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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 08:29
Un mal qui répand la terreur...

Tout le monde connaît cette fable de Jean de La Fontaine... Les animaux malades de la Peste...

"Instruire et plaire..." telle est la devise des auteurs classiques : ils s'attachent souvent à dénoncer la société de leur temps de manière vivante et amusante... Certains ont recours à la comédie, comme Molière, d'autres à un autre genre littéraire très ancien : la fable, un court récit en vers qui illustre une morale.

Ainsi, La Fontaine dans la fable intitulée "Les animaux malades de la peste" met en scène un procès truqué au cours duquel on cherche un coupable, une victime expiatoire, lorsqu'une maladie, la peste, se déclare.

L'ordre de présentation des personnages est intéressant, leurs discours sont révélateurs,  nous verrons aussi que la fable délivre plusieurs morales et qu'elle a une valeur universelle.

 

Tout d'abord, les personnages de la fable représentent une hiérarchie sociale...

La Peste est évoquée au début du texte de manière énigmatique grâce à une périphrase  : "Un mal qui répand la terreur", elle est d'autant plus inquiétante, le mot "Peste" n'apparaissant qu'au vers 4, comme si on hésitait à prononcer son nom. Elle est présentée comme un véritable personnage, elle est sujet de verbes d'action, on remarque aussi que le mot est écrit avec une majuscule.

La Peste apparaît ainsi comme une force qui domine les hommes : dans l'expression "tous étaient frappés", on peut noter l'emploi de la forme passive qui suggère bien l'impuissance du genre humain.

La Peste est aussi une force obscure, instrument de la vengeance divine, selon une croyance ancienne des hommes.

Elle est associée au vocabulaire de la guerre et La Fontaine décrit de manière expressive tous les ravages de la maladie : on entend dans les 3 premiers vers un fracas d'allitérations en "r", une gutturale très dure.

"Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre..."

Le verbe principal est rejeté au vers 6, il est ainsi mis en relief : "faisait aux animaux la guerre".

 

Et La Fontaine décrit bien les effets dévastateurs et négatifs de la peste : les négations sont nombreuses : "plus d'appétit, plus de désir". Le chiasme du vers 7 "Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés" traduit bien aussi l'universalité du malheur.

L'imparfait utilisé dans cette première partie du texte restitue la durée de l'épidémie, ainsi que le rythme régulier des octosyllabes.

 

Après cette évocation, on perçoit 3 intervenants essentiels : le lion, le renard et l'âne. Leur ordre d'intervention représente une hiérarchie sociale.

Le lion est traditionnellement le roi des animaux, le renard représente les courtisans proches de ce pouvoir, l'âne, lui, est le représentant du peuple : c'est l'animal méprisé, qui n'a aucun pouvoir, aucune force, c'est la victime désignée.

 

 

Dans un deuxième temps, il est intéressant d'analyser les discours des différents personnages...

Face à l'épidémie, c'est le lion qui décide de réunir un conseil. Son discours est habile, ses propos sont ambivalents, ambigus : "je crois, peut-être", ces mots traduisent une hésitation, une certaine modestie.

Mais cette hésitation première est vite oubliée à partir du vers 19, où s'impose la décision du roi : il faut sacrifier un coupable. Le langage devient alors solennel, avec une expression empreinte de noblesse : "Que le plus coupable de nous / Se sacrifie aux traits du céleste courroux".

 

Le roi en vient à une confession publique : il emploie la première personne du singulier, "Pour moi..." Il choisit de se défendre en s'accusant : de toutes façons, il sait que son pouvoir l'excusera.

Quels sont ses crimes ? Ce sont les plus terribles, puisqu'il a détruit des vies, des animaux et des hommes. On peut noter le rejet du mot "berger" qui est ainsi mis en relief, après une hésitation feinte.

Après avoir proposé de se sacrifier, le roi décide de chercher plus coupable que lui.

 

Le discours du renard est celui d'un courtisan flatteur, il emploie un vocabulaire élogieux et hyperbolique : "trop bon roi, trop de délicatesse, Seigneur, beaucoup d'honneur."

A l'inverse, les victimes du lion sont désignées par des termes péjoratifs : "canaille, sotte espèce".Le courtisan atténue les crimes du roi, ainsi il évite de parler des siens.

