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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 12:56
ça déborde !

 

Noël approche : les magasins, les supermarchés regorgent de nourriture, des produits sophistiqués, des préparations de toutes sortes qui envahissent les rayons.

Chaque année, on a l'impression qu'on nous incite plus encore à une consommation pléthorique et dangereuse...

 

Jugez plutôt :

"Oeufs de lompe, poivrons à la ricotta, olives manzanilla à la méditerranéenne, accras, ktipiti extra, mini involtini, tzatziki, tarama aux Saint-Jacques, tapenade, guacamole à la mexicaine, blinis moelleux, saumons sauvages, saumons de Laponie, d'Ecosse, de Norvège, escargots de Bourgogne, feuilletés aux escargots, noix de Saint-Jacques farcies, roulés de jambon, bouchées au fromage frais, bouchées apéritives...

 

Pâtés en croûte au foie de canard, pains d'épices, gougères aux quatre saveurs, saucisses costumées, canapés, petits fours, sapin brioche au coeur fondant, tielles sétoises, cakes, black burgers au saumon fumé, saucisses cocktail, verrines aux écrevisses, poivrons, artichauts marinés, feuilletés au ris de veau et aux morilles, parmentier de poulet, de canard, coquilles Saint-Jacques à la Normande...

 

Feuilletés saumon crevettes, feuilletés champignons poulet, feuilletés fromage de chèvre, friands à la viande, saucisses de Morteau, boudins noirs antillais, boudins noirs aux pommes, boudins de Lyon à la crème, saucisses de Francfort, ballotines de jambon, ballotines de volailles, caviar d'Aquitaine, caviar Baeri, plateaux de fromages, etc."

J'en passe et des meilleures...

 

ça déborde !

Que de sophistication dans les dénominations !

On nous incite à surconsommer dans une ambiance festive : musiques, couleurs éclatantes rouge et or, emballages en plastique qui laissent voir les marchandises...

 

C'est la frénésie de Noël qui commence : la fête de la surconsommation...

Mais où est passé l'esprit de Noël ?

 

Comme l'écrit Sylvain Tesson "Etre né sur la paille, avoir échappé à Hérode et finir sur une croix, tout ça pour que le 24 décembre, les foules hystériques se battent devant les vitrines, obsédées par cette question : faudra-t-il ouvrir les magasins le dimanche au cas où l'on n'aurait pas eu le temps de remplir les hottes de Noël ras-la gueule ?"

 

Trop de consommation gâche la fête : nos sociétés nous entraînent vers des excès de toutes sortes, des excès nuisibles pour notre santé, dommageables pour la planète.

Stéphane Floccari dénonce ce phénomène dans un ouvrage intitulé "Survivre à Noël" : "C'est un moment de régression consentie et même organisée qui prend la forme d'une tempête de cadeaux... La grande affaire de la fin de l'année, c'est Noël, avec ses cadeaux, vitrines, dépenses gargantuesques et listes interminables, du moins pour ceux qui peuvent se le permettre... Nous sommes presque tous d'accord, à un moment ou à un autre, pour dénoncer cet état de fait que pourtant nous perpétuons."

 

Et, chaque année on assiste à une surenchère inquiétante... et chaque année, la foule se précipite dans cette orgie consumériste.

 

 

 

 

 

ça déborde !
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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 12:50
Un déferlement publicitaire pour un vendredi noir...

 

 

Un vendredi pollué par la publicité : sur internet, c'est un déferlement publicitaire en continu... Un vendredi NOIR annoncé à grand renfort de publicités tapageuses.

 

Les écrans clignotent pour mieux séduire et attirer le client : une explosion de couleurs sur tableaux noirs.

Des promotions alléchantes, livraison gratuite, sur un fond noir, -50, -60%, -1000 euros !

Vêtements, bijoux, ordinateurs, téléphones, télévisions, appareils ménagers, tout est bradé ou presque !

La publicité est particulièrement efficace sur internet : elle cible nos centres d'intérêt, nos goûts.

 

BLACK FRIDAY ! En anglais, s'il vous plaît !

Eh oui, c'est une coutume qui nous vient d'Outre Atlantique.

