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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 09:06
Désormais, le port du masque est recommandé dans l'espace public...

 

Le masque a fait longtemps débat : désormais il est recommandé de le porter dans l'espace public.

Seulement, voilà, on ne trouve pas de masques dans les pharmacies qui auraient dû être approvisionnées depuis longtemps...

On peut consulter des tutoriels sur internet qui permettent de confectionner des masques en tissus mais certains de ces tutoriels se révèlent parfois très compliqués à réaliser... c'est un problème.

 

Dans tous les cas, les masques en tissu promettent d'être les stars inattendues de la collection mode printemps/été 2020.

Colorés, à motifs, siglés, on en voit déjà de toutes les sortes.

La mode printanière va mettre le masque à l'honneur !

 

Pourtant, avant la crise du coronavirus, il était impensable de circuler dans les espaces publics avec un voile qui cache le visage...

Dorénavant, le masque sert de protection contre le virus, il est donc autorisé et même recommandé... 

Quel changement de paradigme ! Tous et toutes masqués !

 

Nous voilà contraints de cacher notre visage, de le confiner et de le protéger de l'air ambiant...

Oui, mais les yeux ? Ils ne sont pas protégés par un masque...

Nous faudra-t-il aussi porter des lunettes étanches pour échapper au virus ?

Nous faudra-t-il revêtir des combinaisons de cosmonautes pour nous déplacer sur notre planète ?

On voit tous les dangers de ce phénomène pour nos démocraties : les visages étant cachés, les individus ne sont plus reconnaissables dans l'espace public.

 

 En France, il existe une loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.

 Entrée en vigueur le 11 avril 2011, elle a été adoptée lors du mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy dans un contexte marqué par un vif débat sur la place du voile intégral, et notamment le niqab, vêtement religieux islamique, dans l'espace public, notamment la rue et les établissements recevant du public.

La loi s'applique sur l'ensemble du territoire de la République

"La République se vit à visage découvert. Parce qu'elle est fondée sur le rassemblement autour de valeurs communes et sur la construction d'un destin partagé, elle ne peut accepter les pratiques d'exclusion et de rejet, quels qu'en soient les prétextes ou les modalités."

 

Curieux renversement de situation qui nous oblige à porter des masques !

Ironie du sort qui rend une loi obsolète, qui nous invite à faire l'inverse de ce que dit la loi...

Il est vrai que si tout le monde est masqué, de fait, nous nous retrouvons autour de valeurs communes : la lutte contre le virus, la protection de soi-même et des autres.

On prend conscience combien cette crise bouleverse nos vies et toutes nos habitudes : le masque, le confinement, l'autorisation de sortie, les contrôles de police, le télé-travail, les enfants à la maison, la distanciation sociale...

La méfiance envers l'autre, c'est aussi le risque de cette crise inédite.

 

 

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-l-hallucinante-notice-officielle-pour-fabriquer-son-masque-23-04-2020-2372580_2134.php

 

 

 

Désormais, le port du masque est recommandé dans l'espace public...
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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 08:56
La terre ne nous appartient pas...

 

C'est l'écrivain Kamel Daoud, interrogé lors de l'émission La grande Librairie, qui a fait cette belle déclaration emplie de sagesse :

"Le virus nous ramène à notre condition humaine... nous sommes une espèce menacée, cela nous oblige à penser notre condition humaine, et pas seulement notre condition nationale ou notre condition ethnique ou religieuse... La peste est là, à nouveau. Le confinement est une fulgurante rétractation de l'humanité : nous sommes interdits de l'espace.

 

Nous avons subi plusieurs secousses : nous avons été dégagés de l'idée que nous sommes le centre de l'univers, puis dégagés de l'idée que nous sommes le centre de la terre, et maintenant, nous sommes reclus dans nos espaces, la terre ne nous appartient pas... nous ne sommes pas propriétaires du monde, même l'idée d'appréhender, de saisir, de toucher se trouve remise en cause : nous ne pouvons plus toucher les choses de la même manière, après cette épidémie, la notion même de s'approprier en touchant est remise en cause.

