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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 08:16
Les cours à distance, encore des problèmes !

 

Les cours à distance reprennent pour les élèves -en maternelle, en primaire, au collège et au lycée. Cela concerne - de facto - 800 000 enseignants. Mais tous ne sont pas prêts.

Cours à distance aussi pour 12 millions d'élèves !

 

Hélas ! Les cours à distance entraînent de nombreuses difficultés pour les élèves, les parents, et les enseignants.

Manque de formation, décrochage de certains élèves, problèmes de connexion, surcharge de travail pour les professeurs...

Ainsi, l'école à la maison a été perturbée hier par une série de bugs : de nombreux professeurs n'ont pas pu assurer leurs cours à distance et la plateforme "La classe à la maison" a même été piratée !

De nombreux professeurs n'ont pas pu accéder aux ENT, les environnements numériques de travail : plateformes surchargées, impossible de faire cours à distance...

Dans quatre régions, Grand Est, Ile-de-France, Hauts-de-France, Occitanie, les services de L'école à distance ont connu de gros ralentissements ou étaient inaccessibles.

 

Avec la pandémie qui dure, les enseignants constatent aussi un accroissement du décrochage scolaire, en particulier dans les lycées qui, eux, sont déjà passés en semi distanciel depuis novembre dernier.

Certains élèves avouent qu'à la maison, ils n'arrivent pas à travailler, malgré les cours en visio, malgré les devoirs en ligne, ils n'arrivent pas à se concentrer.

 

De fait, de plus en plus d'élèves ne savent plus se concentrer sur le long terme : ils ont une concentration qui est beaucoup plus courte que les années précédentes.

Un phénomène que l'on constate aussi au niveau mondial puisque selon une étude publiée par l'Unesco, le nombre de décrocheurs à travers la planète a augmenté de 20 %, soit 100 millions d'élèves de plus par rapport à l'année dernière.

 

Moins de concentration : c'était déjà un problème récurrent avant la pandémie.

Les élèves ont une attention diffuse, même en classe.

C'est la génération zapping : les adolescents aiment la diversité, l'émiettement : or, un cours exige forcément plus d'attention... Dès lors, le professeur doit jongler avec cette attention diffuse, punir parfois, mettre en garde et le travail de l'enseignant se complique... Certains cours en deviennent épuisants quand l'énergie des élèves déborde en dissipation et bavardages...

 

Certains ne savent pas prendre des notes, oublient de noter le plan du cours.

 

Evidemment, la pandémie ne fait qu'aggraver ce problème, avec les cours à distance.

Le professeur ne peut pas surveiller les élèves, il n'est pas à même de les recadrer quand leur attention se disperse.

N'oublions pas les difficultés de connexion qui sont sources d'agacement, de perte de temps aussi bien pour les élèves que pour les enseignants.

Oui, décidément, rien ne vaut un cours où élèves et professeur se retrouvent dans une salle de classe, en direct.

Et je pense que les difficultés sont nombreuses aussi pour tous ceux qui sont en télétravail : sentiment d'isolement, problèmes techniques, vie privée et vie professionnelle mal délimitées, etc.

 

 

Sources :

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-8-h/journal-de-8h-du-mardi-06-avril-2021

Les cours à distance, encore des problèmes !
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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 11:09
Interventionnisme des parents à l'école : ça suffit !

 

Chacun son rôle : les parents interviennent de plus en plus auprès des professeurs pour contester, qui une note, qui une punition, qui une question pédagogique, qui une appréciation...

ça suffit !

Les parents ne sont pas à même de juger de la qualité d'un devoir, ou de la pédagogie à adopter face aux élèves.

Les parents, c'est certain, font preuve de partialité face à leurs chérubins. Pour eux, ils sont souvent pourvus de toutes les qualités, et dans ce domaine, le règne de l'enfant roi fait des ravages.

 

La mode est ainsi à la contestation de l'autorité des professeurs : ceux-ci sont dévalorisés par leur fonction même, une fonction qui a perdu de son prestige d'autrefois, qui n'est plus valorisée dans son rôle, qui semble avoir moins d'influence... en raison du développement d'internet...

 

Et c'est là une erreur car internet ne peut concurrencer un professeur... Internet est une mine de renseignements où il faut savoir trier, observer, et c'est le savoir bien assimilé qui permet de faire ce tri...

