît. Et grâce à des petits prix, la mode permet d'améliorer l'image de soi.

La mode jetable est, en fait, une copie du luxe à bas prix, avec juste quelques différences, pour que les marques ne soient pas traînées devant les tribunaux.

 

Depuis des décennies, on nous a inoculé le virus de la nouveauté. Pendant des millénaires, les gens vivaient dans la répétition. Désormais, nous sommes des drogués de la nouveauté : la tradition n'est plus légitime.

Pourquoi ? Sans doute, parce que les gens sont tout le temps exposés sur les réseaux sociaux : être bien habillé, c'est être bien accepté.

De plus, les gens ont l'impression de faire des économies en achetant ces produits à bas prix.

 

Les marques font aussi appel à des "influenceuses" avec des applications de shopping qui créent un effet de drogue. Internet devient un grand centre commercial.

Et cette frénésie d'achats touche aussi les hommes, notamment les plus jeunes.

 

La demande explose : les livraisons de ces vêtements représentent 10 % des gaz à effet de serre des transports. L'impact écologique est donc important.

 

De plus, à vêtement jetable, travail jetable : ce business génère légion de travailleur précaires, les livreurs.

Il existe aussi ce que l'on appelle "l'ultra fast fashion" : une industrie qui vend des vêtements encore moins cher et qui s'adresse aux jeunes. Certains vêtements sont vendus à 5 euros, des vêtements tape à l'oeil, vite jetés.

 

Certains de ces vêtements sont fabriqués au Royaume Uni, à Leicester qui est un centre de production de fast fashion : les conditions de travail y sont dignes du tiers monde.

Dans les ateliers de confection, les fenêtres sont obstruées, les locaux ne sont pas chauffés en plein hiver, le travail est très mal rémunéré.

A Leicester, la moitié de la population est d'origine étrangère : c'est une main d'oeuvre fragile, peu éduquée, facilement exploitable. Les journées de travail sont harassantes, interminables, les ouvriers n'ont pas de contrat de travail.

On peut parler d'un véritable esclavage moderne. Les conditions de travail ont favorisé la propagation de l'épidémie de Covid.

 

Il faut savoir aussi que l'industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde après le pétrole.

On présente souvent la viscose, cette soie artificielle, comme un produit écologique issu de la fibre de bois.

Mais c'est une illusion : il faut de nombreux produits chimiques pour transformer le bois en tissu, des produits toxiques, très dangereux , acide sulfurique et CS2.

En Inde, dans la région où sont fabriquées ces fibres synthétiques, les gens sont atteints de symptômes neurologiques graves, cécité, atteintes vasculaires, handicaps, des problèmes de santé liés à la pollution de l'eau.

L'entreprise Birla fournit finalement de l'eau potable aux habitants, car les dirigeants savent qu'ils sont responsables de a pollution.

Mais, pour cultiver, les paysans utilisent encore l'eau polluée des puits. Et comme l'usine donne du travail aux gens, les habitants de la région laissent faire... 

 

Avec la mode jetable,  la demande mondiale de viscose explose.

De plus, la durée de ces vêtements est souvent limitée : les fibres s'abîment vite. Seulement 10 % peuvent être revalorisés.

Est-il possible de freiner la "fast fashion" ? En fait, si l'on arrête d'acheter ce type de vêtements, ce n'est pas une bonne solution pour l'économie.

On ne verra donc pas la fin de la mode jetable !

Encore un problème pour lequel nous n'avons pas de solutions...

 

 

Source :

 

https://www.arte.tv/fr/videos/089135-000-A/fast-fashion-les-dessous-de-la-mode-a-bas-prix/

 

Le succès de la mode jetable...
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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 09:11
Le succès fulgurant d'Amazon...

 

Amazon ? Vous connaissez ? Ce célèbre site de ventes en ligne connaît un succès foudroyant : la pandémie de Covid lui a permis de réaliser encore plus de bénéfices.

 

Avec le confinement, certains magasins fermés, Amazon a battu des records de ventes.

 

On imagine pourtant les conséquences de ce nouveau commerce en ligne...

Une certaine uniformisation, une déshumanisation aussi puisque les gens ne sont plus en contact avec des commerçants.

 

Et vous ? Utilisez-vous Amazon ?

Pour ma part, jamais : il est vrai que je me défie à priori de la vente en ligne... 