 

Enfin, l'âne se signale par sa modestie et par sa maladresse : il s'accuse d'un crime qui n'en est pas un, il a brouté de l'herbe ! Il précise qu'il a brouté "un pré de Moines" : les puissants l'accuseront d'autant mieux d'avoir suscité la colère divine.

 

Le loup, quant à lui, intervient dans un discours indirect, il joue le rôle d'accusateur, et son discours lui permet aussi d'éviter de parler de ses propres crimes.

 

La Fontaine accélère alors la narration pour mettre en évidence une justice expéditive : le coupable est désigné par la foule :"A ces mots, on cria haro sur le baudet"

Les assonances des voyelles "a, o" peuvent restituer les cris déchaînés de la foule.

On assiste ainsi à un procès truqué. Le récit est particulièrement vivant grâce à l'utilisation du discours direct dans une grande partie de la fable : on a l'impression d'assister à une scène de théâtre.

 

 

A travers ce récit, La Fontaine délivre plusieurs morales.... 

Tout d'abord une morale explicite : La justice est injuste, elle est celle du plus fort. On connaît bien ces deux vers que l'on cite souvent :

"Selon que vous serez puissant ou misérable,/ Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir".

Mais le récit lui-même nous invite à dégager d'autres leçons : on perçoit le double langage du lion, la duplicité du loup, et La Fontaine met ainsi en évidence les pouvoirs du langage.

La fable dénonce aussi l'esprit grégaire : l'opinion publique est manipulée par l'autorité, par les puissants.

Cette fable évoque aussi le phénomène du bouc émissaire : dès qu'un malheur se produit, on cherche un responsable. La collectivité se décharge ainsi de ses peurs et de son agressivité.

 

 

 

 

Tout cela nous rappelle bien sûr la situation que nous sommes en train de vivre : un mal qui répand la terreur, les hommes impuissants face à ce mal, un chef de l'état, des ministres qui font des discours...

Bien sûr, il n'est pas question de trouver une victime expiatoire, ni d'imputer la maladie à une vengeance divine...

Mais qui subira le plus lourdement les conséquences de cette crise ? qui paiera ? Probablement les gens les plus modestes... déjà ceux qui vivent dans des logements exigus, insalubres, qui sont contraints au confinement traversent une période difficile et douloureuse. Le chômage va exploser, et ce sont les plus pauvres qui vont en souffrir.

Nous sommes aussi tous confrontés à des discours de responsables politiques... et aux pouvoirs du langage, des pouvoirs d'autant plus grands que ces discours sont désormais médiatisés, et répercutés partout.

"Nous sommes en guerre... " a affirmé à plusieurs reprises, Emmanuel Macron, une rhétorique guerrière destinée à rassembler, à créer une union nationale...  

Le problème est que le personnel médical est désarmé dans cette guerre : où sont les masques, où sont les flacons de gel hydroalcoolique, où sont les équipements de protection, où sont les tests de dépistage ?

Si c'est une guerre, elle envoie ses soldats au casse-pipe.

Les responsables pourraient aussi falsifier la vérité : on nous mentirait sur le nombre de morts ? Le décompte serait inexact ? On apprend que les décès survenus dans les 7 000 Ehpad et maisons de retraite qui abritent 800 000 personnes âgées ne sont pas comptabilisés dans le bilan global, pas plus que les victimes du Covid-19 mortes à leur domicile.

En Chine, le nombre de morts du coronavirus à Wuhan serait beaucoup plus élevé que les chiffres annoncés par le régime communiste, selon les témoignages récoltés sur place.

Une façon de minimiser les effets de l'épidémie...

Des rumeurs circulent aussi sur d'éventuels médicaments qui seraient susceptibles de guérir la maladie... mais les études sont encore très incomplètes.

 

Le texte :

https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/jean_de_la_fontaine/les_animaux_malades_de_la_peste

 

 

Un mal qui répand la terreur...
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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 08:36
Marine Le Pen invite les médecins à prescrire de la chloroquine !

 

 

Marine Le Pen a tranché : elle demande aux médecins de ville de prescrire à leurs patients de la chloroquine lorsqu'ils sont atteints de symptômes peu graves...

 "Je pense qu'il faut tout de suite donner la possibilité à tous les médecins de ville, qui savent ce qu'ils font et connaissent les effets secondaires possibles de ce médicament, la capacité de le prescrire à ceux qui sont contaminés avec des symptômes peu graves", a déclaré la présidente du Rassemblement national sur France Info.

