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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 12:52
Fascisme antispéciste : un boucher attaqué par une vingtaine d'individus...

 

 

Les végans ont choisi de ne pas consommer de viande : c'est leur droit, mais qu'ils laissent les autres libres de choisir leur mode de vie et d'alimentation.

 

Un boucher du marché Saint-Quentin, dans le 10e arrondissement de la capitale, a été violemment agressé samedi après-midi par une vingtaine de personnes se présentant comme des militants « antispécistes ».

De telles agressions qui visent des travailleurs sont inadmissibles : la filière de la viande n'est pas exempte de problèmes, c'est une évidence, mais les bouchers ont le droit de travailler dans la sérénité.

 

Certes, il convient de respecter les animaux dans les élevages, dans les abattoirs où les conditions d'abattage sont souvent indignes. Il convient de modifier certaines pratiques.


Mais de là à remettre en cause toute une profession, de là à interdire toute consommation de viandes... On perçoit l'excès du comportement de certains végans qui frise une forme de terrorisme.

 

Des minorités imposent ainsi leurs lois et certains n'hésitent pas à parler de secte à propos des végans.

Le stand du boucher a été vandalisé. Comme l'artisan tentait de s'interposer, un jeune homme l'a frappé.

Le boucher qui ne propose que des viandes  "bio" a vu converger vers son étal une vingtaine de manifestants, samedi 4 mai, vers 16 h 30. "Tout est allé très vite, témoigne-t-il. Je préparais une commande pour un client et j'avais la tête baissée quand ils sont arrivés."

Une attaque assez lâche, par surprise : voilà qui n'est pas très glorieux... voilà une action qui discrédite les antispécistes.

Et ce n'est pas la première.

 

En plus, le boucher qui a été attaqué s'est spécialisé dans le bio, donc dans une filière qui privilégie un certain respect des animaux.

Dès lors, on ne peut que s'inquiéter de ces actions répétées à l'encontre des bouchers.

 

Le véganisme : une nouvelle mode qui déferle et qui envahit les rayons des supermarchés... "une nouvelle religion", vont jusqu'à dire certains.

La protection animale poussée dans ces extrémités et ces extrémismes paraît tout de même inquiétante.

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/societe/attaque-antispeciste-a-paris-une-cote-felee-et-7-jours-d-itt-pour-le-boucher-06-05-2019-2311019_23.php

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/ce-boucher-bio-sous-le-choc-apres-avoir-ete-cible-par-des-antispecistes_fr_5cd15026e4b0e4d75737efd9?utm_hp_ref=fr-homepage

Fascisme antispéciste : un boucher attaqué par une vingtaine d'individus...
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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 08:14
Bientôt, plus de prévision météo ?

 

L'arrivée de la 5 G pourrait avoir des conséquences étonnantes...

 

On a déjà évoqué les ondes électromagnétiques et leur impact sur la santé. L'OMS les a classées dans la catégorie des "cancérogènes possibles".  

 

On a déjà perçu le danger de la multiplication des antennes-relais. Les télécoms vont devoir installer des antennes-relais 5G ABSOLUMENT PARTOUT : sur les panneaux de signalisation, sur les lampadaires devant votre maison, ainsi que dans votre maison (pensez au compteur Linky). Ils ne vendront plus que des ampoules ‘connectées’."

On a compris que la 5G allait permettre une hyperconnectivité favorable à la voiture autonome.

 

Mais on n'avait pas prévu jusqu'à présent, d'autres perspectives inquiétantes....

Les prévisions météo seraient elles aussi menacées par l'arrivée de la 5G... Les fréquences bientôt occupées par la 5G pourraient interférer avec celles que les satellites utilisent à des fins météorologiques...

 Comme le rappelle Le Parisien, "ces satellites mesurent l'humidité, la pression atmosphérique et la température, permettant ainsi aux météorologues d'établir leurs prévisions. Si la 5G venait à se développer massivement sur ces fréquences, les interférences pourraient avoir un impact très important sur la précision, et même la fiabilité des prévisions météorologiques."

