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3 février 2023 5 03 /02 /février /2023 13:08
La filière bio menacée...

 

Encore une filière en difficulté face à l'inflation...

"Les produits bio sont-ils en train de s'effacer des rayons de supermarché, faute de clients  ?

Je l'ai constaté moi-même au rayon bio du supermarché : peu de gens le fréquentent, c'est un lieu quelque peu déserté.

 

Face aux prix qui augmentent, ces derniers mois, nombreux sont les acheteurs à y renoncer...

C'est regrettable car l'agriculture bio respectueuse de l'environnement devrait être la préférée des consommateurs...

 

"On va vers le moins cher, vu que maintenant c'est dur... on n'a plus le budget qu'on avait avant. On fait attention à tout, maintenant." explique une cliente.

"C'est trop cher, c'est inabordable..."commente une autre...

"C'est vrai que là on regarde un peu les prix qui sont bas tarif, et ce serait bien qu'il y ait un effort sur les prix du bio..." déclare une autre encore.

 

Depuis le début de l'année, les ventes de produits bio en grande surface ont chuté : moins 7,8%, une tendance aux lourdes conséquences pour les producteurs qui fournissent les grandes surfaces.

 

Sur son exploitation en Bretagne, Ludovic Caresmel, maraîcher bio, a vu ses commandes s'effondrer. Presque toutes ses cultures de mâches sont en train de pourrir en plein champ et doivent être détruites.

Au total, 15% de son chiffre d'affaires en moins.

Une crise du bio dont la hausse des prix ne serait pas la seule raison...

 

 Dans une lettre ouverte, trois fédérations de producteurs bio accusent la grande distribution de "se désengager du marché bio". Les enseignes assurent toujours acheter autant de bio, mais s'adapter à la demande des clients. 

 

"Les distributeurs ne sont pas des philanthropes, ils cherchent à vendre ce que le consommateur veut. En ce moment, en France, le bio se vend moins bien. Donc, les distributeurs le mettent moins en avant." dit un expert de la grande distribution.

 

Des produits qui subiraient aussi la concurrence d'autres labels comme Zéro résidu de pesticides ou Haute valeur environnementale qui sont moins exigeants à produire et surtout moins chers."

 

C'est vraiment inquiétant car le bio respectueux de l'environnement doit être préservé pour le bien de notre planète. C'est là un enjeu majeur...

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/economie/inflation/inflation-dans-les-supermarches-les-clients-delaissent-les-produits-bio_5513658.html

 

 

 

La filière bio menacée...
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30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 13:14
Ce jour-là, au supermarché...

Ce jour-là, c'est grande foule au supermarché... jour de soldes, les gens se pressent pour faire de bonnes affaires...

 

Sur le parking, je récupère un caddie : là, un homme tout sourire s'avance vers moi et me dit : "J'ai perdu ma voiture, je ne sais plus où elle est !" et je le vois ensuite chercher activement dans les allées son véhicule...

Face à l'immensité du parking, si on ne repère pas bien sa place, on peut ne plus savoir où on a garé sa voiture...

C'est là un inconvénient de la modernité...

 

Aussitôt, me revient en mémoire un extrait de l'incipit du roman de Michel Houellebecq Extension du domaine de la lutte : le personnage narrateur ne retrouve plus sa voiture, il ne sait plus dans quelle rue il a pu la garer : 

"Le surlendemain était un dimanche. Je suis retourné dans le quartier, mais ma voiture est restée introuvable. En fait, je ne me souvenais plus où je l'avais garée ; toutes les rues me paraissaient convenir, aussi bien. La rue Marcel-Sembat, Marcel Dassault... beaucoup de Marcel. Des immeubles rectangulaires, où vivent les gens. Violente impression d'identité. Mais où était ma voiture ?
Déambulant entre ces Marcel, je fus progressivement envahi par une certaine lassitude à l'égard des voitures, et des choses de ce monde. Depuis son achat, ma Peugeot 104 ne m'avait causé que des tracas : réparations multiples et peu compréhensibles, accrochages légers... Bien sûr les conducteurs adverses feignent la décontraction, sortent leur formulaire de constat amiable, disent : « OK d'accord » ; mais au fond ils vous jettent des regards pleins de haine ; c'est très déplaisant."