 

Nous sommes dans une phase de dépossession qui doit nous pousser à la réflexion."

 

"A quelque chose, malheur est bon", dit le proverbe.

 

Nous devons sans doute repenser notre rapport à la terre, et à tous les êtres vivants qui la peuplent. Nous ne sommes pas les maîtres du monde, nous ne sommes pas des dieux.

 

Ne sommes-nous pas dans l'hybris quand nous épuisons notre planète et toutes ses ressources ?

Nous avons oublié que nous nous devons de respecter la nature : les anciens Grecs l'avaient bien compris, eux qui voyaient dans chaque plante, dans chaque arbre, dans chaque fleuve, dans chaque source la présence du divin.

 

L’homme d’aujourd’hui perd de plus en plus le contact avec la nature et ses trésors : il est entouré d’objets comme le portable, la tablette, l’e-book et il en oublierait presque les réalités qui l’entourent…

Il faudrait presque réapprendre à l’humain le monde et ses richesse infinies.

 

Pollutions, dévastations de forêts, pesticides, notre planète est exsangue : nous consommons trop, nous gaspillons, nous jetons sans arrêt, et nous épuisons la terre qui nous abrite.

Nous sommes sans cesse à la poursuite de la croissance, comme si nous pouvions croître indéfiniment sur une planète limitée.

Croissance, compétition, tels sont les maîtres mots de notre monde voué à l'économie.

 

D'ailleurs, les hommes politiques ont-ils encore un quelconque pouvoir ?

Ce sont les marchés qui font la loi...

Ainsi, c'est un homme d'affaires, un homme d'argent qui est arrivé au pouvoir aux Etats-Unis : Donald Trump. On en voit les résultats désastreux.

Saurons-nous vraiment tirer les leçons de cette crise inédite ? Saurons-nous ralentir et ne plus nous vouer à l'argent et à la croissance ?

 

 

 

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:05
Liberté, liberté chérie... vraiment ?

 

Liberté, égalité, fraternité, telle est la devise de notre République, Liberté en tête...

Et nous la chérissons notre liberté... et pourtant, n'y avons nous pas renoncé par bien des aspects ?

Evidemment, la crise du coronavirus, le confinement restreignent fortement nos libertés de circuler, de vivre à l'air libre, de sortir...

 

Mais, de fait, nous sommes de plus en plus soumis et dociles face à une société de consommation qui nous intime l'ordre de produire, d'acheter, d'être performants, efficaces...

Comme l'écrit si bien Michel Erman, notre "idée de la liberté n'est qu'un vernis convenu"..

Nous nous soumettons à un ultra-libéralisme qui nous conduit au pire : destruction de la planète, surconsommation, gaspillages en tous genres, pollutions...

 

Nous suivons le mouvement perpétuel d'une société qui nous invite aux changements permanents : réformes de retraites, réformes de l'enseignement qui se succèdent au fil des gouvernements qui parviennent au pouvoir...

Reconversions dans le monde du travail, etc.

De plus, nous nous soumettons volontiers à toutes sortes de distractions diffusées par les médias, nous nous laissons séduire par un "despotisme doux", selon l'expression de Michel Erman.

 

Et de citer Tocqueville qui "dans son ouvrage intitulé "De la démocratie en Amérique", se demandait quelle forme douce prendrait le despotisme dans les temps modernes avec un pouvoir qui se contenterait de veiller sur le sort des gens, de les protéger, d'assurer leurs besoins, de faciliter leurs plaisirs afin de leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre."

C'est ainsi que l'individu consent à sa soumission.

 

Et avec la crise que nous vivons, la peur de la contagion, la terreur suscitée par cet ennemi invisible qu'est le coronavirus sont de nature à nous faire accepter une surveillance de masse dans un souci de protection.

 

La santé n'est-elle pas notre bien le plus précieux ?