 

Les conséquences peuvent tout de même être dramatiques : les alertes météo permettent de prévenir et de mettre en garde les populations en cas de danger...

Si ces prévisions ne sont plus fiables, c'est vraiment problématique.

Décidément, on n'a pas fini de mesurer l'impact de la 5G dans de nombreux domaines.

 

Est-il bien prudent de la mettre en place et de la déployer ? Le principe de précaution ne devrait-il pas s'appliquer ?

Mais la manne financière que va générer la 5G l'emporte sur toute autre considération : nos sociétés d'hyper consommation sont emportées dans un vertige et un tourbillon d'innovations que l'on ne peut plus arrêter.

Nos sociétés nous invitent à une course perpétuelle à l’argent et aux loisirs qui deviennent infinis : séjours au ski, vacances, cinéma, médias, portables de plus en plus sophistiqués : le but essentiel de certains étant d’acquérir ces biens de consommation...

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/les-previsions-meteo-menacees-par-l-arrivee-de-la-5g-03-05-2019-2310789_47.php

 

 

 

 

Bientôt, plus de prévision météo ?
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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 10:52
A l'heure de l'obsolescence programmée, que vaut le patrimoine ?

 

Notre monde vit dans l'immédiateté, l'instantanéité : les objets, les vêtements sont faits pour ne durer que très peu de temps... "jette, achète", tel est le credo de notre société de consommation.

 

Peu importe la qualité de ce que l'on nous propose, ce qui importe, ce sont les apparences...

On nous vend des désirs sans cesse renouvelés : des écrans de télévision de plus en plus grands, des smartphones de plus en plus performants, des ordinateurs parlants, des machines à laver de plus en plus sophistiquées, des vêtements et une mode sans cesse renouvelés.

 

Que vaut le patrimoine face à ce monde consumériste ?

Hélas, il est souvent mis au rebut, mal entretenu, laissé à l'abandon.

Et pourtant, que d'efforts, que de labeur, que de minutie, et d'ingéniosité ont été nécessaires pour bâtir des cathédrales !

 

Bien sûr, il convient de faire des choix et de préserver les monuments les plus représentatifs et les plus intéressants... mais cette préservation n'est même pas assurée.

Notre époque vouée à l'hyper consommation nous fait oublier tous ces vestiges venus du passé que nous avons tendance à négliger.

Bien sûr, ce patrimoine a une valeur touristique, mais il a surtout valeur d'héritage : il nous vient du passé, d'une longue histoire, il nous vient de tous ceux qui nous ont précédés.

Comment pourrait-on le dédaigner ? Ce sont là nos racines.

 André Comte-Sponville déclare justement à ce sujet : " nous ne vivons pas "hors-sol", ni sans relations avec ce qui nous précède. Les déracinés le savent bien, qui en souffrent. Ils ont le mal du pays, comme une envie douloureuse d'y retourner..."

 

D'ailleurs, chacun en a pris conscience lors de l'incendie qui a ravagé la flèche de Notre Dame.

Chacun a pris conscience de l'importance d'un patrimoine qui unit les Français, qui représente l'histoire de notre pays, ses racines profondes.

Il est évident que nos racines sont profondément chrétiennes... que d'églises sont ainsi laissées à l'abandon et se retrouvent dans un état de délabrement extrême !

Cet héritage est précieux, il fait partie de notre culture, nous ne pouvons le négliger.

 

Comme le rappelle André Comte-Sponville, "nous sommes des héritiers, des débiteurs. Cela nous donne moins de droits que de devoirs, dont le premier est de préserver ces trésors innombrables, donc aussi et surtout de les léguer, à notre tour, à ceux qui viendront après nous."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'heure de l'obsolescence programmée, que vaut le patrimoine ?
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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 13:03
Un besoin d'intériorité...

 

 

Dans un monde où les écrans se multiplient, où l'on nous incite à consommer toujours plus, où le temps nous échappe, où le rêve s'évanouit, il est difficile de se recentrer sur soi-même...