Ainsi, la voiture, à l'origine instrument de liberté, est devenue un vecteur d'aliénation et de soucis dans le monde moderne.
 

Je fais donc mes courses et je me présente à une caisse : devant moi, une jeune femme qui déballe sa marchandise, puis sort de son sac une multitude de petits papiers, ce sont des bons de réduction... bons de 60 centimes, de 50 centimes, de 30 centimes, et aussi un bon de 10 euros...

 

Face à l'inflation galopante, ces bons sont vraiment bienvenus... chacun essaie de s'adapter à l'augmentation des prix alimentaires... les gens ont des difficultés à se nourrir, à assurer leurs dépenses les plus ordinaires... et le recours à ces bons peut être une solution.

Encore un souci de notre monde : comment survivre dans une société où les prix s'affolent ?

 

C'est mon tour de déballer mes courses et de payer, mais la caissière repère une boîte de sardines qui s'est ouverte. Je lui demande alors si je peux aller en chercher une autre dans les rayons, elle accepte aimablement.

Je me précipite dans le supermarché pour remplacer la boîte, je cherche dans les rayons et je trouve enfin mon bonheur...

 

Je retourne à la caisse et là, je fais face à des critiques, des regards de colère de la part de deux autres clientes qui attendent à la caisse, après moi... elles me fusillent du regard et montrent leur impatience.

Elles sont furieuses de devoir attendre un peu plus leur tour...

 

Voilà encore un effet de la modernité : tout doit aller vite ! Et on en perd même toute courtoisie et toute sociabilité...

 

 

 

Ce jour-là, au supermarché...
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16 janvier 2023 1 16 /01 /janvier /2023 13:11
Producteurs de pommes en difficulté...

 

Après les boulangers menacés de fermeture par l'inflation et la flambée des prix de l'énergie, les paysans, les arboriculteurs eux aussi se voient contraints d'arrêter leur activité qui n'est plus rentable.

Toute notre agriculture est ainsi au bord du gouffre.

 

"Des pommiers arrachés à la pelleteuse dans le Tarn, d'autres tronçonnés à la chaîne près de Limoges, des vergers condamnés et des producteurs qui jettent l'éponge, acculés par la flambée des prix.

"C'était pas le but du tout, j'aurais préféré le transmettre soit à mes enfants ou à un collègue, mais en arriver là, être obligé de les faire brûler, parce que la rentabilité n'y est plus du tout, c'est quand même dramatique.", déclare Rémi Gibaud, arboriculteur en Haute-Vienne.

Emballage, main d'oeuvre, électricité : des charges qui explosent sans être répercutées sur les prix, selon ces producteurs.

Une crise de trop pour ces pommiculteurs, mobilisés à Angers, pour une opération étiquetage dans une grande surface. Ils demandent à la grande distribution de les payer 20 centimes de plus par kilo pour survivre.

 

"On en veut à la grande distribution, aujourd'hui ils font la sourde oreille, demain, c'est la mort du verger français...", dit Sébastien Hudin, arboriculteur en Indre-et-Loire.

Des actions de producteurs un peu partout en France...

 

Et des consommateurs qui affichent leur soutien.

"On a tout ce qu'il faut en France : on va chercher ailleurs, c'est ridicule.", déclare une cliente.

"On devrait être capable nous aussi de faire des efforts pour les aider quand on va faire nos courses." commente un autre client.

 

Mais une augmentation des prix est-elle vraiment possible ?

Pas si sûr, alors que la pomme française est déjà beaucoup plus chère que celle de ses concurrents étrangers.

"Le kilo de pommes golden que tout le monde connaît est à environ 1,50 euro en moyenne en France chez les grossistes, il est en Italie à 1,20 euro, en Allemagne, 1 euro et en Pologne, moins de 1 euro. Mais avec l'inflation en plus, cela devient inatteignable. Parfois, le consommateur va se détourner." explique Laurent Plantevin, expert en négociations commerciales...

Une menace pour toute une filière : ces 20 dernières années, près de la moitié des vergers français a déjà disparu."

 

Ainsi, notre agriculture, déjà en péril depuis des années, risque de disparaître...

Et combien d'autres secteurs sont aussi impactés par l'inflation ?

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/inflation-l-appel-a-l-aide-des-producteurs-de-pommes-qui-reclament-le-soutien-de-la-grande-distribution_5602865.html

 

Producteurs de pommes en difficulté...
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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 13:12
Une inflation qui aggrave les inégalités...

