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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 09:15
Mais à quoi sert le masque ?

 

 

Ce jour-là, je me rends au supermarché pour faire mes courses de la semaine : depuis 3 jours, le masque a été rendu obligatoire dans tous les lieux fermés.

 

Dès que je rentre dans la galerie marchande, je mets mon masque en place : je le sors de la pochette où je le range, et je l'applique sur mon visage en le tenant par les courroies élastiques et en l'ajustant au dessus de mon nez.

Me voilà partie pour une heure de courses environ.

 

A l'intérieur du magasin, je croise une multitude de clients qui font semblant de porter masque : masques sous le nez, masques sous le menton, masques détachés, rabattus sur le côté ou sur le cou.

Quelle indiscipline !

 

Pourtant, il s'agit de s'astreindre à cette contrainte pour une durée limitée : le temps des achats dans le magasin.

 

Oui, mais voilà : le masque, qu'il soit en tissu, qu'il soit chirurgical, qu'il soit jetable ou non, est étouffant.

C'est l'été et les gens ne supportent pas cette contrainte.

 

Les plus réfractaires, me semble-t-il sont les jeunes, eux qui seraient pourtant les mieux à même de supporter le masque.

Ils sont dans la décontraction, le refus de la règle, la contestation des autorités et de la loi.

 

Bien sûr, à l'intérieur, aucune surveillance : personne n'est là pour rappeler à l'ordre les contrevenants.

Or, si le masque est utile, s'il empêche vraiment la propagation du virus, ces jeunes font preuve d'inconscience.

Ils ne se protègent pas et de plus, ils ne protègent pas les autres qui sont susceptibles d'être plus fragiles.

A quoi bon porter un masque, si on le porte de guingois ??

 

Dans le doute, mieux vaut se conformer à des règles de prudence.

 

L'épidémie semble reprendre dans certaines régions françaises : 209 foyers de contamination en France.

"La Belgique a annoncé un renforcement, dès samedi, des mesures face à la hausse des cas de coronavirus, avec le port obligatoire du masque dans "tout endroit à forte fréquentation": marchés, brocantes, rues commerçantes, hôtels, restaurants et cafés. La Finlande a décidé de refermer ses frontières aux voyages non essentiels en provenance de Suisse, Autriche et Slovénie en raison d'une hausse des cas dans ces pays."

 

Et je pense que le philosophe et astrophysicien Aurélien Barrau a raison de s'insurger contre les réfractaires au port du masque.

Il déclare notamment : "Mais comment n’être pas triste de constater que le refus des gestes sanitaires de base – qui ne sont qu’un infime effort d’intelligence collective élémentaire – soit aujourd’hui revendiqué comme un acte de résistance ? Il me semble que cette obstination à mettre en danger la vie d’autrui relève en réalité plutôt de la bouderie presque obscène d’un enfant gâté paranoïaque qui ne veut rien, jamais, sacrifier de son confort. Fut-ce en faisant courir à d’autres un risque vital."

Et il rajoute : "Nous avons réclamé – à juste titre – ces masques quand ils manquaient. Refuser de les utiliser quand ils sont disponibles est totalement incohérent."

Alors, il convient de porter correctement le masque et de respecter les gestes barrières.

 

Sources :

 

https://www.demotivateur.fr/article/le-scientifique-aurelien-barrau-s-adresse-aux-anti-masques-a-travers-un-message-fort-21802

 

https://www.lepoint.fr/sante/bilan-nouvelles-mesures-le-point-sur-la-pandemie-de-coronavirus-23-07-2020-2385398_40.php

 

 

 

Mais à quoi sert le masque ?
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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:32
Eloge des profs...

 

 

La plupart des parents d'élèves en ont pris conscience, lors du confinement : les professeurs exercent un métier utile, indispensable... Ils ont pour fonction de prendre en charge les élèves pendant toute une année scolaire dans des classes souvent bondées.

 

Ils assurent la garde des enfants, des adolescents, leur transmettent des connaissances, un savoir-faire, des compétences nécessaires à la réflexion et à l'analyse.