Les mesures de confinement prises par les gouvernements sont évidemment indispensables, quand on voit les ravages produits par le virus.

 

Mais, on voit bien que cette chasse au virus nous conduit à perdre toutes nos libertés : on peut évidemment espérer que ces mesures de restriction des libertés seront provisoires.

Mais qu'adviendra-t-il ensuite ?

 

Le virus va-t-il persister ? D'autres virus peuvent-ils émerger ? Peut-on les stopper ?

On peut craindre des restrictions de liberté que nous accepterons pour préserver la santé de ceux que nous aimons, et notre propre santé.

Nous perdrons alors totalement cette chère liberté qui est bien "le sel de la vie".

 

 

 

 

 

 

Liberté, liberté chérie... vraiment ?
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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 08:26
Retour en classe le 11 mai ? Est-ce bien raisonnable ?

 

 

 Emmanuel Macron a annoncé ce lundi 13 avril une réouverture "progressive" des écoles pour le 11 mai, on reste perplexe devant cette décision pour le moins surprenante.

Alors que la plupart des lieux publics sont fermés, que tous les spectacles, toutes les manifestations sportives, tous les rassemblements demeureront interdits, il serait question d'ouvrir les établissements scolaires ?

Accueillir des élèves dans des salles de classe représente un risque important de contamination...

 

Dédoubler les classes ? Difficile de mettre en place une telle mesure.

Il faut le rappeler aux ministres et au gouvernement : les classes de lycées sont surchargées, parfois plus de 35 élèves.

Comment assurer la sécurité sanitaire des enfants, des adolescents, des professeurs ?

Comment se protéger du virus ? Avec des masques ? De toutes façons, il sera difficile d'équiper tous les élèves et les personnels de l'éducation. De plus, est-ce là une protection suffisante ?

Rien n'est moins sûr.

 

On sait aussi qu'une deuxième vague de contamination doit se produire : peut-on exposer les enseignants, les élèves à ce risque majeur ?

Jean-Michel Blanquer a rappelé "la nécessité d’apprendre le civisme et les gestes obligatoires". Pour les plus petits, chez qui le respect des gestes barrières pourrait s’avérer plus difficile, le ministre a évoqué des classes "en tout petits groupes" !

Mais même en tout petits groupes, les enfants restent des enfants : difficile de leur faire comprendre la nécessité de se protéger.

 

 Une fois de plus, cette décision inquiète les parents, les professeurs, tout le personnel éducatif. Il s'agirait, selon le ministre, de remettre au travail des élèves privés d'équipement et de matériel informatique.

Ces élèves qui ont décroché reviendront-ils vraiment en classe ?

 

En fait, la reprise de l'école a surtout pour objectif de permettre aux parents la reprise du travail : pourquoi ne pas le dire clairement ? Le plus important c'est de remettre la France au travail, peu importe si les contaminations se poursuivent.

 

Le plus important resterait donc l'économie : la santé passe après.

 On rouvre les écoles pour relancer l’activité économique, en sacrifiant un peu vite les enseignants. 

Alors, bien sûr, ce retour en classe doit être progressif, comme l'a précisé Emmanuel Macron... Le ministre de l'Education a expliqué que cette reprise progressive se fera par tranche d'âge : "On ne va pas avoir les mêmes âges qui rentrent au même moment." "Encore une fois c'est un retour progressif donc il va y avoir là aussi beaucoup d'aménagements c'est évident. L'objectif c'est qu'entre le 11 mai et le 4 juillet, nous ayons réussi cette resocialisation qui permette de se remettre dans l'apprentissage", a précisé Jean-Michel Blanquer.

D'abord les plus jeunes, afin que les parents puissent reprendre le travail rapidement.

C'est bien l'économie qu'il s'agit de préserver...

 

 

 

 

Retour en classe le 11 mai ? Est-ce bien raisonnable ?
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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 08:54
Certains membres du gouvernement parlent déjà de "travailler plus" quand la crise sera passée...