 

De plus en plus, les parents contestent sans vergogne les notes : ainsi, il m'est arrivé que des parents me reprochent de m'être trompée dans la notation globale de leur fille.

Evidemment, celle-ci avait menti, avait volontairement caché une de ses mauvaises notes.

Mais, les parents convaincus de la bonne foi de leur fille persistaient dans leurs affirmations et leur contestation !

Les propos de l'enfant sont souvent pris pour argent comptant...

Allons donc, un peu de réalisme ! Les adolescents ne sont pas tous des anges ! Ils peuvent mentir avec audace, sans se soucier de nuire à autrui.

Cette ingérence des parents s'est trouvée amplifiée au cours de la pandémie de Covid.

 

« Avec le confinement, l'école a demandé aux parents de s'impliquer davantage dans l'enseignement et a reconnu implicitement, et à ses dépens, qu'ils étaient légitimes à être co-éducateurs », déclare l'historien de l'éducation Claude Lelièvre. 

Et de plus en plus de parents demandent des comptes.

Cette vision consumériste de l'école est déplorable : les parents ne rendent pas service à leur progéniture.

Le système scolaire devient alors le reflet de notre monde de consommation où le client est roi...

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/education/pas-de-vagues-quand-les-parents-s-incrustent-a-l-ecole-11-03-2021-2417374_3584.php

 

 

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 11:28
Une épidémie hors de contrôle ?

 

De plus en plus de patients atteints du Covid accueillis dans les hôpitaux, des patients de plus en plus jeunes... des membres du personnel hospitalier en arrêt maladie, car les soignants sont à bout de force.

Des patients transférés dans d'autres centres...

Un nouveau sujet d'inquiétude, donc : l'âge des patients admis en réanimation, "30% ont moins de 60 ans, et les durées de séjour sont plus longues", a déclaré William Dab, ancien directeur général de la santé.

Ainsi, la stratégie utilisée par le gouvernement paraît inadaptée, insuffisante. Les mesures prises n'ont-elles pas été trop légères ?

 

Fin février, j'écrivais un article qui portait ce titre : Nice et sa région : inefficacité d’un confinement partiel ?

 Le gouvernement avait décidé un confinement pour deux week-ends successifs dans la région niçoise.

Et j'écrivais :

"Le variant anglais étant particulièrement contagieux, il sera difficile de juguler l'épidémie avec quelques "mesurettes."

Des médecins avaient alerté alors sur l'insuffisance de ces décisions.

 

Depuis, l'épidémie a progressé partout, entre temps, nouveau semi confinement dans le Nord, la région parisienne et les Alpes Maritimes.

Et hier, nouvelle annonce du ministre de la santé, Olivier Véran : d'autres départements sont dans le rouge, le Rhône, la Nièvre et l'Aube, dont les indicateurs s'affolent, sont à leur tour placés en confinement pour 4 semaines. 

Ils s'ajoutent aux 16 départements, dont les Alpes-Maritimes, soumis à la fermeture de nouveaux commerces et à l'interdiction de se déplacer au-delà de 10 km sauf dérogation.

 

Ces nouvelles mesures suffiront-elles vraiment à endiguer l'épidémie ?

En même temps, la campagne de vaccination patine : les vaccins arrivent au compte gouttes.

 

Dès lors, il est probable qu'on s'achemine vers un confinement dur et strict, comme lors de la première vague.

Et dans ce cas, il faudra sans doute fermer les écoles, car il  existe en France un risque de la propagation de l’épidémie en milieu scolaire.

Une décision difficile car on sait maintenant combien l'école est indispensable au bien-être des enfants et des adolescents. Les cours à distance présentent de multiples inconvénients : décrochage de certains élèves, problèmes informatiques de connexion, surcharge de travail pour les enseignants.

 

Or,  les connaissances scientifiques ne laissent aucun doute sur le fait que les enfants sont, autant que les adultes, un vecteur de transmission de l’épidémie de Covid-19 et que l’école est donc impliquée dans sa diffusion.

 La présidente LR d'Île-de-France Valérie Pécresse propose d'avancer les vacances de printemps de deux semaines. 

Ce serait là peut-être une bonne décision...