 

Le système éducatif est à la peine, mais, comme le souligne fort justement Jean-Pierre Siméon dans son essai intitulé Les yeux ouverts, Propos sur le temps présent, "ce système tient le coup contre vents et marées, grâce à ce peuple d'enseignants dont on conteste si aisément la motivation et la conscience professionnelle."

 

Ainsi, la plupart d'entre eux ont assuré la continuité pédagogique des enseignements pendant toute la durée du confinement, et ce, malgré les difficultés techniques, un matériel défaillant, des bugs répétés, un réseau saturé.

 

Ils ont transmis des conseils aux élèves, des fiches, des synthèses, des cours, ils ont répondu à leurs nombreuses questions, à leurs attentes...

Et la tâche était colossale : il leur a fallu se démultiplier, communiquer avec l'un, avec l'autre, avec les parents qui sont souvent exigeants.

 

Bien sûr, rien ne vaut un enseignement en direct et le confinement a bien mis en évidence tout l'intérêt de cet enseignement dans la classe : le contact direct avec les élèves est nécessaire, grâce à des conseils personnalisés, un dialogue permanent.

Jean-Pierre Siméon souligne toute l'énergie des enseignants :

"Je vous propose de passer 6 heures en compagnie de 25 enfants-au moins- pour leur transmettre les beautés de la strophe hugolienne, ou les finesses du carré de l'hypoténuse, et nous en reparlerons..."

 

Les enseignants deviennent trop souvent des boucs émissaires faciles et tout désignés : on les rend responsables de la crise de nos sociétés, de la violence, de la perte des valeurs...

 

Les enseignants sont jugés responsables de tous les maux de nos sociétés.

 

Assez ! Il faut prendre conscience des difficultés de ce métier qui mérite considération et respect.

"L'immense majorité des enseignants est motivée, impliquée et préoccupée avant tout de la réussite des élèves.", comme l'affirme Jean-Pierre Siméon.

 

 

 

 

Eloge des profs...
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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 08:33
Un concert de jazz dans un somptueux décor...

 

C'est l'été : les festivals de musique reprennent timidement après la crise du coronavirus...

 

La ville de Nîmes a retrouvé ses JEUDIS DE NIMES  consacrés à la musique et à la danse : en ce jeudi 2 juillet, elle accueillait l'orchestre syncopatique venu donner un concert devant la Maison Carrée...

 

Un cadre somptueux, un écrin vieux de 2000 ans, un temple romain magnifiquement conservé, avec ses colonnes élégantes ornées de feuilles d'acanthes, avec ses pierres aux teintes de miel et de rose...

 

Sous un ciel bleu lavande, à peine parcouru par de légers nuages d'été, ce concert a permis d' apprécier de nombreux airs de jazz traditionnels...

 

L'Orchestre Syncopatique tire ses influences et son esprit des orchestres de la Nouvelle Orléans avec des musiciens tels que Louis Amstrong, Bix Beiderbecke ou encore Benny Goodman. 

 

Une musique festive, chargée d'histoire... une musique familière réjouissante qui donne envie de danser, de taper du pied...

 

Une musique entraînante et rythmée qui nous invite à la fête, au délassement de l'été : un bon moment de détente et d'harmonie...

 

Les quatre jeunes musiciens originaires de Montpellier ont animé une soirée de jazz qui a fait voyager le public dans l'espace et le temps...

 

Le cadre a ajouté un cachet particulier à ce concert : on pouvait admirer la majesté de la Maison Carrée, ses décors raffinés, son architecture élégante...

 

Une bonne ambiance faite de gaieté, de partage, de rythmes...

 

Une soirée sympathique qui permettait de renouer avec les spectacles musicaux, après la crise du coronavirus...

 

"LE JAZZ EST UN MONDE
 (QUI REND) HEUREUX
"Voilà une musique à consommer sur place", comme le disait Sartre. En concert donc. On associe d’abord le jazz à des salles fermées plus ou moins grandes : depuis la « boîte » jusqu’à Pleyel en passant par le club, le bar… C’est une ambiance, volontiers sombre et en noir et blanc, comme le clavier d’un piano. On apprécie la musique mais aussi les performances, la virtuosité, le feeling des musiciens. Car le jazz se regarde aussi, à l’intérieur… et à l’extérieur."

