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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 12:58
Au rayon des foies gras...

 

 

 

Noël approche... dans les supermarchés, les rayons de foie gras sont pris d'assaut, il faut dire que la marchandise est mise en valeur par toutes sortes d'artifices : il faut les voir ces foies gras enrubannés d'or ou enveloppés de couleurs éclatantes de pourpre !

 

Les paquets rutilent : ils attirent tous les regards.

Foies gras en pots de verre, foies gras sous plastique ou encore enveloppés de toiles, foies gras en boîte...

 

C'est un luxe de couleurs, de formes, une débauche d'emballages de toutes sortes...

C'est certain : on a l'embarras du choix.

Le rayon expose des foies gras de toutes sortes, aux formes et aux formats variés.

 

Tout à côté, on peut aussi se laisser tenter par les pains de mie ou d'épices qui peuvent agréablement accompagner la dégustation des foies gras...

De petits pots de confits de figues, d'oignons sont également disposés en haut du rayon.

Il s'agit d'attirer le client et de le pousser à faire d'autres achats en vue de la fête de Noël.

Et, bien sûr, les vins ne sont pas laissés en reste : vins blancs, Sauterne, Champagne...

Un débordement de produits de luxe dont les prix sont parfois inabordables...

 

Et puis, il y a aussi le foie gras du pauvre, dans un coin : emmailloté dans un papier sombre, il ne révèle guère ses secrets.

On n'en connaît pas l'origine, ni la composition... On a beau chercher... On ne sait pas d'où il vient.

Alors que les autres foies gras arborent la mention : Foies gras du Sud Ouest, ce produit reste mystérieux et étranger.

Seul, le prix est un peu attractif : moins cher, il est plus accessible.

Forcément, c'est le foie gras du pauvre. Mais, de quoi est-il fait ? On ne sait pas, on ne saura jamais. 

On a beau retourner le paquet dans tous les sens, on reste dans l'inconnu.

 

Eh oui, même au rayon des foies gras, on peut percevoir les fractures qui divisent nos sociétés...

Les foies gras de luxe côtoient celui du pauvre...

 

Ainsi, Noël devient souvent une fête de la surconsommation : les rayons débordent de produits, ils s'enflent de marchandises luxueuses qui ne sont pas accessibles à tous...

Le foie gras du pauvre ne se pare même pas des beaux emballages dont s'entourent les foies gras de luxe : enroulé dans un papier aluminium sombre, il semble bien terne au milieu des autres.

On a même lésiné sur la présentation du produit !

On a même fait des économies sur l'emballage !

 

 

 

 

 

 

 

Au rayon des foies gras...
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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 10:51
La neige !

 

 

 

En ce début du mois de Décembre, la neige est déjà arrivée sur de nombreuses régions : aussitôt, tout le monde se réjouit, les vacances de Noël approchent, les stations de ski se préparent à recevoir des touristes...

La neige ! Et aussitôt, on reçoit des annonces publicitaires :

"Vous êtes au courant ? La neige est arrivée dans nos stations !"

 

On comprend que des enfants puissent se réjouir de l'apparition de la neige, mais ce délire autour de la neige me paraît bien excessif.

Il s'agit de promouvoir les stations de ski, d'inciter les gens à opérer une migration massive vers les chaînes de montagne.

 

Mais, la neige signe surtout l'arrivée de l'hiver, des températures en baisse, des difficultés pour circuler, du verglas, des intempéries...

Pourquoi tant d'engouement pour la neige ?

C'est que nous sommes dans une société où le divertissement, les vacances, le plaisir l'emportent sur toute autre considération. La neige ? Une bonne nouvelle ? Pour les skieurs et les amateurs de glisse, sans doute...

 

Mais qu'en est-il des SDF ? De ceux qui ont des difficultés à se chauffer ? Qu'en est-il des pauvres ? Dès qu'arrivent les grands froids, les plus démunis souffrent et risquent leur vie dans la rue.

 

Comment peut-on se réjouir de l'arrivée de la neige, alors que tant de gens sont privés de logement, et ne peuvent se protéger du froid ?