La réflexion se délite, s'amenuise... nous oublions de nous interroger sur nous-mêmes.

 

Il y a quelques jours, je suis entrée dans une église : là, devant une statue de la vierge à l'enfant, un homme était en train de prier, bercé par une douce musique, dans une lumière presque irréelle.

Quelle concentration dans la prière ! Quel silence et quelle paix !

La vie intérieure a ainsi besoin de moments de calme, de silence, de solitude...

 

Dans un monde bruyant, trépidant, toujours en mouvement, comment retrouver une intériorité ?

Les gens en arrivent à ne plus marcher : pour le moindre déplacement, ils prennent leur voiture.

Or, marcher, c'est faire cheminer sa pensée, c'est se retrouver soi-même.

La lecture est aussi un moment de retrait du monde indispensable et quel bonheur nous offrent les livres ! Un temps de paix, de réflexion, de solitude salutaire...

Je me souviens du propos d'un collègue professeur, alors qu'il sortait de cours : "Enfin seul !"

 

Le monde moderne nous offre peu d'occasions de solitude : or, la solitude est utile, indispensable même à chacun d'entre nous.

C'est André-Comte Sponville qui fait ainsi l'éloge de la solitude :

"Du beau mot de solitude, j'ai toujours fait un usage plutôt positif. C'est que j'y vois une dimension - constitutive, nécessaire, inévitable - de la condition humaine, qu'on ne saurait dénier sans mentir. Lucidité du Bouddha : "l'homme naît seul, vit seul, meurt seul...

On vit seul, même entouré d'amis : parce que personne ne peut vivre à notre place...

On voit que la solitude, au sens où je prends le mot, touche à notre identité, à notre singularité ("solus", en latin, signifie à la fois "seul" et "unique"), à notre humanité.

La solitude est donc normale : ce qui serait anormal, voire pathologique, ce serait l'incapacité à vivre cette solitude, à l'accepter, à l'habiter."

 

La solitude est normale, utile, et même indispensable : nous avons tous besoin de nous ressourcer, de nous recentrer, de retrouver une intériorité.

Et la lecture nous offre plus particulièrement ces moments d'intériorité...

Aujourd'hui, s'ouvre à Paris le Salon du livre... L'occasion d'évoquer ce magnifique éloge de la lecture :

 

Pour l'amour des livres  de Michel Le Bris :

 

«  Nous naissons, nous grandissons, le plus souvent sans même en prendre la mesure, dans le bruissement des milliers de récits, de romans, de poèmes, qui nous ont précédés. Sans eux, sans leur musique en nous pour nous guider, nous resterions tels des enfants perdus dans les forêts obscures. N’étaient-ils pas déjà là qui nous attendaient, jalons laissés par d’autres en chemin, dessinant peu à peu un visage à l’inconnu du monde,  jusqu’à le rendre habitable  ? Ils nous sont, si  l’on y réfléchit, notre première et notre véritable demeure. Notre miroir, aussi. Car dans le foisonnement de ces histoires, il en est une, à nous seuls destinée, de cela, nous serions prêt à en jurer dans l’instant où nous nous y sommes reconnus  – et c’était comme si, par privilège, s’ouvrait alors la porte des merveilles."
 

 

 

" L’économie est toujours seconde, des réformes de la « chaîne du livre » sont sans doute nécessaires, en un temps où le monde change à toute vitesse, où s’effondrent des pans de ce qui nous était repères, déferlent les ravages de la « communication », mais justement : c’est la force de la littérature d’avoir toujours su dire, et jamais mieux qu’au milieu des tumultes, l’inconnu de ce qui venait, d’en avoir su trouver à chaque fois les mots, les rythmes jusque-là inouïs, pour faire advenir un visage, rendre le monde un peu mieux habitable… Il ne s’agit pas de hiérarchiser les arts, mais de souligner ce que littérature, poésie, roman, ont d’unique, d’irremplaçable : de nous reconduire à nos mondes intérieurs, dans le temps long de la lecture et le silence gagné sur le brouhaha ordinaire, jusqu’à nous faire approcher le mystère même du langage, qui nous relie aux autres, au monde et à nous-mêmes. Pour affirmer du même coup une dimension en l’homme échappant à ce qui prétend nous déterminer ou nous contraindre, une verticalité, que depuis L’Homme aux semelles de vent j’appelle « le poème en nous », qui nous fait libre, et nous fait homme."