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-8-h/journal-de-8h-du-jeudi-25-mars-2021

 

Une épidémie hors de contrôle ?
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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 09:11
Le succès fulgurant d'Amazon...

 

Amazon ? Vous connaissez ? Ce célèbre site de ventes en ligne connaît un succès foudroyant : la pandémie de Covid lui a permis de réaliser encore plus de bénéfices.

 

Avec le confinement, certains magasins fermés, Amazon a battu des records de ventes.

 

On imagine pourtant les conséquences de ce nouveau commerce en ligne...

Une certaine uniformisation, une déshumanisation aussi puisque les gens ne sont plus en contact avec des commerçants.

 

Et vous ? Utilisez-vous Amazon ?

Pour ma part, jamais : il est vrai que je me défie à priori de la vente en ligne... 

Je préfère, par exemple, aller acheter des livres en librairie : je peux choisir, à mon gré, feuilleter les livres, les tenir en mains, mieux les apprécier.

 

Sur Amazon, tout se vend et tout s'achète....

D'un simple clic, on peut commander toutes sortes de produits : la livraison est ultra-rapide, gratuite.

Mais quelle concurrence pour les petits commerces !

 

Alain Damasio, auteur de science-fiction dénonce le site de vente américain.

"Amazon est une entreprise de fabrication du pire. Quant tu cliques sur ce site Web, tu dois savoir que tu collabores à la pollution terrestre, à la destruction d'emplois de proximité, à la promotion d'un mode de vie individuel et triste. Et tout ça pourquoi ?

Pour acheter des produits qui sont déjà présents dans les magasins existants mais qu'on a la flemme d'aller chercher sur place ! C'est une industrie entièrement fondée sur notre paresse."

 

La paresse pour les uns, mais un travail harassant pour les autres, ceux qui travaillent d'arrache-pied dans les entrepôts de la firme américaine.

 

Des employés dénoncent des conditions de travail inhumaines et infernales.  Ils dénoncent les semaines de 60 heures et les exigences du géant de la vente en ligne.  

 

 “C'est comme faire 11 heures et demie de cardio cinq jours par semaine … Vous montez et descendez les escaliers, vous vous accroupissez, vous vous mettez à genoux, vous vous redressez” témoigne une ancienne employée.

 

Une enquête menée par Syndex fait état de 74 % des employés qui ressentent des douleurs physiques qu’ils associent à leur job. 70 % évoquent le stress au travail, quand un tiers des salariés, et 71 % des cadres parlent d’insomnies. Sur le site de Montélimar, 79 % estiment que le traitement des employés est à géométrie variable.

Du jamais vu chez Amazon, en Italie : une grève de 24 heures, suivie par 75% des employés et qui affecte toute la chaîne des salariés : 40 000 personnes, dans le pays, qui se disent épuisées. Dénonciation de cadences infernales, de la surveillance permanente des pauses toilettes...  Ces vagues atteignent aussi l'autre côté de l'Atlantique : des employés en Alabama (États-Unis) devraient voter la création d'un syndicat pour la première fois.

"Nous sommes traités comme des prisonniers qui sont là pour exécuter un travail...", commente une employée d'Amazon.

 

C'est ainsi que naissent les nouveaux esclaves de la modernité et ils sont de plus en plus nombreux dans ce cas...

 

 

 

Sources : un article paru dans le journal l'Express "Tous accros à Amazon", par Agnès Laurent.

 

https://www.francetvinfo.fr/internet/amazon/amazon-vent-de-revolte-chez-les-salaries-aux-etats-unis_4344569.html

 

 

 

Le succès fulgurant d'Amazon...
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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 11:36
Covid-19 : retour à la case départ...

 

Un an après le début de la pandémie de Covid-19, nous voici revenus à la case départ : saturation des hôpitaux dans certaines régions, notamment l'Ile-de-France, les Hauts-de-France, personnel hospitalier en souffrance, transferts de malades vers d'autres régions, ce qui coûte cher.

Des doutes sur la vaccination, avec le vaccin AstraZeneca suspendu dans de nombreux pays en Europe, d'autres vaccins qui sont en attente, bref, une situation préoccupante.