La neige, c'est pour les riches, les très riches, ceux qui peuvent se payer des vacances au sport d'hiver. La neige est devenue un luxe réservé à une élite qui se délecte des plaisirs de la glisse. 

 

Mais combien de miséreux voit-on sur nos trottoirs, qui, dès l'arrivée des grands froids, subissent les rigueurs de l'hiver ? Combien d'entre eux survivront à cette épreuve ?

Nos sociétés d'abondance ne sont même pas capables d'offrir un toit à ces exclus de la société.

 

Noël approche, les magasins regorgent de marchandises, les victuailles s'entassent dans les rayons, la grande course aux achats a commencé.

Partout, c'est une profusion de produits qui s'offrent aux regards, c'est une débauche de friandises qui attirent les clients.

 

Mais, dans la rue, des exclus de l'abondance connaissent les pires douleurs et les pires angoisses.

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La neige !
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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 13:20
Internet : un puissant ferment de la consommation...

 

 

Désormais, avec internet, la consommation est sans arrêt dopée grâce à des opérations publicitaires, à de nombreux sites dédiés à la vente.

 

Avec internet, notre monde bascule dans une surconsommation indécente.

 

En facilitant et en accélérant les moyens de communication, internet devient un gigantesque magasin où chacun peut s'approvisionner.

 

Et de plus en plus, les délais de livraison sont raccourcis.

De plus en plus, les incitations à la consommation se multiplient.

Le dernier exemple en date : le "Black Friday", une pratique venue des Etats-Unis, a connu un succès fulgurant. 

Amazon, Cdiscount et PriceMinister ont enregistré un nombre record de ventes pour ce week-end de promotions, qui lance les achats de Noël.

Des publicités tapageuses ont permis d'attirer de nombreux clients : certains se sont rendus dans des magasins, d'autres ont fait leurs achats sur internet.

Ainsi, nos sociétés vouées à la consommation de masse se laissent griser par des opérations publicitaires permanentes.

Les offres semblent alléchantes : -50%, - 70%, mais la qualité des produits laisse souvent à désirer.

 

"Achète, jette...", telle semble être la devise de notre monde.

Internet participe à cette grande braderie commerciale : il suffit de voir les nombreuses publicités diffusées par les différentes enseignes à l'occasion du Black Friday : une avalanche publicitaire ciblée en fonction des intérêts et des goûts des consommateurs...

Le nombre de sites de e-commerce a connu, aussi, une progression fulgurante et les offres de crédit en ligne se multiplient...

 

Avec la mondialisation, de nombreux produits sont fabriqués à bas coût, dans des pays où les gens exploités reçoivent un salaire de misère...

C'est ce qui permet encore d'accroître la consommation, puisque les produits nous viennent de l'autre bout du monde et sont de moins en moins chers.

Ainsi, avec le numérique, nous sommes entrés dans une nouvelle ère : celle de l'hyper-consommation.

 

C'est certain : le numérique est en train de bouleverser nos comportements,  il convient d'en prendre conscience et de ne pas se laisser piéger par ces incessantes incitations à la consommation.

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Internet : un puissant ferment de la consommation...
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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 13:38
Le corps triomphant...

 

 

Le corps longtemps méprisé, annihilé par des siècles de domination religieuse, devient dans nos sociétés l'objet de toutes sortes de soins et de préoccupations.

Il devient, pour certains, l'essentiel...

 

L'industrie des cosmétiques connaît un succès grandissant : il suffit d'entrer dans une parfumerie pour découvrir toutes sortes de produits dédiés à la beauté... des crèmes, des élixirs qui promettent un rajeunissement quasi-miraculeux, des produits de maquillage de plus en plus sophistiqués, des masques censés lisser la peau...

 

Les opérations de chirurgie esthétique se multiplient : on corrige un nez, une mâchoire, on enlève des poches sous les yeux, on supprime ou on essaie de gommer  les effets de l'âge par un lifting... En Chine, les jeunes filles se font opérer de plus en plus tôt, afin d'atteindre une perfection idéale.

