Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 11:48
Notre horizon : la consommation...

 

 

Par curiosité, je me suis rendue ce samedi 28 novembre dans le centre de ma ville : c'était le premier jour d'ouverture pour les petits commerces, après un mois de confinement.

La principale rue commerçante était envahie de monde : une foule compacte qui investissait les trottoirs, des files d'attente, des voitures coincées dans des embouteillages...

 

Une réussite pour les commerçants privés d'activité lors de deux confinements, une aubaine pour ces gens qui n'avaient qu'une hâte : travailler, ouvrir leur boutique.

L'approche de la fête de Noël est un moment crucial, essentiel pour les petits commerces....

On voyait les gens déambuler dans les rues, portant des paquets, faisant provisions de cadeaux en vue des prochaines festivités...

 

Ainsi, nous sommes voués à une perpétuelle consommation tout au long de l'année, car les fêtes s'enchaînent et nous entraînent dans leur sillage de frénésie consumériste.

Travailler, gagner de l'argent pour consommer... C'est là l'horizon que l'on nous propose...

Dans les supermarchés, les rayons débordent de victuailles de toutes sortes...

Nous sommes invités à la grande goinfrerie de Noël et comme toutes sortes de mets sont accessibles, nous nous laissons tenter : nous vivons dans une société de consommation.

On ne peut y échapper. Qui penserait ne pas fêter Noël ?

 

On le voit bien : quand les commerces ferment, une grande partie de notre société est à l'arrêt.

Ne sommes-nous pas formatés et conditionnés pour consommer ? 

Ne sommes-nous pas formatés par la publicité, par les différents médias qui nous incitent à consommer, et même à surconsommer ?

 

Les produits que nous consommons sont souvent des produits de luxe, du superflu... 

Laissons la parole au philosophe André Comte-Sponville : "Un tel luxe est d'autant plus choquant qu'il constitue, d'évidence, une perversion du message de Noël. Un enfant est né, il y a quelque deux mille ans, pauvre parmi les pauvres, pour célébrer, sans faste ni puissance, l'unique richesse de l'amour. Il fut un temps où on se demandait si le capitalisme était compatible avec cette éthique-là, celle des Evangiles, si le christianisme, en sa pureté, n'était pas une réfutation terrible de ce qui fait vivre nos sociétés. Vieilles lunes, semble-t-il. On se demande maintenant si les Evangiles ne sont pas réfutés plutôt par le capitalisme..."

 

Et nous en oublions souvent tous les plaisirs gratuits que peut nous offrir la nature... Nous en venons même à négliger cette nature, à la malmener, à la polluer, la piller, la saccager pour satisfaire toutes sortes de désirs superflus.

Pourrons-nous sortir de ce système qui nous entraîne inexorablement à notre perte ?

Un système qui détruit la planète sur laquelle nous vivons...

"C'est la nature qu'il faut défendre comme si notre vie en dépendait... parce que c'est le cas..." telle est la phrase de conclusion d'un documentaire diffusé sur ARTE, intitulé "H2O, l'eau, la vie et nous".

Oui, nous dépendons de la nature : il serait temps d'en prendre conscience.

"Une chose est certaine : il est impossible de continuer sur la trajectoire actuelle. Qu'on le veuille ou non, ça ne durera pas. L'inquiétude qui se dessine ici est aussi une chance sans précédent.", écrit Aurélien Barrau, astrophysicien au CNRS, dans son ouvrage intitulé : Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité.

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 12:32
Rayons fermés dans les supermarchés...

 

Plus de rayon "Librairie" dans les supermarchés : la grande distribution a dû retirer de ses rayons les produits qui pourraient être vendus dans les petits commerces.

 Le Premier ministre Jean Castex en a décidé ainsi, par souci d'équité avec les commerces de proximité qui doivent garder portes closes, en raison des consignes sanitaires.

 

Je me suis rendue récemment au supermarché où je fais habituellement mes courses : plus d'accès aux jouets, aux produits culturels, livres, CD, DVD, plus d'accès au textile, aux chaussures, aux draps, aux serviettes, aux meubles...

Impossible, par exemple, d'acheter des pantoufles, si on en a besoin...

Impossible de se procurer des draps, des serviettes de bain...

Et pourtant, ce sont là des produits qui peuvent être utiles, voire indispensables.

 

Qui a décidé quels étaient les produits de première nécessité ? Curieusement, le rayon "maquillage" était encore accessible.

Que d'incohérence dans ces choix !