Alors que les études du professeur Raoult sont contestées par de nombreux médecins, alors que certains patients ayant pris de la chloroquine sont décédés, Marine Le Pen prend l'initiative de recommander ce médicament.

 

Se targuerait-elle d'avoir des compétences médicales ?

Hélas ! On peut craindre le pire quand des non spécialistes se mêlent de donner des conseils et des leçons dans le domaine médical. Dans ce domaine, la prudence s'impose : on connaît les effets secondaires très graves de certains médicaments.

Il n'est pas raisonnable de prescrire la chloroquine à tout va, même à des patients qui ont peu de symptômes...

 

Mais de quoi se mêle Marine Le Pen ? Elle n'est vraiment pas à même de juger de l'efficacité de la chloroquine. Je dirais même plus : le seul fait qu'elle en recommande l'usage rend la molécule suspecte...

On sent percer dans ses recommandations des intentions démagogiques déplorables.

 

De plus, recommander un médicament peut entraîner des automédications et des utilisations sauvages dangereuses.

Ce n'est pas le rôle d'un politique de donner son avis sur un médicament dont l'évaluation est plus qu'incertaine et hasardeuse.

 

Voilà le risque ! Un pharmacien d'un grand CHU français, correspondant du Centre de pharmacovigilance de sa région, a lancé une alerte vendredi 27 mars auprès de médecins infectiologues et pharmaciens de son établissement : "Des cas de patients Covid-19 positifs [c'est-à-dire dont l'infection a été validée par un test] présentent, sous hydroxychloroquine associée ou non à l'azithromycine [un antibiotique], des troubles du rythme ou de la conduction cardiaque, des arrêts cardiaques dans d'autres centres hospitaliers français." Certains de ces arrêts se révèlent  fatals.

 

Un médicament qui tue les patients ! "Voulez-vous rien de plus efficace ?" aurait dit Molière qui s'est souvent moqué des faux médecins de son temps et de leurs prétendus remèdes miracles...

 

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/sante/exclusif-coronavirus-plusieurs-cas-mortels-d-usage-de-la-chloroquine-en-france-30-03-2020-2369285_40.php

 

Une autre piste de recherche :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-vaccin-bcg-contre-le-coronavirus-cest-une-des-hypotheses-de-recherche_fr_5e81c03cc5b6256a7a2df21b?utm_hp_ref=fr-homepage

 

Marine Le Pen invite les médecins à prescrire de la chloroquine !
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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 09:50
Utiles et solidaires...

 

 

Face à la catastrophe, face au virus qui nous menace et qui envahit nos esprits, soyons solidaires et utiles... Sur internet, nous disposons de moyens de communication performants, efficaces qui nous permettent d'échanger des informations utiles.

Bien sûr, il faut faire le tri car les fausses rumeurs envahissent la toile.

 

Mais la résistance s'organise et nous sommes contraints en la circonstance d'utiliser des termes de guerre : "résister", "lutter" contre l'inertie imposée par le confinement et les mesures sécuritaires.

Ainsi, dans mon quartier, des gens qui sont en télé travail proposent aux personnes âgées qui ne peuvent pas, de faire gratuitement et bénévolement leurs courses.

Des messages sont laissés dans les boîtes aux lettres : propositions d'aides, messages de solidarité... ou encore un exemplaire de l'autorisation de sortie.

On peut aider aussi les SDF de son quartier : leur apporter de la nourriture, leur offrir un réconfort, un sourire...

 

Face aux difficultés, face au fléau de l'épidémie, la solidarité s'impose : agir pour le bien commun, être utile, retrouver le sens de notre humanité... que nous avons tendance à perdre et oublier en temps ordinaire.

Emportés par le flot de nos occupations, nous ne voyons plus les autres, nous ne connaissons pas nos voisins qui vivent pourtant tout près de nous.

Nous ignorons tout d'eux, qui ils sont, leur métier, leurs loisirs, leurs activités.

Nous vivons dans des bulles d'égoïsme : le travail nous accapare et nous mobilise.

 

Nos loisirs nous conduisent aussi à nous replier sur nous-mêmes, les écrans happent notre attention...

N'oublions pas les deux sens du mot, l'écran, c'est ce qui nous permet de voir des images, mais c'est aussi tout ce qui arrête le regard, qui dissimule, empêche de voir...