C'est dans les années 1970 que les enseignes américaines décident d'adopter cette expression pour désigner le début des achats de Noël. Au cours de ce vendredi, les boutiques et magasins lancent des périodes de soldes pour cibler les consommateurs à la recherche des meilleures remises.

 

C'est la folie du consumérisme qui nous gagne... c'est la frénésie des achats de Noël qui commence dès la fin du mois de Novembre... c'est la course à la promotion...

Et les gens se précipitent pour "faire de bonnes affaires"...

Mais quelle illusion de bonheur consumériste les pousse à acheter ?

Tout est fait pour nous inciter à consommer : les fêtes, les promotions, les ventes privées se succèdent sans arrêt.

 

Refusons cette frénésie ! Boycottons ce vendredi noir !

C'est une incitation scandaleuse à la surconsommation...

 

N'oublions pas la pollution engendrée par internet et ce déferlement publicitaire...

Internet génère une pollution astronomique d’autant plus inquiétante qu’elle est invisible. 

La facture énergétique des e-mails envoyés  donne le vertige, les chiffres sont tellement énormes qu’il devient impossible de se les représenter concrètement. 

 

Ainsi va notre monde moderne : un monde tourné vers la production à outrance et la consommation.

Un monde où les inégalités sont criantes : les uns surconsomment, les autres crèvent la faim.

Les uns se goinfrent, alors que les autres n'ont même pas de quoi survivre...

 

 

 

 

Un déferlement publicitaire pour un vendredi noir...
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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 09:20
Mais est-ce encore du miel ?

 

 

"Doux comme le miel", "μελιηδης", disait le poète Homère pour évoquer des paroles, du vin, des fruits, soulignant, ainsi, les bienfaits de cette substance que nous offrent les abeilles...

Le miel, cette nourriture divine produite par les abeilles, est-il en train de disparaître ?

On peut le redouter car le miel devient une denrée rare en France : on est donc obligé d'importer du miel...

Mais est-ce encore du miel ? 

En 20 ans, la quantité de miel a été divisée par quatre... les récoltes se sont effondrées, car les abeilles ne vont pas bien.

 

Sur la plupart des pots que nous achetons, très peu d'indications précises sur la provenance... pire, la moitié des miels vendus viendrait de très loin, certains n'auraient même jamais vu l'intérieur d'une ruche, car désormais, en Chine, les industriels parviennent à fabriquer de faux miels...

 

Produit à partir du nectar des fleurs, le miel est pourtant, à l'origine, une substance entièrement naturelle...

85% de la matière première est importée : miels venus d'Argentine, d'Espagne, d'Ukraine, de Hongrie, d'Italie...

Une fois mélangés, ces miels ont perdu de leur traçabilité : la réglementation n'oblige pas à indiquer les pays d'origine sur l'emballage.

 

Alors, un tiers des français préfèrent acheter leur miel sur les marchés : les prix y sont plus chers, mais les gens font confiance aux vendeurs. En fait, c'est souvent un leurre. Certains apiculteurs n'hésiteraient pas à compléter leur production avec des miels étrangers. Certaines personnes trichent : du miel vendu comme français ne l'est pas.

 

Ainsi, des miels vendus sur les marchés ne sont pas conformes à l'appellation indiquée sur l'emballage. Les tromperies sont massives.

La fraude atteindrait la moitié des miels vendus sur le marché.

 

Mais il existe une fraude bien plus grave : certains industriels parviennent à fabriquer du faux miel, et en matière de contrefaçon, un pays décrocherait la palme d'or : la Chine.

La Chine est désormais le plus gros exportateur mondial... Le nombre de ruches n'a augmenté que de 13% alors que les exportations ont explosé : 196% de hausse en 15 ans !

Un miel vendu 3 fois moins cher que ceux des apiculteurs français. Mais, un miel sans parfum, sans arôme gustatif.

 

Après analyse, on ne trouve pas de pollen dans ce miel : c'est donc un sirop de sucre, une sorte de miel 100% synthétique. Ces faux miels chinois sont si sophistiqués qu'ils sont très difficiles à détecter.

 

Et, on trouve même du glyphosate dans certains miels...

Les consommateurs doivent donc se montrer vigilants, mais il n'est pas facile de détecter les fraudes...