On comprend aussi les difficultés des petits commerçants : depuis un certain temps, de nombreux magasins des centres villes ont été contraints de fermer.

Et, avec la pandémie, de nombreux commerces ne vont pas survivre et sont menacés de faillite.

 

Mais, en fermant les rayons des supermarchés, on pénalise encore les consommateurs et on favorise les géants de la vente en ligne.

Les gens sont obligés de se tourner vers le commerce en ligne : une déshumanisation de la consommation qui est préjudiciable.

Vous aimez acheter des vêtements, des chaussures en ligne ? Difficile de se décider sans avoir essayé, vu l'article de près.

 

Kelly Ingargiola, patronne de la boutique Perreyon, spécialisée dans la vente de stylos de luxe et de papeterie fine, dénonce ce type de commerce.
Le commerce en ligne ? Le click and collect ? Les marketplaces ? Ces solutions ont le don de hérisser cette commerçante. "Je ne supporte plus le mot "digitaliser" ! dit-elle. Ce n'est pas la solution, tous les clients ne sont pas 2.0. Il y a un retour net des consommateurs vers le commerce de proximité, vers le contact, vers la découverte du produit. À trop vouloir digitaliser, on court vers un problème social."

 

En fait, beaucoup de petits commerçants ne sont pas préparés à ce commerce digital.

 

A n'en pas douter, c'est une aubaine pour Amazon ! Mais un véritable désastre pour les petits commerçants...

Les supermarchés vont pâtir aussi de cette situation puisque nombre de produits ne sont plus disponibles à la vente.

 

 

https://www.lepoint.fr/economie/la-grande-peur-des-commercants-lyonnais-08-11-2020-2399984_28.php

 

 

 

 

 

 

Rayons fermés dans les supermarchés...

Partager cet article

Repost1
11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 10:26
Les masques au supermarché...

 

Il fut un temps où je cherchais désespérément un masque et je n'en trouvais nulle part : ni en pharmacie, ni au supermarché.

 

Et maintenant, voici que les masques sont partout : ils s'affichent même en tête de gondole le long de la file d'attente du supermarché.

 

Ils ont même remplacé une partie des friandises qui s'offraient au regard des gamins dans la file d'attente : masques en tissus, de toutes sortes de couleurs, masques chinois jetables à des prix intéressants... 2, 80 les dix masques !

Et les gens dans la file d'attente regardent avec curiosité ces masques, ils s'attardent, ils farfouillent, cherchent...

 

Le masque devient tendance : comment y échapper ? Il est obligatoire dans les magasins, dans les lieux clos, et parfois aussi à l'extérieur, dans les grandes villes.

On en voit parfois de très élégants assortis à la tenue vestimentaire... dans ce cas, le masque devient accessoire de mode.

 

Au supermarché, on peut ainsi observer comment les gens portent masques : assez souvent, sous le nez, parfois sur le menton... Ainsi, beaucoup font semblant de porter masques...

Dans les rues, on peut observer le même phénomène...

Comment s'en étonner ?

 

Alors que le masque n'est pas obligatoire sur les terrasses bondées des cafés et des restaurants, il devient obligatoire dans les rues passantes.

N'est-on pas là en pleine incohérence ? On a du mal à saisir la différence.

 

Bien sûr, il s'agit de satisfaire les tenanciers de bars et de restaurants qui ont éprouvé de grosses difficultés financières à la suite du confinement...

Mais comment s'étonner de la propagation du virus quand  les masques ne sont pas exigés sur des terrasses bondées ?

Le virus se propage-t-il facilement à l'extérieur ? Oui, probablement, si les contacts sont rapprochés...

 

Depuis le début de la pandémie, le masque est sujet de controverses...

Où est la vérité ? Le masque protège-t-il du virus ou est-ce un cache-misère ?

Dans le doute, mieux vaut porter tout de même un masque... c'est un moindre mal, si on le compare au confinement.

 

 

 

 

 

 

 

Les masques au supermarché...

Partager cet article

Repost0
22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 08:45
Voici venu le temps du trikini...

 

On connaissait le bikini, voici venu le temps du trikini...

On n'arrête pas les innovations de la mode : la mode s'adapte à l'air du temps, et même au coronavirus... désormais, on peut acheter un trikini, mais qu'est-ce que c'est ?

 

Une marque de maillots de bain italienne du nom d'Elexia Beachwear a imaginé des masques assortis à des tenues de bain...

 

Ainsi, le masque devient un véritable accessoire de mode que les élégantes porteront cet été sur les plages...

