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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 12:53
Voyage en musique vers l'Italie baroque...

 

Trois musiciens pour nous faire voyager dans le temps et l'espace : Patrick Oliva, violoniste, Olivia Gutherz, violoncelliste et gambiste, Simon Wadell spécialiste du théorbe, ce magnifique instrument à cordes pincées — une sorte de grand luth — créé en Italie à la fin du XVI e siècle. 

 

Le récital était consacré à des compositeurs italiens d'origines diverses : Naples, Bologne, Rome, Venise, Florence...

 

On est d'abord envoûté par une musique de Falconieri : Il primo libri di canzone... 

Andrea Falconieri (né en 1585 ou 1586 à Naples - mort en 1656 dans sa ville natale), également connu sous le nom de Falconiero, était un compositeur italien de la première moitié du XVIIe siècle, ce qui correspond au début de la musique baroque.

Une musique légère, vaporeuse qui nous berce...

 

Puis, c'est une sonate d'Isabella Leonarda qui nous entraîne dans son sillage : mère supérieure dans un couvent des Ursulines à Novara, elle a composé des musiques emplies de vivacité, de charmes.

Une femme musicienne, c'est rare à cette époque, comme la souligne Patrick Oliva dans la présentation de cet extrait musical.

 

On se laisse ensuite envoûter par la sonate pour violon et basse continue opus 5 n°3 de Corelli.

On admire la virtuosité des musiciens, notamment le jeu du violoniste : Patrick Oliva fait danser son instrument, il danse avec lui, tout son corps s'anime, bascule, tout son corps vit la musique intensément.

Le musicien se penche sur son violon, transpire...

Puis, le violoniste quitte la scène...

 

La violoncelliste nous présente alors son instrument : un violoncelle baroque, sans pique, qu'elle maintient avec ses genoux. Elle nous explique que le son de ce violoncelle est particulièrement doux.

On est alors subjugué par la sonate pour violoncelle et basse continue n°5 de Vivaldi. On admire les doigts de la musicienne qui se meuvent avec agilité sur les cordes...

C'est magnifique ! Les larmes me montent aux yeux... que c'est beau !

 

Enfin, le violoniste revient : il a troqué sa chemise pour un polo plus léger...

Il revient pour interpréter la Sonata accademica pour violon et basse continue  n° 3... Une merveille de subtilités et de variations musicales...

 

Bravo à ces trois musiciens dont on a apprécié l'enthousiasme, qui nous ont transmis l'amour de leur art, leur passion pour la musique...

 

 

 

 

 

 

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 12:18
Concert de musique baroque... petits égarements en duo...

 

 

Un concert pour découvrir la musique baroque et ses instruments : c'est une belle découverte, et un moment dédié à la sensibilité, l'émotion, aux surprises.

 

Michel Coppé jeune violoniste s'implique dans des démarches créatives, que ce soient des recherches sur la musique ancienne, les oeuvres contemporaines ou encore la musique expérimentale improvisée.

 

Audrey Sabbatier, violoncelliste, a joué divers concerts en solo et avec différentes formations en France, aux Etats-Unis, en Suisse, en Allemagne...

 

Les deux musiciens étaient réunis pour un concert baroque donné au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

Ils arrivent sur la scène, vêtus de noir.  Lui, la barbe naissante, les cheveux en bataille, elle, le visage rond éclairé par une chevelure blonde...

Un long moment pour accorder les instruments, car nous explique plus tard Michel Coppé, les cordes des instruments baroques sont constituées de boyaux...

 

Puis, le concert commence avec le duo pour violon et alto KV 423 en sol majeur de Mozart, morceau adapté pour violoncelle dès 1805.

Légèreté, douceur, gaieté, élégance, vivacité... 

Les instruments pleurent, puis chantent, la musique s'épanouit, virevolte, on est ébloui par des motifs répétés qui s'envolent...

 

C'est à une Fantaisie baroque en 3B que nous invitent ensuite les musiciens : Bach, Bella Bartok, Lucciano Berio... un voyage musical entre des siècles différents...

 

La vivacité, l'harmonie de la musique de Bach nous transportent... les instruments semblent pleurer, la musique se fait mélancolique, sombre, grave...

On entend alors le violon qui grésille dans des sonorités très aiguës :  comme un insecte qui virevolte...

On retourne ensuite à la légèreté, à la délicatesse, au charme de la musique de Bach.