 

 

La secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher a prévenu qu'il faudrait "probablement travailler plus que nous ne l'avons fait avant pour rattraper" la perte d'activité induite par le confinement en cours depuis le 17 mars, et dont Emmanuel Macron a annoncé ce lundi soir la prolongation jusqu'au 11 mai. "L'enjeu est de reprendre le travail plein pot", a-t-elle insisté samedi sur France Info.

 

"Reprendre le travail plein pot ?", comme si les salariés n'étaient pas depuis longtemps soumis à des impératifs de rentabilité... 

 

On l'a vu avec le personnel des hôpitaux qui même avant la pandémie du coronavirus subissaient des contraintes de travail exténuantes.

On connaît aussi les difficultés des enseignants dans leur métier, un métier qui n'attire plus les vocations, tant il devient complexe.

La plupart des salariés dans les entreprises sont, eux aussi, sous pression, rentabilité oblige...

 

Le monde du travail devient parfois inhumain et absurde : il pousse les salariés au pire, à l'inéluctable, à l'irréversible... La hiérarchie se fait de plus en plus pesante et lointaine surtout dans de grands groupes où les différents rouages font pression les uns sur les autres.

 

Le travail, en France, accule certains à la désespérance et les suicides d'ouvriers, de salariés se multiplient en raison de plans de restructuration visant à la performance, à la croissance des entreprises : au nom du profit, que de vies humaines sont sacrifiées !

Et le gouvernement évoque déjà des efforts supplémentaires à venir.

 

Quelle indécence ! Quel manque d'à propos ! Pourquoi évoquer ce sujet alors que le confinement est encore en vigueur ?

 

Déjà, la crise affecte les plus pauvres et les plus précaires : chômage, difficultés de rester confiné dans des logements exigus, parfois insalubres, promiscuité, problèmes pour se nourrir.

 

Attention aussi au rebond ! N'oublions pas la crise environnementale qui nous menace : une planète à bout de souffle, une planète exsangue, une extinction de nombreuses espèces, une pollution débridée, une surconsommation destructrice.

 

La tentation sera grande pour la plupart des pays de faire de la surenchère économique. Et quand les industries, les activités vont repartir à plein pot, il faut craindre un rebond de la crise écologique.

Il faut craindre, avec le redémarrage de l'économie, un retour de la pollution, une reprise massive des émissions de nos rejets de CO2.

 

"Reprendre le travail plein pot" ? L'expression semble vouloir dire qu'il faut rattraper le temps perdu !

Et certains évoquent même l'importance de la compétitivité ! Et ils ne tirent ainsi aucune leçon de cette crise inédite.

C'est encore l'économie qui prime au mépris de la santé des gens, au détriment de la nature qui est sacrifiée au nom de la rentabilité.

 

 

 

 

 

Certains membres du gouvernement parlent déjà de "travailler plus" quand la crise sera passée...
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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 09:26
On n'est pas sorti de l'auberge...

 

Nous voici donc prisonniers, enfermés dans nos maisons, nos appartements... On n'est pas sorti de l'auberge... comme on dit familièrement.

 

Dehors, le printemps nous nargue : dehors, la nature s'éveille, les arbres retrouvent de nouvelles frondaisons, les fleurs commencent à s'épanouir, le soleil de plus en plus présent nous offre des journées rayonnantes...

Un temps splendide ! C'est la saison des floraisons, des ciels lumineux, c'est la saison du renouveau.

La saison des retrouvailles avec la nature, la saison tant attendue du printemps, des tenues plus légères, la saison des bras nus, de la douceur revenue.

 

 

Mais nous sommes voués à l'enfermement, à la réclusion, au confinement, nos demeures deviennent des prisons. Nous sommes privés de cette nature généreuse et accueillante.

Nous voici confinés pour un certain temps encore...