 

 

 

 

 

Source : un reportage sur la cinq :

 

https://www.france.tv/france-5/le-doc-du-dimanche/1099945-la-bataille-du-miel.html

 

 

 

Mais est-ce encore du miel ?
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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 12:05
C'est déjà Noël...

 

 

Ce jour-là, je me rends au supermarché pour faire mes courses : à l'entrée du magasin, des pots de fleurs, des chrysanthèmes sont alignés, à l'approche de la Toussaint...

Rien de plus normal... mais, non loin de là, le rayon des jouets déborde,  les décorations de Noël scintillent et attirent tous les regards : guirlandes dorées, papiers cadeaux, étoiles...

Bientôt, les galettes des Rois vont aussi venir prendre place dans les rayons...

 

Pourtant, nous sommes le 30 octobre et les magasins nous invitent déjà à la grande frénésie de Noël...

Chaque année, il semble que le temps s'accélère : nous sommes entraînés dans le tourbillon de la consommation.

C'est effrayant !

C'est déjà Noël, alors que le mois d'octobre n'est pas terminé !

 

Il semble que tout soit fait pour doper la croissance, et inciter à la consommation permanente.

L'économie est le maître-mot de nos sociétés, ce sont les marchés qui nous gouvernent, ce sont les financiers qui font la pluie et le beau temps.

 

Autre fait troublant : ce 30 octobre, on sonne à ma porte : surprise ! C'est un pompier qui vient me proposer son calendrier pour la nouvelle année !

Je m'étonne, en le voyant, je lui dis qu'il est en avance sur l'horaire, mais il me rétorque que les pompiers prennent ainsi de l'avance sur leur future tournée...

Cette fois, c'est la nouvelle année à la Toussaint.

Tout est fait pour nous inciter à consommer, et tout est fait pour accélérer cette consommation...

 

Le lendemain, le 31 octobre, je me promène dans les rues de ma ville et je vois des vitrines décorées de toiles d'araignées, de masques de sorcières, de baguettes magiques...

Quelques enfants revêtus de déguisements, maquillés déambulent avec leurs parents...

Encore une fête, encore une occasion de consommer : Halloween... Encore une incitation à acheter des friandises, des costumes adaptés à la circonstance...

 

Cette course infernale à la consommation ne nous laisse ainsi aucun répit...

 

 

 

 

C'est déjà Noël...
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25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 10:38
Tout nous incite à consommer...

 

 

Tout nous incite à consommer : les publicités qui sont omniprésentes sur toutes sortes d'écrans, le crédit facile, les cartes bleues, les supermarchés, la croissance qu'il convient de doper...

N'oublions pas l'obsolescence programmée qui nous oblige à renouveler de nombreux produits de consommation.

Comment  échapper à la surconsommation ? Est-ce possible ?

 

On nous demande sans arrêt de consommer, "c'est bon pour la croissance !", nous dit-on.

Changer de voiture, acheter un nouveau portable, s'habiller selon la dernière mode, etc.

La publicité est particulièrement efficace sur internet : elle cible nos centres d'intérêt, nos goûts. J'ai récemment fait l'acquisition d'une carte à la Fnac. Depuis, je reçois régulièrement dans ma boîte mail des publicités pour des ouvrages susceptibles de m'intéresser...

 

C'est le monde de la finance qui nous gouverne, ce sont les marchés qui font la loi.

 

Et, bien sûr, en consommant toujours plus, nous épuisons la terre et ses ressources.

Nous détruisons la planète qui croule sous nos déchets...

 

De plus en plus, nous en prenons conscience : il faudrait faire preuve de frugalité, économiser les énergies, recycler, supprimer l'emploi des pesticides, arrêter de polluer la planète.

 

Nous sommes ainsi, sans cesse, pris entre deux injonctions opposées et contradictoires : la croissance et l'écologie...

Comment concilier croissance et écologie ?

On voit bien qu'on vit dans un monde schizophrénique, un monde totalement fou... Un monde gangrené par l'hybris, la démesure...

 

De plus en plus on insiste sur l'urgence écologique : il faut sauver la planète ! Mais d'un autre côté, il faut réduire le chômage, doper la croissance...

Comment résoudre ce dilemme ?

Il convient sans doute de refuser la surconsommation, de résister aux multiples tentations qui nous environnent.