 

"Pour comprendre que le jazz est une musique heureuse, regardez Jazz on a Summer’s Day, un film de Bert Stern et Aram Avakian tourné au festival de Newport en 1958, non loin des régates, des voiliers de luxe…

Situé à équidistance de New York et de Boston, c’est le père de tous les festivals de jazz. Il est né en 1954 (lui aussi…). Son créateur était l’imprésario, pianiste et producteur mythique George Wein, Bostonien pur jus, qui fut tenancier de club de jazz à La Nouvelle-Orléans et professeur d’université avant de gérer stars et concerts.

Le festival de Newport se déroule devant la mer. De la mer toute bleue. Jazz on a Summer’s Day montre cela : un jazz balnéaire heureux. Et une foule de stars sur scène. Louis Armstrong, Thelonious Monk, Chuck Berry, Mahalia Jackson…

Le jour et la nuit. De l’improvisation pure et du gospel, du rythm’n’blues joyeux et des sons introvertis. Armstrong jouant When the Saints Go Marching In comme il se doit et Anita O’Day dynamitant en douceur Tea for Two. Un jazz de plaisir, une musique paisible."

Didier Pourquery Petit éloge du Jazz


 

Autres vidéos, liens :

https://youtu.be/XrPnZAVpnQw

 

https://youtu.be/V6fAeEUb_6w

 

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 08:18
Masque obligatoire... sauf pour les politiques...

 

 

Emmanuel Macron l’a décidé : le port du masque sera obligatoire dans les lieux clos à compter du 1er août.

Oui, mais voilà : les politiques eux-mêmes sont loin de donner l'exemple...

 

On l'a vu lors de la soirée des élections municipales : embrassades, accolades, serrages de mains...

On l'a vu encore lors des cérémonies de passation des pouvoirs, pour la nomination du nouveau gouvernement...

Les ministres se déplacent régulièrement et le plus souvent ils ne portent pas de masque...

 

C'est vrai : il est difficile de respirer, de parler avec un masque... mais il est inadmissible que des hommes et des femmes politiques s'abstiennent de porter le masque, alors qu'ils en recommandent l'usage.

Tout cela prête à confusion et fait désordre...

Si le masque empêche vraiment la propagation du virus, les responsables politiques se doivent de donner l'exemple.

"Face aux critiques, Marlène Schiappa a finalement supprimé des photos postées sur Twitter le 12 juillet la montrant en compagnie de Gérald Darmanin lors d’une visite d’une maison de retraite. Les clichés montraient les deux ministres s’affranchissant des gestes dits barrière et démasqués le temps de boire un verre, le tout dans un espace fermé."

 

Supprimer des photos, pour éviter les critiques, est-ce bien responsable ?

Nous attendons des politiques des attitudes cohérentes, fermes et réfléchies.

Mais, ils semblent se comporter à l'inverse comme des adolescents attardés...

 

Tout cela est d'autant plus dommageable que longtemps, le masque a été présenté comme inutile par le pouvoir politique pour se défendre contre le virus...

Et maintenant que les pénuries de masques ont pris fin, les politiques n'en portent pas, le plus souvent.

Comment ne pas douter de la nécessité du port du masque si les plus hauts responsables politiques ne l'utilisent pas ?

L'exemple doit venir d'en haut...

Mais il est vrai que dans de nombreux domaines, les politiques sont bien loin de donner l'exemple !

 

Notre monde n'est-il pas celui des donneurs de leçons ? Les hommes politiques ne sont-ils pas les premiers à en donner et pourtant, sont-ils eux-mêmes exemplaires ?
 

 

 

 

 

Source :

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-masque-obligatoire-dans-les-lieux-clos-commencons-par-les-ministres_fr_5f0dbeb2c5b648c301efc237

 

 

 

Masque obligatoire... sauf pour les politiques...
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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 07:44
Covid-19 : le laxisme français...

 

Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière, lance un cri d'alarme :  il dénonce le laxisme français face à l'épidémie de coronavirus...

Un laxisme qu'il juge dangereux car il peut annoncer une deuxième vague du virus, dès cet été.