 

Avec Bela Bartok, on entend des rythmes slaves endiablés dans une musique tourbillonnante.

 

On se laisse ensuite bercer par le romantisme du 2ème duo pour violon et violoncelle BI 242 en do majeur de Alessandro Rolla.

Une mélodie dansante qui s'adoucit et s'apaise...

 

Un grand bravo à ces deux musiciens dont on a apprécié l'enthousiasme, la créativité, la fantaisie, le talent...

 

 

 

 

 

 

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 13:48
Un somptueux récital de piano avec Brice Martin...

 

 

Il s'appelle Brice Martin, "il est né en 1981 et a commencé l'étude du piano à l'âge de 5 ans. Il donne son premier concert à l'âge de 14 ans et entre à la même époque au conservatoire de Nîmes. Il obtient en 1999 une médaille d'or de piano ainsi qu'un premier prix de musique de chambre. A la même époque, il débute ses études de médecine à Nîmes. Parallèlement à sa formation médicale (il se spécialise ensuite en psychiatrie à Paris), il continue à nourrir sa passion pour le piano qui lui permet de remporter, en 2004, le troisième prix du concours des grands amateurs de Paris. Depuis, il se produit régulièrement, en particulier avec les "grands amateurs" dans le cadre de Pianestival. Il a notamment joué à Paris, Nice, Shanghai et Budapest. Brice Martin réside actuellement à Valence, et exerce en tant que psychiatre à Lyon, au centre hospitalier du Vinatier, dans une unité dédiée à la réhabilitation de patients atteint de pathologie mentale."

 

Brice Martin arrive sur la scène, avec son physique d'adolescent, il se met au piano, et il joue Rêve d'amour de Franz Liszt... 

Et, aussitôt, la magie opère... le jeune musicien nous embarque dans cette mélodie romantique à souhait.

Les notes se déroulent avec harmonie et tendresse... le musicien nous emporte dans un univers de rêve et de beauté. Comment ne pas être sous le charme ?

 

Puis, il nous présente les extraits suivants : Le Roi des Aulnes de Franz Schubert, d'après un poème de Goethe. Différents personnages sont mis en scène... Un père à cheval avec son enfant malade et délirant, il fuit à travers la forêt... il rassure son fils qui a peur, car il vient d'apercevoir le Roi des Aulnes, avec sa couronne et ses longs cheveux... 

 

Les différents personnages sont illustrés par des thèmes musicaux différents que nous fait entendre le musicien, avant de jouer les extraits.

Ainsi, le musicien se fait aussi pédagogue... et il déclare modestement : "Je vais essayer de jouer ce morceau..."

 

Puis, on écoute la mélodie tantôt sombre et ténébreuse quand l'enfant exprime ses inquiétudes, tantôt adoucie quand le Roi de Aulnes essaie de séduire l'enfant et de l'attirer vers lui....

Somptueuse mélodie ! Somptueuse interprétation !

Le musicien est alors applaudi longuement par l'assistance.

 

Il se lance ensuite dans une interprétation époustouflante de différentes études du compositeur Alexandre Scriabine, successivement Etude, op. 8 n° 3, n° 11, Etude op. 42 n° 5, puis Vers la Flamme, op. 72.

Quelle virtuosité ! Les doigts du musicien courent avec agilité sur le piano... on est ébloui par le jeu du virtuose, sa dextérité, sa sensibilité.

On peut encore s'émerveiller à l'écoute du Köln Concert, part II C de Keith Jarrett : une musique rythmée et fluide qui nous enchante.

 

Le récital s'achève avec un morceau de Erroll Garner : I' ll remember April. Du jazz, du rythme encore qui nous entraîne dans un tourbillon étourdissant de notes...

 

Bravo à Brice Martin pour ce récital éclectique et somptueux. Bravo pour ce moment de rêve et d'émerveillement...

 

Ce récital a été donné au Carré d'Art, dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

 

 

 

 

 

 

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 11:18
Mademoizel Quartet... pour une magnifique soirée tango...

 

 

Elles sont belles, jeunes, pétillantes... elles s'installent, une par une, sur la scène, vêtues de rouge et de noir, et les violons, le violoncelle se mettent à vibrer sous leurs doigts... elles sont trois et elles attendent avec impatience l'altiste : "On a perdu l'altiste"...  "Toujours pareil !" dit une des violonistes..." L'altiste arrive enfin tout doucement, comme pour s'excuser...