 

 

https://liseuse-hachette.fr/file/101732?fullscreen=1#epubcfi(/6/6[pre2]!/4/2/2[pre-001]/6/12/1:395)

 

https://www.grasset.fr/pour-lamour-des-livres-9782246818458

 

 

https://www.lepoint.fr/livres/ces-fous-qui-devorent-les-livres-02-03-2019-2297489_37.php

 

 

Un besoin d'intériorité...
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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 10:05
Peut-on encore avoir des enfants ? Ce qu'en pense Michel Onfray...

  
 

 

Sommes-nous trop nombreux sur cette planète ? Faut-il renoncer à avoir des enfants pour l'avenir de notre planète ? C'est un sujet à la mode.

Nous serons donc presque 10 milliards sur Terre en 2050. Mais les 7,5 milliards que nous sommes aujourd'hui consomment déjà plus que la planète ne peut produire.

 

Pollution, surconsommation, dégradations, déforestations : voilà le résultat d'une surexploitation des ressources de la terre.

On a favorisé longtemps en France une politique nataliste : prestations, mesures fiscales, actions sociales...

Mais, cette tendance semble s'inverser, face aux problèmes de surpopulation. En Europe, notamment, la natalité a baissé, grâce aux nombreux progrès accomplis, grâce à la contraception.

 

Peut-on encore avoir des enfants ? En lisant Sagesse de Michel Onfray, on serait presque convaincu qu'il ne faut pas avoir d'enfants...

"De quel droit un homme et une femme, puis, depuis peu, deux partenaires avec ou sans sexe, voire trois, sans relations sexuelles, décident-ils que leur vouloir suffit à faire sortir du néant un être qui n'a rien demandé, en ne lui proposant pour seul projet que de perdre chaque jour un peu plus de la vie qui le conduira un jour à la tombe ?"

Alors, là, Michel Onfray y va fort !

Plus loin, il écrit : "Ne pas faire d'enfants ne relève ni de l'égoïsme ni de l'individualisme mais de l'altruisme : il s'agit d'éviter d'infliger de la souffrance et de la douleur à autrui, de le préserver de la négativité du monde en ne l'y exposant jamais puisqu'on en a le choix."

 

La vie ne mériterait-elle pas d'être vécue ? La vie ne serait-elle que douleurs et souffrances ?

Certains ne manquent pas de dire que c'est un parcours d'obstacles, et c'est vrai, mais on ne peut oublier et ignorer tous les bonheurs de la vie.

Ce n'est pas un hasard si beaucoup de gens tiennent à la vie... "Plutôt souffrir que mourir, telle est la devise des hommes", écrivait La Fontaine, dans une de ses célèbres fables, La mort et le bûcheron...

La vie offre tant de découvertes passionnantes : la nature, les paysages, la littérature, les arts, la peinture, la musique. L'être humain est à l'origine de tant de merveilles.

 

Il est vrai que la population mondiale ne cesse de croître... et que les ressources de la planète ne sont pas illimitées -  on consomme déjà plus que de raison.

Il nous faut, sans doute, faire des efforts pour consommer moins, nos modes de vie étant encore voués à une hyperconsommation : c'est cela qu'il faut changer...

Mais est-ce possible ?

 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-jeudi-28-fevrier-2019

 

 

 

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 10:02
Bientôt la 5 G, bientôt le règne de Big Brother ?

 

 

Bientôt, la 5 G... encore une innovation qui nous est imposée et à laquelle on ne pourra échapper, comme le compteur Linky ou la TNT.

 

Je ne suis pas spécialiste, mais de nombreux scientifiques s'inquiètent de ce déploiement programmé de la 5G... D'autant que ce déploiement va s'accompagner d'une multiplication des antennes relais.