 

Le printemps arrive bientôt, et voici que le premier ministre, Jean Castex nous annonce un confinement territorial, 7 jours sur 7, dans le Nord, la région parisienne et les Alpes Maritimes.

 

Ce confinement prendra effet à partir de samedi.

Le problème est que déjà de nombreux Parisiens ont commencé à prendre d'assaut les trains, afin de quitter la capitale et d'échapper au confinement...

Curieuse stratégie qui entraîne un exode des habitants de l'Ile-de-France !

On perçoit encore une fois les failles de ces mesures.

 

On se souvient qu'en Mars 2020, de nombreux Parisiens devant les rumeurs de confinement avaient fui la capitale pour ne pas ne pas y être confinés, pour se mettre au vert, malgré les appels répétés à la limitation des déplacements.

N'est-ce pas là le meilleur moyen de diffuser le virus partout en France ?

On peut le craindre. On peut prévoir de nouveaux foyers épidémiques dans les semaines qui viennent, d'autant que la promiscuité dans les gares et dans les trains peut favoriser la transmission du virus.

 

Encore une fois, on ne tire pas les leçons du premier confinement.

 

De plus, certains mettent en doute l'efficacité de ce nouveau confinement : les écoles restent ouvertes, et ce sont aussi des lieux de contamination, les enfants étant particulièrement touchés par le variant anglais.

 

Dans tous les cas, ce nouveau confinement signe l'échec de la stratégie du gouvernement : échec dans la mise en place des tests, échec de la vaccination, cafouillages sur les masques, leur utilité, cafouillages sur les tests, cafouillages sur le protocole sanitaire appliqué dans les établissements scolaires...

 

La situation est, certes, complexe, mais les mesures appliquées n'ont pas été à la hauteur du problème...

Il est vrai que l'Allemagne souvent citée en exemple est également à la peine : la plupart des restrictions sont prolongées au moins jusqu'au 28 mars pour contrer la hausse des cas et la propagation du variant britannique, qui représente désormais 46 % des infections.

 

 

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/reconfinement-les-trains-quittant-paris-de-nouveau-pris-d-assaut-20210319

 

 

 

Covid-19 : retour à la case départ...
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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 11:34
Le vaccin AstraZeneca sur la sellette...


Le vaccin AstraZeneca a été suspendu dans plusieurs pays du nord : le Danemark, la Norvège, l'Islande...

Inquiétant ! Des effets secondaires graves ont été observés :  des cas graves de formation de caillots sanguins...

 

Lundi, l'Autriche avait aussi annoncé avoir cessé d'administrer un lot de vaccins produits par le laboratoire anglo-suédois, après le décès d'une infirmière de 49 ans qui a succombé à de "graves troubles de la coagulation" quelques jours après l'avoir reçu.

 

Ce vaccin avait déjà mauvaise réputation. On avait déjà des difficultés à écouler ce vaccin Astra Zeneca qui était jugé peu efficace.

Avec ces effets secondaires, le voilà encore plus suspect.

 

"Principe de précaution", dit-on. Mais, les mesures de suspension du vaccin suscitent des interrogations.

"Il n’y a pas lieu de suspendre la vaccination par AstraZeneca", a assuré, quant à lui, le ministre de la Santé, Olivier Véran jeudi soir, citant l’exemple du Royaume-Uni, où plus de 11 millions de doses de ce vaccin ont été administrées, et dont le gouvernement assure aussi que ce produit est "sûr."

 

Ces cas de thromboses sont-ils liés au vaccin ? On ne sait pas.

"Les avantages du vaccin continuent à l'emporter sur ses risques", nous dit-on... Pour Olivier Véran, "il n’y a  pas lieu de suspendre les injections du vaccin d’AstraZeneca en France. Le bénéfice apporté par la vaccination est jugé supérieur au risque à ce stade", a affirmé le ministre de la Santé français.

 

En plus, le personnel soignant n'est pas trop enclin à se faire vacciner : beaucoup de soignants sont réticents face à la vaccination. Pourquoi ?

Encore un fait troublant...

Bien sûr, il faut attendre le résultat des investigations qui vont être menées sur les cas graves d'effets dits "secondaires".