Et puis, ce temps de confinement doit être aussi une occasion de se cultiver, de lire, de s'ouvrir au monde par la lecture...

C'est le moment d'ouvrir un livre et de savourer le plaisir des mots, c'est le moment de retrouver l'attention nécessaire pour la lecture.

 

Se concentrer sur un texte littéraire de qualité, lire et relire de la poésie, se détendre devant un bon livre, une occasion de solliciter l'imagination, mais aussi la réflexion.

 

C'est la culture qui signe notre appartenance à l'humanité, c'est la culture qui nous unit, nous relie aux autres, à notre passé, à notre présent, à notre avenir.

 

 

 

 

Utiles et solidaires...
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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 11:29
Une ambiance de fin du monde...

 

 


Une ambiance de fin du monde : des rues désertes, des gens qui se cloîtrent, des files d'attente devant les magasins, le règne du silence, un silence inhabituel, étrange...

 

Des centres ville abandonnés, des parcs solitaires, des voitures pour la plupart à l'arrêt... des Parisiens qui ont fui la capitale, entassés dans des trains, des gares prises d'assaut... 1,2 million de personnes ont quitté la région parisienne entre le 13 et le 20 mars... un véritable exode... la débandade devant l'envahisseur...

 

Un quotidien bouleversé, les écoles, de nombreuses entreprises fermées...

 

Une inquiétude qui monte de jour en jour, au fil des informations que diffusent les médias.

De plus en plus de victimes, de morts, des personnes âgées mais aussi des jeunes..

 

La plus grande mégalopole des Etats-Unis, New York au cœur de l'épidémie est devenue une ville fantôme. Une des villes les plus riches du monde pétrifiée devant l'ampleur de la catastrophe...

Un virus qui nous échappe, dont on ne connaît pas toutes les caractéristiques : a-t-il muté, comme le pensent certains ? Est-il en train de devenir plus dangereux, plus contagieux ?

 

En France, des hôpitaux débordés, des soignants en détresse face à la pénurie de personnels, masques, de respirateurs, de tests, de lits...

Dans cette situation de catastrophe mondiale, nos gouvernants sont dépassés, ils hésitent, ils temporisent, ils ne savent plus quelle stratégie adopter face au virus...

 

Un minuscule virus, bien plus petit qu'un ciron a bousculé et bouleversé les nations réputées les plus riches du monde...

Qu'en sera-t-il pour les plus pauvres, pour l'Afrique, pour l'Inde ?

Comment en est-on arrivé là ?

Manque de réactivité, incompétence, lourdeurs administratives, cafouillages face à une crise qui aurait dû être anticipée eu égard à ce qui se passait en Chine, puis en Italie...

Aux Etats-Unis, on a bien vu la réaction béate de Donald Trump : Donald Trump l’assurait le 26 février : "On a 15 personnes (infectées), d’ici quelques jours, ça sera proche de zéro". Un mois plus tard, jour pour jour : les Etats-Unis ont dépassé la Chine et l’Italie pour devenir le pays le plus touché par le coronavirus, jeudi 26 mars, avec plus de 83.000 cas confirmés. 

 

Que penser du Premier ministre britannique qui a été testé positif au coronavirus ? Début mars, il avait  affiché sa réticence à appliquer à la lettre les gestes barrières. En visite dans un hôpital, il avait serré la main de tout le monde.

 

En France, aussi, on a minimisé, temporisé, alors que la situation était inquiétante. On a laissé courir l'épidémie. Comment expliquer que le premier tour des élections municipales ait été maintenu, alors que la situation commençait à être si préoccupante ?

 

 

 

 

 

 

Une ambiance de fin du monde...
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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 09:36
Une nouvelle bourde de Sibeth Ndiaye : "un enseignant qui ne travaille pas"...

 

 

Lors d' une conférence de presse concernant l'appel à volontaires nécessaire pour venir en aide aux agriculteurs français, Sibeth Ndiaye a fait une déclaration pour le moins surprenante. Le pays étant à l'arrêt, la population étant confinée en raison de la crise du coronavirus, la porte-parole du gouvernement a voulu donner un exemple des personnes qui ne sont pas concernées par cet appel.

C'est à ce moment-là qu'elle a évoqué l'exemple "d'un enseignant qui ne travaille pas", en précisant : "compte tenu de la fermeture des écoles."

"Nous n'entendons pas demander à un enseignant qui aujourd'hui ne travaille pas, compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises", a affirmé Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.

