Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 09:06
Au temps du Lagarde et Michard...

 

 

Qui ne se souvient de cette collection littéraire en 6 volumes depuis le Moyen-âge jusqu'au XXème siècle ?

Des extraits, des textes choisis, des fiches de présentation des auteurs, un classement chronologique, une vue d'ensemble de notre littérature...

Des synthèses littéraires précédaient les textes, des illustrations ponctuaient cette collection, oeuvres picturales, photos, gravures...

 

Ces ouvrages nous accompagnaient tout au long de notre scolarité, nous avions le loisir de les feuilleter, de découvrir aussi, au hasard des pages, des textes que nous n'avions pas étudiés en classe...

 

Le classement chronologique permettait une approche progressive de la littérature : on en percevait les différents courants, au fil du temps, on comprenait les évolutions et les mouvements littéraires, en relation avec l'histoire...

Pourquoi a-t-on abandonné cette démarche chronologique ?

Au nom de quelle lubie de pédagogiste ?

 

Désormais, c'est l'approche thématique qui prévaut, brouillant les pistes et les repères chronologiques...

Les manuels sont classés par genres littéraires : poésie, roman, nouvelle, théâtre, essai... et par thèmes : l'éducation, l'autre, les portraits, à quoi sert la littérature ?

Des livres particulièrement lourds, compacts, différents en fonction des niveaux d'étude : seconde, première, terminale...

 

De nouvelles collections sont apparues, suivant les nouveaux programmes, des ouvrages sans cesse renouvelés, car il faut que les éditeurs vendent leurs livres...

Ne vivons-nous pas dans  dans un monde de marchandisation permanente ?

 

Si autrefois des générations d'élèves se transmettaient les éditions du Lagarde et Michard, désormais les livres ne durent qu'un temps : 5 ou 6 ans...

Le temps qu'intervienne une nouvelle réforme des programmes...

 

Les élèves ne disposent plus d'ouvrages de référence : en lycée, les livres leur sont prêtés par l'administration et ils les restituent à la fin de l'année.

Le Lagarde et Michard, c'était la culture littéraire à portée de mains pour chaque élève, c'était une sorte de Bible du savoir.

Mais la culture classique n'est plus à la mode : "trop difficile,  trop élitiste...", affirment certains pédagogistes...

Il convient de baisser le niveau au nom d'une prétendue égalité des chances..

Le Lagarde et Michard donnait une synthèse riche et documenté de notre histoire littéraire.

Hélas ! Notre culture est en péril : il convient de réhabiliter l'étude des classiques, il convient d'expliquer et d'enseigner les racines de notre culture.

Il convient de valoriser une culture en péril face à la mondialisation.

 

 

 

 

 

 

 

Au temps du Lagarde et Michard...
Partager cet article
Repost0
29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 14:28
Miroir, mon beau miroir...

 

 

Dans la série : On n'arrête pas le progrès, voici qu'un nouvel objet connecté est né de l'imagination de concepteurs taïwanais...

Il s'agit, cette fois, d'un miroir connecté...


Grâce à une caméra intégrée sur son écran, HiMirror analyse le visage et décrypte toutes les caractéristiques de la peau afin de prodiguer des conseils beauté personnalisés : boutons, points noirs, taches brunes, rides et ridules, poches sous les yeux, pores dilatés mais aussi texture, fermeté, ovale du visage... tous les problèmes peuvent être résolus...

Le comble de la sophistication pour mettre en valeur les apparences...

"Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?"

Doté d'une intelligence artificielle, ce miroir pourra délivrer toutes sortes de conseils pour l'entretien de la peau.

Histoire, sans doute, de promouvoir de nombreux produits de beauté, des crèmes, des élixirs, des fonds de teint, des masques, des baumes, des laits, des savons, des émulsions, des exfoliants...

C'est le nec plus ultra de la société de consommation.

Mais jusqu'où ira-t-on dans la surconsommation ?