 

Éric Caumes fustige notamment le laisser-aller qui règne aux frontières, et plus particulièrement dans les aéroports, qui font pourtant face à un flux de voyageurs potentiellement contaminés au Covid-19. Alors qu'en Autriche, on "trace" les touristes en prenant leurs coordonnées, en France on se contente de demander au visiteur s'il a des symptômes.

 

Je l'ai moi-même constaté en allant chercher des résultats d'examens radiologiques dans un centre médical : le visiteur est invité à remplir un questionnaire... il est interrogé sur une éventuelle fièvre, toux, anosmie, faiblesse, fatigue... mais, en fait, il peut répondre n'importe quoi.

 

Selon Eric Caumes la France a "perdu sa culture de la santé" ces quinze dernières années. Résultat : "Pour le Covid-19, il n'y a pas de traitement, pas de vaccin […]. Où sont les 700 000 tests par semaine qu'on nous avait promis ?"

 

Le professeur dénonce aussi l'organisation du second tour des élections municipales dans des conditions où les mesures barrières n'étaient pas du tout respectées : embrassades, accolades, serrages de main. Les politiques ne donnent pas le bon exemple...

 


La France serait-elle en train de devenir le pays du laxisme, du laisser-aller, du laisser-faire ?

 

On voit aussi que nombre de gens portent mal le masque, rabattu sur le menton, en dessous du nez, sur le cou.

Déjà oubliée, la distanciation sociale, on voit de moins en moins de masques et de visières.

En revanche, de plus en plus de masques sont jetés et abandonnés dans la rue.

 

Un fait divers tragique  témoigne de cette indiscipline : un conducteur de bus de 58 ans est en état de mort cérébrale à Bayonne, après avoir été agressé par plusieurs hommes qui voyageaient sans masque et sans ticket.

 

"Selon une source policière, le chauffeur a été roué de coups et grièvement blessé à la tête après avoir refusé la montée à un homme sans masque accompagné d'un chien, demandant en même temps à quatre passagers, qui se trouvaient déjà dans le bus sans porter de masque, d'en descendre."

 

Ce refus de se plier à des règles d'hygiène dans un espace confiné est très inquiétant.

 

Porter un masque, c'est se protéger soi-même mais aussi protéger les autres, à condition, bien sûr, de le porter correctement et de respecter les gestes barrières.

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/sante/coronavirus-vers-une-deuxieme-vague-des-cet-ete-06-07-2020-2383188_40.php

 

 

 

Covid-19 : le laxisme français...
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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 08:55
Des open-badges pour récompenser les professeurs ?

 

Des badges pour récompenser les enseignants qui se sont mobilisés pendant le confinement ? Des badges pour ceux qui ont acquis de nouvelles expériences, numériques notamment, face à l’impossibilité de faire classe normalement ?

Des open-badges... mais qu'est-ce que c'est ?

 

Que signifie ce vocable anglais ? On a du mal à en saisir le sens... 

S'agirait-il de médailles en chocolat ? C'est ce qui avait été proposé dans un premier temps aux soignants, à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19. Et une médaille de l’engagement, créée en 1885 après une épidémie de choléra et qui avait disparu depuis 1960, devait être réactivée.

Mais le personnel médical avait aussitôt réagi...

"Ce qu’on estime être le plus important, c’est de pouvoir accueillir nos patients dans des conditions qui soient dignes, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle...", déclarait une infirmière au centre hospitalier de Saint-Denis.

 

Pour les enseignants, c'est pire...

Façon jeu vidéo ou camp scout, ces "open badges" colorés promeuvent des statuts pour le moins surprenants : "explorateur, utilisateur, passeur, bâtisseur"… 

"Demandez vos badges agilité pédagogique ! Vous avez su répondre présents face à la Covid-19 : nouvelles façons de travailler, partage, trouvailles. Valorisez votre engagement avec les #OpenBadges !" peut-on lire sur les sites de certaines académies.

 

Et, en plus, il faut les réclamer !

 

La rectrice de l’académie de Poitiers, Bénédicte Robert, précise que le but est d’encourager les professeurs à "continuer d’apprendre, tout au long de leur vie, comme les élèves, dans une dynamique de développement professionnel continu."

On croit rêver...