 

Cette déclaration a fait bondir de nombreux enseignants, eux qui assurent la continuité des cours grâce à internet...

Certes, ils ne sont à même de donner des cours en présence de leurs élèves car les établissements scolaires sont fermés.

 

Mais, ils envoient des cours, des exercices, des devoirs, donnent des conseils régulièrement à leurs élèves par internet. Et cette tâche n'est pas simple : le enseignants doivent se démultiplier pour transmettre des directives à leurs nombreux élèves car les classes sont surchargées. Il s'agit là d'une lourde responsabilité.

Certains professeurs assurent même la garde des enfants des personnels soignants et leur donnent des cours.

 

Une fois de plus, on ne peut que le constater : les hommes et les femmes politiques sont bien éloignés des réalités du terrain, ils perdent le contact.

Oui, les enseignants travaillent encore bien que le pays soit à l'arrêt, et que les écoles soient fermées.

Oui, leur tâche est particulièrement compliquée : ils doivent répondre aux diverses sollicitations fréquentes des parents et des élèves.

Et comme tous les autres Français, ils doivent assurer le quotidien quand ils ont eux-mêmes des enfants. 

 

Une fois de plus, on remet en cause le travail des enseignants, alors qu'ils exercent un métier difficile dans des conditions souvent compliquées.

Pour preuve : le ministère peine depuis des années à recruter des enseignants, ce métier de transmission n'attire plus les vocations.

Mal payés, mal considérés, les enseignants méritent mieux car ils remplissent des missions essentielles.

 

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves : respect, politesse, savoir-vivre, rigueur dans le travail, discipline, partages, échanges...

 

Devant le tollé que suscitait sa déclaration, Sibeth Ndiaye s'est finalement excusée :

"Mon exemple n'était vraiment pas le bon. Je suis la première à mesurer combien l'engagement quotidien des professeurs est exceptionnel", a-t-elle déclaré.

 

 

 

Une nouvelle bourde de Sibeth Ndiaye : "un enseignant qui ne travaille pas"...
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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 10:04
L'homme immortel ? La fin d'une illusion...

 

Le transhumanisme, vous connaissez ? Vous savez, ces chercheurs qui aux Etats-Unis nous promettaient l'immortalité...

 Un projet transhumaniste qui paraît insensé : transformer l'être humain, le rendre plus performant, plus intelligent, augmenter son cerveau avec des puces...

Il s'agissait aussi de tuer la mort, une promesse qui paraît alléchante dans un monde où la mort est de plus en plus effrayante, où l'emprise de la religion s'efface. Il s'agit de donner une vie éternelle aux êtres humains...

 

L'homme immortel ? Mais l'actualité vient désavouer un telle promesse.

Le coronavirus auquel nous sommes confrontés montre bien toute la fragilité de l'être humain... en cas d'épidémies, l'homme se retrouve démuni, désarmé face à un imperceptible virus.

 

Un virus qui se répand comme une traînée de poudre, un virus capable de muter et de devenir encore plus dangereux...

Un ennemi qui ne se voit pas, ne se sent pas, ne s'entend pas...

Un ennemi insidieux, invisible qui se dissémine à travers le monde. Et ce minuscule virus en vient à désorganiser nos sociétés, il met à bas toute notre économie, il contraint les gens à se cacher, se confiner, à vivre terrés.

Un virus qui met à l'arrêt de nombreux pays... les écoles, les universités fermées, de nombreuses entreprises contraintes de stopper leur activité...

Un ennemi qu'on ne sait pas combattre, un ennemi redoutable car il se multiplie sans cesse.

 

L'homme immortel ? Mais quelle hybris, quel orgueil, quelle suffisance !

Et certains n'ont pas hésité à investir beaucoup d'argent dans des recherches pour éradiquer la mort... avec l'espoir de gagner un pactole...

Faire des affaires, gagner de l'argent, n'est-ce pas le credo de notre époque ?

 

Les êtres humains n'ont-ils pas perdu la raison, le sens de la mesure ?

Ils se retrouvent maintenant terrassés par un virus contre lequel ils ne peuvent guère se prémunir.

 

Aux Pays-Bas, le gouvernement a décidé de laisser courir l'épidémie, en tablant sur l'immunité collective. Mais, le nombre de victimes risque de s'alourdir. Dans nombre de pays, c'est la stratégie du confinement qui a été adoptée.