 

La guerre en Ukraine a fait remonter à la surface un mot inquiétant que l’on croyait disparu de notre vocabulaire : l’inflation est de retour. À en croire les économistes, cette flambée des prix pourrait s’installer durablement, nourrie par les trois grandes crises de notre temps (sanitaire, écologique et militaire). Ces maux de notre société ont mis en lumière des interdépendances qui désormais nous mettent en danger. 

"Se nourrir devient problématique pour de nombreuses familles : les prix poursuivent leur envolée...plus 13, 9% à la caisse...

C'est le troisième mois consécutif avec une hausse à deux chiffres.

 

Plus 0, 2 % en novembre 2021, près de 14 aujourd'hui. Une flambée des prix qui s'invite à table, même avec un repas simple.

Commençons par l'entrée : la salade, + 9,5% pour celles vendues en sachets. Pour l'assaisonnement, mieux vaut ne pas avoir la main lourde : plus de 41 % d'augmentation sur l'huile d'olive premier prix.

La cause : les tarifs du verre et de l'emballage qui grimpent.

 

Au moment du plat, pas mieux : le prix du steak haché surgelé flambe... plus 30,8%. Si vous l'accompagnez de pâtes, presque 27% de hausse sur les marques ou de haricots en conserve : plus 20,3%.

 

La pizza surgelée de marque coûte 11,6 % de plus qu'il y a un an.

Les effets énergétiques, les effets de coût de l'électricité sur le stockage de ces produits vont agir fortement et impacter le prix en magasin.

 

Une inflation qui se confirme au dessert : plus 14% pour les yaourts, et plus 15,7% pour le café.

Ce mois-ci encore, l'ensemble des produits alimentaires est en hausse.

 

Avec les négociations commerciales entre fabricants et distributeurs de ces prochains mois, la facture devrait poursuivre son envolée..."

Avec de tels prix, on imagine les difficultés des familles modestes. Comment faire face à toutes les dépenses ? Factures de chauffage, d'électricité, de gaz qui explosent...

"Certains Français renoncent à allumer le chauffage pour économiser et retardent au maximum la mise en marche des radiateurs. Cette résolution n’est pas facile à tenir alors que la température baisse.

Pour économiser, beaucoup de consommateurs renoncent à allumer le chauffage. Chez certaines personnes, il n’y a quasiment pas d’écart de température entre l’intérieur et l’extérieur. "Entre 12 et 13 degrés, ça, c’est dans toutes les pièces qui sont au nord", décrit Anne-Marie Comas, propriétaire d’un appartement. 

Pour ne pas avoir froid, les habitants portent des vêtements chauds et des pulls supplémentaires. D’autres font fonctionner des poêles à bois certains moments de la journée."

Ainsi, la crise énergétique révèle et creuse les inégalités : les gens les plus modestes sont fortement impactés par cette inflation galopante. Se nourrir, se chauffer, ces besoins élémentaires ne sont plus assurés.

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/inflation/inflation-les-prix-des-repas-continuent-de-s-envoler-dans-les-supermarches_5496669.html

 

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/crise-energetique-ces-francais-qui-renoncent-a-se-chauffer_5496600.html

 

Une inflation qui aggrave les inégalités...
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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 13:58
Quelle sera la nourriture du futur ?

 

"Il y aura bientôt huit milliards d’humains à nourrir. Une révolution en cours va devoir trouver de multiples réponses aux urgences alimentaires. Comment trouver le chemin de production ? Avec quelles ressources ?

A quoi ressembleront les repas dans 20 ou 30 ans ?

En 2050 pour nourrir la planète, la révolution pourrait se faire dans nos assiettes...

Et si demain, en guise de dîner, nous avions une unique gélule, une barre chocolatée, de la poudre, ou une simple boisson ? Le futur est peut-être déjà dans nos rayons avec des barres ou des boissons riches en vitamines, censées remplacer à elles seules une entrée, un plat et un dessert...

Voilà qui n'est pas très appétissant !

Un million de ces produits serait vendu en France tous les mois, des substituts alimentaires qui ne séduisent pas tous les consommateurs. "J’aime bien la bonne bouffe donc ce machin-là... En plus c’est à la vanille, c’est dégueulasse", commente une femme.