Voici ce qu'on peut lire sur une pétition en ligne :

"Le réseau 5G sera bien plus dense que les réseaux actuels (radio, 3G, 4G). Pourquoi ? Parce que les ondes 5G ont une très faible portée.

Les télécoms vont devoir installer des antennes-relais 5G ABSOLUMENT PARTOUT : sur les panneaux de signalisation, sur les lampadaires devant votre maison, ainsi que dans votre maison (pensez au compteur Linky). Ils ne vendront plus que des ampoules ‘connectées’."

 

La 5G serait, selon ses concepteurs, une véritable révolution à défaut d'être une évolution, un progrès : la 5G, c'est d'abord la promesse d'une meilleure connectivité mobile par rapport à la 4G...

Toujours plus vite ! C'est la tendance actuelle qui nous emporte dans un flux continu d'informations...

 

Dans le domaine de la santé, la 5G et son ultra-connectivité vont permettre de développer de nouveaux services, on pourra réaliser des opérations chirurgicales à distance... 

 

Et surtout, avec la 5G, on pourra mettre en place la voiture connectée et la voiture autonome.

On imagine tout le réseau routier surveillé, quadrillé, tous les déplacements observés à la loupe... le règne de Big Brother est en train de se mettre en place.

En Chine, c'est déjà chose faite, et c'est terrifiant... les citoyens sont sous surveillance, ils sont fichés, notés, évalués en fonction de leur comportement.

La connectivité généralisée nous entraîne vers un monde inhumain, désincarné, triste.

On imagine tous nos déplacements répertoriés, toutes nos sorties en voiture filmées...

 

Quel cauchemar ! On nous prédit, certes, moins d'accidents mais on perçoit toutes les conséquences d'un tel système : une surveillance permanente des citoyens qui circulent sur les routes, des caméras sur chaque véhicule : le règne de Big Brother est annoncé !

Comment ne pas être angoissé par toutes ces avancées technologiques qui restreignent nos libertés, qui font de nous des êtres privés d'intimité ?

 

Et que dire des ondes électromagnétiques et de leur impact sur la santé ? L'OMS les a classées dans la catégorie des "cancérogènes possibles". Dans ce cas, le principe de précaution ne devrait-il pas s'appliquer ?

Vraisemblablement, les consommateurs seront aussi amenés à payer plus cher les services de la 5G : un business fructueux, une manne pour les opérateurs téléphoniques.
 

 

 

Source :

 

https://youtu.be/LRmun1Kc1Mk

 

 

 

Une pétition :

 

https://petition.neo-nutrition.net/non-a-la-5g-en-france/?utm_source=neonut&utm_medium=emailing&utm_campaign=20190301&base=647&campaignId=342245&segmentId=343360&shootId=357507

 

 

 

Bientôt la 5 G, bientôt le règne de Big Brother ?
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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 10:46
Tout pour le look...

 

 

Tout pour le look, le regard, les apparences... nos sociétés s'attachent beaucoup à l'aspect extérieur.

Dans les supermarchés, les rayons consacrés au maquillage ne cessent de croître et de prospérer : il faut voir la multitude et la variété des produits... rouges à lèvres sous différentes formes : pinceau, tube, crayons.... les fonds de teint, les fards pour les yeux, les illuminateurs, les crèmes se multiplient à l'infini.

 

La mode connaît aussi un succès grandissant : le marché des vêtements se développe et se renouvelle sans cesse...

Chaque année, les créateurs rivalisent d'ingéniosité pour créer de nouveaux modèles. La mode évolue perpétuellement : formes, couleurs varient en fonction des années et des saisons.

La fripe se vend bien : c'est un secteur en pleine expansion.

 

Je regardais, ces jours-ci, les tenues portées par les ados : c'est cette année encore la grande mode des jeans troués, et ils sont de plus en plus déchirés, laissent voir les jambes, et laissent passer les courants d'air, une façon d'attirer les regards...