Le masque n'est plus simplement protecteur, si tant est qu'il le soit vraiment, il devient un signe d'élégance, de distinction...

 

Il est vrai que ces tenues sont seyantes, mais Il doit être inconfortable de se baigner avec un masque...

Peut-être le masque est-il  destiné à être enlevé le temps de la baignade ?

On imagine les marques de bronzage que vont laisser ces masques sur les visages... pas très joli comme effet...

 

L'univers de la mode s'adapte à toutes les situations : c'est là une occasion de vendre de nouveaux accessoires, même s'ils ne sont pas forcément utiles.

Certains créateurs ont aussi imaginé des masques assortis à des robes : alors, là, c'est le total look...

 

Ainsi va notre monde voué à la consommation, aux achats inutiles, à une certaine futilité...

Tout est fait pour nous inciter à consommer : les fêtes, les promotions, les ventes privées se succèdent sans arrêt.

Et même le coronavirus permet de lancer de nouveaux produits...

Le plus souvent, on nous vend des apparences : voitures de luxe, vêtements clinquants, médicaments miracle...

 

Il s'agit de nous vendre des faux-semblants, des illusions, des chimères : il faut que les gens achètent et recommencent !

"Jette-achète", telle est la devise de nos sociétés : peu importe la qualité de ce que l'on nous propose, ce qui importe, ce sont les apparences.

 

En l'occurrence, se soucie-t-on de la qualité de ces masques de protection  assortis aux maillots de bain ? Sont-ils vraiment protecteurs ?

Encore une fois, on nous vend du rêve, du clinquant, des apparences...

Or, ce qui importe pour un masque, c'est le fait qu'il soit efficace, fonctionnel, pratique...

 

 

Sources :

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/ceci-sappelle-un-trikini-ou-lart-dassortir-son-masque-a-son-bikini_fr_5ec4dd44c5b6d90bc30f08f9?utm_hp_ref=fr-homepage

 

 

 

https://fr.blastingnews.com/buzz/2020/05/ete-le-trikini-la-tendance-imposee-par-la-pandemie-003140579.html

 

 

Voici venu le temps du trikini...

Partager cet article

Repost0
10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 08:39
L'antre du diable...

 

L'antre du diable... il s'agit d'une image, bien sûr... 

 

Mais quand on voit les images de ces marchés d'animaux qui ont lieu en Chine, on est atterré par cet entassement hétéroclite d'animaux...

 

Des cadavres de chauve-souris sont proposés à la vente pour la médecine traditionnelle, des chiens et des chats sont entassés dans des cages, des pangolins, des reptiles... des oiseaux, des bruants auréoles, une espèce de passereaux en danger d'extinction. Ces oiseaux sont traditionnellement mangés en Chine.

C'est un bric-à-brac d'animaux sauvages entassés les uns sur les autres, un réservoir de contagion, l'antre du diable...

 

Les excréments d'une espèce de chauve-souris servent à soigner les affections oculaires tandis que les parties du corps sont séchées et ajoutées à du vin. Elles peuvent être aussi broyées en poudre pour ingestion orale comme moyen de détoxifier le corps. Les deux pratiques pourraient être très risquées si un animal était infecté par un coronavirus.  Un comble, le gouvernement chinois a par exemple recommandé un traitement à base de bile d'ours contre le Covid-19...

 

La médecine traditionnelle chinoise, qui s'appuie sur d'anciennes croyances prêtant aux animaux des vertus thérapeutiques, est un puissant moteur de ce commerce et aussi un vecteur dangereux de virus et de maladies.

 

Chiens, chauve-souris, pangolins... Sur des étals des marchés en Chine, de la viande d’animaux sauvages est vendue au mépris de toutes normes et précautions sanitaires. Déjà responsable de l’épidémie du SRAS, cette pratique serait à l’origine de la pandémie du Covid-19.

 

Vous imaginez ? Au menu : grenouilles écorchées vivantes, soupes de serpent, rats et têtes de louveteaux.
A Wuhan, comme dans bien d’autres villes chinoises, les marchés douteux sont pléthore, quand ils ne sont pas illégaux.

Comment le gouvernement chinois peut-il tolérer de telles pratiques ?

 

On se croirait au Moyen Age dans un bazar où perdurent des superstitions, où l'on applique des recettes magiques d'un autre temps.

On se croirait dans l'antre du diable... et cela fait froid dans le dos.

 

Si en Chine, on ne respecte pas des règles d'hygiène élémentaires, on risque fort de voir se propager de nouveaux virus mortifères...