Il vaudrait mieux pratiquer un dépistage à grande échelle, afin de mieux soigner le plus grand nombre de patients.

Mais où sont les tests de dépistage ? L'hôpital manque cruellement de moyens, c'est la course au fric et à la rentabilité depuis des années... une politique de restrictions budgétaires qui nous mène à la catastrophe.

 

 

 

 

 

L'homme immortel ? La fin d'une illusion...
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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 11:30
La chloroquine ?

 

On a présenté la chloroquine comme un médicament miracle efficace pour traiter le coronavirus... Certes, c'est un médicament connu puisqu'il est prescrit dans la prévention du paludisme...

Mais il ne faut pas négliger certains effets secondaires très graves de cette substance, notamment des troubles du rythme cardiaque (bloc auriculo-ventriculaire, allongement de l'intervalle QT, torsades de pointe, tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire) qui ont été rapportés aux doses thérapeutiques ou lors d'un surdosage en chloroquine. Le risque est majoré si la chloroquine est administrée à doses élevées et l'évolution peut être fatale.

 

 

Alors, la chloroquine permet peut-être de diminuer les effets du coronavirus, mais elle peut avoir aussi des conséquences désastreuses mettant en péril la vie des patients.

Ce sont les personnes âgées qui sont affectées par des formes sévères du coronavirus, des personnes qui ont souvent le coeur fragile.

Est-il raisonnable de les traiter avec de la chloroquine ?

On peut en douter.

 

Alors, bien sûr, Donald Trump s'est aussitôt enthousiasmé pour les effets possibles de la chloroquine, mais on connaît la naïveté du personnage, et son manque de discernement.

Lors d’une conférence de presse vendredi à la Maison-Blanche, le président américain a vanté les effets prometteurs de cet antipaludéen. "C’est un traitement fort - c’est un médicament puissant… Je pense que, sans trop m’avancer, je suis probablement le plus enthousiaste, - peut-être plus que qui que ce soit. Nous verrons ce qui se passe...", a déclaré le président américain. Et il a ajouté : "C’est juste un sentiment. Je suis quelqu’un d’intelligent. Je le sens bien. Et nous allons voir."

On "admire" la modestie du président américain , que penser de son empressement et son émerveillement ?

Tout cela est-il sérieux ?

Trump n'a pas l'ombre d'une formation médicale : il n'est pas à même de porter un jugement sur cette molécule.

 

Alors bien sûr, le professeur Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses à Marseille est le premier à avoir évoqué les bienfaits de ce médicament, il le proclame partout, après avoir testé ce médicament antipaludique sur 24 patients. Selon lui, les trois quarts étaient guéris au bout de six jours. Didier Raoult est un éminent spécialiste.

 

Mais cet essai est très limité : quel était l'âge des patients traités ? Didier Raoult a testé ce médicament sur des formes très peu sévères et même sur des patients asymptomatiques. Il a constaté une disparition plus rapide du virus chez les patients traités. 

On le voit : les données sont parcellaires et on ne peut en aucun cas en déduire l'efficacité sur un grand nombre de patients.

Bertrand Guidet qui est chef de service en réanimation à l'hôpital Saint-Antoine le dit clairement : "En médecine, on raisonne toujours en bénéfices/ risques : il y a un bénéfice, réduction de la charge virale, réduction potentielle de la durée d'hospitalisation, mais il y a des risques d'autant qu'on l'associe à des médicaments qui peuvent eux-mêmes avoir des effets cardiovasculaires.

De plus, il existe un certain nombre de malades qui guérissent spontanément sans chloroquine."

 

Est-on sûr que les patients qui prennent de la chloroquine ne vont pas développer des effets secondaires très graves ?

N'oublions les effets délétères de certains médicaments surtout quand ils doivent être administrés à fortes doses, et c'est le cas pour l'utilisation de la chloroquine dans le traitement de cette maladie.

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-4-questions-sur-la-chloroquine-presentee-par-le-professeur-raoult-comme-la-meilleure-arme-contre-le-covid-19_3880689.html

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/1316345-coronavirus-une-semaine-desicive.html

 

 

 

La chloroquine ?
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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 09:06
Le cri d'alarme d'un médecin français en Chine...

 

 

En Chine, à Wuhan, la situation s'améliore, zéro nouveau cas de contamination au covid 19, selon les autorités pour la quatrième journée consécutive, mais il y a toujours plus de 6 000 patients dans les hôpitaux. Les gens sont toujours confinés chez eux. 