Ce miroir pourra être facilement installé dans une salle de bain, par exemple. Fonctionnant grâce au wifi , ce petit bijou de technologie offre même la possibilité d'écouter de la musique, sous la douche ou pendant une séance de maquillage. Ce n'est pas tout : il sera loisible également de consulter la météo ou son emploi du temps du jour...

Comment ne pas s'inquiéter de toutes ces technologies connectées ?

Elles se révèlent de plus en plus intrusives : caméra intégrée, analyse du visage, de ses caractéristiques.

On perçoit tout l'artifice de ces objets qui scrutent les apparences, qui s'intéressent à l'image.

Quelle société se profile derrière ces objets ?

Une société du paraître, de l'artifice, une société où l'être, la personnalité disparaissent.

Une société ou "un camp de consommation", pour utiliser une expression de Natacha Polony, un camp où on est enfermé dans un univers factice...

Un monde de consommation permanente, de collecte de données incessante, un camp où l'être humain s'enferme lui-même et consent à être un animal de laboratoire.

Triste société du repli sur soi, d'une consommation débridée, vouée à une hyperconnexion, où l'homme consent à devenir prisonnier de nouvelles technologies toujours plus envahissantes.

Ce miroir connecté révèle une fois de plus ce que devient notre monde : un univers saturé d'écrans, où l'intimité et le naturel n'ont plus leur place. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miroir, mon beau miroir...
Partager cet article
Repost0
26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 15:06
Pour une orgie de Nutella...

 

 

 

C'est la période des soldes, la grande braderie du mois de Janvier : on solde les chaussures, les vêtements, les machines à laver, les réfrigérateurs, les ordinateurs etc. Tout cela est bien connu et habituel...

Mais voilà que certains se mettent à solder aussi de la nourriture... enfin, on peut se demander, en l'occurrence, si c'est le terme adéquat.

 

Du Nutella soldé : tout le monde connaît cette pâte à tartiner... soupçonné d'être cancérigène, ce produit contient de l'huile de palme, peu chère mais de mauvaise qualité.

Du sucre, du gras, voilà l'essentiel du contenu de cet aliment.

 

Mais, au fond, quoi de plus efficace pour booster les ventes que de brader des pots de Nutella ?

 

Dans les supermarchés, les clients se sont précipités pour acheter cette pâte à tartiner à prix cassé. Des clients appâtés par une offre promotionnelle se sont rués sur des pots de Nutella... ce qui a donné lieu à des scènes de pagaille et de bousculades, filmées dans plusieurs supermarchés de France, c'était une promotion lancée par l'enseigne Intermarché : -70 % sur les pots de Nutella !

 

En voilà de la promotion !

On se demande d'ailleurs comment la grande distribution peut faire ainsi soudain baisser les prix ! De quoi se poser des questions sur la véritable valeur du produit...

Et malgré tout, des clients se sont rués sur la marchandise... Certains sont repartis les bras chargés de Nutella... On les voit sur certaines vidéos en train de s'arracher les pots...

Une orgie de Nutella, une débauche de ces "friandises" au chocolat !

 

Comment peut-on ainsi se laisser gruger par  des publicités tapageuses ?

Est-il possible que des malheureux aillent se battre pour acheter du sucre et du gras !

On atteint là des sommets d'inconscience...

Bagarres, bousculades, la gendarmerie a dû intervenir pour calmer les clients qui échangeaient des coups autour du Nutella.

Comment se fait-il que  des gens en viennent ainsi à débouler dans les supermarchés pour acheter des produits frelatés, de mauvaise qualité ?

Faut-il que la pauvreté les y pousse ?

 

Mais quelle pauvreté ! Celle qui incite les gens à ne plus réfléchir, à avoir l'esprit vide, celle qui assèche les cervelles, et les rend impropres à la réflexion ?

Celle qui, abreuvée de slogans publicitaires, se laisse aller aux pires excès et à la bêtise la plus crasse ?

 

 

 

Un reportage sur France 2 :

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/polemique-une-promotion-sur-la-pate-a-tartiner-cree-la-pagaille_2579488.html

 

 

 

Pour une orgie de Nutella...
Partager cet article
Repost0
22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 14:32
Une classe de seconde...