  "On peut pas s'accorder, non plus ?" dit une autre musicienne.

Il s'agit bien sûr d'une mise en scène amusante avant de démarrer le spectacle...

 

Et la musique rayonne aussitôt éblouissante...

"De qualité, la musique envahit âme et corps, emplit, sature les os. Immobilise, saisit, pétrifie... rend dense et attentif. Elle aère, allège, libère, assouplit, dynamise les muscles, fait voler. Fait couler, ruisseler, fait jaillir les larmes et les mouvements. Allume les sentiments, embrase les émotions, enflamme l'intelligence, incendie l'inventivité..." c'est ainsi que Michel Serres décrit les effets de la Musique...

 

Et c'est ainsi que les quatre musiciennes nous émerveillent de leur talent, de leur enthousiasme...

 

On se laisse bercer par un tango célèbre de Carlos Gardel : Por una Cabeza... Le titre espagnol signifie "juste pour une tête", sous-entendre "d'un cheval". La chanson parle en effet d'un parieur compulsif sur des courses de chevaux, il compare alors son addiction pour les chevaux avec son attirance pour les femmes...

 

On écoute, ensuite, un tango d'Astor Piazzolla, plein d'intensité et d'émotions... douceur et âpreté alternent...

 

Le morceau suivant Oblivion de Piazzolla encore nous enveloppe dans des notes envoûtantes emplies de sensibilité... Cette oeuvre traite musicalement le douloureux sentiment de l’oubli –  "oblivion" étant le terme poétique en anglais désignant cette pénible réalité. 

 

Puis, on est séduit par un tango empli de charme de Madis Jarvi, Eine Kleine Nacht Tango...

 

Un autre tango tendre nous enchante de ses notes langoureuses...

 

Les tangos se succèdent, nous enveloppant dans des musiques enivrantes, sublimes... 

 

On entend ensuite une des mélodies les plus célèbres : Besame mucho, chanson de variété écrite et composée dans les années trente par la pianiste mexicaine Consuelo Velázquez, d'après une aria d'Enrique Granados. Un tango envoûtant dont on connaît les paroles sensuelles et enivrantes...

 

Le récital s'achève avec Libertango de Piazzolla, dans un vertige de notes étourdissantes...

Bravo aux musiciennes pour cette soirée éblouissante d'émotions, de passion, de tendresse...

Le Mademoizel Quartet, quatuor à cordes féminin de Music Event Fever, constitué de musiciennes issues des grands conservatoires propose un répertoire large et varié, du classique à la pop et variété, des tangos et musiques du monde , ou encore de l’électro...
 


Violon I Anna Swieton
Violon II Marielle de Rocca Serra
Alto Marie Maillot de Corte
Violoncelle Maude Ferey-Lehodey

 

Ce concert a été donné au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes...
 

 

 

 

 

 

 

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14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 10:08
NikanOmpa... un beau voyage musical...

 

Un quatuor vocal qui nous fait découvrir la musique mexicaine et ses rythmes exotiques, c'est un dépaysement garanti et une belle découverte...

Ce concert s'est déroulé au Carré d'Art dans le cadre des festivités des Jeudis de Nîmes.

 

Des mélodies anciennes datant du 16ème et du 17ème siècles, des textes en latin, des musiques plus récentes, des chants traditionnels : voilà une beau programme permettant d'appréhender une culture musicale que l'on connaît peu.

 

Le concert s'ouvre sur des chants en latin, d'inspiration religieuse, d'abord "Coenantibus autem illis" de Juan de Lienas, mélodie apaisante, emplie de sérénité... puis, dans le même registre, Lamentatione Hieremiae de Manuel de Sumaya.

La musique sacrée nous transporte dans un monde de paix et d'harmonie : les voix nous enchantent et nous subjuguent.

"Coenantibus autem illis accepit Jesus panem 
Benedixit ac fregit deditque discipulis suis: 
Accipite et manducate hoc est enim corpus meum."

 Puis, on écoute" Xicochi ",  un motet du XVIIe siècle , écrit par Gaspar Fernandes alors qu'il était organiste à la cathédrale de Puebla.