Il faut imaginer le sort de ceux qui sont enfermés dans des cités, dans des appartements exigus sans balcon, sans jardin. Eux ne peuvent même pas admirer la nature qui s'éveille.

Que dire de ces femmes menacées, violentées par leurs conjoints ? Parfois, ce sont les enfants qui trinquent et qui sont victimes de sévices.

Les personnes âgées souffrent aussi d'isolement, et vivent des moments difficiles

 

Quand serons-nous libérés pour ne pas dire "déconfinés" ? Ce n'est pas à l'ordre du jour...

Il est vrai que nous vivons une situation complètement inédite. Comment en sortirons-nous ? Dans quel état physique et mental ?

 

Le virus à couronne va-t-il se montrer moins virulent, avec l'arrivée de la belle saison ? Rien n'est moins sûr...

Il semble peu probable qu'une grande partie de la population soit immunisée en raison même du confinement... le confinement étant donc une arme à double tranchant.

Un véritable cauchemar : comment vaincre un virus pour lequel nous ne disposons pas de médicaments fiables ?

Comment vaincre un ennemi invisible qui peut se trouver partout ?

On perçoit ici toute la fragilité humaine : un virus minuscule nous menace, il nous contraint à rester chez nous, il nous voue à la peur, à la suspicion...

Un virus nous emprisonne, nous maintient en détention, à distance des autres...

Permission de sortie : une fois par semaine pour faire ses courses, une autre fois pour faire un peu d'exercices...

Un virus nous paralyse, et nous empêche de vivre tout simplement : les morts sont nombreux, et les vivants en sont réduits à limiter leurs activités, à travailler à distance, à se terrer dans leur maison.

 

Une chose est sûre : le déconfinement sera compliqué... "on peut imaginer des déconfinements géographiques – avec interdiction de sortir ou d'entrer dans la zone - ou encore un déconfinement par tranche d'âge, en laissant les populations les plus à risque, les personnes âgées  confinées plus longtemps jusqu'à réduction de l'épidémie.

 

Reste l'option du tracking, c'est à dire du suivi des malades et de leur contacts via la surveillance numérique mais ce tracking pose d'évident problèmes d'éthique qui semblent impossible à résoudre à courte échéance.

 

Ce qui est certain, c'est que déconfinement ne signifie pas  "retour à la vie  normale". Des mesures de distanciation sociale vont être maintenues pendant longtemps, et il est également possible qu'en cas de retour de vague épidémique, les mesures de confinement soient réinstaurées quelques semaines. C'est une autre stratégie, celle du stop-and-go, celle que le gouvernement souhaiterait a priori éviter à tout prix."

 

Oui, vraiment, nous ne sommes pas sortis de l'auberge.

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus-la-chronique/le-deconfinement-ou-quand-comment

 

 

On n'est pas sorti de l'auberge...
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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 08:39
L'antre du diable...

 

L'antre du diable... il s'agit d'une image, bien sûr... 

 

Mais quand on voit les images de ces marchés d'animaux qui ont lieu en Chine, on est atterré par cet entassement hétéroclite d'animaux...

 

Des cadavres de chauve-souris sont proposés à la vente pour la médecine traditionnelle, des chiens et des chats sont entassés dans des cages, des pangolins, des reptiles... des oiseaux, des bruants auréoles, une espèce de passereaux en danger d'extinction. Ces oiseaux sont traditionnellement mangés en Chine.

C'est un bric-à-brac d'animaux sauvages entassés les uns sur les autres, un réservoir de contagion, l'antre du diable...

 

Les excréments d'une espèce de chauve-souris servent à soigner les affections oculaires tandis que les parties du corps sont séchées et ajoutées à du vin. Elles peuvent être aussi broyées en poudre pour ingestion orale comme moyen de détoxifier le corps. Les deux pratiques pourraient être très risquées si un animal était infecté par un coronavirus.  Un comble, le gouvernement chinois a par exemple recommandé un traitement à base de bile d'ours contre le Covid-19...