 

 

 

J'ai sous ma responsabilité, une classe de seconde qui comporte 36 élèves : j'ai l'impression que ces élèves n'ont aucun sens du savoir vivre, de la politesse, comme si leurs parents ne les avaient pas éduqués : ils rentrent en classe bruyamment, ils bavardent, certains oublient leurs affaires ou les perdent, certains me lancent des bonjours tonitruants et appuyés qui dénotent un irrespect total.

 

Quand je fais l'appel, certains oublient de répondre, d'autres discutent...

J'ai déjà sanctionné par des heures de retenue deux élèves : l'un avait encore oublié son livre, l'autre refusait de relire sa prise de notes...

On le voit : l'année promet encore d'être sportive... une jeune stagiaire en sciences économiques n'arrive même pas à faire cours à ces élèves, la progression est sans cesse empêchée par des bavardages..

La plupart de ces adolescents ne sont pas issus d'un milieu défavorisé : fils et filles d'avocat, de médecin, de pharmacien, de notaire, de chef d'entreprise etc.

 

On perçoit chez eux, une envie permanente de s'amuser, de se distraire : aucune retenue, aucune sensibilité, aucune reconnaissance pour le travail fourni par les enseignants.

On pourrait croire que le français, discipline que j'enseigne, ne les tente guère mais ils ont exactement le même comportement avec leur professeur de mathématiques..

.

Mon rôle étant d'enseigner le français, j'estime inadmissible tant de laisser aller dans le comportement : j'ai donc décidé de sévir dès le début de l'année... pour autant, à crier et tempêter contre les élèves, on perd beaucoup de son énergie.

La lutte sera âpre, heureusement, ma collègue de mathématiques adopte la même attitude : la sévérité, des sanctions...

 

Nous sommes solidaires face à cette classe, même si nous travaillons séparément, et nous refusons ce laxisme dans le comportement et le travail...

 

Devant ces difficultés, je me pose, tout de même, bien des questions : quelle éducation les parents ont-ils donnée à ces enfants ? On a l'impression d'être devant des sauvages, qui n'ont pas de repères, qui sont là pour prendre du bon temps...

 

Quelles valeurs leur ont été inculquées ? Sûrement pas celles du travail, du respect, mais celles qui consistent à se détendre, s'amuser, quitte à mépriser le travail d'autrui...

 

Ces élèves s'arrogent tous les droits et ne se soumettent parfois à aucune discipline : telle une horde, ils se lâchent, et n'ont aucune retenue...

Effectivement, les parents devraient se sentir responsables du comportement de leurs enfants en classe.

Et on a l'impression qu'ils se déchargent de toute responsabilité : l'éducation commence pourtant dès le plus jeune âge, et les parents se doivent de l'assumer et d'assurer leur rôle d'éducateurs.


Il est vrai que notre monde est celui de la consommation rapide, irréfléchie, irraisonnée, et il semble que les individus se laissent aller à une sorte d'apathie, d'égocentrisme, oubliant les règles élémentaires de la vie en société.
 

 

  
 

 

 

 

Une classe de seconde...
Partager cet article
Repost0
19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 13:51
Sous le règne de l'esbroufe...

 

 

Nous vivons sous l'emprise et sous le règne de l'esbroufe...

Partout, on nous en met plein la vue : partout, c'est le clinquant qui s'affiche.

 

Pendant les fêtes de fin d'année, les supermarchés nous vendent toutes sortes de produits : des bûches aux décors somptueux, colorés, des canapés en forme de petits sapins, des foies gras enveloppés de papiers dorés...

Les emballages se veulent attractifs, éclatants.

Dans tous les cas, il s'agit d'attirer l'oeil, de séduire les consommateurs grâce à toutes sortes d'artifices...

Peu importe, au fond, la composition du produit, c'est l'apparence qui s'impose : des bûches recouvertes de chantilly, de crèmes aux couleurs criardes, des amuse-gueules aux formes géométriques séduisantes....