 

"Chaque année, plusieurs millions de tonnes de textile sont jetées en décharge. La surconsommation de vêtements a un impact considérable sur notre planète. Matériaux utilisés, moyens de transport utilisés, gaspillage... sont autant de facteurs qui font que l'industrie textile contribue amplement à la pollution de l'environnement." peut-on lire dans un article publié sur le Huffpost.

La plupart de ces vêtements sont fabriqués en Chine, en Inde, au Bangladesh, au Vietnam ou en Turquie.

Leur coût de fabrication étant dérisoire, leur prix est particulièrement attractif. "C'est pas cher ! ça vient de Chine !"

Les jeunes achètent ainsi de plus en plus de vêtements bon marché : le temps d'une saison, puis on passe à autre chose.

Dans ce secteur, l'adage "jette, achète" fonctionne à plein.

 

La chirurgie esthétique connaît aussi un succès grandissant auprès des jeunes : les adolescents se conforment à des modèles vus dans des magazines, ils n'hésitent pas à subir des opérations parfois lourdes, augmentation mammaire, rhinoplastie, liposuccion.

 

C'est le règne du paraître qui s'impose partout : un conformisme inquiétant...

Pourtant, c'est le naturel qui fait le charme des personnalités de chacun, et ce naturel se perd au profit d'une sophistication grandissante.

Une jeune fille trop maquillée sombre facilement dans la vulgarité, un jean déchiré donne une impression de négligence et de laisser aller...

Le diktat de la beauté, de la mode s'impose partout, le naturel perd ses droits...

 

 

Une émission sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/conferences/reunion-des-musees-nationaux-grand-palais/etre-belle-par-choix-ou-par-devoir

 

 

 

Tout pour le look...
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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 13:31
Houellebecq Sérotonine, l'incipit...

 

Comment lire l'incipit du roman de Houellebecq Sérotonine ?

 

Comme souvent l'incipit annonce les thèmes principaux de l'oeuvre : le recours à des drogues qui permettent de mieux supporter le quotidien, la solitude du narrateur qui parle à la première personne, le coté dérisoire de la vie, la critique de la modernité et de la société de consommation.

 

La première phrase fait référence au Captorix : "C'est un petit comprimé blanc, ovale, sécable." Mais on ne sait pas encore quels sont les effets de cette substance. Le nom est à la fois amusant et révélateur, il a sans doute un effet addictif, il doit capter et capturer celui qui le consomme.

 

Le réveil du personnage s'organise autour d'un rituel qui semble invariable : "mettre en route la cafetière électrique, boire une première gorgée de café, allumer une cigarette, puis deux, puis trois, et enfin prendre le Captorix, avec un verre d'eau minérale."

Au passage, Houellebecq commente les effets de la cigarette sur son organisme : elle apporte un soulagement, elle est d'une violence stupéfiante". Et il précise : "La nicotine est une drogue parfaite, une drogue simple et dure, qui n'apporte aucune joie, qui se définit entièrement par le manque."

On peut remarquer l'ironie et l'ambiguïté de l'expression "une drogue parfaite", car on en perçoit les effets négatifs et néfastes. C'est bien là une critique de ces drogues modernes à laquelle se livre Michel Houellebecq.

Il évoque d'ailleurs "un besoin qui est à son comble, c'est le moment le plus douloureux de la journée." On perçoit là une véritable addiction.

 

La solitude du narrateur apparaît dès les premières lignes du roman : Michel Houellebecq évoque une scène de réveil où le personnage est seul : "vers cinq heures du matin, parfois six je me réveille".

Un peu plus loin, il se présente : "J'ai quarante-six ans, je m'appelle Florent-Claude Labrouste", comme si dans sa solitude, il s'adressait directement au lecteur.

Il n'a, à côté de lui, personne à qui parler. Il se confie au lecteur, lui révèle qu'il déteste son prénom et le juge ridicule.

 

Houellebecq excelle surtout à décrire le quotidien dérisoire du personnage : un rituel invariable, le matin. Les gestes se succèdent invariablement dans une monotonie acceptée.