Des virus à couronne qui nous obligent alors à mettre en oeuvre des mesures sanitaires drastiques, qui nous contraignent au confinement, à l'arrêt de nos activités, de nos écoles, à la négation de la vie même.

 

 

 

https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/virus-nouveaux-virus-viennent-ils-souvent-chine-13454/

 

https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/18816-covid-19-linquietude-renait-autour-des-marches-asiatiques-danimaux-sauvages/

 

 

https://www.cnews.fr/monde/2020-03-30/des-marches-danimaux-sauvages-auraient-deja-rouvert-en-chine-941936

 

 

L'antre du diable...

Partager cet article

Repost0
20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 11:42
En temps de confinement, il faut tout de même se ravitailler...

 

 

On ne peut y échapper : il faut se nourrir et en temps de confinement, il est indispensable de faire ses courses.

Je me suis donc rendue au supermarché le plus proche. Pour atteindre le magasin, une circulation très fluide et réduite : quelques rares voitures sur la route. C'est là un effets bénéfiques du confinement : les routes sont dégagées, la pollution s'estompe...

Arrivée sur place, je découvre un parking pratiquement vide, alors qu'en temps ordinaire, il est saturé.

Evidemment, la galerie marchande est fermée : une seule entrée est accessible et les clients sont canalisés.

A l'intérieur, encore peu de monde : les gens circulent lentement et à distance.

 

Un haut-parleur diffuse des messages : des consignes de sécurité, des conseils pour maintenir une distance de 1 mètre entre chaque client.

Un autre message est diffusé afin de rassurer les clients : on affirme que tout le mobilier, tous les caddies sont désinfectés et nettoyés régulièrement...

Alors, là, vraiment j'ai des doutes : il me paraît impossible que le personnel assure le nettoyage des caddies, d'ailleurs, le nombre de vendeurs est très limité....

 

Bien sûr, le rayon des pâtes et du riz a été dévalisé... les clients se sont précipités dès l'annonce du confinement sur ces denrées faciles à conserver. On ne trouve plus de désinfectant, plus d'alcool.

Mais on peut acheter encore des fruits, des légumes et tous les autres produits de consommation habituels.

 

Dans les allées, certains sont équipés de masques, d'autres portent des gants, des gants de ville ou des gants en plastique... C'est hallucinant.

J'ai comme l'impression d'être dans un film de science-fiction où les gens sont contraints de se protéger d'un virus venu d'une autre planète... mais non, c'est la réalité.

Je pense à mes parents, à mes grand-parents qui ont vécu des guerres, mais qui n'auraient jamais imaginé un tel scénario.

 

Le silence règne dans le magasin... une ambiance morne, lugubre, les gens ne s'attardent guère et se hâtent de finir leurs courses.

L'employé chargé de peser les fruits et les légumes est équipé lui aussi de gants, mais il arbore un large sourire qui se veut rassurant.

Au rayon librairie devant lequel je passe, il n'y a personne... les gens sont venus essentiellement pour se ravitailler.

 

Après avoir rempli mon caddie, je me dirige vers les caisses : aucune attente, la caissière est protégée par un plexiglas, elle porte des gants bien étanches.

Je suis tout de même soulagée de sortir du magasin : cette ambiance de suspicion, de protection est lourde, pesante, inquiétante, même si elle est nécessaire.

Devons-nous nous protéger ainsi à chaque sortie ? Devons-nous mettre des masques, porter des gants ? Est-ce vraiment utile ?

Le masque ne présente-t-il pas aussi certains dangers ? Les aliments et les emballages peuvent-ils être contaminés ? Je suis assaillie de questions pour lesquelles je n'ai pas vraiment de réponse.

 

 

 

 

 

En temps de confinement, il faut tout de même se ravitailler...

Partager cet article

Repost0
29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 12:50
Un déferlement publicitaire pour un vendredi noir...

 

 

Un vendredi pollué par la publicité : sur internet, c'est un déferlement publicitaire en continu... Un vendredi NOIR annoncé à grand renfort de publicités tapageuses.

 

Les écrans clignotent pour mieux séduire et attirer le client : une explosion de couleurs sur tableaux noirs.

Des promotions alléchantes, livraison gratuite, sur un fond noir, -50, -60%, -1000 euros !

Vêtements, bijoux, ordinateurs, téléphones, télévisions, appareils ménagers, tout est bradé ou presque !