 

La médecine traditionnelle chinoise, qui s'appuie sur d'anciennes croyances prêtant aux animaux des vertus thérapeutiques, est un puissant moteur de ce commerce et aussi un vecteur dangereux de virus et de maladies.

 

Chiens, chauve-souris, pangolins... Sur des étals des marchés en Chine, de la viande d’animaux sauvages est vendue au mépris de toutes normes et précautions sanitaires. Déjà responsable de l’épidémie du SRAS, cette pratique serait à l’origine de la pandémie du Covid-19.

 

Vous imaginez ? Au menu : grenouilles écorchées vivantes, soupes de serpent, rats et têtes de louveteaux.
A Wuhan, comme dans bien d’autres villes chinoises, les marchés douteux sont pléthore, quand ils ne sont pas illégaux.

Comment le gouvernement chinois peut-il tolérer de telles pratiques ?

 

On se croirait au Moyen Age dans un bazar où perdurent des superstitions, où l'on applique des recettes magiques d'un autre temps.

On se croirait dans l'antre du diable... et cela fait froid dans le dos.

 

Si en Chine, on ne respecte pas des règles d'hygiène élémentaires, on risque fort de voir se propager de nouveaux virus mortifères...

Des virus à couronne qui nous obligent alors à mettre en oeuvre des mesures sanitaires drastiques, qui nous contraignent au confinement, à l'arrêt de nos activités, de nos écoles, à la négation de la vie même.

 

 

 

https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/virus-nouveaux-virus-viennent-ils-souvent-chine-13454/

 

https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/18816-covid-19-linquietude-renait-autour-des-marches-asiatiques-danimaux-sauvages/

 

 

https://www.cnews.fr/monde/2020-03-30/des-marches-danimaux-sauvages-auraient-deja-rouvert-en-chine-941936

 

 

L'antre du diable...
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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 11:49
Coronavirus : le rebond sera terrible...

 

 

Nous constatons tous les effets bénéfiques de la crise du coronavirus sur l'environnement :  réduction conséquente de la pollution et des gaz à effet de serre...

Dans nos villes, soudain, voilà que l'air est plus pur, avec moins de polluants, moins de particules fines.

 

Le taux de monoxyde de carbone a par exemple dégringolé de 10 à 45% de Wuhan à Beijing. On sait que la Chine connaît, en temps ordinaire, des épisodes massifs de pollution...


La capitale chinoise a souvent des allures fantomatiques noyée par des brumes épaisses, tenaces, étouffantes. Une ville entière submergée par la pollution, où on ne peut plus respirer, circuler sans danger...

 Les images sont terrifiantes : on se croirait dans un film de science fiction mais c'est pourtant bien la réalité : d' épais brouillards de fumées, une atmosphère d'apocalypse... Une impression étrange d'une ville sous une ouate de brume, des images troubles, un monde irréel...

 

Alors, bien sûr, depuis les mesures de confinement prises par le gouvernement, la situation s'est nettement améliorée.

 

Mais il faut craindre les effets redoutables du rebond économique... une fois que la crise sera passée, tous les pays, la Chine en tête,  vont se lancer dans une reconquête des marchés, ils vont vouloir dynamiser et relancer leur économie pour compenser les effets de la crise.

 

Déjà, la Chine se remet à fabriquer des millions de masques, pour répondre à la demande mondiale.

 

La tentation sera grande pour les autres pays de faire de la surenchère économique. Et quand les industries, les activités vont repartir à plein pot, il faut craindre un rebond de la crise écologique.

Il faut craindre, avec le redémarrage de l'économie, un retour de la pollution, une reprise massive des émissions de nos rejets de CO2.

 

Saurons-nous tirer des leçons de cette crise du coronavirus ? Alors que la planète est exsangue, alors que le réchauffement climatique est une menace pour toute l'humanité, saurons-nous prendre les mesures nécessaires pour sauver la planète, pour préserver la faune et la flore qui en font toute la diversité et la richesse ?