On relève dans cet extrait deux marques, pour le café "Malongo", et pour l'eau minérale "la Volvic" : on est là dans un univers moderne de consommation, le narrateur est attaché à certains produits dont il ne peut se passer : on n'est pas dans l'addiction mais presque.

 

Cet aspect dérisoire transparaît aussi dans la façon dont le personnage s'impose de ne pas allumer de cigarette, avant d'avoir bu une première gorgée de café : il parle alors de "succès quotidien qui est devenu sa principale source de fierté." Voilà une victoire bien dérisoire ! Et le narrateur devient ainsi un anti-héros.

 

Cet incipit annonce une histoire qui s'inscrit dans la modernité, le réalisme : Houellebecq décrit un personnage ordinaire qui nous ressemble. 

 

 

 

 

 

 

 

Houellebecq Sérotonine, l'incipit...
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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 11:31
Houellebecq Sérotonine : La scène de rencontre...

 


Nombre de romanciers ont abordé ce thème, celui de la rencontre amoureuse ou du coup de foudre : ce motif est un lieu commun de la littérature sentimentale, il permet d'ouvrir des perspectives, de lancer un personnage dans une aventure amoureuse, d'orienter son destin.

 

Dans le roman de Houellebecq Sérotonine, on retrouve ce thème littéraire traité de manière moderne et originale.

La scène se passe sur le quai C de la gare de Caen... La gare est un lieu de rencontres où les gens se croisent. Mais, en fait, le narrateur a été dépêché afin d'accueillir une jeune stagiaire dans le service vétérinaire de son entreprise, la DRAF.

 

Le narrateur, Florent-Claude Labrouste, dans l'attente du train, se met à observer certains détails infimes, comme une "précognition bizarre", comme s'il se doutait que la rencontre à venir allait être décisive et essentielle...

Et qu'observe-t-il d'abord ? Entre les voies, il aperçoit des "plantes aux fleurs jaunes" dont il avait appris l'existence au cours de ses études d'ingénieur agronome... Les fleurs, on le sait, sont souvent associées à l'amour, à une forme de romantisme, et on voit ici qu'elles s'épanouissent dans un cadre urbain plutôt hostile : au milieu des pierres et du béton.

Puis, curieusement, le narrateur observe tout autre chose : "d'étranges parallélépipèdes, aux bandes saumon, ocre et bistre, il s'agissait en réalité du centre commercial "Les bords de l'Orne", une des fiertés de la nouvelle municipalité, les références majeures de la consommation y étaient présentes, de Desigual à The Kooples..."

On est sensible ici à une opposition évidente entre les fleurs et le centre commercial, symbole de modernité, emblème du libéralisme, de l'économie de marché, d'une société de marchandisation et de consommation.

Curieux rapprochement entre des fleurs et un centre commercial !

 

C'est comme si ce centre commercial représentait un danger pour l'amour qui va naître... On trouve d'ailleurs cette idée exprimée un peu plus loin dans le roman : "j'avais bien compris, déjà, à cette époque, que le monde social était une machine à détruire l'amour".

 

Puis, soudain, Camille apparaît : désignée simplement par le pronom "elle", le personnage envahit l'espace : le narrateur ne voit plus qu'elle.

Elle est très simplement associée à des verbes de mouvement : "Elle descendit les quelques marches métalliques de son wagon et se tourna vers moi."

Le narrateur remarque avec satisfaction qu'elle n'a pas de valise à roulettes, mais un sac en bandoulière, une preuve de dynamisme, de décontraction, d'anticonformisme, sans doute.

 

La jeune femme n'est absolument pas décrite : on ne sait pas si elle est grande, petite, brune, blonde, on ne voit pas les traits de son visage, comme si elle était une sorte d'archétype de la beauté et de l'amour. On sait seulement que "son regard était d'un brun doux."

Aucune parole n'est prononcée alors : c'est l'émerveillement de la rencontre qui se manifeste par des regards croisés et insistants, comme le suggère l'emploi de l'imparfait à valeur durative : "elle me regardait, et je la regardais, c'était absolument tout."