De plus en plus, les supermarchés se spécialisent dans ces aliments ultra-transformés...

L'industrie agro-alimentaire nous vend des produits artificiels qui perdent leur authenticité.

Additifs, colorants, gélatine ont pour but de donner un aspect attractif et plaisant à la marchandise.

Mais qu'est-ce qui se cache derrière ces apparences trompeuses ? Des produits frelatés qui n'ont plus rien de naturel.

 

Dans un autre domaine, régulièrement des soldes de vêtements nous sont proposées par les commerçants : soudain, à cette occasion, les prix baissent, comme par miracle... des rabais qui peuvent atteindre 60, voire 70 % !

Ainsi, on prend conscience que les prix sont forcément initialement surévalués...

Là encore, le consommateur n'est-il pas victime d'une sorte d'esbroufe ?

 

La mode elle-même fait appel au bling-bling : frou-frou, volants, dentelles, couleurs flashy...

 

Les voitures qu'on nous vend sont de plus en plus sophistiquées et clinquantes, par leurs formes, leurs couleurs... Elles sont bourrées de technologies innovantes, suréquipées : GPS, électronique... Elles seront bientôt connectées et les conducteurs seront ainsi surveillés, contrôlés, observés dans leurs moindres déplacements.

 

Sur Facebook, certains éprouvent aussi le besoin de s'afficher, d'exposer des photos, de briller...

 

Et que dire des hommes politiques ?

Eux aussi sont le plus souvent dans l'esbroufe et la représentation...

Ils nous servent de beaux discours, nous promettent une augmentation du pouvoir d'achat... Ils annoncent que tous les SDF auront un toit...

Une fois qu'ils sont arrivés au pouvoir, nous découvrons que les prix de l'énergie flambent...

Et nous constatons que les SDF sont toujours aussi nombreux dans les rues...

 

L'esbroufe : c'est bien là un ressort essentiel de nos sociétés d'apparence.

Le bling-bling, les faux-semblants, le tape-à-l'oeil font recette, hélas !

 

 

 

 

 

Sous le règne de l'esbroufe...
Partager cet article
Repost0
17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 09:35
Amazon et Alexa à la conquête du monde...

 

 

Alexa : un doux nom qui fait rêver... On croirait qu'il s'agit là d'une héroïne de roman, mais non, c'est une des dernières inventions de la firme Amazon...

Il s'agit d'un IPA, ou Internet Personal Assistant, une solution de reconnaissance vocale matérialisée dans une enceinte ou sur un écran.

C'est de l'intelligence artificielle au service du commerce...

 

Cet assistant permet de choisir de la musique, de sélectionner un film, de moduler la température, et aussi de faire ses courses.

Déjà il est possible de faire des recherches vocales sur internet et cet usage va sans doute se développer dans les années qui viennent...

 

Alexa et d'autres assistants vocaux, comme Google Home, Siri de Apple, permettront à tout un chacun de passer commande pour toutes sortes de produits, et notamment dans le domaine alimentaire.

 

Amazon se charge même de livrer les commandes à domicile : et les produits peuvent être déposés chez le client, en son absence, grâce à un système de clé sécurisée...

 

La grande distribution traditionnelle est ainsi menacée par ce géant mondial du commerce qu'est devenu Amazon.

Plus besoin d'aller dans un magasin ou un supermarché pour s'approvisionner, plus besoin de pousser un caddie, plus besoin d'attendre aux caisses : c'est un gain de temps pour tous.

On imagine pourtant les conséquences de ce nouveau commerce en ligne...

Une certaine uniformisation, une déshumanisation aussi puisque les gens ne seront plus en contact avec des commerçants...

 

Les centres commerciaux vont subir une concurrence féroce et on peut redouter une désaffection encore plus grande de la clientèle.

 

Amazon part à la conquête du monde : Amazon est partout et vend toutes sortes de produits...  vêtements, chaussures, livres, montres, services...

Amazon est ainsi devenu le 6ème site internet le plus visité de France et les délais de livraison sont de plus en plus rapides.