"Xicochi, xicochi, 
Xicochi, xicochi 
Xicochi conetzintle 
Xicochi conetzintle 
Caomiz hui hui Xoco dans Angelos moi 
Caomiz hui hui Xoco dans Angelos moi 
Caomiz hui hui Xoco en moi Angelos 
En Angelos moi dans Angelos me 

Alleluia Alleluia"

"Dors, dors, dors, dors 
dors 
mon enfant 
Dors, mon enfant 
En effet, les anges sont venus pour t'appeler (dans le monde) 
En effet, les anges sont venus pour t'appeler (dans le monde) 
En effet, les anges sont venus pour t'appeler (au monde) 

Alleluia, alleluia"

 

La musique exotique des mots, leurs sonorités nous font rêver et voyager vers des contrées lointaines...

Puis, c'est une mélodie emplie de gaieté et de vie qui nous enchante : Convidando esta la noche, de Juan G. Cespedes.

 

"Convidando está la noche
Aquí de músicas varias
Al recién nacido infante
Canten tiernas alabanzas
Ay, que me abraso, ay! divino dueño, ay!
En la hermosura, ay! de tus ojuelos, ¡ay!
Ay, cómo llueven, ay! ciento luceros, ay!
Rayos de gloria, ay! rayos de fuego, ¡ay!
Ay, que la gloria, ay! del portaliño, ay!
Ya viste rayos, ay! si arroja hielos, ¡ay!
Ay, que su madre, ay! como en su espero, ay!"


 

"Convidando está la noche" est un chant de Noël écrit au XVIIe siècle.

Le refrain est une guaracha , une chanson de danse rapide, probablement d'origine espagnole.

 

La mélodie qui suit, intitulé  Xtoles est probablement une des plus anciennes mélodies connues encore vivantes. C'est une chanson de danse guerrière maya au Dieu Soleil. C'est l'occasion de découvrir un curieux instrument de musique : une mâchoire d'âne, utilisée au Pérou ou au Mexique, cet instrument de musique est appelé également Kijada. On le percute sur le côté tout en grattant les dents comme un guiro.

Maya :

"Conex, conex palanxen, xicubin, xicubin yocolquin.
Conex, conex palanxen, xicubin, xicubin yocolquin.
Xola mayola, xola mayol, ea, ea, ea, o. 
Conex, conex palanxen, xicubin, xicubin yocolquin.

 


Xtoles se prononce chitolès

Conech, Conech pah leh chen, 
Chicoubinn, chicoubinn, yoh kol kinn. 
Conech, Conech pah leh chen, 
Chicoubinn, chicoubinn, yoh kol kinn. 
Cho-la ma-yo-la, cho-la ma-yol, è-a, è-a, è-a o.
Conech, Conech pah leh chen, 
Chicoubinn, chicoubinn, yoh kol kinn.

 

 

Allons-y, allons-y les garçons, car le soleil se lève
Allons-y, allons-y les garçons, car le soleil se lève
Cho-la ma-yo-la, cho-la ma-yol, è-a, è-a, è-a o.*
Allons-y, allons-y les garçons, car le soleil se lève."

 

On peut encore écouter"La bruja", un style de musique dit "jarocho" de la ville de Veracruz. C'est un des plus populaires airs de danse traditionnelle là-bas. 

"La bruja" veut dire "la sorcière". C'est une sorcière qui suce le sang comme un vampire. Cette chanson est l'histoire d'une vieille femme célibataire qui veut attraper un homme (au moins un !).

 

"Ay! qué bonito es volar
a las dos de la mañana,
a las dos de la mañana,
¡ay! qué bonito es volar,
¡ay mamá!

 Volar y dejarse caer 
en los brazos de una dama. 
Ay qué bonito es volar 
a las dos de las mañana, 
¡ay mamá!

 Me agarra la bruja
y me lleva a su casa,
me vuelve maceta
y una calabaza.

Ah !, que c'est beau de voler
À deux heures du matin,
À deux heures du matin.
Ah !, que c'est beau de voler,
Ah, maman !

 Voler et se laisser tomber
Dans les bras d'une dame.
Ah !, que c'est beau de voler
À deux heures du matin,
Ah, maman !

La sorcière m'attrape
Et m'emporte à sa maison,
Elle me transforme en pot de fleur
Et en citrouille."