Il convient de ne pas céder à ce qui est devenu une véritable addiction à la consommation.

Le bonheur ne peut se réduire à consommer indéfiniment : la société de consommation génère plus de frustrations que de satisfactions.

Nous avons besoin d'autres horizons pour un avenir meilleur : les hommes politiques, les penseurs, les philosophes se doivent de nous montrer la voie, et d'inventer d'autres solutions, une culture qui ne se réduise pas à la seule consommation de biens matériels.

 

 

 

 

 

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 12:40
Vive le tableau noir !

 

 

Le tout numérique envahit les écoles, les lycées et les collèges... c'en est bientôt fini du tableau noir et de la craie...

Les tableaux blancs numériques tendent à supplanter le bon vieux tableau d'autrefois...

 

Et pourtant, ce tableau permet à l'enseignant et aux élèves de prendre le temps : le temps de l'écriture faite à la main, le temps de la réflexion, de la maturation.

 

Face à l'importance que prennent les écrans, les enfants, les adolescents ont de plus en plus de difficulté de concentration... ils ne savent plus regarder, écouter attentivement, ils ne savent plus admirer...

 

Nous avons tous des souvenirs de ces tableaux noirs qui nous faisaient rêver ! Ecrire au tableau ! C'était comme un jeu, c'était comme imiter la maîtresse, se donner de l'importance...

Et ce tableau serait donc voué à disparaître ?

 

Alors que les élèves ont tendance à utiliser toutes sortes d'écrans, le tout numérique à l'école pose problème...

Selon les études PISA,  les pays qui ont introduit le numérique dans le système scolaire n'ont aucun avantage pédagogique par rapport aux autres.

 

De plus, l'usage du numérique est très énergivore : pour préserver notre planète, il conviendrait de modérer ces usages envahissants.

 

En fait, on assiste à une course à la numérisation initiée et voulue par les GAFAM.

 

Ainsi, de nombreuses start-up françaises prétendent révolutionner la pédagogie grâce au numérique, sans rien connaître de l'enseignement.

C'est un comble ! Il s'agit pour ces sociétés de vendre leurs produits : nous vivons dans une société de consommation où tout s'achète et se vend.

 

Or, les enseignants voient bien les dangers du numérique : ce n'est pas une panacée...

Les écrans isolent les jeunes, les rendent parfois dépressifs, agressifs, moins attentifs... moins empathiques. Les écrans les rendent obèses.

Les écrans font perdre le contact avec la réalité...

 

Rien ne remplace l'expérience, le contact avec l'autre... 

Rien ne remplace le geste d'écrire attentivement à la craie sur un tableau....

 

 

 

Source : un dossier paru sur Marianne : Le tout digital, enjeu du siècle...

 

 

 

 

Vive le tableau noir !
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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 12:51
Questions de modes...

 

 

On nous a vanté ces dernières années les vertus du chou kale : un aliment santé, une "healthy food", nous disait-on, en utilisant des termes anglais qui se veulent "branchés". Le chou kale est ainsi devenu à la mode...

Bien longtemps ignoré par les cuisinières de la deuxième moitié du XXème siècle, le chou frisé, ou chou Kale a fait son grand retour. Les amateurs de détox et les vegans avaient remis cet ancien légume au goût du jour.

 

Il est vrai que cette variété de chou n'est pas à priori très appétissante : un chou frisé aux feuilles hérissées, au goût assez fade.

Aussi l'a-ton paré de toutes les vertus...

Qu'en est-il vraiment ? Difficile de démêler le vrai du faux.

 

Si le chou kale contient des nutriments intéressants, il est néanmoins très difficile à digérer... Il malmène l'estomac : ballonnements, brûlures...

Sa richesse en oxalates pourrait aussi, selon certaines études, provoquer des calculs rénaux. Toutes les plantes crucifères sont déconseillées en cas de problèmes thyroïdiens.

Il faut tout de même se méfier des modes...

Mieux vaut consommer avec modération un tel légume, voire ne pas le consommer du tout.

 

Ainsi, la mode nous pousse à consommer tout et n'importe quoi...

Dans un autre domaine, les grosses baskets remportent un vif succès auprès des jeunes : d'où vient cette mode du moche ?