Rien n'est moins sûr. 

Le rebond qui va suivre risque d'être terrible.

 

 

 

Source :

 

https://www.france24.com/fr/20200319-ce-qu-on-fait-pour-le-coronavirus-c-est-deux-ans-de-financement-climat

 

 

Coronavirus : le rebond sera terrible...
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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 08:48
Imaginez un monde...

 

Imaginez un monde où les gens ne peuvent plus se toucher, se serrer la main, un monde où ils ne peuvent plus s'embrasser, où ils sont contraints de se tenir à distance...

Imaginez-vous un monde où les gens avancent masqués ? Un monde où tout contact peut être dangereux ?

 

Un monde où les objets eux-mêmes deviennent inquiétants, suspects ?

Un monde de défiance permanente...

 

Et aussi, un monde où les gens ont l'obligation de rester chez eux, confinés, où il ne peuvent sortir qu'après avoir rempli un papier officiel dûment daté et signé...

 

Un monde encore où tous les êtres humains sont contrôlés, surveillés, obligés de se soumettre à des tests de santé, ou à des contrôles de température...

Un monde où les gens vivent cachés, terrés dans leur appartement...

 

Un monde où toutes les fêtes, toutes les réunions, toutes les manifestations culturelles, sportives sont prohibées et interdites ? 

Un monde où les vacances sont supprimées...

Un monde où l'on traque la moindre toux, le moindre essoufflement ?

Un monde où les malades sont entassés dans des hôpitaux débordés, où les soignants sont obligés de les trier en fonction de leur âge, de leur état de santé...

 

Imaginez encore un monde où il faut se protéger de l'air ambiant, porter des lunettes, des masques, des gants...

Un monde où l'on ne peut se parler qu'à distance...

Une société qui communique essentiellement grâce à des machines, des ordinateurs, des téléphones...

Un monde où il peut être dangereux de prendre des transports en commun...

Un monde où les enfants, les adolescents ne peuvent plus se rendre à l'école, où ils doivent recevoir des cours à distance...

 

Un monde où des messages d'alerte au coronavirus sont diffusés régulièrement sur les médias...

ALERTE AU CORONAVIRUS ! Si VOUS AVEZ DE LA TOUX ET DE LA FIEVRE...

 

Un monde où l'on fait chaque jour le décompte des victimes. Un monde où règnent la peur et l'angoisse.

Comment appeler un tel monde ? 

Un univers concentrationnaire ? Un régime dictatorial qui ne dit pas son nom, une dictature consentie, puisque, de toutes façons, nous n'avons pas le choix...

 

Bien sûr, on peut espérer que toutes ces mesures soient provisoires...

Mais le fait est que le confinement et les contraintes risquent de se prolonger plusieurs mois : il faudra vérifier l'état de santé de chacun, repérer ceux qui ont été immunisés après avoir contracté le virus...

Jusqu'à quand devrons-nous subir toutes ces restrictions à la vie ordinaire ?

Hélas, on peut craindre que cette situation perdure, tant que le virus sera actif. Et sommes-nous sûrs que d'autres virus ne vont pas apparaître ?

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

 

 

"Par un petit matin d'été / Quand le soleil vous chante au coeur / Qu'elle est belle, la liberté, la liberté."

Henri Colpi : Heureux qui comme Ulysse, un texte chanté par Georges Brassens

 

 

En contrepoint : la chanson de Lennon...

 

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 08:36
La crise du coronavirus : un échec humain inexcusable... qui sont les responsables ?

 

"Si nous ne pouvons avoir la certitude qu'un nouveau virus Ebola ou une souche de grippe inconnue ne va pas balayer la planète et tuer des millions de gens, nous y verrons non pas une catastrophe naturelle inévitable, mais un échec humain inexcusable, et réclamerons la tête des responsables..." écrit Yuval Noah Harari dans son essai intitulé HOMO DEUS.

Alors qui sont les responsables de la crise du coronavirus ?