La publicité est particulièrement efficace sur internet : elle cible nos centres d'intérêt, nos goûts.

 

BLACK FRIDAY ! En anglais, s'il vous plaît !

Eh oui, c'est une coutume qui nous vient d'Outre Atlantique.

C'est dans les années 1970 que les enseignes américaines décident d'adopter cette expression pour désigner le début des achats de Noël. Au cours de ce vendredi, les boutiques et magasins lancent des périodes de soldes pour cibler les consommateurs à la recherche des meilleures remises.

 

C'est la folie du consumérisme qui nous gagne... c'est la frénésie des achats de Noël qui commence dès la fin du mois de Novembre... c'est la course à la promotion...

Et les gens se précipitent pour "faire de bonnes affaires"...

Mais quelle illusion de bonheur consumériste les pousse à acheter ?

Tout est fait pour nous inciter à consommer : les fêtes, les promotions, les ventes privées se succèdent sans arrêt.

 

Refusons cette frénésie ! Boycottons ce vendredi noir !

C'est une incitation scandaleuse à la surconsommation...

 

N'oublions pas la pollution engendrée par internet et ce déferlement publicitaire...

Internet génère une pollution astronomique d’autant plus inquiétante qu’elle est invisible. 

La facture énergétique des e-mails envoyés  donne le vertige, les chiffres sont tellement énormes qu’il devient impossible de se les représenter concrètement. 

 

Ainsi va notre monde moderne : un monde tourné vers la production à outrance et la consommation.

Un monde où les inégalités sont criantes : les uns surconsomment, les autres crèvent la faim.

Les uns se goinfrent, alors que les autres n'ont même pas de quoi survivre...

 

 

 

 

Un déferlement publicitaire pour un vendredi noir...

Partager cet article

Repost0
4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 12:05
C'est déjà Noël...

 

 

Ce jour-là, je me rends au supermarché pour faire mes courses : à l'entrée du magasin, des pots de fleurs, des chrysanthèmes sont alignés, à l'approche de la Toussaint...

Rien de plus normal... mais, non loin de là, le rayon des jouets déborde,  les décorations de Noël scintillent et attirent tous les regards : guirlandes dorées, papiers cadeaux, étoiles...

Bientôt, les galettes des Rois vont aussi venir prendre place dans les rayons...

 

Pourtant, nous sommes le 30 octobre et les magasins nous invitent déjà à la grande frénésie de Noël...

Chaque année, il semble que le temps s'accélère : nous sommes entraînés dans le tourbillon de la consommation.

C'est effrayant !

C'est déjà Noël, alors que le mois d'octobre n'est pas terminé !

 

Il semble que tout soit fait pour doper la croissance, et inciter à la consommation permanente.

L'économie est le maître-mot de nos sociétés, ce sont les marchés qui nous gouvernent, ce sont les financiers qui font la pluie et le beau temps.

 

Autre fait troublant : ce 30 octobre, on sonne à ma porte : surprise ! C'est un pompier qui vient me proposer son calendrier pour la nouvelle année !

Je m'étonne, en le voyant, je lui dis qu'il est en avance sur l'horaire, mais il me rétorque que les pompiers prennent ainsi de l'avance sur leur future tournée...

Cette fois, c'est la nouvelle année à la Toussaint.

Tout est fait pour nous inciter à consommer, et tout est fait pour accélérer cette consommation...

 

Le lendemain, le 31 octobre, je me promène dans les rues de ma ville et je vois des vitrines décorées de toiles d'araignées, de masques de sorcières, de baguettes magiques...

Quelques enfants revêtus de déguisements, maquillés déambulent avec leurs parents...

Encore une fête, encore une occasion de consommer : Halloween... Encore une incitation à acheter des friandises, des costumes adaptés à la circonstance...

 

Cette course infernale à la consommation ne nous laisse ainsi aucun répit...

 

 

 

 

C'est déjà Noël...

Partager cet article

Repost0
25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 08:25
Le bonheur de ne rien faire...

 

Nous vivons une époque où nous sommes invités à occuper nos loisirs de toutes sortes d'activités : sport, sorties, cinéma, mondanités, internet... plus notre emploi du temps est rempli, plus nous sommes satisfaits.

Et même le temps que nous consacrons au travail s'allonge : recherche de rentabilité, réorganisations, restructurations, recul de l'âge de la retraite...

 

 

Et nous ne prenons plus le temps de nous poser, de rêver, de ne rien faire...

Nous ne prenons plus le temps de lire, de marcher...