 

Le récital s'achève avec le célèbre Besame mucho de Consuelo Velazquez :

"Bésame, bésame mucho  Embrasse-moi, embrasse-moi beaucoup,
Como si fuera esta noche la última vez  Comme si cette nuit était la dernière fois,
Bésame, bésame mucho  
Embrasse-moi, embrasse-moi beaucoup,
Que tengo miedo tenerte  Car j'ai peur de t'avoir
Y perderte otra vez  Et de te perdre après..."

 

 

Ce quatuor vocal, riche par la diversité de ses membres Ileana MUÑOZ, soprano, Zoé VAUCONSANT MASSICOTTE, contralto, Emilio GUTIÉRREZ TLACAELEL, ténor et Clemente HERNANDEZ, baryton, promeut la musique mexicaine et voyage à travers les époques.

 

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 10:26
Un magnifique concert de musique classique pour ouvrir les Jeudis de Nîmes...

 

 

La musique adoucit les moeurs, réunit et rassemble les gens...

Trois jeunes artistes ont fait l'ouverture des concerts classiques des Jeudis de Nîmes : le trio BOCAL. Cet ensemble, composé des clarinettistes Aimée HEGE et Antoine MÉZY et de la bassoniste Eléanore HEGE nous a convié à un programme musical éclectique allant de Haendel à Astor Piazzola en passant par Tchaïkovski et Gerschwin.

 

Ils sont jeunes, bourrés de talent et d'enthousiasme, ils nous font partager leur passion de la musique...

 

Le concert débute en douceur avec la Suite en do majeur de Georg Friedrich Haëndel : moment de paix, d'harmonie... on se laisse bercer par cette douce musique.

 

Puis, c'est le Divertimento n° 3 de Mozart qui nous charme et nous enchante de ses notes emplies de gaieté.

 

Des extraits de la suite Casse-Noisette de Tchaikovski nous emportent alors dans un tourbillon de fantaisie et de rêverie... puis, c'est la marche et la Danse russe qui nous surprennent de leurs notes virevoltantes.

 

La Danse des mirlitons nous invite aussi à la rêverie...

 

La célèbre Valse des fleurs nous fait tournoyer dans ses replis de notes somptueuses... on se laisse emporter par cette musique virevoltante...

 

La Tritsch-Tratsh Polka de Johan Strauss nous saisit, alors, de son rythme endiablé...

 

On écoute ensuite trois préludes pour piano de George Gerschwin, compositeur américain influencé par le jazz et le blues, une musique envoûtante...

 

On est enfin captivé par le rythme argentin des tangos d'Astor Piazzola...

 

Bravo à ces trois jeunes talents, anciens élèves du conservatoire de Nîmes qui nous ont offert ce spectacle musical aux tonalités variées.

Bravo à ces musiciens dont on a pu admirer et apprécier toute la virtuosité...

 

 

 


 

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 10:34
Un concert dédié aux chants des oiseaux...

 

A l'origine de ce concert : Cinq contes de la Petite Forêt... Composé par Dominique Jayles, ce madrigal ornithologique est fondé sur la transposition musicale d'une soixantaine de chants et de cris d'oiseaux...

 

Organisé en cinq actes, il épouse le déroulement d'une journée, de l'aube au crépuscule, en passant par le grand silence de midi.

 

Il s'ouvre sur l'évocation d'une nuit d'été dans une forêt du sud de la France et se referme sur le retour de l'obscurité.

Le spectateur se retrouve ainsi plongé dans une ambiance feutrée, mystérieuse, au coeur d'une forêt où bruissent les oiseaux...

Etrangeté de ces sons qui habitent la forêt... Une nature vibrante de cris et de chants d'oiseaux enveloppe l'auditoire.

Magie des instruments de musique et de la voix humaine qui reconstituent les bruits d'une forêt !

 

Ce concert a été donné par les élèves des classes de piano et de musique de chambre du Conservatoire de Nîmes.

 

Puis, on écoute le Prince de la nuit, le Grand Duc, un hibou, le plus grand d'Europe, avec ses 60 centimètres de hauteur, il se confond souvent avec les falaises dans lesquelles il aime nicher... quand la lune apparaît, un long hululement déchire le silence, alors, le Prince de la nuit part en chasse pour traquer hérissons, rongeurs et renardeaux.

Bienheureux ceux qui ont pu apercevoir sa silhouette noire, posée sur un arbre mort, se découpant sur le bleu d'un ciel de pleine lune, il semble alors imposer son règne comme on ne sait quel dieu terrible et respecté... le tout sur une musique de Jean-Denis Michat... un morceau pour saxophone alto et percussions. 