Je préfère, par exemple, aller acheter des livres en librairie : je peux choisir, à mon gré, feuilleter les livres, les tenir en mains, mieux les apprécier.

 

Sur Amazon, tout se vend et tout s'achète....

D'un simple clic, on peut commander toutes sortes de produits : la livraison est ultra-rapide, gratuite.

Mais quelle concurrence pour les petits commerces !

 

Alain Damasio, auteur de science-fiction dénonce le site de vente américain.

"Amazon est une entreprise de fabrication du pire. Quant tu cliques sur ce site Web, tu dois savoir que tu collabores à la pollution terrestre, à la destruction d'emplois de proximité, à la promotion d'un mode de vie individuel et triste. Et tout ça pourquoi ?

Pour acheter des produits qui sont déjà présents dans les magasins existants mais qu'on a la flemme d'aller chercher sur place ! C'est une industrie entièrement fondée sur notre paresse."

 

La paresse pour les uns, mais un travail harassant pour les autres, ceux qui travaillent d'arrache-pied dans les entrepôts de la firme américaine.

 

Des employés dénoncent des conditions de travail inhumaines et infernales.  Ils dénoncent les semaines de 60 heures et les exigences du géant de la vente en ligne.  

 

 “C'est comme faire 11 heures et demie de cardio cinq jours par semaine … Vous montez et descendez les escaliers, vous vous accroupissez, vous vous mettez à genoux, vous vous redressez” témoigne une ancienne employée.

 

Une enquête menée par Syndex fait état de 74 % des employés qui ressentent des douleurs physiques qu’ils associent à leur job. 70 % évoquent le stress au travail, quand un tiers des salariés, et 71 % des cadres parlent d’insomnies. Sur le site de Montélimar, 79 % estiment que le traitement des employés est à géométrie variable.

Du jamais vu chez Amazon, en Italie : une grève de 24 heures, suivie par 75% des employés et qui affecte toute la chaîne des salariés : 40 000 personnes, dans le pays, qui se disent épuisées. Dénonciation de cadences infernales, de la surveillance permanente des pauses toilettes...  Ces vagues atteignent aussi l'autre côté de l'Atlantique : des employés en Alabama (États-Unis) devraient voter la création d'un syndicat pour la première fois.

"Nous sommes traités comme des prisonniers qui sont là pour exécuter un travail...", commente une employée d'Amazon.

 

C'est ainsi que naissent les nouveaux esclaves de la modernité et ils sont de plus en plus nombreux dans ce cas...

 

 

 

Sources : un article paru dans le journal l'Express "Tous accros à Amazon", par Agnès Laurent.

 

https://www.francetvinfo.fr/internet/amazon/amazon-vent-de-revolte-chez-les-salaries-aux-etats-unis_4344569.html

 

 

 

Le succès fulgurant d'Amazon...
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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 09:34
Un autre danger de la crise sanitaire : l'hyperconnexion...

 

On évoque souvent les conséquences économiques de la crise sanitaire du Coronavirus : de fait, elles risquent d'être dramatiques, explosion du chômage, de la pauvreté, des inégalités...

Mais on oublie souvent les dangers de l'hyperconnexion liés à la pandémie de Covid-19.

 

Les nouvelles technologies sont utiles, c'est certain, mais l'usage que nous en faisons est loin d'être sans risques.

"Les applications nous rendent dépendants, captent notre attention, et peuvent parfois nous enfermer dans un isolement intellectuel."

L'objectif des GAFAM est de monopoliser et retenir notre attention...

 

Et avec le confinement, le couvre-feu, les gens ont encore plus tendance à se réfugier derrière des écrans.

 

Qui est le grand gagnant de cette crise ? Incontestablement, c'est Amazon qui a fait des chiffres de ventes record.

Et qu' y a t-il derrière Amazon ? "toute une industrie d'employés précaires qui sont payés une misère pour que l'illusion du numérique fonctionne."

"Amazon crée des emplois mais en détruit aussi beaucoup."

Ainsi, les gens prennent l'habitude de ne plus se déplacer pour faire leurs achats : les centres villes sont désertés.

"Une façon de détruire le tissu social et les échanges humains."

 

Que dire du télétravail ? Là encore, on perd le contact avec autrui, l'éloignement bloque les relations humaines.

L'outil numérique a ses limites : les enseignants en ont fait l'amère expérience... certains élèves ont décroché, malgré les efforts déployés par les professeurs.

La distance empêche la communion, le partage.