Nous ne prenons plus le temps de savourer l'instant. On en arrive à se sentir coupable, si l'on ne fait rien.

 

Qui est désormais capable de passer une journée sans technologie, sans internet ?

Nous sommes sans arrêt connectés pour répondre à toutes sortes de messages, de sollicitations...

Certains passent des heures sur internet, devant des séries ou des jeux débiles : quel intérêt ?

 

Retrouvons ces plaisirs simples : marcher, rêver, admirer le spectacle de la nature.

 

Les enfants et les adolescents eux aussi doivent être sans cesse occupés : cours de sport, de musique, de danse... Pourtant, les enfants ont besoin de passer du temps à ne rien faire : c'est une porte ouverte vers le rêve et l'imaginaire. Il est bon de s'ennuyer quelquefois, ce qui permet de développer l'imagination.

 

En fait, c'est la société de consommation qui nous invite sans arrêt  à ne pas rester inoccupés.

Les publicités nous incitent à acheter toutes sortes de produits connectés, des vêtements, des loisirs onéreux, alors qu'on peut fort bien s'en passer.

Pourquoi certains magasins ont-ils désormais la possibilité d'ouvrir leurs portes le dimanche ?

Il s'agit d'inciter les gens à passer leurs loisirs dans les nouveaux temples de la consommation.

Nous devenons ainsi des consommateurs dociles, nous nous laissons happer par un système qui nous entraîne vers toujours plus de besoins et d'insatisfactions.

 

Le vrai bonheur est ailleurs : il convient de retrouver des plaisirs simples, accessibles à tous, gratuits.

Il convient de retrouver le bonheur de ne rien faire...

 

 

 

Deux articles sur le droit à la paresse :

 

https://www.liberation.fr/societe/2011/11/28/le-droit-a-la-paresse-a-relire-d-urgence_777701

 

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/eloge-de-la-paresse/

 

 

 

 

 

Le bonheur de ne rien faire...

Partager cet article

Repost0
23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 12:48
Harcèlement téléphonique...

 

Ce jour-là, je dois recevoir un coup de fil important : un rendez-vous médical doit être fixé... Je reste donc près du téléphone, prête à répondre...

 

Le temps passe : soudain, le téléphone retentit : une voix avec un accent italien prononcé me propose de me vendre des produits typiques de la cuisine italienne. Aussitôt, j'interromps la communication, afin de signifier à cet interlocuteur importun que je n'ai pas de temps à lui consacrer : "je n'aime pas être ainsi sollicitée par téléphone, je suis, de plus, en attente d'un appel important." Le bonhomme raccroche aussitôt, dépité, et sans autre forme de politesse.

 

Le temps de préparer le repas et le téléphone sonne à nouveau : cette fois, c'est la société Argel qui vient me vanter à domicile les mérites de ses produits surgelés. Encore une fois, j'arrête mon interlocutrice, lui expliquant que je ne suis pas intéressée, que je n'ai pas le temps.

 

Après quelques instants, le téléphone retentit encore : je tombe sur un répondeur..."Une anomalie a été détectée dans votre dossier santé. Pour parler à un conseiller, faites le 1."

Alors là, c'est le bouquet !

Ce n'est même plus un message publicitaire mais une volonté d'abuser de la naïveté des gens.

Bien sûr, je raccroche aussitôt, furieuse de tous ces appels qui se succèdent.

 

On peut parler de véritable harcèlement téléphonique.

Dans une société de consommation effrénée, le démarchage à domicile devient une pratique courante : le plus souvent, ces appels se produisent à l'heure du déjeuner, au moment où les gens sont présents à leur domicile.

Et bien sûr, c'est à ce moment qu'ils sont particulièrement importuns : l'heure de préparer le repas, de s'attabler, l'occasion de se détendre...

 

Parfois, ce sont de véritables abus de confiance qui sont organisés : on appâte les gens, en leur faisant croire qu'ils ont gagné un chèque d'une certaine valeur, mais il leur faut alors rappeler un autre numéro qui est évidemment surtaxé... ou on leur fait miroiter un voyage gratuit : " Félicitations ! Vous avez été sélectionné, on vous offre un voyage gratuit pour deux personnes."

 

Le téléphone devient un outil pour tromper, tendre des pièges, pour vendre toutes sortes de produits.

Certaines personnes fragiles se laissent abuser et tombent dans le piège : on peut parler alors d'abus de faiblesse.

 

 

 

 

 

 

Harcèlement téléphonique...

Partager cet article

Repost0