"C'est très bon mais c'est hyper sucré", réagit une autre. "De temps en temps quand on est pressé, c'est bien mais au quotidien, je n'achèterais pas, je ne pense pas..."

"S'il y a vraiment cette assurance ; ça remplace notre repas, oui pourquoi pas... " déclare un autre consommateur interrogé.

Mais que deviennent le plaisir, le bonheur de manger ? Les saveurs, les textures, les senteurs s'évanouissent...

 

Mais que valent vraiment ces produits ? Peuvent-ils remplacer toutes les valeurs nutritives dont nous avons besoin ?

Un nutritionniste en doute... "Si on ne se nourrit qu'avec ce type d'aliments, on risque d'avoir d'abord un surpoids, d'avoir un diabète, d'avoir à terme des problèmes cardio-vasculaires et des cancers. Dons ponctuellement, oui, régulièrement, non..."

Comment alimenter dix milliards d'êtres humains en 2050 ?

Une start-up finlandaise a peut-être trouvé la solution : une protéine sous forme de poudre jaune produite par des bactéries nourricières et d’eau.

Une protéine qui peut remplacer des oeufs pour fabriquer des pâtes...

 Seul Singapour a pour l'instant autorisé sa commercialisation. Alors, en attendant, dans son laboratoire, un chimiste français Hervé This prépare déjà la cuisine de demain. Un soufflé vert fluo prêt en quelques minutes sans farine ni lait mais uniquement à base de poudre et de liquide.

La cuisine de demain ? Des colorants, les odorants, les saveurs, les piquants et les frais, la consistance... L'une de ses dernières inventions, le steak du futur sans un gramme de viande. Sa fabrication ? De l'eau mélangée à de l'huile et de la poudre de blanc d'oeuf.

Vient ensuite la couleur, au choix. Pour le goût, le chimiste pioche dans sa gamme aromatique de synthèse : odeurs d'oignon, de noisette et de pain grillé.

Oubliée la viande saignante, le steak du futur ressemble à un pancake coloré.

"ça a beaucoup de saveur... on peut nourrir beaucoup de gens avec ce genre de système. Aujourd'hui, la grande question, c'est la lutte contre le gaspillage. Là, c'est zéro déchet, tout ce que j'utilise je le consomme... et ça, c'est la clef pour passer 2050."

 

Des aliments qui ressemblent à des médicaments ? Ce n'est vraiment pas engageant ni rassurant... Une cuisine avec des arômes de synthèse ? Mais d'où viennent ces arômes, ces couleurs ? On ne sait pas et c'est inquiétant...

Mais tout cela relève peut-être de la plus pure fantaisie, comme les voyages vers Mars et la future colonisation de cette planète, selon Elon Musk ?

 

Source : 

https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/alimentation-comment-serons-nous-nourris-en-2050_5475051.html

 

 

 

 

Quelle sera la nourriture du futur ?
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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 12:58
L'infantilisation des masses...

 

"Le peuple est mineur : on s'adresse à lui sur un ton enfantin...", écrit Christian Vigouroux dans son ouvrage La société du dédain.

Il suffit de voir les publicités à la télé pour en être convaincu : des messages répétés inlassablement, des couleurs criardes, des musiques tonitruantes, des personnages de dessins animés qui veulent nous inciter à consommer des produits chocolatés... le consommateur pourra se gaver de Kitkat, avec un grand verre de Coca Cola... matraquage, bourrage de crânes...

 

 

Que dire d'internet ? L'écran nous enferme dans un monde de jeux vidéos, une ronde de divertissements sans fin... un monde clos de repliement sur soi, un cocon qui nous fait oublier les réalités... le monde de l'enfance...

 

"Curieusement, nous sommes tous devenus depuis vingt ans des espions de pacotille réduits aux mots de passe, aux codes d'accès, aux mises à jour : l'existence quotidienne ressemble à un jeu de pistes où payer sa facture d'électricité, tirer de l'argent à sa banque, prendre rendez-vous chez le médecin demande un attirail digne des services.", écrit Pascal Bruckner.

De fait, il nous faut sans cesse taper des codes qui se multiplient...

Code de carte bancaire, code d'accès à l'ordinateur, digicodes en tous genres... un univers codé, chiffré qui donne le tournis et fait perdre la tête...