 

La mode des tatouages se répand : les corps se transforment, alors, en de véritables oeuvres d'art colorées, les corps deviennent des tableaux aux dessins somptueux, avec des ramages. Les jeunes apprécient aussi les piercings.

 

Les salles de sport permettent à chacun de sculpter son corps, de gagner des muscles.

C'est le règne du corps triomphant...

Le corps devient un objet de contemplation et d'admiration : on veut montrer un corps parfait, on veut s'imposer par les apparences.

 

On est, ainsi, passé d'un excès à un autre : autrefois déconsidéré, le corps acquiert désormais une importance démesurée.

Qu'on le cache ou qu'on le montre, il affirme sa présence : la mode permet de le mettre en valeur grâce à des vêtements moulants, des couleurs éclatantes, ou des tons pastels.

Le culte du corps s'impose...

Il est partout : dans les publicités, sur les écrans, dans les magazines.

La publicité met en valeur des corps parfaits, des visages d'ange, des êtres d'exception...

Il convient d'attirer les regards, de plaire par son apparence, de séduire en toutes occasions.

On en oublierait l'essentiel : la personnalité, l'intériorité, l'être.

L'apparence passe au premier plan... 

 

Que penser d'une société qui met le corps sur un piédestal, qui s'attache à magnifier le corps par toutes sortes de moyens et d'artifices ?

Que penser d'un monde où le corps est adulé au détriment de la pensée ?

Nos sociétés de consommation nous poussent, ainsi, à privilégier les apparences.

Le corps ne doit être ni méprisé, ni idolâtré : il convient d'en prendre soin dans une juste mesure...

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Le corps triomphant...
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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 13:31
Des médicaments dangereux en vente libre : l'industrie pharmaceutique nous vend n'importe quoi...

 

 

Les "médicaments" sont faits pour soigner, apporter un bienfait, un réconfort aux malades... c'est d'ailleurs l'étymologie du mot qui vient d'un verbe latin "medeor, soigner, traiter."

 

Mais, dans un monde où l'argent est roi, ils deviennent parfois des produits dangereux, des substances délétères mises sur le marché, de manière inconsidérée, par les laboratoires pharmaceutiques... des substances qui provoquent des pathologies graves pour lesquelles sont prévues encore d'autres médications toujours à vendre.

 

Le magazine 60 Millions de consommateurs vient de dévoiler une "liste noire" de produits parmi ceux les plus vendus disponibles sans ordonnance : selon une étude, 28 médicaments sont à proscrire.

 

En bonne place sur cette « liste noire » figurent des substances anti-rhume comme Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume : on le voit, ce sont des médicaments très connus qu'on trouve souvent exposés en tête de gondole dans les pharmacies.

Les effets indésirables sont pourtant très graves : accidents cardiovasculaires, neurologiques, vertiges...

Le magazine dénonce aussi "des pastilles pour la gorge à base d'anti-inflammatoires comme Strefen sans sucre, qui présente inutilement un risque d'hémorragies digestives."

"Également dans le collimateur des fluidifiants bronchiques qui n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité et peuvent être sources d'irritation du tube digestif"...

On pourrait citer aussi tous les produits à base d'ibuprofène susceptibles de causer de graves troubles cardiaques...

Comment de tels médicaments peuvent-ils se trouver en vente libre ?

Comment ? Si ce n'est pour pousser les patients à la consommation dans un secteur médical qui devient de plus en plus une industrie au service de multinationales âpres au gain.

C'est ignoble : le commerce des médicaments devient une manne pour des financiers véreux qui ne songent qu'à engranger des profits colossaux.

Quand les médicaments deviennent des poisons... on peut vraiment s'inquiéter sur le fonctionnement de nos sociétés.

De toutes façons, ces médicaments peuvent être aussi prescrits par des médecins qui se font les complices de l'industrie pharmaceutique, et qui apportent leur caution à ces substances dangereuses.

Ainsi, se met en place le grand marché des médicaments au détriment de la santé des patients.