Il s'agit d'introduire des nouveautés pour vendre des produits différents d'une année sur l'autre.

Ces chaussures sont particulièrement inconfortables, lourdes, massives, de mauvais goût, les couleurs sont criardes...

Mais, c'est à la mode.

 

Que dire des jeans troués, déchirés ? On en voit de plus en plus... On arrive même à nous vendre des produits abîmés !

Cette année, l'imprimé animal est aussi très tendance : le léopard, le python, le zèbre... Et pourtant, c'est assez vulgaire...

On vit dans une société de consommation à outrance : on nous vend du moche, des vêtements usagés, des aliments aux vertus douteuses.... et ça marche !

 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-jour-emission-du-vendredi-04-octobre-2019

 

 

 

Questions de modes...
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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 11:58
Le business des croquettes...

 

 

Propriétaires de chats et de chiens, vous croyez bien nourrir vos animaux avec des croquettes ? Détrompez-vous ! Ces croquettes  payés à prix d'or sont souvent dangereuses et néfastes. C'est une nourriture industrielle dont les effets peuvent être dévastateurs.

Un reportage diffusé sur France 5 analyse le business des croquettes... et voici ce qu'on découvre :

 

 

En France, une famille sur deux possède un animal de compagnie, un record en Europe... de quoi aiguiser l'appétit de bien des fabricants de croquettes pour chats et chiens.

Des emballages soignés, des produits variés : le premium ou haut de gamme se développe de plus en plus. Les gens veulent donner le meilleur à leur animal.

 

L'enjeu est colossal : le rayon animalerie est le deuxième rayon de l'épicerie...

L'offre est pléthorique : du bio, du light, des saveurs insolites à la truite, au lapin, et même des produits très étudiés que l'on dirait tout droit sortis d'un cabinet de vétérinaire.

 

Les emballages permettent d'attirer les clients : les fabricants vantent l'idée de vitalité, des produits sains, naturels, du plaisir.

Ce sont pourtant des produits industriels. Deux géants se partagent le marché : le suisse Nestlé et l'américain Mars. L'an dernier, en France, le chiffre d'affaires du secteur a atteint 3,4 milliards d'euros !

 

Mais quelle est la composition exacte de ces croquettes ?

On y trouve parfois des sous-produits animaux, c'est à dire des restes des abattoirs : les bas morceaux et les carcasses, des foies, des coeurs, des croupions...

Cette marchandise est peu chère. En fait, une entreprise familiale en Normandie à 60 km de Caen est la seule à utiliser ces restes de viandes fraîches.

Dans la plupart des croquettes, on ne trouve pas des morceaux de viandes, mais des protéines animales transformées : les carcasses sont broyées, cuites, séchées, réduites en poudre pour obtenir des farines animales.

Sabots, cornes, peaux, poils, laine entrent dans la composition de ces farines. Pas de muscle, aucun morceau noble...

De plus, des céréales sont utilisées : un mélange de blé, de maïs et de riz. L'amidon sert de colle pour agglomérer les ingrédients.

Les céréales sont encore moins chères que la viande : les fabricants n'hésitent donc pas à forcer la dose.

Mais ces céréales peuvent être très dangereuses pour les animaux, elles peuvent développer des mycotoxines, des moisissures qui ont des conséquences sur la santé des chats et des chiens... démangeaisons, système immunitaire affaibli, problèmes de reproduction, petits mal formés, non viables...

 

De plus, les céréales contiennent des glucides : les chiens et les chats sont des carnivores et n'ont pas besoin de glucides, ils n'ont pas l'anatomie pour absorber des céréales en grande quantité.

Ainsi, certains animaux souffrent de diabète... En France, 27% des chats, 40% des chiens sont obèses. D'autres développent des dermatites.

Les glucides ne sont même pas clairement indiqués sur l'emballage des produits.

 

Ainsi, même nos animaux domestiques sont victimes de l'industrie agro-alimentaire...

 

 

 

 

 

Le business des croquettes...
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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 08:25
Le bonheur de ne rien faire...

 

Nous vivons une époque où nous sommes invités à occuper nos loisirs de toutes sortes d'activités : sport, sorties, cinéma, mondanités, internet... plus notre emploi du temps est rempli, plus nous sommes satisfaits.