 

Devant les écrans, nous voici vautrés, assis comme des enfants sages...

Nous voici réduits à l'immobilité, à la passivité...

Et Pascal Bruckner de citer "les cas extrêmes de ces adolescents japonais retranchés du monde, vissés sur leurs écrans jour et nuit, livides et farouches, qu'on nourrit par plateaux-repas glissés sous leur porte."

Et bien sûr, cet enfermement conduit au grignotage permanent, à l'obésité, et à encore plus d'immobilité...

Les écrans nous cernent... et nous ne pouvons guère y échapper...

 

Bientôt des robots parlants vont même veiller sur nous, des machines connectées qui nous donneront des conseils : santé, nourriture, etc. Avec la 5G, ces équipements risquent se multiplier...

Ce sera le stade ultime de l'infantilisation des masses avec le métavers... un "méta univers" où réel et virtuel se fondent jusqu'à se confondre, une vision de science-fiction déjà présente dans des jeux vidéo. Le metavers incarne l'avenir du réseau social, selon son fondateur, Mark Zuckerberg. 

Bientôt, des gens équipés de masque de plongée, coupés du monde réel, enfermés dans leur univers parallèle.

Le degré suprême de l'infantilisation !

 

Sources :

La société du dédain de Christian Vigouroux

Le sacre des pantoufles de Pascal Bruckner

 

 

L'infantilisation des masses...
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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 10:19
Explosion du nombre de solitaires...

Le capitalisme extrême, son mode de vie effréné font que les gens sont complètement isolés...

Matthieu Chaigne, auteur de La Fabrique des Solitaires, étudie les raisons de notre isolement croissant...

 


"Une société d'individus solitaires... même des jeunes peuvent être touchés par l'isolement relationnel...

Des ruptures liées à l'organisation du territoire, liées aussi au digital ont créé cette société d'individus solitaires qui ne permettent plus de faire nation...

Les pavillons, les maisons avec digicodes, les étudiants dans leur chambre de bonnes, les barres HLM, le numérique, la précarité accentuent la solitude.

Depuis les années 50, on a assisté à un grand développement du périurbain : un modèle pavillonnaire de maisons juxtaposées les unes aux autres, un modèle qui répond à un idéal : avoir un bout de jardin à soi, pouvoir avoir une maison qu'on achète, et en même temps, ce pavillon peut se refermer sur ses habitants.

Car le modèle pavillonnaire n'a pas été pensé pour créer du lien, il y a une juxtaposition de pavillons avec un déficit de lieux pour se retrouver pour se rassembler.

 

La société du tout marchand isole aussi les individus : aujourd'hui, tout s'achète, tout se vend, tout a un prix.

Vous pouvez louer le véhicule de votre voisin sur une plateforme, vous pouvez louer une après-midi piscine chez votre voisin, même les services d'entraide ont désormais un prix... ce qui distille un doute : l'autre, finalement, a des intérêts contradictoires avec les miens.

Un tiers des Français pensent que la plupart des gens cherchent à profiter d'eux.

Nous sommes entrés dans une société de la méfiance où l'autre a potentiellement des intérêts contradictoires avec les nôtres.

Ce qui a un impact politique : on ne peut plus faire nation, si celui qui est à côté de moi, forcément, a des valeurs contradictoires avec les miennes.

 

Des pays ont créé des ministères de la solitude : le Royaume-Uni, le Japon ont bien compris que la société d'isolement que nous avons créée avait un impact majeur : nous empêcher de vivre ensemble...

 

Le communautarisme a aussi un lien avec la solitude : le point de départ, c'est notre nature humaine... du point de vue des sciences comportementales, des chercheurs américains démontrent que nous sommes des animaux sociaux : quand nous ne sommes pas connectés avec les autres, par défaut, nous allons chercher à appréhender ce qu'ils pensent, ce qu'ils disent.

Les salafistes vont offrir à l'individu isolé une identité, des rites qui vont scander sa journée, ils vont lui offrir, via l'oumma une communauté à laquelle il va appartenir. 

Nous avons besoin de nous sentir membres d'une communauté.

 

Comment nous, République, pouvons-nous créer une communauté nationale qui intègre les gens, notamment à travers les rites ? Les rites sont un moyen  de créer des liens entre les gens et de démontrer qu'au delà de nos différences nous avons une fraternité commune.