Plusieurs scandales ont déjà révélé le danger de certains produits médicamenteux : Mediator, Isoméride, Distilbène, Vioxx. Ces produits ont été finalement retirés de la vente, après avoir fait des milliers de victimes.

Quel sera le prochain scandale sanitaire ?

Quelle sera la prochaine substance incriminée ?

Déjà on évoque un médicament contre la chute des cheveux :  le Propecia qui pourrait entraîner des troubles sexuels durables... Troubles de l'érection, baisse de la libido, voire impuissance : on imagine le désarroi de ceux qui subissent de tels effets secondaires, pour avoir voulu enrayer une simple chute de cheveux...

 

 

 

 

 

 

Source :

http://www.lepoint.fr/sante/automedication-la-liste-noire-des-medicaments-a-eviter-14-11-2017-2172133_40.php

 

 

 

 

Des médicaments dangereux en vente libre : l'industrie pharmaceutique nous vend n'importe quoi...
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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 15:10
Le tabac est un poison licite très dangereux...

 

 

 

Dans le cadre de l'opération "Mois sans tabac"...
 

Combien de fumeurs ont essayé de décrocher de leur addiction au tabac ! L'habitude de la cigarette remonte souvent à des années, les français et les françaises commençant à fumer de plus en plus tôt... Le tabagisme s'installe insidieusement et on éprouve bien des difficultés ensuite à y renoncer. 

 

Pourtant, tout devrait inciter chacun et chacune à un abandon de ce qui est une véritable addiction : tout d'abord le tabac, c'est de l'argent qui part en fumées... les cigarettes deviennent des produits de luxe inabordables, de plus en plus chers !

 

Surtout, comment peut- on continuer à fumer quand on connaît tous les dégâts générés par le tabac sur la santé, le bien être, la forme ou tout simplement sur le bonheur ?

 

Fumer, c'est se priver des plaisirs les plus simples de la vie. Finie la sensation du goût : on ne perçoit plus la saveur des aliments, quand la bouche est sans arrêt infestée par le tabac... On en perd aussi le sens de l'odorat, les parfums sont masqués par les vapeurs de la nicotine. Arrêter de fumer, c'est redécouvrir le plaisir de manger, de savourer, de humer des senteurs de fleurs, d'arbres, de fruits... C'est redécouvrir le bonheur de vivre, de respirer !

 

Le tabac s'incruste, s'immisce partout dans les pores de la peau, les cheveux, les vêtements et  imprègne le corps des pieds à la tête. C'est un poison qui contamine l'ensemble des cellules : les ongles, la sueur, les humeurs, les moindres parcelles du corps sont comme envahies par ces particules de goudron et de nicotine. Le tabac va même jusqu'à altérer la voix, la rendre plus rauque, plus sourde, moins claire, caverneuse...

 

Il a aussi des incidences sur le teint qui devient, sous l'effet des fumées, terne, blafard, triste, blême ou grisâtre... sur les doigts qui jaunissent lamentablement... sur les dents qui noircissent, s'obscurcissent et au bout de plusieurs années se déchaussent et risquent de tomber. Fini de sourire à la vie, aux autres, fini le bonheur de rire à pleines dents....

 

Que dire du souffle et du coeur ? Le tabac induit des essoufflements, un manque de tonus, de vitalité, il empêche parfois de se livrer à des sports d'endurance.

 

La cigarette devient aussi un véritable esclavage, elle emprisonne ses adeptes dans des volutes de fumées, elle les enferme dans des habitudes, des gestes, des rituels : sans elle, les gens sont en état de manque, de frustration, et ont alors un besoin impérieux de s'en procurer, c'est une véritable dépendance, un esclavage...

 

Les fumeurs sont  vraiment prisonniers, aliénés, conditionnés par cette ferveur vouée au tabac.

Retrouver sa liberté après des années de cet enfer brumeux, respirer l'air de nouveau, c'est renaître à la vie ! J'invite les fumeurs à une renaissance ! Je les invite à sortir de cette prison de nuages enfumés, de cette nébuleuse de vapeurs pernicieuses ! Je les invite à ne plus se soumettre au Dieu tabac et retrouver une saine indépendance !