L'ère du numérique a commencé et se développe très rapidement.

 

Le fonctionnement d'Alexa repose aussi sur une importante et inquiétante récolte de données personnelles.

 Pourra-t-on encore protéger notre vie privée et notre anonymat ? 

Saura-t-on résister à ce déferlement de technologies du numérique ??

Alexa, cet assistant virtuel d'Amazon, possède une voix suave, pleine de charme : de quoi séduire nombre d'utilisateurs...

Mais, n'est-il pas dangereux de  laisser une machine s'immiscer dans notre intimité et surveiller nos moindres activités ?

 

 

 

 

 

 

Source : un article paru sur le journal Marianne

Amazon et Alexa à la conquête du monde...
Partager cet article
Repost0
12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 11:04
Rééditer les pamphlets de Céline ? Quel intérêt si ce n'est un intérêt financier ?

 

 

Céline a écrit un chef d'oeuvre, Le voyage au bout de la nuit : avec un  style original, populaire, en abordant des thèmes universels, Céline nous dévoile dans ce roman un condensé de l'humaine condition...

 

La guerre et son inhumanité odieuse, les souffrances intolérables de la vie sur le front pendant la première guerre mondiale, les horreurs du colonialisme, le rêve américain qui se révèle être une illusion, la dureté du monde du travail  avec la description infernale de l'usine Ford à Détroit, le capitalisme triomphant et le culte voué au  DIEU   DOLLAR... la misère humaine transparaît  dans toutes les pages du roman...

Et quel style flamboyant ! Quelle dérision dans l'horreur !

 

Mais les pamphlets antisémites de Céline, eux, n'ont aucun intérêt littéraire, si ce n'est quelques rares fulgurances, ils ne sont qu'un concentré de haine et de mépris, et on peut les classer dans la catégorie des ouvrages de propagande...

Pourquoi rééditer ces écrits honteux qui vilipendent les juifs d'une manière ignominieuse, et qui ne sont qu'une incitation à la haine ?

Au nom de la liberté d'expression, disent certains...

 

Et cette liberté est précieuse et fondamentale, j'en suis persuadée, mais quand la liberté passe par des propos ignobles, dégradants, elle perd de sa substance, elle devient haine dégoulinante.

Peut-on parler de censure ? Non, ce terme est  injustifié, car ces ouvrages peuvent être consultés en ligne ou dans les bibliothèques. Personne n’est empêché d’y avoir accès.

 

Alors pourquoi rééditer ces pamphlets si ce n'est pour des motifs purement mercantiles et financiers ?

Il s'agit pour les Editions Gallimard de faire du profit avec ces ouvrages qui sentent le soufre...

Notre monde est encore et toujours celui de la marchandisation.

Tout se vend et tout s'achète.

L'argent est au centre de tout : chaque jour, sont lancés de nouveaux produits, chaque jour, on invente de nouvelles taxes pour générer des profits.

La consommation est devenue le Graal de nos sociétés : elle est le moteur de nos économies...

Et les pamphlets de Céline sont encore une occasion de faire du fric, de vendre des livres sans véritable valeur littéraire mais qui par leur réputation sulfureuse, vont attirer quelques chalands et quelques lecteurs friands de saloperies.

 

D'ailleurs, Céline, de son vivant s'est opposé à la publication de ces écrits.

Pourquoi ne pas respecter cette volonté?

Aucune véritable qualité littéraire dans ces pamphlets, aucune âme, aucun souffle.

Ce ne sont que déversoir de haines et chapelet d'insultes.

 

En un temps où l'antisémitisme ressurgit, est-il besoin de l'alimenter encore par ces écrits outranciers et vulgaires ?

Le culte du Dieu DOLLAR que fustigeait Céline va-t-il encore l'emporter avec cette publication ??

Ce serait désolant et regrettable....

L'argent encore et toujours gouverne notre monde : le commerce s'érige en une divinité toute puissante.

Les pamphlets antisémites de Céline ne méritent pas publication, ils ne sont qu'un ramassis de propos dégradants.