 

Un autre instrument, le piano nous permet d'entendre le coucou, grâce à une musique de Claude Daquin....

 

C'est ensuite un morceau de Claude Debussy qui emporte l'auditoire dans ses arabesques : Clair de Lune de la Suite Bergamasque...

 

On se laisse encore bercer par une musique de Philippe Gaubert, Soir d'automne, des Trois Aquarelles.

 

On peut rêver en écoutant toute la poésie et la douceur de l'Andante du trio avec piano en Sol Majeur de Mozart.

Puis, c'est une musique d'Astor Piazzola qui nous emporte dans ses méandres rythmés.

 

Le concert s'achève sur La Notte de Vivaldi : un air pour flûte, cordes, et basse continue en sol mineur...

Douceur et vivacité alternent... une musique particulièrement adaptée pour évoquer l'univers des oiseaux...

 

Ce concert se déroulait dans le prestigieux Musée d'art contemporain de Nîmes, le Carré d'art, en face de l'antique Maison Carrée.

 

 

 

 

 

Cinq contes de la petite forêt...

Cinq contes de la petite forêt

Le grand Duc

Le coucou

Clair de lune de la suite bergamasque Debussy

Soir d'automne

Mozart

Astor Piazzola

Vivaldi La notte

Vivaldi La notte

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 08:39
Fête de la musique ou fête du bruit ?

 

 

 

On fêtait hier la musique : partout, des musiciens, des chanteurs ont rendu hommage à cet art majeur...

De nombreux concerts ont été organisés dans les rues, une fête sympathique à laquelle tout le monde peut participer.

 

Pourtant, la musique devient parfois un condensé de bruits et de vibrations tonitruantes. Le rythme est ponctué par une batterie lancinante qui se répète.

Du bruit, beaucoup de bruit, encore du bruit ! On est assourdi par l'intensité du son...

 

Ce fut le cas pour un concert auquel j'ai assisté hier...

Une musique à écouter ? ou une musique faite pour danser, ou plutôt pour bouger ?

Une musique délirante, hystérique, orchestrée par un DJ jeune, dynamique.

 

Tout était dans l'excès : le décor était kitsch, la scène était ornée de bouées, de fleurs géantes très colorées, de spots lumineux qui clignotaient.

Parfois, des fumigènes s'envolaient près des lumières... le clinquant dans toute sa splendeur...

 

La musique se déroulait selon des motifs répétitifs, le DJ qui assurait le spectacle se balançait en rythme et semblait vivre intensément la musique, il était même agité de soubresauts et de mouvements saccadés...

Le public tardait à venir  : il n'était que 17 heures, et la foule se faisait attendre.

 

Tout était prévu pour une soirée festive : à côté de la scène se trouvait un camion dédié à la consommation de nourriture : on vendait des burgers, des frites, des chips, on humait des odeurs de friture... les prix étaient affichés sur un tableau...

On était encore dans l'excès : excès de gras, de sel, excès de calories...

 

Nous vivons dans une société de démesure : il s'agit de vivre intensément, de s'abrutir de sons, de s'empiffrer de nourriture.

Tout nous incite à consommer des aliments dénaturés, la musique elle-même est outrancière, dans les rythmes, les sonorités.

 

Alors, bien sûr, ce sont des jeunes qui assistent à de tels spectacles, ils ont besoin de se défouler...

Mais le bruit auquel ils s'exposent dans ces concerts, la nourriture qu'on leur propose, ne peuvent que nuire à leur santé.

Et bien sûr, dans l'inconscience de la jeunesse, ils ne s'en soucient pas...

D'ailleurs, leur réaction devant ces concerts est elle-même hystérique : des cris, des hurlements.

Je n'ai pas assisté à la suite du spectacle : trop de bruits, trop d'outrances...

Pourtant, j'aime la musique ! La vraie, celle qui nous remplit d'émotions, celle qui parle à notre sensibilité, celle qui nous fait rêver !

 

Signe des temps : l'Elysée a organisé hier soir un concert électro... Pour l'occasion, Emmanuel et Brigitte Macron se sont autorisés un bain de foule, Brigitte Macron a même esquissé quelques pas de danse... comme un appel à la modernité ? Une façon d'attirer et de rallier les jeunes ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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