La consommation a été un moyen de créer ce qu'on appelle la société de consommation : on se sentait membre d'une même communauté, parce qu'on achetait les mêmes produits.

 

Mais, cette société de consommation n'existe plus aujourd'hui, en raison d'une paupérisation de la classe moyenne qui ne peut plus acheter comme tout le monde...

La société de consommation ne permet plus de créer une adhésion commune.

 

Le service militaire était un rite républicain qui permettait un brassage, c'était un rite de passage, un rite initiatique : des gens qui n'avaient absolument pas la même culture faisaient ensemble une même activité.

 

Aujourd'hui, l'objectif est de recréer des rites... S'impliquer pour les autres, ce pourrait être une façon de rétablir des rites... s'impliquer pour la santé, pour l'écologie, etc."

 

Le problème est que nos sociétés génèrent de l'individualisme, encore plus avec l'avènement d'internet.

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/rencontres/-comment-notre-societe-produit-des-individus-m

 

 

 

Explosion du nombre de solitaires...
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17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 09:56
Changer de modèle ?

 

Face aux nombreux défis climatiques qui se posent à nous, peut-on ralentir ? Pour la journaliste Juliette Duquesne, spécialiste de l’écologie, les pistes tant rabâchées (voitures électriques, télétravail…) sont plus des impasses que des solutions.

 

Juliette Duquesne remet en cause la rhétorique selon laquelle il faut faire confiance à l'innovation, à l'humain, à sa capacité d'inventer pour faire face aux défis écologiques et pour apporter une solution au réchauffement climatique...

Ce point de vue scientiste, c'est la thématique de la croissance verte : Juliette Duquesne n'y croit pas.

 

"Il n'y a aucune innovation technologique qui permette de réduire la pollution. C'est après la seconde guerre mondiale, au moment où la croissance du produit intérieur brut décolle, que toutes les formes de pollutions explosent : la pollution plastique, les pesticides que l'on retrouve dans la graisse des baleines, les émissions de CO2, toutes ces pollutions explosent au moment où l'on a le plus d'innovations technologiques.

Et aujourd'hui, pour éviter d'accepter qu'il va falloir réduire notre consommation de biens, qu'il va falloir accepter la sobriété, la décroissance, on pense que des innovations technologiques vont permettre de résoudre nos problèmes.

 

Mais on se rend compte que cela ne marche pas. Il va falloir accepter la finitude de la planète et donc réduire notre consommation, parce qu'il n'y aura pas d'innovations miracles qui vont nous permettre de continuer à consommer autant d'eau, d'émettre toujours autant de CO2, de continuer à mettre autant de pesticides dans l'eau ou sur nos terres, parce que les dégâts sont considérables, en fait.

 

Il y a l'effet rebond : des innovations technologiques peuvent effectivement réduire factuellement les émissions de carbone, mais on les utilise davantage : il y a un usage qui annule l'effet positif de l'innovation.

Et c'est particulièrement vrai dans le numérique : même si on gagne en gain d'efficacité, on va augmenter l'utilisation, donc on va consommer plus d'énergie et créer plus de gaz à effet de serre.

 

Par exemple, pour le numérique, quand on va sur internet, on met beaucoup moins de temps aujourd'hui pour faire une recherche, ce n'est pas pour ça qu'on va en faire moins. La 5G va permettre de faire des gains d'efficacité, mais le trafic va augmenter. Les gains d'efficacité, c'est de l'ordre de 10, et l'augmentation va être de l'ordre de 100 !

Ce n'est pas parce que l'on va avoir des gains d'efficacité que l'on va avoir une baisse de la consommation.

 

On sait que le numérique est très polluant : on s'équipe trop, il y a énormément de consommation de métaux... tout remplacer par le numérique, ça ne fonctionnera pas. On ne peut pas remplacer tous nos déplacements par du numérique...

 

Que dire de cette machine qui va capter le CO2 ? Plusieurs études montrent que cela marche très mal de capter le CO 2 et de le stocker dans le sol. Les résultats sont mauvais parce qu'il faut de l'énergie pour stocker aussi tout ce CO2. En fait, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre plutôt que de stocker le CO2.