 

Non seulement le tabac est un facteur de troubles divers, mais en plus il altère l'apparence physique, il dénature les sensations essentielles qui permettent d'apprécier la vie et ses petits plaisirs...

 

Je n'évoquerai pas ici toutes les conséquences plus graves sur la santé, le coeur, les poumons ...que tout le monde connaît !

Retrouver le bonheur de sentir, de goûter, de respirer normalement ! N'est -ce pas là tout simplement retrouver le bonheur de vivre ??

 

Arrêter de fumer, c'est aussi ne plus enrichir le lobbying très puissant de l'industrie du tabac et par conséquent aussi celui de l'industrie pharmaceutique pour les années à venir ! 

 


 

 

 

 

Le tabac est un poison licite très dangereux...
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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 15:28
Bloquée dans l'ascenseur...

 

 

 

Ce jour-là, je m'apprête à rendre visite à une amie qui habite au cinquième étage d'un immeuble.

 

Et bien sûr, je prends l'ascenseur : à l'entresol, l'ascenseur s'arrête, un homme entre dans la cabine... des bonjours réciproques, des sourires pleins d'amabilité, "vous allez à quel étage ? "

 

Le Monsieur arrive à destination : le quatrième étage, l'appareil se referme et soudain, il s'immobilise et c'est la panne, je suis alors dans l'obscurité la plus complète, enfermée dans une cage étouffante.

 

Seule est restée allumée une loupiote à l'emplacement de l'alarme : j'appuie sur le bouton et au bout de quelques secondes qui me semblent interminables, je suis mise en relation avec la société d'assistance qui s'occupe de la maintenance et de la sécurité de l'ascenseur.

 

J'explique alors que je suis bloquée, vraisemblablement, entre le quatrième et cinquième étage.

La personne avec qui je communique me rassure et me dit que je vais être secourue.

Elle me demande de lui indiquer mon numéro de portable... hélas, je viens de changer de portable et je n'ai pas le numéro en tête.

 

En désespoir de cause, je frappe des coups contre la porte de l'ascenseur et j'appelle à l'aide.

Par miracle, le Monsieur du quatrième étage m'a entendue, sa femme intervient et appelle le concierge de l'immeuble.

 

Je me sens un peu rassurée, car j'ai pu communiquer avec ces gens et j'attends l'intervention du concierge.

Il arrive, enfin, et avec une clef spéciale, il essaie d'ouvrir la cabine, mais peine perdue... malgré tous ses efforts, il me dit qu'il n'y parvient pas.

 

L'attente devient plus pesante, encore... j'étouffe dans l'ascenseur, et la peur me gagne : l'air semble se raréfier, j'allume mon portable pour faire un peu de clarté et j'attends dans l'angoisse.

 

Quelques minutes plus tard, soudain, la lumière revient et l'ascenseur descend jusqu'au sous-sol : le concierge apparaît et nous montons ensemble jusqu'au cinquième étage.

Il m'explique, alors, ce qui s'est passé : le nouveau compteur Linky installé récemment dans l'immeuble a fait une surcharge et il a disjoncté.

Il a donc fallu le réarmer.

 

En fait, après des recherches sur internet, je ferai plus tard cette découverte : "nombreux sont les clients d’EDF (ou d’autres fournisseurs d’électricité) qui rencontrent des disjonctions fréquentes après l’installation du compteur Linky et qui doivent ainsi, augmenter la puissance électrique de leur logement et par conséquent, accroître le coût de leur abonnement, pour ne plus subir ces contraintes répétitives."

Voilà encore un "avantage" de ce compteur nouvelle génération ! Il permet à EDF de faire plus de profits !

 

Ainsi, les différents "progrès" nous contraignent, sans arrêt, à dépenser plus.

 

Nous vivons dans une société de consommation effrénée : les "progrès" qui nous sont imposés révèlent souvent des défaillances, et sont, en plus, sources de nouvelles dépenses.