Le Docteur Klein qui exerce à Wuhan depuis plus de 6 ans lance un cri d'alarme.

Sera-t-il entendu ?

 

Pour le docteur Klein, les mesures de confinement françaises sont très insuffisantes.

Philippe Klein, 56 ans, médecin généraliste est un derniers français restés à Wuhan : depuis 60 jours, il n'a pas vu ses enfants, ni son épouse.

 

En Chine, la population a interdiction absolue de sortir dans la rue. Rester chez soi, confiné est là bas une obligation, sauf urgence médicale ou quand on est journaliste ou médecin.

 

Le docteur Klein est persuadé que les mesures prises en France sont très insuffisantes.

"On sait maintenant que ce confinement ne servira à rien, nous serons obligés, en France, de tout arrêter, les personnes seront obligées de rester chez elles, de ne plus sortir, il faudra donc prévoir de quoi s'alimenter, ce sera sur une période de 15 jours qui sera un confinement absolu.

Il faut figer le pays à l'image de Wuhan : c'est le prix à payer pour enrayer l'épidémie."

Le docteur renchérit :

"Est-ce que la France peut se permettre d'avoir des montagnes de cercueils, est-ce que la France peut se permettre d'avoir des faillites à la pelle ? Non, elle ne peut pas se le permettre, car nous avons des solutions, les Chinois ont appliqué des solutions qui ont fonctionné.

Nous devons donc appliquer ces mêmes mesures à la France pour éviter cette catastrophe."

 

Pour le docteur Klein, la France n'a pas d'excuse, elle aurait dû retenir la leçon chinoise pour être mieux préparée à cette guerre sanitaire.

 

Le confinement mis en place en France autorise encore les gens à sortir pour faire du sport, pour faire des courses, pour travailler...

Ce confinement risque bien de ne pas être suffisant : le virus circule, se propage, les victimes sont de plus en plus nombreuses. Un médecin urgentiste,  Jean-Jacques Razafindranazy,  a été infecté, il était âgé de 68 ans. Il est le premier médecin mort du coronavirus en France, il travaillait aux urgences, à Compiègne dans l'Oise.

 

Il faut voir comment sont équipés dorénavant les médecins chinois : une combinaison étanche, des bottes, un masque, des lunettes de protection. Les médecins français sont-ils aussi bien protégés du virus ?

 

Le docteur Klein sait de quoi il parle, il vit dans la région la plus touchée par le virus en Chine.

Son cri d'alarme est saisissant : il mérite d'être pris en considération. Sera-t-il entendu par notre gouvernement ?

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-lalerte-dun-medecin-francais-en-chine_3878643.html

 

 

 

Le cri d'alarme d'un médecin français en Chine...
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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 11:42
En temps de confinement, il faut tout de même se ravitailler...

 

 

On ne peut y échapper : il faut se nourrir et en temps de confinement, il est indispensable de faire ses courses.

Je me suis donc rendue au supermarché le plus proche. Pour atteindre le magasin, une circulation très fluide et réduite : quelques rares voitures sur la route. C'est là un effets bénéfiques du confinement : les routes sont dégagées, la pollution s'estompe...

Arrivée sur place, je découvre un parking pratiquement vide, alors qu'en temps ordinaire, il est saturé.

Evidemment, la galerie marchande est fermée : une seule entrée est accessible et les clients sont canalisés.

A l'intérieur, encore peu de monde : les gens circulent lentement et à distance.

 

Un haut-parleur diffuse des messages : des consignes de sécurité, des conseils pour maintenir une distance de 1 mètre entre chaque client.

Un autre message est diffusé afin de rassurer les clients : on affirme que tout le mobilier, tous les caddies sont désinfectés et nettoyés régulièrement...

Alors, là, vraiment j'ai des doutes : il me paraît impossible que le personnel assure le nettoyage des caddies, d'ailleurs, le nombre de vendeurs est très limité....

 

Bien sûr, le rayon des pâtes et du riz a été dévalisé... les clients se sont précipités dès l'annonce du confinement sur ces denrées faciles à conserver. On ne trouve plus de désinfectant, plus d'alcool.

Mais on peut acheter encore des fruits, des légumes et tous les autres produits de consommation habituels.