Et même le temps que nous consacrons au travail s'allonge : recherche de rentabilité, réorganisations, restructurations, recul de l'âge de la retraite...

 

 

Et nous ne prenons plus le temps de nous poser, de rêver, de ne rien faire...

Nous ne prenons plus le temps de lire, de marcher...

Nous ne prenons plus le temps de savourer l'instant. On en arrive à se sentir coupable, si l'on ne fait rien.

 

Qui est désormais capable de passer une journée sans technologie, sans internet ?

Nous sommes sans arrêt connectés pour répondre à toutes sortes de messages, de sollicitations...

Certains passent des heures sur internet, devant des séries ou des jeux débiles : quel intérêt ?

 

Retrouvons ces plaisirs simples : marcher, rêver, admirer le spectacle de la nature.

 

Les enfants et les adolescents eux aussi doivent être sans cesse occupés : cours de sport, de musique, de danse... Pourtant, les enfants ont besoin de passer du temps à ne rien faire : c'est une porte ouverte vers le rêve et l'imaginaire. Il est bon de s'ennuyer quelquefois, ce qui permet de développer l'imagination.

 

En fait, c'est la société de consommation qui nous invite sans arrêt  à ne pas rester inoccupés.

Les publicités nous incitent à acheter toutes sortes de produits connectés, des vêtements, des loisirs onéreux, alors qu'on peut fort bien s'en passer.

Pourquoi certains magasins ont-ils désormais la possibilité d'ouvrir leurs portes le dimanche ?

Il s'agit d'inciter les gens à passer leurs loisirs dans les nouveaux temples de la consommation.

Nous devenons ainsi des consommateurs dociles, nous nous laissons happer par un système qui nous entraîne vers toujours plus de besoins et d'insatisfactions.

 

Le vrai bonheur est ailleurs : il convient de retrouver des plaisirs simples, accessibles à tous, gratuits.

Il convient de retrouver le bonheur de ne rien faire...

 

 

 

Deux articles sur le droit à la paresse :

 

https://www.liberation.fr/societe/2011/11/28/le-droit-a-la-paresse-a-relire-d-urgence_777701

 

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/eloge-de-la-paresse/

 

 

 

 

 

Le bonheur de ne rien faire...
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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 09:56
Aimez-vous les clubs de gym ?

 

 

De plus en plus de gens prennent des abonnements dans des salles de sport : curieuse évolution !

Mais comment peut-on s'enfermer dans un lieu clos pour se livrer à une activité physique ?

 

Rien ne vaut le sport en plein air : marcher, courir dans la nature, dans un parc...

 

Il est vrai que de nos jours, les gens sont de plus en plus sédentaires : assis au bureau, assis devant l'ordinateur, assis devant la télévision, assis en voiture.

Alors certains se mettent en quête de salles de sport pour compenser cette sédentarité...

 

Mais quelle aberration ! Payer pour faire du sport ? Et en plus, les prix sont souvent excessifs.

L'essentiel est de bouger, de s'aérer... On peut le faire chez soi, à l'extérieur, dans un jardin, un parc.

 

Nul besoin de tous ces appareils que l'on trouve dans les clubs de gym. Nul besoin de transpirer à outrance avec ces instruments de torture...

Dans les salles de sport, on voit des gens confinés courir sur des tapis roulants, soulever des poids, souffrir sur des rameurs... On vit dans une société du culte du corps et de la performance...

On voit bien que tout cela n'est pas naturel.

 

Notre société de consommation effrénée s'est engouffrée dans ce créneau du sport intensif : on vend des séances de sport, alors que chacun peut se livrer à une activité physique gratuitement.

Désormais tout se vend, tout s'achète.

 

Les clubs de sport se multiplient, se spécialisent même : pour les enfants, pour les femmes, pour les hommes... Tous les moyens sont bons pour attirer de nouveaux clients.

 

On vit dans une société où beaucoup de gens ne savent plus se prendre en charge : il est si simple de marcher, de bouger, de faire de la gym chez soi.

Pourquoi avoir recours à un club de gym ?

 

 

 

 

Un reportage sur les clubs de gym :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/tendance-la-bataille-des-salles-de-sport-fait-rage-en-septembre_3607505.html

Aimez-vous les clubs de gym ?
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