 

 

 

 

 

Bloquée dans l'ascenseur...
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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 08:50
Notre monde s'emballe et nous ne pouvons plus l'arrêter...

 

 

Nous vivons dans un monde de compétition universelle : il faut sans arrêt dominer l'autre, augmenter la productivité, innover tous les jours, inventer toujours de nouvelles technologies.

 

On assiste, ainsi, à un développement effréné de la technique.

Chaque jour, de nouvelles technologies apparaissent : des robots toujours plus performants, des écrans de plus en plus sophistiqués, des machines de plus en plus rapides, de nouveaux smartphones, de nouvelles tablettes, de nouveaux systèmes d'ordinateur.

 

Mais quelles sont les finalités de ces progrès ?

Nous entraînent-ils vers plus de liberté, vers plus de bonheur ?

 

C'est l'inverse qui se produit : la compétitivité aliène les individus contraints de travailler toujours plus, dans des conditions qui se dégradent.

 

La mondialisation nous fait perdre tout sens de la mesure.

Nous filons aveuglément dans une course sans fin à l'innovation, perdant de vue notre humanité.

C'est l'hybris qui nous gouverne, c'est l'hybris qui nous entraîne dans cette voie périlleuse.

"Une vie tranquille et modeste apporte plus de joie que la recherche du succès qui implique une agitation permanente", écrivait Albert Einstein.

"Rien de trop", en grec "méden agan", telle était la devise des anciens grecs.

Nous sommes bien loin de cette modération et de cette modestie.

Notre monde s'emballe et nous ne pouvons plus l'arrêter.

 

Les entreprises qui n'innovent pas, qui ne sont pas compétitives sont vouées à disparaître. Et chaque jour, des entreprises volent en éclat : le dernier exemple en date, celui de l'usine Tupperware.

Parallèlement, les entreprises liées à internet connaissent une croissance foudroyante : Amazon réalise des profits considérables.

 

Mais, l'argent, la rentabilité ne suffisent pas au bonheur de l'humanité.

On assiste à une sorte de quête du bonheur par la consommation et le consumérisme...

Mais cette quête est un leurre absolu. 

 

L'humanité a besoin de sens : retrouver une harmonie avec le monde, habiter l'instant présent au lieu d'être sans cesse emportée par la productivité.

Des progrès considérables ont été accomplis dans le domaine de la santé, de l'hygiène, du confort matériel.

 

Mais l'humain se perd dans un monde qui s'accélère.

Saurons-nous réguler ce monde qui s'emballe et qui nous échappe ?

Saurons-nous trouver du sens dans un monde matérialiste où l'argent est roi ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre monde s'emballe et nous ne pouvons plus l'arrêter...
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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 10:48
Le beurre : on ne sait plus à quel saint se vouer...

 

 

Le beurre a retrouvé, ces derniers temps, un air de sainteté...

 

Un temps ostracisé, jugé néfaste pour la santé, le voilà soudain réhabilité, à tel point que la demande mondiale explose et qu'on assiste à une pénurie de beurre dans les supermarchés.

 

Les Chinois se mettent à consommer du beurre, des viennoiseries, et un marché considérable s'ouvre pour la production de cet aliment.

 

Plusieurs études avaient rapporté que le beurre était associé à un risque accru de maladie cardiovasculaire, et qu'il favorisait le cholestérol.

 

Et voilà qu'une étude récente révélerait les bienfaits méconnus du beurre. Quel revirement !

Une méta-analyse publiée en juin 2016  a conclu que la consommation de beurre n’était ni associée à la mortalité, ni aux maladies cardio-vasculaires, et faiblement et inversement lié au risque de diabète. 

Le beurre serait même "bénéfique dans les problèmes cardiaques, ou l'obésité", peut-on lire sur le site Doctissimo nutrition.

 

Mais où est donc la vérité ?

On ne sait plus à quel saint, plus exactement à quelle étude se vouer et se fier ?

On a, ainsi, l'impression que l'opinion est sans cesse façonnée par les médias.