 

L'amour paraît ainsi comme une évidence, un absolu : on peut noter la sobriété de cette scène, dans le vocabulaire, aucune effusion, aucun trouble émotionnel, mais une grande complicité qui unit déjà les personnages.

On remarque aussi la simplicité du dialogue, la jeune fille se contente de dire : "Je suis Camille."

Puis, les deux personnages se dirigent vers la voiture garée à une centaine de mètres. Le silence les réunit.

La jeune femme se comporte avec naturel, et semble déjà très proche du narrateur.

 

Le temps lui-même semble se mettre à l'unisson des deux amoureux : "le temps était resplendissant, le ciel d'un bleu turquoise, presque irréel..."

 

Ce qui touche, dans cette scène de rencontre, c'est l'extrême simplicité de l'évocation : aucune grande effusion romantique, aucune description grandiloquente.

C'est l'évidence de l'amour qui se manifeste... un amour que le narrateur ne saura pas préserver, et on en trouve comme un indice dans la description du centre commercial... comme si la fin de l'amour était déjà inscrite et programmée avant même qu'il ne débute.

Ainsi, Michel Houellebecq renouvelle le thème de la rencontre amoureuse grâce à l'extrême sobriété du récit, et en l'inscrivant dans un cadre moderne et contemporain.

 

 

 

 

 

 

Houellebecq Sérotonine : La scène de rencontre...
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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 11:51
Un retour aux sources : le panthéisme selon Franz-Olivier Giesbert...

 

Les Occidentaux ne savent plus voir Dieu nulle part. Blasés, cernés par les écrans numériques, ils ne voient plus la beauté du monde, ne savent plus y être attentifs. Franz-Olivier Giesbert nous invite à un retour aux sources : il fait l'éloge du panthéisme.

 

Selon lui, le divin est partout, la nature nous offre de nombreuses occasions d'émerveillements et de bonheurs.

Franz-Olivier Giesbert rejoint ainsi la religion des anciens Grecs : pour eux, tout est vivant dans la nature, les arbres, les sources, les fleuves, les rivières sont peuplés de nymphes et de dieux qu'il convient de respecter.

Dryades, Hamadryades, Hespérides, Hyléores, Méliades, Océanides, Néréides : tant de noms empreints de poésie !

Les mots eux-mêmes soulignent la beauté et l'harmonie du monde.

 

Le journaliste "a rencontré Dieu" et nous fait part de cette expérience vivifiante...

Invité lors du Festival de la biographie, à Nîmes, il fait référence aussi à Saint-François d'Assises, au philosophe Spinoza, dont la formule la plus célèbre était "Deus sive natura", "Dieu ou la nature"...

"La nature et Dieu sont confondus, Dieu n'est pas un personnage, avec une barbe, en haut des montagnes ou sur un nuage, qui nous dit ce qu'il faut faire, Dieu, c'est vous, c'est nous, c'est tout".

 

Cette religion implique le respect des animaux, de la nature environnante, des arbres, des plantes, de la terre que nous habitons.

"Les animaux ont de l'empathie, plus d'empathie que l'homme", affirme Franz-Olivier Giesbert, preuves à l'appui.

Le journaliste est encore imprégné de culture antique quand il cite Sénèque, les Epicuriens.

"Vis, hâte-toi de vivre, comme si chaque jour était une vie en soi", "Apprendre à vivre, ce n'est pas apprendre à laisser passer l'orage, mais à danser sous la pluie".

 

Le problème est que l'homme d'aujourd'hui ne respecte plus la terre, c'est la loi du profit qui s'installe partout : les paysages sont dénaturés, bétonnés, saccagés.

 

Il conviendrait de revenir à une certaine mesure dans l'exploitation de la terre : mais nous sommes tous lancés dans une recherche éperdue de la croissance, comme si c'était le Saint Graal.

 

Cette course effrénée est dangereuse : elle nous conduit aux pires excès. Mais peut-on y échapper ?

Nous consommons trop : comment résoudre ce problème ? Ce monde est-il encore tenable ?

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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