 

On entend aussi beaucoup parler de ces solutions de géo ingénierie où on va aller mettre du souffre dans la stratosphère pour imiter des éruptions volcaniques et essayer de refroidir la température. Là on joue aux apprentis sorciers.

 

Que dire de la voiture électrique ? Si on remplace toutes les voitures par des voitures électriques sans réduire notre mobilité, cela ne fonctionnera pas.

Si on prend des petites voitures électriques qui sont avec une petite autonomie, pour la ville, cela peut être intéressant, parce qu'elles ne vont pas émettre et polluer la ville. Mais si on prend le cycle de vie de la voiture complète avec la fabrication, les voitures électriques peuvent être aussi polluantes que des voitures classiques.

Les voitures électriques consomment beaucoup de métaux et on sait qu'on va avoir des problèmes pour les métaux dans ces prochaines années. Le pic d'extraction du cuivre devrait être atteint en 2060, cobalt, lithium pour les batteries, il y a aussi l'indium.

Tous ces métaux, il va falloir aller les chercher de plus en plus profond dans la terre, donc cela va demander de plus en plus d'énergie.

La voiture électrique n'est pas la solution à tous les maux et cela ne va pas permettre de continuer à consommer comme on le fait aujourd'hui.

 

Dans la logique transhumaniste, certains pensent que grâce à l'intelligence artificielle, les machines vont pouvoir s'auto perfectionner et qu'on va pouvoir régler tous nos problèmes grâce aux technologies. Mais on est très loin de ces récits de science-fiction...

Le fait de nous vendre des villes intelligentes avec des capteurs partout, des voitures autonomes avec des capteurs partout, quand on regarde les chiffres des métaux, de la pollution, ce n'est pas réaliste.

 

Pour réduire l'empreinte écologique, il faut réduire la consommation d'énergie.

En fait, il ne suffit pas de faire de la sobriété, il faut changer complètement de modèle, un modèle basé sur l'augmentation du produit intérieur brut.

 

Il faut inventer un autre modèle où l'agriculture et l'alimentation seraient beaucoup plus au centre, il faut aussi réduire les inégalités.

En France, si on voulait passer complètement à l'agroécologie, (c'est ce qu'il faudrait faire parce qu'aujourd'hui, il y a des pesticides dans tous les cours d'eau, dans la totalité des nappes phréatiques, les sols sont pollués), il faudrait changer complètement notre agriculture.

Si on passe à l'agroécologie, cela veut dire qu'il y a 30% d'emplois en plus dans les campagnes, si on veut des territoires de plus en plus autonomes énergétiquement, on sait qu'il faut réduire la taille des villes, cela voudrait dire changer toutes nos aides de la politique agricole commune vers une autre agriculture.

Cela veut dire un changement total de vie, avec des vies plus centrées sur les territoires : on aurait moins de mobilité, mais peut-être plus de convivialité.

Cela passe par un consensus démocratique : il faut que les gens aient envie de cela."

 

 

Evidemment, les récents événements climatiques, sécheresse, canicules, incendies dévastateurs semblent donner raison à Juliette Duquesne. Mais les gens sont-ils prêts à changer de modèle ? 

Nous vivons tous dans un environnement qui nous incite à consommer à outrance : publicités, crédits, mode, loisirs, etc.

Et que dire des enjeux économiques, que dire des intérêts financiers des grandes multinationales ? 

 

 

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/rencontres/defis-climatiques-comment-ralentir-avec-julie

Changer de modèle ?
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1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 08:26
Bouchons des vacances : et ça recommence !

 

Départs en vacances : 860 km de bouchons cumulés !

Samedi 30 juillet, un pic de plus de 860 km de bouchons cumulés a été enregistré peu avant midi en ce grand week-end de chassé-croisé classé noir dans le sens des départs et rouge pour les retours. Juillettistes et aoûtiens étaient ralentis sur 862 km vers 11 h 30 au niveau national. C'est légèrement moins qu'un an auparavant (880 km).

Comme à l'accoutumée, la circulation était particulièrement difficile en vallée du Rhône dans la descente, avec plus de 150 km de bouchons.

 

Et c'est reparti comme avant !

Toujours des embouteillages sur les routes en cette période de vacances d'été !

Malgré le prix croissant du litre d'essence, les automobilistes sont toujours aussi nombreux sur les routes...