 

Dans les allées, certains sont équipés de masques, d'autres portent des gants, des gants de ville ou des gants en plastique... C'est hallucinant.

J'ai comme l'impression d'être dans un film de science-fiction où les gens sont contraints de se protéger d'un virus venu d'une autre planète... mais non, c'est la réalité.

Je pense à mes parents, à mes grand-parents qui ont vécu des guerres, mais qui n'auraient jamais imaginé un tel scénario.

 

Le silence règne dans le magasin... une ambiance morne, lugubre, les gens ne s'attardent guère et se hâtent de finir leurs courses.

L'employé chargé de peser les fruits et les légumes est équipé lui aussi de gants, mais il arbore un large sourire qui se veut rassurant.

Au rayon librairie devant lequel je passe, il n'y a personne... les gens sont venus essentiellement pour se ravitailler.

 

Après avoir rempli mon caddie, je me dirige vers les caisses : aucune attente, la caissière est protégée par un plexiglas, elle porte des gants bien étanches.

Je suis tout de même soulagée de sortir du magasin : cette ambiance de suspicion, de protection est lourde, pesante, inquiétante, même si elle est nécessaire.

Devons-nous nous protéger ainsi à chaque sortie ? Devons-nous mettre des masques, porter des gants ? Est-ce vraiment utile ?

Le masque ne présente-t-il pas aussi certains dangers ? Les aliments et les emballages peuvent-ils être contaminés ? Je suis assaillie de questions pour lesquelles je n'ai pas vraiment de réponse.

 

 

 

 

 

En temps de confinement, il faut tout de même se ravitailler...
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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 12:20
Ce que révèle la crise du coronavirus...

 

 

Des hôpitaux débordés, au bord de l'asphyxie, des gens qui meurent faute d'appareils respiratoires, un manque de masques, un personnel médical en souffrance face à l'afflux des malades : face à la crise du coronavirus, on perçoit toute la misère de notre système de santé, autrefois le meilleur du monde.

Depuis des mois, l'hôpital réclame en vain des moyens supplémentaires.

 

Quant à nos dirigeants, ils n'ont pas su anticiper la crise : "gouverner, c'est prévoir", dit-on souvent, mais force est de constater que les politiques n'ont pas vu la gravité du problème.

Pourtant, l'exemple de la Chine et plus encore celui de l'Italie, pays voisin auraient dû nous servir de leçons et nous alerter sur la gravité de la situation. L'Italie toute proche a connu avant nous une crise sanitaire très grave.

 

Ainsi, le premier tour des élections municipales a été maintenu en France, en dépit de la progression de l'épidémie sur notre territoire. Bien sûr, de nombreux électeurs, eux, se sont abstenus et ne sont pas allés voter, conscients de l'irresponsabilité d'organiser des élections dans un tel contexte. Et ils ont bien fait.

 

Le maintien des élections municipales était incompatible avec l’ampleur de la contagion et les décisions annoncées dès jeudi soir par le président de la République (la fermeture des écoles). La réalité, c’est que les intérêts particuliers de certains partis politiques ont empêché que soient reportées ces élections municipales. C’est totalement irresponsable.

 

Que dire de notre armée ? Soumise à des coupes budgétaires, l'armée est à la peine pour soutenir le personnel médical : il faut plusieurs jours pour mettre en place un hôpital de campagne !

 

De manière plus générale, cette crise du coronavirus révèle la fragilité de nos sociétés et de la mondialisation libérale axée sur la croissance et le profit.

 

Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible, impalpable, sournois. Mais nous sommes désarmés, nous ne pouvons identifier notre ennemi.

Une guerre étrange qui nous oblige à rester terrés chez nous : notre pays est à l'arrêt, notre économie est à l'arrêt, les écoles, de nombreuses entreprises sont fermées, la vie sociale est interrompue.

 

Notre seul arme : le confinement, se calfeutrer chez soi.

L'angoisse risque de s'installer face à cette paralysie, mais nous n'avons que cette solution et il convient, devant la gravité de la situation, de respecter les consignes données par le gouvernement.

 

Certains salariés sont, eux, contraints d'aller travailler : ils sont, on les comprend, inquiets pour leur santé. Bien sûr, les mesures de distanciation sociale doivent impérativement être appliquées dans les locaux de l'entreprise. Mais est-ce toujours possible ?

 

 

 

 

 

Ce que révèle la crise du coronavirus...
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