Les études sur le beurre sont totalement contradictoires. Comment ne pas être perdu ? Où est la vérité ? On ne sait plus.

Et constamment, nous sommes, ainsi, ballottés entre des versions diamétralement opposées.

Si le beurre retrouve un air de sainteté, n'est ce pas aussi une façon de le promouvoir et de relancer sa consommation ?

 

Nous vivons dans un univers où la publicité est triomphante. On cherche à nous vendre toutes sortes de produits et la publicité est partout.

Comme nous vivons dans des sociétés où la concurrence est effrénée, tous les moyens sont bons pour nous inciter à consommer : la ruse, la séduction, le mensonge...

 

Pendant des années, on nous a fait croire, aussi, que le sucre était indispensable à notre santé : une source d'énergie...


"Le sucre, le plus petit des grands plaisirs ! Quelle énergie dans le sucre ! " On se souvient de ces slogans publicitaires tapageurs... Le sucre était associée à la vitalité, au bonheur, à la jeunesse, au plaisir...

Et, pourtant, on dénonce maintenant les effets délétères du sucre sur la santé.

De la même façon, les jus de fruits dont on nous vantait autrefois les bienfaits se révèlent néfastes, car ils sont trop chargés en sucre...

Nous avons, ainsi, l'impression d'être sans cesse manipulés par la publicité et les médias.

Nous ne savons plus démêler le vrai du faux... 

 


 

 

http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2001/mag0330/nu_3742_beurre_verite.htm

 

 

 

Le beurre : on ne sait plus à quel saint se vouer...
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 12:57
Pour faire le BUZZ !

 

 

Faire le BUZZ, faire du bruit, afin d'attirer l'attention : c'est devenu l'objectif premier de certains médias.

Les titres, les photos choc sont à la mode, une façon de capter tous les regards.

 

Certaines émissions se spécialisent dans le BUZZ : on pense à l'émission de Laurent Ruquier, On n'est pas couché.

Les chroniqueurs sont là pour susciter la controverse, n'hésitant pas à humilier certains invités, à se moquer d'eux, à les ridiculiser, parfois même les annihiler.

Un véritable jeu de massacre dans lequel excelle Yann Moix...

Christine Angot, elle-même, n'a pas été choisie au hasard : impulsive, incontrôlable, la romancière se laisse souvent emporter par son émotion.

 

Les conflits sont, ainsi, savamment entretenus par les deux chroniqueurs.

D'autres émissions se spécialisent un peu plus encore dans le BUZZ : Touche pas à mon poste de Cyril Hanouna, ou encore Salut les terriens de Thierry Ardisson.

On tombe alors souvent dans la plus grande vulgarité afin de susciter l'intérêt du public...

Et les êtres humains sont ainsi faits qu'ils se laissent happer par des images, des propos outranciers, des plaisanteries vulgaires.

 

Que dire des titres racoleurs de certains journaux sur internet ? Quand on lit les articles, on est étonné par le vide sidéral de leur contenu.

Evidemment, il s'agit de générer le maximum d'audience : la course à l'audimat est ouverte.

 

De plus en plus, les émissions télévisées sont précédées d'annonces publicitaires : ainsi, juste avant la diffusion d'ONPC, j'ai entendu une publicité pour le laboratoire Mylan.

Etonnant ! Mylan, laboratoire pharmaceutique est autorisé à faire de la pub, est-ce normal ?

Les médicaments, quels qu'ils soient, ne devraient pas faire l'objet de spots publicitaires.

Un médicament n'est pas un produit banal et anodin.

Ainsi, le BUZZ est destiné à faire vendre toutes sortes de produits dans une société de consommation et de marchandisation.

Le BUZZ joue sur les bas instincts de l'homme, sur une curiosité malsaine, sur l'émotion suscitée par des conflits...

Hélas, le BUZZ recueille encore les faveurs d'un public avide de sensations fortes.

Le BUZZ joue sur le scandale, le rire facile, le sensationnel : le BUZZ, c'est beaucoup de bruits pour rien...

 

 

 

 

 

 

Pour faire le BUZZ !
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