Les Français ne changent rien à leurs habitudes : le changement climatique est à nos portes, canicules, incendies, inondations, pandémies...

Et pourtant, tout continue comme avant !

 

C'est une course effrénée vers les vacances, le dépaysement...

Peu importent la pollution, les encombrements, les canicules ! Il faut partir !

Difficile de changer ses habitudes, difficile de se priver...

Et la grande migration se fait encore vers le sud...

 

Les confinements nous ont permis d'apprécier un monde différent : moins de pollution, moins de voitures, une nature régénérée, des chants d'oiseaux à nouveau perceptibles...

Et on disait : "Ce ne sera plus jamais comme avant..."

 

Oui, mais voilà, les habitudes ont vite repris le dessus : les gens utilisent toujours leur voiture, ils consomment encore, bien que les prix s'envolent...

L'essence est à deux euros ? Peu importe... Il faut profiter de l'instant présent, il faut profiter des vacances sans penser à l'avenir...

Nous sommes formatés pour consommer : les pubs, la recherche de la croissance nous conditionnent dans ce sens...

 

Pourtant, l'urgence écologique est là : notre maison brûle mais nous regardons ailleurs...

 

 

Source :

https://www.lepoint.fr/societe/chasse-croise-pres-de-800-km-de-bouchons-cumules-30-07-2022-2484877_23.php

 

 

 

 

 

Bouchons des vacances : et ça recommence !
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8 juillet 2022 5 08 /07 /juillet /2022 11:59
Grenouilles en péril !

 

Même les grenouilles sont menacées ! Si les humains poursuivent leurs habitudes de consommation, certaines espèces risquent de disparaître...

 

"L'Union européenne est responsable de l'extinction en cascade des populations de grenouilles" en Europe de l'Est et dans certains territoires d'Asie, fustigent deux ONG. Ainsi, la grenouille des marais d'Anatolie (en Turquie), surexploitée, pourrait s'éteindre d'ici 2032.

 

Des populations entières de grenouilles seraient menacées par la consommation massive, en France et en Europe, des cuisses du petit batracien. Un nouveau rapport établi par deux ONG pointe du doigt cette pratique pouvant s’avérer fatale sur le long terme pour toute une espèce.

 

 L’Union européenne importe environ 4.070 tonnes de cuisses de grenouille par an, soit l’équivalent de 81 à 200 millions de grenouilles, dont l’immense majorité est capturée dans la nature.

Depuis les années 1970, les espèces françaises de grenouilles sont protégées car elles sont menacées d'extinction, comme nombre d'amphibiens qui ont vu leur habitat se réduire dramatiquement et leur chance de survie diminuer significativement avec la fragmentation de leur espace vital par les axes de circulation.

 Les principaux exportateurs sont l’Indonésie, la Turquie et l’Albanie.

Ce commerce a bien sûr des conséquences sur la biodiversité et la santé des écosystèmes.

Les grenouilles participent à l'équilibre des écosystèmes... Elles sont utiles pour l'environnement.

Ces mangeuses d’insectes jouent un rôle important dans l’écosystème et permettent de limiter l’utilisation de pesticides.

 

Mais quel besoin a l'homme de se nourrir de cuisses de grenouilles ? Il y a si peu à manger !

Pour ma part, je n'ai jamais été tentée d'en manger.

Les grenouilles sont déjà menacées par la pollution générée par les humains : pesticides, engrais, polluants divers et variés.

Il serait judicieux d'éviter de consommer ces espèces déjà fragilisées.

Hélas ! Le commerce lucratif des grenouilles perdure.

Le consommateur a un rôle à jouer pour empêcher ce commerce : évitons de consommer des cuisses de grenouilles !

 

Un message de Hubert Reeves :

"Où sont passées les grenouilles ?

C'en est fini des grands rassemblements de grenouilles dans les étangs. Les batraciens paient un lourd tribut aux pollutions et à la disparition des zones humides. Fini le bruit des mâles...

J'ai la nostalgie de ces sons qui, comme autant de concerts, faisaient chanter la nature."

 

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/societe/la-forte-consommation-de-cuisses-de-grenouille-met-les-amphibiens-en-peril-27-06-2022-2481151_23.php

 

 

https://www.20minutes.fr/planete/3315039-20220624-biodiversite-certaines-especes-grenouilles-menacees-disparition-faut-arreter-manger

 

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