 

Les lieux de culture étant fermés, les gens se réfugient encore plus derrière leurs écrans : au lieu d'aller au cinéma, au concert, les gens regardent des vidéos en streaming sur internet.

Ainsi, tout nous pousse à une forme de sédentarité : assis devant des écrans, nous en oublions la vraie vie, le contact avec le monde et les autres.

Nous sommes saturés d'images, de sons, car nous passons de plus en plus de temps devant des écrans... cette abondance aboutit à une sorte d'abrutissement... nous finissons par ne plus regarder, ne plus entendre...

Face à ces écrans, nous perdons aussi le sens du contact charnel avec le monde.

 

Le danger, c'est le repli sur soi, une société encore plus égoïste et individualiste.

Ainsi se profile une société du sans contact.

 

Il faut veiller à ce que les pratiques actuelles du numérique ne se perpétuent pas : il ne faut surtout pas, par exemple, que l'enseignement à distance s'installe durablement.

 

 

 

 

Sources : un article paru dans L'humanité : Les méfaits d'une société sans contact... une interview de François Saltiel auteur d'un ouvrage intitulé : La société du sans contact.

 

https://editions.flammarion.com/la-societe-du-sans-contact/9782081515987

 

 

Un autre danger de la crise sanitaire : l'hyperconnexion...
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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 09:19
Nice et sa région : inefficacité d'un confinement partiel ?

 

 

Face à une recrudescence inquiétante de l'épidémie de Covid-19, le gouvernement a décidé un confinement pour deux week-ends  successifs dans la région niçoise.

Les habitants d’une zone urbaine du littoral de Menton à Théoule-sur-Mer devront désormais se plier à un confinement le week-end. Cette zone concentre près de 90 % de la population du département. Le confinement entrera en vigueur du vendredi 18 h au lundi 6 h.

 

Que penser de cette demi-mesure ?

On peut craindre l'inefficacité d'un tel confinement...

Les gens vont continuer à se voir, à circuler dans l'arrière-pays et sur le littoral pendant la semaine. Le variant anglais étant particulièrement contagieux, il sera difficile de juguler l'épidémie avec quelques "mesurettes."

 Quelles sont les autres dispositions ?

Le préfet a décidé la fermeture des enseignes commerciales de plus de 5 000 m2 à l’exception des commerces alimentaires et des commerces de santé. Les activités de vente à emporter et de livraison sont maintenues.

Par ailleurs, pour les commerces de plus de 400 m2, la jauge d’accueil est portée de 10 à 15 m2 par visiteur. Ils sont également invités à se doter d’un "médiateur Covid" pour faire respecter les règles par les clients.


De plus, le masque sera désormais obligatoire dans tout le département, a annoncé le préfet. Par ailleurs la diffusion de musique amplifiée et la consommation d’alcool sur la voie publique seront interdites. Les contrôles aux frontières seront renforcés, notamment dans les aéroports.

 

Mais pour le Dr Benoît Lepage, épidémiologiste au CHU de Toulouse, un confinement partiel le week-end "n'empêchera pas les contacts". Il estimait en octobre que cette réponse était insuffisante. "Elle ralentirait probablement la circulation mais je ne pense pas qu'elle la bloquerait", expliquait-il.

 

En fait, il semble que ces mesures interviennent bien tardivement, alors que l'épidémie a flambé : le taux d'incidence est déjà très élevé dans les Alpes-Maritimes. Les urgences sont déjà quasi saturées. Or on sait que le confinement a un effet retard...

 

Le maire d'Antibes, Jean Leonetti, dénonce, pour sa part cette mesure. Pour lui, "ces mesures de confinement partiel ont une efficacité sur le plan sanitaire très limitée et sont extrêmement pénalisantes sur la vie sociale, estime-t-il. C'est la raison pour laquelle il me semble qu'on devrait agir plus médicalement. On sait très bien que c'est traiter, dépister et vacciner qui sont les bonnes méthodes. Le confinement, c'est une méthode archaïque qu'on utilise par défaut parce qu'on ne peut pas être efficace." 

 

Dans tous les cas, le gouvernement est à la peine : retard dans la campagne de vaccinations, flambée de l'épidémie dans certains territoires : la Moselle, Dunkerque, Nice et sa région, difficulté à mettre en place des tests et un traçage efficace des malades...

Comment juguler l'épidémie ? Pour l'instant, la situation reste incertaine...

 

 

 

 

 

 

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