En tout premier lieu, les Chinois qui sont à l'origine de l'apparition de ce nouveau virus : les premiers cas sont bel et bien apparus dans la ville chinoise Wuhan. Le virus serait apparu sur un marché aux poissons et animaux sauvages. -Des informations ont depuis révélé que le tout premier cas, un patient de 55 ans, remonte en réalité au 17 novembre 2019. Ce virus a donc des origines animales.

 

Les scientifiques soupçonnent un mammifère et ont tour à tour suspecté les chauves-souris, les pangolins ou d’autres animaux.

Des civettes figuraient parmi les dizaines d’espèces mises en vente par l’un des marchands de Wuhan. Y figuraient également des rats, des serpents, des salamandres géantes et des louveteaux vivants.

 

Eh oui, les Chinois consomment ces animaux sauvages ! Curieuse pratique qui nous semble d'un autre âge, une pratique dangereuse.

Ces marchés auraient dû être interdits depuis longtemps car on sait qu'ils sont vecteurs de maladies graves.

 

De plus, il semble que la Chine ait voulu cacher le début de cette épidémie : Le virus est apparu dès décembre à Wuhan, mais la gravité de la maladie n'a été publiquement reconnue que le 20 janvier, quand le président Xi Jinping a appelé à enrayer l'épidémie. 

La Chine a commencé à censurer en ligne toute référence au nouveau coronavirus, qui touche à présent plus de 60 pays.

Ainsi, la Chine porte une lourde responsabilité dans le développement et l'extension de ce virus.

C'est dans ce pays qu'est né le coronavirus et les autorités ont cherché à cacher la réalité du danger.

La gestion de cette épidémie a été catastrophique dans les premiers temps de l'apparition du virus.

 

Hélas, de nombreux autres pays ont aussi tardé à réagir : les Etats-Unis où Donald Trump a minimisé la pandémie et n'a pas pris tout de suite les mesures nécessaires pour la juguler, la Grande-Bretagne où Boris Johnson a aussi refusé de mettre en application les mesures barrières aptes à protéger la population.

 

En France, si le confinement a été instauré, le premier tour des élections municipales a été maintenu.

 

De plus, on voit combien de nombreux pays sont démunis face à l'épidémie : manque de matériel, de masques, de médicaments, de personnel, de lits d'hôpital etc. Ainsi, les soignants en sont contraints à pratiquer une médecine de guerre, sacrifiant des patients, sélectionnant même les malades accueillis en réanimation.

On a ainsi l'impression d'être revenu au Moyen Age...

Comment ne pas voir là le résultat désastreux et les dangers des politiques ultra-libérales ?

On a laissé à l'abandon des domaines essentiels comme la santé, l'éducation, la culture, les transports, et on les a soumis honteusement aux lois du marché, ce qui est complètement immoral.

De plus, pour satisfaire ses désirs insatiables, dans une économie où le marché est souverain, l'homme s'applique à détruire la nature, il saccage les écosystèmes, il extermine des espèces animales, il perturbe le climat pour soutenir des choix absurdes, qui ne le rendent même pas heureux.

 

 

"_ Tout cela, dit-il, est notre faute. Les hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. Ils ont cru s’en rendre maîtres. Ils ont nommé cela le Progrès. C’est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelques temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c’est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d’avoir été aussi rapide que le progrès de leur sciences, ils tournent celle-ci vers la destruction... "

Extrait de Ravage Barjavel

 

"L'homme pille la nature, mais la nature finit toujours par se venger."
Gao Xingjian ,
La montagne de l'âme

 

"La nature se venge aujourd'hui de la science qui l'opprime, la défigure et la pollue depuis bien des années."
Jean Dutourd

 

 

 

 

https://fr.theepochtimes.com/6-especes-animales-mangees-jusquau-bord-de-lextinction-chine-714512.html

 

 

La crise du coronavirus : un échec humain inexcusable... qui sont les responsables ?
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