Comme si les enseignants n'étaient pas amenés, par leur fonction, à apprendre sans cesse, à améliorer leurs cours, à les rendre plus attractifs...

 

Les enseignants qui se sont mobilisés pour assurer le suivi pédagogique de leurs élèves au cours de la crise méritent mieux que ces badges infantilisants.

Quel mépris pour ce métier de transmission !

 

Il serait temps de revaloriser cette fonction par une augmentation des salaires, une véritable reconnaissance du rôle essentiel des enseignants dans notre société.

 

D'ailleurs, tout le monde a pu le voir lors de cette crise du coronavirus : les parents ont pu prendre conscience du travail réalisé par la plupart des enseignants.

Pourtant, leur tâche a été rude : difficultés de connexion, bugs informatiques, matériel inadapté...

Il leur a fallu se démultiplier pour répondre aux attentes et aux questions des élèves et des parents.

 

 

 

Source :

 

https://www.sudouest.fr/2020/06/28/des-badges-pour-recompenser-l-engagement-des-professeurs-font-polemique-7605919-4699.php

 

 

 

Des open-badges pour récompenser les professeurs ?
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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 08:42
"Sortir de la frénésie consumériste" ?

 

 

Frédéric Lenoir vient de publier un livre sur la crise du coronavirus, intitulé Vivre dans un monde imprévisible...

Il est "convaincu que plus rien ne sera comme avant, et qu'il nous faut apprendre à développer nos ressources intérieures pour vivre le mieux possible dans un monde imprévisible."

 

Selon Frédéric Lenoir, "la vraie solution consiste à changer de logique, à sortir de la frénésie consumériste, à relocaliser des pans entiers des activités économiques, à réguler la finance, à passer du "toujours plus" au mieux être, de la compétition à la collaboration..."

Magnifique programme !

 

Mais est-ce réalisable ?

 

Après le déconfinement, on nous incite encore à consommer toujours plus : l'industrie automobile a souffert de la crise pendant ces mois de confinement... les gens n'ont plus acheté de voitures.

 

Et maintenant, on les incite à se procurer de nouveaux véhicules : les primes à l'achat se multiplient. Bien sûr, ces primes sont d'autant plus importantes que les véhicules sont moins polluants.

De plus, beaucoup de gens ont l'habitude de partir en vacances et désormais, ils peuvent difficilement s'en passer. Mais, en raison de la crise du coronavirus, ils hésitent à partir à l'étranger... C'est ainsi qu'un grand nombre de Français se mettent à acheter des camping-cars pour sillonner la France pendant leurs vacances. Ce sont de gros véhicules particulièrement polluants.

 

Je suis allée aussi récemment dans un de ces magasins où l'on vend des vêtements bon marché, à des prix défiant toute concurrence.

Là, j'aperçois deux jeunes filles masquées, comme il se doit... j'entends leur conversation.

L'une d'elles veut acheter un combishort... L'autre lui rétorque : "Mais, tu en as déjà un..."

"Oui, mais ça coûte seulement 10 euros.", lui répond la plus jeune.

Et l'autre de lui faire remarquer : "10 euros plus 10 euros, plus 10 euros..."

 

Ainsi, nous nous laissons tous séduire par ces vêtements à bas coût, fabriqués en Inde, en Chine, au Bangladesh.

"10 euros, huit euros, six euros" : des prix dérisoires qui incitent à faire des achats compulsifs.

 

Ce système va-t-il changer ? C'est peu probable car il  est bien installé. Ces magasins ont un succès fou auprès des jeunes et des moins jeunes.

Comment modifier ces habitudes ? Est-ce réalisable ? On peut en douter dans le système actuel.

Le monde dans lequel nous vivons nous incite à consommer, afin que l'économie fonctionne.

 

Comment sortir de cette emprise ?

Aurélien Barrau évoque quelques solutions dans son ouvrage intitulé Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité.

Pour les vêtements à bas coût, "il ne faut plus en produire ni en acheter... Mais ce n'est possible que si une redistribution réelle des richesses permet à chacun d'accéder à autre chose."