 

 

 

 

Une émission sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/faut-il-reediter-aujourdhui-les-pamphlets-antisemites-de-celine

 

 

 

 

 

Rééditer les pamphlets de Céline ? Quel intérêt si ce n'est un intérêt financier ?
Partager cet article
Repost0
29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 10:22
Noël : n'oublions pas le message originel...

 

 

Qu'est-ce que la fête de Noël ? Quel est le message originel ? C'est bien sûr, celui de la crèche où un enfant est né dans la pauvreté, il y a deux mille ans, un enfant qui symbolise toute la richesse de l'amour.

 

Ce message a été oublié, perverti, car Noël est devenu dans nos sociétés une fête de la consommation, une célébration du capitalisme triomphant : que de richesses étalées dans les "temples de la consommation" que sont les grandes surfaces !

Quel luxe ! Quelle opulence !

Oublié l'esprit de Noël ! Oublié le message originel !

 

Pourtant, ce message véhicule de belles valeurs, des idées de partage, de simplicité, d'harmonie : dans la crèche, on voit des gens simples venir rendre hommage à un enfant, symbole d'espoir, de paix.

Les bergers apportent des cadeaux à l'enfant : c'est une célébration du don et de l'échange.

 

Les personnages représentés sont des gens humbles et modestes : meunier, rémouleur, porteuse d'eau, etc.

C'est cet esprit de Noël qu'il faut avoir en tête.

 

Même si je ne suis pas croyante, comment ne pas adhérer à ces valeurs ?

Je ne peux les renier : elles constituent des repères de notre civilisation.

Faudrait-il renier ces valeurs ? Faudrait-il les oublier ?

Notre culture est empreinte de ces valeurs.

 

La musique sacrée a produit des chefs d'oeuvre : Bach, Mozart, Schubert, Gounod et tant d'autres ont écrit des morceaux magnifiques.

L'art sacré, c'est une évidence, a créé des merveilles : peintures, fresques, icônes, vitraux etc.

N'oublions pas le génie de Pascal, de Péguy, de Saint Augustin...

Cette culture est la nôtre : elle est belle, remplie de messages de paix et d'amour.

C'est notre héritage, c'est le mien.

 

En ces temps où tout s'accélère, nous avons besoin de ces repères : le nihilisme ne vaut rien pour faire un mauvais jeu de mots.

La culture nous relie au passé, à tous ceux qui nous ont précédés et qui ont oeuvré pour faire vivre cette culture et nous la transmettre.

 

Nous leur devons respect et reconnaissance : car même si la religion a été dévoyée et pervertie, elle a aussi produit des oeuvres somptueuses.

Ces oeuvres sont un patrimoine à préserver précieusement, un héritage essentiel...

Il en est de même pour le message de la crèche : un enfant fragile, nu qui symbolise un Dieu, mais aussi notre humanité, et qui évoque l'amour...

 

 

 

 

 

 

 

Noël : n'oublions pas le message originel...
Partager cet article
Repost0
20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 13:24
La crèche : un magnifique symbole...

 

 

Noël approche et comme chaque année, je serai fidèle à la tradition de la crèche, une tradition ancestrale en Provence...

 

Quand j'étais enfant, mes parents avaient à coeur de préserver cette coutume, et on préparait en famille une vieille crèche provençale.

Tous les ans, c'était le même rituel : on allait cueillir de la mousse des bois, quelques branches de pin dans la campagne environnante, et on tapissait la crèche de ce décor naturel.

 

Puis, on disposait les santons en argile aux couleurs vives dans cet écrin de verdure...

Moment magique où les santons semblaient s'animer sous nos yeux...

Le rémouleur, le puisatier, la bohémienne, le ravi, le meunier, le berger et ses moutons, les anges, Joseph, Marie, une foule de figurines familières.

Puis, on garnissait la crèche d'une guirlande lumineuse qui éclairait la scène de la nativité.

 

Et quand on y songe : quel beau symbole que celui de la crèche ! Quel magnifique symbole associé à la fête de Noël !

Symbole de la famille qui se perpétue, symbole du renouveau de la vie...