 

Dans le point de situation du 5 mars, l'ANSM rapporte avoir reçu 1994 cas d'effets indésirables, du début de la vaccination au 25 février, sur 182 565 doses injectées. "La grande majorité de ces cas concerne des syndromes pseudo-grippaux, souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbatures, céphalées)" souligne l'ANSM avec  "une prédominance féminine des cas rapportés.

Des effets secondaires tout de même troublants...

 

Autre sujet d'inquiétude : la situation en Île-de-France, région depuis laquelle des centaines de malades pourraient être transférés.

Trop de lits de réanimation occupés : certaines opérations dites "non urgentes" sont donc reportées.

Pourra-t-on éviter un nouveau confinement ? C'est peu probable.
 

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/monde/covid-19-le-vaccin-astrazeneca-suspendu-au-danemark-11-03-2021-2417364_24.php

 

 

Le vaccin AstraZeneca sur la sellette...
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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 09:19
Nice et sa région : inefficacité d'un confinement partiel ?

 

 

Face à une recrudescence inquiétante de l'épidémie de Covid-19, le gouvernement a décidé un confinement pour deux week-ends  successifs dans la région niçoise.

Les habitants d’une zone urbaine du littoral de Menton à Théoule-sur-Mer devront désormais se plier à un confinement le week-end. Cette zone concentre près de 90 % de la population du département. Le confinement entrera en vigueur du vendredi 18 h au lundi 6 h.

 

Que penser de cette demi-mesure ?

On peut craindre l'inefficacité d'un tel confinement...

Les gens vont continuer à se voir, à circuler dans l'arrière-pays et sur le littoral pendant la semaine. Le variant anglais étant particulièrement contagieux, il sera difficile de juguler l'épidémie avec quelques "mesurettes."

 Quelles sont les autres dispositions ?

Le préfet a décidé la fermeture des enseignes commerciales de plus de 5 000 m2 à l’exception des commerces alimentaires et des commerces de santé. Les activités de vente à emporter et de livraison sont maintenues.

Par ailleurs, pour les commerces de plus de 400 m2, la jauge d’accueil est portée de 10 à 15 m2 par visiteur. Ils sont également invités à se doter d’un "médiateur Covid" pour faire respecter les règles par les clients.


De plus, le masque sera désormais obligatoire dans tout le département, a annoncé le préfet. Par ailleurs la diffusion de musique amplifiée et la consommation d’alcool sur la voie publique seront interdites. Les contrôles aux frontières seront renforcés, notamment dans les aéroports.

 

Mais pour le Dr Benoît Lepage, épidémiologiste au CHU de Toulouse, un confinement partiel le week-end "n'empêchera pas les contacts". Il estimait en octobre que cette réponse était insuffisante. "Elle ralentirait probablement la circulation mais je ne pense pas qu'elle la bloquerait", expliquait-il.

 

En fait, il semble que ces mesures interviennent bien tardivement, alors que l'épidémie a flambé : le taux d'incidence est déjà très élevé dans les Alpes-Maritimes. Les urgences sont déjà quasi saturées. Or on sait que le confinement a un effet retard...

 

Le maire d'Antibes, Jean Leonetti, dénonce, pour sa part cette mesure. Pour lui, "ces mesures de confinement partiel ont une efficacité sur le plan sanitaire très limitée et sont extrêmement pénalisantes sur la vie sociale, estime-t-il. C'est la raison pour laquelle il me semble qu'on devrait agir plus médicalement. On sait très bien que c'est traiter, dépister et vacciner qui sont les bonnes méthodes. Le confinement, c'est une méthode archaïque qu'on utilise par défaut parce qu'on ne peut pas être efficace." 

 

Dans tous les cas, le gouvernement est à la peine : retard dans la campagne de vaccinations, flambée de l'épidémie dans certains territoires : la Moselle, Dunkerque, Nice et sa région, difficulté à mettre en place des tests et un traçage efficace des malades...

Comment juguler l'épidémie ? Pour l'instant, la situation reste incertaine...

 

 

 

 

 

 

Nice et sa région : inefficacité d'un confinement partiel ?
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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 11:32
Covid-19 : hésitations... retournements...

 

 

Simple grippe ou virus féroce ? Le masque ou pas le masque ? Vaccin ou pas, seconde vague ou pas ? Confinement urgent ou pas ?

Comme l'écrit Christian Clot, "chacun a son avis, ses certitudes... Les persuasions sont fortes", les convictions aussi...