Pour le goût des voyages, Aurélien Barrau nous dit : "Toute une magie de l'ici est sans doute à réapprendre, pour le meilleur. Avant de désirer parcourir la planète pour découvrir l'altérité a-t-on seulement pensé à parler avec son voisin de palier ? Avons-nous seulement commencé à regarder vraiment les animaux et les arbres qui nous entourent ?"

 

On le voit : il faudrait changer totalement de système...

 

 

 

L'explosion de la demande de camping-cars :

 

https://www.francetvinfo.fr/decouverte/vacances/camping-car-de-plus-en-plus-de-francais-investissent_4020579.html

 

 

 

"Sortir de la frénésie consumériste" ?
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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 08:38
La fin du covid-19 ? Vraiment ?

 

 

Didier Raoult avait prédit qu'il n'y aurait pas de deuxième vague pour l'épidémie du coronavirus.... et voilà qu'il se ravise et qu'il n'exclut pas désormais une deuxième vague...

Il avait été pourtant affirmatif déclarant : "On voit que cet épisode est en train de se résoudre, et qu'il n'y a nulle part de deuxième vague, ou de dos de chameaux..."

Alors, Didier Raoult, faux prophète, faux devin ?

Quel revirement tout de même !

 

Et, un peu partout, les gens depuis le déconfinement oublient les gestes de distanciation, portent de moins en moins le masque ou le portent de manière fantaisiste.

On a vu ce qui s'est passé à Paris, lors de la fête de la musique : une foule compacte s'est regroupée autour des concerts donnés dans la capitale.

Oubliés les gestes barrières, oubliées les mesures de précaution et de distanciation.

Va-t-on assister à un rebond de l'épidémie dans la capitale ?

 

Dans ma ville, on voit de moins en moins de visages masqués, et la distanciation sociale n'est guère appliquée sur les terrasses de bar.

 

Or, le virus est apparemment encore très actif : en Allemagne, un foyer d'épidémie est apparu dans un des plus grands abattoirs du pays... plus de 1300 cas de covid ont été détectés.

6 500 employés du site ont été placés en quarantaine. Ce foyer a été localisé le mercredi 17 juin, lorsque 400 employés ont été testés positifs.

 

Des foyers infectieux ont également été découverts dans des centres de demandeurs d'asile, parmi des travailleurs saisonniers agricoles et dans des lieux de regroupements familiaux et religieux.

 

 La pandémie « continue de s'accélérer » dans le monde, a prévenu lundi le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

 

Les nouvelles mesures de confinement prises en Chine et en Inde font également craindre un rebond de l'épidémie.

En Amérique latine, le virus progresse dangereusement.

 

Alors, pas de deuxième vague ?

Il semble que les certitudes de Didier Raoult s'effondrent...

Il convient d'être prudent et de continuer à pratiquer les gestes barrières.

 

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/coronavirus-didier-raoult-se-contredit-et-evoque-desormais-une-deuxieme-vague-epidemique-20200619

 

 

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/la-pandémie-continue-de-s-accélérer-la-mise-en-garde-de-l-oms-sur-le-covid-19/ar-BB15Pikx?ocid=spartan-dhp-feeds

 

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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 10:10
Le tout plastique...

 

Médicaments sous plastique, liquide vaisselle sous emballage plastique, eaux minérales sous plastiques, sodas, produits ménagers, savons, pots de yaourt, shampoing, etc. nous avons opté depuis longtemps pour le tout plastique...

 

Et avec la crise du coronavirus, viennent s'ajouter les masques en plastique, les gants, les flacons de solution hydroalcoolique...

Toujours du plastique...

 

Et on retrouve ce plastique partout dans l'environnement : terrains, mers, océans, rivières pollués...

 

En 2019, il était question de supprimer les plastiques jetables, mais on en est loin.

 

Le Gouvernement s’engageait à sortir d’une société du tout-jetable pour entrer dans celle du réutilisable. Plusieurs textes ont été votés en ce sens ces dernières années. Un exemple concret : depuis 2017, il est interdit de distribuer en caisse des sacs en plastique jetables.

Pourtant, si certaines enseignes utilisent désormais des emballages en carton, on trouve encore des magasins qui distribuent des emballages en plastique.

Le plastique est partout et même là où on l'attend le moins...