L'enfant fragile, la famille, les voisins qui viennent admirer le nouveau-né.

Symbole d'amour et de réunion, encore.

Comment pourrait-on renier de telles valeurs ? 

Elles fondent toute société, elles assurent un lien entre les individus.

Dès lors, oui, les crèches font partie de notre culture, de notre patrimoine et il convient de garder ces traditions anciennes qui fondent notre civilisation.

 

Pour ma part, je ne suis pas choquée de voir des crèches installées dans des lieux publics, car elles sont un lien qui nous unit au passé, une tradition bien installée qui véhicule des valeurs essentielles...

Simplicité, harmonie, humilité, solidarité : que de symboles surgissent à l'évocation de la crèche !

Il est important de préserver ces symboles.

Noël est devenu une fête commerciale, comme beaucoup d'autres, avec étalage de luxe et de nourritures : et en ce sens on a oublié et perverti le message originel.

Mais, la pauvreté d'un enfant né dans le dénuement, l'amour et l'espoir qu'il suscite et qu'il représente : voilà ce que nous raconte la crèche.

Ce sont ces messages et ces symboles qu'il nous faut préserver, comme un retour aux sources.

C'est là le véritable esprit de Noël qui habite la crèche...

 

 

 

 

 

 

 

 

La crèche : un magnifique symbole...
Partager cet article
Repost0
18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 12:49
C'est l'hystérie de Noël qui s'annonce...

 

 

En ce samedi 9 décembre,  je décide de me rendre au marché de Noël, pour goûter l'ambiance, admirer les boutiques...

 

Les rues du centre ville sont envahies de monde : les baraques du marché attirent les chalands, je me faufile, alors, dans la foule pour voir ce que vendent les commerçants.

 

C'est le règne de la friandise : des boules au chocolat, des nougats énormes, des fougasses odorantes, des beignets, des crêpes, des gaufres accompagnées de pots de Nutella...

Tout à côté, se trouvent des canettes de Coca, et du soda... 

On peut admirer aussi un stand dédié aux fromages... d'énormes mottes de fromages s'arrondissent sur l'étal de la marchande.

 

Plus loin, des peluches colorées garnissent les rayons, plus loin, encore, on nous vend des chaussettes et des bonnets pour l'hiver...

Des écharpes bijoux, des colliers, des bracelets sont exposés dans une autre boutique...

C'est la consécration de la babiole et de la fanfreluche.

Les gens se précipitent surtout vers la nourriture, et les friandises de Noël : du sucré, des boissons pétillantes, du gras...

 

Plus loin, la rue commerçante est assaillie par les badauds : c'est une circulation dense de piétons qui se dirigent vers les boutiques...

La rue est elle même envahie de voitures.

J'entre alors dans un magasin de vêtements : là encore, les gens se bousculent dans les files d'attente...

Les gens se croisent dans les rayons, ont des difficultés à se déplacer dans cette cohue... Je ressors du magasin, atterrée par cette ambiance survoltée qui accompagne l'arrivée de la fête de Noël.

 

Je retrouve la rue, les piétons pressés, les voitures qui s'accumulent.

C'est l'hystérie de Noël qui s'annonce...

C'est la grande kermesse des fêtes de fin d'année qui bat son plein.

 

On a tendance à perdre l'esprit de Noël qui devient surtout une fête commerciale. Tout le monde se laisse emporter par cette frénésie de Noël, et moi-même j'ai du mal à y échapper.

 

La tempérance n'est plus à la mode et pourtant, grâce à elle nous devenons maîtres de nos plaisirs et nous les goûtons mieux.

Nous sommes de plus en plus les esclaves d'une société de consommation qui nous emporte dans un tourbillon de fêtes et de plaisirs.

 

D'ailleurs tout nous pousse à la consommation : la publicité, la croissance qu'il faudrait maintenir, l'activité du pays qu'il faut soutenir... comme si la consommation devenait une vertu première !

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est l'hystérie de Noël qui s'annonce...
Partager cet article
Repost0