 

Et face aux contradictions qui nous submergent, nous sommes tout de même un peu perdus.

Certaines sommités médicales ont minimisé l'épidémie, d'autres l'ont peut-être dramatisée ?

Qui détient la vérité ?

 

D'ailleurs, il leur arrive de se contredire... La science elle-même hésite...

Jean-François Delfraissy déclarait dimanche : "On a affaire à un virus diabolique et beaucoup plus intelligent qu'on ne le pense". Une curieuse personnification du virus ! Une déclaration alarmiste propre à semer la panique... "un abus de langage", disent certains scientifiques.

 

Il faut dire que le professeur Delfraissy se montrait favorable à un nouveau troisième confinement...

"Plus on prend une décision rapide, plus elle est efficace et peut être de durée limitée", a déclaré, dimanche, le président du conseil scientifique. 

Puis, revirement : 

Le professeur nuançait ce mardi 26 janvier ses propos sur l’urgence d’un troisième confinement dans une interview. Un changement de tempo également martelé par plusieurs membres du gouvernement. 

Un rétropédalage qui déroute alors que le gouvernement s’interroge sur la pertinence d’un troisième confinement.

 

A quel scientifique se vouer ? On a l'impression que tous se contredisent... une véritable cacophonie.

Dans tous les cas, il serait plus sage pour des hommes de science de ne pas faire de déclaration à l'emporte-pièce !

 

Les décisions politiques sont difficiles à prendre dans un tel contexte : que faire ?

Le gouvernement temporise et remet sa décision à plus tard.

 

Il est sûr que les conséquences d'un troisième confinement peuvent être dramatiques : fatigue des familles, surcharge mentale démesurée, avenir incertain, sombre, notamment pour les jeunes et les étudiants, chômage, dette qui explosent.

 

Qui paiera ?

Une chose est sûre : nous ne pourrons pas continuer à poursuivre une croissance exponentielle, à épuiser la nature et ses ressources : comme l'écrit Christian Clot, "parmi les causes prouvées du virus, nous pouvons pointer la réduction des espaces naturels et notre consommation débridée d'animaux sauvages."

Le Covid devrait être une opportunité pour changer notre rapport au monde : il y va sans doute de notre propre survie.

 

 

 

 

 

Covid-19 : hésitations... retournements...
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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 12:15
Vers un troisième confinement ?

 

Jamais deux sans trois : la France va-t-elle connaître un troisième confinement ?

En avril 2020, j'avais écrit un article intitulé "On n'est pas sorti de l'auberge..."

Allons-nous encore être voués à l'enfermement, à la réclusion, au confinement ? Nos demeures vont-elles devenir à nouveau des prisons ?

 

Avec l'arrivée de nouveaux variants du virus, il est possible qu'un troisième confinement soit décidé par le gouvernement.

Une stratégie qui se répète et qui risque d'être lassante et inefficace...

Il est vrai que le couvre-feu empêche les regroupements après 18 heures, mais les gens ont alors plus tendance à faire leurs courses le week-end, ce qui donne lieu à d'autres regroupements...

 

Un véritable casse-tête : le variant anglais qui est déjà présent sur notre territoire serait plus contagieux et plus mortel. Le Premier ministre britannique a révélé vendredi soir que ce variant entraînerait "un degré plus élevé de mortalité". La souche «B.1.1.7», déjà connue pour sa forte transmissibilité, augmenterait le taux de mortalité de 30 à 40 %, selon le groupe consultatif gouvernemental sur les menaces de virus respiratoires nouvelles et émergentes.

 

A Londres, des bus ont été transformés en ambulance pour pouvoir transporter les malades, des hôpitaux de campagne ont rouvert, et des hôtels accueillent le surplus de patients.

 

Le variant sud-africain est aussi associé à une charge virale plus élevée.

 

Comment juguler une épidémie galopante avec ces nouveaux variants ?

Les laboratoires ont tout misé sur les vaccins... or, les vaccins, s'ils empêchent de développer la maladie pour les gens vaccinés, ne bloquent pas véritablement la transmission du virus.

La stratégie vaccinale risque aussi d'être inefficace.

 

Dans tous les cas, avec un nouveau confinement, les dégâts sur l'économie seront considérables.