 

Ainsi, "selon un rapport publié ce vendredi par la revue Science et repéré par le New York Times, les particules de plastique sont présentes partout sur la planète. Dans leur étude intitulée « Pluie de plastique dans les zones protégées des États-Unis », ils ont en effet pu découvrir que 1 000 tonnes de particules de plastique arrivaient chaque année dans les parcs nationaux et les zones naturelles du pays."

 

"Les chercheurs ont été surpris par l'ampleur de leurs découvertes dans des espaces qu'ils estimaient protégés. Ils ont même recommencé les calculs à plusieurs reprises, craignant d'avoir fait une erreur. Mais, la réalité est pourtant là. Leurs relevés ont été réalisés dans 11 parcs et espaces naturels nationaux des États-Unis. Et, à chaque fois, ces tonnes de particules sont présentes."

"La recherche a montré que plus de cinquante espèces de poissons consomment du plastique dans la mer. Ce n’est pas seulement une mauvaise nouvelle pour eux, mais également pour les populations qui comptent sur le poisson pour subvenir à leurs besoins alimentaires."

 

Le plastique a envahi nos vies et il colonise toute la planète.

 

Que dire de ceux qui jettent négligemment leurs masques sur la voie publique ?

 

Aurélien Barrau, auteur de l'ouvrage "Le plus grand défi de l'humanité" suggère de boycotter les emballages en plastique : mais vu le nombre de ces emballages, c'est souvent mission impossible.

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/environnement/l-inquietant-phenomene-des-pluies-de-plastique-aux-etats-unis-12-06-2020-2379634_1927.php

 

https://theconversation.com/quand-les-anchois-confondent-le-plastique-avec-un-bon-repas-84081

 

 

Le tout plastique...
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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 11:08
Le rôle essentiel de l'école...

 

L'école à la maison ? Ce fut un cauchemar pour nombre de parents : difficile de s'occuper des apprentissages des enfants, alors que l'on doit travailler.

 

Lors du confinement, les parents ont pris conscience plus que jamais du rôle essentiel de l'école, et des enseignants.

Bien sûr, il y eut et il y a encore l'enseignement à distance, grâce à internet.

 

Mais rien ne remplace le contact direct avec les autres élèves et avec les enseignants.

 

Ainsi, sur internet, le professeurs ont été confrontés à de nombreuses difficultés techniques : bugs, surcharge des réseaux, pannes diverses, manque de matériel, etc.

Ils ont dû se démultiplier pour répondre aux attentes des élèves et des parents...

 

L'école est aussi un lieu de socialisation et de rencontres avec les autres : peut-on envisager un enseignement sur ordinateur et à distance ? La dimension sociale de l’école se déliterait alors…
 
Va-t-on vers une société où l’ordinateur va primer et s’imposer à nous dans l’apprentissage, dans le travail ? Va-t-on vers une société où les gens vivront, apprendront, travailleront, chez eux, sans contact avec l’extérieur ?
 
Ce serait, sans doute, dommageable car une société s’organise autour de contacts, même si ces contacts se révèlent, parfois, difficiles.

 

On peut le rappeler : les enseignants prennent en charge les élèves tout au long de la semaine, lors de chaque année scolaire, ils ont donc un rôle éducatif fondamental.

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves, le respect des autres, la tolérance... ils doivent donner l’exemple du travail, de la rigueur.

 

Les enfants, les adolescents ont aussi besoin de contacts avec les autres, hors du cadre familial...

Ils apprennent à vivre en société, avec les contraintes qu'elle suppose...

L’école transmet des codes de conduite nécessaires aux enfants et les prépare aux rôles sociaux de la vie d'adulte.

 

Avec le déconfinement, l'école n'a pas vraiment repris, puisque de nombreux élèves ne peuvent être accueillis en raison de protocoles sanitaires très stricts et très contraignants.

De nombreux parents s'inquiètent et sont à la peine face à cette situation qui perdure...

Ils comprennent que l'école est vraiment indispensable à l'épanouissement des élèves, et à leur propre tranquillité...
 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/en-attendant-lecole-les-desillusions-du-deconfinement

 

 

 

 

Le rôle essentiel de l'école...
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