Licenciements, chômage, dépôts de bilan : de nombreuses entreprises vont souffrir et ne s'en remettront pas...

 

Comment résoudre cette crise qui affecte le monde ?

La solution est peut-être dans le recherche de nouveaux médicaments contre le covid.

"Ainsi l'Allemagne se prépare à autoriser un traitement expérimental pour lutter contre la maladie : un protocole approuvé aux Etats-Unis, administré à Donald Trump mais qui n'a pas encore reçu le feu vert de l'Union Européenne. Une thérapie à base d'anticorps de synthèse... 200 000 doses sont déjà commandées : la dose coûte 2000 euros, facture : 400 millions d'euros. Ces anticorps bloquent l'évolution du virus s'ils sont administrés dans les premiers temps de l'infection."

Un vaccin par voie muqueuse permettrait aussi d'empêcher la transmission du coronavirus : un vaccin déposé dans le nez, via un spray nasal par exemple, pourrait stimuler le système immunitaire muqueux. Mais les essais en cours sont peu nombreux.

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-dimanche-24-janvier-2021

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/si-les-vaccins-ne-bloquent-pas-la-transmission-du-covid-19-les-vaccins-muqueux-seront-notre-espoir_fr_5fca3a18c5b63a153451386d

 

 

 

 

Vers un troisième confinement ?
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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 13:09
Covid-19 : la méthode chinoise...

 

A proximité de Pékin, deux villes ont été confinées après l’apparition de nouveaux cas de Covid-19.
Les onze millions d’habitants de la capitale régionale du Hebei ne peuvent plus en sortir, "sauf en cas de nécessité absolue".

C'est la méthode chinoise...

"Plusieurs centaines de cas de Covid-19 ont été détectés depuis le samedi 2 janvier dans le Hebei, la province qui entoure la capitale chinoise : au moins 129 cas confirmés (dont 2 importés) et 186 cas asymptomatiques (dont 5 importés) selon le bilan établi vendredi par les autorités régionales. Cinq malades seraient dans un état grave."

 

Deux villes, la capitale régionale, Shijiazhuang (11 millions d’habitants), qui se trouve à 300 kilomètres au sud de Pékin et qui est de loin la plus touchée, mais aussi Xingtai (7 millions d’habitants), à 115 kilomètres au sud de Shijiazhuang, sont confinées. Les habitants ne peuvent plus en sortir.  A l’intérieur même de chacune de ces deux villes, la liberté de circuler a été fortement restreinte et les écoles fermées.

 

Ainsi, le virus après être parti de Chine a fait le tour du monde... le voilà de retour en Chine...

Et pourquoi ne retournerait-il pas en Chine ? Comme un boomerang, voici le virus qui revient vers sa patrie d'origine !

 

En tout cas, les Chinois appliquent des mesures drastiques : confinement général de deux villes ! Deux villes coupées du monde !

Il est vrai que le variant britannique inquiète : il est apparemment beaucoup plus contagieux et tout aussi dangereux.

"La Chine qui disait avoir tourné la page de l'épidémie se retrouve face à une autre vague... Aussitôt, les autorités chinoises ont réagi.

18 millions d'habitants se retrouvent en quarantaine !

Les supermarchés, les magasins sont fermés, les écoles aussi, les transports publics, les liaisons aériennes ne fonctionnent plus.

Toute la population de ces deux villes devait être testée pas une, mais deux fois.

40 000 médecins et infirmières viennent d'arriver en renfort.

 

Il y a de la tension, de la nervosité, notamment à Pékin où les masques sont à nouveau recommandés.

Dans quelques semaines, commencent les grandes vacances du Nouvel An Chinois : les autorités demandent déjà de limiter les déplacements le plus possible."

 

On le voit : la méthode chinoise n'admet aucune faille...

En France, nous sommes loin de ce confinement drastique : les écoles restent ouvertes, ainsi que les commerces. Seul un couvre-feu a été instauré dans les départements les plus touchés.

Saurons-nous nous débarrasser du virus, sans avoir recours à de nouvelles mesures plus contraignantes ?

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/chine-deux-provinces-de-nouveau-touchees-par-le-covid-19_4251787.html

 

Covid-19 : la méthode chinoise...
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